[0001] L'invention a pour objet un procédé de surveillance d'au moins une source de rayonnement
lumineux ainsi qu'un dispositif pour la mise en oeuvre dudit procédé.
[0002] L'invention vise plus particulièrement la surveillance d'une pluralité de sources
d'éclairage public. La surveillance d'un réseau d'éclairage public peut s'effectuer
par du personnel lorsque le réseau est sous tension en observant le fonctionnement
des sources. Ceci entraîne des frais de personnel importants.
[0003] On a proposé plusieurs solutions pour pallier ces inconvénients.
[0004] On connaît, suivant le brevet français FR-A-2.592.718, un procédé de surveillance
selon lequel on détecte le rayonnement émis par une source sous tension, et l'on émet
un signal de défaillance monofréquence, par exemple à une fréquence musicale. A chaque
source est associé un équipement individuel émettant le signal monofréquence précité.
[0005] Comme ce signal monofréquence est uniquement émis en cas de défaillance, il n'est
pas possible en cas d'absence de signal, de déterminer quelle est la nature de la
défaillance : défaillance de l'équipement individuel ou de la source de rayonnement.
[0006] On connaît suivant la demande de brevet français 88.08017, un procédé et un système
de surveillance qui utilisent une basse tension à la fréquence industrielle pour surveiller
des sources lumineuses. Ce système n'est utilisable que lorsque la source est hors
tension, de préférence peu de temps après l'extinction. Ce système ne permet pas de
dater et de mémoriser les évènements ou d'identifier la nature de la défaillance.
[0007] Le but de l'invention est de remédier aux inconvénients précités en créant un procédé
et un dispositif améliorés de surveillance de sources lumineuses.
[0008] Le procédé selon l'invention de surveillance d'au moins une source de rayonnement
lumineux reliée à un réseau d'alimentation est caractérisé par le fait qu'il comprend
au moins une étape consistant, à l'aide d'un équipement individuel associé à la source
de rayonnement, à détecter le fonctionnement normal de la source de rayonnement et
à émettre un signal de fonctionnement normal, et, dans le cas d'une défaillance ou
d'un fonctionnement anormal, à émettre un signal différent dudit signal de fonctionnement
normal, ledit signal différent pouvant consister en une absence de signal.
[0009] Ainsi, pendant le fonctionnement normal de la source de rayonnement, un signal est
régulièrement émis. Si ce signal est un signal de fonctionnement normal, on n'enregistre
pas d'évènement. Si ce signal est un signal différent du signal de fonctionnement
normal, on identifie et mémorise la défaillance. Ceci permet ainsi d'établir la liste
des défaillances et de préparer des plans d'interventions.
[0010] Les signaux relatifs à une source de rayonnement donnée sont avantageusement transmis
sur une ligne d'alimentation de ladite source de rayonnement et reçus, en un point
de ladite ligne éloigné de ladite source, par un équipement central.
[0011] Ainsi, on utilise un seul équipement central pour dater et mémoriser des défaillances
relatives à diverses sources de rayonnement avec lesquelles il communique. On réalise
ainsi une économie substantielle en affectant les moyens de datation et de mémorisation
d'un seul équipement central à plusieurs sources de rayonnement.
[0012] De préférence, un signal correspondant à une source de rayonnement donnée est émis
régulièrement par l'équipement individuel associé pendant un intervalle de temps prédéterminé.
[0013] Ainsi, comme les signaux sont transmis sur les lignes d'alimentation des sources
de rayonnement et que chaque signal est émis à tour de rôle pendant un intervalle
de temps prédéterminé, on transmet tous les signaux sur les lignes d'alimentation
des sources sans utiliser de ligne de transmission supplémentaire.
[0014] De préférence également, lorsque l'on veut surveiller une pluralité ordonnée de sources,
on émet le signal de fonctionnement normal ou de défaillance après l'expiration d'un
intervalle de temps prédéterminé puis d'un intervalle de temps fonction d'un numéro
d'ordre de la source de rayonnement au sein de ladite pluralité de sources.
[0015] On identifie ainsi une source de rayonnement donnée par sa position au sein d'une
séquence temporelle et on identifie l'état de ladite source par le signal associé.
[0016] Dans un mode de réalisation avantageux de l'invention, le signal différent du signal
de fonctionnement normal indique la nature de la défaillance de la source de rayonnement.
