[0001] L'invention a trait à un procédé de conditionnement sous vide de produits liquides
à pâteux tels des laits et des crèmes utilisés en cosmétologie ou en pharmacie. Il
permet notamment de les offrir dans des distributeurs formés par un réservoir de contenance
variable obturé par une pompe de distribution "airless", c'est-à-dire, d'après le
terme consacré dans la profession, sans reprise d'air. Des moyens pour faire varier
la contenance du réservoir sont entre autres prévus pour que, lorsqu'il est plein,
son enveloppe exerce une relative pression sur le produit renfermé, assurant ainsi
une bonne émission du produit dès le premier actionnement de la pompe. Ces mêmes moyens
assurent par ailleurs, en cours d'épuisement des distributeurs, que du produit puisse
être pompé en dépit de l'absence d'une admission d'air concomitante. Les distributeurs
de produits liquides à pâteux qui en résultent sont particulièrement commodes. Ils
font également partie de l'invention de même qu'un dispositif utile à la mise en oeuvre
du présent procédé.
[0002] Jusqu'ici les seuls types de distributeurs de produits liquides à pâteux dans lesquels
on ait créé le vide d'air, comprenaient un réservoir rigide (tel qu'un flacon en verre
ou un bidon métallique) associé à un organe de distribution. Ce dernier est en l'occurrence
du type valve. Or, le procédé de conditionnement correspondant comporte une phase
au cours de laquelle l'air restant dans le réservoir rempli est aspiré entre le col
de ce dernier et la valve disposée dessus sans y être encore fixée. Cela a alors pour
effet de mettre en dépression l'intérieur du réservoir tandis que la valve s'applique
hermétiquement au col. Une phase ultérieure consistant à fixer définitivement la valve
au col (par sertissage, dudgeonnage...) peut alors intervenir à n'importe quel moment
après la fin de l'aspiration. Ce procédé est essentiellement utilisé pour les distributeurs
maintenus sous pression grâce à un gaz propulseur. La création momentanée du vide
dans le réservoir permet en effet d'offrir la place nécessaire à ce gaz sans aboutir
in fine à une surpression notable. Le gaz propulseur est alors introduit au travers
de la valve fixée sur le réservoir.
[0003] Avec les réservoirs à contenance variable associés à des pompes sans reprise d'air
ou airless, ce procédé de l'art antérieur n'est plus praticable. Par exemple, dans
le cas d'une enveloppe souple, l'aspiration aurait en effet pour conséquence, avec
l'évacuation d'une partie du produit, de déformer le réservoir. Et, alors que son
contenu resterait donc à la pression atmosphérique, l' organe de distribution ne s'appliquerait
pas de façon particulièrement étanche au col. Ainsi, peu après la fin de l'aspiration,
de l'air ne manquerait-il pas de revenir dans le réservoir qui reprendrait sa forme.
[0004] En admettant cependant que la fixation de l'organe de distribution intervienne très
vite après l'évacuation de l'air, les méthodes de l'art antérieur peuvent certes être
employées. Mais alors, le contenu initial du distributeur ainsi produit n'est pas
égal à la contenance maximale de leur réservoir. Car, en pratique, du produit est
toujours évacué avec l'air dans la mesure où on ne peut ajuster finement la durée
du maintien du vide. En d'autres termes, le réservoir est surdimensionné, d'où un
prix de revient du distributeur accru. La perte économique ainsi entraînée est d'autant
plus sensible qu'il s'agit en général de production de masse.
[0005] C'est ainsi que la présente invention a pour but de proposer un procédé pour créer
le vide d'air dans un réservoir de contenance variable rempli d'un produit liquide
à pâteux et y fixer un organe de distribution sans que de l'air ne s'introduise à
nouveau dans le réservoir au cours de l'opération correspondante et en lui gardant
sa contenance maximale.
[0006] Cela est réalisé grâce à un procédé pour conditionner sous vide un produit de consistance
allant de celle d'un liquide à celle d'une pâte dans un réservoir de contenance variable
obturé par un organe de distribution sans reprise d'air, ledit procédé comportant
au moins une phase de fixation étanche dudit organe sur ledit réservoir rempli dudit
produit, caractérisé en ce que la fixation étanche dudit organe est effectuée alors
que ledit réservoir se trouve dans une enceinte où un vide d'air est maintenu.
[0007] Des variantes de ce procédé sont précisées dans les revendications 2 à 12 en annexe.
[0008] La présente invention propose également un dispositif permettant de mettre en oeuvre
ce procédé, ledit réservoir comportant un col sur lequel ledit organe de distribution
est adapté à être fixé de façon étanche et ladite phase de fixation étanche dudit
organe étant précédée au moins par des phases:
1/ d'assujettissement dudit réservoir dans un godet ayant un dessus ouvert de sorte
que ledit col se présente sur ledit dessus,
2/ de remplissage dudit réservoir avec ledit produit par ledit col à l'issue duquel
ledit organe est disposé sur ledit col,
caractérisé en ce que ledit dispositif comporte une couronne adaptée à s'appliquer
inférieurement et de façon étanche audit dessus dudit godet afin de constituer ladite
enceinte, des moyens pour aspirer l'air de ladite enceinte étant prévus et en ce que
ledit dispositif est muni de moyens de fixation de ladite pompe disposés au centre
de ladite couronne.
[0009] Différentes formes de réalisation de ce dispositif sont décrites dans les revendications
14 à 25 en annexe.
[0010] La présente invention concerne enfin un distributeur formé par l'association d'un
réservoir de contenance variable et d'un organe de distribution sans reprise d'air
et dans lequel est conditionné sous vide un produit de consistance allant de celle
d'un liquide à celle d'une pâte selon le procédé résumé ci-dessus, de sorte qu'une
fois ledit organe fixé sur ledit réservoir, la totalité de la contenance maximale
de ce dernier est occupée par ledit produit à l'exclusion de toute quantité d'air
restant notamment autour dudit organe.
[0011] Les revendications 27 et suivantes précisent les différents types d'organes de distribution
et de réservoirs qui peuvent former des distributeurs selon la présente invention.
[0012] Les avantages de la présente invention ne se situent pas tant au niveau du procédé
ou du dispositif qu'il met en oeuvre, mais sont bien plutôt liés aux distributeurs
obtenus. Tout d'abord, le produit qu'ils renferment demeure à l'abri de l'air. Il
ne risque donc pas de s'oxyder, de se contaminer ou de durcir par séchage ..., toutes
choses indésirables tant du point de vue de la qualité du produit distribué que de
celle de la distribution par elle-même.
[0013] Dans le cas des réservoirs qui peuvent être déformés avant même leur remplissage
de façon que leur contenance soit accrue, les distributeurs obtenus selon le présent
procédé sont par ailleurs particulièrement intéressants. En effet, lorsque l'organe
de distribution est fixé de façon étanche dessus, la disparition de la déformation
préalable entraîne la mise en pression du produit contenu dans le réservoir puisque
sa contenance tend d'un seul coup à diminuer. Cette mise en pression est au demeurant
renforcée par le vide interne créé qui amène la pression atmosphérique à comprimer
un peu plus les parois du réservoir. Dès lors, l'amorçage de l'organe de distribution
est largement facilité. Cela est particulièrement précieux en cas de produits pâteux,
car les bulles d'air sont pour ainsi dire toutes éliminées. Il s'ensuit que le présent
procédé autorise le développement de distributeurs dont les nombreuses performances
ne pourraient pas être autrement exploitées.
[0014] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre
et à l'examen des dessins annexés qui représentent, à titre d'exemple non limitatif,
un mode de réalisation de l'invention. Sur ces dessins :
- les figures 1 à 4 montrent un réservoir déformable avantageusement utilisé pour former
un distributeur selon l'invention. Il est dessiné en vue de face et en vue de côté
respectivement sur les figures 1 et 2 qui en présentent également des coupes partielles.
