| (19) |
 |
|
(11) |
EP 0 498 719 B1 |
| (12) |
FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
| (45) |
Mention de la délivrance du brevet: |
|
22.04.1998 Bulletin 1998/17 |
| (22) |
Date de dépôt: 05.02.1992 |
|
|
| (54) |
Insert pour pièce coulée composite
Eingiessteil für Verbundgussstück
Insert for composite casting
|
| (84) |
Etats contractants désignés: |
|
CH DE ES FR GB IT LI |
| (30) |
Priorité: |
05.02.1991 CH 348/91
|
| (43) |
Date de publication de la demande: |
|
12.08.1992 Bulletin 1992/33 |
| (73) |
Titulaire: MONTUPET S.A. |
|
92112 Clichy Cédex (FR) |
|
| (72) |
Inventeurs: |
|
- Jaquet, Jean-Claude
CH-8200 Schaffhausen (CH)
- Mader, Rolf
CH-8214 Gachlingen (CH)
- Fuchs, Roman
CH-Neuhausen am Rheinfall (CH)
- Textor, Marcus
CH-8200 Schaffhausen (CH)
|
| (74) |
Mandataire: Martin, Jean-Jacques et al |
|
Cabinet REGIMBEAU
26, Avenue Kléber 75116 Paris 75116 Paris (FR) |
| (56) |
Documents cités: :
EP-A- 0 384 045 FR-A- 2 558 084 US-A- 2 100 255
|
DE-A- 4 005 097 GB-A- 2 221 176
|
|
| |
|
|
- PATENT ABSTRACTS OF JAPAN vol. 7, no. 120 (M-217)(1265) 25 Mai 1983 & JP-A-58 038
653 (YANMAR DIESEL K.K.) 7 mars 1983
- PATENT ABSTRACTS OF JAPAN vol. 4, no. 31 (M-4)(519) 27 Mars 1980 & JP-A-55 010 369
(MITSUBISHI JIDOSHA KOGYO K.K) 24 janvier 1980
- WPI, World Patent Index Database, Derwent Publications, London, GB AN=80- 69722c(40)
& DD-A-141121 (ROGOSS ET AL.) 17 April 1980
|
|
| |
|
| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] La présente invention concerne un insert fait d'un matériau d'aluminium pour la refonte
ou la jonction par la fonte avec une masse fondue d'aluminium ou d'un alliage d'aluminium
pour former une pièce coulée composite avec liaison métallique dans la surface limite
composite.
[0002] On entend de manière générale par procédé de coulée composite la production de pièces
coulées, composées d'au moins deux matériaux métalliques différents, solidement liés
entre eux. On introduit alors classiquement un insert fait de l'un des matériaux dans
un moule et on refond ou joint par la fonte la masse fondue de l'autre matériau.
[0003] Alors qu'autrefois la coulée composite servait principalement à la préparation de
pièces coulées en aluminium avec des inserts en acier, le procédé est employé depuis
peu, grâce à la mise au point de matériaux en aluminium ayant par rapport aux alliages
d'aluminium classiques des propriétés mécaniques fortement améliorées, pour la préparation
de purs composites en alliage léger. On peut considérer comme matériaux pour les inserts
par exemple des alliages difficilement coulables, des phases intermétalliques, des
matériaux composites avec matrice en aluminium et composants incorporés métalliques
ou non-métalliques, des matériaux compactés par pulvérisation ou frittés et d'autres
matériaux dits matériaux spéciaux d'aluminium.
[0004] Une exigence essentielle dans les pièces coulées composites pour éléments à forte
sollicitation mécanique est la liaison métallique dans la surface limite composite.
Cette liaison métallique ne peut être obtenue que lorsque la couche d'oxyde compacte,
toujours présente sur la surface des inserts en matériaux d'aluminium dans les conditions
atmosphériques usuelles, est éloignée avant la coulée composite. Pour cela on connaît
d'après le brevet CH-318 530 un procédé dans lequel l' insert est muni, après l'élimination
de sa couche d' oxyde superficielle,d'une couche protectrice métallique en zinc, cadmium,
cuivre, argent, nickel ou chrome, qui est éliminée lors de la coulée composite par
contact avec la masse fondue métallique. Dans ce procédé, l'utilisation de l'insert
pendant la refonte ou la jonction par la fonte de la masse fondue est fortement améliorée.
