(19)
(11) EP 0 462 851 A2

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
27.12.1991  Bulletin  1991/52

(21) Numéro de dépôt: 91401299.2

(22) Date de dépôt:  21.05.1991
(51) Int. Cl.5B26D 1/38
(84) Etats contractants désignés:
BE CH DE ES FR GB IT LI SE

(30) Priorité: 23.05.1990 FR 9006443
23.05.1990 FR 9006442

(71) Demandeur: AXIOHM
F-92120 Montrouge (FR)

(72) Inventeurs:
  • Moineau, Claude
    F-94500 Champigny (FR)
  • Mouchet, Bernard
    F-75019 Paris (FR)

(74) Mandataire: Robert, Jean-Pierre et al
CABINET BOETTCHER 23, rue la Boétie
75008 Paris
75008 Paris (FR)


(56) Documents cités: : 
   
       


    (54) Dispositif de coupe transversale d'une bande de papier


    (57) Le dispositif de coupe pour débiter des tronçons successifs dans une bande (7) continue, comportant une lame (1,20,45) oscillante dont l'arête de coupe (3,48), entraînée en rotation autour d'un axe fixe (2) croise, en glissant, sur une longueur au moins égale à la largeur de la bande (7) à couper, l'arête de coupe (5, 50)) d'une lame (4,46) stationnaire, est tel que la lame stationnaire (4) est en forme générale de L, son arête coupante étant portée par le côté (5) le plus long de l'angle interne (A) du L, l'arête coupante (3) de la lame oscillante (1) s'étendant jusqu'au delà du petit côté (6) de cet angle interne (4).




    Description


    [0001] Dispositif de coupe transversale d'une bande de papier

    [0002] La présente invention concerne un dispositif de coupe pour, par exemple, produire des étiquettes, des tickets, des cartes, des billets... à partir d'une bande continue de papier ou de carton.

    [0003] Il existe de nombreux dispositifs dans lesquels un ticket ou une étiquette est distribué à l'utilisateur. Ces produits ainsi délivrés sont le plus souvent, notamment s'ils ne sont pas adhésivés sur l'une de leurs faces, issus d'une bande continue sur laquelle une impression a été déposée. On mentionnera par exemple les appareils automatiques pour péage d'un espace de stationnement, de l'accès à une autoroute.

    [0004] Il est demandé aux constructeurs de ce type de matériel automatique de fournir des appareils les plus robustes possibles pour limiter au maximum leur maintenance et leur entretien. En effet, leur implantation souvent en extérieur et dans des endroits extrêmement dispersés requiert des équipes d'entretien coûteuses puisque devant intervenir dans des lieux éloignés et par n'importe quel temps. Or l'un des points faibles de ces appareils, en ce qui concerne leur longévité, est le dispositif de coupe. Acutellement les dispositifs les plus performants ne permettent guère de dépasser 300 à 400 000 coupes sans devoir simplement remédier à l'usure des lames.

    [0005] Ces dispositifs connus sont généralement constitués d'une lame mobile par rapport à une contre-lame fixe, la lame mobile étant animée soit d'un mouvement de translation (du genre guillotine) soit d'un mouvement de rotation (unidirectionnel et discontinu ou oscillant). Les dispositifs du genre à guillotine présentent l'inconvénient d'être très encombrants et de mettre en oeuvre des fonctions mécaniques de coulissement qui sont souvent moins robustes que les mécanismes rotatifs. Dans les dispositifs à lame tournante, la contre-lame est une plaque qui est maintenue en appui par l'un de ses bords sur la génératrice d'un cylindre, ce cylindre présentant une entaille centrale à fond plan, incliné sur l'axe, dont l'un des bords forme l'arête coupante mobile. L'opération de coupe est réalisée par le croisement de cette arête et du bord de la contre-lame.

    [0006] La présente invention entend proposer un dispositif de coupe, de ce genre, à lame oscillante, qui est donc plus robuste qu'un dispositif à guillotine et dont la durée de vie par rapport aux mécanismes rotatifs existants est notablement augmentée de sorte que la fréquence des actions d'entretien des appareils auquel il est associé est considérablement diminuée.

    [0007] A cet effet, l'invention a donc pour objet un dispositif de coupe pour débiter des tronçons successifs dans une bande continue, comportant une lame oscillante dont l'arête de coupe, entraînée en rotation autour d'un axe fixe, croise, en glissant, sur une longueur au moins égale à la largeur de la bande à couper, l'arête de coupe d'une lame stationnaire, dans lequel la lame stationnaire est en forme générale de L, son arête coupante étant portée par le côté le plus long de l'angle interne du L, l'arête coupante de la lame oscillante s'étendant jusqu'au delà du petit côté de cet angle interne.

