[0001] La présente invention concerne une pièce d'horlogerie du type mécanique et/ou électromécanique,
et notamment une pièce d'horlogerie dite à quantièmes et à phases de lune.
[0002] Plus particulièrement, cette invention concerne les pièces d'horlogerie, telles que
les montres-bracelets ou les mouvements horométriques, qui sont de petites dimensions
et qui comportent un affichage des quantièmes, c'est-à-dire un affichage de la date,
associé à un affichage des phases de lune pour informer l'utilisateur de la révolution
synodique de la lune, appelée lunaison.
[0003] De façon encore plus précise, cette invention se rapporte à une pièce d'horlogerie
à quantièmes et à phases de lune dans laquelle la roue des quantièmes, qui supporte
un moyen d'affichage de la date et qui comporte classiquement 31 dents, est disposée
au centre de cette pièce, de façon coaxiale aux canons des heures et des minutes.
[0004] Le problème essentiel dans les pièces d'horlogerie comportant des affichages des
quantièmes et des phases de lune est de fournir à l'utilisateur des moyens de correction
rapide de ces deux affichages pour palier, soit une interruption de l'alimentation
en courant dans le cas d'une pièce électromécanique, soit l'absence d'actionnement
du remontoir pour les pièces du type purement mécanique.
[0005] Ainsi, une première méthode pour modifier l'affichage des quantièmes et des phases
de lune consiste à utiliser la tige de remontoir dans sa position et sa fonction de
remise à l'heure des moyens indicateurs des heures et des minutes, puis à faire tourner
ces moyens indicateurs autant de fois qu'il est nécessaire pour passer plusieurs jours,
voire plusieurs semaines.
[0006] On comprend bien que cette méthode est très longue puisque le saut des mécanismes
d'affichage respectivement des quantièmes et des phases de lune ne se répète que toutes
les 24 heures. Ainsi, cette méthode est extrêmement fastidieuse et même pénible.
[0007] Il est donc nécessaire de fournir à l'utilisateur d'autres moyens qui lui permettent
de corriger rapidement ces deux affichages, sans qu'il ait à passer obligatoirement
par l'actionnement des moyens indicateurs des heures et des minutes.
[0008] Par ailleurs, on a toujours souhaité que, lors du fonctionnement normal du mouvement,
le passage d'une date à l'autre et l'évolution visible des phases de lune se fasse
de façon instantanée. Ceci a donné lieu à de nombreuses solutions, dont les plus utilisées
sont connues sous le nom de mécanismes à sautoir. De ce fait, les roues respectivement
des quantièmes et des phases de lune sont constituées par des étoiles, c'est-à-dire
par des disques à dents triangulaires, dont l'entraînement doit se faire par un organe
qui n'est pas en prise constante avec ces étoiles mais qui, sur une période prédéterminée,
à savoir toutes les 24 heures, vient actionner successivement ou simultanément ces
deux étoiles.
[0009] Cet organe d'entraînement peut être constitué, par exemple, par une goupille qui
est solidaire d'une roue et qui engrène avec un renvoi du mouvement horométrique.
[0010] Cependant, on comprend que lorsque ce mécanisme de sautoir est combiné à un système
de correction rapide, l'une des goupilles ou la goupille d'entraînement des étoiles
peut être en prise, par exemple avec l'étoile des quantièmes, tandis qu'au même moment
l'utilisateur modifie la date affichée.
[0011] Le laps de temps pendant lequel la goupille est en prise avec l'étoile correspondante
est relativement long, si bien que cette probabilité est loin d'être négligeable.
[0012] Les pièces d'horlogerie ne peuvent généralement pas supporter une action réversible
des étoiles et il se produirait dans ce cas un blocage ou une rupture de l'un des
constituants.
[0013] Le brevet CH no 4542 qui date de 1891 propose un mécanisme de quantièmes perfectionné
qui répond à ce problème.
[0014] Ce mécanisme comporte donc classiquement une étoile des quantièmes pour l'affichage
des quantièmes, ainsi qu'une étoile dite des lunaisons pour l'affichage des phases
de lune. Ces deux étoiles sont entraînées de façon successive par un organe entraîneur
unique qui est lié à un renvoi du mouvement horométrique et qui est équipé, sur son
flanc, d'une équerre soumise à l'action d'un ressort. Cette équerre vient en prise,
tantôt avec l'étoile des quantièmes, tantôt avec l'étoile des phases de lune pour
provoquer leur avance en combinaison avec des ressorts-sautoirs.
[0015] De plus, ce mécanisme de quantièmes comporte des remises, à savoir des leviers allongés
montés pivotant sur la platine du mouvement, dont une première extrémité libre vient
actionner une des étoiles correspondantes, tandis qu'une seconde extrémité est disponible
extérieurement à la boîte de la montre. Ainsi, l'utilisateur en pressant ces remises
vient directement solliciter les étoiles des quantièmes ou des lunaisons, et il peut
donc modifier l'affichage de façon correspondante. De plus, comme l'équerre de l'organe
entraîneur est reliée élastiquement à la roue qui la porte, cette équerre par un phénomème
d'encliquetage supporte l'action des remises sans la répercuter sur la roue, donc
sur les autres constituants du mouvement.
[0016] Toutefois, un tel mécanisme comporte de nombreux inconvénients.
