[0001] La présente invention se rapporte à un mécanisme de levée de soupape à amplitude
ou à loi d'ouverture variable, par exemple pour un moteur à combustion interne, et
concerne plus particulièrement un dispositif hydraulique de commande pour un tel mécanisme.
[0002] On connaît notamment d'après le document EP-A-0462853, qui appartient à l'état de
la technique visé à l'article 54(3) CBE, des mécanismes de levée d'au moins une soupape
d'admission ou d'échappement pour moteur à combustion interne, dans lesquels un dispositif
de commande agit sur un pivot mobile d'articulation d'au moins un linguet pour faire
varier l'amplitude de la levée et/ou la loi d'ouverture de la soupape.
[0003] On a plus particulièrement décrit dans ces demandes un mécanisme de levée de soupape
dans lequel au moins un linguet, articulé sur au moins un pivot et déplaçable à l'aide
d'une came, provoque la levée de soupape lors de son déplacement, au moins un pivot
étant fixe et un pivot étant mobile, sous l'effet du dispositif de commande entre
deux positions dites respectivement active et de repos, la soupape étant alternativement
actionnée par un linguet articulé sur un pivot fixe suivant la position dite de repos
du pivot mobile et par un linguet articulé sur le pivot mobile suivant sa position
active, de façon à faire varier l'amplitude de la levée en changeant la position du
pivot mobile.
[0004] Généralement, les dispositifs de commande comprennent un arbre de commande sur lequel
sont prévus des cames dont la rotation provoque le déplacement du pivot mobile entre
sa position de repos et sa position active.
[0005] D'autre part, le document EP-A-405 927 décrit un dispositif correspondant au préambule
de la revendication 1, avec au moins deux linguets.
[0006] L'invention a pour but de proposer un nouveau dispositif de commande pour mécanisme
de levée de soupape grâce auquel il est possible de réduire le nombre et la masse
des pièces en mouvement, ainsi que d'obtenir une variation d'amplitude plus importante
de la levée de soupape.
[0007] A cet effet, l'invention a pour objet un dispositif de commande de mécanisme de levée
d'au moins une soupape dans lequel au moins deux linguets dont chacun est articulé
sur un pivot et coopère avec une came pour provoquer la levée de soupape, au moins
un pivot étant mobile sous l'effet du dispositif entre deux positions respectivement
active et de repos, caractérisé en ce que, la soupape étant alternativement actionnée
par un linguet articulé sur un pivot fixe suivant la position de repos du pivot mobile
et par un linguet articulé sur le pivot mobile suivant sa position dite active, de
façon à faire varier l'amplitude de la levée en changeant la position du pivot mobile,
le pivot mobile est solidaire d'un support coulissant dans un corps fixe, un doigt
de verrouillage monté à coulissement dans un alésage transversal du support venant
en position active au regard d'un alésage de même diamètre formé dans le corps fixe
et un piston coulissant logé dans l'alésage du corps fixe pouvant être poussé hydrauliquement
pour déplacer le doigt jusqu'à son engagement dans l'alésage du corps fixe, en verrouillant
ainsi le support en position active du pivot.
[0008] Avantageusement, un organe élastique est logé dans l'alésage du corps fixe, et exerce
sur le doigt en position active un effort opposé à la poussée du piston, de sorte
qu'à l'interruption de la poussée, le doigt et le piston sont rappelés dans une position
qui permet au support du pivot mobile de coulisser.
[0009] En outre, il est possible que chaque linguet est constamment maintenu en contact
avec sa came respective grâce à des organes de rappel.
[0010] Dans ce cas, l'un des moyens de rappel précité est constitué par au moins un ressort
disposé entre le corps fixe et le support coulissant de manière à solliciter le linguet
articulé sur le pivot mobile à l'encontre de la came correspondante.
[0011] De préférence, l'un au moins des organes de rappel est constitué par un ressort fixé
d'une part au linguet et d'autre part à une partie fixe pour plaquer le linguet contre
la came correspondante.
[0012] De plus, le dispositif comprend des moyens de règlage du jeu de chaque linguet.
[0013] Alors les moyens de règlage sont constitués par des pastilles d'épaisseur appropriée,
disposées entre le linguet et une soupape et par des contre-écrous respectivement
montés sur la tige filetée de chacun des pivots fixes.