    [0008] Cette disposition permet de mettre en place des lames en céramique de manière économique.

    [0009] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description donnée ci-après d'exemples de réalisation.

    [0010] Il sera fait référence aux dessins annexés dans lesquels :
    • la figure 1 est un schéma illustrant les moyens généraux de l'invention,
    • la figure 2 est l'illustration d'un mode de réalisation,
    • la figure 3 illustre une variante de réalisation de l'invention permettant d'augmenter les largeurs de coupe.
    • la figure 4 est l'illustration schématique d'un second mode de réalisation de l'invention pour les largeurs de coupe importantes,
    • la figure 5 est un exemple de réalisation du mécanisme d'entraînement de la lame oscillante.


    [0011] La représentation schématique de la figure 1 comporte une lame 1 oscillante autour d'un axe 2 dont l'un des bords 3 (biseauté) constitue une arête de coupe. Une lame stationnaire 4 est maintenue en appui contre le bord 3 de la lame 1 au moyen d'un dispositif élastique non représenté. Cette lame stationnaire possède une forme en L couché. l'angle rentrant A de ce L possède un grand côté 5 qui constitue la seconde arête de coupe du dispositif. Le petit côté 6 de cet angle A est représenté perpendiculaire au grand côté. Sa longueur sera définie en fonction de l'épaisseur du ruban 7 à couper et de la position d'origine de l'oscillation de la lame 1 autour de l'axe 2, comme cela sera expliqué ci-après.

    [0012] Le bord 3 de la lame 1 n'est pas parallèle à l'axe 2. Il forme un angle B avec la direction de cet axe. Dans le cas de la figure, le grand côté 5 du L est sensiblement parallèle à l'axe 2. Des moyens de supports de ces deux lames dans ces positions relatives ne sont pas représentés.

    [0013] On notera que cette arête 5 peut posséder un petit engagement par rapport à l'arête 3, c'est-à-dire être très légèrement inclinée en direction de l'axe 2.

    [0014] On supposera que l'angle d'oscillation de la plaque 1 a pour origine une première position de cette lame par rapport à la lame 4 telle que le sommet de l'angle A est découvert par l'arête de coupe 3. L'amplitude de l'oscillation sera au moins égale à la valeur pour laquelle le point de croisement M des arêtes 3 et 4 soit distant, sur l'arête 5, du sommet de l'angle A, d'une valeur au moins égale à la largeur R de la bande à couper.

    [0015] En admettant que l'arête 3 est parallèle au plan de la lame 4, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'engagement mutuel des arêtes 3 et 5, dans la position d'origine, le contact entre les deux lames est situé entre l'extrémité la plus haute de l'arête 5 et la petite branche du L. Une rotation dans le sens C de la lame 1 conduit les arêtes de coupe à se croiser au point M qui décrit les deux arêtes 3 et 5 en coupant la bande 7 à la manière d'une paire de ciseaux, ceci grâce à l'angle B. La coupe étant achevée la lame 1 retourne à sa position d'origine par une rotation inverse.

    [0016] Si l'on admet qu'il existe un décalage angulaire entre les arêtes qui non seulement se croisent dans le plan de la lame 4 mais également dans le plan de la lame 1, le contact en position d'origine est réalisé entre le petit côté 6 de l'angle A et l'arête 3. Au cours de la rotation C, l'arête 3 décrira donc d'abord ce côté 6 puis l'arête 5 en repoussant la lame 4 contre l'effet de son organe élastique d'application. On notera dans ce cas l'intérêt de prévoir un angle 1 différent de l'angle droit (par exemple obtus) pour éviter que le contact du côté 6 sur la lame 1 soit réalisé toujours sur un même point de cette lame ce qui, à la longue, provoquerait une usure plus importante de ce point et donc une encoche dans l'arête 3 à ce niveau.

    [0017] Cette disposition de l'invention est celle qui permet d'équiper les couteaux oscillants classiques, rappelés en préambule, de lames en céramique avec comme lame tournante un organe composite comprenant une partie de support en métal équipé d'une partie coupante en céramique.