[0017] En effet, l'utilisation des remises nécessite tout d'abord des ouvertures latérales
dans la boîte qu'il est difficile de rendre étanche, sans oublier que de telles remises
sont généralement peut esthétiques.
[0018] De plus, ces remises sont de forme complexe et en étant relativement longues elles
nécessitent, pour leur déplacement, une course et donc une place importantes. De plus,
leur fabrication et leur montage augmentent sensiblement le prix de revient des pièces
d'horlogerie.
[0019] On remarquera aussi que, dans ce brevet, les deux étoiles respectivement des quantièmes
et des phases de lune sont très éloignées l'une de l'autre si bien qu'elles occupent
elles aussi une place considérable. On comprend donc qu'une telle disposition est
tout d'abord coûteuse, mais qu'aussi elle ne peut pas s'appliquer à la réalisation
d'une pièce d'horlogerie de petites dimensions, qui se veut compacte.
[0020] De surcroît, ce mécanisme peut difficilement équiper une pièce d'horlogerie dans
laquelle l'étoile des quantièmes est centrée sur le mouvement puisque, dans un tel
cas, l'étoile des phases de lune devrait être disposée encore plus à l'extérieur du
mouvement, étant donné que les axes, respectivement de l'étoile des quantièmes, de
l'étoile des phases de lune et de l'organe entraîneur sont disposés sur une droite.
[0021] Par ailleurs, il est décrit dans l'ouvrage "Les montres calendrier modernes" de B.
Humbert, paru en 1953 aux éditions du "Journal Suisse d'Horlogerie", pages 100 et
101, figure 159, un mécanisme dans lequel l'étoile des quantièmes à 31 dents est centrée
sur le mouvement horométrique de façon coaxiale aux deux indicateurs des heures et
des minutes. L'étoile des jours porte une aiguille qui évolue en coïncidence d'indications
des jours de la semaine, marquées à la périphérie extérieure du cadran.
[0022] Dans ce calibre, l'encombrement a été sensiblement optimisé par l'utilisation d'un
organe entraîneur unique, comme dans le mécanisme précédent, mais d'une conception
tout à fait particulière. En effet, cet organe entraîneur comporte une came montée
libre sur une roue qui est entraînée par le mouvement horométrique. Sur cette came
sont ménagés deux doigts, l'un étant destiné à entraîner de façon successive l'étoile
des quantièmes, l'autre celle des phases de lune.
[0023] Cette came est entraînée par la roue dont elle est solidaire, par l'intermédiaire
d'une goupille logée dans un dégagement partiel ménagé à la périphérie de la came.
Dans ce dégagement sont formés deux épaulements aptes à venir en butée contre la goupille.
[0024] Ainsi, lorsque l'on veut corriger rapidement l'une des étoiles d'affichage, la came
peut quitter la goupille qui la pousse puisque cette came est montée libre par rapport
à la roue d'entraînement.
[0025] Toutefois, cette conception est relativement complexe puisqu'elle nécessite des opérations
d'usinage difficiles et des opérations coûteuses de montage et d'ajustage des éléments
entre eux.
[0026] On comprend donc que là encore, il est impossible avec ce calibre d'offrir des dimensions
très faibles à un prix le plus bas possible.
[0027] En outre, le document CH 671 317 décrit une pièce d'horlogerie comportant un affichage
des phases de lune ainsi qu'un affichage des périodes diurnes et nocturnes. Bien que
cet agencement comporte un organe entraîneur permettant de piloter les deux affichages
respectivement des phases de lune et des périodes diurnes et nocturnes, celui-ci ne
peut pas absorber le déplacement indifféremment de l'un ou de l'autre des mécanismes
d'affichage susmentionnés lorsque cet organe entraîneur est en prise avec l'un de
ces mécanismes tandis que l'autre subi l'action de moyens de correction. Ainsi, cet
agencement peut être endommagé lors des actions de correction manuelle effectuées
par l'utilisateur.
[0028] En outre, cet agencement est complexe puisqu'il comporte deux dispositifs distincts
d'engrènement des deux mécanismes d'affichage, et non un seul pour ces deux mécanismes.
[0029] Par ailleurs, le document EP 0 308 793 décrit un mouvement de montre comportant un
affichage des phases de lune et un affichage des quantièmes portés par un anneau intérieurement
denté.
[0030] Ces deux affichages sont entraînés par un organe entraîneur commun constitués par
un roue qui est portée par un axe de forme particulière.
[0031] La correction de l'affichage central des phases de lune se fait par une goupille
portée par l'organe entraîneur, la correction du quantième se faisant quant à elle
par ce même organe ou par un autre mécanisme piloté par la couronne de mise à l'heure.
[0032] Cet agencement est aussi très complexe dans sa forme et dans son fonctionnement.
[0033] Enfin, les documents FR 2 283 477, EP 0 230 878, DE 24 51 443 et FR 2 081 855 décrivent
d'autres agencements selon différents modes de réalisation, mais qui ne répondent
pas aux problèmes posés ci-dessus.
[0034] Ainsi, l'invention a-t-elle pour but de remédier à ces inconvénients en proposant
une pièce d'horlogerie du type mécanique et/ou électromécanique, et notamment une
pièce d'horlogerie fournissant des affichages notamment des quantièmes et des phases
de lune, qui soit de petites dimensions, réalisable à un coût très faible et qui comporte
des moyens de correction rapide de ces affichages, simples et n'altérant pas la compacité
de l'ensemble.
