[0001] La présente invention a pour objet une machine de formage et d'encollage de caisses
en carton.
[0002] De façon plus précise, l'invention concerne une machine qui permet, à partir d'une
pièce en carton prédécoupée et comportant des traits de pliage, de réaliser automatiquement
les pliages nécessaires de la pièce en carton et d'assurer le collage de certaines
parties de la pièce en carton, lorsque celle-ci a été convenablement formée.
[0003] On sait que les entreprises qui effectuent la commercialisation, notamment des fruits
et de certains légumes, utilisent de très nombreuses caisses en carton perdues pour
le conditionnement de ces produits. Ces caisses en carton doivent bien sûr être très
résistantes d'une part pour permettre leur manipulation aisée et, d'autre part, pour
assurer la protection des fruits ou légumes qui y ont été placés.
[0004] Il existe bien sûr de nombreux types de caisses en carton utilisés pour le conditionnement
de fruits ou de légumes. Sur la figure 1 annexée, on a représenté un type de caisse
en carton le plus fréquemment utilisé. Cette caisse comporte un fond 10, deux grands
côtés 12 et 14 et deux petits côtés 16 et 18. Ces deux petits côtés étant prolongés
par des rabats 20 et 22 qui sont parallèles au fond 10 et qui recouvrent les extrémités
de l'ouverture définie par les différents côtés.
[0005] Comme on l'a déjà indiqué, ces caisses en carton sont réalisées à partir d'une pièce
de carton prédécoupée et comportant des traits de prépliage. La figure 2 annexée montre
une telle pièce en carton. La pièce en carton 28 de la figure 2 comporte une partie
30 formant le fond 10, des parties 32, 34, 36 et 38 formant les quatre côtés de la
caisse, ces dernières parties étant séparées de la partie 30 par des traits 39 de
prépliage. Les parties 36 et 38 correspondant aux petits côtés sont prolongées par
des portions 40 et 42 correspondant aux rabats 20 et 22 de la figure 1. Pour permettre
la formation de la caisse, les parties 36 et 38 formant les petits côtés sont prolongées
latéralement par des flancs 44, 46, 48 et 50. De la même manière, les portions 40
et 42 destinées à constituer les rabats sont prolongées latéralement par des flancs
référencés 52, 54, 56 et 58. En outre, il est possible de munir les parties 32 et
34 destinées à former les grands côtés de la caisse d'encoches destinées à recevoir
les oreilles 52 à 58 des rabats 40 et 42 après le pliage de celles-ci.
[0006] Pour former la caisse, il faut dans un premier temps replier les petits côtés 36
et 38, puis les flancs 44 à 50 des petits côtés, puis plier les parties 32 et 34 correspondant
aux grands côtés, enfin il faut plier les portions 40 et 42 correspondant aux rabats
ainsi que les flancs 52 à 58 des rabats 40 et 42 sur les portions 32 et 34 formant
les grands côtés. La figure 3 montre une partie d'une caisse ainsi conformée. Afin
de terminer la fabrication de la caisse, il est bien sûr nécessaire de procéder au
collage de certaines parties de la pièce en carton après le pliage qui vient d'être
décrit. Pour cela les verso des flancs 44 à 50 sont pré-encollés, ainsi que les rectos
des flancs 52 à 58 des rabats 40 et 42.
[0007] On comprend que la machine qui sert à réaliser les caisses à partir des pièces en
carton du type représenté sur la figure 8 doivent, d'une part, assurer les pliages
qui ont déjà été décrits et cela dans un ordre convenable pour qu'on obtienne effectivement
la configuration indiquée et, d'autre part, cette machine, après le formage de la
caisse, doit assurer aux endroits convenables une pression suffisante entre les différentes
parties de la pièce de carton pour assurer le collage effectif des différentes parties
de la caisse. On comprend aisément que cette application de la pression se présente
essentiellement à chaque coin de la caisse pour assurer le collage de l'extrémité
des grands côtés 32 et 34 sur les flancs 44 à 50 qui sont pré-encollés et pour assurer
également le collage des flancs 52 à 58 des rabats 40 et 42 sur les flancs 44 à 50
des petits côtés 36 et 38. La figure 3 montrant un "coin" de la caisse permet de mieux
comprendre ce problème.
