[0001] La présente invention concerne un mécanisme d'engrenage, notamment pour pièce d'horlogerie.
[0002] Les cames en forme de coeur sont utilisées très couramment en horlogerie, notamment
dans les chronographes et elles sont alors appelées "coeur de chronographe". Le coeur
est fixé sur la roue d'un compteur du chronographe et permet la remise à zéro de l'aiguille
de ce compteur, après la mise en marche et l'arrêt du chronographe.
[0003] Deux exemples d'une telle construction peuvent être trouvés dans les brevets CH 571
741 et CH 223 717. Dans le premier brevet, le coeur du compteur de secondes est monté
sur un axe qui porte la roue de chronographe ainsi qu'un doigt d'entraînement (figure
4b, référence 11), ces éléments étant superposés les uns aux autres. Dans le second
brevet, la position de remise à zéro est assurée par une encoche prévue dans la base
du coeur et dans laquelle prend place le marteau de remise à zéro.
[0004] Les figures 1 à 4 des dessins annexés illustrent d'autres constructions de cames
en forme de coeur de l'art antérieur, ainsi que leur fonctionnement.
[0005] Ainsi, sur la figure 1, on peut voir que le profil du coeur 1 présente une pointe
2 et à l'opposé deux surfaces latérales arrondies 3 et 4, appelées épaules. Ce coeur
présente, sensiblement entre les deux épaules 3 et 4, un orifice 5 dont l'axe est
perpendiculaire au plan général de la came et qui permet la fixation de ce coeur sur
l'axe 6 de la roue 7 d'un compteur, par exemple le compteur des secondes ou le compteur
des minutes d'un chronographe. Comme on peut le voir sur la figure 2, les épaules
3 et 4 peuvent également être légèrement pointues.
[0006] Les figures 3a à 3d illustrent en vue de dessus les étapes successives classiques
de la remise à zéro d'un compteur de chronographe, à l'aide d'une telle came en forme
de coeur. Cette remise à zéro est effectuée par un marteau 8 présentant à l'une de
ses extrémités un incliné 9 et pivotant à son autre extrémité autour d'un axe fixe
10. L'aiguille du compteur représentée schématiquement est fixée sur l'axe 6 de la
roue 7 et porte la référence 11.
[0007] Lorsque le chronographe fonctionne, le marteau 8 est écarté de la roue 7 comme cela
est illustré en figure 3a et cette roue peut donc tourner dans le sens des aiguilles
d'une montre en entraînant l'aiguille 11. Lors de l'arrêt du chronographe, réalisé
par des éléments qui ne seront pas décrits ici, mais dont on peut trouver une description
à titre d'exemple dans le premier brevet précité, la roue 7 s'immobilise et l'aiguille
11 indique le temps écoulé depuis la mise en marche du chronographe à supposer que
la roue 7 soit le seul compteur du chronographe. Il est à noter qu'en général les
chronographes sont pourvus de trois compteurs (heures, minutes et secondes) qui sont
tous munis d'un coeur semblable à celui précédemment décrit.
[0008] Par l'intermédiaire d'un mécanisme non représenté en figure 3a, on fait pivoter le
marteau 8 dans le sens de la flèche F jusqu'à ce que son incliné 9 vienne au contact
de la périphérie du coeur 1. On se trouve alors dans la position représentée en figure
3b. Le marteau étant couplé à un bouton poussoir de remise à zéro, on peut y exercer
une force qui est transmise sur le coeur 1 et, comme ce dernier est excentré par rapport
à l'axe 6, il pivote aisément (figure 3c), jusqu'à ce que l'incliné 9 vienne au contact
des deux épaules 3 et 4 (voir figure 3d). Dans cette position, l'aiguille 11 est ramenée
dans sa position d'origine ou de référence.
[0009] Dans ce cas, le coeur 1 a donc uniquement pour fonction la remise à zéro de la roue
7 du compteur. Par ailleurs, comme déjà évoqué ci-dessus, il est souvent nécessaire
à partir de cette roue 7 de compteur, qui est par exemple, un compteur des secondes,
d'entraîner une autre roue, par exemple celle d'un compteur des minutes.