[0035] A cet effet, l'invention a pour objet une pièce d'horlogerie mécanique et/ou électromécanique,
du type comprenant :
- un premier mécanisme d'affichage, notamment un affichage des quantièmes, susceptible
de fournir des informations, telles que la date, modifiées de préférence de façon
instantanée à une fréquence calée sur une période de temps prédéterminée,
- un second mécanisme d'affichage, tel qu'un mécanisme d'affichage des phases de lune
fournissant des informations modifiées, aussi de préférence de façon instantanée,
à une fréquence calée sur une période de temps identique à celle du premier mécanisme,
- des moyens de correction rapide des deux mécanismes d'affichage, comportant des moyens
de commande qui sont de préférence disponibles extérieurement à la pièce d'horlogerie,
et
- un organe entraîneur qui est lié cinématiquement à un renvoi, et qui effectue une
rotation complète sur ladite période de temps, cet organe entraîneur étant susceptible,
d'une part, de piloter le premier mécanisme d'affichage ainsi que le second, et d'autre
part, d'absorber le déplacement indifféremment de l'un ou de l'autre de ces mécanismes
lorsque cet organe entraîneur est en prise avec l'un de ces deux mécanismes et que
le mécanisme avec lequel il engrène subit simultanément l'action des moyens de correction,
cette pièce étant caractérisée en ce que les moyens de correction rapide comprennent
des moyens d'engrènement communs aux deux mécanismes, montés à rotation et susceptibles
d'agir alternativement, sous l'action des moyens de commande, sur l'un ou sur l'autre
des deux mécanismes, les moyens d'engrènement étant disposés, par rapport à un axe
géométrique joignant les deux mécanismes d'affichage, de façon opposée à l'organe
entraîneur et sensiblement au droit de celui-ci par rapport audit axe.
[0036] On comprend donc qu'avec cette disposition, à savoir la combinaison d'un organe entraîneur
unique et d'un système de correction rapide commun aux deux mécanismes, on peut fournir
un agencement rationnel dans lequel le système de correction rapide peut être disposé
sensiblement en regard de l'organe entraîneur, ce qui occupe un minimum de place et
permet une réalisation simple et peu coûteuse.
[0037] Mais d'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture
de la description détaillée qui suit, fait en référence aux dessins annexés qui sont
donnés uniquement à titre d'exemple, et dans lesquels :
- La figure 1 est une vue de dessus d'une pièce d'horlogerie dans laquelle ne sont représentés
que les éléments essentiels de l'invention;
- la figure 2 est une vue en coupe faite selon la ligne II-II de la figure 1;
- la figure 3 est une vue en coupe faite selon la ligne III-III de la figure 1, représentant
essentiellement l'agencement de mobiles formant respectivement un mécanisme d'affichage
des phases de lune et des moyens de correction rapide;
- la figure 4 est une vue en coupe faite selon la ligne IV-IV de la figure 1 et représentant
plus particulièrement différents mobiles formant notamment un mécanisme d'affichage
et des moyens de correction rapide de la figure 3,
- la figure 5 est une vue en coupe faite selon la ligne V-V de la figure 1; et
- la figure 6 est une vue en coupe d'un ressort-sautoir faite selon la ligne VI-VI de
la figure 1.
[0038] En se référant à la figure 1, il est représenté une pièce d'horlogerie selon l'invention
qui comporte un premier mécanisme d'affichage 1, notamment un affichage des quantièmes,
ainsi qu'un second mécanisme d'affichage 2, tel qu'un affichage des phases de lune.
[0039] De plus, cette pièce d'horlogerie comporte, d'une part, des moyens 4 de correction
rapide des deux mécanismes d'affichage respectivement 1 et 2, et d'autre part, un
organe entraîneur 6 qui est conformé pour pouvoir provoquer successivement les déplacements
de ces mécanismes.
[0040] Comme on le voit plus particulièrement sur la figure 2, le mécanisme 1 d'affichage
des quantièmes comporte une roue des quantièmes 8, du type roue à canon, dont le canon
9 est monté libre en rotation sur un canon central 11 d'une roue des heures 10. Le
canon central des heures 11 est lui-même monté de façon coaxiale sur un canon des
minutes 12, cet ensemble pouvant pivoter autour d'un axe de rotation Z1. Bien entendu,
le canon 9 de la roue des quantièmes 8, ainsi que les canons 11 et 12 respectivement
des heures et des minutes sont destinés à recevoir des aiguilles indicatrices évoluant
généralement au-dessus d'un cadran sur lequel sont inscrites des indications appropriées
(non représentées). La roue des quantièmes 8 est disposée en appui axial librement
sur un renvoi 14 chassé sur la roue à canon des heures 10. Ainsi, le renvoi 14 est
disposé directement en-dessous de la roue des quantièmes 8, et il est pris en sandwich
entre cette dernière et la roue à canon des heures 10.
[0041] L'organe entraîneur 6 comporte une roue 16 dont la denture périphérique extérieure
28 engrène et est en prise permanente avec le renvoi 14.
[0042] Le renvoi 14 comporte 12 dents et effectue une rotation sur 12 heures, tandis que
la roue 16 de l'organe entraîneur 6 comporte 24 dents et tourne sur 24 heures.
