[0001] L'invention est relative à un appareil électroménager à programmateur tel qu'un lave-linge,
un sèche-linge ou un lave-vaisselle.
[0002] Pour simplifier l'exposé on se référera dans ce qui suit la plupart du temps à un
lave-linge. Toutefois l'invention s'applique de façon générale à tout type d'appareil
électroménager à programmateur.
[0003] Aujourd'hui les lave-linge fonctionnent de façon automatique sous la commande d'un
programmateur. Ce dernier comporte la plupart du temps une partie électromécanique
à moteur électrique entraînant un système de cames agissant sur des interrupteurs
de commande des divers organes de la machine : électrovanne, résistance chauffante,
pompe de vidange. A cet élément électromécanique est associé le plus souvent un module
électronique.
[0004] Il existe deux types de programmateurs (mixtes) à élément électromécanique et module
électronique. Dans le premier type la base de temps, ou horloge, du programmateur
est déterminée uniquement par la rotation d'une came qui tourne en permanence; dans
le second type l'horloge est seulement électronique, c'est-à-dire incorporée au module
électronique.
[0005] Dans le premier type de programmateur - appelé à came à rotation continue - le module
électronique est utilisé en général pour commander la vitesse, le sens et les durées
de rotation du moteur d'entraînement du tambour, et pour des fonctions de sécurité.
Les programmateurs les plus performants permettent de faire varier la durée des diverses
phases de fonctionnement du lave-linge en fonction du type de textile et/ou de la
charge. L'élément électromécanique est alors dimensionné sur le programme de plus
longue durée que peut exécuter la machine et un second moteur est couplé aux cames
pour les faire avancer plus rapidement dans certains cas, par exemple quand la charge
de linge est faible. Un tel programmateur comporte habituellement plusieurs temps
de base. Il est de réalisation complexe et donc onéreux.
[0006] Le second type de programmateur, à horloge uniquement électronique dont l'élément
électromécanique - qui n'a pas de fonction de base de temps - est constitué par un
moteur électrique entraînant des moyens de came dont le but est d'agir sur des interrupteurs
ou commutateurs de puissance, est également onéreux car il est équipé d'un microprocesseur
performant et d'un contrôle de passages de pas de l'élément électromécanique. De plus,
pour mémoriser l'état d'exécution du programme en cas d'interruption de l'alimentation
en énergie électrique, soit le module électronique est équipé de mémoires EEPROM,
soit des moyens sont prévus pour que la position du bloc cames de l'élément électromécanique
donne une information sur l'état d'exécution du programme grâce à des moyens de codage
entre les cames et le module électronique, tous les pas de programmes devant bien
entendu être codés. Ces moyens de mémorisation de l'état d'exécution du programme
qu'ils soient à mémoire EEPROM ou à codage augmentent encore le prix du programmateur.
[0007] L'invention fournit un programmateur peu onéreux permettant de faire varier à volonté
la durée de chaque phase de fonctionnement de l'appareil qu'il équipe.
[0008] Le programmateur de l'appareil selon l'invention comprend un élément électromécanique
à moteur électrique, de préférence unique, entraînant une came à rotation continue
et présentant une base de temps (également de préférence unique); il est caractérisé
en ce qu'il comporte en outre un module électronique qui présente une horloge constituant
une seconde base de temps du programmateur et qui est apte à commander l'arrêt du
moteur de l'élément électromécanique pendant des temps déterminés.
[0009] Pour chaque pas de programmation de l'appareil, c'est-à-dire pour chaque situation
électrique de ce dernier, la base de temps qui commande le programme sera soit celle
de l'élément électromécanique, soit celle du module électronique.
[0010] De cette manière l'élément électromécanique peut être de réalisation très simple
sans que soit sensiblement augmenté le coût du module électronique. En particulier
cet élément électromécanique ne nécessite pas - contrairement aux programmateurs dans
lesquels la base de temps est uniquement dans le module électronique - de moyens de
contrôle de passage de pas ni de codage systématique de tous les pas de programmation.
En cas d'arrêt d'alimentation de la machine, l'état d'exécution du programme est représenté
directement par la position du bloc de cames sans qu'il soit indispensable de prévoir
de décodage complexe.