[0017] Ainsi, suivant la nature de la défaillance, on fait intervenir les moyens de réparation
nécessaires en évitant lorsque cela n'est pas nécessaire, le déplacement coûteux d'une
voiture-échelle.
[0018] Suivant un mode de réalisation préféré de l'invention, les signaux émis par un équipement
individuel sont des signaux de fréquences musicales.
[0019] Ces signaux relatifs à une source de rayonnement donnée sont, en cas de défaillance
ou de fonctionnement anormal, identifiés, mémorisés et transmis à un poste central
d'intervention, de préférence par ligne téléphonique. Ainsi, il suffit d'un poste
central d'intervention pour effectuer la surveillance, la maintenance et la réparation
d'une vaste installation d'éclairage public, dépendant par exemple d'une communauté
urbaine.
[0020] L'invention vise également un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé précité.
[0021] Un dispositif selon l'invention est caractérisé par le fait qu'il comprend un équipement
individuel associé à une source de rayonnement, pour émettre un signal de fonctionnement
normal de ladite source et un signal différent dudit signal de fonctionnement normal,
en cas de fonctionnement anormal ou de défaillance de ladite source.
[0022] Ce dispositif comprend un équipement central raccordé à au moins un équipement individuel
par une ligne d'alimentation de ladite source.
[0023] Dans le cas de la surveillance d'une pluralité ordonnée de sources, le dispositif
comprend des moyens de scrutation pour interroger des équipements individuels et les
faire émettre suivant un cycle ordonné en direction de l'équipement central auquel
ils sont raccordés. Chaque équipement individuel émet pendant un intervalle de temps
prédéterminé et on détermine l'intervalle de temps de façon à ne pas superposer les
émissions de deux équipements individuels distincts. De préférence lesdits moyens
de scrutation comprennent au moins un microprocesseur.
[0024] De préférence également, l'équipement individuel est apte à émettre un signal différent
selon la nature du fonctionnement anormal ou de la défaillance de la source de rayonnement
lumineux.
[0025] Un dispositif selon l'invention comprend avantageusement des moyens de datation,
de mémorisation et de transmission par des moyens de télécommunication par ligne téléphonique
ou analogue, à un poste central d'intervention.
[0026] Un équipement individuel d'un dispositif selon l'invention est avantageusement protégé
par au moins un dispositif de protection associé à une source de rayonnement qui protège
simultanément ledit équipement individuel et ladite source de rayonnement.
[0027] On va maintenant décrire à titre d'exemple non limitatif un mode de réalisation particulier
de l'invention en référence aux dessins annexés dans lesquels :
- Les figures 1A et 1B représentent respectivement un schéma synoptique d'un procédé
selon l'invention et un diagramme temporel associé.
- La figure 2 représente un schéma simplifié d'un dispositif pour la mise en oeuvre
d'un procédé selon l'invention.
- Les figures 3A et 3B représentent respectivement un diagramme temporel des signaux
émis par un équipement individuel selon l'invention, et un schéma de réalisation d'un
équipement individuel.
- Les figures 4A, 4B et 4C représentent respectivement les courbes de tension et de
courants I₀, I₁, I₂ , I₃ et les signaux associés S₂₀, S₂₁, S₂₂, S₂₃; un shéma de réalisation
d'un analyseur pour indiquer la nature des défaillances des sources; et un diagramme
temporel associé.
- La figure 5 représente un schéma de réalisation d'un équipement central d'un dispositif
selon l'invention.
[0028] En référence à la figure 1, un procédé pour la surveillance d'une pluralité ordonnée
de sources de rayonnement lumineux comprend les étapes suivantes :
- attendre un intervalle de temps prédéterminé To après la mise sous tension, ce temps étant choisi de façon à ce que toutes les sources
de rayonnement fonctionnant normalement soient allumées;
- envoyer un signal d'interrogation S₁ à la pluralité d'équipements individuels associés
à la pluralité de sources de rayonnement;
- attendre un temps Tn à partir de l'apparition de S₁.
- émettre à l'expiration du temps Tn un signal S₂ caractérisant l'état de la source;
- après interrogation de tous les équipements individuels de la pluralité, attendre
l'expiration d'un intervalle de temps prédéterminé Tp ,et recommencer une nouvelle séquence d'interrogations.
