[0001] La présente invention a pour objet une machine de traitement thermo-mécanique pour
éléments en alliages à mémoire de forme.
[0002] Le traitement thermo-mécanique dit "d'éducation" permet d'obtenir l'effet mémoire
à double sens dans un alliage à mémoire de forme. C'est ce traitement qui permet la
mémorisation de la forme à basse température, forme présentée par l'alliage dans sa
phase martensitique.
[0003] L'obtention de cet effet de déformation à double sens est essentielle dans de nombreuses
applications industrielles. Pour réaliser l'éducation d'une pièce en alliage à mémoire
de forme, il convient d'imposer un déplacement constant ou bien un effort constant
à la pièce à des températures données appelées températures haute et température basse.
Il convient donc d'effectuer un cycle de base consistant au maintien d'une température
haute associée à un déplacement ou à un effort, puis passage à une température basse
associée à un déplacement ou un effort. L'éducation des matériaux à mémoire de forme
est réalisée de façon assez empirique, de telle sorte qu'il convient d'effectuer des
dizaines ou des milliers de cycles pour éduquer un élément. De plus, les conditions
de l'éducation doivent être parfaitement rigoureuses, afin d'assurer la reproductibilité
des caractéristiques d'un élément à un autre.
[0004] Le but de l'invention est de fournir une machine de traitement thermo-mécanique qui
permette de réaliser simultanément l'éducation d'un grand nombre d'éléments en alliage
à mémoire de forme au cours d'un nombre réduit de cycles, et d'obtenir une parfaite
reproductibilité des éléments traités au cours de différentes opérations à l'aide
de cette même machine.
[0005] A cet effet, la machine qu'elle concerne, comprend :
- une enceinte isolée thermiquement reliée à une source de fluide gazeux caloporteur
successivement chaud et froid,
- un support susceptible d'être introduit dans l'enceinte, portant plusieurs plateaux
superposés entre lesquels sont disposés les éléments en alliage à mémoire de forme,
les plateaux étant agencés pour permettre le passage du fluide gazeux,
- un dispositif de mise en contrainte agissant sur les plateaux, perpendiculairement
à ceux-ci, et
- un dispositif de commande du cycle de fonctionnement.
[0006] Avantageusement, chaque plateau est constitué par une pièce en forme de couronne
comportant, à proximité de son bord extérieur et régulièrement répartis angulairement,
des trous axiaux, dans chacun desquels est engagée, avec possibilité de coulissement,
une tige, également engagée dans une couronne adjacente, chaque tige servant au guidage
d'une pièce en alliage à mémoire de forme, telle qu'un ressort, qui prend appui par
ses extrémités sur deux couronnes adjacentes, l'empilement de couronnes entretoisées
par des pièces en alliage à mémoire de forme reposant par l'une de ses extrémités
sur le support susceptible d'être introduit dans l'enceinte, et étant soumis à son
autre extrémité à l'action du dispositif de mise en contrainte.
[0007] Selon une autre caractéristique de l'invention le dispositif de mise en contrainte
comprend une tige traversant axialement et avec étanchéité la paroi supérieure de
l'enceinte, au centre de celle-ci, dont l'extrémité située à l'extérieur de l'enceinte
est associée à des moyens de déplacement axial et dont l'extrémité située à l'intérieur
de l'enceinte est équipée :
- d'une pièce en forme cloche comportant un plateau perpendiculaire à la tige, dont
le bord extérieur est prolongé par une partie tubulaire de diamètre supérieur à celui
des couronnes portant les pièces à traiter et de hauteur telle qu'en position haute
elle permette une amenée et un retrait létéraux des couronnes, et qu'en position basse
son bord inférieur soit situé sensiblement au niveau de la couronnes la plus basse
et,
- d'une pièce profilée de forme générale conique, centrée sur l'axe, dont la pointe
est tournée vers le bas et dont la base posséde un diamètre correspondant sensiblement
au diamètre de l'ouverture des couronnes, cette pièce profilée étant elle-même entourée
par une pièce tubulaire ajourée qui, de forme générale tronconique et dont la petite
base est tournée vers le bas, est destinée à pénétrer dans l'ouverture centrales des
couronnes.
