[0001] Dispositif de coupe transversale d'une bande de papier
[0002] La présente invention concerne un dispositif de coupe pour, par exemple, produire
des étiquettes, des tickets, des cartes, des billets... à partir d'une bande continue
de papier ou de carton.
[0003] Il existe de nombreux dispositifs dans lesquels un ticket ou une étiquette est distribué
à l'utilisateur. Ces produits ainsi délivrés sont le plus souvent, notamment s'ils
ne sont pas adhésivés sur l'une de leurs faces, issus d'une bande continue sur laquelle
une impression a été déposée. On mentionnera par exemple les appareils automatiques
pour péage d'un espace de stationnement, de l'accès à une autoroute.
[0004] Il est demandé aux constructeurs de ce type de matériel automatique de fournir des
appareils les plus robustes possibles pour limiter au maximum leur maintenance et
leur entretien. En effet, leur implantation souvent en extérieur et dans des endroits
extrêmement dispersés requiert des équipes d'entretien coûteuses puisque devant intervenir
dans des lieux éloignés et par n'importe quel temps. Or l'un des points faibles de
ces appareils, en ce qui concerne leur longévité, est le dispositif de coupe. Acutellement
les dispositifs les plus performants ne permettent guère de dépasser 300 à 400 000
coupes sans devoir simplement remédier à l'usure des lames.
[0005] Ces dispositifs connus sont généralement constitués d'une lame mobile par rapport
à une contre-lame fixe, la lame mobile étant animée soit d'un mouvement de translation
(du genre guillotine) soit d'un mouvement de rotation (unidirectionnel et discontinu
ou oscillant). Les dispositifs du genre à guillotine présentent l'inconvénient d'être
très encombrants et de mettre en oeuvre des fonctions mécaniques de coulissement qui
sont souvent moins robustes que les mécanismes rotatifs. Dans les dispositifs à lame
tournante, la contre-lame est une plaque qui est maintenue en appui par l'un de ses
bords sur la génératrice d'un cylindre, ce cylindre présentant une entaille centrale
à fond plan, incliné sur l'axe, dont l'un des bords forme l'arête coupante mobile.
L'opération de coupe est réalisée par le croisement de cette arête et du bord de la
contre-lame.
[0006] La présente invention entend proposer un dispositif de coupe, de ce genre, à lame
oscillante, qui est donc plus robuste qu'un dispositif à guillotine et dont la durée
de vie par rapport aux mécanismes rotatifs existants est notablement augmentée de
sorte que la fréquence des actions d'entretien des appareils auquel il est associé
est considérablement diminuée.
[0007] A cet effet, l'invention a donc pour objet un dispositif de coupe pour débiter des
tronçons successifs dans une bande continue, comportant une lame oscillante dont l'arête
de coupe, entraînée en rotation autour d'un axe fixe, croise, en glissant, sur une
longueur au moins égale à la largeur de la bande à couper, l'arête de coupe d'une
lame stationnaire, dans lequel la lame stationnaire est en forme générale de L, son
arête coupante étant portée par le côté le plus long de l'angle interne du L, l'arête
coupante de la lame oscillante s'étendant jusqu'au delà du petit côté de cet angle
interne.
[0008] Cette disposition permet de mettre en place des lames en céramique de manière économique.
[0009] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description
donnée ci-après d'exemples de réalisation.
[0010] Il sera fait référence aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est un schéma illustrant les moyens généraux de l'invention,
- la figure 2 est l'illustration d'un mode de réalisation,
- la figure 3 illustre une variante de réalisation de l'invention permettant d'augmenter
les largeurs de coupe.
- la figure 4 est l'illustration schématique d'un second mode de réalisation de l'invention
pour les largeurs de coupe importantes,
- la figure 5 est un exemple de réalisation du mécanisme d'entraînement de la lame oscillante.
[0011] La représentation schématique de la figure 1 comporte une lame 1 oscillante autour
d'un axe 2 dont l'un des bords 3 (biseauté) constitue une arête de coupe. Une lame
stationnaire 4 est maintenue en appui contre le bord 3 de la lame 1 au moyen d'un
dispositif élastique non représenté. Cette lame stationnaire possède une forme en
L couché. l'angle rentrant A de ce L possède un grand côté 5 qui constitue la seconde
arête de coupe du dispositif. Le petit côté 6 de cet angle A est représenté perpendiculaire
au grand côté. Sa longueur sera définie en fonction de l'épaisseur du ruban 7 à couper
et de la position d'origine de l'oscillation de la lame 1 autour de l'axe 2, comme
cela sera expliqué ci-après.