[0043] La roue 16 est montée libre en rotation, autour d'un axe géométrique Z2, sur un pivot
18 chassé dans une platine 20. Cette roue 16 est par ailleurs en appui axial, par
son flanc arrière, sur la platine 20. Sur cette roue 16 est ménagé un doigt d'entraînement
unique 22 qui est conformé pour venir engrener successivement avec les deux mécanismes
d'affichage 1 et 2, et plus particulièrement, d'une part, directement avec la roue
des quantièmes 8 du premier mécanisme 1, ainsi que, d'autre part, directement avec
une roue des phases de lune 24 du second mécanisme 2.
[0044] Le doigt d'entraînement 22 est solidaire d'un bras élastique 26 avec lequel il vient
de préférence de matière. Le bras élastique 26 est ménagé directement dans le corps
ou planche C de la roue 16, et il vient donc aussi de préférence de matière avec cette
roue 16.
[0045] Ainsi, on remarquera que le corps ou planche C de la roue 16 est partiellement évidé
autour du pivot 18, entre ce dernier et la denture périphérique extérieure 28 de la
roue 16. L'ouverture ou creusure ainsi réalisée, référencée 30, s'étend de façon partiellement
incurvée et de façon centrée à l'axe de rotation Z2 de la roue 16. Le bras élastique
26 est essentiellement logé dans cette ouverture 30. La base du bras élastique 26
s'étend et fait saillie de façon coplanaire à la roue 16 à partir d'un bord extrème
31 de l'ouverture 30, en direction de l'autre bord extrème 33 de cette ouverture et
suivant un arc centré sur l'axe de rotation Z2. On remarque donc que le bras 26 est
ménagé essentiellement dans l'épaisseur de la roue 16. De ce fait, puisque le bras
26 est sensiblement ménagé dans le même plan que le corps ou planche C de la roue
16, et par conséquent dans le même plan que la denture 28, le bras 26 qui est essentiellement
escamoté peut se déplacer à tout moment et dans toutes les directions à l'intérieur
de l'ouverture ou creusure 30. Le doigt d'entraînement 22 qui est ménagé à l'extrémité
libre du bras élastique 26, dans le prolongement de celui-ci, s'élève de façon sensiblement
normale par rapport à la roue 16 et au bras 26 pour venir engrener successivement
avec la roue des phases de lune 24, puis avec la roue des quantièmes 8 et inversément.
[0046] Le bras 26 et le doigt d'entraînement 22, qui sont ménagés entre la denture 28 de
la roue 16 et son axe de rotation Z2, sont avantageusement réalisés par étampage dans
le corps C de la roue 16, par des opérations communes aux opérations de réalisation
de la denture 28.
[0047] La roue 16 étant mécaniquement entraînée par le renvoi 14, elle peut provoquer le
déplacement des deux roues respectivement des phases de lune 24 et des quantièmes
8, à une fréquence calée sur une période de temps prédéterminée, à savoir toutes les
24 heures, et ce par l'intermédiaire du doigt d'entraînement 22 qui vient engrener
avec les dentures extérieures de ces roues. Puisque le doigt d'entraînement 22 est
lié élastiquement à la roue 16 qui le porte par l'intermédiaire du bras 26, on comprend
qu'il est possible d'agir extérieurement sur les deux mécanismes d'affichage 1 et
2, notamment par l'intermédiaire des moyens de correction 4 sans qu'il y ait de répercussion,
c'est-à-dire d'action réversible, sur les autres organes de la pièce d'horlogerie,
par exemple sur le renvoi 14. En effet, le bras élastique 26 absorbe indifféremment
le déplacement de l'un ou de l'autre des mécanisme d'affichage 1 ou 2 lorsque l'organe
entraîneur 6, et notamment le doigt d'entraînement 22 de la roue 16, est en prise
avec l'un de ces deux mécanismes 1 ou 2 et que le mécanisme avec lequel cet organe
entraîneur 6 engrène, subit simultanément l'action des moyens de correction 4.
[0048] Le bras élastique 26, lorsqu'il engrène avec la roue 8, a la possibilité de s'étendre
en partie sous la denture de la roue 24. On peut donc réaliser un bras élastique 26
relativement long, ménagé au proche de la denture extérieure 28.
[0049] D'autre part, on remarque que le doigt d'entraînement 22 grâce à sa liberté de mouvement
radial, en plus de sa liberté de mouvement tangentiel, peut aller à fond de denture
de l'une des roues 8 ou 24 sans blocage dans l'engrènement entre l'organe entraîneur
6 et ces roues 8 et 24.
[0050] On peut donc prévoir des tolérances de fabrication moins sévères.
[0051] De plus, l'ébat axial de la roue 16 est limité par les deux roues 8 et 24 sous lesquelles
cette roue évolue.
[0052] Pour pouvoir pivoter de façon instantannée, c'est-à-dire par sauts, les deux roues
des quantièmes 8 et des phases de lune 24 sont respectivement associées à des extensions
élastiques 32 et 34. L'un des flancs, dit flanc intérieur, des extrémités libres coudées
de ces extensions vient encliqueter sur les dentures externes des deux roues 8 et
24.
