| (19) |
 |
|
(11) |
EP 0 506 538 B1 |
| (12) |
FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
| (45) |
Mention de la délivrance du brevet: |
|
28.05.1997 Bulletin 1997/22 |
| (22) |
Date de dépôt: 23.03.1992 |
|
|
| (54) |
Bande de chaussée habituellement non soumise à la circulation, telle qu'une bande
d'arrêt d'urgence
Fahrspur, gewöhnlich ohne Verkehr wie zum Beispiel eine Standspur
Roadlane usually without traffic such as a hardshoulder
|
| (84) |
Etats contractants désignés: |
|
AT BE CH DE DK ES FR GB GR IT LI LU MC NL PT SE |
| (30) |
Priorité: |
29.03.1991 FR 9103898
|
| (43) |
Date de publication de la demande: |
|
30.09.1992 Bulletin 1992/40 |
| (73) |
Titulaires: |
|
- COLAS S.A.
F-92653 Boulogne-Billancourt Cédex (FR)
- SANEF - SOCIETE DES AUTOROUTES DU NORD ET DE L'EST DE LA FRANCE
F-75007 Paris (FR)
|
|
| (72) |
Inventeurs: |
|
- Baillemont, Ghislaine Nicole Alice
F-78150 Le Chesnay (FR)
- Bouchet, Michel Jean Pierre
F-95230 Soisy Sous Montmorency (FR)
|
| (74) |
Mandataire: Phélip, Bruno et al |
|
c/o Cabinet Harlé & Phélip
21, rue de La Rochefoucauld 75009 Paris 75009 Paris (FR) |
| (56) |
Documents cités: :
EP-A- 0 355 014 FR-A- 2 615 520
|
CH-A- 569 151
|
|
| |
|
|
- BITUMEN, vol. 52, no. 4, 1990, HAMBURG, DE, pages 146 - 152; KURTH, RODE: 'LÄRMMINDERNDE
DECKSCHICHTEN - ERFAHRUNGEN AUS DER PRAXIS'
- WEGEN, vol. 64, no. 6, Juin 1990, BOSKOOP, NL, pages 30 - 31; VAN BOCHOVE: 'NIEUW
CONCEPT VOOR ZEER OPEN ASFALTBETON'
|
|
| |
|
| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] La présente invention est particulièrement relative aux bandes d'arrêt d'urgence,
qui sont prévues, par exemple, sur les bords latéraux des routes à plusieurs voies
ou autoroutes et de façon plus générale aux bandes de chaussée habituellement non
soumises à la circulation des véhicules.
[0002] Plus particulièrement encore, l'invention concerne les bandes de chaussée de ce type,
qui sont réalisées en un revêtement drainant, tel qu'un enrobé drainant.
[0003] Un enrobé drainant est un mélange granulats-bitume qui présente un pourcentage de
vides généralement supérieur à 20%. Les enrobés drainants connaissent un fort développement
en couche de roulement sur les routes à grande circulation, en particulier sur les
autoroutes, les rocades urbaines, les liaisons d'aménagement complémentaire du réseau
autoroutier.
[0004] L'intérêt d'un tel revêtement ouvert est triple. Il assure:
- le confort et la sécurité de conduite par temps de pluie, en supprimant notamment
les projections d'eau à l'arrière des véhicules et en améliorant la visibilité du
marquage routier,
- la réduction des bruits de roulement,
- l'adhérence à forte vitesse.
[0005] Lorsqu'une chaussée est revêtue en enrobés drainants, pour permettre l'écoulement
transversal des eaux provenant des voies vers les exutoires, la bande d'arrêt d'urgence
est aussi revêtue de la même manière.
[0006] Après la mise en service, de nombreux matériaux allochtones (poussières atmosphériques,
cigarettes, débris métalliques, gomme de pneumatique, résidus de traitement de la
chaussée.....) se déposent sur la chaussée.
[0007] Ces résidus sont progressivement déplacés par le trafic notamment vers la bande d'arrêt
d'urgence. Celle-ci n'étant pas ou très peu soumise à la circulation, les résidus
qui s'y déposent, y restent, et, petit à petit, pénètrent par gravité dans le corps
du revêtement drainant, venant ainsi colmater les vides efficaces.