[0012] Le bord 3 de la lame 1 n'est pas parallèle à l'axe 2. Il forme un angle B avec la
direction de cet axe. Dans le cas de la figure, le grand côté 5 du L est sensiblement
parallèle à l'axe 2. Des moyens de supports de ces deux lames dans ces positions relatives
ne sont pas représentés.
[0013] On notera que cette arête 5 peut posséder un petit engagement par rapport à l'arête
3, c'est-à-dire être très légèrement inclinée en direction de l'axe 2.
[0014] On supposera que l'angle d'oscillation de la plaque 1 a pour origine une première
position de cette lame par rapport à la lame 4 telle que le sommet de l'angle A est
découvert par l'arête de coupe 3. L'amplitude de l'oscillation sera au moins égale
à la valeur pour laquelle le point de croisement M des arêtes 3 et 4 soit distant,
sur l'arête 5, du sommet de l'angle A, d'une valeur au moins égale à la largeur R
de la bande à couper.
[0015] En admettant que l'arête 3 est parallèle au plan de la lame 4, c'est-à-dire qu'il
n'y a pas d'engagement mutuel des arêtes 3 et 5, dans la position d'origine, le contact
entre les deux lames est situé entre l'extrémité la plus haute de l'arête 5 et la
petite branche du L. Une rotation dans le sens C de la lame 1 conduit les arêtes de
coupe à se croiser au point M qui décrit les deux arêtes 3 et 5 en coupant la bande
7 à la manière d'une paire de ciseaux, ceci grâce à l'angle B. La coupe étant achevée
la lame 1 retourne à sa position d'origine par une rotation inverse.
[0016] Si l'on admet qu'il existe un décalage angulaire entre les arêtes qui non seulement
se croisent dans le plan de la lame 4 mais également dans le plan de la lame 1, le
contact en position d'origine est réalisé entre le petit côté 6 de l'angle A et l'arête
3. Au cours de la rotation C, l'arête 3 décrira donc d'abord ce côté 6 puis l'arête
5 en repoussant la lame 4 contre l'effet de son organe élastique d'application. On
notera dans ce cas l'intérêt de prévoir un angle 1 différent de l'angle droit (par
exemple obtus) pour éviter que le contact du côté 6 sur la lame 1 soit réalisé toujours
sur un même point de cette lame ce qui, à la longue, provoquerait une usure plus importante
de ce point et donc une encoche dans l'arête 3 à ce niveau.
[0017] Cette disposition de l'invention est celle qui permet d'équiper les couteaux oscillants
classiques, rappelés en préambule, de lames en céramique avec comme lame tournante
un organe composite comprenant une partie de support en métal équipé d'une partie
coupante en céramique.
[0018] La figure 2 représente un dispositif de ce type. Celui-ci comprend une pièce 10 ayant
la forme d'un cylindre possédant un logement 11 sous forme d'un embrèvement laissant
subsister deux parties extrêmes 12 et 13, comportant l'une en regard de l'autre des
faces 14 et 15. Entre ces faces, l'embrèvement 11 définit un fond plan 16 qui est
incliné sur l'axe de révolution 2 de la pièce 10. Ce plan 16 constitue la surface
d'implantation de la plaquette 1 en céramique ou matériau analogue, présentant une
très grande dureté et une très grande résistance à l'abrasion et à l'usure. Cette
plaquette 1 est collée par l'une de ses grandes faces sur le plan 16, de manière que
son bord 3 qui forme l'arête de coupe soit en saillie par rapport à la surface extérieure
du cylindre 10.
[0019] On notera, à propos de la fixation de la plaque sur le plan 16, qu'il est important,
pour assurer la longévité de la liaison, de recourir à une étape de préparation de
la face de la plaquette 1 à rapporter sur le plan 16. Cette préparation consiste en
une métallisation de cette face, car le collage direct d'une céramique sur un métal
n'est pas satisfaisant. Cette métallisation s'opère par un dépôt sérigraphique d'une
"encre" connue et disponible dans le commerce (dont l'usage principal est dans le
domaine de l'électronique), par exemple argent palladium, suivi d'une cuisson vers
900°C. Le revêtement métallique ainsi obtenu est extrêmement adhérent à la céramique.
