[0001] L'invention concerne les emballages distributeurs pour produits visqueux, crémeux
ou en pâte, ainsi qu'une méthode de fabrication pour de tels récipients. Les emballages
suivant l'invention sont particulièrement adaptés à la distribution de produits d'hygiène
ou de cosmétiques sous forme pâteuse.
[0002] L'industrie cosmétique et sanitaire cherche depuis longtemps des conditionnements
relativement peu onéreux capables de délivrer leur contenu, sans exiger l'emploi d'une
force excessive par l'usager, et qui conservent jusqu'à la fin de leur existence un
aspect extérieur agréable.
[0003] Un problème bien connu de l'emballage de matière pâteuse, notamment en cosmétique,
mais également dans d'autres domaines techniques, est de limiter autant que possible
le contact du contenu avec l'air ambiant, qui accélère la dégradation de certains
composants. Des contenants en matériaux malaxables (tubes métalliques) présentent
rapidement un aspect peu attrayant. Des contenants rigides reprennent aisément leur
forme en aspirant de l'air qui remplace la pâte qui vient d'en être extraite, ce qui
constitue un inconvénient du point de vue de la dégradation du contenu et de son asepsie.
De nouvelles formes d'emballages se sont développées pour éviter ces inconvénients.
[0004] Le brevet US-4 842 165 décrit une bouteille à paroi élastique dans laquelle est suspendue
une poche destinée à renfermer le produit à distribuer. Cette poche est maintenue
à mi-hauteur à la paroi élastique. Une valve antiretour empêche le produit de redescendre
dans la poche après compression. Un deuxième dispositif antiretour placé dans la base
de la bouteille permet à de l'air de rentrer entre la bouteille et la poche lorsque
la compression a cessé.
[0005] Le brevet US-4 909 416 décrit un récipient distributeur de produits visqueux doté
d'un récipient extérieur pouvant être pressé ou déformé localement (structure en accordéon)
et une poche intérieure déformable reliée à un bec. Ce bec comporte une valve unidirectionnelle
empêchant le reflux du contenu vers la poche. Une seconde valve permet l'introduction
d'air entre la poche et le récipient extérieur.
[0006] Une caractéristique commune aux récipients décrits dans ces deux documents tient
dans leur relative complexité. Ces dispositifs utilisent des valves relativement complexes
et des enveloppes intérieure et extérieure qui sont fabriquées distinctement et assemblées
pour l'usage. Le coût de tels récipients est donc relativement élevé et ne se justifie
que pour des produits relativement onéreux ou pour des usages particuliers.
[0007] Il existe un marché pour des emballages distributeurs pour produits pâteux qui, tout
en bénéficiant des qualités intrinsèques de ce type d'emballage, pourraient être produits
à un prix relativement bas.
[0008] Un des buts de l'invention est justement la production et la mise sur le marché d'un
emballage distributeur de produits visqueux et pâteux qui garde sa forme, qui soit
facile à produire et d'un faible prix de revient.
[0009] Un autre but de l'invention est que cet emballage, quine servirait qu'une fois, reste
parfaitement fiable tout au long de son usage. Un autre but est que le consommateur
puisse l'utiliser jusqu'au bout sans triturations excessives.
[0010] L'invention a pour objet un emballage distributeur pour produit pâteux ou visqueux
comportant une tête distributrice et un corps, ladite tête distributrice comportant
un bec traversé par une ouverture de décharge, obturable à son extrémité par une fermeture
amovible et raccordée par son autre extrémité à une collerette;
le corps, en substance tubulaire, se développe suivant un axe et comporte une enveloppe
intérieure et une enveloppe extérieure entourant ladite enveloppe intérieure, ces
deux enveloppes étant fermées à une extrémité du corps et étant, à l'autre extrémité,
reliées entre elles et au pourtour de la collerette de la tête distributrice, l'enveloppe
intérieure étant souple et dépourvue de mémoire élastique et apte à contenir un produit
pâteux ou visqueux;
[0011] l'enveloppe extérieure étant plus élastique et plus rigide que l'enveloppe intérieure,
mais néanmoins déformable sous l'effet d'une force de compression manuelle et capable
de reprendre en substance sa forme initiale lorsque la force de compression cesse
d'être appliquée.
[0012] Un dispositif antiretour empêche le passage d'air du volume compris entre l'enveloppe
extérieure et l'enveloppe intérieure lorsque l'enveloppe extérieure est comprimée,
mais permet le passage de l'air ambiant vers ce volume lorsque la compression cesse
d'être appliquée.
[0013] Le corps de cet emballage comporte deux enveloppes, l'une plus souple, vers l'intérieur,
l'autre plus rigide, vers l'extérieur, ces enveloppes étant réunies et confondues
avec la collerette de la tête distributrice et ainsi maintenues au niveau de ladite
collerette et en au moins deux points à l'opposé de ladite tête distributrice.
[0014] Suivant une forme de réalisation avantageuse, le corps est formé de deux feuilles
de matériaux repliées en deux suivant un axe perpendiculaire à celui dudit corps,
soudées à recouvrement sur leurs côtés s'étendant suivant l'axe du corps, leur extrémité
libre étant reliée au pourtour de la collerette de la tête distributrice.
[0015] Le corps est avantageusement constitué de feuilles de matériaux enroulées sur elles-même<
autour de l'axe suivant lequel ledit corps se développe, ledit corps comportant au
moins une soudure en substance parallèle à cet axe, suivant la ligne de recouvrement
des bords opposés de ces feuilles de matériaux.
[0016] De façon préférée, l'autre extrémité du corps tubulaire est formée par une soudure;
suivant une forme alternative, l'autre extrémité du corps tubulaire est solidarisée
au pourtour de la collerette d'une embase.