[0008] Les machines qui servent actuellement à réaliser les différents pliages mentionnés
ci-dessus et à assurer l'application de la pression nécessaire pour effectuer l'encollage
comprennent essentiellement un piston qui agit sur la partie 30 de la pièce de carton
réalisant le fond de la caisse et des joues de pliage montées à l'extrémité de vérins
hydrauliques ou pneumatiques qui, par leur déplacement en translation, réalisent les
différents pliages et assurent en fin de course l'application de la pression nécessaire
pour obtenir l'encollage. De telles machines sont d'une utilisation et d'un réglage
relativement délicats en plus des contraintes qu'entraînent l'utilisation et la commande
de vérins hydrauliques ou pneumatiques. La première difficulté consiste dans le fait
qu'il faut commander avec une grande précision les déplacements relatifs des différents
vérins pour assurer effectivement le pliage des différentes parties de la pièce de
carton afin d'obtenir un placement correct de celles-ci et afin d'assurer la pression
nécessaire au collage. Or ce réglage est délicat et peut s'altérer dans le temps.
[0009] La deuxième difficulté consiste dans le fait que, si pour réaliser ces caisses en
carton, la pièce de carton 28 comporte toujours les mêmes parties et nécessite les
mêmes pliages, les dimensions de ces différentes parties peuvent varier suivant la
taille des caisses en carton que l'on veut réaliser. Pour changer de dimensions de
caisses en carton, il est nécessaire de procéder à de nouveaux réglages de la commande
des différents vérins portant les joues de pliage, ce qui est bien sûr une opération
longue et délicate.
[0010] On comprend que l'opération la plus délicate consiste dans le pliage et l'application
de la pression des portions de la pièce de carton qui forme les flancs 44 à 50 et
52 à 58. En particulier, le réglage des vérins commandant les déplacements des joues
assurant le pliage de ces différentes parties et leur maintien dans la phase d'encollage
est très délicat à assurer.
[0011] Pour remédier à ces inconvénients, un objet de l'invention est de fournir une machine
de formage et d'encollage dans laquelle le mouvement relatif des joues de pliage assurant
le pliage des rabats mentionnés ci-dessus est assuré de façon entièrement mécanique
et sans nécessiter de réglage lorsque l'on change de dimensions de caisses à réaliser.
[0012] Pour atteindre ce but, la machine de formage et d'encollage d'une caisse en carton
obtenue par pliage et collage d'une pièce de carton prédécoupée comprend un bâti fixe
définissant un plan de référence et elle se caractérise en ce qu'elle comprend en
outre :
- un piston pour définir un gabarit interne de ladite caisse qui peut être amené dans
une position fixe de travail ; et
- quatre éléments mobiles de pliage et de maintien et des moyens de déplacement desdits
éléments mobiles pour déplacer des paires d'éléments mobiles selon une direction xx′
contenue dans le plan de référence en tendant à rapprocher chaque paire d'éléments
mobiles vers ledit piston en position de travail,
chaque élément mobile comprenant un support solidaire d'un des moyens de déplacement,
une première plaque perpendiculaire au plan de référence présentant une première aile
parallèle à la direction xx et une deuxième aile perpendiculaire à la direction xx′,
ladite première plaque étant montée sur le support par l'intermédiaire d'un ensemble
de biellettes n'autorisant un déplacement de ladite plaque que dans le plan dudit
bâti, une deuxième plaque sensiblement plane parallèle au plan du bâti montée sur
ledit support par l'intermédiaire d'un deuxième ensemble de biellettes n'autorisant
un déplacement en translation de ladite deuxième plaque dans un plan perpendiculaire
au plan de référence et parallèle à la direction xx′, et des moyens formant butée
solidaires de ladite deuxième plaque disposés pour être en appui sur ladite deuxième
aile de la première plaque, ladite butée étant plus éloignée du piston que ladite
deuxième aile, par quoi, lors du mouvement de rapprochement, ladite deuxième aile
de la première plaque vient en butée sur ledit piston par l'intermédiaire de la pièce
de carton, ce qui entraîne, lors de la poursuite du mouvement, un déplacement de ladite
première plaque perpendiculairement à la direction xx′ sous l'effet du premier ensemble
de bielles tendant à appliquer ladite première aile de la première plaque sur ledit
piston, et le déplacement de la deuxième plaque selon une direction zz′ perpendiculaire
au plan de référence sous l'effet dudit deuxième ensemble de biellettes en réponse
à la coopération entre la deuxième aile de la première plaque et les moyens formant
butée.