[0011] Dans une réalisation la position du bloc de cames n'est pas codée. Dans ce cas c'est
la position propre de ce bloc de cames de l'élément électromécanique qui représente
l'état d'exécution du programme.
[0012] Dans une autre réalisation la position du bloc de cames est codée, ce qui donne directement
une information au module électronique pour redémarrer l'exécution du programme après
rétablissement de l'alimentation. Dans ce cas le codage est plus simple qu'avec un
programme à base de temps seulement électronique car le nombre de pas peut être réduit.
[0013] On peut faire intervenir à volonté la base de temps soit en majorité sur l'élément
électromécanique, soit en majorité sur le module électronique. On dispose ainsi d'un
degré de liberté qui permet d'optimiser le coût de réalisation du programmateur avec
un élément électromécanique simple et/ou un microprocesseur également simple.
[0014] Etant donné que le moteur de l'élément électromécanique peut tourner moins souvent,
la durée de vie de ce dernier est augmentée et les nuisances sonores sont diminuées.
[0015] L'invention permet de diminuer le nombre de pas de programmation qui, sur l'élément
électromécanique, sont nécessaires pour effectuer un lavage; on peut ainsi augmenter
le nombre de cycles différents qui peuvent être commandés par le même programmateur.
[0016] Dans le mode de réalisation préféré l'élément électromécanique du programmateur est
dimensionné pour imposer le programme de plus courte durée et/ou pour réaliser l'enchaînement
du nombre minimum d' "états électriques" différents qui sont nécessaires pour exécuter
un programme. De cette manière on réalise des fonctions de lavage rapide ou de lavage
à charge réduite ou encore de trempage avec un seul moteur et une seule temporisation
de l'élément électromécanique. Pour les autres programmes l'augmentation de durée
est déterminée par le module électronique qui commande les arrêts du moteur de l'élément
électromécanique. Ainsi il n'est pas nécessaire que cet élément électromécanique comporte
un second moteur de commande de rotation rapide de came; et il n'est pas nécessaire
non plus que cet élément électromécanique présente plusieurs temporisations internes.
[0017] Pour simplifier la commande il est également préférable que le module électronique
commande le sens de rotation du moteur d'entraînement du tambour et que la (ou les)
came(s) de l'élément électromécanique n'intervienne(nt) pas pour cette commande
[0018] La base de temps unique imposée par la rotation d'une came est avantageusement courte,
de préférence inférieure à 3 minutes. On choisira en général une valeur de la base
de temps unique de l'élément électromécanique d'autant plus faible que l'on fera intervenir
plus souvent l'horloge du module électronique et/ou que la programmation sera plus
complexe, c'est-à-dire qu'elle permet un plus grand nombre de possibilités de cycles
de fonctionnement. Avec une base de temps de l'élément électromécanique courte on
peut simplifier au maximum l'élément électromécanique et faire intervenir la base
de temps électronique pour pratiquement chaque phase du programme de l'appareil.
[0019] Pour les programmateurs les plus simples on préfèrera que l'horloge du module électronique
intervienne peu souvent, ce qui permet de simplifier les codages.
[0020] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront avec la description
de certains de ses modes de réalisation, celle-ci étant effectuée en se référant aux
dessins ci-annexés sur lesquels :
- la figure 1 est un schéma d'un programmateur selon l'invention,
- la figure 2 est un schéma d'une partie du programmateur de la figure 1,
- la figure 3 est une variante de la figure 2,
- les figures 2a et 3a représentent d'autres variantes des figures respectivement 2
et 3,
- la figure 4 est un diagramme, et
- les figures 5, 6 et 7 représentent des organes sur le tableau de commande d'un lave-linge.
[0021] L'exemple qu'on va décrire en relation avec les figures se rapporte à un programmateur
de lave-linge. Un tel appareil électroménager (non montré dans son ensemble ) comporte
habituellement un tambour perforé contenant le linge et entraîné en rotation dans
un sens et dans un autre grâce à un moteur 10 (figure 1). Le tambour perforé est disposé
dans une cuve contenant l'eau et les produits lessiviels.
