[0001] La présente invention concerne une composition aqueuse pour couchage de papier comportant
un latex alcaligonflant sensiblement insoluble dans l'eau.
[0002] Par composition pour couchage de papier, on designe généralement une composition
aqueuse d'enduction renfermant essentiellement une charge (pigment), un liant et éventuellement
divers adjuvants.
[0003] Une telle composition est appliquée sur le papier en vue de modifier les propriétés
de surface notamment la blancheur, la brillance, l'imprimabilité, etc...
[0004] Il est maintenant d'un usage courant dans l'industrie du papier, d'utiliser comme
liant essentiellement un latex de polymère organique synthétique, filmogène, sous
forme d'une émulsion aqueuse.
[0005] Il est important, notamment pour contrôler le séchage et améliorer l'imprimabilité,
que l'eau de la composition de couchage et les composés hydrosolubles contenus dans
cette eau, ne soient pas transférés rapidement de la composition de couchage à l'intérieur
du substrat papier. Pour ce faire, on utilise habituellement un hydrocolloïde ou un
agent épaississant naturel tel que la carboxyméthylcellulose, ou synthétique tels
que l'alcool polyvinylique et les latex alcalisolubles.
[0006] On définit la rétention d'eau d'une composition de couchage de papier, comme étant
la capacité de la composition à résister à ce transfert d'eau.
[0007] Il est nécessaire que cette rétention d'eau soit importante et bien réglée, car,
dans le cas contraire, la composition centésimale de la composition de couchage varie
très rapidement au moment de l'enduction, entraînant une modification complète des
propriétés rhéologiques de celle-ci, en dégradant sa machinabilité (runnability).
[0008] Par latex alcaligonflant, on entend selon l'invention, un latex gonflant aux alcalis
(en particulier, soude, potasse, ammoniaque) contenus ou ajoutés dans l'émulsion aqueuse.
Ces latex permettent de réaliser des compositions de couchage dont les viscosités
augmentent avec le pH dans la plage alcaline.
[0009] L'utilisation de latex alcaligonflant améliore la rétention de l'eau et les propriétés
rhéologiques de la composition de couchage.
[0010] De tels latex alcaligonflants insolubles sont par exemple décrits par FR-A 2.444.114
à partir d'un copolymère styrène/butadiène/acide acrylique dont la viscosité du bain
de couchage est stabilisée par addition d'un polyalkylène-glycol ainsi que dans le
brevet US-A 3.793.244 où l'acide acrylique est remplacé par l'acide itaconique.
[0011] FR-A 2.006.324 décrit une composition aqueuse de couchage pour papier comportant
un melange de latex constitue de :
- 80 à 99 % en poids d'un latex insoluble et non alcaligonflant, et
- 1 à 20 % en poids d'un latex insoluble et alcaligonflant rendu insoluble par la présence
de butadiène-1,3.
[0012] Cependant, le butadiène-1,3 est très hydrophobe ce qui nécessite l'utilisation de
quantités importantes de monomères acides qui sont la cause du passage en solution
de polymère, ce qui a pour conséquence d'augmenter fortement la viscosité du bain
et de dégrader le pouvoir liant.
[0013] En outre, ce brevet n'enseigne ni la taille des particules de latex ni le fait que
le pigment doit nécessairement comporter au moins 40 % de CaCO₃.
[0014] La présente invention a pour but de proposer une composition de couchage pour papier
présentant une meilleure rétention d'eau et une meilleure machinabilité.
[0015] Elle a également pour but de proposer une composition de couchage présentant une
machinabilité améliorée c'est-à-dire présentant un extrait sec de couchage élevé associé
à une viscosité convenable c'est-à-dire faible et ne variant que faiblement durant
l'enduction.
[0016] Elle a également pour but de proposer une composition de couchage du type ci-dessus
qui présente une brillance améliorée, malgré l'utilisation de carbonate, aussi bien
en ce qui concerne le papier et l'encre d'imprimerie.
[0017] Elle a également pour but de proposer une composition de couchage du type ci-dessus
présentant une réduction sensible du refus d'encre et du moutonnement à l'état humide.
[0018] Elle a également pour but de proposer une composition du type ci-dessus dont le pigment
comporte au moins 40 % de CaCO₃ en ayant la brillance acceptable tout en présentant
une rétention d'eau convenable et un extrait sec élevé.
[0019] Elle a également pour but de proposer une composition du type ci-dessus pouvant être
totalement exempte d'épaississants naturels ou synthétiques.
[0020] Elle a également pour but de proposer une composition du type ci-dessus dont la partie
liante est un melange de deux latex insolubles dans l'eau dont l'un est alcaligonflant,
ledit mélange étant stable au stockage à un pH neutre ou légèrement acide.