[0029] Les signaux S₂ émis par un équipement individuel peuvent être un signal de fonctionnement
normal S₂₀ ou un signal différent dudit signal S₂₀ tel que S₂₁, S₂₂, ou S₂₃.
[0030] Le signal différent S₂₃ est par exemple une absence de signal (signal nul).
[0031] De préférence, les signaux S₂ relatifs à une source de rayonnement donnée sont transmis
sur une ligne d'alimentation de ladite source de rayonnement.
[0032] Sur le diagramme temporel de la figure 1B, dans le cas de cinq sources associées
à cinq équipements individuels E.I. chaque équipement individuel émet un signal S₂
correspondant à une source de rayonnement donnée pendant un intervalle de temps DT
n prédéterminé. Le signal S₁ est émis au bout d'un intervalle de temps prédéterminé,
T₀ juste après la mise sous tension du réseau ou T
p entre deux cycles consécutifs de scrutation. Le signal S₂ de fonctionnement normal
ou de défaillance est émis au bout d'un temps T
n après l'apparition du signal S₁, fonction du numéro d'ordre n de la source de rayonnement
au sein de la pluralité de sources. Pour permettre des émissions indépendantes et
non simultanées, la durée d'émission DT
n d'un équipement E
n doit être telle que l'émission de EI
n soit terminée avant que l'équipement émettant directement après EI
n ait commencé à émettre. On choisit par exemple les intervalles de temps DT
n prédéterminés tous égaux entre eux et à une même durée d'émission DT. On utilise
avantageusement la fréquence du réseau d'alimentation électrique pour définir les
intervalles de temps, T
n, DT. Les signaux S₁ et S₂ sont avantageusement des signaux monofréquence de fréquences
musicales respectives différentes F₁ et F₂.
[0033] En référence à la figure 2, les signaux S₂ relatifs à des sources 1 de rayonnement
SR données sont émis par des équipements 2 individuels EI. sur la ligne d'alimentation
3 de ladite source de rayonnement 1. Ces signaux S₂ sont transmis sur ladite ligne
d'alimentation 3 et reçus en un point de ladite ligne éloigné de ladite source par
un équipement 4 central EC. L'équipement 4 central EC est situé de préférence dans
l'armoire 5 d'alimentation électrique d'une pluralité de sources. En cas de défaillance
ou de fonctionnement anormal d'une source 1, les signaux S₂ sont identifiés et mémorisés
au niveau de l'équipement 4 central EC pour être transmis à un poste 6 central d'intervention
P.C.I par des moyens de télécommunication 7, par exemple, par ligne téléphonique.
Cette transmission au poste 6 central d'intervention s'effectue systématiquement,
par exemple une fois par jour, mais également sur demande transmise à partir du poste
6 central d'intervention.
[0034] Chaque source 1 de rayonnement SR est généralement protégée par un dispositif de
protection 8 individuel, conformément aux règles de l'art régissant les installations
d'éclairage public. Ce dispositif 8 de protection individuel comporte par exemple
des fusibles. De façon avantageuse, le dispositif 8 peut être placé en aval des équipements
2 individuels, tels que représentés. Cette disposition permet de protéger simultanément
une source 1 de rayonnement et un équipement 2 individuel associé.
[0035] En référence à la figure 3A, on a choisi un intervalle de temps d'émission DT commun
à une pluralité d'équipements individuels égal à la période de la tension E d'alimentation
électrique, représentée par la courbe 9. En correspondance avec la courbe 9 on voit,
dans le cas d'une source de rayonnement constituée par une lampe à décharge, quatre
types de signaux S₂ différents. Le signal S₂₀ (courbe 10) correspond au fonctionnement
normal d'une source sous tension. Le signal S₂₁ (courbe 11) correspond au cas du claquage
de la lampe. Le signal S₂₂ (courbe 12) correspond à un défaut du condensateur associé
à la lampe. Le signal S₂₃ (courbe 13) correspond à des cas distincts des cas précédents,
par exemple : un équipement individuel hors d'usage, une protection individuelle déclenchée,
une absence de tension, etc....
[0036] Comme mentionné précédemment, l'équipement individuel détermine la nature du défaut
et choisit en conséquence le type du signal S₂ à envoyer par exemple parmi les signaux
S₂₀, S₂₁, S₂₂, S₂₃ précités.