[0010] La figure 4 illustre les techniques de l'art antérieur permettant d'entraîner cette
deuxième roue de compteur. A cet effet, on dispose par exemple au-dessus du coeur
1, un doigt d'entraînement 12 qui déborde par rapport au profil de la came de manière
à pouvoir engrener avec une roue intermédiaire 13 qui à son tour engrène avec une
seconde roue de compteur 14 elle-même munie d'un coeur 15. Ce doigt d'entraînement
remplit une fonction analogue, bien que différente, à celui décrit dans l'exposé d'invention
CH 197 349. Dans ce dernier document, aucune fonction de remise à zéro d'un mobile
n'est prévue. Lors du fonctionnement du chronographe, le marteau 8 n'est pas au contact
du coeur 1 et la roue 7 peut donc tourner en entraînant également les roues 13 et
14 par l'intermédiaire de son doigt d'entraînement 12. Ainsi, lorsque la roue 7 a
effectué un tour complet, le doigt d'entraînement 12 permet de faire tourner les roues
13 et 14 d'un pas.
[0011] Lors de la remise à zéro du chronographe, la roue 13 est déplacée axialement hors
du plan du doigt d'entraînement 12 (position haute représentée en traits mixtes).
Le marteau 8 peut alors ramener à zéro la roue 7 du compteur des secondes, comme cela
a été expliqué précédemment.
[0012] Dans ce dispositif de l'art antérieur, comme dans celui du premier brevet précité,
le doigt d'entraînement 12 est placé en-dehors du plan du coeur, pour engrener avec
la roue 13 et ne pas gêner l'action du marteau 8. En effet, si ce doigt d'entraînement
12 était placé directement sur la face supérieure de la roue 7 du compteur, dans le
même plan que le coeur 1, il risquerait dans certains cas de se trouver sur la trajectoire
du marteau 8 lors de la remise à zéro, rendant celle-ci impossible.
[0013] Toutefois, une telle disposition augmente la hauteur de l'ensemble formé par le coeur
1, la roue 7 du compteur et le doigt d'entraînement 12. Or, il serait intéressant,
tout en conservant les fonctions de remise à zéro d'une part et d'entraînement des
autres compteurs d'autre part, de diminuer la hauteur occupée par les éléments assurant
ces fonctions.
[0014] L'analyse de l'art antérieur qui précède s'applique aux mécanismes d'engrenage utilisés
dans les pièces d'horlogerie telles que des chronographes. Toutefois, l'invention
ne se limite pas à ce type d'applications. Au contraire elle peut être utilisée avec
profit dans d'autres applications, chaque fois qu'il s'agit de ramener un jeu de mobiles
rotatifs dans une position initiale. Ainsi, elle pourrait être utilisée par exemple
dans d'autres mécanismes de compteurs.
[0015] En conséquence, l'invention concerne un mécanisme d'engrenage comprenant :
- un premier mobile susceptible de tourner autour d'un premier axe de rotation,
- un deuxième mobile susceptible de tourner autour d'un deuxième axe de rotation,
- une came solidaire en rotation dudit premier mobile, cette came étant essentiellement
plane et ayant un profil présentant sensiblement la forme générale d'un coeur, et
- des moyens pour ramener ledit premier mobile dans une position initiale, en coopération
avec ladite came;
ce mécanisme d'engrenage étant caractérisé en ce que ladite came présente un profil
particulier, selon la direction dudit premier axe de rotation, permettant de ramener
ledit premier mobile dans ladite position initiale et également d'entraîner en rotation
ledit deuxième mobile pour le faire tourner avec un rapport de réduction prédéterminé
relativement à la rotation dudit premier mobile.
[0016] Grâce à ces caractéristiques de l'invention et de par sa forme même, le coeur lui-même
a deux fonctions, à savoir la fonction de remise à zéro classique et également la
fonction d'entraînement d'autres mobiles d'engrenage. Ainsi, on simplifie la construction
du mécanisme en diminuant le nombre de pièces nécessaires pour obtenir les mêmes fonctions
et, de plus, on gagne de la place en hauteur étant donné qu'aucun doigt d'entraînement
se trouvant hors du plan de la came n'est nécessaire. Cette dernière propriété conférée
par l'invention est particulièrement avantageuse dans son application à un mécanisme
de chronographe dont on cherche toujours à réduire autant que possible la hauteur.