[0013] On comprend qu'ainsi la synchronisation des déplacements des deux plaques qui servent
à plier le rabat de la caisse et les deux flancs correspondants est assurée par la
coopération mécanique entre la pièce formant butée et la deuxième aile de la première
plaque. Il n'y a donc aucun réglage à effectuer même si l'on change la dimension des
caisses à réaliser.
[0014] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront plus
clairement à la lecture de la description qui suit d'un mode de réalisation de l'invention
donné à titre d'exemple non limitatif. La description se réfère aux dessins annexés
sur lesquels :
- la figure 1, déjà décrite, est une vue en perspective d'une caisse en carton réalisable
à l'aide de la machine de formage et d'encollage ;
- la figure 2 déjà décrite est une vue de dessus d'une pièce de carton utilisable avec
la machine selon l'invention ;
- la figure 3, déjà décrite, est une vue partielle en perspective montrant en détail
la façon dont est réalisé un coin d'une caisse en carton ;
- la figure 4 est une vue de dessus simplifiée de l'ensemble de la machine de formage
et d'encollage de caisse en carton ;
- la figure 5 est une vue en perspective d'une partie de caisse en carton dans son stade
de formation correspondant à l'étape finale de formage et d'encollage de la caisse
;
- la figure 6 est une vue de dessus d'un ensemble de maintien de la machine de formage
et d'encollage ;
- la figure 7 est une vue en élévation et en coupe selon la ligne VII-VII de la figure
6 ; et
- les figures 8a à 8c montrent de façon schématique le déplacement de la première et
de la deuxième plaque d'un ensemble de maintien de la machine, respectivement en vue
de dessus et en coupe verticale.
[0015] En se référant à la figure 4, on va décrire de façon simplifiée l'ensemble de la
machine de formage et d'encollage de caisses en carton. La machine comporte un bâti
dont on a représenté le cadre 70. Ce cadre définit un plan de référence qui sera qualifié
d'horizontal dans la suite de la description. Cependant il va de soi que la machine
pourrait être telle que ce plan de référence soit autre que horizontal. Sur la figure
4, on a représenté deux barres de déplacement 72 et 74 qui peuvent être déplacées
en translation selon la direction XX′ correspondant à la grande longueur du cadre
70, la direction XX′ étant disposée dans le plan horizontal de référence. Les barres
72 et 74 sont déplacées en translation par un mécanisme non représenté agissant sur
les extrémités 76 et 76′ de ces barres. Sur chacune des barres 72 et 74 sont montés
deux ensembles de maintien référencés 78 et 80 pour la barre 72 et 82 et 84 pour la
barre 74. Sur la figure 4, on a également fait apparaître un piston 86 qui est mobile
selon une direction zz′ perpendiculaire au plan de référence qui sera qualifié de
vertical dans la suite de la description. Le piston sous l'effet d'un mécanisme non
représenté peut être déplacé selon la direction zz′ jusqu'à ce qu'il arrive dans une
position limite où il est arrêté. Dans une première phase du fonctionnement de la
machine, une pièce en carton, du type de celle qui est représentée sur la figure 2,
est mise en position sur le bâti de la machine. Sous l'effet conjugué de la descente
du piston 86, et de joues de magasin mobiles non représentées, on réalise une partie
des pliages nécessaires à la formation de la caisse. Le piston 86 agit sur la partie
centrale de la caisse en carton et plus précisément sur la partie 30 destinée à former
le fond de la caisse.