[0022] Le fonctionnement du lave-linge est entièrement automatique, sous la commande d'un
programmateur. Ce dernier contrôle donc les diverses opérations de l'appareil : ouverture
et fermeture d'une électrovanne d'alimentation en eau, introduction des divers produits
lessiviels, alimentation de la (ou des) résistance(s) de chauffage de l'eau, commande
de fonctionnement du moteur 10 d'entraînement du tambour, fonctionnement de la pompe
de vidange et les contrôles de sécurité.
[0023] Le programmateur selon l'invention comprend un organe électromécanique 11 à moteur
électrique synchrone 12 entraînant une came à rotation continue qui elle -même entraîne
un bloc de cames 13 (quelquefois appelé "bloc-came" 13) agissant sur des interrupteurs
(non représentés) de commande des divers organes du lave-linge : électrovannes, résistance(s)
de chauffage de l'eau, pompe de vidange, alimentation du moteur 10. Il comporte aussi
un module électronique 14 qui, selon un aspect de l'invention, commande l'alimentation
du moteur synchrone 12 de l'organe 11.
[0024] Pour éviter toute confusion dans ce qui suit le moteur électrique 10 d'entraînement
du tambour sera appelé "moteur" et le moteur 12 d'entraînement des cames 13 sera appelé
"micromoteur".
[0025] La progression, ou avance par pas du bloc-came, est commandée par la came à rotation
continue. De façon plus précise un tour de la came à rotation continue provoque, dans
l'exemple, une rotation de 6° du bloc-came et cette rotation de 6° correspond à un
passage de pas et donc à une modification de l'état d'un interrupteur ou d'une situation
électrique.
[0026] Le module électronique 14 comporte un microcontrôleur ou microprocesseur 15 présentant
une horloge qui constitue une seconde base de temps du programmateur, la première
base de temps étant la rotation de la came à rotation continue entraînée par le micromoteur
12. Bien entendu le microcontrôleur ou microprocesseur 15 peut être remplacé par tout
autre dispositif électronique remplissant la même fonction.
[0027] Le microcontrôleur 15 reçoit, par des fils de codage 16₁, des informations sur certaines
positions du bloc-came 13. Ainsi le microcontrôleur peut recevoir en permanence des
informations sur l'état d'exécution du programme de lavage, ce qui permet, notamment
après coupure puis rétablissement de l'alimentation en énergie électrique de la machine,
de faire redémarrer le programme à l'endroit où il s'était arrêté au moment de la
coupure. Pour les positions pour lesquelles il n'y a pas d'information fournie par
l'élément électromécanique au microcontrôleur, le redémarrage du fonctionnement après
coupure de l'alimentation s'effectuera en fonction de la position des cames de l'élément
électromécanique.
[0028] Le microcontrôleur 15 commande par l'une de ses sorties 15₁, et par l'intermédiaire
d'un interface 17, le sens de rotation du moteur 10. En effet, comme on le verra plus
loin en détails, il faut, lorsque le micro-moteur est arrêté sur commande du micro-controlleur
15, que ce dernier continue à assurer l'alimentation du moteur 10 d'entrainement dans
un sens et dans l'autre de la cuve
[0029] On a aussi représenté sur la figure 1 une entrée 15 2 du microcontrôleur 15 qui est
connectée à un organe 18, tel qu'un potentiomètre, de réglage de la température de
l'eau de lavage, qui se trouve sur le tableau de commande de la machine et donc réglable
par l'utilisateur. En outre une entrée 15₃ du microcontrôleur 15 reçoit un signal
fourni par une sonde 19 de mesure de la température de l'eau dans la cuve du lave-linge.
Les signaux fournis par le potentiomètre 18 et la sonde 19 permettent au microcontrôleur
de commander l'alimentation de la résistance de chauffage de l'eau. Le microprocesseur
agit sur l'alimentation du micromoteur 12 entraînant les cames 13 qui ouvrent ou ferment
un interrupteur de mise sous tension de la résistance de chauffage de l'eau.
[0030] Une sortie 15₄ du microcontrôleur 15 est connectée à la gâchette d'un triac 16 (figures
1 et 2) de commande de l'alimentation du micromoteur 12
[0031] Dans l'exemple de la figure 2 le triac 16 est en parallèle sur le micromoteur 12,
cet ensemble en parallèle étant lui-même en série avec une résistance 20 de limitation
de courant. Dans ce cas le micromoteur 12 s'arrête quand le triac 16 est conducteur
[0032] Dans l'exemple de la figure 3 le triac 16₁ est en série avec le micromoteur 12₁.