[0008] Au bout d'un certain temps, les premiers centimètres de la bande d'arrêt d'urgence
sont complètement obstrués. L'eau qui provient des voies de circulation ne peut plus
s'évacuer et elle rejaillit en limite de la bande d'arrêt d'urgence. A ce jour, les
tentatives mécaniques de traitement in situ, sans fraisage du revêtement colmaté,
ont échoué. On peut citer, par exemple, l'utilisation de matériels de type balayeuse-aspiratrice
qui sont maintenant reconnus pour leur intérêt préventif et non curatif. Par contre,
l'utilisation de tels engins à proximité des flots de circulation de poids lourds
est dangereuse.
[0009] Dans un article intitulé « Nieuw concept voor zeer open asfaltbeton », paru dans
la revue Wegen vol. 64, N° 6, Juin 1990, pages 30/31, est décrit un revêtement d'une
chaussée soumise à la circulation. Ce revêtement est composé d'une première couche
d'une structure assez grossière recouverte d'une deuxième couche à structure fine.
La structure du revêtement est choisie de manière telle que la durée de vie de ce
revêtement soit fortement améliorée et que, en même temps, un effet d'auto-nettoyage
par la circulation soit assuré. Cependant, ce document ne fournit que peu d'éléments
sur la composition du revêtement.
[0010] Le document FR-2.615.520 concerne une composition bitumineuse pour enrobés coulés
à froid. Ce document évoque l'utilisation des enrobés coulés à froid pour l'entretien
de revêtements usés de chaussées de toute nature. Le document indique aussi que la
phase bitumineuse permet de lier les granulats au support et d'assurer l'étanchéité
de l'ensemble.
[0011] Cependant, ce document ne divulgue rien sur la constitution d'une bande habituellement
non soumise à la circulation, ni sur le drainage du revêtement, ni encore sur des
mesures particulières pour empêcher le colmatage superficiel des bandes de chaussée
habituellement non soumises à la circulation.
[0012] La présente invention a pour objet d'apporter une solution plus efficace et plus
sécurisante pour empêcher le colmatage superficiel des bandes d'arrêt d'urgence en
enrobés drainants. Selon l'invention, on applique sur lesdites bandes une couche secondaire
en un matériau dont la formulation répond exactement au cahier des charges fixé par
les gestionnaires des voiries à grande circulation, en particulier:
- pas de modification des qualités drainantes des enrobés de la bande d'arrêt d'urgence,
- possibilité de circuler occasionnellement sur la bande d'arrêt d'urgence en toute
sécurité (adhérence au support et rugosité de surface),
- pas de diminution de la qualité structurelle de la bande d'arrêt d'urgence,
- pas de surépaisseur préjudiciable à la sécurité des usagers.
[0013] La présente invention a donc pour objet une bande d'arrêt d'urgence ou autre bande
de chaussée habituellement non soumise à la circulation, comprenant un revêtement
principal drainant en enrobé drainant ou béton poreux. Ledit revêtement est recouvert
par une couche secondaire en un matériau étanche aux résidus d'une granulométrie reconstituée,
destiné à protéger ladite bande contre le colmatage de son revêtement principal par
les résidus qui s'y déposent selon les caractéristiques de la revendication 1.
[0014] Les granulats peuvent être d'une granulométrie reconstituée de calibre 0/4, 0/5 ou
0/6. Une émulsion de bitume peut être réalisée à partir d'un bitume de grade supérieur
ou égal à 40/50, dont la teneur en bitume est supérieure à 55%. L'épaisseur de cette
couche secondaire peut varier entre 0,4 et 1,5 cm environ. Les additifs régulateurs
de prise peuvent comporter des épaississants, des rhéofluidifiants ou des viscosants,
ou tout autre produit similaire.
[0015] Les additifs régulateurs de prise peuvent également comprendre un accélérateur.
[0016] La couche de béton bitumineux, dont elle est recouverte au moins partiellement, est
coulée à froid et possède la composition pondérale ci-après:
- granulats 100%
- émulsion de bitume 12 à 14% du poids sec de granulats
- eau de mouillage 8 à 15% du poids de granulats et, de préférence,
- épaississant 0,1 à 1,5% par rapport au poids de l'émulsion
- accélérateur 0,1 à 1,5% en poids sec de granulats
[0017] La couche secondaire est avantageusement appliquée avec une densité de 12 à 20 kg/m
2.
[0018] La hauteur entre la surface supérieure de la couche secondaire et la surface supérieure
du revêtement de la partie circulante est préférentiellement inférieure à 1 cm.