    [0018] La figure 2 représente un dispositif de ce type. Celui-ci comprend une pièce 10 ayant la forme d'un cylindre possédant un logement 11 sous forme d'un embrèvement laissant subsister deux parties extrêmes 12 et 13, comportant l'une en regard de l'autre des faces 14 et 15. Entre ces faces, l'embrèvement 11 définit un fond plan 16 qui est incliné sur l'axe de révolution 2 de la pièce 10. Ce plan 16 constitue la surface d'implantation de la plaquette 1 en céramique ou matériau analogue, présentant une très grande dureté et une très grande résistance à l'abrasion et à l'usure. Cette plaquette 1 est collée par l'une de ses grandes faces sur le plan 16, de manière que son bord 3 qui forme l'arête de coupe soit en saillie par rapport à la surface extérieure du cylindre 10.

    [0019] On notera, à propos de la fixation de la plaque sur le plan 16, qu'il est important, pour assurer la longévité de la liaison, de recourir à une étape de préparation de la face de la plaquette 1 à rapporter sur le plan 16. Cette préparation consiste en une métallisation de cette face, car le collage direct d'une céramique sur un métal n'est pas satisfaisant. Cette métallisation s'opère par un dépôt sérigraphique d'une "encre" connue et disponible dans le commerce (dont l'usage principal est dans le domaine de l'électronique), par exemple argent palladium, suivi d'une cuisson vers 900°C. Le revêtement métallique ainsi obtenu est extrêmement adhérent à la céramique. Cette face revêtue peut alors être reliée au support métallique, au moyen d'une colle métal-métal classique dont les propriétés sont éprouvées.

    [0020] La lame stationnaire 4 est de la même forme que celle décrite en regard de la figure 1.

    [0021] On notera qu'elle est ici montée à pivotement sur la structure non-représentée de l'appareil, autour du bord externe de la grande branche du L. On a représenté en 17 l'organe élastique de rappel de la lame 4 sur l'arête 3.

    [0022] Il faut également signaler une particularité de la lame stationnaire 4 qui consiste en une découpe 8 de l'angle externe du L. Cette découpe correspond à la surface de la petite branche du L ce qui permet la production des lames 4 à partir d'une plaque céramique avec une minimisation des pertes de matière, dont une optimisation du prix de revient. Par cette disposition, il ne se produit aucun contact métal/céramique entre les lames, contact qui conduirait à une usure extrêmement rapide de la partie métallique.

    [0023] La figure 3 représente une caractéristique de l'invention qui permet de couper dans de bonnes conditions des bandes relativement larges. L'effort à développer lors de la coupe est d'autant plus faible que l'angle de croisement des deux arêtes est élevé. Il convient donc de disposer d'un angle B (figure 1) important. Cependant, cet angle trouve une limite supérieure dans une construction du genre de celle de la figure 2, par le diamètre du cylindre 10. En outre, plus la coupe est longue à angle B constant, plus l'angle de rotation du cylindre est important et donc l'inclinaison de la face supérieure par rapport à la lame stationnaire 4 est éloignée de l'angle droit en fin de coupe. Or la coupe est d'autant meilleure que cet angle reste au voisinage de l'angle droit.

    [0024] La figure 3 représente une lame oscillante 20 dont la surface supérieure 21 n'est pas plane mais se relève petit à petit pour conserver cet angle droit au point de croisement M. Cette surface 21 est donc telle qu'une ligne 22 contenue par elle et perpendiculaire à l'arête 3 au point de croisement M, est sensiblement perpendiculaire au plan de la lame stationnaire 4. On peut ainsi, à l'intérieur des autres contraintes dimensionnelles, conserver une coupe correcte même à l'extrémité de l'amplitude de rotation, qui sera d'autant plus grande que la bande à couper est large.

    [0025] Les dispositions de l'invention conviennent tout à fait pour la coupe de ruban de largeur de l'ordre de 50 à 90 millimètres. Au-delà de cette plage on remarque que la coupe n'est ni rigoureusement perpendiculaire aux bords du ruban ni rectiligne. La forme de la ligne de coupe est en effet fonction de plusieurs facteurs géométriques : l'angle d'engagement des deux arêtes de coupe, la position de l'arête de coupe oscillante par rapport à l'axe de rotation de la lame oscillante, la position de cet axe par rapport à l'arête de coupe stationnaire.

    [0026] L'obtention d'une coupe rectiligne et perpendiculaire aux bords de la bande implique le maintien fixe du bord de coupe stationnaire.