[0008] Cette machine est intéressante en ce sens qu'elle peut permettre le traitement de
plusieurs centaines de pièces au cours d'une même opération, l'éducation étant obtenue
au cours d'un nombre réduit de cycles, inférieur à une dizaine. Ceci est rendu possible
par la structure de la machine, notamment les plateaux supports en forme de couronnes
qui permettent une amenée centrale du fluide caloporteur qui passe de façon régulière
au contact de tous les éléments.
[0009] Ce passage est favorisé par la structure de l'extrémité inférieure du dispositif
de mise en contrainte, qui force l'air à passer au contact des éléments à traiter,
l'air étant amené au centre de l'enceinte, traversant la pièce tubulaire ajourée pour
diffuser radialement vers l'extérieur, ce passage radial étant favorisé par la forme
profilée de l'embout central, l'air redescendant à l'intérieur de la paroi tubulaire
en forme de cloche, avant de remonter dans l'enceinte dans l'espace annulaire compris
entre la face extérieure de cette paroi tubulaire et la paroi de l'enceinte elle-même.
Cette parfaite maîtrise du parcours du fluide caloporteur, associée à l'isolation
thermique de l'enceinte, et aux possibilités de faire varier très rapidement la température
du fluide caloporteur, par chauffage par des résistances et par refroidissement par
vaporisation d'un liquide cryogénique, permet de maintenir l'homogénéité de la température
en diminuant notamment l'influence des effets exothermiques et endothermiques, liés
aux transformations de phases et par suite de limiter le nombre de cycles d'éducation,
tout en bénéficiant d'une excellente reproductibilité des caractéristiques des éléments
traités.
[0010] De toute façon l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit
en référence au dessin schématique annexé représentant à titre d'exemple, non limitatif,
une forme d'exécution de cette machine destinée au traitement d'éléments en alliage
à mémoire de forme constitués par des ressorts.
La Figure 1 est une vue en coupe longitudinale de cette machine ;
La Figure 2 est une vue en coupe à échelle agrandie, de l'empilement de couronnes
portant les ressorts, et de l'extrémité inférieure du dispositif de mise en contrainte
dans deux positions extrêmes respectivement à la partie droite et à la partie gauche
du dessin ;
La Figure 3 est une vue en coupe selon III-III de la Figure 2, représentant une couronne
porte-ressort.
[0011] La machine représentée à la figure 1 comprend un bâti 2 à l'intérieur duquel est
montée une enceinte 3 isolée thermiquement. Cette enceinte 3 comporte une ouverture
latérale 4 destinée à être fermée par une porte 5. Cette porte 5 dont l'étanchéité
de la fermeture est assurée par des joints 6, est actionnée à l'aide d'un vérin 7,
les moyens de guidage de la porte 5 étant tels que pour passer de sa position de fermeture
représentée à la Figure 1 à sa position d'ouverture, la porte soit tout d'abord dégagée
vers l'extérieur, pour décomprimer les joints 6 avant d'être déplacée verticalement
vers le haut.
[0012] La paroi inférieure 8 de l'enceinte 3 comporte un passage 9 pour l'amenée du fluide
caloporteur, cette ouverture étant ménagée au centre de la paroi 8. Dans sa paroi
supérieure 10, l'enceinte 3 comporte plusieurs ouvertures 12 destinées à l'évacuation
du fluide caloporteur. Ces ouvertures 12, réparties de façon symétrique sont excentrées
par rapport à l'axe vertical de l'enceinte 3.