[0019] La surface de la couche secondaire peut être au même niveau sur la surface du revêtement
de la partie circulée de la chaussée.
[0020] L'invention a encore pour objet l'utilisation d'un coulis bitumineux à froid pour
réaliser, sur une bande d'arrêt d'urgence ou toute autre bande non habituellement
soumise à la circulation d'une chaussée en un revêtement drainant, une couche de protection
contre le colmatage par les résidus qui s'y déposent.
[0021] La description qui suit de plusieurs modes de réalisation de l'invention est purement
illustrative et non limitative.
[0022] Le revêtement routier de base mis en oeuvre selon l'invention est réalisé de façon
classique en un enrobé drainant ou un béton poreux. La composition d'un tel enrobé
drainant ou béton poreux est parfaitement connue de l'homme du métier. Il en est de
même pour les moyens à mettre en oeuvre pour la réalisation de chaussées à partir
de ces matériaux. On peut se référer à cet égard à la note d'informations de la SETRA
en date du 13 Décembre 1990.
[0023] Selon l'invention, la bande d'arrêt d'urgence réalisée à partir d'un tel revêtement
drainant, est revêtue d'une couche secondaire de béton bitumineux coulé. Ce béton
bitumineux coulé est un coulis bitumineux à froid.
[0024] Une composition d'un mortier bitumineux coulé à chaud est par exemple:
- gravillons concassés 10%
- sable 60%
- filler 30%
- bitume polymère 15%
[0025] On utilise néanmoins un coulis bitumineux à froid. Un tel coulis bitumineux à froid
est un mélange homogène de sable fillérisé, de gravillons, d'émulsion, d'eau et d'additifs
régulateurs de prise.
[0026] Il est appliqué en couche mince de 12 à 20 kg/m
2. Le dosage choisi est fonction du calibre retenu et du trafic.
[0027] Un exemple de composition pondérale est le suivant:
- granulats 100% de matériaux secs
- émulsion 13% par rapport au poids sec de granulats
- eau de mouillage 10% par rapport au poids sec de granulats
- épaississant 1% par rapport à l'émulsion
- accélérateur 0,5% par rapport au granulats
[0028] On introduit successivement d'abord les granulats, puis l'eau d'apport et enfin l'émulsion.
Les ajouts minéraux se font dans les granulats et les ajouts liquides dans l'eau d'apport.
[0029] Un tel produit d'étanchéité présente une pénétration limitée dans l'enrobé drainant
(5 mm). Son état de surface appliquée est assez rugueux. Ce produit de colmatage présente
en outre une bonne adhésion au support.
[0030] Dans d'autres exemples encore, le dosage de l'émulsion varie entre 12 et 14% en poids
sec de granulats, l'eau de mouillage varie entre 8 à 15% en poids sec de granulats,
l'accélérateur de prise varie de 0,1 à 1,5% en poids sec de granulats, l'épaississant
entre 0,1 et 1,5% en poids d'émulsion.
[0031] Cet épaississant est essentiellement sous forme liquide. Il est destiné à figer le
coulis mais n'épaissit pas l'émulsion. Il s'ajoute soit dans l'eau d'apport soit dans
l'émulsion. On pourra également avantageusement utiliser pour le remplacer des rhéofluidifiants
ou des viscosants.
[0032] L'émulsion peut être de plusieurs types. Elle peut être une émulsion de bitume réalisée
à partir d'un bitume 80/100 à teneur supérieure à 60%. Elle peut être également une
émulsion élastomère obtenue par l'incorporation d'un latex dans la phase aqueuse de
l'émulsion.
[0033] L'accélérateur peut être sous forme solide (ciment, chaux éteinte, chaux vive) ou
sous forme liquide.
[0034] Les granulats reconstitués sont préférentiellement de calibre 0/4, 0/5 ou 0/6. Pour
un coulis bitumineux 0/4, les composants granulométriques seront compris entre 95%
et 100% à 4 mm, 35% à 40% à 2 mm et 6% à 9% pour 0,08 mm.
[0035] Le coulis est mis en oeuvre au moyen d'une machine spécifique compacte qui comprend
les trémies à granulats, la cuve à émulsion, les cuves à eau et additifs divers, un
malaxeur continu et le traîneau applicateur.