    [0027] Dans ces conditions il est indispensable de préserver un mouvement relatif de la lame oscillante par rapport à la lame fixe car l'arête de coupe oscillante ne décrit pas un cylindre de génératrice confondue avec l'arête de coupe fixe.

    [0028] La figure 4 illustre une variante de réalisation dans laquelle la lame oscillante est mobile par rapport à la lame stationnaire fixe.

    [0029] Sur ce schéma est une coupe transversale du dispositif selon un plan qui serait situé comme celui P de la figure 2. Ce schéma comporte l'esquisse de trois positions de la lame oscillante, une première de repos avant la coupe, une seconde pendant la coupe et une dernière après coupe. Les éléments déjà décrits en regard des figures précédentes portent sur cette figure 4 les mêmes références.

    [0030] La lame 4 est ici solidaire d'un support fixe 30, donc est totalement immobilisée et présente en regard de l'arête de coupe 3 de la lame 1 les bords 5 et 6 qui sont décrits par le point d'intersection M décrit ci-dessus, lors de la rotation de la lame 1 autour de son axe 2.

    [0031] Cet axe 2 est porté par un levier 31 articulé sur le support 30 ou un organe fixe de l'appareil, de sorte que, lors de la rotation de coupe indiquée par la flèche D, du fait d'une part de l'engagement de la lame 1 sous la lame 4 et d'autre part de l'inclinaison de cette lame 1 sur l'axe 2 (que l'on supposera parallèle à l'arête 5), l'axe 2 puisse reculer en pivotant autour de l'articulation 32 du levier 31 sur le support 30.

    [0032] Pour que les lames restent toujours en contact au point M, un effort de rappel sera appliqué sur le levier 31 et représenté sous la forme d'un ressort 33.

    [0033] Dans une autre réalisation de l'invention, on aurait pu prévoir que l'axe 2 soit monté coulissant dans une glissière fixe par rapport à la lame fixe pour que son mouvement relativement à la lame fixe lors des oscillations de la lame 1 soit autorisé. La réalisation représentée est néanmoins préférable puisque tous les mouvements sont des rotations, ce qui est mécaniquement plus simple à réaliser et plus robuste en fonctionnement.

    [0034] Outre l'obtention d'une coupe rectiligne et perpendiculaire aux bords du ruban, cette lame oscillante mobile présente l'avantage de diminuer la variation de l'angle formé par la face supérieure de la lame oscillante 1 avec la lame fixe 4 (tel qu'il est illustré droit en M à la figure 3). En effet on comprend que le recul de l'axe 2 simultané à la rotation D de la lame 1 corrige par soustraction l'évolution de l'angle E de la valeur de l'angle F d'oscillation correspondante du levier 31.

    [0035] La conservation sensiblement constante de cet angle E (et en tout cas voisine de 90°C), pour des coupes longues dépendra donc de la longueur du levier 31 et des positions relatives de l'axe 2, de l'arête fixe 5 et de l'axe de rotation 32, paramètres que l'on pourra optimiser en fonction du résultat à obtenir.

    [0036] L'oscillation de la lame 1 autour de l'axe 2 peut être créée par tout moyen approprié. On rappellera cependant qu'il convient de disposer de matériels très fiables et que les principales pannes de ces appareils sont mécaniques et nombre d'entre elles sont dûes à un mauvais fonctionnement du dispositif délivrant le tronçon de ruban ou ticket. On mentionnera notamment l'enroulement du ruban autour du couteau rotatif lorsque celui-ci y adhère soit à la suite d'une mauvaise coupe soit du fait de la présence d'humidité ou du gel.

    [0037] Pour pallier cet inconvénient, on a prévu de n'entraîner la lame rotative que sur un secteur angulaire, d'un mouvement de va et vient. Certaines réalisations connues présentent un secteur denté calé en rotation sur la lame tandis que sa denture extérieure engrène avec le pignon de sortie d'un moteur à deux sens de rotation. Cette disposition présente encore des inconvénients. Tout d'abord si on veut disposer d'un couple important au niveau de la lame rotative il faut, pour un moteur donné, disposer d'un secteur denté de rayon le plus grand possible. Un secteur de grand rayon débattant sur un angle de 45 à 60° occupe un grand volume, ce qui est bien souvent une gêne pour le genre de dispositif auquel il est destiné.

    [0038] En outre, le couple développé pendant la course est constant, alors que pour couper du papier il est préférable de développer un couple important à la formation de la coupure car c'est le bord de la bande qui présente la plus grande résistance.