[0013] A l'extérieur de l'enceinte sont ménagées des rampes 13 horizontales, s'étendant
jusqu'à la porte 5. Ces rampes servent au guidage de deux chariots, un premier chariot
14 porte-couronne, et un second chariot motorisé 15. Le mouvement du chariot 15 est
obtenu par un système pignon-crémaillère. Le chariot 15 est équipé d'un crochet 16
pivotant autour d'un axe horizontal, susceptible de pivoter par action d'un vérin
17, pour venir en prise ou non avec un axe 18 appartenant au chariot 14. Il est ainsi
possible d'assurer la manoeuvre du chariot 14 en vue de son introduction ou de son
retrait vis-à-vis de l'enceinte 3, par accouplement avec le chariot motorisé 15. Comme
cela ressort du dessin, la partie centrale du chariot 14 est largement ajourée de
façon à permettre, lorsque le chariot est à l'intérieur de l'enceinte 3, le passage
de fluide caloporteur. Dans la forme d'exécution représentée au dessin, chaque chariot
14 est destiné à recevoir quatre couronnes 19. Les quatre couronnes 19 sont disposées
de façon parallèle et coaxiale, afin de délimiter trois intervalles servant au logement
des ressorts 20 en alliage à mémoire de forme. Chaque couronne (figure 3) comprend
une ouverture centrale 22 de diamètre important vis-à-vis du diamètre de la couronne,
cette couronne présentant une partie extérieure 23 dans laquelle sont ménagés des
trous 24 servant chacun à l'engagement d'une tige 25 qui est entourée par un ressort
20. Les tiges 25 (figure 2) peuvent coulisser vis-à-vis des trous 24 lors des mouvements
d'écartement ou de rapprochement des couronnes les unes vis-à-vis des autres. Les
trous 24 sont régulièrement répartis angulairement sur la couronne, et peuvent être
de l'ordre d'une centaine. Chaque couronne comprend également une partie 26 située
radialement vers l'intérieur dans laquelle sont ménagés des trous 27 pour le passage
de doigts de guidage axial 28 des couronnes les unes relativement aux autres, ainsi
que des évidements 29 pour abaisser l'inertie thermique.
[0014] Le dispositif de mise en contrainte des ressorts (figure 1) comprend une tige 32
traversant la paroi supérieure 10 de l'enceinte 3, disposée selon l'axe de cette enceinte,
dont l'extrémité supérieure est articulée autour d'un axe horizontal 33 à une extrémité
d'un levier 34 dont la partie centrale est articulée autour d'un axe horizontal 35
sur le bâti 2 et dont l'autre extrémité est articulée autour d'un axe 36 parallèle
aux axes précédant, sur l'extrémité de la tige 37 d'un vérin 38. Le corps de ce vérin
est lui-même monté articulé autour d'un axe horizontal 39 sur le bâti. Les mouvements
du vérin vont se traduire par un déplacement vertical de la tige 32 vers le haut ou
vers le bas suivant le sens d'actionnement du vérin.
[0015] A son extrémité inférieure, la tige 32 est équipée d'une pièce 40 en forme de cloche,
présentant un plateau 42 perpendiculaire à l'axe de la tige, dont le bord extérieur
est prolongé par une partie tubulaire 43 de diamètre supérieur à celui des couronnes
portant les ressorts 20 et de hauteur telle qu'en position haute elle permette, comme
représenté en trait plein à la figure 1 l'amenée et le retrait latéral du chariot
porte-couronnes, et qu'en position basse représentée en trait mixte à la figure 1
et en trait plein à la partie droite de la figure 2, son bord inférieur soit situé
sensiblement au niveau de la couronne la plus basse, afin de recouvrir totalement
le volume contenant les ressorts 20 à éduquer.
[0016] De la partie centrale du plateau 40 fait saillie vers le bas un embout profilé 44,
de forme générale tronconique dont la pointe est tournée vers le bas, la paroi de
cet embout étant de révolution, et incurvée vers l'intérieur. Le diamètre de la base
de cet embout correspond sensiblement à l'ouverture des couronnes 19, de façon à permettre
un encastrement dans l'ouverture centrale 22 de ces dernières. L'embout profilé 44
est lui-même entouré par une pièce ajourée 45, cette pièce étant tubulaire, de forme
générale tronconique, et dont la petite base, tournée vers le bas est destinée à pénétrer
dans l'ouverture centrale des couronnes, de telle sorte qu'en position de mise en
contrainte, la petite base de la pièce 45 soit située en dessous de la couronne du
niveau inférieur.