[0016] Sur la figure 5, on a représenté en perspective la pièce de carton ayant déjà subi
ces pliages préalables. On voit que les parties de la pièce de carton 32 et 34 formant
les grands côtés de la caisse ainsi que les parties 36 et 38 formant les petits côtés,
ainsi que les flancs des petits côtés qui sont respectivement référencés 44 et 46,
sont également en position. On rappelle que les flancs 44 et 46 sont pré-encollés.
[0017] Comme le montre également la figure 5, les opérations qu'il reste à effectuer consistent
à plier les rabats 40 et 42 pour les amener dans une position horizontale parallèle
au fond 30 de la caisse et à plier les flancs 52 et 54 du rabat 40 pour les amener
contre les grands côtés 32 et 34 de la caisse, les flancs 52 et 54 du rabat 40 étant
déjà pré-encollés. Il va de soi que les mêmes opérations doivent être simultanément
appliquées au rabat 42 et à ses flancs 56 et 58.
[0018] Si l'on revient à la figure 4, on voit que les ensembles de maintien 78 et 80 solidaires
de la barre 72 et les ensembles de maintien 82 et 84 solidaires de la barre 74 peuvent
se déplacer en translation selon la direction xx′ mais ils sont immobiles selon la
direction yy′ perpendiculaire à la direction xx′ et continu dans le plan de référence
du bâti. Comme on le voit également sur la figure 4, le piston 86 qui a été représenté
de façon très schématique, a des dimensions externes modifiables pour constituer,
lorsque le piston 86 est en position basse et complètement étendu, un gabarit dont
les cotes externes correspondent à celles de l'intérieur de la caisse en carton à
réaliser. Le piston 86 a des dimensions externes modifiables puisque, comme on le
voit mieux sur la figure 1, la caisse en carton, lorsqu'elle est terminée, comporte
les rabats 20 et 22. Il est donc nécessaire de pouvoir diminuer la dimension du piston
86 selon la direction xx′ afin de permettre l'extraction du piston lorsque la caissette
est terminée, malgré la présence des rabats 20 et 22 constitués par les parties 40
et 42 de la pièce en carton.
[0019] En se référant maintenant aux figures 6 et 7, on va décrire un mode préféré de réalisation
d'un ensemble de maintien, par exemple l'ensemble 80 de la figure 4. Sur la figure
6, on a représenté la barre d'entraînement ou barre de déplacement 72. A son extrémité
visible, la barre 72 est solidaire d'un mécanisme d'entraînement en translation de
celle-ci, qui porte la référence générale 76′. Un mécanisme similaire est disposé
à l'autre extrémité de la barre 72 pour permettre l'entraînement en translation de
celle-ci selon la direction xx′. En fait, comme on le voit mieux sur la figure 7,
pour assurer un guidage en translation correct, le dispositif d'entraînement est en
réalité constitué par deux barres 72 et 72′. L'ensemble de maintien 80 est rendu solidaire
des barres 72 et 72′ par un ensemble support formé par deux manchons de serrage 83
et 85 de fixation sur la barre 72 et d'une plaque support 87 solidaire des manchons
82 et 84, cette plaque 87 étant disposée parallèlement à la barre 72 et selon la direction
verticale zz′. L'ensemble de maintien 80 est fonctionnellement essentiellement constitué
par deux plaques de pliage, ultérieurement appelées joues de magasin. Sur la figure
6, on a représenté la première joue de magasin 88 qui a la forme d'un coin constitué
par une première aile 90 et par une deuxième aile 91 perpendiculaire à la première
aile 90. L'aile 90 est verticale et parallèle à la direction de déplacement xx′, alors
que l'aile 92 est parallèle à la direction yy′. De préférence, les ailes 90 et 91
sont recouvertes par une couche de matériau antifriction 93. De préférence également,
l'aile 90 se termine par une partie inclinée 90a pour faciliter le début du pliage
du flanc 54 du rabat 40 de la pièce en carton. La joue de magasin 88 est rendue solidaire
du support 86 par l'intermédiaire d'un système à parallélogramme déformable portant
la référence générale 92. Le parallélogramme déformable 92 est constitué par une première
pièce 94 solidaire de la face externe de l'aile 90 de la première joue de magasin
88 ; cette pièce est donc disposée parallèlement à la direction xx′, Le parallélogramme
déformable 92 est également constitué par la pièce 95 également parallèle à la direction
xx′ qui est de plus solidaire de la plaque support 86. Le parallélogramme 92 est complété
par deux ensembles de biellettes 96 et 98. De façon connue, les deux biellettes qui
ont la même longueur sont articulées respectivement sur la pièce 94 et sur la pièce
95 par des axes verticaux portant la référence générale 99. On comprend aisément que
sous l'effet de la déformation du parallélogramme 92, la pièce 95 étant solidaire
du support 87, la pièce 94 peut se déplacer dans le plan de référence en restant parallèle
à la direction xx′ avec une composante de déplacement selon la direction de déplacement
yy′.