1. Bande de chaussée habituellement non soumise à la circulation, comprenant un revêtement
principal drainant en enrobé drainant ou béton poreux, ledit revêtement étant recouvert
par une couche secondaire destinée à protéger ladite bande contre le colmatage de
son revêtement principal, caractérisée en ce que le matériau dans lequel est réalisée
la couche secondaire est un coulis bitumineux à froid comprenant un mélange de granulats,
d'une émulsion de bitume représentant 12 à 14% du poids sec des granulats, d'eau d'apport
représentant 8 à 15% du poids des granulats et d'additifs régulateurs de prise.
2. Bande de chaussée selon la revendication 1, caractérisée en ce que les granulats sont
d'une granulométrie reconstituée de calibre 0/4, 0/5 ou 0/6.
3. Bande de chaussée selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'épaisseur d'une
couche secondaire est comprise entre 0,4 et 1,5 cm.
4. Bande de chaussée selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en
ce que l'émulsion de bitume est réalisée à partir d'un bitume de grade supérieur ou
égal à 40/50, dont la teneur en bitume est supérieure à 55%.
5. Bande de chaussée selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en
ce que les additifs régulateurs de prise comportent des épaississants, des rhéofluidifiants
ou des viscosants.
6. Bande de chaussée selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en
ce que les additifs régulateurs de prise comprennent un accélérateur.
7. Bande de chaussée selon l'une des revendications 5 ou 6, caractérisée en ce que les
additifs régulateurs de prise ont la composition pondérale suivante:
- épaississant 0,1 à 1,5% par rapport au poids de l'émulsion
- accélérateur 0,1 à 1,5% en poids sec des granulats.
8. Bande de chaussée selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en
ce que la couche secondaire est appliquée avec une densité de 12 à 20 kg/m2.
9. Combinaison d'une bande de chaussée selon l'une quelconque des revendications précédentes
avec une partie circulante de la chaussée, caractérisée en ce que la hauteur entre
la surface supérieure de la couche secondaire et la surface supérieure du revêtement
de la partie circulante est inférieure à 1 cm.
10. Combinaison selon la revendication 9, caractérisée en ce que la surface supérieure
de la couche secondaire est au même niveau que la surface supérieure du revêtement
de la partie circulante de la chaussée.
11. Utilisation d'un coulis bitumineux à froid comprenant un mélange de granulats, d'une
émulsion du bitume représentant 12 à 14% du poids sec des granulats, d'eau d'apport
représentant 8 à 15% du poids des granulats et d'additifs régulateurs de prise, pour
réaliser sur une bande habituellement non soumise à la circulation, d'une chaussée
comportant un revêtement principal drainant, une couche de protection contre le colmatage
de son revêtement principal.
1. Fahrspur, gewöhnlich ohne Verkehr, umfassend einen drainierenden Hauptbelag aus einem
drainierenden Mischgut oder porösem Beton, wobei der Belag mit einer Sekundärdecke
bedeckt ist, die bestimmt ist, die Fahrspur gegen die Kolmation ihres Hauptbelags
zu schützen,
dadurch gekennzeichnet,
daß das Material, aus dem die Sekundärdecke hergestellt ist, eine Kalt-Bitumenmasse
ist, die eine Mischung aus Granulaten, einer Bitumenemulsion, die 12 - 14 % des Trockengewichts
der Granulate darstellt, einem Wasserzusatz von 8 bis 15 % Gewichtsprozent der Granulate
und die Bindung regulierenden Additiven umfaßt.
2. Fahrspur nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet,
daß die Granulate eine Korngröße aufweisen, die auf den Größen 0/4, 0/5 oder 0/6 aufbaut.
3. Fahrspur nach Anspruch 2,
dadurch gekennzeichnet,
daß die Dicke einer Sekundärdecke zwichen 0,4 und 1,5 cm liegt.
4. Fahrspur nach einem der Ansprüche 1 - 3,
dadurch gekennzeichnet,
daß die Bitumenemulsion ausgehend von einem Bitumen des Grades über oder gleich 40/50
realisiert ist, deren Bitumengehalt über 55 % liegt.
5. Fahrspur nach einem der Ansprüche 1 - 4,
dadurch gekennzeichnet,
daß die die Bindung regulierenden Additive Eindickungsstoffe, Rheoverflüssigungsstoffe
oder Zähflüssiger machende Stoffe umfassen.