    [0039] En troisième lieu, il faut mettre en oeuvre un moteur réversible qu'il faut alimenter, arrêter en deux endroits... ce qui conduit à une technologie relativement coûteuse dans ses composants et dans son installation (deux capteurs, des inverseurs, un moteur réversible donc plus cher...). Enfin, le cycle de coupe est relativement long compte-tenu des arrêts nécessaires aux changements de sens du moteur.

    [0040] Le dispositif de coupe de la figure 4 comporte un couteau cylindrique rotatif qui est entraîné par un mécanisme comprenant un embiellage 34 disposé entre l'axe 2 et une manivelle 35 qui est fixe et calée sur l'arbre d'un moteur ou d'un dispositif motoréducteur comme représenté à la figure 5. Cette figure concerne un apareil avec une lame stationnaire qui n'est pas tout à fait immobile mais ce n'est pas sortir du cadre de l'invention que de prévoir la lame stationnaire immobile et la lame oscillante montée comme en figure 4.

    [0041] Le dispositif représenté à la figure 5 comporte deux plaques parallèles 41 et 42 entretoisées (par exemple en 43), formant le châssis de support d'une imprimante thermique 44 et d'un dispositif de coupe qui comprend une lame oscillante 45 et une contre-lame fixe 46. La lame 45 est du type déjà décrit et est monté tourillonnant par ses extrémités dans les plaques 41 et 42. Ce cylindre possède une arête de coupe 48. La contre-lame stationnaire 46 est formée par une plaque qui est tangente au cylindre 45. Cette plaque est également articulée par des tourillons d'extrémité dans les plaques 41 et 42 et est maintenue en appui sur le cylindre 45 par un ressort 49 bandé entre la plaque 46 et l'entretoise 43. La ligne de tangence de la plaque 46 avec le cylindre 45 est constituée par le bord inférieur 50 de cette lame qui forme l'arête de coupe fixe du dispositif.

    [0042] Le cylindre 45 possède une extension 51, située du côté extérieur de la plaque 41. Cette extension est équipée d'une bielle ou levier 52 qui lui est perpendiculaire. Par ailleurs un moteur 53 est fixé à la plaque 41 de manière à s'étendre entre les deux plaques 41 et 42. L'arbre de sortie 54 du moteur s'étend au-delà de la plaque 41 pour attaquer par engrènement la roue dentée 55 d'un réducteur à roues dentées 55, 56, 57, montées à rotation sur des axes fixes, implantés perpendiculairement sur la plaque 41. La roue de sortie 57 du réducteur porte un maneton excentré 58 qui peut tourillonner sur la roue 57 et qui reçoit à coulissement le levier 52 solidaire du cylindre 45.

    [0043] La rotation de l'arbre 54 dans le sens G entraîne la rotation de la roue 57 dans le sens H et le débattement du levier 52 d'une amplitude angulaire 5. Les dimensions de la roue 57, l'excentration du maneton 58 et la distance séparant les axes de cette roue 57 et du cylindre 45 seront déterminés pour que cette amplitude I soit suffisante pour que les arêtes 48 et 50 passent d'une première position relative ou elles sont suffisamment écartées l'une de l'autre pour que le ruban de papier puisse passer entre elles, et une seconde position où l'arête 48 est entièrement passée au-dessus de l'arête 50.

    [0044] A l'aide d'un microrupteur 59 détectant par exemple la position basse du levier 52, on peut interrompre l'alimentation du moteur 53, établie par ailleurs lorsque le tronçon de ruban issu de l'imprimante a été engagé entre les lames, à chaque tour de la roue 57. On assure ainsi que la position de repos du dispositif de coupe correspond à celle initiale d'un début de cycle dans laquelle les lames sont écartées l'une de l'autre.

    [0045] Sur la figure, le maneton 58 est représenté dans sa position correspondant à la position de repos initiale du dispositif. La coupe étant commandée, le moteur 53 tourne dans le sens G, ce qui entraîne la rotation de la roue 57 sur l'amplitude J (supérieure à 180°). Le maneton passe alors en position haute jusqu'à ce que l'amplitude maximale I du couteau 45 soit atteinte. On comprend que pendant cette course active, le bras de levier agissant sur la lame oscillante évolue dans le maximum de ses dimensions, et développe en conséquence un couple maximum à la vitesse la plus faible. Du fait de la position du maneton 58 au début du cycle, le couple croît très rapidement, si bien qu'en plaçant correctement le ruban entre les couteaux, on peut faire coïncider le couple maximum avec le début de la coupe.