[0020] Comme le montre mieux la figure 7, l'ensemble de maintien 80 comporte une deuxième
joue de magasin 100 ou deuxième plaque de pliage qui est disposée parallèlement au
plan de référence horizontal du bâti de la machine. La plaque 100 comporte également
une extrémité 100a inclinée pour faciliter le début du pliage du rabat 40. La joue
de magasin 100 est montée sur le support 86 de l'ensemble de maintien par l'intermédiaire
d'un deuxième système à parallélogramme déformable 102. Le parallélogramme déformable
102 est constitué par une première pièce 104 qui est solidaire de la plaque support
86 et qui est disposée selon la direction xx′. Le système 102 comporte également une
deuxième pièce 106 également parallèle à la direction xx′ et qui est reliée à la pièce
104 par l'intermédiaire de deux paires de biellettes, respectivement référencées 107
et 108. Les biellettes 107 et 108 sont articulées sur les pièces 104 et 106 par l'intermédiaire
des axes 109, 110, 112 et 114. On comprend qu'ainsi la pièce 106 est assujettie à
se déplacer en translation en restant parallèle à la direction xx′. La joue de magasin
100 est fixée sur la pièce 106 par l'intermédiaire d'une pièce de fixation 116. Comme
on le voit sur la figure 7, une pièce formant butée 118 ou talon est également solidaire
de la pièce 106. La butée 118 est disposée de telle manière qu'elle soit maintenue
en appui sur la face postérieure 91a de l'aile 91 de la première plaque de pliage
88. Pour permettre un mouvement relatif entre ces deux pièces sans frottement, une
garniture anti-friction 120 est fixée sur la face 118a de la butée 118. En outre,
un ressort de rappel 122 est interposé entre la plaque support 86 et la pièce formant
butée mécanique 118 afin d'assurer le maintien du talon 118 sur la face arrière 91a
de l'aile 91.
[0021] On comprend que, par l'intermédiaire de la coopération entre la face postérieure
de la plaque de pliage 88 et de la butée 118, qui est solidaire de la plaque de pliage
100, les déplacements des deux plaques de pliage 88 et 100 sont ainsi synchronisés
comme on l'expliquera ultérieurement.
[0022] Sur la figure 7, on a également figuré en pointillés la position des pièces 94 et
95 pour mieux faire comprendre la liaison entre les organes de l'ensemble de maintien
représentés sur les figures 6 et 7.
[0023] En se référant maintenant aux schémas des figures 8a, 8b et 8c, on va décrire le
fonctionnement de l'ensemble de maintien 80. Sur chacune de ces figures, on a représenté
à gauche une vue simplifiée de dessus et à droite une vue simplifiée en élévation
correspondant à la même phase du fonctionnement de la machine que celle qui est représentée
sur la vue de gauche. La figure 8a montre la position initiale, c'est-à-dire celle
dans laquelle les joues de magasins 88 et 100 ne sont pas encore arrivées au contact
de la pièce de carton dans laquelle le piston 86 a déjà été mis en place. Dans le
cas des schémas de la figure 8b, sous l'effet du déplacement du support 87 de l'ensemble
de maintien, on voit que l'aile 91 de la joue de magasin 88 est arrivée en butée sur
le piston fixe 86 par l'intermédiaire de la pièce en carton. Compte tenu du fait que
l'aile 91 ne peut plus se déplacer selon la direction xx′ mais que l'élément support
87 se déplace selon cette direction, le parallélogramme 92 se déforme, ce qui provoque
un déplacement de la joue de magasin 88 selon la direction yy′ et donc le pliage du
flanc 54 du rabat 40.