[0014] Il est avantageux que les pivots d'articulation des linguets sont montés sur le corps
fixe, le pivot mobile étant constitué par un arbre d'axe sensiblement parallèle aux
alésages précités et logés dans un bossage intégré au support coulissant.
[0015] Il est également possible que des évidements sont formés sur au moins une pièce mobile
telle que le support coulissant et les linguets.
[0016] Mais d'autres avantages et particularités de l'invention ressortiront mieux de la
description détaillée d'un mode de réalisation donné uniquement à titre d'exemple,
qui suit et se réfère aux dessins annexés, dans lesquels.
[0017] La figure 1 est une vue en coupe suivant un plan perpendiculaire à l'arbre à cames,
d'une culasse de moteur à combustion interne équipée du dispositif de commande de
variation d'amplitude de levée de soupape conforme à l'invention.
[0018] La figure 2 est une vue partielle et simplifiée suivant la flèche II de la figure
1.
[0019] La figure 3 est une vue similaire à la figure 1, en coupe suivant la ligne III-III
de la figure 2.
[0020] La figure 4 est une vue schématique et en perspective d'un mécanisme de levée de
deux soupapes, équipé du dispositif conforme à l'invention et représenté avec le pivot
mobile en position de repos.
[0021] La figure 5 est une coupe partielle suivant la ligne V-V de la figure 2, avec le
support du pivot mobile en position de repos.
[0022] La figure 6 est une vue similaire à la figure 4 avec le pivot mobile en position
active.
[0023] La figure 7 est une vue similaire à la figure 5 avec le support du pivot mobile en
position active.
[0024] En se reportant notamment à la figure 1, on voit qu'une culasse 1 de moteur à combustion
interne comprend un conduit 100, par exemple d'admission ou d'échappement.
[0025] Une soupape 2 est montée à coulissement dans un canon de guidage 3 fixé sur la culasse
1. Une coupelle 4 est fixée sur la tige 2a de la soupape 2 et un ressort hélicoïdal
6 est monté entre la culasse 1 et cette coupelle 4 de façon à solliciter en permanence
la soupape 2 vers sa position d'obturation du conduit 100, c'est-à-dire avec sa tête
2c en appui étanche contre un siège de soupape 110 de la culasse 1.
[0026] On a représenté sur les figures 4 et 6 un mécanisme de levée à amplitude variable
qui agit sur deux soupapes 2. Le mécanisme de levée se compose de trois linguets montés
pivotants par rapport à la culasse 1, et de trois cames solidaires d'un même arbre
désigné en 7.
[0027] Deux linguets droits F sont respectivement montés sur des pivots 13 et 14 fixes par
rapport à la culasse 1. Chaque linguet droit F est déplacé à l'aide d'une came à profil
bas B, lors de la rotation de l'arbre 7.
[0028] Un linguet central M en forme de T est articulé sur un pivot 15 mobile par rapport
à la culasse 1, et coopère avec une came à profil haut H. Le linguet central M comprend
une partie longitudinale 35 qui s'étend parallèlement aux linguets F et une partie
transversale 10 sur laquelle les linguets F viennent en appui. Un dispositif de commande
qui sera décrit ultérieurement permet de déplacer le pivot mobile 15 entre une position
dite de repos (figure 4) et une position active (figure 6).
[0029] Grâce à ce déplacement du pivot 15, les soupapes 2 sont alternativement actionnées
par les linguets F sous l'effet des cames basses B- et par l'intermédiaire de la partie
transversale 10 du linguet M- lorsque le pivot mobile est en position de repos, et
par le linguet M sous l'effet de la came haute H lorsque le pivot mobile est en position
active. Il est ainsi possible de faire varier l'amplitude de la levée des soupapes
2 en changeant la position du pivot mobile 15.
[0030] Avant de passer à la description du dispositif de commande, il convient tout d'abord
de préciser que le dispositif conforme à l'invention peut s'appliquer à la plupart
des mécanismes de levée de soupape à amplitude variable de l'art antérieur, et notamment
à ceux décrits dans les demandes de brevet citées plus haut. Le contenu de ces demandes
est ici intégré par la référence qui y est faite, afin de simplifier la description.