Etant donné que l'on ne peut obtenir une bonne adhérence de la liaison que quand l'insert
fond superficiellement, ce qui fait que l'indéformabilité de l'insert doit être acquise
à la température de fusion, ce procédé est limité à des inserts en matériaux spéciaux
d'aluminium hautement résistants à la chaleur.
[0005] De plus le brevet d'Allemagne de l'Est DD-141 121 divulgue un procédé conforme au
préambule de la revendication 1, dans lequel l'insert est muni d'un revêtement métallique
après un fluxage par immersion dans un bain métallique (plomb fondu) qui présente
une aptitude élevée à l'allier avec l'alminium. Mais le traitement par fluxage peut,
pour des inserts de forme compliquée, laisser subsister des restes de flux et altérer
aux points correspondants l'adhérence de la liaison.
[0006] Puisqu'il en est ainsi, l'inventeur s'est fixé comme objectif de préparer un insert
du type mentionné au début, avec lequel la température de fusion puisse être maintenue
la plus basse possible lors de la coulée composite et l'adhérence de la liaison puisse
être encore améliorée.
[0007] La résolution du problème conformément à l'invention est atteinte grâce aux caractéristiques
de la revendication 1.
[0008] Des aspects préférés de l'invention sont exposés dans les sous-revendications 2 à
9.
[0009] L'invention propose également une pièce coulée composite telle que définie dans la
revendication 10.
[0010] Grâce à l'invention, il devient possible d'employer comme matériau pour inserts toute
la palette des matériaux d'aluminium et en même temps d'atteindre dans la pièce coulée
composite une adhérence de liaison élevée.
[0011] Avec la première couche on assure à la seconde couche une bonne adhérence avec liaison
métallique. La première couche est dans le cas le plus simple réalisée uniformément
en un seul métal ou alliage métallique. Il suffit toutefois déjà que seule la couche
superficielle de la première couche consiste en un métal ou alliage résistant à l'oxydation.
La première couche peut donc également être un système multi-couches dont la couche
externe soit formée d'un métal ou alliage métallique résistant à l'oxydation.
[0012] Des métaux appropriés pour la première couche ou la couche superficielle de celle-ci
sont Z, Cd, Cr, Cu, ainsi que Ag, Au, Ni en particulier et des alliages de ces éléments.
A ce sujet une épaisseur de couche de 0,002 à 20 µm est en général suffisante, tandis
que dans la plupart des cas l'épaisseur peut être inférieure à 5 µm et qu'en principe
même une épaisseur de couche de quelques rangées d'atomes peut suffire.
[0013] Pour la seconde couche, fondant relativement bas, de la surface de l'insert, il faut
veiller à ce que, lors de la coulée composite à la surface limite entre l' insert
et la masse de métal fondue, il y ait pendant une durée suffisante une couche liquide
qui assure l' adhésion par interdiffusion. Des métaux ou alliages métalliques appropriés
ayant une solubilité élevée dans l'aluminium à l'état solide, c'est-à-dire ce qu'on
nomme des alliages d'apport de brasage, sont le zinc ou des alliages de zinc du type
ZnAl5, ZnMg3 et ZnCu5, tandis que la teneur exacte en élément d'alliage peut varier
dans un intervalle relativement large et qu'on peut ainsi ajuster la température de
fusion souhaitée. Sont tout particulièrement avantageux les alliages de composition
eutectique, dont on sait qu'ils présentent un très faible intervalle de solidification.
L'épaisseur de la seconde couche se situe de préférence entre 20 et 300 µm.
[0014] Pour assurer dans la coulée composite une imprégnation optimale de l'insert avec
la masse fondue en cours de refonte ou de jonction par la fonte, on peut munir la
seconde couche directement d'une troisième couche correspondant à la première couche
pour ce qui est du choix du matériau et de l'épaisseur. On peut aussi employer comme
troisième couche, au lieu d'un métal stable vis-à-vis de l'oxydation, une couche de
fondant ou flux, celle-ci pouvant être appliquée par exemple par trempage dans un
flux ou pouvant même se faire par dépôt d'un flux sur la masse de métal fondue directement
pendant la coulée composite, à la surface de l'insert. Un flux approprié est par exemple
K
2ZrF
6.
[0015] Le matériau d'aluminium de l'insert selon l'invention peut par exemple englober un
alliage difficilement coulable, des phases intermétalliques, des matériaux compactés
par pulvérisation ou frittés, ainsi que de manière très générale des matériaux composites
avec matrice en aluminium, éventuellement renforcée par des particules de céramique,
des fibres courtes, des whiskers ou barbes ou des fibres continues, ainsi que des
formes hybrides et d'autres matériaux spéciaux d'alunimium.