[0017] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description suivante d'un mode
de réalisation de l'invention donné à titre d'exemple non limitatif et complétée par
les dessins joints dans lesquels :
- les figures 1 et 2 sont des schémas illustrant les contours des cames en forme de
coeur de l'art antérieur, selon deux modes de réalisation,
- les figures 3a à 3d sont des schémas illustrant les étapes successives classiques
de la remise à zéro d'une roue de compteur grâce à la came en forme de coeur,
- la figure 4 est une vue en coupe d'une partie d'un mécanisme d'engrenage prévu dans
un chronographe de l'art antérieur,
- la figure 5 est une vue de dessus de la came selon l'invention engrenant avec d'autres
roues du mécanisme d'engrenage,
- la figure 6 est un schéma comparatif illustrant les contours d'une came de l'art antérieur
et d'une came selon l'invention,
- la figure 7 est une vue en coupe d'une partie d'un mécanisme d'engrenage et de la
came selon l'invention, selon la ligne VII-VII de la figure 5,
- les figures 8 et 9 sont des schémas illustrant les diverses possibilités d'action
d'un marteau sur la came selon l'invention, et
- la figure 10 est une vue de détail d'un second mode de réalisation de la pointe de
la came en forme de coeur.
[0018] La figure 7 illustre un mécanisme d'engrenage selon l'invention appliqué dans un
mécanisme de chronographe. Dans ce cas, le mécanisme d'engrenage est monté entre une
platine 20 et un pont 22. Le mécanisme comprend un premier mobile 24 formant dans
ce cas le compteur de secondes et qui comprend un axe 26 monté à rotation dans un
canon 28 fixé dans le pont 22. Sur l'axe 26 est montée une roue dentée 30 à laquelle
on peut appliquer une force motrice provenant d'un mécanisme d'horlogerie non représenté,
de façon à entraîner le premier mobile 24. Ainsi, on amène ce dernier depuis une position
initiale jusqu'à une position finale. Une came 32 en forme de coeur est solidaire
en rotation de la roue 30. Le mécanisme comporte également un deuxième mobile 34 qui,
comme on l'expliquera ci-après, est couplé au premier mobile 24 avec un rapport de
réduction prédéterminée. Le mécanisme d'engrenage comprend également des moyens 36
coopérant avec ladite came 32 pour ramener le premier mobile 24 dans sa position initiale.
Dans ce cas particulier, ces moyens 36 comprennent un marteau, articulé sur la platine
20 à un endroit non visible sur la figure 7.
[0019] La figure 6 illustre la comparaison entre le profil d'un coeur classique 1, symétrique,
représenté en traits mixtes et le profil du coeur 32 selon l'invention, asymétrique.
Le coeur 32 présente une pointe 38, et deux épaules 40 et 42. Le coeur 32 selon l'invention
étant asymétrique, il présente une moitié gauche 44G et une moitié droite 44D de courbure
différente de celle de la moitié gauche 44G. De même, on observe que la pointe 38
est différente de celle du coeur classique 1, car elle présente un bord rectiligne
46 à gauche et un bord concave 48 à droite.
[0020] Il est à noter que les termes droite et gauche, sont utilisés en référence à la figure
6, dans laquelle la came 32 tourne dans le sens des aiguilles d'une montre sous l'action
de la force motrice précitée. En conséquence, le bord concave 48 se trouve en avant
lors du mouvement de rotation du premier mobile 24 et le bord rectiligne 46 se trouve
vers l'arrière.
[0021] Comme illustré en figure 5, la pointe 38 du coeur 32 engrène avec la denture du second
mobile 34, qui est ici une roue intermédiaire. En d'autres termes, cette pointe 38
fait partie du profil de la came 32 et sert de moyen d'engrènement pour faire avancer
le second mobile 34.
[0022] La figure 7 montre que ce second mobile peut se déplacer axialement pour pouvoir
être amené hors du plan de la came 32 sous l'action d'une lame 50 qui peut le soulever
pendant que le marteau 36 agit sur la came 32. Dans ce mode de réalisation, le second
mobile 34 engrène à son tour avec un troisième mobile 52 comportant un axe 54 sur
lequel sont calés une roue 56 et une came 58. On trouvera dans la demande de brevet
EP-A-0 451 660 de la demanderesse une description plus précise de ces éléments.