[0017] Lorsque la tige 32 est actionnée vers le bas, le plateau 42 prend appui sur la couronne
supérieure 19 et exerce sur celle-ci une pression verticale vers le bas assurant la
compression des ressorts 20 jusque dans la position représentée en traits mixtes à
la figure 1 ou à la partie droite de la figure 2. Il ressort de cette structure, qu'en
position comprimée des ressorts, le fluide caloporteur arrivant par l'ouverture 9,
pénétre dans l'espace ménagé à l'intérieur de la pièce 45, est dévié radialement vers
l'extérieur par l'embout profilé 44, traverse la pièce ajourée 45, s'écoule le long
des ressorts 20, s'écoule ensuite vers le bas le long de la face intérieure de la
paroi 43, puis s'écoule vers le haut dans l'espace annulaire ménagé entre la paroi
43 et la paroi de l'enceinte. Cette structure permet de parfaitement maîtriser le
parcours du fluide caloporteur, et de réaliser un passage rapide d'une température
à une autre, à l'aide d'un volume de fluide d'une valeur réduite.
[0018] Cette machine est équipée d'un dispositif de commande agencé pour piloter successivement
les différentes phases suivantes :
- Ouverture de la porte 5, avance du chariot porte-couronnes 14 et du chariot motorisé
15 jusqu'à introduction du premier dans l'enceinte 3,
- Déverrouillage des deux chariots et retour du chariot motorisé en position de départ,
- Fermeture de la porte 5,
- Mise en température haute et maintien de celle-ci pendant un temps déterminé,
- Descente de l'ensemble mobile du dispositif de contrainte, correspondant à une compression
des ressorts, comme montré à la partie droite de la figure 2,
- Mise en température basse et maintien de cette température pendant un temps déterminé
en position comprimée des ressorts,
- Montée de l'ensemble mobile et remontée des couronnes grâce aux contre ressorts 50
entourant les doigts de guidage 28 et répétition du cycle selon un nombre programmé,
- Mise à la température ambiante de l'intérieur de l'enceinte,
- Ouverture de la porte 5,
- Avance du chariot motorisé 15 et accrochage avec le chariot porte-couronnes 14,
- Retour des deux chariots 14 et 15 en position de départ, le chariot 15 tirant le chariot
14,
- Fermeture de la porte 5.
[0019] Selon un autre mode de réalisation le dispositif de commande est agencer pour piloter
successivement les différentes phases suivantes :
- ouverture de la porte 5,
- avance du chariot 14 porte-couronnes et du chariot motorisé 13, jusqu'à introduction
du premier dans l'enceinte,
- déverrouillage des deux chariots et retour du chariot motorisé 15 en position de départ,
- fermeture de la porte,
- mise en température haute et maintien pendant un temps déterminé,
- descente de l'ensemble mobile 32-45 du dispositif de mise en contrainte,
- mise en température basse et maintien pendant un temps déterminé,
- mise en température haute, l'ensemble mobile 32-45 étant toujours descendu, donc mise
en contrainte,
- répétition d'un cycle de refroidissement et chauffage selon un nombre programmé,
- mise à la température ambiante,
- ouverture de la porte 5,
- avance du chariot motorisé 15 et accrochage avec le chariot porte-couronnes 14,
- retour des deux chariots en position de départ,
- fermeture de porte 5.
[0020] Conformément à une autre possibilité d'utilisation, le dispositif de commande est
agencé pour piloter successivement les différentes phases précédentes, et ce pour
des dizaines de milliers de cycles permettant une étude simultanée sur plusieurs centaines
de ressorts à mémoire de forme de leur comportement en fatigue.
[0021] Comme il ressort de ce qui précéde l'invention apporte une grande amélioration à
la technique existante en fournissant une machine de structure compacte permettant
de réaliser simultanément l'éducation d'un grand nombre d'éléments en alliages à mémoire
de forme, au cours d'un nombre de cycles de déformation très limité, tout en bénéficiant
d'une excellente reproductibilité des éléments traités au cours de diverses opérations.