Dans ce cas le micromoteur 12₁ tourne quand le triac 16₁ est conducteur.
[0033] Dans une variante de la figure 2, représentée sur la figure 2a, on prévoit un interrupteur
100 en parallèle sur la résistance 20, cet interrupteur 100 étant commandé par l'organe
électromécanique. Il permet dans certains cas, quand l'horloge est imposée par l'élément
électromécanique lui-même, de commander la mise hors tension du micromoteur 12
[0034] De même, et dans le même but, dans la variante de la figure 3a un interrupteur 101
est en parallèle sur le triac 16₁.
[0035] L'organe électromécanique 11 est dimensionné pour que, en l'absence d'interruption
d'alimentation du micromoteur 12 commandée par le module 14, le programme exécuté
soit le programme de plus courte durée qu'exécute la machine. Pour les autres programmes,
donc de plus longues durées, le module 14 intervient au moins une fois pour interrompre
la rotation du micromoteur 12; Le module 14 allonge donc de cette durée d'arrêt le
temps d'exécution du programme. En variante, même le programme le plus court fait
intervenir un ou plusieurs arrêts du micromoteur 12; cette variante peut être utilisée
pour simplifier au maximum l'organe 11.
[0036] Pour bien comprendre comment, dans un programme de lavage, la base de temps de l'organe
11 et la base de temps du module 14 peuvent intervenir on décrit ci-après des phases
du programme de lavage qui font appel à ces deux bases de temps.
[0037] De façon générale on peut noter qu'il est préférable que la base de temps électronique
du module 14 intervienne pour des phases du programme s'étendant sur une durée relativement
importante, par exemple de plusieurs minutes, et au cours desquelles l'organe 11 ne
commande pas d'interrupteur. En effet moins l'organe 11 intervient, c'est-à-dire plus
le micromoteur 12 est arrêté, plus la réalisation de l'ensemble à cames 13 est simple.
[0038] La phase de fonctionnement de l'appareil qui est en général la plus longue est celle
du chauffage de l'eau de lavage. Le premier exemple qu'on va décrire de rapporte à
cette phase.
[0039] Quand les cames 13 commandent la fermeture de l'interrupteur (non montré) d'alimentation
de la résistance de chauffage de l'eau, cette information est transmise par les fils
16₁ au microcontrôleur 15. Ce dernier est programmé pour alors arrêter la rotation
du micromoteur 12 ou 12₁, c'est-à-dire pour rendre conducteur le triac 16 (figure
2) ou bloquer le triac 16₁ (figure 3).
[0040] Le micromoteur 12 ou 12₁ est de nouveau mis en rotation quand la température T
B de l'eau dans la cuve du lave-linge telle que détectée par la sonde 19 atteint la
valeur T
B définie par la formule suivante :

[0041] Dans cette formule T
p est la température programmée grâce au potentiomètre 18, K est le coefficient d élévation
de la température du bain lessiviel en fonction du temps, exprimé en degrés par minute,
et t₀ est le temps de base, exprimé en minutes, de l'organe 11 (un tour de la came
à rotation continue). Ce temps est par exemple de 1, 5 minute.
[0042] Partant de la température T
B ci-dessus, au bout du temps t₀ une came de l'organe 11 a effectué un tour complet
et a donc ouvert de nouveau l'interrupteur en série avec la résistance de chauffage
du bain lessiviel et à ce moment la température est exactement la température T
p désirée.
[0043] Il est à noter qu'au cours de l'opération de chauffage de l'eau, avec le micromoteur
12 à l'arrêt, la machine effectue, sous la commande du module 14, les opérations répétitives
que sont les inversions du sens de rotation du moteur 10; par exemple ce moteur tourne
pendant 9 secondes dans un sens, s'arrête pendant 6 secondes, puis tourne dans l'autre
sens pendant 9 secondes.
[0044] Lors de ce chauffage il n'y a intervention d'aucune base de temps. La base de temps
du module 14 est cependant utilisable pour effectuer des paliers de chauffage avec
ou sans brassage du linge.