[0023] Dans le cas où le mécanisme décrit est utilisé dans un chronographe, le premier mobile
24 est par exemple un compteur de secondes, tandis que le troisième mobile 52 est
un compteur de minutes. Le rapport de réduction entre les deux compteurs est alors
de 60 : 1.
[0024] Le fonctionnement du mécanisme va maintenant être décrit en référence aux figures
5 et 7.
[0025] Lorsque la force motrice est appliquée à la roue 30, celle-ci tourne dans le sens
des aiguilles d'une montre (flèche F′), entraînant l'aiguille 59 (représentée uniquement
en figure 5) qui est couplée à l'axe 26. La roue 30 entraîne également en rotation
le second mobile 34.
[0026] Afin de faciliter la description, deux des dents 60 du second mobile 34 ont été référencées
60a et 60b. A chaque tour du premier mobile 24, le bord d'attaque concave 48 de la
pointe 38 vient en prise avec l'une des dents 60 du second mobile 34, par exemple
et comme représenté en figure 5, la dent 60a. La pointe 38 du coeur 32 fait donc avancer
la dent 60a d'un demi-pas dans le sens inverse des aiguilles d'une montre jusqu'à
une position située entre les positions d'origine des dents 60a et 60b (représentée
en traits pointillés).
[0027] Lors du mouvement du second mobile 34, le troisième mobile 52 est également entraîné
en rotation et la roue 56 se déplace d'un demi-pas dans le sens de la flèche F′. Or
cette roue 56 est positionnée par un sautoir 57 qui se trouve en position stable uniquement
lorsque son extrémité est placée entre deux dents, de ladite roue dentée 56. Ce sautoir
57 se trouvant alors en position instable va donc entraîner le déplacement de la roue
56 d'un demi-pas supplémentaire dans le sens F′ pour revenir à sa position stable.
Cette rotation de la roue 56 entraîne également le déplacement d'un demi- pas du mobile
34. La dent 60a prend alors la position initiale de la dent 60b.
[0028] En d'autres termes on peut considérer que chaque rotation d'un tour du premier mobile
24 entraîne une rotation du second mobile 34 de deux demi-pas, le déplacement d'un
premier demi-pas étant effectué par le coeur 32 et celui du second demi-pas par l'intermédiaire
du sautoir 57. On notera que le profil de la pointe 38 de la came 32 s'adapte parfaitement
à celui de l'extrémité de la dent 60, garantissant ainsi un bon entraînement.
[0029] Quand la position finale des mobiles est atteinte (dans le cas des chronographes,
quand le temps à mesurer est écoulé) les mouvements décrits ci-dessus sont arrêtés
et l'aiguille 59 indiquant la position du premier mobile 24 permet de lire le temps
écoulé depuis la mise en marche.
[0030] On procéde alors à la remise à la position initiale du premier mobile 24, grâce au
marteau 36, comme décrit précédemment à propos des figures 3a à 3d. On notera toutefois
que le premier mobile 24 peut être ramené dans sa position initiale aussi bien par
une rotation dans le sens des aiguilles d'une montre que par une rotation dans le
sens inverse.
[0031] La figure 8 illustre la remise à la position initiale dans le cas particulier où
le marteau 36 et plus particulièrement sa pointe avant 62, rencontre le bord concave
48 de la pointe 38 du coeur 32.
[0032] Si l'on considère que F₁ représente la force appliquée par le marteau 36 perpendiculairement
à la surface du bord concave 48 et que d₁ est la distance de l'axe 64 de rotation
du mobile 24 à la normale de F₁, le moment M₁ exercé par le marteau 36 sur le coeur
32 est égale à F₁ x d₁. De même, si l'on admet que F₂ représente la force exercée
par le marteau 36 perpendiculairement au bord de la pointe d'un coeur classique 1
(représenté en traits mixtes) et que d₂ est la distance de l'axe 64 à la normale de
F₂, on constate que le moment M₂ égal à F₂
x d₂ est inférieur au moment M₁.
[0033] La forme particulière de la pointe 38 du coeur 32, améliore donc la remise à la position
initiale du mobile. On notera que ce dernier pivote alors dans le sens inverse des
aiguilles d'une montre (sens flèche F˝).
[0034] La figure 9 illustre le cas particulier où le marteau 36 rencontre la pointe 38 du
coeur 32. Dans ce cas, le moment M₁ est seulement légèrement supérieur au moment M₂
mais il en résulte néanmoins une légère amélioration de la remise à la position initiale.