[0021] Elle a également pour but de proposer une composition du type ci-dessus présentant
une rétention d'eau élevée sans augmentation concomittante de viscosité de la phase
aqueuse due à une solubilisation partielle significative du latex alcaligonflant carboxylé.
[0022] Ces buts et d'autres sont atteints par la présente invention qui concerne en effet
une composition aqueuse pour le couchage du papier à pH alcalin comportant :
- un latex polymère vinylique A insoluble et non alcaligonflant ayant un diamètre moyen
de particules φA compris entre 60 et 300 nm.
- un latex polymère B alcaligonflant ayant un diamètre moyen de particules φB compris entre 20 et 150 nm mesuré à un pH compris entre 2 et 4 et capable de gonfler
au moins 1,5 fois en diamètre, en milieu alcalin.
- un pigment minéral C comprenant au moins 40 % en poids de CaCO₃.
[0023] De préférence, le rapport φ
A/φ
B mesuré à un pH compris entre 2 et 4 est compris entre 1,4 et 6, de préférence entre
1,8 et 3,0 de façon encore plus préférée ce rapport est voisin de 2.
[0024] Le latex A est un latex filmogène sensiblement insoluble et non alcaligonflant dans
les solutions alcalines de pH supérieur à 8, de préférence supérieur à 9 et inférieur
à 13.
[0025] Le latex A peut être en fait un latex de polymère organique utilisé habituellement
pour le couchage du papier, dans la mesure où c'est un latex filmogène, sensiblement
insoluble et non alcaligonflant dont le diamètre φA des particules de polymère est
compris entre 60 et 300 nm.
[0026] Le latex A est, de préférence un copolymère à base de styrène/butadiène-1,3. Sont
plus particulièrement appropriés les copolymères à base de 25 à 60 % en poids de butadiène,
40 à 75 % en poids de styrène et de 0 à 6 % de monomères à insaturation éthylénique
comportant au moins une fonction acide carboxylique et leurs monoesters avec un alcanol
en C₁ - C₈.
[0027] Des exemples d'acides carboxyliques monomères utilisables sont l'acide acrylique,
l'acide methacrylique ou son dimère, l'acide fumarique, l'acide crotonique, l'acide
itaconique, l'acide maléique ainsi que les monoesters des acides ci-dessus avec des
alcanols en C₁ -C₈, tels que l'acrylate de méthyle, l'acrylate d'éthyle, l'acrylate
de propyle, l'acrylate de n-butyle, l'acrylate d'éthyl-2 hexyle, le méthacrylate de
méthyle, le méthacrylate d'éthyle et le méthacrylate de n-butyle.
[0028] Ces latex et leur procédé de préparation sont bien connus de l'homme du métier et
sont décrits dans de nombreux documents brevets. Il est ainsi connu que, lors de la
préparation de ces latex, il est recommandé d'ajouter entre 0,1 et 2 % en poids par
rapport au poids total des monomères, d'agent de transfert (limiteurs de chaîne) tels
que le tert-dodécylmercaptan ou le laurylmercaptan ou des dérivés halogénés tels que
le tétrachlorure de carbone.
[0029] Le latex B est de préférence un copolymère : monoester d'acide carboxylique à insaturation
éthylenique/acide carboxylique à insaturation éthylénique/vinylaromatique et/ou nitrile
vinylique.
[0030] Comme monoester d'acide carboxylique à insaturation éthylénique, on recommande d'utiliser
les acrylates, les méthacrylates, les fumarates et les maléates des alcools méthylique,
éthylique, isopropionique, propionique, isobutylique, n-butylique, tert-butylique
et éthyl-2 hexylique.
[0031] Comme acide carboxylique à 'insaturation éthylénique, on peut utiliser un acide ou
un mélange d'acides ci-dessus cites pour le latex A, à savoir de préférence, l'acide
acrylique, l'acide méthacrylique, l'acide itaconique, l'acide fumarique et l'acide
maléique.
[0032] Le latex B comporte en outre un troisième monomère choisi parmi un monomère vinylaromatique
tel que le styrène et le méthylstyrène et/ou un nitrile vinylique tel que l'acrylonitrile
et le méthacrylonitrile.
[0033] Le latex B comporte également un monomère comportant au moins 2 insaturations éthyléniques
et jouant le rôle d'agent de réticulation incorpore lors de la polymérisation des
monomères. Cet agent de réticulation peut être notamment choisi parmi le di(méth)acrylate
d'éthylène glycol, le diacrylate de tripolypropylèneglycol, le tri(méth)acrylate de
triméthylolpropane, le (méth)acrylate d'allyle, le diallylmaléate, le triallylcyanurate,
le divinylbenzène et le méthylène-bis acrylamide.