[0017] Avantageusement, deux enveloppes sont constituées d'un même matériau, mais présentent
une épaisseur différente.
[0018] De façon avantageuse, les deux enveloppes sont constituées d'une feuille de même
matériau repliée sur elle-même, ladite feuille étant originalement cintrée, la partie
constituant l'enveloppe externe étant pliée dans le sens du cintrage original, la
partie constituant l'enveloppe interne étant pliée dans le sens contraire au cintrage
original, de façon telle qu'elle présente une moindre rigidité et une moindre mémoire
élastique que la partie constituant l'enveloppe externe.
[0019] Suivant une autre forme d'exécution, l'enveloppe extérieure est formée d'au moins
deux sous-couches; de préférence, les deux sous-couches sont identiques et sont solidarisées
superficiellement entre elles.
[0020] De façon avantageuse, l'enveloppe intérieure et les sous-couches de l'enveloppe extérieure
sont identiques entre elles.
[0021] L'enveloppe intérieure et les sous-couches de l'enveloppe extérieure peuvent d'ailleurs
constituer les plis successifs d'une même feuille de matériau.
[0022] Suivant une autre forme de réalisation, une sous-couche médiane et l'enveloppe intérieure
sont constituées d'un même matériau et constituent, de préférence, deux plis d'une
même feuille de matériau.
[0023] De façon avantageuse, le corps de l'emballage suivant l'invention comporte une enveloppe
externe sans discontinuité, recouvrant une sous-couche médiane soudée avec laquelle
elle est solidarisée et une enveloppe intérieure soudée également, l'ensemble formé
par l'enveloppe extérieure et la sous-couche médiane présentant une plus grande rigidité
que celle de l'enveloppe intérieure.
[0024] La sous-couche médiane et l'enveloppe interne sont de préférence constituées d'une
même feuille de matériau souple, repliée sur elle-même dans le sens de la largeur,
ladite feuille étant enroulée sur elle-même, parallèlement à l'axe des bords, les
deux bords libres étant rattachés au pli de la feuille.
[0025] Suivant une forme de réalisation avantageuse, la sous-couche médiane et l'enveloppe
intérieure sont constituées par une même feuille de matériau enroulée sur elle-même
d'au moins un tour à l'intérieur de l'enveloppe extérieure, chaque extrémité de la
feuille parallèle à l'axe de l'enroulement étant solidarisée, par une soudure axiale,
à la surface de la feuille adjacente.
[0026] De façon préférée, cette feuille de matériau est enroulée sur elle-même d'au moins
un tour et demi à l'intérieur de l'enveloppe extérieure.
[0027] Le dispositif antiretour comprend, de préférence, au moins un orifice dans l'enveloppe
extérieure, un clapet disposé à la face intérieure de l'enveloppe extérieure en regard
dudit au moins un orifice, une zone où l'enveloppe extérieure et l'enveloppe intérieure
ne sont pas solidarisées entourant ledit au moins un orifice et ledit clapet.
[0028] Suivant une autre forme de réalisation, le dispositif antiretour comprend au moins
un orifice ménagé dans l'enveloppe extérieure, l'enveloppe intérieure étant formée
d'une feuille dont les bords sont soudés à recouvrement, le recouvrement des bords
de cette feuille et la position de la soudure étants tels qu'il subsiste, à l'extérieur
de l'enveloppe interne, une extrémité libre, l'enveloppe externe et l'enveloppe interne
étant solidarisées l'une par rapport à l'autre de façon telle que l'extrémité libre
soit disposée en regard de l'orifice et forme clapet pour ledit orifice, cet agencement
formant un dispositif antiretour.
[0029] Suivant une autre forme d'exécution, le dispositif antiretour comprend au moins un
orifice percé dans l'enveloppe extérieure, au moins un orifice percé dans la couche
médiane, la surface de recouvrement de matériau souple entre ces deux orifices formant
clapet antiretour, une zone dans laquelle l'enveloppe extérieure et la sous-couche
médiane ne sont pas solidarisées entourant ladite valve.
[0030] Suivant une autre forme de réalisation, le dispositif antiretour comporte au moins
un orifice percé le long d'une soudure à recouvrement de deux feuilles, le bord de
la feuille recouverte se prolongeant au moins jusqu'à l'aplomb de cet au moins un
orifice, de façon à former un clapet antiretour pour cet au moins un orifice.
[0031] L'objet de l'invention est aussi un procédé de fabrication d'emballages distributeurs
qui comprend les opérations suivantes :
superposition de deux feuilles de matériaux, une de ces feuilles étant plus rigide
et plus élastique que la seconde, la seconde étant; inversement, plus souple et dépourvue
de mémoire élastique que la première;
agencement d'un dispositif antiretour;
enroulement de ces feuilles superposées sur elles-mêmes de façon à former un corps
sensiblement tubulaire;
jonction hermétique des côtés des feuilles s'étendant suivant l'axe de ce corps;
fermeture d'une des extrémités de ce corps tubulaire en solidarisant entre elles,
de façon hermétique, les couches de l'enveloppe externe et en solidarisant entre elles
les couches de l'enveloppe interne;
solidarisation entre elles des côtés des feuilles formant l'extrémité ouverte de
la paroi tubulaire;
solidarisation de l'extrémité ouverte du corps tubulaire avec la collerette d'une
tête, de façon telle que l'enveloppe interne, l'enveloppe externe et la collerette
forment un ensemble indissociable.
[0032] Ce procédé comporte, de préférence, une solidarisation superficielle des deux feuilles,
une surface représentant au moins 50% de la surface totale en contact restant libre
de se mouvoir.
[0033] Avantageusement, ce procédé comporte, en outre, l'opération préalable suivante :
pliage d'une feuille de matériau souple de façon à réaliser au moins deux couches
superposées.