On notera que dans ce cas le mobile 24 est entraîné dans le sens des aiguilles d'une
montre (sens F′).
[0035] Selon un autre mode de réalisation, la pointe 22 du coeur 20B pourrait avoir deux
bords concaves 48 (voir figure 10).
1. Mécanisme d'engrenage comprenant :
- un premier mobile (24) susceptible de tourner autour d'un premier axe de rotation
(26),
- un deuxième mobile (34) susceptible de tourner autour d'un deuxième axe de rotation,
- une came (32) solidaire en rotation dudit premier mobile, cette came étant essentiellement
plane et ayant un profil présentant sensiblement la forme générale d'un coeur, et
- des moyens (36) pour ramener ledit premier mobile dans une position initiale en
coopération avec ladite came (32);
ce mécanisme. d'engrenage étant caractérisé en ce que ladite came (32) présente un
profil particulier, selon la direction dudit premier axe de rotation, permettant de
ramener ledit premier mobile dans ladite position initiale et également d'entraîner
en rotation ledit deuxième mobile pour le faire tourner avec un rapport de réduction
prédéterminé relativement à la rotation dudit premier mobile.
2. Mécanisme d'engrenage selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite came
(32) comprend une pointe (38) servant à entraîner en rotation ledit deuxième mobile
(34) et en ce que ledit profil de ladite came est agencé de manière à permettre de
ramener ledit premier mobile (24) dans ladite position initiale quelle que soit la
position angulaire dudit premier mobile (24).
3. Mécanisme d'engrenage selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite pointe
(38) de la came (32) présente au moins un bord concave (48).
4. Mécanisme d'engrenage selon la revendication 3, caractérisé en ce que le bord concave
(48) est prévu du côté de la pointe (38) situé en avant par rapport au mouvement de
rotation qu'effectue le premier mobile (24) sous l'action d'une force motrice prévue
à cet effet.
5. Mécanisme d'engrenage selon la revendication 4, caractérisé en ce que ladite pointe
(38) présente un bord concave (48) et un bord rectiligne (46) prévu du côté de la
pointe (38) situé en arrière par rapport au mouvement qu'effectue ledit premier mobile
(24) sous l'action de ladite force motrice.
6. Mécanisme d'engrenage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé
en ce que ledit second mobile (34) est monté mobile axialement hors du plan de ladite
came (32) pour permettre de le découpler de celle-ci lorsque ledit premier mobile
(24) est ramené dans sa position initiale.
7. Mécanisme d'engrenage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé
en ce qu'un organe indicateur de position est solidaire en rotation dudit premier
mobile (24).
8. Mécanisme d'engrenage selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'organe indicateur
de position est une aiguille (59).
9. Mécanisme d'engrenage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens coopérant
avec ladite came (32) pour ramener ledit premier mobile dans sa position initiale
comprennent un marteau (36).
10. Pièce d'horlogerie, notamment chronographe, comportant au moins un mécanisme d'engrenage
suivant l'une quelconque des revendications précédentes.
1. Getriebemechanismus, umfassend:
- einen ersten Trieb (24), der um eine erste Drehachse (26) umlaufen kann,
- einen zweiten Trieb (34), der um eine zweite Drehachse umlaufen kann,
- einen Nocken (32), der drehfest mit dem ersten Trieb verbunden ist, welcher Nocken
im wesentlichen eben ist und ein Profil besitzt, das im wesentlichen die allgemeine
Form eines Herzens aufweist, und
- Mittel (36), um den ersten Trieb in eine Ausgangsposition im Zusammenwirken mit
dem Nocken (32) zurückzuführen, welcher Getriebemechanismus dadurch gekennzeichnet
ist, daß der Nocken (32) ein besonderes Profil aufweist in Richtung der ersten Drehachse,
welches es ermöglicht, den ersten Trieb in die Ausgangsposition zurückzubringen und
gleichermaßen den zweiten Trieb zur Drehung anzutreiben, um diesen mit einem vorbestimmten
Untersetzungsverhältnis relativ zur Drehung des ersten Triebs umlaufen zu lassen.