[0053] On remarquera que les deux extensions élastiques 32 et 34 viennent de matière et
sont ménagées sur un même et seul ressort-sautoir 36 commun aux deux mécanismes d'affichage
1 et 2. Le ressort-sautoir 36 comporte donc une embase 38 dans la région centrale
de laquelle est disposée une vis de fixation 40 engagée dans la platine 20. Deux plots
de positionnement 42 et 44 sont engagés dans des orifices correspondants ménagés dans
des régions extrêmes ou ailes de l'embase 38 pour permettre, avant fixation définitive
par la vis 40, le positionnement relatif des extensions élastiques 32 et 34 par rapport
aux roues 8 et 24 avec lesquelles elles coopèrent. On observera par ailleurs que les
deux extensions 32 et 34 qui s'élèvent normalement de l'embase 38 s'étendent l'une
par rapport à l'autre en formant un V dans lequel vient se loger avantageusement l'organe
entraîneur 6.
[0054] La roue des phases de lune 24 est montée pivotante sur une goutte 50 ménagée dans
la platine 20, et dans laquelle est engagée une vis de fixation 52 dont la tête maintient
axialement la roue 24 qui est montée libre en rotation par rapport à la platine 20,
autour d'un axe de rotation Z3.
[0055] En se référant plus particulièrement à la figure 3, on remarquera que la roue des
phases de lune 24 peut être actionnée par les moyens de correction 4, de préférence
à l'aide d'un pignon intermédiaire 60 en prise constante avec la roue des phases de
lune 24. Ce pignon intermédiaire 60 est monté libre en rotation sur un pivot 62 chassé
dans la platine 20 et il permet de faire tourner les deux roues 8 et 24 dans le même
sens.
[0056] Comme on le voit par ailleurs sur les figures 3 et 4, les moyens 4 de correction
rapide des deux mécanismes d'affichage 1 et 2 comportent un pignon 64 du type pignon-baladeur.
Ce pignon-baladeur 64 est un pignon étagé dont un premier étage, dit supérieur, est
constitué par une roue 66 apte à venir engrener, soit avec la roue des quantièmes
8 (figure 4), soit indirectement, c'est-à-dire par l'intermédiaire du pignon 60, avec
la roue des phases de lune 24 (figure 3). Dans un autre mode de réalisation, non représenté,
on ne prévoit aucun pignon intermédiaire 60, si bien que la roue 66 peut venir engrener
directement avec la roue des phases de lune 24.
[0057] Le second, dit étage inférieur, du pignon baladeur 64 est constitué par un pignon
68 qui engrène de façon permanente avec une roue correctrice 70 (figure 4) qui est
reliée cinématiquement, de préférence par des moyens mécaniques non représentés, à
des moyens de commande uniques contitués par un ensemble couronne 72 - tige de remontoir
74 représentés sur la figure 1. La liaison entre la roue correctrice 70 et les moyens
de commande extérieurs 72, 74 étant classique, elle n'a été ici représentée de façon
détaillée.
[0058] Le pignon-baladeur 64 comporte de plus un pivot étagé 76 dont la partie supérieure
reçoit, chassée sur celle-ci, la roue 66, tandis qu'est chassé sur la partie inférieure
de ce pivot 76 le pignon 68 qui est entraîné mécaniquement par la roue correctrice
70. La roue 66 et le pignon 68 sont séparés axialement par l'intermédiaire d'un collet
78 ménagé directement sur le pivot 76.
[0059] La partie inférieure du pivot 76 est montée libre en rotation et en translation à
l'intérieur d'une rainure de guidage 80 pour permettre au pignon-baladeur 64 de se
déplacer librement en translation par rapport à la platine 20. La rainure 80 est droite
ou sensiblement incurvée. Ainsi, lorsque l'on fait pivoter, par l'intermédiaire des
moyens de commande extrérieurs 72, 74, la roue correctrice 70 dans une première direction
représentée par la flèche F1 (figure 1), le pignon-baladeur 64 se déplace dans la
rainure 80 selon un premier sens de déplacement D1 (figure 3) pour aller vers la roue
des quantièmes 8 et venir engrener avec celle-ci. On peut donc corriger la date affichée
de façon extrêmement rapide.
[0060] Lorsque l'on tourne la roue correctrice 70 dans le sens de la flèche F2, toujours
par l'intermédiaire des moyens de commande extérieurs 72, 74, le pignon-baladeur 64
désormais se translate vers le pignon intermédiaire 60 dans un second sens de déplacement
D2 pour engrener avec ce pignon 60. On peut donc modifier rapidement l'information
fournie par le second mécanisme d'affichage des phases de lune 2.
[0061] On comprend donc que le pignon-baladeur 64 constitue des moyens d'engrènement communs
aux deux mécanismes d'affichage 1 et 2, montés à rotation et susceptibles d'agir alternativement,
sous l'action des moyens de commande 72, 74, sur l'un ou sur l'autre de ces deux mécanismes
1 et 2.
[0062] On remarquera que l'axe de rotation Z4 du pignon 64 est déplaçable en translation
par rapport à la platine 20.