[0045] On sait que pour améliorer les performances de détergence, c'est-à-dire de lavage,
on a intérêt à effectuer des paliers de température, c'est-à-dire que la température
du bain lessiviel est maintenue à une température constante, inférieure à la température
qu'on veut atteindre, pendant un temps prédéterminé. Ainsi un palier compris entre
40° et 50°C favorise l'action enzymatique, et un palier à 60° C favorise l'action
chimique sur les taches pigmentaires. En général la durée de ces paliers est d'environ
10 à 15 mn afin que la durée totale du programme ne soit pas excessive. Ces paliers
(figure 4) s'effectuent habituellement avec brassage, c'est-à-dire que pendant ces
opérations le tambour du lave-linge tourne alternativement dans un sens et dans l'autre
[0046] Des paliers peuvent aussi s'effectuer sans brassage ou à brassage réduit. Il s'agit
alors de trempages. Dans ce cas la durée du palier est plus longue. Les trempages
sont efficaces pour le lavage des linges particulièrement sales.
[0047] On décrira d'abord l'utilisation du programmateur selon l'invention pour des paliers
de brassage et ensuite pour des trempages.
[0048] Pour faciliter l'explication on de réfèrera à la figure 4 qui est un diagramme montrant
la température T de l'eau en fonction du temps t au cours de la période de chauffage.
[0049] La phase I, entre les instants 0 et t₁, s'exécute comme décrit précédemment pour
un chauffage. Après le passage d'un pas de l'organe 11 - rotation de 360° d'une came
du bloc 13 pendant le temps de base t₀- le module 14 détermine le temps du palier
II pendant lequel est effectué un brassage. Ce temps est de préférence un nombre entier,
Q, de temps de base t₀ de l'organe 11.
[0050] Le module 14 arrête le micromoteur 12 pendant le temps (t₂ - t₁) du palier diminué
du temps de base t₀, soit dans le cas présent (Q - 1)t₀. A la suite de ce temps (Q
- 1)t₀ le micromoteur 12 tourne de nouveau et au bout d'une rotation de la came base
de temps on passe au pas suivant c'est-à-dire qu'on recommence à chauffer l'eau du
bain lessiviel
[0051] L'arrêt du micromoteur 12 intervient lorsque le microprocesseur reçoit de la sonde
19 l'information selon laquelle la température du bain est T
p1 (la température du premier palier) et que, par les fils 16₁, il reçoit l'information
que l'interrupteur de chauffage est ouvert. En variante ce sont uniquement les informations
fournies par les fils 16₁ qui déclenchent la commande de l'arrêt du micromoteur 12
par le microprocesseur 15.
[0052] Les commandes des phases III, IV, etc... du diagramme de la figure 4 s'effectuent
de la manière déjà décrite.
[0053] Si la température objectif T
p, déterminée par le potentiomètre 18, est inférieure à une température de palier programmé,
au cours de la dernière phase de chauffage précédant cette température, le microprocesseur
commande le démarrage du micromoteur 12 quand la température mesurée T
B est inférieure de Kt₀ à T
p, étant le nombre entier de pas (de chauffage) que doit effectuer la came pour atteindre
la fin de la phase de chauffage.
[0054] De façon plus précise si le nombre de paliers est n le nombre de phases de chauffage
est donc n + 1. Si l'on atteint le température objectif T
p, définie par la potentiomètre 18, au cours d'une phase m de chauffage - m étant plus
petit que n + 1 - il reste, pour atteindre la fin de la phase totale de chauffage,
à traverser n + 2 - m phases de chauffage et n + 1 - m phases de brassage. Le temps
(minimum) pour traverser chaque phase étant de t₀ (le temps de base de l'organe 11)
le module 14 commandera le nouveau démarrage du micromoteur 12 lorsqu'il détectera
la température T = T
p - Kt₀ (n + 2 -m).
[0055] Si pour un palier de température on souhaite non pas un brassage mais un trempage,
c'est-à-dire un palier de plus grande durée mais sans brassage, ou avec peu de brassage,
on programme le microprocesseur 15 pour qu'il arrête la rotation du micromoteur 12
pendant un temps supérieur. De préférence ce temps est un multiple du temps de base
t₀ de l'organe électromécanique 11 et du temps Qt₀ du palier de brassage correspondant.