Cette face revêtue peut alors être reliée au support métallique, au moyen d'une colle
métal-métal classique dont les propriétés sont éprouvées.
[0020] La lame stationnaire 4 est de la même forme que celle décrite en regard de la figure
1.
[0021] On notera qu'elle est ici montée à pivotement sur la structure non-représentée de
l'appareil, autour du bord externe de la grande branche du L. On a représenté en 17
l'organe élastique de rappel de la lame 4 sur l'arête 3.
[0022] Il faut également signaler une particularité de la lame stationnaire 4 qui consiste
en une découpe 8 de l'angle externe du L. Cette découpe correspond à la surface de
la petite branche du L ce qui permet la production des lames 4 à partir d'une plaque
céramique avec une minimisation des pertes de matière, dont une optimisation du prix
de revient. Par cette disposition, il ne se produit aucun contact métal/céramique
entre les lames, contact qui conduirait à une usure extrêmement rapide de la partie
métallique.
[0023] La figure 3 représente une caractéristique de l'invention qui permet de couper dans
de bonnes conditions des bandes relativement larges. L'effort à développer lors de
la coupe est d'autant plus faible que l'angle de croisement des deux arêtes est élevé.
Il convient donc de disposer d'un angle B (figure 1) important. Cependant, cet angle
trouve une limite supérieure dans une construction du genre de celle de la figure
2, par le diamètre du cylindre 10. En outre, plus la coupe est longue à angle B constant,
plus l'angle de rotation du cylindre est important et donc l'inclinaison de la face
supérieure par rapport à la lame stationnaire 4 est éloignée de l'angle droit en fin
de coupe. Or la coupe est d'autant meilleure que cet angle reste au voisinage de l'angle
droit.
[0024] La figure 3 représente une lame oscillante 20 dont la surface supérieure 21 n'est
pas plane mais se relève petit à petit pour conserver cet angle droit au point de
croisement M. Cette surface 21 est donc telle qu'une ligne 22 contenue par elle et
perpendiculaire à l'arête 3 au point de croisement M, est sensiblement perpendiculaire
au plan de la lame stationnaire 4. On peut ainsi, à l'intérieur des autres contraintes
dimensionnelles, conserver une coupe correcte même à l'extrémité de l'amplitude de
rotation, qui sera d'autant plus grande que la bande à couper est large.
[0025] Les dispositions de l'invention conviennent tout à fait pour la coupe de ruban de
largeur de l'ordre de 50 à 90 millimètres. Au-delà de cette plage on remarque que
la coupe n'est ni rigoureusement perpendiculaire aux bords du ruban ni rectiligne.
La forme de la ligne de coupe est en effet fonction de plusieurs facteurs géométriques
: l'angle d'engagement des deux arêtes de coupe, la position de l'arête de coupe oscillante
par rapport à l'axe de rotation de la lame oscillante, la position de cet axe par
rapport à l'arête de coupe stationnaire.
[0026] L'obtention d'une coupe rectiligne et perpendiculaire aux bords de la bande implique
le maintien fixe du bord de coupe stationnaire.
[0027] Dans ces conditions il est indispensable de préserver un mouvement relatif de la
lame oscillante par rapport à la lame fixe car l'arête de coupe oscillante ne décrit
pas un cylindre de génératrice confondue avec l'arête de coupe fixe.
[0028] La figure 4 illustre une variante de réalisation dans laquelle la lame oscillante
est mobile par rapport à la lame stationnaire fixe.
[0029] Sur ce schéma est une coupe transversale du dispositif selon un plan qui serait situé
comme celui P de la figure 2. Ce schéma comporte l'esquisse de trois positions de
la lame oscillante, une première de repos avant la coupe, une seconde pendant la coupe
et une dernière après coupe. Les éléments déjà décrits en regard des figures précédentes
portent sur cette figure 4 les mêmes références.
