[0001] La présente invention concerne un fer à repasser comprenant une semelle métallique
recouverte par un revêtement anti-adhésif.
[0002] Les semelles de fer à repasser sont habituellement en aluminium. La face de ces semelles
destinée à venir en contact avec les articles à repasser est polie de façon à réduire
le coefficient de frottement avec les articles à repasser et faciliter ainsi le repassage.
[0003] Cette surface polie est cependant sensible aux taches qui sont difficiles à nettoyer
et augmentent nettement le coefficient de frottement.
[0004] Pour remédier à cet inconvénient, la demanderesse a proposé de revêtir la surface
des semelles de fer à repasser par un revêtement d'émail. Un tel revêtement d'émail
facilite le nettoyage de la surface de la semelle et améliore le coefficient de frottement,
c'est-à-dire la "glisse" du fer.
[0005] Cependant les revêtements d'émail sont relativement sensibles aux chocs mécaniques.
Les éclats formés sur l'émail, en cas de choc, affectent le coefficient de frottement
et par conséquent la glisse du fer.
[0006] Il a déjà été envisagé de revêtir les semelles de fer à repasser d'une couche de
matière anti-adhésive à base de résine fluorocarbonée telle que le polytétrafluoréthylène.
[0007] Toutefois, un tel revêtement présente une médiocre résistance à l'abrasion et le
frottement de la semelle sur les articles à repasser, notamment sur des parties dures
telles que boutons, fermeture-éclair et analogues, provoque une usure rapide du revêtement.
[0008] Le but de la présente invention est de remédier aux inconvénients des réalisations
connues, en conformant la surface des semelles de fer à repasser d'une manière telle
que le coefficient de frottement de la surface de la semelle sur les articles à repasser
soit non seulement nettement diminué, mais qu'en outre cette surface soit nettement
plus résistante à l'égard de l'abrasion.
[0009] Suivant l'invention, le fer à repasser comprend une semelle métallique caractérisée
en ce que la surface de celle-ci destinée à venir en contact avec les articles à repasser
comprend une série de saillies formées dans la surface de la semelle métallique, cette
surface étant recouverte par une couche anti-adhésive continue à base de résine fluorocarbonée
ou d'émail qui suit le profil desdites saillies.
[0010] Dans ce cas, les saillies sont d'abord formées par usinage ou matriçage sur la surface
de la semelle métallique, puis la couche à base de résine fluorocarbonée ou d'émail
est appliquée sur l'ensemble de la surface de la semelle.
[0011] Ces saillies revêtues de résine fluorocarbonée ou d'émail réduisent la surface de
contact entre la semelle et la surface des articles à repasser, de sorte que la "glisse"
de la semelle est nettement améliorée par rapport au cas d'un revêtement continu,
plan et lisse.
[0012] Par ailleurs, la résistance à l'abrasion est également améliorée.
[0013] Ce résultat peut s'expliquer par le fait que les fines particules dures susceptibles
de s'interposer entre la surface de la semelle et le textile à repasser tendent à
glisser dans les espaces compris entre ces saillies, de sorte que la résine fluorocarbonée
ou l'email recouvrant les saillies est moins exposée aux effets de l'abrasion.
[0014] Ainsi, l'amélioration de la glisse obtenue selon l'invention est maintenue pendant
une longue durée d'utilisation du fer à repasser.
[0015] Selon l'invention, les saillies peuvent être constituées par une série de nervures
sensiblement parallèles s'étendant dans le sens longitudinal de la semelle.
[0016] D'autres particularités et avantages de l'invention résulteront encore de la description
ci-après.
[0017] Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs :
- la figure 1 est une vue en plan d'une version de la semelle du fer à repasser selon
l'invention,
- la figure 2 est une vue partielle en perspective et en coupe de la semelle selon la
figure 1,
- la figure 3 est une vue analogue à la figure 2 concernant une variante de réalisation.
[0018] Dans la version représentée sur les figures 1 à 3, la semelle 5 réalisée en aluminium,
comprend sur sa surface destinée à venir en contact avec les articles à repasser,
une série de nervures 6, 7 parallèles, s'étendant dans le sens longitudinal de la
semelle.
[0019] Ces nervures 6, 7 sont formées dans le métal de la semelle 5.
[0020] Dans le cas de la figure 2, les nervures 6 ont un sommet arrondi. Elles peuvent être
réalisées par matriçage.
[0021] Dans le cas de la figure 3, les nervures 7 ont un sommet anguleux. Elles peuvent
être réalisées par usinage.
[0022] Dans les deux cas, les nervures 6, 7 et l'ensemble de la surface de la semelle 5
(à l'exception des orifices 8 de sortie de la vapeur) sont recouvertes par une couche
continue de résine fluorocarbonée, telle que du polytétrafluoréthylène, ou d'émail.
[0023] Les nervures 6, 7 peuvent avoir une largeur et une hauteur comprise entre quelques
dixièmes de mm et quelques mm.
[0024] L'épaisseur du revêtement de résine fluorocarbonée ou d'émail peut varier entre 2
et 50 µm.
[0025] Lors du repassage, uniquement le sommet des nervures revêtu de résine fluorocarbonée
ou d'émail vient en contact avec les articles à repasser. Cette surface de contact
réduite permet d'améliorer la "glisse" du fer à repasser, comme le montrent les résultats
indiqués dans le tableau ci-après.

[0026] Par ailleurs, le revêtement de résine fluorocarbonée présente une bonne résistance
à l'abrasion et une bonne adhérence à la surface nervurée de la semelle.
[0027] Au lieu d'être revêtues de résine fluorocarbonée, la semelle selon l'invention peut
être recouverte d'une couche d'émail. La composition de l'émail et son procédé d'application
peuvent être ceux décrits dans la demande de brevet français n° 89 00251 du 11 janvier
1989 au nom de la demanderesse.
1. Fer à repasser comprenant une semelle métallique, caractérisée en ce que la surface
de celle-ci destinée à venir en contact avec les articles à repasser comprend une
série de saillies (6, 7), formées dans la surface de la semelle métallique (5), cette
surface étant recouverte par une couche anti-adhésive continue (8) à base de résine
fluorocarbonée ou d'émail qui suit le profil desdites saillies.
2. Fer à repasser conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que les saillies (6,
7) sont constituées par une série de nervures sensiblement parallèles, s'étendant
dans le sens longitudinal de la semelle.
3. Fer à repasser conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que les nervures (6)
ont un sommet arrondi.
4. Fer à repasser conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que les nervures (7)
ont un sommet anguleux.