En vue de dessus sur la figure 3, le même réservoir est reporté sur la figure 4 en
coupe selon le plan III-III de la figure 1;
- la figure 5 est une vue en perspective d'un premier distributeur selon l'invention
comprenant entre autres le réservoir des figures précédentes ;
- la figure 6 est une coupe axiale d'une pompe à précompression sans reprise d'air avantageusement
utilisée en association avec le réservoir des figures 1 à 4 pour former un distributeur
selon l'invention;
- les figures 7 et 8 montrent la coupe longitudinale d'un godet avantageusement utilisé
dans le procédé de l'invention en vue d'assujettir un réservoir tel que celui des
figures 1 à 4. L'étau que contient ce godet est représenté mâchoires ouvertes sur
la figure 7 et mâchoires fermées sur la figure 8;
- la figure 9 est une vue de dessus d'un carrousel avantageusement utilisé dans le procédé
de l'invention;
- la figure 10 est une coupe longitudinale du godet des figures 7 et 8, le réservoir
qu'il maintient étant en cours de remplissage;
- la figure 11 montre une coupe similaire à celle de la figure 10, le réservoir étant
toutefois plein. Au-dessus du godet est en outre visible une coupe axiale d'un dispositif
selon l'invention;
- les figures 12 à 14 montrent le dispositif de la figure 11 à différents moments de
la fixation d'une pompe de distribution sur un réservoir selon l'invention. Respectivement
sont illustrés : la création d'un vide dans une enceinte renfermant le réservoir,
la mise en butée de la pompe et enfin le sertissage de cette dernière;
- les figures 15 et 16 montrent des détails de l'ensemble de sertissage de la pompe
que comporte le dispositif selon l'invention des figures 11 à 14. En coupe axiale
sur la figure 16, les pinces de cet ensemble sont dessinées en vue de dessous sur
la figure 15;
- la figure 17 montre un détail d'une autre forme de réalisation de l'ensemble de sertissage
d'un dispositif selon l'invention;
- la figure 18 montre, en coupe axiale, des détails d'un ensemble de dudgeonnage d'une
pompe selon l'invention;
- la figure 19 est une coupe axiale d'une pompe encliquetable pouvant former un distributeur
selon l'invention;
- la figure 20 est une coupe axiale d'un deuxième distributeur selon l'invention;
- la figure 21 est une coupe axiale d'un troisième distributeur selon la présente invention;
- les figures 22 et 23 sont des coupes axiales du distributeur de la figure 21 représentées
respectivement au début et en cours de remplissage du réservoir;
- la figure 24 est une coupe axiale d'une pompe sans reprise d'air avantageusement utilisée
pour former un quatrième distributeur selon la présente invention. Celle-ci est représentée
au repos; et
- la figure 25 est une coupe partielle de la pompe de la figure 24, mais représentée
cette fois en position basse d'introduction d'un gaz propulseur.
[0015] A chaque fois que cela est possible, des numéros de référence identiques sont employés
pour désigner sur les différents distributeurs des éléments de même fonction.
[0016] Les figures 1 à 4 montrent respectivement en vue de face, de côté, de dessus et en
coupe transversale un réservoir de contenance variable avantageusement utilisé dans
le cadre du présent procédé pour conditionner un produit liquide à pâteux. Un réservoir
de type comparable a en fait déjà été divulgué entre autres dans la demande de brevet
européen n°.0 324 289 déposée le 24 octobre 1988 par la société S.T.E.P.. Typiquement,
il comporte une enveloppe 10 de forme essentiellement plate au repos avec un étranglement
11 à peu de chose près elliptique qui se termine par un col 15 cylindrique. En l'occurrence,
enveloppe et col sont fabriqués d'un seul tenant par exemple dans une matière plastique
souple telle que du polyéthylène ou du polypropylène. Tandis qu'étranglement 11 et
col 15 présentent alors une épaisseur de matière suffisante pour être relativement
rigide, la paroi de l'enveloppe 10 au contraire admet dans l'ensemble une faible épaisseur.
Toutefois, les pliures 12 latérales et le fond 13 de l'enveloppe 10 sont renforcés
à l'instar de l'étranglement 11. Cela apparaît mieux sur les figures 1 et 2 où le
réservoir est montré en partie en coupe (respectivement selon le plan II-II de la
figure 2 et le plan I-I de la figure 1).
[0017] Cette structure confère alors au réservoir des propriétés de déformabilité particulière.
Dès qu'en effet, un effort F est exercé pour rapprocherl'une de l'autre les pliures
12 latérales (comme le schématise la figure 4 montrant le réservoir en coupe selon
le plan III-III de la figure 1), chacune des faces peu épaisses de l'enveloppe fléchit
et se creuse vers l'extérieur (cf. le contour déformé reporté en pointillés). Il en
résulte alors une augmentation appréciable du volume intérieur du réservoir, autrement
dit de sa contenance.
[0018] Le remplissage de ce réservoir trouve avantage à être effectué alors qu'il est maintenu
déformé. Et c'est dans le même état qu'il est de préférence refermé hermétiquement
par une pompe P de distribution. Lorsque l'effort extérieur est relâché, on obtient
en effet un distributeur ayant l'allure de l'ensemble représenté sur la figure 5.
D'un côté, l'étranglement 11, grâce à sa relative rigidité, garde une forme adaptée
à recevoir par exemple un capot qui s'engagerait sur l'embase 16. D'un autre, l'enveloppe
10 reste déformée, le produit piégé à l'intérieur l'empêchant de reprendre sa forme
plate de repos. En réaction, l'enveloppe 10 maintient le produit sous pression.
[0019] L'existence de cette pression est précieuse en vue d'une bonne émission du produit
par la pompe P de distribution. Celle-ci s'obtient d'ordinaire en repoussant la tige
40 creuse de la pompe P au sein de la tourette 30. La pression régnant à l'intérieur
du réservoir ne sert alors pas tant à l'émission du produit (c'est le rôle de la pompe)
qu'à faciliter l'amorçage de l'organe de distribution.
[0020] Bien qu'une pompe sans précompression puisse convenir, il est avantageux d'avoir
plutôt recours à une pompe du type de celle montrée en coupe axiale sur la figure
6. Cette dernière fait l'objet du brevet français FR 2 343 137 déposé en 1976 par
la société VALOIS. Elle se compose classiquement d'un corps 50 de pompe dont une extrémité
(en bas sur la figure) se trouve dans le réservoir de produit et communique avec lui
par une ouverture 54. Ce corps 50 ne comporte pas d'orifice de mise à l'air comme
c'est parfois le cas lorsqu'il est prévu de remplacer dans le réservoir la dose de
produit émise par une quantité d'air. Dans la profession, le type de pompe correspondant,
sans reprise d'air, est dit "airless". De même, il n'est pas envisagé d'avoir recours
à un tube plongeur pour amener le produit depuis le fond du réservoir jusqu'à l'ouverture
54 du corps 50 de pompe, la faible épaisseur du réservoir interdisant la présence
en son sein d'un tel tube. Un joint 52 en partie maintenu par une couronne 51 coincée
au fond du corps 50 de pompe est à même d'obturer l'ouverture 54, jouant ainsi le
rôle de clapet d'admission au sein de la chambre 55 de pompe.
[0021] L'autre extrémité 53 (en haut sur la figure) du corps 50 de pompe est ouverte. Elle
reçoit un piston 60 qui coulisse de façon étanche à l'intérieur du corps 50 de façon
à isoler la chambre 55 de pompe vis-à-vis de l'extérieur. Un ressort 75 de rappel
est disposé entre la couronne 51 et le piston 60 et s'oppose à la diminution de volume
de la chambre 55 de pompe. Pour former le clapet de sortie de la chambre 55, la pompe
de la figure 6 prévoit une collaboration entre la tige 40 creuse servant à l'actionnement,
le piston 60 et une bague 70 maintenue contre le piston 60 grâce au ressort 75 de
rappel. Dans cette collaboration, un autre ressort 64, moins souple que le précédent,
s'oppose en outre au déplacement relatif de la tige 40 creuse et du piston 60.
[0022] C'est ainsi que, lorsque la chambre 55 de pompe est remplie de produit, l'enfoncement
de la tige 40 entraîne tout d'abord celui du piston 60 et de la bague 70. Avec sa
diminution de volume, la chambre 55 voit sa pression augmenter, le clapet d'admission
restant de ce fait fermé. Très rapidement, la pression atteint une valeur dite de
"précompression" à partir de laquelle l'enfoncement de la tige 40 cesse d'entraîner
le piston 60, et c'est plutôt le ressort 64 qui se comprime. Dès lors, le canal 42
latéral de la tige 40 se dégage du piston 60 si bien que son canal 41 intérieur est
mis en communication avec la chambre 55 de pompe. Le contenu de cette dernière est
désormais émis avec force à l'extérieur jusqu'à ce que la bague 70 rencontre la couronne
51.
[0023] Aussitôt que la tige 40 creuse cesse d'être actionnée, le ressort 64 se détend. Le
clapet de sortie de la chambre 55 de pompe se referme donc puisque le canal 42 latéral
se retrouve en regard du piston 60 et que la bague 70 renforce l'application étanche
de ce dernier sur la tige 40. Puis le ressort 75 de rappel se détend à son tour. Il
s'ensuit l'augmentation du volume de la chambre 55 de pompe. Et la dépression que
cela pourrait entraîner par rapport au contenu du réservoir, est dès lors compensée
par l'admission de produit au travers de l'ouverture 54.
[0024] Pour fonctionner selon le principe qui vient d'être décrit, une tourette 30 est par
ailleurs prévue afin d'offrir la butée nécessaire. Elle permet également d'isoler
l'extrémité 53 ouverte du corps 50 de pompe vis-à-vis de l'extérieur. Un joint 34
est disposé à cet effet entre la tourette 30 et le corps 50 de pompe tandis que la
tige 40 creuse passe au travers de lui avec un certain jeu. Ainsi l'enfoncement de
la tige et du piston est-il rendu possible par l'admission d'air dans le corps 50
de pompe sans que cet air puisse pour autant pénétrer dans le réservoir.