2. Getriebemechanismus nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der Nocken (32) eine
Spitze (38) umfaßt, die zum Antreiben des zweiten Triebes (34) zur Drehung dient und
daß das Profil des Nockens derart ausgebildet ist, daß der erste Trieb (24) in die
Ausgangsposition rücksetzbar ist, unabhängig von der Winkelposition des ersten Triebes
(24).
3. Getriebemechanismus nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Spitze (38) des
Nockens (32) mindestens einen konkaven Rand (48) aufweist.
4. Getriebemechanismus nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß der konkave Rand
(48) auf der Seite der Spitze (38) vorgesehen ist, der sich vorn befindet relativ
zur Drehbewegung, welche der erste Trieb (24) unter der Wirkung einer für diesen Zweck
vorgesehenen Antriebskraft ausführt.
5. Getriebemechanismus nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß die Spitze (38) einen
konkaven Rand (48) und einen geradlinigen Rand (46) aufweist, der auf der Seite der
Spitze (38) vorgesehen ist, welcher sich hinten befindet, relativ zur Bewegung, welche
der erste Trieb (24) unter der Wirkung der Antriebskraft ausführt.
6. Getriebemechanismus nach einem der vorangehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet,
daß der zweite Trieb (34) axialbeweglich aus der Ebene des Nockens (32) heraus ist,
um die Entkupplung desselben zu ermöglichen, wenn der erste Trieb (24) in seine Ausgangsposition
rückgesetzt wird.
7. Getriebemechanismus nach einem der vorangehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet,
daß ein Positionsanzeigeorgan drehfest mit dem ersten Trieb (24) verbunden ist.
8. Getriebemechanismus nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, daß das Positionsanzeigeorgan
ein Zeiger (59) ist.
9. Getriebemechanismus nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die mit dem Nocken
(32) zusammenwirkenden Mittel zum Rücksetzen des ersten Triebes in seine Ausgangsposition
einen Hammer (36) umfassen.
10. Zeitmeßgerät, insbesondere Chronograph, mit mindestens einem Getriebemechanismus gemäß
einem der vorangehenden Ansprüche.
1. 1. Gear mechanism comprising :
- a first rotatable wheel (24) which is able to turn about a first rotation axis (26),
- a second rotatable wheel (34) which is able to turn about a second rotation axis,
- a cam (32) fixed rotatably to said first rotatable wheel, this cam being essentially
plane and having a profile which has the form of a heart, and
- means (36) cooperating with said cam (32) to return said first rotatable wheel to
its initial position;
this gear mechanism being characterized in that said cam (32) has a specific profile
which depends on the direction of said first rotation axis and which allows said first
rotatable wheel to return to its initial position and which also allows rotational
engagement with said second rotatable wheel for rotating said second wheel in a predetermined
reduction ratio relative to the rotation of said first rotatable wheel.
2. Gear mechanism according to claim 1, characterized in that said cam (32) comprises
a point (38) used to rotatably drive said second rotatable wheel (34) and in that
said profile of said cam is arranged in such a manner that it may return said first
rotatable wheel (24) to its initial position no matter what the angular position is
of said first rotatable wheel (24).
3. Gear mechanism according to claim 2, characterized in that said point (38) of cam
(32) has at least one concave edge (48).
4. Gear mechanism according to claim 3, characterized in that the concave edge (48) is
provided at the side of the point (38) which is the leading side with respect to the
movement of the first wheel (24) under the action of a driving force provided to this
effect.
5. Gear mechanism according to claim 4, characterized in that said point (38) has a concave
edge (48) and a straight edge (46) provided at the side of the point (38) which is
trailing with respect to the movement effected by said first wheel (24) under the
action of said driving force.
6. Gear mechanism according to any one of the preceding claims, characterized in that
said second wheel (34) is mounted in an axially mobile manner outside the plane of
the said cam (32) in order to permit disconnection therefrom when said first wheel
(24) is returned to its initial position.
7. Gear mechanism according to any one of the preceding claims, characterized in that
a position indicator means is fixed rotatably with said first wheel (24).
8. Gear mechanism according to claim 7, characterized in that the position indicator
means is a hand (59).
9. Gear mechanism according to claim 1, characterized in that the means cooperating with
said cam (32) to reset said first wheel into its initial position is a hammer (36).
10. Horological mechanism, especially a chronograph, incorporating at least one gear mechanism
according to any one of the preceding claims.