[0037] Le signal S₂₁ indique le fonctionnement normal à la fois de la source de rayonnement
et de l'équipement individuel.
[0038] Le procédé selon l'invention faisant émettre les équipements individuels lorsque
tout est normal, permet ainsi de tester le fonctionnement des équipements individuels
tout en assurant la protection desdits équipements individuels par les dispositifs
de protection des sources déjà installés.
[0039] En référence à la figure 3B, un équipement 2 individuel associé à une source 1 de
rayonnement SR est branché entre ladite source 1 et le dispositif 8 de protection
individuel F. Cet équipement 2 individuel comporte un récepteur 14 d'un signal d'interrogation
S₁ émis par un équipement central EC non représenté.
[0040] A la réception du signal S₁, le récepteur 14 émet un signal logique en direction
du compteur 15. Dès réception du signal logique, le compteur 15 compte le temps T
n affecté à l'équipement individuel, Ce temps T
n est par exemple égal au double de la période de l'alimentation électrique par le
numéro d'ordre de l'équipement individuel.
[0041] Pendant ce décompte, l'analyseur 16 compare la tension U alimentant la source 1 lumineuse
avec le courant I la parcourant pour en déduire la valeur de l'angle de phase. Cet
angle de phase varie de façon caractéristique en fonction des différents types de
défaillance .En fonction de cette comparaison, l'analyseur 16 choisit donc le type
de signal S₂ à émettre parmi les signal S₂₀, S₂₁, S₂₂, S₂₃ précités.
[0042] Le compteur 15 et l'analyseur 16 émettent deux signaux logiques entrant dans une
porte logique 17. Lorsque le temps T
n est écoulé, le signal S₂ à émettre est identifié et la porte logique 17 commande
le moyen d'émission 18 pour émettre le signal S₂ choisi sur la ligne d'alimentation.
[0043] Comme représenté à la figure 3A, en cas de défaillance de la source de rayonnement,
le signal S₂ distinct de S₂₀ indique la nature de la défaillance et caractérise donc
l'état de la source de rayonnement 1 de l'équipement individuel 2. Une alimentation
18 fournit les tensions nécessaires aux circuits électroniques.
[0044] Dans le cas où les signaux S₁ et S₂ sont des signaux monofréquence de fréquences
respectives F₁ et F₂ , on branche des condensateurs 20A et 20B en série avec le récepteur
14 et l'émetteur 18 respectivement. Un filtre 21 bloque l'émission des fréquences
F₁ et F₂ vers la source de rayonnement, et, dans le cas d'une lampe à décharge, vers
le condensateur redressant le facteur de puissance.
[0045] En référence à la figure 4A, on voit, représentés par rapport à une même courbe de
tension U d'alimentation électrique, des allures des courbes I₀, I₁, I₂, I₃ de courant
en traits interrompus ainsi que les signaux S₂₀, S₂₁, S₂₂, S₂₃ en traits gras pour
divers cas de fonctionnement de la source de rayonnement.
[0046] La courbe I₀ correspond au cas du fonctionnement normal de la source de rayonnement;
le signal S₂₀ (courbe 10) est émis par l'émetteur 18.
[0047] La courbe I₁ correspond au cas d'un claquage de lampe à décharge; le signal S₂₁ (courbe
11) est émis par l'émetteur 18.
[0048] La courbe I₂ correspond au cas d'un condensateur hors d'usage; le signal S₂₂ (courbe
12) est émis par l'émetteur 18.
[0049] La courbe I₃ correspond au cas d'une absence de courant; le signal S₂₃ (courbe 13)
émis par l'émetteur 18.
[0050] En référence à la figure 4B, on décrit un schéma d'un analyseur 16 selon l'invention
susceptible de produire un signal indiquant la nature de la défaillance d'une source
de rayonnement. Cet analyseur est apte à indiquer la nature des défaillances et cette
analyse se fait ainsi à l'emplacement de l'équipement individuel et de la source d'éclairage
associée, c'est à dire localement. La tension d'alimentation U et le courant I passant
à travers la source 1 de rayonnement sont transformés grâce aux résistances 22, 23,
24 en tension u image de U et courant i image de I. Le courant image i est injecté
à l'entrée d'un amplificateur électronique 25. La tension image u est injectée à l'entrée
d'un amplificateur électronique 26. Ces deux amplificateurs sont saturés et produisent
à leur sortie un signal carré v et un signal carré j représentés en gras à la figure
4C et associés aux courbes de u et i représentées en pointillés sur la même figure.