[0034] L'agencement d'un dispositif antiretour comprend avantageusement les opérations suivantes
:
percement d'au moins un orifice dans l'enveloppe extérieure du corps tubulaire,
et
placement d'un clapet antiretour entre l'enveloppe extérieure et l'enveloppe intérieure.
[0035] Suivant un autre mode d'exécution, cet insertion d'un dispositif antiretour comprend
les opérations suivantes :
percement d'au moins un orifice dans l'enveloppe extérieure du corps tubulaire;
percement d'au moins un deuxième orifice dans une couche médiane du corps tubulaire,
les deuxièmes orifices ne venant pas en regard des premiers, et
ménager une surface de recouvrement non encollée entre l'axe de ces premières et
deuxièmes orifices, cette surface de recouvrement formant clapet antiretour.
[0036] L'invention a également pour objet un autre procédé de fabrication de cet emballage
distributeur qui comprend les opérations suivantes :
formation, au départ d'une feuille de matériau souple et sans mémoire élastique,
par pliage, enroulement sur elle-même et soudage de cette feuille, d'un boyau tubulaire
double sur de 5% à au moins 50% de sa surface extérieure;
extrusion d'un manchon de matériau plus rigide et élastique autour de ce boyau
tubulaire;
confection d'un dispositif antiretour;
fermeture d'une des extrémités du corps tubulaire;
solidarisation entre elles de façon hermétique des couches formant l'extrémité
ouverte de l'enveloppe externe, et solidarisation entre elles de façon hermétique
des couches formant l'extrémité ouverte de l'enveloppe intérieure, et
solidarisation de l'extrémité ouverte avec la collerette d'une tête distributrice,
de façon telle que l'enveloppe interne, l'enveloppe externe et la collerette forment
un ensemble indissociable.
[0037] Dans ce procédé, le pliage et le soudage sont réalisés de préférence de la façon
suivante :
- enroulement de la feuille sur elle-même sur au moins un tour et demi de manière à
former le boyau tubulaire, et
- soudage des bords de la feuille s'étendant suivant l'axe de ce boyau avec la surface
adjacente à ces bords, les deux soudures étant disposées sensiblement à l'opposé l'une
de l'autre.
[0038] Parmi les avantages de l'invention, on peut citer la possibilité d'appliquer ce type
d'emballage à des produits relativement bon marché qui bénéficient de la sorte d'un
emballage de qualité et d'une meilleure conservation.
[0039] Un autre avantage réside dans le faible volume de matières premières nécessaires
à la fabrication.
[0040] Un autre avantage réside dans la facilité de changement des paramètres de fabrication,
vu la simplicité du procédé de fabrication.
[0041] Un autre avantage tient aux possibilités de variations de formes possibles.
[0042] Un autre avantage est que la conception de l'emballage assure un bon maintien de
l'enveloppe intérieure qui se vide sans formation de poches résiduelles.
[0043] D'autres particularités ou avantages de l'invention ressortiront de la description
d'une forme d'exécution particulière faite ci-après, référence étant faite aux dessins
ci-joints, dans lesquels :
la Fig. 1 est une vue schématique éclatée, en perspective, d'un emballage suivant
l'invention, à un stade de fabrication intermédiaire;
la Fig. 2 est une vue de l'emballage de la Fig. 1 à un stade d'achèvement complet;
la Fig. 3 est une vue en coupe suivant le plan III-III de l'emballage de la Fig. 1;
la Fig. 4 est une vue schématique éclatée, en perspective, d'une autre forme de réalisation
de l'emballage suivant l'invention;
la Fig. 5 est une vue en coupe suivant le plan V-V d'un détail de la Fig. 4;
les Fig. 6 à 8 sont des vues schématiques successives montrant l'enroulement progressif
de l'empilement de feuilles pour la formation de la gaine;
la Fig. 9 est une vue en coupe à hauteur de la valve de la Fig. 6;
les Fig. 10 à 14 sont des vues schématiques en coupe transversale d'autres modes de
réalisation de l'emballage suivant l'invention;
la Fig. 15 est une vue en coupe à hauteur de la valve de la Fig. 12;
la Fig. 16 est une vue en coupe de feuilles enroulées suivant la Fig. 14;
les Fig. 17 et 18 sont des vues en coupe d'un autre mode de réalisation;
la Fig. 19 est une vue en coupe d'un détail de la Fig. 11, et
la Fig. 20 est une vue en coupe d'un détail de réalisation d'un disposition antiretour.
[0044] La Fig. 1 montre de façon schématique deux parties de l'emballage suivant l'invention.
La tête 1 comporte essentiellement un bec distributeur 2 traversé axialement par un
orifice 3. Une extrémité du bec est normalement obturée par une fermeture amovible
(non représentée). L'autre extrémité s'élargit pour former une collerette. Cette collerette
4 est pourvue, sur toute sa périphérie, d'une surface de contact 5. L'emballage comprend
également un corps 6 composé de deux enveloppes (7, 8) composées de matériaux de rigidité
différente, le matériau le plus rigide et le plus élastique étant disposé vers l'extérieur.
[0045] La paroi de ces deux enveloppes est enroulée sur elle-même de façon à former le corps
tubulaire 6 à section fermée. Une soudure 9 effectuée parallèlement à l'axe de ce
corps tubulaire 6 maintient les parois (7, 8) dans cette configuration.
[0046] Il va de soi que la soudure 9 pourrait être remplacée par un trait de colle (ou tout
autre moyen connu de l'homme de métier) sans sortir du cadre de l'invention.