[0030] La lame 4 est ici solidaire d'un support fixe 30, donc est totalement immobilisée
et présente en regard de l'arête de coupe 3 de la lame 1 les bords 5 et 6 qui sont
décrits par le point d'intersection M décrit ci-dessus, lors de la rotation de la
lame 1 autour de son axe 2.
[0031] Cet axe 2 est porté par un levier 31 articulé sur le support 30 ou un organe fixe
de l'appareil, de sorte que, lors de la rotation de coupe indiquée par la flèche D,
du fait d'une part de l'engagement de la lame 1 sous la lame 4 et d'autre part de
l'inclinaison de cette lame 1 sur l'axe 2 (que l'on supposera parallèle à l'arête
5), l'axe 2 puisse reculer en pivotant autour de l'articulation 32 du levier 31 sur
le support 30.
[0032] Pour que les lames restent toujours en contact au point M, un effort de rappel sera
appliqué sur le levier 31 et représenté sous la forme d'un ressort 33.
[0033] Dans une autre réalisation de l'invention, on aurait pu prévoir que l'axe 2 soit
monté coulissant dans une glissière fixe par rapport à la lame fixe pour que son mouvement
relativement à la lame fixe lors des oscillations de la lame 1 soit autorisé. La réalisation
représentée est néanmoins préférable puisque tous les mouvements sont des rotations,
ce qui est mécaniquement plus simple à réaliser et plus robuste en fonctionnement.
[0034] Outre l'obtention d'une coupe rectiligne et perpendiculaire aux bords du ruban, cette
lame oscillante mobile présente l'avantage de diminuer la variation de l'angle formé
par la face supérieure de la lame oscillante 1 avec la lame fixe 4 (tel qu'il est
illustré droit en M à la figure 3). En effet on comprend que le recul de l'axe 2 simultané
à la rotation D de la lame 1 corrige par soustraction l'évolution de l'angle E de
la valeur de l'angle F d'oscillation correspondante du levier 31.
[0035] La conservation sensiblement constante de cet angle E (et en tout cas voisine de
90°C), pour des coupes longues dépendra donc de la longueur du levier 31 et des positions
relatives de l'axe 2, de l'arête fixe 5 et de l'axe de rotation 32, paramètres que
l'on pourra optimiser en fonction du résultat à obtenir.
[0036] L'oscillation de la lame 1 autour de l'axe 2 peut être créée par tout moyen approprié.
On rappellera cependant qu'il convient de disposer de matériels très fiables et que
les principales pannes de ces appareils sont mécaniques et nombre d'entre elles sont
dûes à un mauvais fonctionnement du dispositif délivrant le tronçon de ruban ou ticket.
On mentionnera notamment l'enroulement du ruban autour du couteau rotatif lorsque
celui-ci y adhère soit à la suite d'une mauvaise coupe soit du fait de la présence
d'humidité ou du gel.
[0037] Pour pallier cet inconvénient, on a prévu de n'entraîner la lame rotative que sur
un secteur angulaire, d'un mouvement de va et vient. Certaines réalisations connues
présentent un secteur denté calé en rotation sur la lame tandis que sa denture extérieure
engrène avec le pignon de sortie d'un moteur à deux sens de rotation. Cette disposition
présente encore des inconvénients. Tout d'abord si on veut disposer d'un couple important
au niveau de la lame rotative il faut, pour un moteur donné, disposer d'un secteur
denté de rayon le plus grand possible. Un secteur de grand rayon débattant sur un
angle de 45 à 60° occupe un grand volume, ce qui est bien souvent une gêne pour le
genre de dispositif auquel il est destiné.
[0038] En outre, le couple développé pendant la course est constant, alors que pour couper
du papier il est préférable de développer un couple important à la formation de la
coupure car c'est le bord de la bande qui présente la plus grande résistance.
[0039] En troisième lieu, il faut mettre en oeuvre un moteur réversible qu'il faut alimenter,
arrêter en deux endroits... ce qui conduit à une technologie relativement coûteuse
dans ses composants et dans son installation (deux capteurs, des inverseurs, un moteur
réversible donc plus cher...). Enfin, le cycle de coupe est relativement long compte-tenu
des arrêts nécessaires aux changements de sens du moteur.