[0031] Sur les figures on voit que dans le dispositif de commande conforme à l'invention,
le pivot mobile 15 est monté sur un support coulissant 50 qui est lui-même logé dans
une rainure de guidage 52 formée dans un corps fixe 51 et sensiblement orthogonal
à l'arbre 7. Le corps fixe 51 est immobilisé sur la culasse 1 à l'aide de vis de fixation
V, telle que celle qui est visible sur la figure 1.
[0032] Un doigt de verrouillage 60 est monté à coulissement dans un alésage transversal
56 du support 50. Lorsque le support coulissant 50 est en position active ou haute
du pivot mobile 15 comme représenté sur les figures 6 et 7, l'alésage transversal
56 vient au regard d'un alésage 66 de diamètre identique formé dans le corps fixe
51. Dans cette position, les alésages 56 et 66 constituent un évidement cylindrique
traversant de part en part le support coulissant 50 et le corps fixe 51. Cet évidement
cylindrique 56, 66 s'étend suivant une direction sensiblement parallèle à l'axe de
l'arbre à cames 7. Un piston coulissant 61 est logé dans la partie de l'alésage 66
du corps fixe 51 qui est située au droit du pivot fixe 14.
[0033] On a désigné par la référence 40 une conduite formée dans la culasse 1, qui est raccordée
à l'alésage cylindrique 66 par l'intermédiaire d'une conduite 41 réalisée par perçage
dans le corps fixe 51. On remarque sur la figure 1 qu'un joint torique 43 est disposé
entre la conduite 40 et la conduite 41 pour assurer l'étanchéité entre la culasse
1 et le corps fixe 51. Les conduites 40, 41 permettent le raccordement de l'alésage
66 à une source de fluide pressurisé tel que de l'huile. La référence 63 désigne sur
les figures 5 et 7 une plaque qui est fixée sur le corps fixe 51 de manière à obturer
l'extrémité de l'alésage 66 où débouche la conduite 41. Cette plaque 63 comporte un
pion 64 en saillie dans l'alésage 66 et faisant office de butée pour le piston 61
lorsque le support 50 est dans la position de repos du pivot mobile 15, représentée
sur la figure 5. Le pion de butée 64 permet d'éviter au piston 61 d'obturer la conduite
41. Le doigt de verrouillage 60 possède une longueur identique à la largeur du support
coulissant 50. Ainsi, lorsque le doigt 60 est entièrement logé dans l'alésage 56,
le support 50 peut librement coulisser de bas en haut, comme représenté par les flèches
C sur les figures 4 et 5. Par ailleurs, lorsque l'alésage 56 se trouve au regard de
l'alésage 66 et que de l'huile sous pression est fournie par la conduite 41, comme
indiqué par la flèche A sur la figure 7, une poussée hydraulique déplace le piston
61 et le doigt de verrouillage 60 vers la gauche. A cet effet, le montage du piston
61 dans l'alésage 66 doit être effectué de façon étanche. Dans la position représentée
sur la figure 7, le doigt 60 est engagé dans l'alésage 66 et le piston 61 fait saillie
dans l'alésage 56 du support coulissant 50. On obtient ainsi un verrouillage symétrique
du support 50 qui assure une bonne répartition des efforts dus à l'action de la came
H sur le linguet M.
[0034] La référence numérique 55 désigne un organe élastique. L'organe élastique 55 est
constitué par un ressort hélicoïdal logé dans la partie de l'alésage 66 qui est opposée
au piston 61. Cet organe élastique 55 est disposé entre un tampon cylindrique 53 et
une rondelle perforée 54. La rondelle perforée 54 est fixée dans l'alésage 66 tandis
que le tampon cylindrique 53 est monté à coulissement dans celui-ci. Une tige de guidage
58 est fixée au tampon cylindrique 53 et s'étend coaxialement à l'alésage 66 de manière
à traverser l'ouverture de la rondelle perforée 54. Lorsque le support 50 est en position
active du pivot mobile 15, l'organe élastique 55 exerce par l'intermédiaire du tampon
cylindrique 53 un effort sur le doigt 60 qui est opposé à la poussée exercée sur celui-ci
par le piston 61. Ainsi, dès que l'alimentation en huile sous pression s'interrompt,
l'organe élastique 55 pousse le doigt de verrouillage 60 jusqu'à ce que le piston
61 vienne en butée contre le pion 64, pour permettre le coulissement du support 50.