[0047] La Fig. 2 montre le même emballage sous sa forme terminée. La collerette est raccordée
au corps tubulaire et ferme ainsi de façon hermétique le volume déterminé par chacune
des parois (7, 8) composant le corps, on note qu'au stade terminal, la collerette
est totalement confondue avec les deux parois externe 8 et interne 8. L'autre extrémité
du corps tubulaire 6 est refermée par une soudure 10 qui solidarise l'ensemble des
couches entre elles, tant les couches forment l'enveloppe interne que les couches
formant l'enveloppe externe.
[0048] On voit, percé dans l'enveloppe externe 7, un orifice 11 qui constitue l'issue d'un
dispositif antiretour 12 dont le fonctionnement sera décrit à la Fig. 3. Cette Fig.
3 montre l'emballage 1 en coupe à hauteur de la valve 12. Les épaisseurs des parois
ont été accentuées à dessein.
[0049] Les extrémités des parois 7, 8 sont scellées ensemble, hermétiquement l'une par rapport
à l'autre par la soudure longitudinale 9. La feuille interne détermine avec la collerette,
d'une part, et avec la soudure transversale, de l'autre, une enveloppe ("l'enveloppe
interne") qui sera occupée par le produit pâteux auquel l'emballage est destiné.
[0050] A l'extérieur de l'enveloppe interne, entre celle-ci et la paroi externe 7, s'étend
une seconde enveloppe ("l'enveloppe externe") également délimitée de part et d'autre
par la collerette et la soudure transversale. Cette seconde enveloppe, initialement
réduite, lorsque l'emballage est plein, contient de l'air et communique avec l'atmosphère
par l'ouverture 11. Un clapet 13 obture cette ouverture 11 - de façon unidirectionnellede
manière à ce que l'air presse sur le clapet 13 et ne puisse s'échapper lorsqu'on comprime
l'emballage, mais puisse rentrer aisément lorsque cette pression cesse.
[0051] Le fonctionnement de ce dispositif est simple : lorsque l'on presse les contours
de la paroi externe 7, l'air emprisonné dans l'enveloppe externe 7 comprime l'enveloppe
interne 8 et provoque l'expulsion d'une quantité déterminée de produit pâteux. La
paroi interne 8, de faible rigidité et pratiquement sans mémoire élastique, garde
sensiblement la forme imposée lorsque la pression sur la paroi externe cesse, cependant
que la paroi externe 7, plus rigide, reprend assez rapidement sa forme initiale par
"mémoire" élastique. Il se produit à ce moment une légère dépression dans l'enveloppe
externe 7, qui entraîne normalement la succion, au travers de la valve 12, d'un volume
d'air correspondant au volume de produit expulsé, l'inertie de l'enveloppe interne
et du produit pâteux lui-même, de même qu'une légère restriction de la section de
l'orifice 3 (non représentée) ou un dispositif unidirectionnel empêchent le retour
d'une quantité significative d'air ou de produit dans l'enveloppe interne par l'orifice
3.
[0052] Dans le mode de réalisation montré à la Fig. 2, la valve 12 peut être remplacée,
suivant les performances souhaitées, par tout autre dispositif antiretour, de préférence
peu onéreux. On peut ainsi se limiter à un simple orifice que l'utilisateur obture
lorsqu'il presse l'emballage, ou encore prévoir une zone poreuse dans la paroi externe
7, cette zone à débit d'air limité provoquant une perte d'air négligeable lorsqu'on
appuie sur l'enveloppe extérieure, mais lui permettant de reprendre ensuite graduellement
sa forme grâce à sa mémoire élastique.
[0053] A mesure que la quantité de produit pâteux se réduit, la poche formée par l'enveloppe
interne 8 se réduit d'autant. Elle est toutefois maintenue en place tout du long par
la soudure longitudinale 9 et par des zones d'encollage 14 quine retiennent cependant
pas plus que la moitié de sa surface, de façon à permettre un repli progressif et
une éjection aussi complète que possible du produit pâteux qu'elle renferme et éviter
l'obstruction du bec 2 par la formation d'une poche dans la paroi interne.
[0054] La Fig. 4 montre une autre forme de réalisation d'un emballage suivant l'invention.
Dans celle-ci, le corps 6 est formé en repliant dans le sens de la longueur deux feuilles
7, 8 de rigidités différentes superposées, la couche 7 la plus rigide étant toujours
tournée vers l'extérieur. Le corps 6 est scellé suivant son axe par deux jonctions
15 solidarisant (par soudure ou par collage) les bords longitudinaux de ces feuilles
repliées. Un bec distributeur 2 est fixé, par une collerette 4 de forme adéquate,
au bord libre du corps 6 ainsi formé.
[0055] On dispose ainsi de deux volumes indépendants, une enveloppe interne communiquant
avec l'orifice 3 du bec distributeur 2, délimitée par la feuille interne 8, les deux
jonctions 15 et la collerette 4, et, d'autre part, le volume "externe" compris entre
l'enveloppe interne 8 et l'enveloppe externe 7, délimité lui aussi par les deux jonctions
15 et la collerette 4. On remarque qu'ici aussi les deux enveloppes 7, 8 sont confondues
(voire fusionnées) avec la collerette 4 au niveau de sa surface de contact 5.
[0056] Le volume externe communique par l'orifice 3 avec l'atmosphère. Un clapet 13, situé
sur la face interne de l'enveloppe externe 7, fait office de dispositif antiretour
12, comme on le voit de façon plus détaillée à la Fig. 5.