    [0046] La course de retour s'opère sur une course angulaire de la roue 57 beaucoup plus courte, donc beaucoup plus rapide.

    [0047] Le levier 52 aura été choisi sous la forme d'une tige calibrée en diamètre qui est radialement emmanchée par une extrémité dans la prolongation 51 de la lame 45 (en y étant retenue par exemple par une vis) et montée à coulissement dans le maneton tourillonnant 58. Cette tige 52 pourra donc se déformer voire se briser en cas de surcharge si la lame 45 se bloque, en préservant ainsi la chaîne de transmission en amont.

    [0048] Dans une variante de réalisation, la tige 52 peut être remplacée par une fourchette dans laquelle un maneton 58 fixe sur la roue 57, serait logé.

    [0049] Ce dispositif permet d'utiliser un moteur dans un seul et unique sens de rotation. Ce moteur, de préférence à courant continu, est simplement commandé en marche arrêt, le microrupteur étant destiné à délivrer un signal d'initialisation du cycle. Il s'agit d'une technique peu onéreuse et fiable. En outre, la vitesse d'exécution du cycle par le couteau est plus élevée car il n'y a pas d'arrêt du moteur au point de rebroussement de l'oscillation.

    [0050] Un dernier avantage de cette transmission par train d'engrenages et bielle-manivelle réside dans le fait qu'elle peut adopter une autre géométrie. On peut en effet, en fonction de l'espace dont on dispose entre les plaques et dans l'appareil qui reçoit l'imprimante et le dispositif de coupe, disposer le moteur et la pignonerie de la façon la plus adaptée (en longueur, en hauteur...) à l'espace disponible.


    Revendications

    1. Dispositif de coupe pour débiter des tronçons successifs dans une bande (7) continue, comportant une lame (1,20,45) oscillante dont l'arête de coupe (3,48), entraînée en rotation autour d'un axe fixe (2) croise, en glissant, sur une longueur au moins égale à la largeur de la bande (7) à couper, l'arête de coupe (5, 50)) d'une lame (4,46) stationnaire, caractérisé en ce que la lame stationnaire (4) est en forme générale de L, son arête coupante étant portée par le côté (5) le plus long de l'angle interne (A) du L, l'arête coupante (3) de la lame oscillante (1) s'étendant jusqu'au delà du petit côté (6) de cet angle interne (4).
     
    2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux lames (1,4) sont en céramique.
     
    3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la lame oscillante (1) est une plaque rapportée sur le fond plan (16) d'une encoche (11) ménagée dans un cylindre métallique (10) de support, ce fond plan (16) étant incliné sur l'axe (2) du cylindre.
     
    4. Dispositif selon la revendication 3 caractérisé en ce que la plaque en céramique de la lame oscillante (1) possède sur sa face en regard du support, un revêtement métallique.
     
    5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface supérieure (21) de la lame oscillante (20) est conformée de sorte qu'une ligne (22) contenue dans cette surface (21) et perpendiculaire à l'arête coupante (3) au point de croisement (M) est sensiblement perpendiculaire à la lame stationnaire (4).
     
    6. Dispositif selon la revendication 1, cxaractérisé en ce que l'angle externe du L est échancré (8) d'une profondeur correspondant à la longueur du petit côté de l'angle interne et d'une largeur égale à celle de la petite branche du L.
     
    7. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'angle (A) interne du L est obtus.
     
    8. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que la lame stationnaire (4) est immobile tandis que la lame oscillante (1) est montée tournante à l'extrémité d'un levier (31) articulé par son autre extrémité sur un support fixe (30) et rappelé contre la lame fixe par un organe de rappel (33).
     
    9. Dispositif selon la revendication 1 ou la revendication 8, caractérisé en ce que le mécanisme d'entraînement en oscillation de la lame oscillante (45) comprend un réducteur à roues dentées (55, 56, 57) dont la roue de sortie (57) porte un maneton (58) d'entraînement en oscillation d'une bielle (52) coulissante solidaire angulairement de la lame oscillante (45).
     
    10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que la bielle coulissante est constituée par une tige (52) de diamètre calibré susceptible de se déformer lors d'un blocage en rotation de la lame (45) et en ce que la disposition relative des axes d'oscillation (2) de la lame (45) et de la roue de sortie (57) sont tels que la course angulaire active (I) de la lame est provoquée par la course angulaire (J) la plus longue du maneton (58).
     




    Dessins