[0063] La pièce d'horlogerie selon l'invention comporte de plus une bride d'appui 90 (figures
1 et 5) dont la base 92 est maintenue fixement sur la platine 20 par l'intermédiaire
d'une vis de fixation 94 engagée dans la platine. L'embase 92 est disposée au voisinage
de la périphérie de la pièce d'horlogerie selon l'invention. De cette embase 92 s'étend
une partie de recouvrement 96 qui vient coiffer, au moins en partie, le pignon intermédiaire
60, le pignon-baladeur 64, ainsi que la roue des quantièmes 8. Cette partie de recouvrement
96 vient reposer par son extrémité libre sur une goupille 98 chassée dans la platine
20 et permettant de définir une hauteur fixe entre cette partie de recouvrement 96
et la surface supérieure de la platine 20. A l'intérieur de cette partie de recouvrement
96 est ménagée une languette 100 qui est découpée par étampage et qui est légèrement
courbée en direction de la platine 20 pour venir en appui sur la surface supérieure
du pignon-baladeur 64, et notamment sur sa roue 66. Cet appui facilite le déplacement
en translation du pignon-baladeur 64 par création d'une pression entraînant un moment
résistant lors de l'actionnement de la roue correctrice 70.
[0064] L'axe de rotation Z1 de la roue des quantièmes 8 est confondue avec l'axe central
de la pièce d'horlogerie selon l'invention.
[0065] Ainsi, les deux axes de rotation respectivement Z1 de la roue des jours 8 et Z3 de
la roue des phases de lune 24 peuvent être réunis par un axe géométrique normal X1,
constituant l'un des rayons de la pièce d'horlogerie selon l'invention.
[0066] On observera que les moyens 4 de correction rapide et l'organe entraîneur 6 sont
disposés de part et d'autre de l'axe géométrique X1 joignant les deux axes de rotation
Z1 et Z3. Ainsi, les moyens d'engrènement 64 sont disposés de façon sensiblement opposée
à l'organe entraîneur 6 et sensiblement au droit de celui-ci par rapport à l'axe géométrique
X1.
[0067] Puisque l'organe entraîneur 6 et les moyens de correction rapide 4 sont disposés
l'un en regard de l'autre, de part et d'autre des deux mécanismes d'affichage 1 et
2, on obtient une construction particulièrement compacte qui occupe un minimum de
place.
[0068] En d'autres termes, on obtient une construction, dite en croix, dans laquelle les
deux axes de rotation respectivement Z4 du pignon-baladeur 64 et Z2 de l'organe entraîneur
6 forment un axe géométrique Y1 (figure 1) sensiblement normal à l'axe géométrique
X1.
[0069] Les extensions 32 et 34 sont disposées de part et d'autre de l'axe géométrique Y1,
le ressort-sautoir unique et commun 36 étant sensiblement centré par rapport à cet
axe géométrique Y1.
[0070] On observera aussi que dans cette construction la roue des jours 8 et la roue des
phases de lune 24 sont extrêmement rapprochées, ce qui diminue d'autant leur encombrement.
1. Pièce d'horlogerie du type mécanique et/ou électromécanique, comprenant :
- un premier mécanisme d'affichage (1), notamment un affichage des quantièmes, susceptible
de fournir des informations, telles que la date, modifiées de préférence de façon
instantanée à une fréquence calée sur une période de temps prédéterminée,
- un second mécanisme d'affichage (2), tel qu'un mécanisme d'affichage des phases
de lune fournissant des informations modifiées, aussi de préférence de façon instantanée,
à une fréquence calée sur une période de temps identique à celle du premier mécanisme,
- des moyens (4) de correction rapide des deux mécanismes d'affichage (1,2), comportant
des moyens de commande (72,74) qui sont de préférence disponibles extérieurement à
la pièce d'horlogerie, et
- un organe entraîneur (6) qui est lié cinématiquement à un renvoi (14), et qui effectue
une rotation complète sur ladite période de temps, cet organe entraîneur (6) étant
susceptible, d'une part, de piloter le premier mécanisme d'affichage (1) ainsi que
le second (2), et d'autre part, d'absorber le déplacement indifféremment de l'un ou
de l'autre de ces mécanismes (1,2) lorsque cet organe entraîneur (6) est en prise
avec l'un de ces deux mécanismes (1,2) et que le mécanisme (1,2) avec lequel il engrène
subit simultanément l'action des moyens de correction (4), caractérisée en ce que
les moyens de correction (4) rapide comprennent des moyens d'engrènement (64) communs
aux deux mécanismes (1,2), montés à rotation et susceptibles d'agir alternativement,
sous l'action des moyens de commande (72,74), sur l'un ou sur l'autre des deux mécanismes
(1,2), les moyens d'engrènement (64) étant disposés, par rapport à un axe géométrique
(X1) joignant les deux mécanismes d'affichage (1,2), de façon opposée à l'organe entraîneur
(6) et sensiblement au droit de celui-ci par rapport audit axe (X1).
2. Pièce d'horlogerie selon la revendication 1, caractérisée en ce que les premier et
second mécanismes d'affichage (1,2) comportent respectivement deux roues extérieurement
dentées (8,24) montées à rotation respectivement autour de deux axes distincts (21,23)
l'organe entraîneur (6) ainsi que les moyens (4) de correction rapide étant susceptibles
de venir engrener avec la denture extérieure desdites roues (8,24).
3. Pièce d'horlogerie selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce qu'elle comprend
des moyens de commande uniques constitués par un ensemble couronne (72) - tige de
remontoir (74).
4. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les
moyens d'engrènement comportent un pignon du type pignon-baladeur (64).
5. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce
que l'organe entraîneur (6) comporte une roue (16) en prise permanente avec le renvoi
(14), l'organe entraîneur (6) comportant de plus un doigt d'entraînement (22) lié
élastiquement à celui-ci et conformé pour venir engrener successivement avec les deux
mécanismes d'affichage (1,2), ce doigt d'entraînement (22) étant ménagé entre la denture
(28) de ladite roue (16) et son axe de rotation (Z2).
6. Pièce d'horlogerie selon la revendication 5, caractérisée en ce que ledit doigt (22)
est solidaire d'un bras élastique (26) ménagé dans le corps (c) de ladite roue (16).
7. Pièce d'horlogerie selon la revendication 6, caractérisée en ce que ledit doigt (22)
et le bras (26) dont il est solidaire viennent de matière avec la roue (16).
8. Pièce d'horlogerie selon la revendication 6 ou 7, caractérisée en ce que le bras élastique
(26) est ménagé dans le même plan que celui de la denture de la roue (28).
9. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications 6 à 8, caractérisée en ce que ledit
bras (26) est coudé et présente un rayon de courbure centré sur l'axe de rotation
(Z2) de ladite roue (16).
10. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications 6 à 9, caractérisée en ce que ledit
doigt (22) est ménagé à l'extrémité libre du bras (26), dans le prolongement de celui-ci
et s'en élève d'une façon sensiblement normale.
11. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications 6 à 10, caractérisée en ce que le
bras (26) et le doigt (22) sont réalisés par étampage dans le corps de la roue.
12. Pièce d'horlogerie selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée
en ce qu'elle comporte un ressort-sautoir (36) qui est commun aux deux mécanismes
d'affichage (1,2) et qui comporte deux extensions en V formant ressort, agissant respectivement
sur l'un des deux mécanismes (1,2).
1. Mechanisches und/oder elektromechanisches Zeitmeßgerät, umfassend:
- einen ersten Anzeigemechanismus (1), insbesondere eine Datumsanzeige, welcher Informationen,
wie das Datum, liefert, die vorzugsweise augenblicklich mit einer auf eine vorbestimmte
Zeitperiode bezogenen Frequenz modifiziert werden,
- einen zweiten Anzeigemechanismus (2), wie einen Mondphasenanzeigemechanismus, der
Informationen liefert, welche ebenfalls vorzugsweise augenblicklich mit einer auf
eine identische Zeitperiode wie bei der des ersten Mechanismus bezogenen Frequenz
modifiziert werden,
- Mittel (4) für die Schnellkorrektur der beiden Anzeigemechanismen (1, 2), umfassend
Steuermittel (72, 74), die vorzugsweise außerhalb des Zeitmeßgerätes verfügbar sind,
und
- ein Antriebsorgan (6), das kinematisch mit einem Zwischenrad (14) verbunden ist
und das eine vollständige Drehung in der genannten Zeitperiode ausführt, welches Antriebsorgan
(6) einerseits den ersten Anzeigemechanismus (1) wie auch den zweiten (2) steuern
kann und andererseits unabhängig voneinander die Verlagerungen dieser Mechanismen
(1, 2) absorbieren kann, wenn dieses Antriebsorgan (6) im Eingriff mit einem der beiden
Mechanismen (1, 2) ist, und daß der Mechanismus (1, 2), mit welchem es kämmt, gleichzeitig
der Wirkung der Korrekturmittel (4) unterliegt, dadurch gekennzeichnet, daß die Schnellkorrekturmittel
(4) Eingriffsmittel (64) umfassen, die den beiden Mechanismen (1, 2) gemeinsam sind,
drehbeweglich gelagert sind und derart gestaltet sind, daß sie alternierend unter
der Wirkung der Steuermittel (72, 74) auf den einen oder den anderen der beiden Mechanismen
(1, 2) einwirken, wobei die Eingriffsmittel (64) bezüglich einer geometrischen Achse
(X1), die die beiden Anzeigemechanismen (1, 2) verbindet, gegenüber dem Antriebsorgan
(6) und im wesentlichen rechtwinklig zu diesem bezüglich der genannten Achse (X1)
angeordnet sind.
2. Zeitmeßgerät nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der erste und der zweite
Antriebsmechanismus (1, 2) jeweils außenverzahnte Räder (8, 24) umfassen, jeweils
drehbeweglich um zwei getrennte Achsen (21, 23), wobei das Antriebsorgan (6) wie auch
die Schnellkorrekturmittel (4) in Eingriff bringbar sind mit der Außenverzahnung der
Räder (8, 24).
3. Zeitmeßgerät nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß es ein einziges Steuermittel
umfaßt, gebildet von einer Baugruppe Krone (72) - Aufzugswelle (74).
4. Zeitmeßgerät nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß die Eingriffsmittel
ein Ritzel vom Verschieberitzeltyp (64) umfassen.
5. Zeitmeßgerät nach einem der vorangehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß das
Antriebsorgan (6) ein Rad (16) umfaßt, das ständig im Eingriff mit dem Zwischenrad
(14) ist, welches Antriebsorgan (6) zusätzlich einen Antriebsfinger (22) umfaßt, der
elastisch mit ihm verbunden ist und ausgebildet ist, um sukzessiv in Eingriff mit
den beiden Anzeigemechanismen (1, 2) zu gelangen, welcher Antriebsfinger (22) zwischen
der Verzahnung (28) des Rades (16) und seiner Drehachse (Z2) ausgebildet ist.