[0057] Le procédé de fabrication d'un emballage suivant l'invention est rapide et peu onéreux
et ses éléments se retrouvent dans les figures décrites. Suivant une première forme
de procédé, on part de feuilles de matériaux présentant deux rigidités différentes
16, 17 (de par leur nature ou de par leur épaisseur). Pour une fabrication continue,
ces feuilles sont généralement prélevées mécaniquement sur des rouleaux à déroulement
continu. Après superposition, les feuilles 16, 17 sont enroulées sur elles-mêmes et
soudées pour former un manchon tubulaire 18. On peut prévoir également un encollage
des deux enveloppes 7, 8 sur au moins une partie de leur périmètre. Les tronçons sont
débités à longueur et un dispositif antiretour 12 est inséré ou ménagé dans le corps
6. Une soudure ou un encollage en bout permet l'insertion de la collerette 4 supportant
le bec 2 sur le corps 6. L'emballage est terminé par le soudage par pinçage de l'autre
extrémité 10 du corps ou son insertion sur une embase. Suivant les qualités recherchées,
on peut également partir d'une feuille unique 19, de matière plastique par exemple,
qui, pour la fabrication, est d'abord repliée sur elle-même et encollée entre deux
plis, de façon à former une couche extérieure composite plus épaisse et plus rigide.
Cette feuille repliée est utilisée comme une superposition de feuilles, enroulée sur
elle-même et soudée pour former un manchon comme décrit plus haut. Une feuille encollée
réagit mieux que ne réagirait une feuille identique présentant une épaisseur double.
La couche d'encollement 20 participe en effet également par ses propriétés mécaniques
intrinsèques et par son épaisseur, aux propriétés de l'enveloppe.
[0058] Les Fig. 6 et 10 à 13 montrent différentes façons d'agencer les feuilles pour réaliser
le corps d'un emballage suivant l'invention.
[0059] Ces différentes figures montrent l'aspect des feuilles 16, 17 empilées avant leur
mise en forme pour réaliser le corps 6 de l'emballage, ce qui permet de mieux comprendre
les particularités de l'emballage et de son procédé de fabrication.
[0060] La Fig. 6 montre, en perspective, un empilement comportant une feuille souple 16
et une feuille plus rigide 17, en l'occurrence de forme sensiblement rectangulaire.
Ces feuilles présentent deux côtés longitudinaux 21, 22 et deux côtés transversaux
23. Un moyen de solidarisation 20 (de la colle, en l'occurrence) est réparti entre
les feuilles 16, 17; cette solidarisation est toutefois répartie de façon à ne pas
entraver les mouvements des feuilles sur plus de 50% de leur surface. Le dispositif
antiretour, tel qu'il apparaît en coupe à la Fig. 9, comprend ici un clapet 13 venant
obturer l'orifice 11 percé dans la couche 17 la plus rigide. Pour réaliser le corps
6 de l'emballage suivant l'invention, on rapproche les côtés longitudinaux 21, 22
ou les côtés transversaux 23, 23 de manière à obtenir les configurations successives
montrées aux Fig. 7 et 8, et enfin une forme tubulaire 18. Les deux bords en contact
21, 22 ou 23, 23 sont joints pour maintenir cette forme.
[0061] La Fig. 10 montre une autre base de départ pour réaliser, suivant le même procédé,
un emballage suivant l'invention. Une seule feuille 19, d'épaisseur inégale, est pliée
en deux suivant un axe longitudinal. On obtient deux couches superposées 24, 25 de
rigidité différente. Comme pour l'exemple précédent, l'enroulement peut se faire suivant
un axe longitudinal, parallèlement à la pliure, ou suivant un axe transversal, perpendiculairement
à celle-ci.
[0062] Les deux épaisseurs 24, 25 sont partiellement encollées (tout en conservant leur
liberté relative sur au moine 50% de leur surface). Comme à la Fig. 9, un clapet 13
est inséré sur la face 24 la plus rigide, à hauteur d'un orifice de façon à réaliser
un dispositif antiretour 12.
[0063] Diverses méthodes permettent d'obtenir deux rigidités différentes à partir d'une
même feuille. Comme décrit à la Fig. 10, on peut utiliser une feuille 19 présentant,
sur sa largeur, des épaisseurs variables, ou encoller plusieurs épaisseurs successives
d'une même feuille. On peut également, lors de la fabrication, imprimer à une feuille
un certain cintrage. La partie de cette feuille cintrée, destinée à former l'enveloppe
extérieure 7, est travaillée en conservant le sens de sa courbure initiale. La partie
destinée à former l'enveloppe intérieure 8, au contraire, est retournée par le pliage
et mise en forme en contrariant son cintrage initial, d'où une perte d'élasticité
qui la différencie de l'enveloppe extérieure 7.
[0064] Il est également possible, par un simple traitement mécanique (trituration par exemple)
d'une partie de la largeur de la feuille originale, d'obtenir des qualités mécaniques
différentes, propices à l'effet recherché dans l'emballage suivant l'invention.
[0065] On peut remarquer, enfin, que le double pli nécessaire à la formation des deux enveloppes
peut être également obtenu par l'aplatissement, grosso modo suivant un plan, d'un
tronçon de boyau fabriqué dans le ou les matériaux adéquats. Ce boyau aplati est ensuite
replié sur lui-même, comme montré aux Fig. 7 et 8 pour former un nouveau corps tubulaire
18.
