[0001] La présente invention concerne une lance de soufflage, en particulier une lance de
soufflage d'un gaz utilisé pour l'affinage de métaux à leur état liquide.
[0002] Au cours d'un procédé d'affinage comme celui de la fonte ou d'un alliage de fer dans
lequel un gaz oxydant, le plus souvent de l'oxygène pur, est injecté ou plutôt soufflé
par le haut sur un bain de métal en fusion, il est d'une importance primordiale de
pouvoir modifier les caractéristiques du jet du gaz oxydant ainsi que son point d'impact
sur la surface du bain de métal suivant l'état d'avancement du procédé d'affinage
en question. Ceci devient d'autant plus vrai que les technologies modernes d'affinage
utilisent des jets primaires supersoniques de gaz oxydants.
[0003] La conception de la lance de soufflage utilisée dans le cadre d'un procédé d'affinage
tel que décrit ci-avant est complexe. En effet, le gaz oxydant doit d'une part pouvoir
réagir réciproquement avec le bain métallique pour que les réactions, telles que la
décarburation puissent se dérouler, et d'autre part pouvoir assurer au dessus de la
surface du bain une post-combustion du monoxyde de carbone dégagé. Il faut en plus
s'assurer que les quantités de gaz oxydant insufflées puissent être réglées indépendamment
de la vitesse du jet de gaz. Un déplacement du point d'impact du jet de gaz sur la
surface du bain au cours du procédé d'affinage est en plus souhaitable afin d'accroître
la surface où ont lieu les réactions métallurgiques et d'intensifier son effet de
brassage dans le bain. L'oxygène de post-combustion devra, par ailleurs, pouvoir embrasser
une zone de réaction la plus étendue possible, tout en assurant que la post-combustion
du monoxyde de carbone se déroule à proximité de la surface du bain et non pas dans
les régions supérieures où l'énergie dégagée mettrait en péril la lance même.
[0004] Le brevet luxembourgeois No. 86 322 (US 4,730,784, EU 0 235 621) décrit une tuyère
de lance de soufflage d'oxygène pour l'affinage de métaux qui permet de varier la
vitesse de sortie (le nombre de Mach) et le débit du jet d'oxygène indépendamment
l'un de l'autre. Un développement ultérieur d'une telle lance de soufflage qui permet
à l'opérateur de varier, en fonction des différentes phases d'affinage, la quantité
d'oxygène introduite dans le bain tout en imposant au jet d'oxygène la forme et la
vitesse optimale requise, fait l'objet du brevet luxembourgeois No. 87 353 (US SN
395,104). Selon le dispositif du brevet luxembourgeois No. 87 353, la lance de soufflage
présente une tuyère pour former et guider le jet d'oxygène d'affinage, comportant
un conduit à section variable ébauchant un convergent suivi d'un col et d'un divergent,
la tuyère étant munie d'une pièce centrale déplaçable le long de l'axe de la tuyère
au niveau du col. La pièce centrale épouse une forme ayant un corps sensiblement cylindrique
et un nez s'effilant avec concavité vers une pointe. Par le déplacement de cette pièce
centrale, la section du col ainsi que le divergent peuvent être modifiés et, de ce
fait, les caractéristiques de la tuyère peuvent être changées de façon continue.
[0005] La lance de soufflage de la présente invention fait usage du dispositif décrit dans
le brevet luxembourgeois No. 87 353 qui sera avantageusement incorporé dans la conception
de cette nouvelle lance de soufflage pour l'affinage de métaux.
[0006] De par le brevet luxembourgeois No. 86 321 (US 4,730,813) on connaît un dispositif
de lance de soufflage d'oxygène d'affinage au moyen duquel le jet d'oxygène sortant
de la tête de lance peut, dans certaines limites, être dévié par rapport à l'axe de
la lance et dirigé sur différents points d'impact avec la surface du bain liquide.
Le dispositif selon le brevet luxembourgeois No. 86 321 comprend avant l'embouchure
de la tête de lance, une chambre présentant sensiblement la forme d'une poire tronquée.