6. Zeitmeßgerät nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß der Finger (22) mit einem
elastischen Arm (26) verbunden ist, der in den Korpus (c) dieses Rades (16) eingearbeitet
ist.
7. Zeitmeßgerät nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß der Finger (22) und der
Arm (26), mit dem er verbunden ist, einstückig mit dem Rad (16) ausgebildet sind.
8. Zeitmeßgerät nach Anspruch 6 oder 7, dadurch gekennzeichnet, daß der elastische Arm
(26) in derselben Ebene ausgebildet ist wie die Verzahnung der Rades (28).
9. Zeitmeßgerät nach einem der Ansprüche 6 bis 8, dadurch gekennzeichnet, daß der Arm
(26) gebogen ist und einen Krümmungsradius aufweist, der auf die Drehachse (Z2) dieses
Rades (16) zentriert ist.
10. Zeitmeßgerät nach einem der Ansprüche 6 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß der Finger
(22) am freien Ende des Armes (26) in Verlängerung desselben ausgebildet ist und sich
von diesem im wesentlichen senkrecht abhebt.
11. Zeitmeßgerät nach einem der Ansprüche 6 bis 10, dadurch gekenzeichnet, daß der Arm
(26) und der Finger (22) durch Prägen in dem Radkorpus hergestellt sind.
12. Zeitmeßgerät nach einem der vorangehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß es
ein Federsprungglied (36) aufweist, das beiden Anzeigemechanismen (1, 2) gemeinsam
ist und das zwei Fortsätze V umfaßt, welche Federn bilden und auf jeweils einen der
beiden Mechanismen (1, 2) einwirken.
1. Timepiece of the mechanical and/or electromechanical type comprising :
- a first display mechanism (1), in particular a date mechanism, adapted to furnish
information such as the date, preferably changed in an instantaneous manner at a frequency
fixed on a predetermined time period,
- a second display mechanism (2), such as a moon phase display furnishing information,
also preferably changed in an instantaneous manner, at a frequency fixed on a time
period identical to that of the first mechanism,
- rapid correction means (4) for both display mechanisms (1, 2) including control
means (72, 74) preferably accessible from the exterior of the timepiece, and
- a driving device (6) kinematically coupled to a setting wheel (14) and which effects
one complete rotation during said time period, said driving device (6) being adapted,
on the one hand, to control the first (1) as well as the second (2) display mechanism,
and, on the other hand, to absorb equally the displacement of one or the other of
such mechanisms (1, 2) when said driving device (6) is in mesh with one of such mechanisms
(1, 2) and that the mechanism (1, 2) with which it meshes simultaneously undergoes
operation of the correction means (4), characterized in that said rapid correction
means (4) comprise meshing means (64) common to both mechanisms (1, 2), rotatably
mounted and adapted to act alternately on one or the other of the two mechanisms (1,
2) under the action of the control means (72, 74), the meshing means (64) being arranged
in a manner opposite the driving device (6) relative to a geometric axis (X1) joining
the two display mechanisms (1, 2) and substantially at a right angle relative to said
axis (X1).
2. Timepiece according to claim 1, characterized in that the first and second display
mechanisms (1, 2) include respectively two exteriorly teethed wheels (8, 24) rotatably
mounted respectively about two separate axes (21, 23), the driving device (6) as well
as the rapid correction means (4) being adapted to mesh with the exterior teething
of said wheels (8, 24).
3. Timepiece according to claim 1 or 2, characterized in that it comprises a unique control
means constituted by a crown (72) - winding stem (74) assembly.
4. Timepiece according to one of claims 1 to 3, characterized in that the meshing means
include a pinion of the shifting type (64).
5. Timepiece according to one of the preceding claims, characterized in that the driving
device (6) includes a wheel (16) in permanent mesh with the setting wheel (14), the
driving device (16) further including a drive finger (22) elastically coupled thereto
and shaped to come into mesh successively with the two display mechanisms (1, 2),
such drive finger (22) being provided between the teeth (28) of said wheel (16) and
its rotation axis (Z2).
6. Timepiece according to claim 5, characterized in that said finger (22) is integral
with an elastic arm (26) arranged in the body (c) of said wheel (16).
7. Timepiece according to claim 6, characterized in that said finger (22) and the arm
(26) with which it is integral are formed of material from the wheel (16).
8. Timepiece according to claim 6 or 7, characterized in that the elastic arm (26) is
arranged in the same plane as that of the teeth of the wheel (28).
9. Timepiece according to one of claims 6 to 8, characterized in that said arm (26) is
curved and exhibits a radius of curvature centered on the rotation axis (Z2) of said
wheel (16).
10. Timepiece according to one of claims 6 to 9, characterized in that said finger (22)
is arranged at the free end of the arm (26) in the extension thereof and projects
substantially normal thereof.
11. Timepiece according to one of claims 6 to 10, characterized in that the arm (26) and
the finger (22) are formed by stamping in the body of the wheel.
12. Timepiece according to any one of the preceding claims, characterized in that it includes
a jumper spring (36) common to both display mechanisms (1, 2) and which includes two
extensions in a V arrangement forming springs acting respectively on one of the two
mechanisms (1, 2).