Simultanément, du fait de la coopération entre la butée 118 solidaire de la joue de
magasin 100 et de l'aile 91 de la joue de magasin 88, le déplacement du support 87
provoque également la déformation du parallélogramme déformable 102, ce qui produit
un déplacement de la plaque 100 selon la direction zz′, c'est-à-dire un déplacement
tendant à abaisser cette plaque et donc le pliage du rabat 40 de la caisse en carton.
[0024] La figure 8c montre la position finale des deux joues de magasin 88 et 100. Comme
le montre cette figure, dans cette position finale, l'aile 90 de la joue de magasin
88 est plaquée contre le grand côté 12 de la caisse en carton et le flanc 54 du rabat
40 tandis que l'aile 91 de la plaque 88 est, elle, plaquée contre le petit côté 16
de la caisse en carton. De même, la plaque de pliage 100 est plaquée contre le rabat
40 de la caisse maintenant celui-ci en position.
[0025] On comprend que, bien entendu, cette même opération a été réalisée simultanément
par les trois autres ensembles de maintien 78, 82 et 84 par le rapprochement synchronisé
des barres d'entraînement 72 et 74 qui portent respectivement les ensembles de maintien
et de pliage 78, 80 et 82, 84. Ainsi les différentes portions pliées de la pièce de
carton sont dans leur position finale et maintenues fermement entre les différents
ensembles de maintien et le piston 86. Cette position est maintenue pendant la durée
nécessaire à la prise de la colle qui est, comme on l'a indiqué, pré-déposée sur les
portions convenables de la pièce de carton servant à réaliser la caisse.
[0026] Il découle de la description précédente que l'opération finale de pliage du rabat
40 et du flanc 54 se fait par les plaques de maintien 88 et 100. Grâce à la coopération
mécanique entre les mouvements de ces deux plaques, la synchronisation des mouvements
est automatiquement réalisée sans qu'il soit nécessaire d'effectuer quelques réglages
que ce soient. La course relative des plaques 88 et 100 est définie par la différence
des longueurs des biellettes formant chacun des parallélogrammes déformables 92 et
102. En outre, si on veut adapter la machine de formage et d'encollage de caisses
à la réalisation d'une caisse de dimensions différentes, il suffit de modifier les
dimensions du piston 86 et de modifier la position de fixation des ensembles de maintien
78 et 80 sur la barre d'entraînement 72 ainsi que les positions de fixation des ensembles
de maintien 82 et 84 sur la barre 74. Il est également nécessaire de modifier la position
de fin de course des barres 74 et 72. En revanche, grâce à la coopération mécanique
déjà mentionnée ci-dessus, il n'est nécessaire de procéder à aucun autre réglage comme
cela est le cas lorsque les joues de magasin sont actionnées séparément par des vérins
pneumatiques ou hydrauliques.
[0027] Dans un mode préféré de réalisation, le déplacement des barres 72 et 74 est assuré
mécaniquement par une chaine cinématique commandant également le mouvement du piston
86. Il va cependant de soi qu'on ne sortirait pas de l'invention si le déplacement
des barres 72 et 74 était commandé par des vérins hydrauliques ou pneumatiques ou
par tout autre moyen convenable.