Moyennant des jets de gaz frappant latéralement le jet primaire d'oxygène d'affinage
à sa sortie de la tuyère, celui-ci est dévié unilatéralement dans la chambre en forme
de poire tronquée, dans laquelle il se déplace le long de la paroi opposée au jet
de gaz latéral. De cette manière, le jet supersonique d'oxygène d'affinage sort de
l'embouchure de la tête de lance à un angle par rapport à l'axe de la lance, l'angle
de déviation dépendant dans une large mesure de la forme de la paroi de ladite chambre.
En prévoyant plusieurs sorties de jets de gaz latéraux dirigeant de façon séquentielle
des jets contre le jet primaire d'oxygène d'affinage, le point d'impact de celui-ci
sur la surface du bain métallique peut être déplacé le long de la circonférence d'un
cercle et dirigé sur des endroits déterminés en fonction de la position des jets latéraux.
[0007] Bien qu'on puisse dévier de cette façon le jet supersonique d'oxygène d'affinage,
la lance est soumise à d'importantes forces latérales de réaction qui sollicitent
les points de suspension et d'ancrage de la lance de façon tellement extrême, qu'il
s'avère difficile de trouver en pratique une solution fiable à ces problèmes de fixation.
Par ailleurs, le dispositif selon le brevet luxembourgeois ne permet la déviation
du jet d'oxygène d'affinage qu'à certains points ou endroits bien déterminés.
[0008] Le but de la présente invention est de concevoir une lance de soufflage capable de
fournir un jet de gaz dont la vitesse et le débit se laissent régler indépendamment
l'un de l'autre, et dont le point d'impact sur la surface du bain liquide peut être
déplacé de façon continue lors de l'opération d'affinage.
[0009] Le but est atteint par la lance selon l'invention telle qu'elle est caractérisée
dans la revendication 1. Des variantes d'exécution préférentielle sont décrites dans
les revendications dépendantes.
[0010] L'invention est décrite plus en détails à l'aide des dessins qui représentent une
forme d'exécution préférée de la lance de soufflage selon l'invention et dans lesquels
:
- Les Figures 1a et 1b montrent une coupe longitudinale de la lance selon l'invention,
- La Figure 2 montre une coupe longitudinale de la tête de rotor de la lance selon l'invention,
- La Figure 3 montre également une coupe longitudinale de la tête du rotor mais désaxée
de 90° par rapport à celle de la figure 2,
- Les Figures 4, 5, 6 montrent des coupes transversales aux plans A-A, B-B et C-C des
Figures 2 et 3.
- La Figure 7 est une coupe au niveau de l'orifice de sortie à travers la tête d'un
rotor à quatre chambres.
[0011] Comme il apparait sur les Figures 1a et 1b, la lance de soufflage (1) selon l'invention
comprend un corps de lance (2) soudé à une tête de lance (3). Le corps de lance (2)
comprend un manteau à quatre parois (4, 5, 6 et 7) constituées par exemple de tubes
d'acier concentriques espacés moyennant des entretoises et reliés à la tête de lance
(3), pour former un circuit de refroidissement à l'eau (9) entre les parois (4, 5
et 6) et celles de la tête de lance (3).
[0012] La suspension de la lance ainsi que ses sources d'alimentation en fluide, oxygène,
azote et eaux de refroidissement, n'ont pas été montrées sur les Figures 1a et 1b,
étant donné qu'elles ne font pas partie de l'objet de la présente invention.
[0013] La paroi intérieure (7) du corps de lance (2) forme une chambre annulaire (10) traversée
le long de son axe a-a' par une tige coaxiale (11) de support pour un ensemble (12)
faisant partie d'une tuyère de Laval réglable. La tige de support (11) est formée
de préférence par un tube qui permet l'installation de connections électriques (non-montrées
sur les Figures) pour alimenter en courant électrique les différents mécanismes de
commande qui seront décrits par la suite. Suivant un autre mode d'exécution, la tige
(11) et la paroi intérieure (7) peuvent elles-mêmes faire fonction de conducteurs
pour l'alimentation en courant électrique desdits mécanismes de commande.