6. Fahrspur nach einem der Ansprüche 1 - 5,
dadurch gekennzeichnet,
daß die die Bindung regulierenden Additive einen Beschleuniger umfassen.
7. Fahrspur nach einem der Ansprüche 5 oder 6,
dadurch gekennzeichnet,
daß die die Bindung regulierenden Mittel folgende gewichtsmäßige Zusammensetzung aufweisen:
- Verdickungsstoff 0,1 bis 1,5 %, bezogen auf das Emulsionsgewicht
- Beschleuniger 0,1 bis 1,5 % des Trockengewichts der Granulate.
8. Fahrspur nach einem der Ansprüche 1 - 7,
dadurch gekennzeichnet,
daß die Sekundärdecke mit einer Dichte von 12 bis 20 kg/m2 aufgetragen ist.
9. Kombination einer Fahrspur nach einem der vorangehenden Ansprüche mit einem befahrbaren
Fahrbahnteil,
dadurch gekennzeichnet,
daß die Höhe zwischen der oberen Oberfläche der Sekundärdecke und der oberen Oberfläche
des Belags des befahrenen Fahrbahnteils kleiner als 1 cm ist.
10. Kombination nach Anspruch 9,
dadurch gekennzeichnet,
daß die obere Oberfläche der Sekundärdecke in gleicher Höhe wie die obere Oberfläche
des Belags des befahrenen Fahrbahnteils liegt.
11. Verwendung einer Kalt-Bitumenmasse umfassend eine Mischung aus Granulaten, einer Bitumenemulsion,
die 12 bis 14 % des Trockengewichts der Granulate darstellt, eines Wasserzusatzes,
der 8 bis 15 % des Gewichts der Granulate darstellt, und von die Bindung regulierenden
Additiven, um eine Fahrspur, gewöhnlich ohne Verkehr, einer Fahrbahn zu erstellen,
die einen drainierenden Hauptbelag, eine Schutzdecke gegen die Kolmation ihres Hauptbelags
umfaßt.
1. A roadlane usually without traffic, comprising a main draining coating made of a draining
coating material or of porous concrete, whereas the said coating is covered by a secondary
layer designed for preventing the main coating of the said roadlane against choking,
characterised in that the material out of which the secondary layer is made is a cold
bituminous slurry comprising a mixture of granulates, a bitumen emulsion representing
12 to 14% of the dry weight of the granulates, make-up water accounting for 8 to 15%
of the weight of the granulates and setting regulating additives.
2. A roadlane according to claim 1, characterised in that the granulates exhibit a reconstituted
granulometry of calibre 0/4, 0/5 or 0/6.
3. A roadlane according to claim 2, characterised in that the thickness of a secondary
layer ranges between 0.4 and 1.5 cm.
4. A roadlane according to any of the claims 1 to 3, characterised in that the bitumen
emulsion is made out of a bitumen of a grade equal to or greater than 40/50, whose
bitumen content lies above 55%.
5. A roadlane according to any of the claims 1 to 4, characterised in that the setting
regulating additives comprise thickeners, rheoliquefiers or viscosifiers.
6. A roadlane according to any of the claims 1 to 5, characterised in that the setting
regulating additives comprise an accelerator.
7. A roadlane according to any of the claims 5 or 6, characterised in that the setting
regulating additives exhibit the following weight composition :
- thickener 0.1 to 1.5 % in relation to the weight of the emulsion
- accelerator 0.1 to 1.5 in dry weight of the granulates.
8. A roadlane according to any of the claims 1 to 7, characterised in that the secondary
layer is applied with a density of 12 to 20 kg/m2.
9. A combination of a roadlane according to any of the preceding claims with a section
of the road exposed to traffic, characterised in that the height between the upper
surface of the secondary layer and the upper surface of the coating of the section
exposed to traffic is smaller than 1 cm.
10. A combination according to claim 9, characterised in that the upper surface of the
secondary layer is at the same level as the upper surface of the coating of the section
of the road exposed to traffic.
11. A use of a cold bitumen slurry comprising a mixture of granulates, a bitumen emulsion
representing 12 to 14% of the dry weight of the granulates, make-up water accounting
for 8 to 15% of the weight of the granulates and setting regulating additives, in
order to produce on a roadlane usually without traffic, of a road comprising a main
draining coating, a protective coating against choking of its main coating.