[0025] Enfin, dans la version de la pompe à précompression de la figure 6, une collerette
20 de sertissage est disposée pour passer par dessus une embase 31 de la tourette
30. Cette collerette 20 est destinée à venir coiffer le col 15 d'un réservoir, le
joint 23 s'appliquant alors sur ce dernier. Il sera exposé plus loin comment cette
collerette 20 peut permettre de fixer sur un réservoir la pompe à précompression de
la figure 6 ou, plus généralement, une pompe P de distribution sans reprise d'air,
et cela de façon suffisamment hermétique pour qu'il n'y ait pas d'échange notable
entre l'air ambiant et l'intérieur du réservoir pendant la vie du distributeur ainsi
réalisé.
[0026] En pratique, les réservoirs de contenance variable qui viennent d'être décrits sont
plutôt fabriqués par soufflage. Il en résulte des dimensions qui peuvent varier d'un
réservoir à l'autre. Par ailleurs, ils sont généralement remplis à l'aide d'un cylindre-doseur
dont le contenu varie également d'une dose délivrée à l'autre. Tout cela rend le remplissage
des réservoirs au ras de leur col impossible et on prévoit d'ordinaire de ne pas les
remplir totalement.
[0027] Si, dès lors, une pompe telle que celle détaillée ci-dessus est fixée sur le réservoir
sans autre précaution, de l'air entoure immanquablement le corps de pompe. Et ce n'est
pas la pression que l'enveloppe du réservoir exerce sur son contenu pâteux qui est
à même de le refouler suffisamment. Elle parvient seulement à en faire pénétrer une
petite quantité à l'intérieur de la chambre 55 de pompe au travers du clapet d'admission.
Cette quantité se borne donc à accroître la quantité d'air se trouvant initialement
dans la chambre.
[0028] Dans cette situation où cette dernière ne contient pas du tout de produit, l'expérience
enseigne que l'amorçage de la pompe est quasiment impossible sitôt que le produit
présente une consistance quelque peu pâteuse. En effet, lors du premier actionnement
de la tige 40, l'air initial de la chambre 55 se comprime tandis que le volume correspondant
diminue. Toutefois, en raison de la grande compressibilité de ce gaz, sa pression
ne s'élève pas suffisamment pour s'opposer au ressort 64. Le clapet de sortie de la
pompe demeure donc fermé. Et, alors que la chambre de pompe retrouve son volume maximal,
il ne s'y crée aucune dépression susceptible de conditionner l'ouverture du clapet
d'admission. En d'autres termes, la chambre de pompe reste désespérément vide de tout
produit et le distributeur correspondant est incapable de donner satisfaction à son
utilisateur.
[0029] C'est ainsi que le distributeur évoqué jusqu'ici et qui se compose d'une pompe à
précompression et d'un réservoir de contenance variable particuliers, est viable uniquement
si, lors de sa réalisation, tout air restant dans le réservoir rempli de produit en
est chassé. C'est justement ce résultat que permet d'atteindre le présent procédé
de conditionnement sous vide. Il va à présent être décrit en détail. A cette occasion,
on pourra constater que ce procédé s'applique à bien d'autres sortes d'organes de
distribution et de réservoirs. Toutefois, dans un premier temps, seul le distributeur
préféré des pages précédentes sera présenté en vue d'illustrer le présent procédé.
[0030] La première phase du procédé de l'invention consiste à déformer mécaniquement le
réservoir R. Dans ce but, il est possible d'avoir par exemple recours au petit appareil
montré en coupe longitudinale sur les figures 7 et 8. Il s'agit en réalité d'un étau
1 composé en l'occurrence de deux parties accolées. La première de ces parties est
un godet 110, ouvert sur le dessus, constitué par exemple d'un alliage d'aluminium.
Sur la figure 7 notamment, on en reconnaît les deux côtés 111 verticaux opposés ainsi
qu'un fond 112, les côtés 111 étant assujettis au fond 112 par des chevilles 114 d'assemblage.
A l'intérieur du godet 110, se trouvent disposées contre les deux côtés 111 verticaux
deux mâchoires. L'une de ces mâchoires (portant la référence 120) est fixée au godet
110 par exemple par une cheville 121 d'assemblage. L'autre (portant la référence 130)
est mobile et peut être translatée à l'intérieur du godet 110 parallèlement à son
fond 112. Pour cela, la mâchoire 130 comporte sur une de ses faces des pointeaux 139
adaptés à s'engager dans des trous perçant perpendiculairement le côté 111 du godet
contre lequel la mâchoire 130 est disposée.
[0031] Une tige 131 cylindrique est de la même façon rendue solidaire de la mâchoire 130
et passe au travers du côté 111. Elle se prolonge à l'extérieur du godet 110 pour
se terminer par une tête 132 de diamètre plus important. Cette dernière retient prisonnière
un galet 133 encastré de telle sorte qu'il émerge en partie à l'extrémité de la tête
132. Enfin, un ressort 134 entoure la tige 131. Il prend appui, d'une part, sur la
surface extérieure du côté 111 et, d'autre part, sur l'épaulement formé par la tête
132. Le ressort 134 tend donc toujours à faire ressortir la tige 131 du godet 110,
c'est-à-dire à appliquer la mâchoire 130 mobile contre le côté 111 comme cela est
représenté sur la figure 7.
[0032] Afin de provoquer le déplacement de la mâchoire 130 depuis cette dernière position
jusque dans celle représentée sur la figure 8, mâchoires rapprochées, l'étau 1 peut
comporter une seconde partie constituée par un bloc 140 fixé au côté 111 d'où saille
la tige 131 (à l'aide de chevilles 141 telles que dessinées en pointillés). Le bloc
140 est alors percé de part en part d'un évidement 142. Un premier tronçon de l'évidement
142 est adapté à recevoir intérieurement la partie de la tige 131 saillant hors du
godet 110 ainsi que sa tête 132. Une protection 143 cylindrique est alors avantageusement
interposée afin d'assurer un bon coulissement de la tige 131. Au-delà de la tête 132,
l'évidement 142 s'élargit pour recevoir cette fois une came 144 cylindrique dans l'ensemble.
La came 144 présente toutefois une encoche dans laquelle la partie du galet 133 émergeant
hors de la tête 132 peut venir se loger. Ainsi, selon que le galet 133 pénètre dans
l'encoche de la came 144 (figure 7) ou est simplement en contact avec la surface cylindrique
de la came 144 (figure 8), la tige 131 est plus ou moins enfoncée dans le godet 110.
Dans l'optique d'un actionnement manuel de la came 144, un levier 146 est avantageusement
fixé dessus (par emboîtement à force par exemple) et dépasse hors du bloc 140. Il
comporte le cas échéant une poignée 145.
[0033] Cependant, le bloc 140 de même que la came 144 et son levier 146 sont essentiellement
intéressants dans le cadre d'une mise en oeuvre de l'étau 1 au laboratoire. Lorsqu'il
y va d'une utilisation industrielle, différents godets 110 trouvent avantage à être
disposés radialement sur un carrousel 100 comme la figure 9 en donne une illustration
schématique en vue de dessus. Les godets ne comportent alors plus de bloc 140 de sorte
que la tige 131 avec son ressort 134 et son galet 133 sont totalement découverts à
l'extérieur du côté 111 du godet. Il est alors possible de prévoir une rampe 101 disposée
à la hauteur des différents galets 133. Elle doit en outre être placée à une distance
de l'axe de rotation du carrousel telle que les galets 133, en s'y appuyant, provoquent
l'enfoncement des tiges 131 au sein des godets et par conséquent le rapprochement
des mâchoires des étaux 1 correspondants.
[0034] Dans ce cas, la rampe 101 occupe de préférence seulement une partie du pourtour du
carrousel. Ainsi, pendant son parcours en dehors de la rampe 101, un godet 110 garde-t-il
ses mâchoires 120 et 130 avec l'écartement maximal. Cet écartement est à la vérité
calculé pour qu'un réservoir R tel que celui décrit ci-dessus puisse être introduit
au sein du godet 110 par son dessus ouvert. Ses pliures 12 latérales sont alors disposées
contre les mâchoires qui, éventuellement, comportent à cet effet des rainures 128
et 138 de guidage. De même son fond 13 est avantageusement amené dans une rigole 113
pour le maintenir en place (cf. figure 7).
[0035] C'est ainsi que, lorsque le godet se présente devant la rampe 101, le réservoir R
se retrouve alors déformé comme il a été dit en commençant. Sur la figure 8 qui montre,
en vue de côté, la forme alors prise par le réservoir R, on remarque que seule la
région médiane des pliures 12 est sollicitée (par des reliefs adaptés des mâchoires
à l'intérieur des rainures 128 et 138). La région plus inférieure de ces pliures 12
est en effet taillée en biseau afin de faciliter l'introduction du réservoir dans
le godet. Il n'est pas prévu que la zone 14 correspondante de l'enveloppe 10 participe
de façon notable à la déformation d'ensemble.