[0014] L'ensemble (12) faisant partie de la tuyère de Laval réglable comprend un corps de
translation (13) attaché à la tige de support (11) par l'intermédiaire d'un mécanisme
de commande composé par un servomoteur linéaire (14) et une gaine cylindrique (15)
dans laquelle le corps de translation (13) peut se déplacer dans le sens de l'axe
a-a' de la lance de soufflage (1). Ainsi qu'il ressort de la Figure 1, l'extrémité
du corps de translation (13) a la forme d'une sorte d'aiguille dont le profil épouse
une courbe de transition continue aérodynamique, afin de réduire à un minimum la création
de turbulences dans le flux du gaz d'affinage.
[0015] A l'intérieur de la paroi (7) du manteau du corps de lance (2) un conduit concentrique
(16) pour le gaz d'affinage, c'est-à-dire l'oxygène primaire, est aménagé. A l'endroit
du corps de translation (13), le conduit concentrique (16) comporte une partie convergente
et un col, qui, en coopération avec l'aiguille du corps de translation (13), forment
une tuyère de Laval, dont les caractéristiques ou paramètres peuvent être modifiés
par le déplacement du corps de translation (13) dans le sens de l'axe a-a'. Cette
tuyère de Laval permet de contrôler le débit du gaz d'affinage indépendamment de la
vitesse supersonique que le jet de gaz d'affinage prendra en quittant la tuyère de
Laval en se déversant de façon centrique dans une partie cylindrique (17) du conduit
(16) à la sortie de la tuyère de Laval.
[0016] Le fonctionnement de la tuyère de Laval variable (12) est décrit plus en détails
dans le brevet luxembourgeois No. 87 353 dont la description est incorporée à celle
de la présente demande de brevet.
[0017] En aval de la partie cylindrique (17) du conduit (16) du gaz d'affinage, la lance
de soufflage (1) comprend, selon la présente invention, un dispositif (18), (voir
Figure 1a), aménagé centralement dans le flux du jet supersonique du gaz d'affinage,
pour séparer celui-ci de manière aérodynamiquement correcte en deux jets supersoniques
distincts et quasi égaux. Ces deux jets supersoniques de gaz d'affinage débouchent,
à la sortie du dispositif séparateur (18), dans la tête de lance (3) dans laquelle
ils subissent une déflexion à un angle déterminé, tel qu'il sera encore expliqué par
la suite.
[0018] Le dispositif séparateur (18) est exécuté sous forme d'un rotor dont la partie supérieure
cylindrique (19) est suspendue à un dispositif de suspension et d'entraînement (20)
comprenant un support supérieur (21), ainsi qu'un support inférieur (22). Dans l'exemple
d'exécution montré, le support supérieur (21) et le support inférieur (22) du rotor
(18) comportent des roulements à billes, dont les boîtiers sont attachés de façon
étanche, mais démontable, à la paroi (7) du corps de lance (2). Les moyens de fixation,
dont certains sont montrés en détails sur la Figure 1a, ne sont pas décrits étant
donné qu'ils n'ont qu'indirectement trait à la présente invention. Ils doivent être
choisis de façon à permettre la réalisation technique de la présente invention et
peuvent donc être différents de ceux montrés sur la Figure 1a qui ne constituent qu'un
mode préféré d'exécution.
[0019] Un ou plusieurs servomoteurs (23) installés entre la paroi (7) du corps de lance
(2) et le conduit (16) servent à conférer un mouvement de rotation au rotor (18) dont
la vitesse angulaire peut être choisie.
[0020] Pour ce faire, l'arbre du servomoteur (23) est muni d'un pignon (24) qui attaque
une couronne dentée (25) dont est pourvu le dispositif de suspension et d'entraînement
(20).