[0066] La Fig. 11 montre une autre forme d'un empilement de feuilles pouvant être enroulé
pour réaliser le corps d'un emballage suivant l'invention. Comme pour l'exemple de
la Fig. 9, il s'agit d'une feuille 26 d'épaisseur inégale. La partie la plus mince
27 forme la couche inférieure. Les deux extrémités libres 28, 29 de la feuille originale
26, plus épaisses, forment la couche supérieure. Elles sont jointes par un raccord
soudé 30 qui restera visible après enroulement puisqu'il fait partie de l'enveloppe
extérieure 7. Une telle réalisation montre que les feuilles formant les enveloppes
intérieure et extérieure peuvent être interrompues sans que cela nuise en rien au
bon fonctionnement de l'emballage. En conséquence, il est possible d'intégrer dans
le processus de fabrication de l'emballage suivant l'invention des opérations intermédiaires
sans s'éloigner du concept de base. Par ailleurs, en se référant à la Fig. 19, on
constate que ce mode de fabrication permet la réalisation aisée d'un dispositif antiretour
12. Lors du soudage par recouvrement, on laisse dépasser légèrement par en dessous
l'extrémité 31 de la partie recouverte; cette partie 31 vient s'appliquer tout comme
un clapet sur l'orifice 11 ménagé près de la soudure 30. Une telle valve peut également
être ménagée dans une couche médiane, de plus faible élasticité, l'orifice de la valve
étant placé en regard d'un orifice 11 ménagé dans l'enveloppe extérieure; l'efficacité
du clapet ainsi formé peut être améliorée par une entaille longitudinale, qui en affaiblit
la section, ou encore par deux entailles transversales qui en réduisent la longueur.
[0067] Les Fig. 12 et 13 illustrent la possibilité de réaliser un corps d'emballage à partir
d'une feuille 32, 33, 34 repliée en deux fois sur elle-même, de façon à obtenir trois
couches 32, 33, 34 de matière superposées. Préalablement au pliage, on réalise des
perforations 11, 35 sur deux des plis, disposées de façon à ne pas venir en regard
les unes des autres. Comme on le voit à la Fig. 15, la languette 36 de matière souple
séparant ces deux perforations 11, 33 assure la fonction d'un clapet antiretour 12,
encore améliorée par le cintrage qui intervient lors de la fabrication du corps 6
de l'emballage. La forme et les dimensions des trous 11 et 35 sont fonction de la
rigidité du plastique utilisé. Le repli 32 destiné à être tourné vers l'extérieur
et le repli médian 33 sont solidarisés, par encollage 20 par exemple (à l'exception
de la zone entourant les perforations), de façon à obtenir une paroi "double", plus
rigide que la couche "simple" de l'enveloppe intérieure 34 et qui fonctionne donc
parfaitement suivant le principe de l'invention. On remarquera que le pliage peut
se faire en Z comme à la Fig. 11 ou en plis croisés comme à la Fig. 12.
[0068] L'on peut encore combiner les feuilles de matériaux de différentes façons. A la Fig.
14, deux feuilles 37, 38 de matériaux différents sont utilisées : une feuille 37 de
matériau plus rigide et une feuille 38 de matériau plus souple, cette dernière pliée
en deux. La première enveloppe 37 est obtenue en solidarisant la première feuille
38 et un des replis de la deuxième feuille, en réalisant le dispositif antiretour
12 suivant la méthode décrite plus haut. La deuxième enveloppe 8 est réalisée en solidarisant
les bords longitudinaux de la deuxième feuille 38. Le tout est enroulé comme décrit
précédemment (Fig. 7, 8) pour former le corps 6 de l'emballage.
[0069] La Fig. 16 montre la section d'un corps enroulé utilisant une structure comma décrit
à la Fig. 14. Comme on peut le voir, il est possible, lors de la superposition, de
décentrer légèrement les feuilles 37, 38 les unes par rapport aux autres, ce qui permet
de réaliser notamment des économies de matière et d'améliorer les qualités techniques
de l'emballage.
[0070] Suivant les nécessités techniques auxquelles doit répondre l'emballage, on peut être
amené à superposer pour le réaliser un nombre indéterminé de couches, obtenues soit
par des pliages successifs d'une ou plusieurs feuilles, soit par l'empilement de feuilles
distinctes, qui sont ensuite enroulées sur elles-mêmes et soudées.
[0071] Les Fig. 17 et 18 illustrent une autre forme de réalisation du corps de l'emballage
suivant l'invention. Le corps de l'emballage montré à la Fig. 17 comporte une enveloppe
interne 8, une couche médiane 39 constituée de la même matière que l'enveloppe interne
8, et une enveloppe extérieure 40 plus rigide. L'enveloppe interne 8 et la couche
médiane 39 sont constituées par les replis d'une même feuille originale 8, 33, pliée
en deux et enroulée ainsi sur elle-même de façon à former une gaine tubulaire. Les
deux bords longitudinaux 41 de la feuille originale 8, 39 sont soudés à son pli médian
42, si bien que les deux replis 8, 39 déterminent deux volumes presque concentriques,
isolés l'un par rapport à l'autre. Autour de la couche médiane 39, et adhérant pour
la plus grande partie à celle-ci, est disposée l'enveloppe extérieure 40, qui renferme
sans discontinuité tout le corps 6 de l'emballage.
[0072] En ce qui concerne le procédé de fabrication, la couche extérieure 40 est par exemple
extrudée autour de cette forme tubulaire et collée à celle-ci, à l'exclusion d'une
zone réservée 43 nécessaire pour la réalisation d'un dispositif antiretour 12, et
qui s'étend autour des orifices 11, 35.
[0073] La Fig. 18 montre une réalisation particulière basée sur le même principe. On part
ici d'une feuille de matière souple qu'on roule sur elle-même sur un tour et demi
environ. Chaque bord longitudinal 41 est soudé à la surface qui lui est adjacente.
On obtient ainsi deux enveloppes 7, 8 dotées d'une paroi commune 14 qui fait partie
à la fois de l'enveloppe "interne" 8 et de la couche médiane de l'enveloppe "externe"
7. La couche extérieure 40 est extrudée autour de cet ensemble pour former avec la
couche médiane, l'enveloppe extérieure 7 de l'emballage.
[0074] La Fig. 20 montre une autre façon, fort avantageuse, de réaliser un dispositif antiretour.
Dans cette forme de réalisation, l'enveloppe extérieure 7 présente un orifice 11.