[0040] Le dispositif de coupe de la figure 4 comporte un couteau cylindrique rotatif qui
est entraîné par un mécanisme comprenant un embiellage 34 disposé entre l'axe 2 et
une manivelle 35 qui est fixe et calée sur l'arbre d'un moteur ou d'un dispositif
motoréducteur comme représenté à la figure 5. Cette figure concerne un apareil avec
une lame stationnaire qui n'est pas tout à fait immobile mais ce n'est pas sortir
du cadre de l'invention que de prévoir la lame stationnaire immobile et la lame oscillante
montée comme en figure 4.
[0041] Le dispositif représenté à la figure 5 comporte deux plaques parallèles 41 et 42
entretoisées (par exemple en 43), formant le châssis de support d'une imprimante thermique
44 et d'un dispositif de coupe qui comprend une lame oscillante 45 et une contre-lame
fixe 46. La lame 45 est du type déjà décrit et est monté tourillonnant par ses extrémités
dans les plaques 41 et 42. Ce cylindre possède une arête de coupe 48. La contre-lame
stationnaire 46 est formée par une plaque qui est tangente au cylindre 45. Cette plaque
est également articulée par des tourillons d'extrémité dans les plaques 41 et 42 et
est maintenue en appui sur le cylindre 45 par un ressort 49 bandé entre la plaque
46 et l'entretoise 43. La ligne de tangence de la plaque 46 avec le cylindre 45 est
constituée par le bord inférieur 50 de cette lame qui forme l'arête de coupe fixe
du dispositif.
[0042] Le cylindre 45 possède une extension 51, située du côté extérieur de la plaque 41.
Cette extension est équipée d'une bielle ou levier 52 qui lui est perpendiculaire.
Par ailleurs un moteur 53 est fixé à la plaque 41 de manière à s'étendre entre les
deux plaques 41 et 42. L'arbre de sortie 54 du moteur s'étend au-delà de la plaque
41 pour attaquer par engrènement la roue dentée 55 d'un réducteur à roues dentées
55, 56, 57, montées à rotation sur des axes fixes, implantés perpendiculairement sur
la plaque 41. La roue de sortie 57 du réducteur porte un maneton excentré 58 qui peut
tourillonner sur la roue 57 et qui reçoit à coulissement le levier 52 solidaire du
cylindre 45.
[0043] La rotation de l'arbre 54 dans le sens G entraîne la rotation de la roue 57 dans
le sens H et le débattement du levier 52 d'une amplitude angulaire 5. Les dimensions
de la roue 57, l'excentration du maneton 58 et la distance séparant les axes de cette
roue 57 et du cylindre 45 seront déterminés pour que cette amplitude I soit suffisante
pour que les arêtes 48 et 50 passent d'une première position relative ou elles sont
suffisamment écartées l'une de l'autre pour que le ruban de papier puisse passer entre
elles, et une seconde position où l'arête 48 est entièrement passée au-dessus de l'arête
50.
[0044] A l'aide d'un microrupteur 59 détectant par exemple la position basse du levier 52,
on peut interrompre l'alimentation du moteur 53, établie par ailleurs lorsque le tronçon
de ruban issu de l'imprimante a été engagé entre les lames, à chaque tour de la roue
57. On assure ainsi que la position de repos du dispositif de coupe correspond à celle
initiale d'un début de cycle dans laquelle les lames sont écartées l'une de l'autre.
[0045] Sur la figure, le maneton 58 est représenté dans sa position correspondant à la position
de repos initiale du dispositif. La coupe étant commandée, le moteur 53 tourne dans
le sens G, ce qui entraîne la rotation de la roue 57 sur l'amplitude J (supérieure
à 180°). Le maneton passe alors en position haute jusqu'à ce que l'amplitude maximale
I du couteau 45 soit atteinte. On comprend que pendant cette course active, le bras
de levier agissant sur la lame oscillante évolue dans le maximum de ses dimensions,
et développe en conséquence un couple maximum à la vitesse la plus faible. Du fait
de la position du maneton 58 au début du cycle, le couple croît très rapidement, si
bien qu'en plaçant correctement le ruban entre les couteaux, on peut faire coïncider
le couple maximum avec le début de la coupe.
[0046] La course de retour s'opère sur une course angulaire de la roue 57 beaucoup plus
courte, donc beaucoup plus rapide.