Ainsi le temps d'un palier de trempage est QSt₀, S étant un nombre entier. Dans un
exemple : t₀ = 2 mn, Q = 5 et S = 3, c'est-à-dire qu'un palier de brassage dure 10
mn, alors qu'un palier de trempage dure 30 mn.
[0056] Quand un trempage est sélectionné une information correspondante apparaît sur la
sortie 15₁ du microprocesseur de façon à réduire (ou supprimer) le brassage du linge.
[0057] La commande de la fonction trempage étant effectuée par simple allongement de la
durée de commande d'un palier de brassage, cette fonction de trempage ne complique
pas l'organe électromécanique 11 puisque, dans ce dernier, c'est le même pas qui est
utilisé pour commander le palier.
[0058] L'organe électromécanique 11 est de préférence dimensionné pour qu'avec le programme
le plus court il ne soit pas besoin d'arrêter le micromoteur 12 sauf peut être en
phase de chauffage et/ou de brassage après que la température désirée ait été atteinte.
Le programme le plus court est habituellement le programme de lavage rapide, quelquefois
appelé "flash", ou le programme "demi-charge". Ces fonctions sont généralement activées
par un sélecteur ou bouton de commande sur le panneau du lave-linge. Ce sélecteur
ou bouton engendre un signal sur une entrée du microprocesseur 15 pour que le micromoteur
12 tourne constamment, sauf pendant le chauffage de l'eau.
[0059] Une telle fonction de lavage rapide ou de charge réduite nécessite en général moins
d'eau en rinçage. A cet effet l'organe 11 étant programmé pour effectuer un certain
nombre (par exemple quatre) de rinçages le sélecteur ou bouton de commande activé
permet, en agissant sur un interrupteur associé aux cames, d'éviter la vidange entre
deux rinçages successifs. En outre l'organe 11 est tel que ces deux rinçages successifs,
sans vidange intermédiaire, ont la même durée qu'un rinçage habituel si le moteur
12 ne s'arrête pas. Par contre quand la fonction lavage rapide ou charge réduite est
désactivée, le microprocesseur 15 commande l'arrêt du micromoteur 12 de façon que
chacun de ces deux rinçages successifs, alors séparés par une vidange, aient la même
durée que les autres rinçages.
[0060] Le programme de plus courte durée ne fait pas intervenir d'arrêt du micromoteur 12
(sauf pour le chauffage et/ou brassage après que la température désirée ait été atteinte)
si le temps de base t₀ de l'organe 11 est suffisamment important, par exemple de l'ordre
de 1 minute 30 secondes ou 2 minutes. Dans ce cas s'il se produit, alors que le micromoteur
tourne, une coupure de l'alimentation de la machine la position des cames permet de
déterminer l'état d'exécution du programme et de reprendre ce dernier à l'endroit
où il s'était arrêté lorsque l'alimentation se rétablit. Si la coupure se produit
alors que le micromoteur était à l'arrêt (le module 14 contrôlant alors les opérations
du programmateur), le programme redémarre à l'endroit déterminé par la bloc cames
et il reprend à son début la phase commandée par le module 14 et qui avait été partiellement
exécutée.
[0061] Si le temps de base t₀ de l'organe 11 est relativement court, par exemple de l'ordre
de 30 secondes, même le programme de plus faible durée impliquera, pour le brassage,
des arrêts du micromoteur 12 commandés par l'organe 14. Par exemple pour un programme
rapide ou charge réduite le micromoteur 12 est, pour une phase donnée du programme,
bloqué pendant un temps (f - 1)t₀, ft₀ (f entier) étant le temps de brassage correspondant
au programme rapide, et pour un programme normal de lavage ce micromoteur 12 est arrêté
pendant un temps (g - 1)t₀ pour la même phase du programme, gt₀ (g entier) étant supérieur
à ft₀.