La comparaison des fronts montants des signaux normalisés j et v dans le comparateur
27 permet de qualifier la nature de la défaillance et de produire le signal approprié
S₂ par exemple le signal S₂₀ représenté à la figure 4C par la courbe 10 qui sera transmis
pendant l'intervalle de temps DT par l'émetteur 18. L'émetteur 18 émettant le signal
S₂ est par exemple un oscillateur monofréquence et émet pour chaque type de signal
une émission périodique caractéristique, par exemple de durées différentes ou d'amplitudes
différentes, ou une combinaison de telles variations. En variante on peut utiliser
une fréquence caractéristique du type de défauts à signaler, en choisissant au lieu
d'une monofréquence F₂, quatre fréquences différentes F₂₀, F₂₁, F₂₂, F₂₃. Le choix
de F₂₃ se justifie si l'on peut raccorder des alimentations de secours ou de test
aux équipements individuels, par exemple des batteries autonomes.
[0051] En référence à la figure 5 on décrit un schéma de réalisation d'un équipement 4 central
suivant l'invention. Dans cet exemple, l'équipement central correspond à une distribution
triphasée. Trois dispositifs 28 de protection, par exemple des filtres protègent le
réseau 3 d'alimentation électrique des émissions en fréquence musicale. Trois condensateurs
29 permettent la connexion sur le réseau de l'émetteur 30 du signal S₁, et du récepteur
31 du signal S₂. Un équipement 4 central comporte également un microprocesseur 32
à plusieurs sorties. Une première sortie du microprocesseur 32 commande l'émission
par l'émetteur 30 du signal S₁. Une entrée du microprocesseur 32 reçoit du récepteur
31 du signal S₂ une information logique identifiant précisément le type de défaillance
de la source ou indiquant le bon fonctionnement de la source. Une horloge 33 pilote
le cycle de scrutation du microprocesseur. De préférence cette horloge est synchronisée
par référence à la période de la tension d'alimentation du réseau. Grâce à l'horloge
33 et aux informations stockées dans une mémoire 34, le microprocesseur 32 décompte
les impulsions ce qui lui permet d'identifier une source en décomptant le temps T
n correspondant au muméro d'ordre n d'une source donnée. La réception de l'information
logique provenant du récepteur 31 du signal S₂ lui permet de connaître l'état de la
source. Le microprocesseur 32 peut stocker l'ensemble des informations correspondant
à l'état d'une pluralité de sources dans une mémoire effaçable 35. Au moment choisi,
on communique au poste 6 central d'intervention les informations relatives à la situation
des sources 1 de la zone qu'il est chargé de contrôler. On note que, pour une pluralité
de sources n'excédant pas les capacités du microprocesseur 32, les mémoires 34 et
35 sont facultatives.
[0052] Le procédé et le dispositif selon l'invention permettent ainsi de scruter l'état
d'une pluralité de sources de rayonnement lumineux en interrogeant suivant un premier
cycle ordonné de scrutation des équipements individuels associés chacun à une source
de rayonnement et de faire émettre ces équipements selon un deuxième cycle ordonné
en direction de l'équipement central auquel ils sont raccordés. Chaque équipement
individuel émet pendant un intervalle de temps prédéterminé de façon à ne pas superposer
les émissions de deux équipements individuels distincts.
[0053] Les équipements individuels sont de plus protégés par les dispositifs de protection
individuels des sources de rayonnement lumineux, sans entraîner de surcoût. Les équipements
individuels sont contrôlés en permanence, puisque leur défaillance entraîne l'émission
d'un signal S₂₃ ou analogue.
[0054] La mise en marche et l'arrêt des équipements individuels se font en mettant le réseau
d'alimentation sous tension ou hors tension à partir d'une armoire d'alimentation
électrique desservant une pluralité de sources: la surveillance sous alimentation
est donc permanente et automatique. Comme cette surveillance est permanente, tout
évènement est signalé dès son apparition. On peut donc dater et mémoriser tous les
évènements correspondant à une défaillance : ceci permet d'élaborer des statistiques
fiables et précises pour optimiser la gestion du réseau d'éclairage.