[0047] Le levier 52 aura été choisi sous la forme d'une tige calibrée en diamètre qui est
radialement emmanchée par une extrémité dans la prolongation 51 de la lame 45 (en
y étant retenue par exemple par une vis) et montée à coulissement dans le maneton
tourillonnant 58. Cette tige 52 pourra donc se déformer voire se briser en cas de
surcharge si la lame 45 se bloque, en préservant ainsi la chaîne de transmission en
amont.
[0048] Dans une variante de réalisation, la tige 52 peut être remplacée par une fourchette
dans laquelle un maneton 58 fixe sur la roue 57, serait logé.
[0049] Ce dispositif permet d'utiliser un moteur dans un seul et unique sens de rotation.
Ce moteur, de préférence à courant continu, est simplement commandé en marche arrêt,
le microrupteur étant destiné à délivrer un signal d'initialisation du cycle. Il s'agit
d'une technique peu onéreuse et fiable. En outre, la vitesse d'exécution du cycle
par le couteau est plus élevée car il n'y a pas d'arrêt du moteur au point de rebroussement
de l'oscillation.
[0050] Un dernier avantage de cette transmission par train d'engrenages et bielle-manivelle
réside dans le fait qu'elle peut adopter une autre géométrie. On peut en effet, en
fonction de l'espace dont on dispose entre les plaques et dans l'appareil qui reçoit
l'imprimante et le dispositif de coupe, disposer le moteur et la pignonerie de la
façon la plus adaptée (en longueur, en hauteur...) à l'espace disponible.
1. Dispositif de coupe pour débiter des tronçons successifs dans une bande (7) continue,
comportant une lame (1,20,45) oscillante dont l'arête de coupe (3,48), entraînée en
rotation autour d'un axe fixe (2) croise, en glissant, sur une longueur au moins égale
à la largeur de la bande (7) à couper, l'arête de coupe (5, 50)) d'une lame (4,46)
stationnaire, caractérisé en ce que la lame stationnaire (4) est en forme générale
de L, son arête coupante étant portée par le côté (5) le plus long de l'angle interne
(A) du L, l'arête coupante (3) de la lame oscillante (1) s'étendant jusqu'au delà
du petit côté (6) de cet angle interne (4).
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux lames (1,4) sont
en céramique.
3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la lame oscillante (1)
est une plaque rapportée sur le fond plan (16) d'une encoche (11) ménagée dans un
cylindre métallique (10) de support, ce fond plan (16) étant incliné sur l'axe (2)
du cylindre.
4. Dispositif selon la revendication 3 caractérisé en ce que la plaque en céramique de
la lame oscillante (1) possède sur sa face en regard du support, un revêtement métallique.
5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface supérieure (21)
de la lame oscillante (20) est conformée de sorte qu'une ligne (22) contenue dans
cette surface (21) et perpendiculaire à l'arête coupante (3) au point de croisement
(M) est sensiblement perpendiculaire à la lame stationnaire (4).
6. Dispositif selon la revendication 1, cxaractérisé en ce que l'angle externe du L est
échancré (8) d'une profondeur correspondant à la longueur du petit côté de l'angle
interne et d'une largeur égale à celle de la petite branche du L.
7. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'angle (A) interne du L
est obtus.
8. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que la lame stationnaire (4)
est immobile tandis que la lame oscillante (1) est montée tournante à l'extrémité
d'un levier (31) articulé par son autre extrémité sur un support fixe (30) et rappelé
contre la lame fixe par un organe de rappel (33).
9. Dispositif selon la revendication 1 ou la revendication 8, caractérisé en ce que le
mécanisme d'entraînement en oscillation de la lame oscillante (45) comprend un réducteur
à roues dentées (55, 56, 57) dont la roue de sortie (57) porte un maneton (58) d'entraînement
en oscillation d'une bielle (52) coulissante solidaire angulairement de la lame oscillante
(45).
10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que la bielle coulissante est
constituée par une tige (52) de diamètre calibré susceptible de se déformer lors d'un
blocage en rotation de la lame (45) et en ce que la disposition relative des axes
d'oscillation (2) de la lame (45) et de la roue de sortie (57) sont tels que la course
angulaire active (I) de la lame est provoquée par la course angulaire (J) la plus
longue du maneton (58).