1. Machine de formage et d'encollage d'une caisse en carton obtenue par pliage et collage
d'une pièce de carton prédécoupée (28), ladite machine comprenant un bâti (70) fixe
définissant un plan de référence, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre :
- un piston (86) pour définir un gabarit interne de ladite caisse qui peut être amené
dans une position fixe de travail ; et
- quatre éléments mobiles de pliage et de maintien (78 à 84) et des moyens de déplacement
(72, 74) desdits éléments mobiles pour déplacer des paires d'éléments mobiles selon
une direction xx′ en tendant à rapprocher chaque paire d'éléments mobiles vers ledit
piston en position de travail,
chaque élément mobile (78 à 84) comprenant un support (87) solidaire d'un des moyens
de déplacement (72), une première plaque (88) perpendiculaire au plan de référence
présentant une première aile (90) parallèle à la direction xx et une deuxième aile
(91) perpendiculaire à la direction xx′, ladite première plaque étant montée sur le
support par l'intermédiaire d'un ensemble de biellettes (92) n'autorisant un déplacement
de ladite plaque que dans le plan de référence, une deuxième plaque (100) sensiblement
plane parallèle au plan du bâti montée sur ledit support par l'intermédiaire d'un
deuxième ensemble de biellettes (102) n'autorisant un déplacement en translation de
ladite deuxième plaque que dans un plan perpendiculaire au plan du bâti et parallèle
à la direction xx′, et des moyens formant butée solidaires de ladite deuxième plaque
disposés pour être en appui sur ladite deuxième aile (91) de la première plaque (88),
ladite butée étant plus éloignée du piston que ladite deuxième aile, par quoi, lors
du mouvement de rapprochement, ladite deuxième aile de la première plaque vient en
butée sur ledit piston par l'intermédiaire de la pièce de carton, ce qui entraîne,
lors de la poursuite du mouvement, un déplacement de ladite première plaque perpendiculairement
à la direction xx′ sous l'effet du premier ensemble de bielles tendant à appliquer
ladite première aile de la première plaque sur ledit piston, et le déplacement de
la deuxième plaque selon une direction zz′ perpendiculaire au plan de référence sous
l'effet dudit deuxième ensemble de biellettes en réponse à la coopération entre la
deuxième aile de la première plaque et les moyens formant butée.
2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits moyens de déplacement
comprennent deux barres d'entraînement (72, 74), chaque paire d'éléments mobiles de
maintien (78, 80 et 82, 84) étant solidaire d'une desdites barres et des moyens (76,
76′) pour déplacer en synchronisme lesdites barres selon la direction xx′ perpendiculaire
à leur axe longitudinal.
3. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que chaque
élément mobile de maintien comprend une plaque support (87) perpendiculaire au plan
de référence sur laquelle sont fixées une première pièce (95) parallèle à la direction
xx′ sur laquelle est fixé le premier ensemble de biellettes (96, 98) et une deuxième
pièce (104) également parallèle à la direction xx′ sur laquelle est fixé le deuxième
ensemble de biellettes (107, 108).
4. Machine selon la revendication 3, caractérisée en ce que les biellettes (96, 98) du
premier ensemble (92) sont articulées sur ladite première pièce (95) autour d'axes
perpendiculaires au plan de référence et articulées sur une première pièce de fixation
(94) solidaire de la première aile (90) de ladite première plaque (88), et en ce que
les biellettes (107, 108) dudit deuxième ensemble (102) sont articulées sur ladite
deuxième pièce (104) autour d'axes parallèles audit plan de référence et articulée
sur une deuxième pièce de fixation (106, 116) solidaire de ladite deuxième plaque
(100).
5. Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que lesdits moyens formant butée
comprennent un talon (118) s'étendant perpendiculairement au plan de référence solidaire
de ladite deuxième pièce de fixation (106, 116), ledit talon prenant appui sur la
face postérieure (91a) de la deuxième aile (91) de ladite première plaque (88).
6. Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce qu'un élément élastique de rappel
(122) est interposé entre ladite plaque support (87) et ledit talon (118).
7. Machine selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisée en ce qu'un
élément anti-friction (120) est interposé entre ledit talon (118) et ladite face postérieure
(91a) de la deuxième aile (91) de ladite deuxième plaque.
8. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que la
face de ladite deuxième aile (91) tournée vers ledit piston (86) est recouverte d'un
matériau anti-friction (93).