[0016] Comme procédé d'enduction pour la première couche en métal résistant à l'oxydation,
conviennent en particulier des procédés galvaniques dans lesquels la couche d'oxyde
de la surface de l'insert est éliminée dans l'électrolyte en même temps que se forme
la couche métallique, mais on peut aussi recourir à des extractions de métaux sous
vide après élimination préalable de la couche d'oxyde au moyen, par exemple, d'un
bombardement ionique.
[0017] En variante, la première couche, ou au moins la couche superficielle de celle-ci,
peut être déposée sur la surface de l'insert en immergeant l'insert dans un bain fondu
du métal ou de l'alliage résistant à l'oxydation que l'on a choisi et en appliquant
simultanément à l'insert des vibrations ultrasoniques. Ces vibrations ont pour effet
de libérer par action mécanique la couche d'oxyde présente sur la surface de l'insert
et donc d'obtenir une bonne adhérence de la couche superficielle résistant à l'oxydation.
[0018] La deuxième couche est de préférence appliquée dans le procédé de revêtement par
trempage.
[0019] Pour préparer une pièce coulée composite, on place d'ordinaire l'insert dans un moule
--qui peut aussi être une coquille pour coulée sous pression-- et on refond ou on
joint par la fonte avec la masse de métal fondue. Naturellement une pièce coulée composite
peut aussi comporter plusieurs inserts.
1. Insert en un matériau d'aluminium pour la refonte ou la jonction par la fonte avec
une masse fondue d'aluminium ou d'un alliage d'aluminium pour former une pièce coulée
composite avec liaison métallique dans la surface limite composite, au moins la surface
exempte d'oxyde de l'insert sur laquelle on refond ou joint par la fonte de la masse
fondue présentant une première couche ayant une couche superficielle en un métal ou
alliage métallique résistant à l'oxydation et une seconde couche appliquée directement
sur cette première couche, insert caractérisé en ce que la seconde couche est réalisée
en un métal ou alliage métallique ayant une solubilité élevée dans l'aluminium à l'état
solide et une température de fusion comprise entre 350 et 500°C.
2. Insert selon la revendication 1, caractérisé en ce que la première couche présente
une épaisseur de 0,002 à 20 µm.
3. Insert selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'au moins la couche
superficielle de la première couche est composée de Ag, Au, Ni, Cr, Cu, Zn, Cd ou
des alliages de ces éléments.
4. Insert selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la seconde
couche présente une épaisseur de 20 à 300 µm.
5. Insert selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la seconde
couche consiste en du zinc ou un alliage de zinc du type ZnAl5, ZnMg3 ou ZnCu5.
6. Insert selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la seconde
couche est munie directement d'une troisième couche ayant une couche superficielle
consistant en un métal ou alliage résistant à l'oxydation.
7. Insert selon la revendication 6, caractérisé en ce que la troisième couche a une épaisseur
de 0,002 à 20 µm.
8. Insert selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce qu'au moins la couche
superficielle de la troisième couche est composée de Ag, Au, Ni, Cr, Cu, Zn, Cd ou
des alliages de ces éléments.
9. Insert selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la seconde
couche est munie directement d'une troisième couche en un flux, par exemple K2ZrF6.
10. Pièce coulée composite ayant au moins un insert selon l'une quelconque des revendications
1 à 9, caractérisée en ce que l'(les) insert(s) est(sont) refondu(s) ou joint(s) par
la fonte avec de l'aluminium ou un alliage d'aluminium.
1. An insert of aluminum material for recasting or joining by melting with a molten mass
of aluminum or of aluminum alloy to form a composite casting with metallic bonding
in the composite boundary surface, at least the oxide-free surface of the insert on
which the molten mass is recast or joined by melting presenting a first layer that
has a surface layer of a metal or metal alloy that withstands oxidation and a second
layer applied directly on said first layer, which insert is characterized in that
the second layer is made of a metal or metal alloy that has high solubility in aluminum
in the solid state and a melting temperature lying in the range 350°C to 500°C.
2. An insert according to claim 1, characterized in that the thickness of the first layer
lies in the range 0.002 µm to 20 µm.
3. An insert according to claim 1 or 2, characterized in that at least the surface layer
of the first layer is made of Ag, Au, Ni, Cr, Cu, Zn, Cd, or alloys of said elements.