[0036] Après cette première phase de déformation du réservoir (qui se produit par exemple
alors que le godet associé parvient devant le repère 1 de la figure 9), intervient
une deuxième phase du présent procédé. C'est la phase de remplissage du réservoir
avec du produit. Elle est avantageusement réalisée grâce à une tête de remplissage
dont seul le tuyau 2 injecteur est représenté sur la figure 10. Cette tête pourrait
par exemple être disposée au-dessus du carrousel de la figure 9 en face du repère
2. En d'autres termes, le réservoir qui se présente alors sous elle est déformé, son
godet passant devant la rampe 101. Avantageusement, l'injecteur 2 est tout d'abord
descendu au fond du réservoir en passant par son col 15 ouvert. Puis, tandis que du
produit 80 s'en écoule, l'injecteur 2 est remonté de façon que son extrémité 210 reste
toujours au-dessus de la surface 81 du produit. Le cas échéant, c'est plutôt le godet
110 qui est descendu par rapport à un injecteur 2 fixe. Quoi qu'il en soit, le maintien
de l'injecteur 2 hors du produit 80 évite le piégeage de bulles d'air. Et Finalement,
une masse de produit 80 occupe la quasi-totalité du réservoir déformé, seul un petit
volume d'air subsistant à proximité du col 11 dans l'espace 82 montré sur la figure
11.
[0037] C'est alors qu'un organe de distribution est disposé sur le réservoir R. Lorsqu'il
s'agit d'une pompe comme celle de la figure 6 reproduite également sur la figure 11,
son corps 50 de pompe est engagé à l'intérieur du col 15 du réservoir tandis que sa
collerette 20 de sertissage repose simplement autour de ce col. Puis, le godet 110
est par exemple amené en face du repère 3 de la figure 9 pour subir la troisième et
dernière phase du présent procédé. Il se retrouve pour cela à l'aplomb d'un dispositif
3 de conditionnement final. Un exemple de ce dispositif 3 est montré en coupe axiale
sur les figures 11 à 14 dans différentes positions. Dans les lignes suivantes, va
être expliqué selon quel principe un tel dispositif fonctionne conformément à la présente
invention. Sans entrer dans le détail de toutes les pièces qui le composent, ses principaux
groupes d'éléments vont pour cela être présentés d'un point de vue plutôt fonctionnel
au fur et à mesure que la mise en oeuvre du présent dispositif va être décrite. Et
on se bornera à signaler que les divers éléments de chaque groupe ont pour rôle principal
de faciliter l'assemblage du dispositif, à moins qu'ils ne soient rendus nécessaires
pour son bon fonctionnement. En même temps sera exposé le déroulement de la troisième
phase du présent procédé que ce dispositif 3 réalise.
[0038] Après que le godet 110 ainsi que son réservoir R déformé, plein de produit 80 et
muni de sa pompe P non encore sertie aient donc été présentés au-dessous du dispositif
3 comme cela est montré sur la figure 11, le dispositif 3 et le godet 110 sont déplacés
l'un par rapport à l'autre jusqu'à ce que la position relative de la figure 12 soit
atteinte. Pour cela, un premier vérin 310 permet par exemple de faire descendre l'ensemble
des éléments portant des numéros de référence allant de 311 à 319 et formant la tête
du dispositif 3. Un tel vérin fait avantageusement partie d'une machine utilisée traditionnellement
pour l'assemblage de distributeurs.
[0039] La tête du dispositif 3 entraîne alors les éléments portant les références 300 à
308 et formant une sorte de couronne inférieure. Pour cela, de l'air sous pression
est introduit par le conduit 314 (voir la flèche B). Eventuellement une partie de
cet air est évacuée par le conduit 314' (voir la flèche B') disposé en symétrique
par rapport à l'axe du dispositif 3. Mais, au total, on prend soin de maintenir la
pression à une valeur suffisante pour que la tête du dispositif (éléments 310 à 319)
et sa couronne inférieure (éléments 300 à 308) soient bien maintenues éloignées l'une
de l'autre.
[0040] C'est ainsi que la couronne inférieure finit par rencontrer le dessus du godet 110.
Le contact s'établit de préférence au niveau d'un joint 306 d'amortissement tandis
que le godet 110 est avantageusement muni d'une pièce 115 annulaire. Bien que présente
dans les phases précédentes du procédé de l'invention, cette pièce 115 dont on n'a
pas encore parlé, permet au godet 110 d'offrir un rebord circulaire contre lequel
la lèvre 307 d'étanchéité portée inférieurement par le dispositif 3 peut venir s'appliquer.
La pression d'air maintenue entre la tête et la couronne inférieure au niveau des
conduits 314 et 314' garantit alors que la couronne 300 s'applique sur le godet 110
avec un effort supérieur à celui développé par le vérin 310.
[0041] Dès lors est isolé vis-à-vis de l'extérieur un espace intérieur à la fois au godet
110 et au dispositif 3. Aussitôt, un vide est créé dans l'enceinte correspondante
grâce à l'application d'une aspiration par les conduits 308 (voir la flèche A à proximité
de la base de la couronne inférieure) et 318 (voir la flèche A' à proximité de la
tête du dispositif 3). L'espace intérieur mis ainsi en dépression comprend de la sorte
non seulement la périphérie du réservoir R, mais aussi l'espace 82 à l'intérieur de
ce réservoir R et qui communique avec sa périphérie autour de la pompe P non encore
sertie (cf. figure 11). Compte tenu de la structure de la pompe envisagée de préférence,
la communication s'établit bien entendu entre le col 15 et la collerette 20 de sertissage
puisque les conditions mécaniques et hydrauliques réunies excluent a priori l'ouverture
de son clapet de sortie. Quoi qu'il en soit, l'air indésirable se retrouve donc chassé
hors de l'espace 82.
[0042] Tandis que l'aspiration par les conduits 308 et 318 reste maintenue, la tête du dispositif
3 est descendue un peu plus profondément sur le godet 110 grâce à l'arrêt de l'alimentation
en air sous pression par le conduit 314 (voir la figure 13 où la flèche B n'est plus
représentée). L'air introduit initialement entre la tête du dispositif et sa couronne
inférieure afin de maintenir écartés ces deux groupes d'éléments s'évacue donc par
le conduit 314'. Le système fonctionne alors à la façon d'un amortisseur à fuite.
Afin d'accroître son effet d'amortissement, une vanne de régulation du débit (non
représentée) peut en outre être disposée à la sortie du conduit 314' afin de contrôler
l'échappement d'air.
[0043] De la sorte, l'élément central 317 du dispositif 3 ou centreur est-il amené sur la
pompe P du distributeur avec toutes les précautions requises pour éviter le coincement
de cette dernière. Lorsque l'amortisseur à fuite arrive en fin de course, la pompe
P est ainsi mise en butée contre le col 15, le pourtour du centreur 317 appuyant sur
la collerette 20 de sertissage. La force d'appui est par ailleurs choisie pour que
le joint 23 disposé entre la collerette et le col (cf. figure 6) soit légèrement comprimé
en vue d'une étanchéité optimale.
[0044] C'est à partir de ce moment qu'un troisième groupe d'éléments, appelé plus loin ensemble
de sertissage, intervient dans le fonctionnement du dispositif 3 selon la présente
invention. Sur la figure 14, ces éléments portent des numéros de référence allant
de 320 à 329. Ils se trouvent essentiellement aux abords de l'axe de révolution du
dispositif. Lorsqu'on compare leurs positions relatives de la figure 14 avec celles
de la figure 13, on parvient à distinguer:
- une tige 329 centrale enfilée dans l'axe de la tête du dispositif. Elle est adaptée
à y coulisser de sorte qu'elle peut être descendue par rapport à la tête. Pour cela,
un second vérin (non représenté) solidaire de la machine traditionnelle évoquée ci-dessus
peut être utilisé de façon comparable au premier vérin actionnant la tête;
- un manchon 325 cylindrique, encore appelé cône de fermeture, de même axe que le dispositif
et lié rigidement à la tige 329 de sorte que la descente de cette dernière entraîne
celle du manchon;
- des pinces 320 de sertissage. Celles-ci, qui vont à présent être détaillées à l'aide
des figures 15 et 16, sont cette fois solidaires de la tête du dispositif.
[0045] De façon parfaitement connue, ces pinces 320 se présentent en effet sous la forme
d'un mince cylindre métallique dont un bon tronçon terminal comporte des entailles
radiales pratiquées à égale distance les unes des autres autour du cylindre. Les entailles
dissocient de la sorte des languettes 321 d'épaisseur suffisamment faible pour être
flexibles radialement. Par exemple, les pinces représentées en vue de dessous sur
la figure 15 comportent dix languettes dissociées par dix entailles. L'extrémité libre
des languettes est par ailleurs plus massive. Extérieurement, elles forment ensemble
un tronc de cône allant s'élargissant. Intérieurement, chaque languette admet une
section en forme de dent.