On remarque sur la figure 7, que lorsque le doigt 60 est en position de verrouillage
du support 50, l'extrémité de la tige de guidage 58 vient en appui contre la culasse
1, constituant ainsi une butée qui permet d'immobiliser le doigt 60 et le piston 61
en assurant la symétrie de verrouillage qui a été expliquée plus haut.
[0035] Chaque linguet F et M est constamment maintenu en contact avec sa came B, H respective,
grâce à des organes de rappel, qui vont être décrits maintenant. Les linguets droits
F sont maintenus en contact avec les cames B à l'aide de ressorts de traction 70 et
71. Les ressorts 70 et 71 sont fixés d'une part à l'extrémité libre de chaque linguet
F et d'autre part à une partie fixe solidaire de la culasse 1. Plus précisement, les
extrémités supérieures des ressorts 70 et 71 sont accrochées à une tige 72 dont chaque
extrémité est fixée à la culasse 1. Les extrémités inférieures des ressorts 70 et
71 sont respectivement accrochées à des pattes 70f et 71f. La patte d'accrochage 70f
est intégrée au linguet F qui est articulé sur le pivot fixe 14, tandis que la patte
71f est intégrée au linguet F qui est articulé sur le pivot fixe 13. Ainsi, chaque
linguet F est constamment sollicité suivant le sens des flèches D visibles sur la
figure 6, pour venir se plaquer contre la came B correspondante.
[0036] Le linguet M qui est articulé sur le pivot mobile 15 est contamment maintenu en contact
contre la came H grâce à des moyens de rappel constitués par des ressorts hélicoïdaux
73 et 74, disposés entre le support 50 et le corps fixe 51. Comme visible sur la figure
3 notamment, le support 50 présente sensiblement la forme d'un T. La partie correspondant
à la barre verticale du T est logée à coulissement dans la rainure de guidage 52 du
corps fixe 51. La partie correspondant à la barre transversale du T est constituée
par deux pattes d'appui 59 perpendiculaire à la rainure 52. Le ressort formant moyen
de rappel 73 est logé dans un perçage du corps 51 et fait saillie de la face supérieure
de ce dernier de façon à venir en appui contre la patte 59 qui est au droit de la
partie 35 du linguet M. Le ressort 74 est logé dans un autre perçage du corps fixe
51 et vient en appui par son extrémité supérieure contre l'autre patte 59 du support
50. Grâce à ce montage, les ressorts 73 et 74 exercent sur les pattes 59 du support
50 un effort orienté suivant la direction des flèches C sur la figure 4, qui sollicite
le linguet M à l'encontre de la came H correspondante, par l'intermédiaire du pivot
mobile 15.
[0037] On comprend bien que les ressorts 73 et 74 sollicitent constamment le support 50
vers une position dans laquelle le doigt de verrouillage 60 est au regard de l'alésage
66 du corps fixe 51. Ainsi lorsque le dos de la came H est en contact avec le linguet
M, le support 50 se place automatiquement en position active du pivot 15. Suivant
l'exemple illustré sur la figure 3, le pivot 15 est constitué par un arbre dont l'axe
est sensiblement parallèle à l'axe 7 et aux alésages 56,66. Cet arbre 15 est logé
dans un bossage intégré au support 50 et faisant saillie de celui-ci entre les pattes
59 décrites plus haut.
[0038] On notera également ici que tous les pivots 13, 14 et 15 d'articulation des linguets
F et M sont montés sur le corps fixe 51 en constituant avec celui-ci, équipé du support
50, du doigt 60, du piston 61 et des ressorts 55, 73 et 74, un module assemblé avant
son montage sur la culasse. Celle-ci coiffant plusieurs cylindres alignés du moteur,
une seule conduite 40 parallèle à l'arbre 7 alimente plusieurs modules respectivement
associés à chaque cylindre. Le jeu de fonctionnement des linguets F qui sont articulés
sur les pivots fixes 13 et 14 peut être ajusté à l'aide de moyens de réglage constitués
par des contre-écrous 16 et 17, respectivement. Les contre-écrous 16 et 17 sont montés
sur la tige filetée grâce à laquelle les pivots fixes 13 et 14 sont fixés sur le corps
51, et prennent appui lors de leur serrage contre la face supérieure du corps fixe
51. Comme visible sur la figure 1, l'ajustement du jeu des linguets est également
obtenu en interposant des pastilles 76 d'épaisseur appropriée entre la tige de soupape
2a et la partie transversale 10 du linguet M.