4. An insert according to any one of claims 1 to 3, characterized in that the second
layer is 20 µm to 300 µm thick.
5. An insert according to any one of claims 1 to 4, characterized in that the second
layer consists in zinc or a zinc alloy of the ZnAl5, ZnMg3, or ZnCu5 type.
6. An insert according to any one of claims 1 to 5, characterized in that the second
layer is directly provided with a third layer having a surface layer consisting in
a metal or alloy that withstands oxidation.
7. An insert according to claim 6, characterized in that the thickness of the third layer
lies in the range 0.002 µm to 20 µm.
8. An insert according to claim 6 or 7, characterized in that at least the surface layer
of the third layer is made of Ag, Au, Ni, Cr, Cu, Zn, Cd, or alloys of said elements.
9. An insert according to any one of claims 1 to 5, characterized in that the second
layer is directly provided with a third layer of flux, e.g. K2ZrF6.
10. A composite casting having at least one insert according to any one of claims 1 to
9, characterized in that the insert(s) is/are recast or joined by melting with aluminum
or an aluminum alloy.
1. Eingießteil aus einem Aluminiumwerkstoff für die Umschmelze oder Verbindung durch
Gießen mit einer geschmolzenen Masse aus Aluminium oder Aluminiumlegierung, um ein
gegossenes Verbundteil mit einer metallischen Verbindung in der Randfläche des Verbundteils
herzustellen, wobei mindestens die oxidfreie Oberfläche des Eingießteils, auf der
die geschmolzene Masse umgeschmolzen oder durch Vergießen der geschmolzenen Masse
verbunden wird, eine erste Schicht mit einer oberflächlichen Schicht aus einem oxidationsbeständigen
Metall oder einer oxidationsbeständigen Legierung aufweist, sowie eine zweite Schicht
enthält, welche direkt auf diese erste Schicht aufgetragen wird,
dadurch gekennzeichnet, daß
die zweite Schicht aus einem Metall oder einer Metallegierung hergestellt wird, welche
eine hohe Löslichkeit in Aluminium im festen Zustand und eine Schmelztemperatur zwischen
350 und 500°C aufweist.
2. Eingießteil nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, daß
die erste Schicht eine Dicke zwischen 0,002 bis 20 µm hat.
3. Eingießteil nach einem der Ansprüche 1 oder 2,
dadurch gekennzeichnet, daß
mindestens die oberflächliche Schicht der ersten Schicht aus Ag, Au, Ni, Cr, Cu, Zn,
Cd oder aus Legierungen dieser Elemente besteht.
4. Eingießteil nach einem der Ansprüche 1 bis 3,
dadurch gekennzeichnet, daß
die zweite Schicht eine Dicke von 20 bis 300 µm hat.
5. Eingießteil nach einem der Ansprüche 1 bis 4,
dadurch gekennzeichnet, daß
die zweite Schicht aus Zink oder einer Zinklegierung vom Typ ZnAl5, ZnMg3 oder ZnCu5
besteht.
6. Eingießteil nach einem der Ansprüche 1 bis 5,
dadurch gekennzeichnet, daß
die zweite Schicht direkt mit einer dritten Schicht versehen wird, welche aus einer
oberflächlichen Schicht aus einem oxidationsbeständigen Metall oder einer oxidationsbeständigen
Legierung besteht.
7. Eingießteil nach Anspruch 6,
dadurch gekennzeichnet, daß
die dritte Schicht eine Dicke von 0,002 bis 20 µm hat.
8. Eingießteil nach einem der Ansprüche 6 oder 7,
dadurch gekennzeichnet, daß
mindestens die oberflächliche Schicht der dritten Schicht aus Ag, Au, Ni, Cr, Cu,
Zn, Cd oder aus Legierungen dieser Elemente besteht.
9. Eingießteil nach einem der Ansprüche 1 bis 5,
dadurch gekennzeichnet, daß
die zweite Schicht direkt auf die dritte Schicht mittels eines Flußmittels aufgetragen
wird, welches zum Beispiel aus K2ZrF6 besteht.
10. Verbundteil, welches mindestens ein Eingießteil nach einem der Ansprüche 1 bis 9 aufweist,
dadurch gekennzeichnet, daß
dieses Eingießteil oder diese Eingießteile umgeschmolzen oder mittels Vergießen mit
Aluminium oder einer Aluminiumlegierung verbunden werden.