[0022] Comme il va de soi l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cette
machine décrite ci-dessus à titre d'exemple, elle en embrasse au contraire toutes
les variantes de réalisation. C'est ainsi notamment que le nombre des couronnes pourrait
être différent, que les moyens d'actionnement de la tige 32 pourraient être différents,
ou que l'introduction des couronnes à l'intérieur de l'enceinte pourrait être réalisée
par d'autres moyens, sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention.
1) Machine de traitement thermo-mécanique pour éléments en alligages à mémoire de forme,
caractérisée en ce qu'elle comprend :
- une enceinte (3) isolée thermiquement reliée à une source de fluide gazeux caloporteur
successivement chaud et froid,
- un support (14) susceptible d'être introduit dans l'enceinte (3), portant plusieurs
plateaux (19) superposés entre lesquels sont disposés les éléments en alliage à mémoire
de forme, les plateaux étant agencés pour permettre le passage du fluide gazeux,
- un dispositif (32) de mise en contrainte agissant sur les plateaux, perpendiculairement
à ceux-ci et
- un dispositif de commande du cycle de fonctionnement.
2) Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque plateau est constitué
par une pièce (19) en forme de couronne comportant, à proximité de son bord extérieur
et régulièrement répartis angulairement, des trous axiaux (24), dans chacun desquels
est engagée, avec possibilité de coulissement, une tige (25), également engagée dans
une couronne adjacente, chaque tige servant au guidage d'une pièce en alliage à mémoire
de forme, telle qu'un ressort (20), qui prend appui par ses extrémités sur deux couronnes
adjacentes l'empilement de couronnes entretoisées par des pièces en alliage à mémoire
de forme, reposant par l'une de ses extrémités sur le support (14) susceptible d'être
introduit dans l'enceinte, et étant soumis à son autre extrémité à l'action du dispositif
(32) de mise en contrainte.
3) Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que chaque couronne comporte
une partie extérieure dans laquelle sont ménagés les trous de positionnement des pièces
ou alliage à mémoire de forme, plus épaisse que la partie adjacente (20) située radialement
vers l'intérieur, dans laquelle sont ménagées des ouvertures dont certaines (27) sont
destinées au passage de doigts (28) de guidage axial des couronnes les unes relativement
aux autres, et dont les autres (29) permettent un allégement des couronnes.
4) Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le
support (14) est constitué par un chariot ajouré, déplaçable sur un chemin de guidage
(13) entre une position intérieure à l'enceinte et une position extérieure à celle-ci,
après traversée d'une ouverture (4) obturable par une porte (5) fermant avec étanchéité,
les moyens de déplacement du chariot (14) étant constitués par un second chariot (15)
motorisé qui, guidé sur des profilés (13) à l'extérieur de l'enceinte et déplaçable
par un système pignon-crémaillère, est équipé de moyens d'accouplement avec le chariot
support.
5) Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que les moyens d'accouplement
entre le chariot motorisé (15) et le chariot support (14) sont constitués par un crochet
(16) articulé sur le chariot motorisé (15) et actionné par un vérin (17), destiné
à venir s'engager derrière une tige (18) ou similaire solidaire au chariot support.
6) Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que l'enceinte
(3) comprend, dans sa paroi inférieure (8), une ouverture centrale (9) pour l'amenée
du fluide caloporteur, et dans sa paroi supérieure (10), des ouvertures (12) excentrées
réparties de façon symétrique pour l'évacuation du fluide caloporteur.