[0046] C'est ainsi qu'à l'issue de l'enfoncement total de l'amortisseur à fuite formé par
la tête du dispositif et sa couronne inférieure, l'extrémité dentée des languettes
321 se présente tout autour de la pompe P de distribution au niveau du bord de la
collerette 20 de sertissage. C'est ce qu'indique la figure 13. Puis, le second vérin
provoque la descente de la tige 329 et du manchon 325. Ce dernier contraint alors
les diverses languettes 321 de la pince 320 à se rapprocher les unes des autres. Et
tandis que les entailles les dissociant se referment, le diamètre extérieur du cylindre
formé par la réunion des languettes diminue. Les petites dents finissent par s'appliquer
sur le bord de la collerette. Pourvu que la hauteur séparant le pourtour inférieur
du centreur 317 servant d'appui et la pointe des dents soit convenablement choisie,
la collerette se retrouve ainsi rabattue sur le renflement du col du réservoir comme
cela est représenté plus en détail sur la figure 16. Désormais, par son sertissage,
elle isole l'intérieur du réservoir vis-à-vis de l'atmosphère et l'aspiration de l'air
par les conduits 308 et 318 peut être arrêtée sans risquer de voir l'espace 82 se
remplir à nouveau d'air. Dès cet instant, le produit contenu dans le réservoir se
retrouve d'ores et déjà mis en pression par l'air ambiant qui comprime les parois
déformables du réservoir. Cela contribue à la diminution de l'espace 82.
[0047] A partir de là, il convient de relever le manchon 325 et la tige 329 afin de libérer
le distributeur de l'étreinte de la pince 320. Puis, l'ensemble de la tête du dispositif
et de sa couronne inférieure peut être remonté. Le godet 110 continue par exemple
son parcours sur le carrousel pour finalement se dégager de la rampe 101 de sorte
que ses mâchoires 120 et 130 se desserrent. Alors, l'enveloppe du réservoir n'étant
plus maintenue déformée, renforce la pression du produit qu'elle renferme. Désormais,
l'espace 82 a disparu tout à fait et du produit est automatiquement admis dans la
chambre de pompe par son clapet d'admission. En d'autres termes, le problème de l'amorçage
des pompes à précompression telle que celle représentée sur la figure 6 est résolu.
[0048] Cependant il existe des cas où ce remplissage automatique préliminaire de la chambre
de pompe est indésirable. Cela vaut notamment lorsqu'un poussoir doit ensuite être
assujetti sur la tige 40 d'actionnement de la pompe. L'opération correspondante s'accompagne
en effet d'un enfoncement de la tige 40. Il s'ensuit donc l'émission du contenu de
la chambre de pompe. On conçoit alors qu'un contenu initial gazeux soit recherché
afin d'éviter de souiller le poussoir avec de la pâte et de garder propres les chaînes
de conditionnement.
[0049] Dans ces cas, une autre forme de réalisation du présent dispositif est préférée.
Celle-ci ne se distingue en rien de la précédente pour ce qui est des groupes d'éléments
300 à 308 formant sa couronne inférieure et 310 à 318 formant sa tête proprement dite.
Seul l'ensemble de sertissage et plus précisément encore le centreur 317 est modifié.
La figure 17 de détails montre comment.
[0050] C'est ainsi que, dans cette version du présent dispositif, le centreur 317 se compose
en fait de deux pièces cylindriques coaxiales, la pièce supérieure 337 étant emmanchée
de façon étanche autour de la pièce inférieure (qui garde le rôle effectif de centreur
317). Le centreur 317 est par ailleurs creux de sorte qu'il accueille intérieurement
un piston 332 ayant une tige 331 de piston de même axe que l'axe du centreur 317 et
de diamètre comparable à celui des tiges 40 d'actionnement des pompes P. L'évidement
du centreur 317 est enfin réalisé pour que le piston 332 y sépare de façon classique
une chambre supérieure 373 et une chambre inférieure 371, l'isolation des deux chambres
étant garantie par un joint 335 disposé autour du piston 332.
[0051] Ce dernier circule alors dans l'évidement du centreur 317 sous l'effet conjugué tout
d'abord d'une pression, d'air notamment, injecté dans la chambre supérieure 373 par
le conduit 334 de la tige 331 de piston et ensuite d'un ressort 336 de rappel disposé
autour de la tige 331 dans la chambre inférieure 371. Sur la figure 17, ce dernier
repousse complètement vers le haut le piston 332, qui bute contre la pièce supérieure
337 au niveau d'un épaulement 330 de sa tige 331 prévu à cet effet. Par mise en pression
de la chambre supérieure 373, le piston 332 peut descendre à l'encontre du ressort
336, l'air contenu dans la chambre inférieure étant évacué par la mise à l'air 372.
[0052] Il s'ensuit l'application de l'extrémité libre de la tige 331 de piston contre la
tige 40 d'actionnement de la pompe P, puis l'enfoncement de cette dernière entraînée
par la tige 331. En particulier pour le type de pompe P décrit plus haut, cela a pour
effet de mettre en communication la chambre 55 de pompe avec l'extérieur du distributeur
(cf. fig. 6). C'est alors qu'un gaz peut être introduit dans cette chambre 55 par
un canal 333 intérieur traversant la totalité de la tige 331 et de son piston 332.
Des joints d'étanchéité 338 et 339 disposés respectivement autour de la tige 331 de
piston et à la base du centreur 317 empêchent que le gaz injecté par le canal 333
ne s'échappe.
[0053] La mise en oeuvre du piston 332 comme cela vient d'être décrit, intervient à la vérité
à la fin de la troisième phase du présent procédé de conditionnement et plus précisément
à l'issue de la fixation de la pompe P sur le réservoir R tandis que l'enceinte formée
par l'application étanche du dispositif 3 sur le godet 1 est toujours sous vide. Le
gaz qui est ainsi injecté dans la chambre de pompe peut être de l'air à la pression
atmosphérique, de l'azote à une pression supérieure à la pression atmosphérique (par
exemple 2 bars) ou encore tout autre gaz à une pression adaptée au but poursuivi.
Ce dernier consiste en effet à établir dans la chambre de pompe une pression telle
qu'après la suppression du vide autour du distributeur, le produit qu'il contient,
ne pénètre pas dans la chambre de pompe. En d'autres termes, le gaz doit être introduit
avec une pression suffisante pour qu'une fois le volume initial de la chambre de pompe
rétabli, il y règne une pression supérieure à la pression régnant dans le réservoir
du distributeur à l'issue de son conditionnement.
[0054] Ce complément à la troisième phase du présent procédé, qui répond donc à des contingences
pratiques, n'a cependant rien d'impératif dans le cadre de la présente invention.
Le lecteur remarquera même qu'il est parfaitement inutile avec des pompes dont l'admission
dans la chambre de pompe n'est pas contrôlée par un clapet anti-retour (bille ou joint).
Non seulement cela n'éliminerait pas les risques de pénétration de produit dans la
chambre de pompe après ouverture de l'enceinte, mais il s'ensuivrait l'anéantissement
du résultat du présent procédé de conditionnement sous vide, notamment en cas d'injection
d'air par le canal 333.
[0055] En dehors du distributeur formé de l'enveloppe déformable et de la pompe à précompression
particulières qui ont été évoquées jusqu'ici, on conçoit que le présent procédé de
conditionnement admet un champ d'application bien plus vaste. Tout d'abord, les types
d'organe de distribution peuvent être très divers. Cela vaut non seulement pour leur
nature même, mais aussi pour leur mode de fixation sur le réservoir. Le sertissage
envisagé ci-dessus est un mode de fixation certes très répandu, mais le dudgeonnage
l'est tout autant. Il est toutefois généralement réservé à l'assujettissement d'organes
de distribution de tailles relativement importantes (diamètre supérieur à 1"). On
a alors recours à des coupelles 20 de sertissage telles que celle représentée en coupe
sur la figure 18. A l'instar de la collerette décrite précédemment, la coupelle recouvre
par exemple en partie la pompe et son bord extrême doit, par suite du dudgeonnage,
enserrer le réservoir R, en l'occurrence un bidon 10e métallique protégeant une enveloppe
10i interne déformable. Mais, entre ces deux points d'appui, la coupelle présente
une rigole annulaire. Et c'est à l'intérieur de cette rigole que les dents de la pince
320 s'insèrent pour repousser la coupelle sous le bord du réservoir tandis que le
centreur 317 applique son effort de butée sur ce bord. Le principe de fixation reste
donc le même, le centreur 317 étant cependant disposé autour de la pince 320. L'homme
de l'art comprendra qu'un dispositif similaire à celui décrit pour effectuer le sertissage
sous vide selon la présente invention peut être mis au point en vue, cette fois, du
dudgeonnage sous vide (grâce par exemple à une came provoquant par son déplacement
autour des pinces leur écartement).
[0056] De la même façon, le présent procédé s'applique à la fixation de l'organe de distribution
par encliquetage. Comme cela est par exemple représenté sur la figure 19, la pompe
P comporte alors, à la place d'une collerette ou d'une coupelle de sertissage, une
bague munie intérieurement d'un relief 22. Ce dernier est par exemple adapté à s'encliqueter
sur le renflement du col d'un réservoir. Le dispositif 3 utile à la mise en oeuvre
de la troisième phase du procédé se présente dans ce cas comme celui des figures 11
à 14 à ceci près que l'ensemble de sertissage en est absent. La fixation se réalise
alors simplement tandis que le centreur 317 entre doucement en butée sur la bague
20 par l'intermédiaire de l'amortisseur à fuite.