[0055] Sans sortir du cadre de la présente invention, on peut ajouter des moyens d'analyse
supplémentaires pour analyser finement le type de défaillance et faire intervenir
les moyens d'intervention appropriés. En particulier, on peut utiliser des fréquences
différentes, chacune caractérisant un type de défaillance particulier, ou en utilisant
une fréquence donnée, moduler le signal de défaillance pour fournir des informations
supplémentaires.
1. Procédé de surveillance d'au moins une source (1) de rayonnement lumineux reliée à
un réseau d'alimentation, caractérisé par le fait qu'il comprend au moins une étape
consistant, à l'aide d'un équipement individuel (2) associé à la source (1) de rayonnement
à détecter le fonctionnement normal de la source (1) de rayonnement et à émettre un
signal de fonctionnement normal (S₂₀), et, dans le cas d'une défaillance ou d'un fonctionnement
anormal, à émettre un signal différent (S₂₁,S₂₂,S₂₃) dudit signal de fonctionnement
normal (S₂₀), ledit signal différent pouvant consister en une absence de signal (S₂₃).
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les signaux (S₂) relatifs
à la source (1) de rayonnement sont transmis sur une ligne (3) d'alimentation de ladite
source (1) de rayonnement et reçus, en un point de ladite ligne (1) éloigné de ladite
source, par un équipement central (4).
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'un équipement individuel
(2) émet un signal (S₂) correspondant à une source (1) de rayonnement donnée pendant
un intervalle de temps prédéterminé (DT).
4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, pour la surveillance d'une pluralité
ordonnée de sources, caractérisé par le fait que le signal (S₂) de fonctionnement
normal ou de défaillance, est émis après l'expiration d'un intervalle de temps prédéterminé
(T₀, Tp ) puis d'un intervalle de temps (Tn), fonction d'un numéro d'ordre (n) de la source (1) de rayonnement au sein de ladite
pluralité de sources.
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que
ledit signal différent (S₂₁,S₂₂,S₂₃) indique la nature de la défaillance de la source
(1) de rayonnement.
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que
les signaux (S₂) susceptibles d'être émis par un équipement (2) individuel donné,
sont des signaux de fréquence(s) musicale(s).
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé par le fait que
les signaux (S₂) relatifs à une source (1) de rayonnement donnée sont, en cas de défaillance
ou de fonctionnement anormal, identifiés, mémorisés et transmis à un poste central
d'intervention (6) de préférence par ligne téléphonique (7).
8. Dispositif de surveillance d'au moins une source de rayonnement lumineux, caractérisé
par le fait qu'il comprend un équipement (2) individuel associé à une source (1) de
rayonnement, pour émettre un signal de fonctionnement normal (S₂₀) de ladite source
et un signal différent (S₂₁,S₂₂,S₂₃) dudit signal de fonctionnement normal en cas
de fonctionnement anormal ou de défaillance de ladite source, ledit signal différent
pouvant consister en une absence de signal, et par le fait qu'un équipement (2) individuel
est protégé par au moins un dispositif de protection (8) associé à une source de rayonnement
(1) qui protège simultanément ledit équipement individuel (2) et ladite source de
rayonnement (1).
9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait qu'il comprend un équipement
(4) central raccordé à au moins un équipement (2) individuel, par une ligne (3) d'alimentation
de ladite source (1).
10. Dispositif selon la revendication 9 pour la surveillance d'une pluralité ordonnée
de sources, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens (30,31,32,33,34,35)
de scrutation pour interroger au moyen d'un signal (S₁) des équipements (2) individuels
et les faire émettre suivant un cycle (Tn,DT) ordonné en direction de l'équipement (4) central auquel ils sont raccordés, chaque
équipement (2) individuel émettant pendant un intervalle de temps (DT) déterminé de
façon à ne pas superposer les émissions de deux équipements (2) individuels distincts.
11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisé par le fait
que l'équipement (2) individuel est apte à émettre un signal différent (S₂₁,S₂₂,S₂₃)
selon la nature du fonctionnement anormal ou de la défaillance de ladite source (1).
12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 8 à 11, caractérisé par le fait
qu'il comprend des moyens de datation (33), de mémorisation (34,35) et de transmission
(7) à un poste (6) central d'intervention par des moyens de télécommunication, de
préférence par ligne téléphonique (7).