[0039] Comme visible sur les figures 1 et 2, on a prévu sur diverses pièces mobiles des
évidements permettant de réduire les masses en mouvement. Le support coulissant et
les linguets F et M sont évideés en E.
[0040] Le fonctionnement du dispositif de commande qui vient d'être décrit va maintenant
être brièvement expliqué. Lorsque les conditions de fonctionnement du moteur nécessitent
une levée importante des soupapes 2, la conduite 40 de la culasse est mise en communication
avec la source d'huile sous pression. Dès que les alésages 56 et 66 sont en regard
l'un de l'autre, le doigt 60 et le piston 61 sont hydrauliquement poussés vers la
position de verrouillage du support 50 représentée sur la figure 7, l'huile sous pression
parvenant dans l'alésage 66 du corps fixe 51. Alors, puisque le pivot 15 est maintenu
dans sa position active, la came haute H agit sur le linguet M et provoque une levée
des soupapes 2 d'amplitude importante. A l'inverse, s'il est préférable d'obtenir
une levée de soupape d'amplitude moins importante, la poussée hydraulique exercée
sur le piston 61 est interrompue. Alors, le support coulissant 50 est déverrouillé
par le ressort 55, et dès que le nez de la came H vient en contact avec le linguet
M, le pivot mobile 15 et le support coulissant 50 se déplacent comme indiqué en C
sur la figure 5. Dès lors, ce sont les cames à profil bas B qui agissent sur les linguets
F et provoquent par l'intermédiaire de la partie transversale 10 du linguet M qui
est désactivé, une levée des soupapes dont d'amplitude est plus réduite. En d'autres
termes, alors que les cames à profil bas B déplacent les linguets F et provoquent
la levée des soupapes 2, la came à profil haut H exerce sur le linguet M un effort
qui a pour seul effet de faire coulisser le support 50 à l'encontre de la sollicitation
exercée par les ressorts 73, 74.
[0041] En variante, les profils respectifs des cames B et H procurent, en plus ou au lieu
d'amplitudes différentes, des durées différentes de levée de soupape, de sorte que
la loi d'ouverture de celle-ci varie selon que le pivot mobile est en position active
ou en position de repos.
[0042] On a par conséquent réalisé un dispositif de commande pour mécanisme de levée de
soupape grâce auquel il est possible, par rapport aux dispositifs antérieurs, de réduire
le nombre et la masse des pièces en mouvement, ainsi que d'obtenir une variation de
durée ou d'amplitude plus importante de la levée de soupape.
[0043] La réalisation avec modules pré-assemblés permet une simplification de fabrication
et de montage, procurant fiabilité et prix de revient peu élevé du mécanisme.
[0044] On précisera encore ici que le dispositif conforme à l'invention peut également permettre
la levée d'une soupape unique, et que le mécanisme de levée peut comporter un nombre
de linguets différents de trois.
1. Dispositif de commande d'un mécanisme de levée d'au moins une soupape dans lequel
au moins deux linguets dont chacun est articulé sur un pivot et coopère avec une came
pour provoquer la levée de soupape, au moins un pivot étant mobile sous l'effet du
dispositif entre deux positions respectivement active et de repos, caractérisé en
ce que, la soupape étant alternativement actionnée par un linguet (F) articulé sur
un pivot fixe suivant la position de repos du pivot mobile et par un linguet (M) articulé
sur le pivot mobile (15) suivant sa position dite active, de façon à faire varier
l'amplitude de la levée en changeant la position du pivot mobile (15), le pivot mobile
(15) est solidaire d'un support (50) coulissant dans un corps fixe (51), un doigt
de verrouillage (60), monté à coulissement dans un alésage transversal (56) du support
(50) venant en position active au regard d'un alésage (66) de même diamètre formé
dans un corps fixe (51) et un piston coulissant (61) logé dans l'alésage (66) du corps
fixe pouvant être poussé hydrauliquement pour déplacer le doigt (60) jusqu'à son engagement
dans l'alésage (66) du corps fixe, en verrouillant ainsi le support (50) en position
active du pivot (15).
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un organe élastique (55)
est logé dans l'alésage (66) du corps fixe (51), et exerce sur le doigt (60) en position
active un effort opposé à la poussée du piston (61), de sorte qu'à l'interruption
de la poussée, le doigt (60) et le piston (61) sont rappelés dans une position qui
permet au support (50) du pivot mobile (15) de coulisser.
3. Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que chaque linguet
(F,M) est constamment maintenu en contact avec sa came (B,H) respective grâce à des
organes de rappel (70, 71, 73, 74).
4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'un des moyens de rappel
précité est constitué par au moins un ressort (73, 74) disposé entre le corps fixe
(51) et le support coulissant (50) de manière à solliciter le linguet (M) articulé
sur le pivot mobile (15) à l'encontre de la came (H) correspondante.
5. Dispositif selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que l'un au moins
des organes de rappel est constitué par un ressort (70, 71) fixé d'une part au linguet
(F) et d'autre part à une partie fixe (72) pour plaquer le linguet (F) contre la came
(B) correspondante.
6. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comprend
des moyens de réglage (16, 17, 76) du jeu de chaque linguet (M,F).
7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens de réglage sont
constitués par des pastilles (76) d'épaisseur appropriée, disposées entre le linguet
(M) et une soupape (2) et par des contre-écrous (16, 17) respectivement montés sur
la tige filetée de chacun des pivots fixes (13,14).
8. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les pivots
d'articulation (13, 14) des linguets (F) sont montés sur le corps fixe (51), le pivot
mobile (15) étant constitué par un arbre d'axe sensiblement parallèle aux alésages
(56, 66) précités et logés dans un bossage intégré au support coulissant (50).
9. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que des évidements
(E) sont formés sur au moins une pièce mobile telle que le support coulissant (50)
et les linguets (F,M).
1. Vorrichtung zur Steuerung eines Hubmechanismus wenigstens eines Ventils, bei welcher
wenigstens zwei Hebel, von denen jeder an einem Zapfen angelenkt ist und mit einem
Nocken zusammenwirkt, um den Hub des Ventils zu verursachen, wobei wenigstens ein
Zapfen unter der Wirkung der Vorrichtung zwischen einer wirksamen und einer Ruhestellung
bewegbar ist, dadurch gekennzeichnet, dass, während das Ventil abwechselnd durch einen
an einem ortsfesten Zapfen angelenkten Hebel (F) gemäss der Ruhelage des bewegbaren
Zapfens und durch einen an dem bewegbaren Zapfen (15) angelenkten Hebel (M) gemäss
seiner sogenannten wirksamen Stellung betätigt wird, um die Hubamplitude durch Änderung
der Stellung des bewegbaren Zapfens (15) zu verändern, der bewegbare Zapfen (15) mit
einem in einem ortsfesten Körper (51) gleitenden Halter (50) fest verbunden ist, wobei
ein gleitbar in einer Querbohrung (56) des Halters (50) angeordneter Verriegelungsfinger
(60) in wirksamer Stellung gegenüber einer in einem ortsfesten Körper (51) gebildeten
Bohrung (66) mit gleichem Durchmesser zu liegen kommt und ein in der Bohrung (66)
des ortsfesten Körpers untergebrachter gleitender Kolben (61) hydraulisch geschoben
werden kann, um den Finger (60) bis zu seinem Einstecken in der Bohrung (66) des ortsfesten
Körpers zu verschieben, indem somit der Halter (50) in der wirksamen Stellung des
Zapfens (15) verriegelt wird.
2. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass ein elastisches Glied (55)
in der Bohrung (66) des ortsfesten Körpers (51) untergebracht ist und auf den Finger
(60) in wirksamer Stellung eine dem Schub des Kolbens (61) entgegengesetzte Kraft
ausübt, sodass bei Unterbrechung des Schubes, der Finger (60) und der Kolben (61)
in eine Stellung, die es dem Halter (50) des bewegbaren Zapfens (15) gestattet, zu
gleiten, rückgestellt werden.
3. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass jeder
Arm (F,M) stetig in Berührung mit seinem jeweiligen Nocken (B,H) dank Rückstellglieder
(70, 71, 73, 74) gehalten wird.
4. Vorrichtung nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass eines der vorgenannten Rückstellmittel
durch wenigstens eine zwischen dem ortsfesten Körper (51) und dem gleitenden Halter
(50) gefügte Feder (73, 74) gebildet wird, um den an dem bewegbaren Zapfen (15) angelenkten
Arm (M) entgegen des entsprechenden Nockens (H) zu beaufschlagen.
5. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 3 oder 4, dadurch gekennzeichnet, dass wenigstens
eines der Rückstellglieder durch eine einerseits an dem Arm (F) und andererseits an
einem ortsfesten Teil (72) befestigte Feder (70, 71) gebildet wird, um den Arm (F)
an den entsprechenden Nocken (B) anzudrücken.
6. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass sie Mittel
(16, 17, 76) zum Einstellen des Spieles jedes Armes (M,F) umfasst.
7. Vorrichtung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass die Einstellmittel durch
zwischen dem Arm (M) und einem Ventil (2) angeordnete Scheibchen (76) geeigneter Dicke
und durch jeweils an dem Gewindeschaft jedes der ortsfesten Zapfen (13, 14) angeordnete
Gegenmuttern (16, 17) gebildet werden.
8. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass die Anlenkzapfen
(13, 14) der Arme (F) an dem ortsfesten Körper (51) angeordnet sind, wobei der bewegbare
Zapfen (15) durch eine Welle gebildet wird, dessen Achse etwa parallel zu den vorgenannten
Bohrungen (56, 66) und in einem dem gleitenden Halter (50) einverleibten Höcker untergebracht
ist.
9. Vorrichtung nach einem der vorangehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass Aussparungen
(E) an wenigstens einem beweglichen Teil, wie dem gleitenden Halter (50) und den Armen
(F,M) gebildet sind.
1. Device for the control of a lifting mechanism of at least one valve, wherein at least
two arms each one of which is pivoted onto a pivot and co-operates with a cam to cause
the valve lift, at least one pivot being movable under the effect of the device between
two active and rest positions, respectively, characterized in that, the valve being
alternately actuated by an arm (F) pivoted onto a stationary pivot according to the
rest position of the movable pivot and by an arm (M) pivoted onto the movable pivot
(15) according to its so-called active position so as to vary the amplitude of the
lift by changing the position of the movable pivot (15), the movable pivot (15) is
made fast to a support (50) sliding in a stationary body (51), a locking finger (60),
slidably mounted in a transverse bore (56) of the support (50) moving into an active
position in front of a bore (66) of the same diameter formed in a stationary body
(51) and a sliding piston (61) accommodated in the bore (66) of the stationary body
being adapted to be hydraulically pushed to displace the finger (60) until its insertion
into the bore (66) of the stationary body thereby locking the support (50) in the
active position of the pivot (15).
2. Device according to claim 1, characterized in that an elastic member (55) is housed
within the bore (66) of the stationary body (51) and exerts upon the finger (60) in
the active position a force opposite to the thrust of the piston (61) so that upon
the discontinuance of the thrust, the finger (60) and the piston (61) are urged back
into a position which allows the support (50) of the movable pivot (15) to slide.
3. Device according to one of claims 1 or 2, characterized in that each arm (F, M) is
constantly kept in contact with its respective cam (B, H) owing to return members
(70, 71, 73, 74).
4. Device according to claim 3, characterized in that one of the aforesaid return means
is constituted by at least one spring (73, 74) disposed between the stationary body
(51) and the sliding support (50) so as to act upon the arm (M) pivoted onto the movable
pivot (15) against the corresponding cam (H).
5. Device according to one of the claims 3 or 4, characterized in that at least one of
the return members is constituted by a spring (70, 71) fastened on the one hand, to
the arm (F) and on the other hand, to a stationary portion (72) for pressing the arm
(F) onto the corresponding cam (B).
6. Device according to one of claims 1 to 5, characterized in that it comprises means
(16, 17, 76) for adjusting the play of each arm (M, F).
7. Device according to claim 6, characterized in that the adjusting means are constituted
by pads (76) of suitable thickness disposed between the arm (M) and a valve (2) and
by check-nuts (16, 17) mounted onto the threaded shank of each one of the stationary
pivots (13, 14).
8. Device according to one of claims 1 to 7, characterized in that the pivots (13, 14)
for pivoting the arms (F) are mounted onto the stationary body (51), the movable pivot
(15) being constituted by a shaft with an axis substantially parallel to the aforesaid
bores (56, 66) and accommodated in a boss integrated into the sliding support (50).
9. Device according to one of the foregoing claims, characterized in that recesses are
formed onto at least one movable part such as the sliding support (50) and the arms
(F, M).