Les bords de la feuille formant l'enveloppe intérieure 8 présentent un fort recouvrement
et sont soudés longitudinalement par une soudure 9, de façon telle qu'un bord libre
31 s'étend dans l'intervalle entre l'enveloppe intérieure 8 et l'enveloppe extérieure
8 et vient en regard de l'orifice 11. Ce bord libre 31 assume le rôle d'un clapet
vis-à-vis de l'orifice 11 et forme avec celui-ci un dispositif antiretour 12. Le maintien
des positions relatives des deux enveloppes 7, 8 est assuré par un collage 20 disposé
à proximité de la valve 12.
[0075] Il ressortira clairement pour l'homme de métier que chaque fois qu'il est fait allusion
dans la présente demande à un assemblage ou à une solidarisation, cette opération
peut être obtenue soit par soudure, soit par soudure ponctuelle, soit par collage,
soit par scellement, soit par d'autres moyens de scellement appropriés à des feuilles
en matière plastique ou composites, comportant éventuellement une pellicule métallique
ou métallisée.
1.- Emballage distributeur pour produit plus ou moins pâteux ou visqueux comportant une
tête distributrice et un corps (6), ladite tête distributrice comportant un bec (2)
traversé par une ouverture de décharge (3), obturable à son extrémité par une fermeture
amovible, et raccordée par son autre extrémité à une collerette (4);
le corps (6), en substance tubulaire, se développant suivant un axe et comportant
une enveloppe intérieure (8) et une enveloppe extérieure (7) entourant ladite enveloppe
intérieure, ces deux enveloppes (7, 8) étant fermées à une extrémité du corps (6)
et étant, à l'autre extrémité, reliées entre elles et au pourtour (5) de la collerette
(4) de la tête distributrice;
l'enveloppe intérieure (8) étant souple et dépourvue de mémoire élastique et apte
à contenir un produit pâteux ou visqueux;
l'enveloppe extérieure (7) étant plus élastique et plus rigide que l'enveloppe
intérieure (8), mais néanmoins déformable sous l'effet d'une force de compression
manuelle et capable de reprendre en substance sa forme initiale lorsque la force de
compression cesse d'être appliquée;
un dispositif antiretour (12) empêchant le passage d'air du volume compris entre
l'enveloppe extérieure (7) et l'enveloppe intérieure (8) lorsque l'enveloppe extérieure
(7) est comprimée, mais permettant le passage de l'air ambiant vers ce volume lorsque
la compression cesse d'être appliquée,
caractérisé en ce que le corps (6) comporte deux enveloppes accolées (7, 8), l'une,
plus souple, vers l'intérieur, l'autre, plus rigide, vers l'extérieur, ces enveloppes
(7, 8) étant réunies et confondues avec la collerette (4) de la tête distributrice,
et ainsi maintenues au niveau de ladite collerette (4) et en au moins deux points
à l'opposé de ladite tête distributrice.
2.- Emballage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le corps (6) est formé
de deux feuilles de matériaux (16, 17) repliées en deux suivant un axe perpendiculaire
à celui dudit corps (6), soudées à recouvrement sur leurs côtés (15) s'étendant suivant
l'axe du corps (6), leur extrémité libre étant reliée au pourtour (5) de la collerette
(4) de la tête distributrice.
3.- Emballage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le corps (6) est constitué
de feuilles de matériaux enroulées (16, 17) sur elles-mêmes autour de l'axe suivant
lequel ledit corps (6) se développe, ledit corps comportant au moins une soudure (9)
en substance parallèle à cet axe, suivant la ligne de recouvrement des bords opposés
(21, 22, 23, 23) de ces feuilles de matériaux (16, 17).
4.- Emballage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'autre extrémité du
corps tubulaire (6) est fermée par une soudure (10).
5. - Emballage suivant les revendications 1, 3, 4, caractérisé en ce que l'autre extrémité
du corps tubulaire (6) est solidarisée au pourtour de la collerette d'une embase.
6.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que
l'enveloppe extérieure (7) est formée d'au moins deux sous-couches 32, 33, 37, 38).
7.- Emballage suivant la revendication 6, caractérisé en ce qu'une sous-couche médiane
et l'enveloppe (8) intérieure sont constituées d'un même matériau.
8.- Emballage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le corps (6) comporte
une enveloppe externe continue (40) recouvrant une sous-couche médiane (39) soudée
avec laquelle elle est solidarisée, et une enveloppe intérieure (8) soudée également,
l'ensemble formé par l'enveloppe extérieure (40) et la sous-couche médiane (39) offrant
une plus grande rigidité que celle de l'enveloppe intérieure (8).
9.- Emballage suivant la revendication précédente, caractérisé en ce que la sous-couche
médiane (39) et l'enveloppe interne (8) sont constituées d'une même feuille de matériau
souple (16) repliée sur elle-même dans le sens de la largeur, ladite feuille repliée
étant enroulée sur elle-même parallèlement à l'axe du corps, ses deux bords longitudinaux
(41) étant rattachés au pli (42) de la feuille.
10.- Emballage suivant la revendication 8, caractérisé en ce que la sous-couche médiane
(39) et l'enveloppe intérieure (8) sont constituées par une même feuille de matériau
(16) souple enroulée sur elle-même d'au moins un tour à l'intérieur de l'enveloppe
extérieure (40), ses bords longitudinaux étant solidarisés, par une soudure axiale
(45), à la surface de la feuille adjacente.
11.- Emballage suivant la revendication 10, caractérisé en ce que la feuille de matière
souple (16) est enroulée sur elle-même de un tour de demi environ à l'intérieur de
l'enveloppe extérieure (10).