[0021] Les connections électriques d'alimentation et de commande aux sources extérieures
des servomoteurs (14) et (23) sont aménagées entre la paroi (7) et le conduit (16);
elles n'ont pas été montrées afin de ne pas surcharger le dessin des Figures 1a et
1b. Toutefois, il y a lieu de mentionner que, suivant une forme d'exécution particulière,
l'espace entre la paroi (7) et le conduit (16) est rempli d'un gaz neutre, tel que
l'azote, légèrement en surpression par rapport au gaz d'affinage, notamment l'oxygène,
traversant le conduit central (17) de la lance d'affinage (1). Cette mesure assure
que la pénétration de l'oxygène, pouvant provoquer des ignitions dans les servomoteurs
et leurs alimentations, est évitée. Afin d'éviter des décharges électriques statiques
entre les différents éléments, notamment entre le rotor et les parties fixes, des
mesures équipotentielles, telles que le connecteur (26), ont été prévues.
[0022] Le dispositif séparateur rotatif (18) est constitué essentiellement de deux parties
qui sont attachées, de façon démontable, l'une à l'autre par des moyens appropriés
comme ceux montrés en (37). La partie supérieure (19) de forme intérieure cylindrique
s'étend sur une certaine distance et sert, bien qu'étant en mouvement de rotation,
de parcours de stabilisation du jet supersonique du gaz d'affinage. Tel qu'il ressort
des Figures 2 à 6, la partie inférieure ou tête de soufflage (27) du rotor (18) comprend
une paroi de séparation (28) qui divise cette tête de rotor (27) en deux chambres
distinctes (29, 30). La paroi de séparation (28) a, au point d'impact (31) du jet
de gaz d'affinage, ainsi qu'à son point de décollement (32), une forme pointue. Les
parois intérieures des chambres (29, 30) de la tête de rotor sont exécutées pour prendre
chacune la forme d'un demi-cylindre courbé, dit de déflexion. Comme on peut mieux
le percevoir sur les coupes B-B et C-C des Figures 5 et 6, les deux chambres (29,
30) sont désaxées l'une par rapport à l'autre et à l'axe central a-a' de la lance
(1).
[0023] Le jet supersonique central de gaz d'affinage, à son impact au point (31) de la paroi
de séparation (28), est divisé en deux jets supersoniques identiques (ou quasi identiques)
qui en traversant les chambres (29 resp. 30) sont déviés par rapport à l'axe (vertical)
a-a' de la lance (1) pour sortir de la tête de rotor (27) à des angles déterminés.
Les deux chambres (29 resp. 30) étant désaxées tel que décrit ci-avant, il n'y a pas
d'interférence entre les deux jets supersoniques à leur sortie de la tête de lance.
Les deux jets supersoniques étant identiques (ou quasi identiques) et sortant à des
angles égaux (ou quasi égaux) de la tête de rotor (27) mais dans des directions diamétralement
opposées par rapport à l'axe a-a' de la lance (1), celle-ci n'est pas soumise à des
forces dynamiques radiales, étant donné que ces forces dues aux jets supersoniques
sont, dans le dispositif suivant l'invention, neutralisées puisqu'elles se compensent
l'une par l'autre (à part l'existence d'un couple résiduel agissant sur le rotor).
Les supports de fixation et de guidage de la lance d'affinage (1) selon la présente
invention ne sont donc pas soumis à des sollicitations dues à la déviation du jet
supersonique d'affinage par rapport à l'axe de la lance, comme tel fut le cas pour
les dispositifs de l'état de la technique tel que décrit dans le brevet luxembourgeois
No. 86 321.
[0024] Selon une autre caractéristique de la présente invention, la tête de rotor (27) est
entraînée dans un mouvement de rotation, de sorte que les points d'impact des deux
jets de gaz d'affinage sur la surface du bain liquide de métal sont, au cours du procédé
d'affinage, déplacés de façon continue selon un cercle dont le rayon est déterminé
par l'angle de déviation des jets et la distance entre la tête de lance (3) et le
bain métallique. L'angle de déviation des deux jets supersoniques de gaz d'affinage
est fonction des angles de courbure des parois intérieures des chambres de déflexion
(29) et (30).