[0057] Pour ce qui est des réservoirs R, la même diversité demeure, pour peu qu'ils soient
pourvus de moyens pour faire varier leur contenance. Parmi ces derniers, on peut citer
tout d'abord un réservoir comprenant une enveloppe 10 double comme celui représenté
en coupe sur la figure 20. L'enveloppe extérieure 10e est par exemple rigide tandis
que l'enveloppe 10 intérieure ou poche est souple. Elles peuvent être formées d'un
seul tenant par coextrusion, leur seul point de liaison étant le pourtour du col 15.
Alors un trou d'évent 17 permet de maintenir l'espace intermédiaire entre les deux
enveloppes à la même pression que la périphérie du réservoir.
[0058] Ainsi est-il possible de chasser l'air de l'enveloppe 10i intérieure remplie en mettant
en oeuvre les deuxième et troisième phases du présent procédé. Pour cela, il convient
toutefois que, lors de la première phase, le réservoir à double enveloppe ait été
placé dans un godet similaire à celui des figures 7 et 8 même si ses mâchoires sont
resserrées uniquement afin de bien maintenir le réservoir (et non plus pour lui donner
une déformation préalable). Après son conditionnement, ce réservoir verra son enveloppe
intérieure se déformer petit à petit à mesure que du produit aura été émis. Toutefois
son enveloppe extérieure rigide lui gardera une forme maniable.
[0059] Un autre réservoir R qui peut être utilisé dans le cadre de la présente invention,
est ensuite visible en coupe axiale sur la figure 21. Il présente une enveloppe 10
rigide de forme cylindrique. Celle-ci comporte à une extrémité un rétrécissement en
forme de col 15. Une collerette 20 permet, par exemple comme cela est représenté sur
la figure, de sertir une pompe P sur le col 15. Un joint 23 assure l'étanchéité de
la fixation. De façon accessoire, la tige 40 de la pompe P est engagée dans un bouton-poussoir
90 comportant une buse 91 de distribution. Un cylindre 92 de guidage prenant par exemple
appui autour du col 15 du réservoir permet par ailleurs de garantir un déplacement
relatif correct du bouton-poussoir 90 par rapport à la pompe P. Enfin un capuchon
11' enfilé sur le réservoir permet de protéger l'organe de distribution.
[0060] L'autre extrémité de l'enveloppe 10 est ouverte. Elle est obturée vis-à-vis de l'air
ambiant par un piston racleur 100'. Celui-ci comporte en effet des lèvres 101' d'étanchéité
périphériques destinées à s'appliquer de façon étanche à la paroi intérieure de l'enveloppe
10. Le piston 100' présente par ailleurs des reliefs 102' et 103' en forme de couronne
de même axe que l'axe du réservoir R. Un relief 103' est disposé du côté du produit
80. De la sorte, le volume intérieur restant lorsque le distributeur est vide se trouve
minimisé (cf. figure 22). L'autre relief 102' saille du côté opposé. Il détermine,
lorsque le distributeur est plein, la fin de course du piston 100' par sa butée contre
un opercule 16'. Dans la forme de réalisation de la figure 21, cet opercule 16' est
coincé entre l'extrémité libre de l'enveloppe 10 et un manchon 12' engagé autour de
cette dernière. L'opercule 16' comporte enfin un trou 17 d'évent afin de permettre
la remontée du piston racleur 100' au sein de l'enveloppe 10.
[0061] Les figures 22 et 23 montrent le même réservoir que celui de la figure 21, mais cette
fois dépourvu non seulement de son capuchon 11', mais aussi de sa pompe.
[0062] Il comporte cependant déjà l'opercule 16' et le manchon 12' qui auront été assemblés
au préalable chez le fabricant de réservoirs. C'est qu'il se trouve à présent chez
le producteur du produit à conditionner, le pharmacien ou le cosmétologue par exemple,
qui désire lui faire subir une opération préalable de remplissage, celle-ci venant
à peine de débuter sur la figure 22 et étant en cours sur la figure 23. Pour cela,
un bouchon 202 est par exemple amené au contact du col 15' et pressé contre lui. A
travers ce bouchon 202 passe un injecteur 200. Le produit 80 est introduit sous pression
par cet injecteur 200. Il remplit tout d'abord l'espace au sein de la couronne 103'
du piston racleur 100' (cf. figure 22) et parvient ainsi à repousser le piston 100'
vers l'extrémité libre de l'enveloppe 10 (cf. figure 23). Cette méthode permet de
remplir la quasi-totalité de l'enveloppe 10 sans risquer le piégeage de bulles d'air
(à l'exception de l'espace 82 correspondant au volume intérieur initial du col 15
ainsi que de la couronne 103').
[0063] A la suite de ce remplissage et après retrait du bouchon 202 et de l'injecteur 200,
une pompe par exemple est sertie sur le réservoir selon le procédé de conditionnement
sous vide décrit ci-dessus. Il s'ensuit un distributeur selon la figure 21 décrite
plus haut. Le produit 80 qu'il contient est ainsi à l'abri de l'air. Les émissions
par la pompe P de distribution sont rendues possibles grâce au piston racleur 100'
qui se déplace dans l'enveloppe 10 et adapte la contenance du réservoir R à la quantité
de produit restant.
[0064] Encore une autre façon d'obtenir un distributeur à contenance variable consiste enfin
à remplir un réservoir R du type flacon ou bidon avec un gaz propulseur destiné à
surmonter par exemple un produit liquide à émettre. Pour former un tel distributeur,
le réservoir rigide est tout d'abord rempli. Cela est par exemple effectué à l'aide
d'un injecteur qui remonte dans le réservoir à mesure que du produit est introduit.
De la sorte en effet, le bec de l'injecteur demeure au niveau de la surface du produit,
ce qui minimise le piégeage de bulles d'air. Puis, une pompe du type de celle des
figures 24 et 25 est sertie selon le procédé de conditionnement sous vide décrit ci-dessus.
Une fois le produit ainsi enfermé hermétiquement dans le distributeur, du gaz propulseur
peut être introduit à travers une telle pompe au sein du réservoir.
[0065] En effet, il s'agit d'une pompe-doseuse P à précompression d'un type connu comme
celle décrite dans la demande de brevet français n
°.88-08653 déposée par la demanderesse. Elle comporte deux pistons 40' et 60' mobiles
logés l'un sur l'autre au sein d'un corps de pompe 50' ayant une première extrémité
ouverte et une seconde extrémité étranglée en forme de tube et destinée à être disposée
au sein du réservoir R. Le piston 40' extérieur est creux avec un canal 41' d'émission
interne et fait par ailleurs office de piston tandis que les lèvres 42' d'étanchéité
périphériques s'adaptent de façon étanche à la paroi interne du corps 50' de pompe.
Le piston 60' intérieur est différentiel et participe aux clapets tant de sortie que
d'admission. Pour cela, il comporte d'un côté un pointeau 61' s'engageant dans le
canal 41' d'émission pour s'appliquer contre un rétrécissement terminal de ce dernier
et, d'un autre, une jupe 62' adaptée à s'engager de façon étanche sur un manchon 52'
saillant au fond du corps 50' de pompe et communiquant avec le réservoir R.
[0066] Ces deux pistons 40' et 60' collaborent entre eux grâce, d'une part, à un ressort
70' disposé entre le corps 50' de pompe et le piston 60' différentiel et, d'autre
part, à une virole 30' assujettie par exemple à l'extrémité ouverte du corps 50' de
pompe par l'intermédiaire d'une collerette 20' de sertissage. L'enfoncement du piston
creux 40' détermine tout d'abord la descente du piston 6' différentiel si bien que
sa jupe 62' vient au contact du manchon 52' et ferme le clapet d'admission. A partir
de là, le produit piégé dans l'espace annulaire entre le corps 50' de pompe et le
manchon 52' ainsi que la jupe 62', espace qui n'est autre que la chambre de pompe,
voit sa pression augmenter. Lorsqu'elle atteint une valeur suffisante pour déterminer
la descente du piston 60' différentiel par rapport au piston 40' creux à l'encontre
de la force du ressort 70', le produit peut être évacué avec un effet de précompression
par le passage offert entre le pointeau 61' et le rétrécissement terminal du canal
41' de sortie.
[0067] L'émission se poursuit de la sorte aussi longtemps que le piston 40' continue sa
descente. Une fois ce dernier arrivé en bout de course, l'utilisateur relâche son
effort si bien que le ressort 70' peut se détendre et provoquer la remontée des pistons
40' et 60'. La chambre de pompe définie plus haut réaugmente de volume et une dépression
ne tarde pas à s'y créer. Lorsqu'enfin, la jupe 62' quitte le manchon 52', ouvrant
de la sorte le clapet d'admission, la dépression est telle que du produit est aspiré
depuis le réservoir R jusque dans la chambre.