[0062] Comme on l'a vu plus haut on prévoit habituellement un brassage du linge après une
période de chauffage. Ce temps de brassage (après les éventuels paliers) est en général
d'autant plus long que la température atteinte est plus basse. Ainsi pour les programmes
à températures de bain les plus élevées (90° C en général) le temps de brassage après
chauffage est le plus court. Dans ce cas l'organe 11 est dimensionné pour imposer,
après chauffage, une durée de brassage (la plus courte) correspondant au chauffage
à la température la plus élevée. Pour des chauffages à températures plus basses le
microprocesseur commande l'arrêt du micromoteur 12 pendant un temps d'autant plus
long que cette température est plus basse. Les durées d'arrêt du micromoteur 12 se
trouvent par exemple en mémoire du module 14, dans une table donnant ces durées d'arrêt
en fonction de la température de chauffage.
[0063] Pour l'utilisateur la sélection de programme s'effectue à l'aide d'organes rotatifs
50 (figure 5) et 52 (figure 6). Le bouton 50 présente un cran 51 positionnable soit
sur un repère PL soit sur un repère L de départ de programme. La position PL correspond
à un prélavage et la position L à un lavage sans prélavage. Le bouton 52 présente
un cran 53 positionnable en face de repères C, D, E, F, etc... correspondant à la
température désirée.
[0064] On voit que contrairement à l'état antérieur de la technique, le départ de programme
est le même (PL ou L) quel que soit le type de linge et quelle que soit la température
sélectionnée.
[0065] Dans l'état antérieur de la technique le prélavage est prévu le plus souvent seulement
avec un cycle à 90°C. Même s'il est prévu avec un cycle à température inférieure le
temps total d'exécution correspond au programme le plus long : durée d'un prélavage
et durée du cycle à la température la plus élevée.
[0066] L'invention permet d'adapter le temps d'exécution du programme à la température programmée,
c'est-à-dire que, dans une réalisation, on prévoit que le prélavage puisse être associé
avec n'importe quel cycle, c'est-à-dire que la durée totale sera donc la durée du
prélavage plus celle du cycle programmé. Si l'utilisateur sélectionne un prélavage
le commutateur rotatif 50 est positionné sur ce repère de prélavage. Et le microprocesseur
15 est programmé pour que le cycle suivant le prélavage corresponde à la température
affichée par le potentiomètre 18 (associé à l'organe 52).
[0067] Dans ce qui a été décrit ci-dessus en relation avec la figure 5 l'organe 50 actionné
par l'utilisateur tourne au cours de l'exécution du programme de la position de départ
(prélavage PL dans l'exemple) jusqu'à la position finale F. Cette rotation s'effectue
sur un angle légèrement inférieur à 360°.
[0068] Dans une variante (figure 7) l'organe rotatif 55 actionné par l'utilisateur tourne
d'un angle beaucoup plus réduit entre le début et la fin de l'exécution du programme.
Pour un premier programme C₁, par exemple de lavage du coton, l'organe 55 tourne de
la position C₁ à la position D₁, cette position D₁ correspondant à la fin du programme.
Par contre quand le commutateur est au départ positionné sur la position E₁ il exécute
un autre programme par exemple de textile synthétiques, et tourne jusqu'à la position
F₁. Une de ces positions peut peut correspondre à un départ retardé. Le nombre de
programmes qu'il est possible de sélectionner dans une telle réalisation est d'autant
plus important que le nombre d'opérations que doit effectuer l'organe électromécanique
à came à rotation continue est faible. En d'autres termes le nombre de possibilités
de programmations est d'autant plus important que le nombre de pas de l'organe 11,
qui sont nécessaires pour la réalisation d'un programme, est faible. Etant donné qu'avec
l'invention on réduit ce nombre de pas de programmation, on augmente donc le nombre
de programmes indépendants qu'il est possible de mettre en oeuvre sur l'élément électromécanique.
[0069] Une telle organisation de la commande est appelée une organisation en "programmes
enchaînés". Un tour de l'organe 55 correspond au nombre N total de pas que peut exécuter
le bloc-came. Chaque exécution de programme correspond à une rotation d'un angle déterminé
de l'organe rotatif 55. Etant donné qu'avec l'invention le nombre de pas de programme
du bloc-came qui sont mis en oeuvre est réduit on comprend pourquoi on peut alors
prévoir un plus grand nombre de programmes enchaînés qu'avec les réalisations antérieurement
connues.