12.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en
ce que le dispositif antiretour (12) comprend au moins un orifice (11) dans l'enveloppe
extérieure (7), un clapet (13) disposé à la face interne de l'enveloppe extérieure
en regard dudit au moins un orifice, une zone où l'enveloppe extérieure (7) et l'enveloppe
intérieure (8) ne sont pas solidarisées entourant ledit au moins un orifice (11) et
ledit clapet (13).
13.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que
le dispositif antiretour (12) comprend au moins un orifice (11) ménagé dans l'enveloppe
extérieure (7), l'enveloppe intérieure étant formée d'une feuille dont les bords sont
soudés à recouvrement, le recouvrement des bords de cette feuille et la position de
la soudure étant tels qu'il subsiste vers l'extérieur de l'enveloppe interne une extrémité
libre (31), l'enveloppe externe (7) et l'enveloppe interne (8) étant solidarisées
l'une par rapport à l'autre de façon telle que l'extrémité libre (31) soit en regard
de l'orifice (11) et forme un clapet pour ledit orifice, cet agencement formant un
dispositif antiretour (12).
14.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications 6 à 11, caractérisé en ce que
le dispositif antiretour (12) comprend au moins un orifice (11) percé dans l'enveloppe
extérieure, et au moins un orifice (35) percé dans la couche médiane, la surface de
recouvrement (36) de matériau souple entre ces orifices (11, 35) formant clapet antiretour,
une zone dans laquelle l'enveloppe extérieure et la sous-couche médiane ne sont pas
solidarisées entourant ladite valve.
15.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que
le dispositif antiretour (12) comporte au moins un orifice (11) percé le long d'une
soudure longidutinale à recouvrement (9) de deux bords, le bord (31) de la feuille
recouvert se prolongeant au moins jusqu'à l'aplomb de cet au moins un orifice (11),
de façon telle qu'il forme un clapet antiretour pour cet au moins orifice (11).
16.- Procédé de fabrication d'un emballage distributeur suivant l'une quelconque des revendications
1 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations suivantes :
superposition de deux feuilles de matériaux (16, 17), une de ces feuilles (17)
étant plus rigide et plus élastique que la seconde, la seconde (16) étant, inversement,
plus souple et dépourvue de mémoire élastique que la première;
agencement d'un dispositif antiretour (12);
enroulement de ces feuilles superposées sur elles-mêmes de façon à former un corps
(6) sensiblement tubulaire;
jonction hermétique des côtés des feuilles (21, 22) s'étendant suivant l'axe de
ce corps;
fermeture d'une des extrémités de ce corps tubulaire en solidarisant entre elles
de façon hermétique les couches de l'enveloppa externe et en solidarisant entre elles
les couches de l'enveloppe interne;
solidarisation entre elles des côtés des feuilles formant l'extrémité ouverte de
la paroi tubulaire, et
solidarisation de l'extrémité ouverte du corps tubulaire avec la collerette d'une
tête, de façon telle que l'enveloppe interne, l'enveloppe externe et la collerette
forment un ensemble indissociable.
17.- Procédé suivant la revendication 16, caractérisé en ce qu'il comporte, en outre,
l'opération suivante :
solidarisation superficielle de ces deux feuilles (16, 17), une surface représentant
au moins 50% de la surface totale en contact restant libre de mouvement.
18.- Procédé suivant la revendication 16, caractérisé en ce qu'il comporte, en outre,
l'opération préalable suivante : pliage d'une feuille de matériau souple de façon
à réaliser au moins deux couches superposées.
19.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 16, 17 et 18, caractérisé en
ce que l'aménagement d'un dispositif antiretour (12) comprend les opérations suivantes
:
percement d'au moins un orifice (11) dans l'enveloppe extérieure du corps tubulaire,
et
placement d'un clapet antiretour (13) entre l'enveloppe extérieure (7) et l'enveloppe
intérieure (8), en regard de cet orifice.
20.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 16, 17 et 18, caractérisé en
ce que l'aménagement d'un dispositif antiretour (12) comprend les opérations suivantes
:
percement d'au moins un orifice (11) dans l'enveloppe extérieure (7) du corps tubulaire;
percement d'au moins un deuxième orifice dans une couche médiane (33) du corps
tubulaire (6), les deuxièmes orifices (35) ne venant pas en regard des premiers, et
ménager une surface de recouvrement non encollée (36) entre l'axe de ces premiers
et deuxièmes orifices, cette surface de recouvrement formant clapet antiretour.
21.- Procédé de fabrication d'un emballage distributeur suivant l'une quelconque des revendications
8 à 12, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations suivantes :
formation, au départ d'une feuille de matériau souple (16) et à faible mémoire
élastique, par pliage et enroulement sur elle-même et soudage de cette feuille, d'un
boyau tubulaire, double sur de 5% à au moins 50% de sa surface extérieure,
extrusion d'un manchon de matériau plus rigide (40) autour de la feuille tubulaire;
agencement d'un dispositif antiretour (12);
fermeture d'une des extrémités du corps tubulaire (6);
solidarisation entre elles de façon hermétique des couches (40, 40) formant l'extrémité
ouverte de l'enveloppe externe, et solidarisation entre elles des couches (8, 8) formant
l'extrémité ouverte de l'enveloppe intérieure, et
solidarisation de l'extrémité ouverte avec la collerette (4) d'une tête distributrice
(1), de façon telle que l'enveloppe interne, l'enveloppe externe et la collerette
forment un ensemble indissociable.
22.- Procédé suivant la revendication 20, caractérisé en ce que le pliage et la soudage
sont réalisés de la façon suivante :
- enroulement de la feuille (16) sur elle-même sur au moins un tour et demi de manière
à former le boyau tubulaire, et
- soudage des bords de la feuille s'étendant suivant l'axe de ce boyau avec la surface
adjacente à ces bords, les deux soudures étant disposées sensiblement à l'opposé l'une
de l'autre.