[0068] Afin d'autoriser par ailleurs le remplissage du réservoir R avec du gaz propulseur
au travers de la pompe P, les pièces qui viennent d'être évoquées dans leur agencement
et leur fonction, comportent en outre les particularités suivantes :
* le sommet du pointeau 61' est creusé d'une petite encoche 66' pour accueillir l'extrémité
d'une aiguille. Celle-ci fait par exemple partie d'une machine de remplissage en gaz
propulseur. Elle est alors introduite dans le canal 41' d'émission pour repousser
le pointeau 61' par rapport au piston 40' creux. Sur la figure 25, l'aiguille (qui
n'est pas représentée) a fait descendre le piston 60' différentiel à fond sur le manchon
52';
* à la base de son pointeau 61', le piston 6' différentiel comporte des entretoises
65' qui maintiennent un écartement minimum entre les deux pistons;
* la paroi interne du corps 50' de pompe est munie d'un épaulement 51' annulaire orienté
du côté de son extrémité ouverte. Comme le précise la figure 5, il est prévu pour
offrir une butée aux lèvres 42' d'étanchéité du piston 40' creux et cela après une
course telle que le piston 60' différentiel peut encore descendre plus profondément
au sein du corps 50' de pompe;
* à la racine extérieure du manchon 52' saillent enfin des nervures 53' qui remontent
en partie le long du manchon 52'. Ainsi la lèvre 63' d'étanchéité de la jupe 62' peut-elle
remonter sur les nervures 53' dès lors que le piston 60' différentiel est descendu
à fond. Le cas échéant, des créneaux 54' au sommet du manchon 52' évitent que le dessous
de la jupe 62' ne s'applique de façon trop étanche au manchon 52'. De la sorte, un
passage reste ménagé pour faire communiquer la chambre de pompe et l'intérieur du
réservoir.
[0069] Le remplissage en gaz propulseur s'effectue donc en repoussant le piston 6' différentiel
au moyen d'une aiguille prenant appui dans l'encoche 66' et cela jusqu'à ce que la
jupe 62' remonte sur les nervures 53'. En même temps, le piston 40' creux peut ne
pas être déplacé du tout ou encore être également mis en butée contre l'épaulement
51'. Dans tous les cas, le clapet de sortie est ainsi maintenu ouvert. En d'autres
termes, un passage existe désormais depuis l'extérieur jusque dans le réservoir, la
chambre de pompe communiquant avec le réservoir par les creux restant entre les nervures
53' ainsi qu'entre les créneaux 54'.
[0070] Une fois le gaz propulseur au sein du réservoir, il assure non seulement la mise
en pression du produit à distribuer, mais il est à même de se détendre à mesure que
du produit est émis. C'est ainsi que le distributeur muni d'une telle pompe peut comporter
un réservoir rigide.
[0071] De tels distributeurs avec un conditionnement sous vide sont essentiellement utiles
pour la conservation de produits craignant le contact avec l'air ambiant. Ils ont
en commun de faire intervenir un réservoir de contenance variable. Rempli alors que
sa contenance est maximale, le présent procédé permet d'en évacuer tout air avant
la fixation étanche d'un organe de distribution sans reprise d'air. Cela est en outre
réalisé ici au sein d'une enceinte de sorte que le vide est fait tant à l'intérieur
du réservoir qu'à l'extérieur. Cela évite donc l'évacuation de produit hors du réservoir
pendant le conditionnement. Et c'est bien la totalité de la contenance maximale du
réservoir qui demeure occupée par le produit lorsque le distributeur conditionné est
finalement délivré sur le marché.
1. Procédé pour conditionner sous vide un produit de consistance allant de celle d'un
liquide à celle d'une pâte dans un réservoir (R) de contenance variable obturé par
un organe de distribution sans reprise d'air, ledit procédé comportant au moins une
phase de fixation étanche dudit organe sur ledit réservoir (R) rempli dudit produit
(80), caractérisé en ce que la fixation étanche dudit organe est effectuée alors que
ledit réservoir (R) se trouve dans une enceinte (1,3) où un vide d'air est maintenu.
2. Procédé selon la revendication 1, ledit organe de distribution étant une pompe (P)
avec une tige (40) creuse d'actionnement qui communique avec une chambre (55) de pompe
lorsqu'elle est enfoncée, l'admission dans la chambre (55) étant gouvernée par un
clapet anti-retour (52), caractérisé en ce qu'après la fixation étanche de ladite
pompe (P), ladite tige (40) creuse est enfoncée et un gaz est injecté dans ladite
tige (40) creuse tandis que le réservoir (R) et sa pompe (P) fixée dessus se trouvent
toujours dans ladite enceinte (1, 3) maintenue sous vide, ledit gaz étant injecté
à une pression suffisante pour qu'après le rétablissement de la pression atmosphérique
autour du réservoir (R), il y règne une pression inférieure à celle régnant dans la
chambre (55) de pompe de sorte que le produit n'y pénètre pas.
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le gaz est de l'air injecté
à la pression atmosphérique.
4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le gaz est de l'azote injecté
à une pression supérieure à la pression atmosphérique.
5. Procédé selon la revendication 1, le réservoir (R) ayant une enveloppe (10) déformable,
caractérisé en ce qu'avant la fixation dudit organe dans ladite enceinte sous vide,
le réservoir (R) est rempli à la pression atmosphérique alors que son enveloppe (10)
est maintenue déformée de telle sorte que le réservoir présente sa contenance maximale.
6. Procédé selon la revendication 1, le réservoir (R) ayant une enveloppe (10, 10e) rigide,
ainsi que des moyens pour faire varier sa contenance, caractérisé en ce qu'avant la
fixation dudit organe dans ladite enceinte sous vide, le réservoir (R) est rempli
à la pression atmosphérique tandis que son enveloppe (10, 10e) rigide est maintenue
mécaniquement.
7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdits moyens pour faire
varier la contenance du réservoir (R) consistent en une enveloppe (10i) souple solidaire
de l'enveloppe (10e) rigide et disposée dedans, l'enveloppe (10e) rigide ayant un
trou (17) d'évent.
8. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'enveloppe (10) rigide est
un cylindre ayant un col (15 )à une extrémité tandis que son autre extrémité est ouverte
et en ce que lesdits moyens pour faire varier la contenance dudit réservoir (R) consistent
en un piston racleur (100') obturant de façon étanche ladite extrémité ouverte et
adapté à circuler depuis une position basse où le réservoir (R) est plein jusqu'à
une position haute où le réservoir (R) a été vidé.
9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que ledit piston racleur (100')
présente une couronne (103') saillant du côté dudit produit (80) et de forme telle
que l'organe de distribution prend place au sein de ladite couronne (103') lorsque
ledit piston racleur (100') est dans ladite position haute, la quantité de produit
(80) restant dans le réservoir (R) vidé étant ainsi réduite.
10. Procédé selon la revendication 8 ou la revendication 9, caractérisé en ce que ledit
piston racleur (100') présente du côté opposé audit produit (80) une couronne (102')
saillant suffisamment pour buter contre un opercule (16') comportant un trou (17)
d'évent et maintenu sur ladite extrémité ouverte dudit réservoir (R) pour l'obturer.
11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisé en ce qu'avant
de fixer ledit organe de distribution sur ledit réservoir (R), ledit produit (80)
est introduit sous pression dans ledit réservoir (R) par un injecteur (200) passant
au travers d'un bouchon (202) disposé sur ledit col (15), ledit piston racleur (100')
étant dans ladite position haute de réservoir (R) vidé au démarrage de l'introduction
dudit produit (80).
12. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdits moyens pour faire
varier la contenance dudit réservoir (R) consistent en un gaz propulseur disposé au-dessus
du produit (80), ledit organe de distribution étant alors une pompe-doseuse (P) à
précompression ayant un piston (60') différentiel qui présente, d'un côté, un pointeau
(61') pour s'engager au sein d'un canal (41') d'émission dans un piston (40') creux
et former avec lui un clapet de sortie et, d'un autre côté, une jupe (62') pour s'engager
télescopiquement et de façon étanche autour d'un manchon (52') solidaire d'un corps
de pompe (50') pour former avec lui un clapet d'admission, ledit manchon (52') comportant
des reliefs (53', 54') adaptés à rompre l'étanchéité entre la jupe (62') et le manchon
(52') lorsque ledit piston (60') différentiel est enfoncé à fond au sein dudit corps
de pompe (50').
13. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications
précédentes, ledit réservoir (R) comportant un col (15) sur lequel ledit organe de
distribution est adapté à être fixé de façon étanche et ladite phase de fixation étanche
dudit organe étant précédée au moins par des phases :
1/ d'assujettissement dudit réservoir (R) dans un godet (110) ayant un dessus ouvert
de sorte que ledit col (15) se présente sur ledit dessus,
2/ de remplissage dudit réservoir (R) avec ledit produit par ledit col (15) à l'issue
duquel ledit organe est disposé sur ledit col (15),
caractérisé en ce que ledit dispositif (3) comporte une couronne (300, ..., 308)
adaptée à s'appliquer inférieurement et de façon étanche audit dessus dudit godet
(110) afin de constituer ladite enceinte (1,3), des moyens (308, 318) pour aspirer
l'air de ladite enceinte (1,3) étant prévus et en ce que ledit dispositif (3) est
muni de moyens de fixation (320, ..., 329) dudit organe de distribution disposés au
centre de ladite couronne (300, ..., 308).
14. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que ladite couronne (300,
..., 308) s'applique de façon étanche audit dessus dudit godet (110) grâce à une lèvre
(307) d'étanchéité annulaire adaptée à reposer contre un bord (115) circulaire solidaire
dudit godet (110).
15. Dispositif selon la revendication 13 ou la revendication 14, caractérisé en ce que
ledit godet (110) est mobile et en ce que ledit dispositif (3) est descendu grâce
à l'actionnement d'un premier vérin (310) sur ledit godet (110) lorsque ledit godet
(110) se présente à l'aplomb dudit dispositif (3).
16. Dispositif selon la revendication 15, caractérisé en ce que ledit godet (110) est
monté sur un carrousel (100).
17. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 13 à 16, caractérisé en ce que
lesdits moyens de fixation (320, ..., 329) dudit organe comprennent un centreur (317)
compatible avec ledit organe et se terminant par un appui adapté à servir de butée
à un élément de fixation (20) dudit organe, ledit centreur (317) étant solidaire d'une
tête (310, ..., 318) dudit dispositif (3), ladite couronne (300, ..., 308) dudit dispositif
(3) étant liée à ladite tête (310, ..., 318) par un système du type amortisseur à
fuite de sorte que, lorsque ladite couronne (300, ..., 308) s'applique audit godet
(110), ledit centreur (317) peut être descendu lentement sur ledit organe jusqu'à
ce que ledit appui exerce un effort convenable sur ledit élément de fixation (20)
dudit organe.
18. Dispositif selon la revendication 17, caractérisé en ce que ledit élément de fixation
(20) dudit organe est une bague comportant un relief (22) intérieur, ledit effort
exercé par ledit appui étant suffisant pour déterminer l'encliquetage dudit relief
(22) autour dudit col (15) dudit réservoir (R).
19. Dispositif selon la revendication 17, caractérisé en ce que ledit élément de fixation
(20) dudit organe est une collerette de sertissage, ledit effort exercé par ledit
appui étant suffisant pour déterminer la compression d'un joint (23) disposé entre
ladite collerette et ledit col (15) dudit réservoir (R), et en ce que lesdits moyens
de fixation (320, ..., 329) dudit organe comprennent en outre des pinces (320) solidaires
de ladite tête (310, ..., 318) dudit dispositif (3) adaptées à être refermées sur
ladite collerette de sertissage par un cône (325) de fermeture qu'un second vérin
fait coulisser autour desdites pinces (320).
20. Dispositif selon la revendication 17, caractérisé en ce que ledit élément de fixation
(20) dudit organe est une coupelle de sertissage, ledit effort exercé par ledit appui
étant suffisant pour déterminer l'application de ladite coupelle audit col (15) dudit
réservoir (R) et en ce que lesdits moyens de fixation (320, ..., 329) dudit organe
comprennent en outre des pinces (320) solidaires de ladite tête (310, ..., 318) dudit
dispositif (3) adaptées à être écartées contre ladite coupelle au-dessous dudit col
(15) par une came qu'un second vérin déplace par rapport auxdites pinces (320).
21. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 17 à 20, ledit organe de distribution
étant une pompe (P) avec une tige (40) creuse d'actionnement qui communique avec une
chambre (55) de pompe lorsqu'elle est enfoncée, l'admission dans la chambre (55) de
pompe étant gouvernée par un clapet anti-retour (52), caractérisé en ce que ledit
centreur (317) comporte une tige (331) de diamètre comparable à celui de ladite tige
(40) d'actionnement de ladite pompe (P), présentant un canal (333) axial et solidaire
d'un piston (332) qui la fait circuler axialement dans ledit centreur (317).
22. Dispositif selon la revendication 21, caractérisé en ce que ledit piston (332) prend
place dans un évidement dudit centreur (317) où il délimite de façon étanche une chambre
supérieure (373) et une chambre inférieure (371), un conduit (334) percé dans ladite
tige (331) débouchant dans la chambre supérieure (373) tandis qu'un ressort (336)
de rappel prend place autour de ladite tige (331) dans la chambre inférieure (371).
23. Dispositif selon la revendication 22, caractérisé en ce qu'une pièce supérieure (337)
s'emmanche de façon étanche autour dudit centreur (317) et offre une butée audit piston
(332) au niveau d'un épaulement (330) de sa tige (331) à l'encontre dudit ressort
(336).
24. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 13 à 23, caractérisé en ce que
ledit godet (110) contient deux mâchoires (120, 130) formant étau (1) pour assujettir
ledit réservoir (R).
25. Dispositif selon la revendication 24, caractérisé en ce qu'une desdites mâchoires
(120, 130) est solidaire d'une tige (131) saillant à l'extérieur dudit godet (110),
un ressort (134) de rappel entourant ladite tige (131) de façon à s'opposer au rapprochement
desdites mâchoires (120, 130) dudit étau (1) et un galet (133) étant assujetti à l'extrémité
de ladite tige (131), une rampe (101) étant par ailleurs prévue contre laquelle ledit
galet (133) peut rouler lorsque ledit godet (110) se déplace, ladite rampe (101) étant
alors disposée par rapport audit godet (110) de façon que lesdites mâchoires (120,
130) demeurent rapprochées à l'encontre dudit ressort (134).
26. Distributeur formé par l'association d'un réservoir (R) de contenance variable et
d'un organe de distribution sans reprise d'air et dans lequel est conditionné sous
vide un produit de consistance allant de celle d'un liquide à celle d'une pâte selon
le procédé de la revendication 1, de sorte qu'une fois ledit organe fixé sur ledit
réservoir (R), la totalité de la contenance maximale de ce dernier est occupée par
ledit produit à l'exclusion de toute quantité d'air restant notamment autour dudit
organe.
27. Distributeur selon la revendication 26, caractérisé en ce que ledit organe de distribution
sans reprise d'air est une pompe (P) avec précompression montée de façon à isoler
en permanence ledit réservoir (R) de l'air ambiant.
28. Distributeur selon la revendication 26 ou la revendication 27, caractérisé en ce que
le réservoir (R) comporte une enveloppe (10, 10i) déformable ayant un col (15) plus
rigide.
29. Distributeur selon la revendication 28, caractérisé en ce que ladite enveloppe (10)
déformable comporte deux arêtes verticales (12) reliant deux parois flexibles, la
contenance maximale du réservoir (R) étant maintenue en exerçant un effort extérieur
pour rapprocher l'une de l'autre les deux arêtes (12).
30. Distributeur selon la revendication 28, caractérisé en ce qu'une enveloppe (10e) rigide,
percée d'un trou (17) d'évent entoure l'enveloppe (10i) déformable et est solidaire
de cette dernière au niveau du col (15).
31. Distributeur selon la revendication 26 ou la revendication 27, caractérisé en ce que
ledit réservoir (R) a une enveloppe (10) rigide, des moyens pour faire varier la contenance
dudit réservoir (R) en fonction de la quantité de produit (80) distribuée étant par
ailleurs prévus.
32. Distributeur selon la revendication 31, caractérisé en ce que ledit réservoir (R)
est un cylindre ayant un col (15) à une extrémité tandis que son autre extrémité est
ouverte et en ce que lesdits moyens pour faire varier la contenance dudit réservoir
(R) consistent en un piston racleur (100') obturant de façon étanche ladite extrémité
ouverte et adapté à circuler depuis une position basse où le réservoir (R) est plein
jusqu'à une position haute où le réservoir (R) a été vidé.
33. Distributeur selon la revendication 32, caractérisé en ce que ledit piston racleur
(100') présente une couronne (103') saillant du côté dudit produit (80) et de forme
telle que l'organe de distribution prend place au sein de ladite couronne (103') lorsque
ledit piston racleur (100') est dans ladite position haute, la quantité de produit
(80) restant dans le réservoir (R) vidé étant ainsi réduite.
34. Distributeur selon la revendication 32 ou la revendication 33, caractérisé en ce que
ledit piston racleur (100') présente du côté opposé audit produit (80) une couronne
(102') saillant suffisamment pour buter contre un opercule (16') comportant un trou
(17) d'évent et maintenu sur ladite extrémité ouverte dudit réservoir (R) pour l'obturer.
35. Distributeur selon la revendication 31, caractérisé en ce que lesdits moyens pour
faire varier la contenance dudit réservoir (R) consistent en un gaz propulseur disposé
au-dessus du produit (80), ledit organe de distribution étant alors une pompe-doseuse
(P) à précompression ayant un piston (60') différentiel qui présente, d'un côté, un
pointeau (61') pour s'engager au sein d'un canal (41') d'émission dans un piston (40')
creux et former avec lui un clapet de sortie et, d'un autre côté, une jupe (62') pour
s'engager télescopiquement et de façon étanche autour d'un manchon (52') solidaire
d'un corps de pompe (50') pour former avec lui un clapet d'admission, ledit manchon
(52') comportant des reliefs (53', 54') adaptés à rompre l'étanchéité entre la jupe
(62') et le manchon (52') lorsque ledit piston (60') différentiel est enfoncé à fond
au sein dudit corps de pompe (50').