1. Appareil électroménager à programmateur comportant, d'une part, un organe électromécanique
(11) à micromoteur (12), de préférence synchrone, entraînant une came (13) à rotation
continue formant une première base de temps et entraînant un bloc-came agissant sur
des interrupteurs ou commutateurs de commande de premier(s) dispositif(s) de l'appareil,
et, d'autre part, un module électronique (14) pour la commande de second(s) dispositif(s)
(10) de cet appareil, caractérisé en ce que le module (14) comporte une seconde base
de temps pour commander l'arrêt du micromoteur (12) de l'organe (11) pendant des temps
déterminés qui dépendent des phases du programme lui-même.
2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe électromécanique
(11)est dimensionné pour commander le programme de la machine de plus courte durée
quand le module électronique (14) ne commande pas d'arrêt du micromoteur (12), les
programmes plus longs étant exécutés avec des arrêts, commandés par le module (14),
du micromoteur (12).
3. Appareil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'organe électromécanique
(11) est dimensionné pour l'enchaînement du nombre minimum de situations électriques
différentes nécessaires pour exécuter un programme.
4. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le
temps élémentaire de la base de temps du module (14) est égal au temps élémentaire
minimum (t₀) entre deux opérations commandées par l'organe électromécanique (11).
5. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce
que, pour allonger d'un temps déterminé la durée d'une phase de programme intervenant
entre deux commutations commandées par un interrupteur de l'organe électromécanique
(11), la durée d'arrêt du micromoteur (12), commandée par le module électronique,
est égale à ce temps déterminé diminué du temps élémentaire (t₀) de cet organe (11).
6. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce
qu'il comprend une cuve dans laquelle est chauffé un liquide, avec une sonde (19)
de mesure de la température de ce liquide et un organe (18) de réglage de la température
de consigne, et des moyens pour que le module (14) interrompe le fonctionnement du
micromoteur (12) pendant la durée du chauffage jusqu'à ce qu'ait été atteinte une
température égale à la température de consigne (Tp) diminuée de l'élévation de température (Kt₀) correspondant au temps de passage de
pas de l'organe électromécanique (11).
7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que le module électronique (14)
est prévu pour commander l'arrêt de la rotation du micromoteur (12) pendant un temps
prédéterminé entre deux périodes de chauffage.
8. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce
qu'un triac (16) commande la rotation du micromoteur (12).
9. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, cet appareil étant
un lave-linge à tambour entraîné par un moteur électrique (10), caractérisé en ce
que le module électronique (14) commande le fonctionnement le ce moteur (10) d'entraînement
du tambour.
10. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'à chaque phase de fonctionnement
de cet appareil, le module (14) impose un temps d'arrêt du micromoteur (12) de l'organe
électromécanique (11).
11. Appareil du type lave-linge selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'il comporte un programme le prélavage associable à plusieurs
températures de lavage, le temps total d'exécution du programme variant avec la température
du programme.
12. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce
que le temps élémentaire de l'organe électromécanique est au maximum de 3 minutes.
13. Appareil du type lave-linge selon l'une quelconque des revendications précédentes,
comportant un commutateur rotatif (50) de démarrage de programme associé à l'organe
électromécanique (11), caractérisé en ce que le programmateur est agencé pour que
la position de départ de programme soit indépendante de la température de chauffage
de l'eau.
14. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce
que le module électronique (14) comporte un microprocesseur ou microcontrôleur (15)
de gestion des arrêts du micromoteur (12).
15. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce
que le micromoteur (12) de l'organe électromécanique (11) est unique.
16. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce
que les moyens de cames de l'organe électromécanique (11) sont agencés pour que le
temps élémentaire de cet organe soit unique.
17. Appareil de type lave-linge selon la revendication 1, caractérisé en ce que le module
(14) impose un temps d'arrêt du micromoteur (12) de l'organe électromécanique (11)
lors de paliers de températures ou de trempage.
18. Appareil de type lave-linge selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte
un programme à exécution rapide ou charge réduite pour lequel, du cours d'une phase
de fonctionnement, le micromoteur de l'organe électromécanique n'est pas arrêté, la
même phase de fonctionnement pour un programme différent impliquant un arrêt du micromoteur
commandé par le module (14).
19. Appareil de type lave-linge selon la revendication 1, caractérisé en ce que des types
différents de lavage sont commandés par des successions distinctes de pas de l'organe
électromécanique.