7) Machine selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisée en ce que le
dispositif de mise en contrainte comprend une tige (32) traversant axialement et avec
étanchéité la paroi supérieure de l'enceinte (3), au centre de celle-ci, dont l'extrémité
située à l'extérieur de l'enceinte est associée à des moyens de déplacement axial
et dont l'extrémité située à l'intérieur de l'enceinte est équipée :
- d'une pièce (40) en forme cloche comportant un plateau (42) perpendiculaire à la
tige (32), dont le bord extérieur est prolongé par une partie tubulaire (43) de diamètre
supérieur à celui des couronnes (19) portant les pièces à traiter et de hauteur telle
qu'en position haute elle permette une amenée et un retrait latéraux des couronnes
(19), et qu'en position basse son bord inférieur soit situé sensiblement au niveau
de la couronne la plus basse et,
- d'une pièce profilée (44) de forme générale conique, centrée sur l'axe, dont la
pointe est tournée vers le bas et dont la base posséde un diamètre correspondant sensiblement
au diamètre de l'ouverture des couronnes (19), cette pièce profilée étant elle-même
entourée par une pièce tubulaire ajourée (45) qui, de forme générale tronconique et
dont la petite base est tournée vers le bas, est destinée à pénétrer dans l'ouverture
centrale (22) des couronnes.
8) Machine selon la revendication 7, caractérisée en ce que sur l'extrémité supérieure
de la tige (32) du dispositif de mise en contrainte est articulée, autour d'un axe
horizontal (33), une extrémité d'un levier (34), articulé lui-même dans sa partie
centrale, autour d'un axe horizontal (35), sur le bâti de la machine, et dont l'autre
extrémité est articulée, autour d'un axe (36) parallèle aux précédents, à l'extrémité
de la tige (37) d'un vérin (38).
9) Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que les
moyens de réglage de la température du fluide caloporteur comprennent des résistances
électriques pour le chauffage de celui-ci, et une vaporisation de liquide cryogénique,
tel qu'azote ou oxygène pour le refroidissement de celui-ci.
10) Machine selon l'ensemble des revendications 1 à 9, caractérisée en son dispositif
de commande est agencé pour piloter successivement les différentes phases suivantes
:
- ouverture de la porte (5),
- avance du chariot (14) porte-couronnes et du chariot motorisé (13), jusqu'à introduction
du premier dans l'enceinte,
- déverrouillage des deux chariots et retour du chariot motorisé (15) en position
de départ,
- fermeture de la porte,
- mise en température haute et maintien pendant un temps déterminé,
- descente de l'ensemble mobile (32-45) du dispositif de mise en contrainte,
- mise en température basse et maintien pendant un temps déterminé,
- montée de l'ensemble mobile, et remontée des couronnes par l'action des contre ressorts
(50) et répétition du cycle selon un nombre programmé,
- mise à la température ambiante,
- ouverture de la porte (5),
- avance du chariot motorisé (15) et accrochage avec le chariot porte-couronnes (14),
- retour des deux chariots en position de départ,
- fermeture de porte (5).
11) Machine selon l'ensemble des revendications 1 à 9, caractérisée en son dispositif
de commande est agencé pour piloter successivement les différentes phases suivantes
:
- ouverture de la porte (5),
- avance du chariot (14) porte-couronnes et du chariot motorisé (13), jusqu'à introduction
du premier dans l'enceinte,
- déverrouillage des deux chariots et retour du chariot motorisé (15) en position
de départ,
- fermeture de la porte,
- mise en température haute et maintien pendant un temps déterminé,
- descente de l'ensemble mobile (32-45) du dispositif de mise en contrainte,
- mise en température basse et maintien pendant un temps déterminé,
- mise en température haute, l'ensemble mobile (32-45) étant toujours descendu, donc
mise en contrainte,
- répétition d'un cycle de refroidissement et chauffage selon un nombre programmé,
- mise à la température ambiante,
- ouverture de la porte (5),
- avance du chariot motorisé (15) et accrochage avec le chariot porte-couronnes (14),
- retour des deux chariots en position de départ,
- fermeture de porte (5).
12) Machine selon l'une des revendications 10 et 11, caractérisée en son dispositif de
commande est agencé pour piloter successivement les différentes phases précédentes,
et ce pour des dizaines de milliers de cycles permettant une étude simultanée sur
plusieurs centaines de ressorts à mémoire de forme de leur comportement en fatigue.