[0025] Tel qu'il ressort le mieux de la Figure 1a, la conception de la tête de lance (3)
a été choisie dans l'exemple d'exécution préférée du dispositif selon l'invention
montrée sur cette Figure, de façon à permettre son montage et démontage facile et
rapide au corps de lance. Cette conception permet donc un échange rapide de toutes
les pièces soumises à l'usure, soit sous l'influence des hautes températures régnant
à cet endroit, soit par la projection d'éclaboussures de métal en fusion. Elle permet
en plus un échange rapide de la tête de rotor (27) au cas où un angle de déviation
différent des jets de gaz d'affinage est nécessaire ou souhaité pour une application
particulière.
[0026] Comme il peut être constaté sur la Figure 1a, la tête de rotor (27) est aménagée
légèrement en retrait par rapport à l'orifice de sortie (33) de la tête de lance (3).
Un écoulement annulaire de gaz, de préférence d'oxygène, se fait entre la paroi extérieure
de la tête de rotor (27) et la paroi intérieure de la tête de lance (3). Cet écoulement
annulaire de gaz est à vitesse subsonique; il fait enveloppe et assure une certaine
protection de la tête de rotor (27).
[0027] Des tuyères de post-combustion (34) sont aménagées dans la tête de lance (3) autour
de l'orifice central (33); les tuyères sont au nombre de huit dans l'exemple d'exécution
montré. Elles sont disposées de façon régulière sur le pourtour de la lance. De préférence,
les tuyères de post-combustion (34) sont du type "double effet de Prandtl-Meyer",
telles que décrites dans le brevet luxembourgeois No. 87 354. Elles forment un écran
pratiquement non-interrompu autour des deux jets de gaz d'affinage. Les tuyères de
post-combustion (34) sont alimentées en oxygène par un flux secondaire de gaz circulant
dans l'espace annulaire entre les parois (6) et (7) du manteau de la lance (1). Ce
même flux secondaire de gaz à vitesse subsonique alimente, par l'intermédiaire d'ouvertures
(35) aménagées dans la paroi intérieure (36) de la tête de lance (3), l'écoulement
annulaire subsonique de protection de la tête de rotor (27) décrit précédemment.
[0028] La présente invention met à disposition pour un procédé d'affinage d'un bain métallique
en fusion, une lance de soufflage qui, de par sa conception astucieuse, permet de
modifier, même en cours d'affinage, les caractéristiques du jet du gaz d'affinage
moyennant une tuyère de Laval réglable et de déplacer son point d'impact sur le bain
liquide en cours d'affinage moyennant un mécanisme de division de rotation et direction
(18, 27).
[0029] Une pénétration du ou des jets supersoniques du gaz d'affinage dans le bain métallique
en fusion et un barbotage de ce dernier par le ou lesdits jets peuvent donc être assurés
tout au long du procédé d'affinage.
[0030] La conception de la lance est telle qu'elle n'est pas soumise en service à des sollicitations
mécaniques qui mettraient en question (en doute) son emploi opérationnel effectif.
Un écoulement secondaire de gaz protège les parties tournantes contre des effets destructeurs
provenant du bain métallique, et des jets de gaz secondaires pourvoient à une post-combustion
des gaz de réaction s'échappant du bain métallique en fusion lors du procédé d'affinage.
[0031] Bien que l'invention ait été décrite à base d'un exemple préféré d'exécution, il
est parfaitement possible de la réaliser avec un dispositif séparateur qui divise
le jet supersonique du gaz d'affinage non seulement en deux parties mais en un nombre
pair supérieur de jets sensiblement identiques.
[0032] La Figure 7 montre une coupe transversale au niveau de l'orifice de sortie (niveau
de la ligne de coupe C-C dans la figure 6) d'une lance à quatre jets. Dans cette réalisation
alternative de la présente invention, la paroi de séparation (28) a une section transversale
en forme de croix et la subdivision du conduit principal du gaz primaire comporte
quatre chambres (29', 29'', 30', 30''). Egalement dans cette réalisation aucun des
quatre jets n'interfère avec n'importe lequel des trois autres jets.
1. Lance de soufflage pour l'affinage de métaux liquides contenus dans un récipient par
soufflage d'un gaz sur le bain métallique, comprenant une tuyère composée coaxiale
(12-16) à section variable pour varier indépendamment la vitesse et le débit du gaz
d'affinage caractérisée par un dispositif séparateur (18) aménagé dans la lance de
soufflage (1) en aval de la tuyère réglable (12) centralement dans le flux du gaz
d'affinage pour diviser ledit flux d'affinage en un nombre pair de jets distincts
sensiblement identiques sortant de la tête (3) de la lance (1) à des angles sensiblement
égaux par rapport à l'axe (a-a') de la lance (1) mais dans des directions diamétralement
opposées par rapport à celle-ci.
2. Lance de soufflage selon la revendication 1, caractérisée par des moyens (23) pour
conférer un mouvement de rotation au dispositif séparateur (18) autour de l'axe (a-a')
de la lance (1).
3. Lance de soufflage selon la revendication 1 ou 2 caractérisée en ce que la tuyère
réglable (12) a la forme d'une tuyère de Laval conférant une vitesse supersonique
au jet de gaz d'affinage et en ce que ladite tuyère de Laval comporte des moyens de
commande (14) par lesquels les caractéristiques de la tuyère (12) peuvent être variées
afin de pouvoir contrôler le débit du gaz d'affinage indépendamment de sa vitesse.
4. Lance de soufflage selon l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisée en ce que
le dispositif séparateur (18) épouse une forme cylindrique dont la partie avale est
divisée en deux chambres égales (29, 30) par une paroi centrale (28) de séparation.
5. Lance de soufflage selon la revendication 4, caractérisée en ce que chacune des chambres
(29, 29', 29'', 30, 30', 30'') du dispositif séparateur (18) a la forme d'un cylindre
courbé, principalement d'un demi-cylindre ou d'un quart de cylindre.
6. Lance de soufflage selon la revendication 5, caractérisée en ce que les chambres (29,
29', 29'', 30, 30', 30'') du dispositif séparateur (18) sont désaxées l'une par rapport
à l'autre et à l'axe central (a-a') de la lance (1).
7. Lance de soufflage selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en
ce que le dispositif séparateur (18) est monté de façon démontable et facilement échangeable
dans le corps de lance.
8. Lance de soufflage selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisée en
ce que les moyens (23) pour la mise en rotation du dispositif séparateur (18) et les
moyens de commande (14) de la tuyère de Laval réglable (12) sont chaque fois composés
d'un servomoteur.
9. Lance de soufflage selon la revendication 8, caractérisée en ce que les parties électriques
des servomoteurs sont enveloppées dans un environnement au gaz neutre légèrement en
surpression par rapport au gaz d'affinage.
10. Lance de soufflage selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en
ce que la tête (3) de la lance comporte des tuyères de post-combustion (34) alimentées
par un flux secondaire subsonique de gaz.
11. Lance de soufflage selon la revendication 10, caractérisée en ce que les conduites
d'alimentation en gaz secondaire subsonique des tuyères de post-combustion comportent
des orifices (35) déviant une partie de ce flux de gaz secondaire entre la paroi intérieure
(36) de la tête (3) de lance et le dispositif séparateur (18) pour créer un écoulement
annulaire subsonique autour du dispositif séparateur (18).
12. Lance de soufflage selon l'une quelconque des revendications 1 à 11 caractérisée par
des circuits de refroidissement à eau (9) aménagés dans le manteau de la lance (1)
et de la tête (3) de lance.