[0034] Les agents de réticulation sont utilisés, de préférence à raison de 0,1 à 5 % de
préférence de 0,2 à 1 % en poids par rapport au poids total de monomère, les agents
réticulants préférés étant le diméthacrylate d'éthylèneglycol et le divinylbenzène.
[0035] L'homme de l'art, par des expériences de routine n'aura aucune difficulté à adapter
le pourcentage de réticulant en fonction plus particulièrement de la teneur en monomère
carboxylé et du gonflement souhaité du latex B.
[0036] Un latex B convenant plus particulièrement est un copolymère comprenant 55 à 65 %
en poids d'ester d'acide carboxylique insaturé, de préférence l'acrylate d'éthyle,
10 à 20 % en poids d'acide carboxylique insaturé, de préférence l'acide méthacrylique,
20 à 32 % en poids de styrène et 0,1 à 5 % en poids d'agent de réticulation.
[0037] Un mélange de monomère particulièrement adapté comporte 58 à 60 % en poids d'acrylate
d'éthyle, 14 à 16 % en poids d'acide méthacrylique et 25 à 27 % en poids de styrène
et 0,2 % à 1 % en poids d'agent de réticulation.
[0038] La polymérisation du latex B est réalisée, de manière connue en soi, en une ou plusieurs
étapes.
[0039] Toutes les techniques classiques de polymérisation en dispersion peuvent être utilisées.
[0040] Ainsi, les monomères peuvent être préémulsionnés avec de l'eau en présence d'un agent
émulsifiant anionique ou non ionique, dont on utilise habituellement environ de 0,01
à 10 %, calculés sur la base du poids de monomères totaux. Un initiateur de polymérisation
du type générateur de radicaux libres, tel que du persulfate d'ammonium ou de potassium,
peut être utilise seul ou en combinaison avec un accélérateur, tel que du métabisulfite
de sodium ou du thiosulfate de sodium, du formaldéhyde sulphoxylate de sodium ainsi
que des ions métalliques (fer, cobalt, cuivre...). Peuvent également être utilisés
des générateurs de radicaux libres tels les azoiques (2,2'-azobisisobutyronitrile,
4,4'-azobis (4-cyanopentanoïque acide)...) ou les peroxydes tel l'eau oxygénée ou
l'hydroperoxyde de tertiobutyle ou l'hydroperoxyde de cumène en association avec un
réducteur.
[0041] L'initiateur et l'accélérateur, constituant conjointement ce qui est habituellement
dénommé catalyseur, sont utilisables à raison de 0,1 à 2 % chacun sur la base du poids
de monomères à copolymériser. La température de polymérisation peut être comprise
entre 30°C et 100°C, plus favorablement entre 50°C et 90°C.
[0042] Comme exemples d'agents émulsifiants, on peut notamment citer des sels de métal alcalin
et d'ammonium d'alkyl-, aryl-, alkylaryl et arylalkyl sulfonates et sulfates, ou de
polyéther-sulfate ; les phosphates et phosphonates correspondants ; et des acides
gras, esters, alcools, amines, amides et alkylphénols éthoxylés.
[0043] Il est également nécessaire de réticuler le polymère en cours de polymérisation.
Pour cela, on incorpore en cours de polymérisation des agents réticulants qui sont
des monomères ayant plusieurs, c'est-à-dire au moins 2 insaturations éthyleniques,
en quantité allant de 0,1 à 5 %. Des exemples de tels monomères comprennent le di(meth)acrylate
d'éthylène glycol, le diacrylate de tripopylèneglycol, le tri(meth)-acrylate de triméthylolpropane,
le (méth)acrylate d'allyle, le diallylmaléate, le triallylcyanurate, le divinylbenzène,
le méthylène-bis acrylamide.
[0044] Il est possible de polymériser un monomère ou une partie des monomères, dans une
première étape, puis d'ajouter par la suite les autres monomères de manière à former
des particules hétérogènes. C'est ainsi qu'une partie ou la totalité des monomères
à base d'acide carboxylique peut être ajoutée en continu ou par fractions après le
départ de la polymérisation afin d'assurer qu'une quantité suffisante de groupes acides
se situe à la surface des particules de polymère formées au cours de la polymérisation.
[0045] Après polymérisation, le latex B peut être ajusté à un pH neutre ou légèrement acide
compris entre 4 et 7 à l'aide d'une ou plusieurs bases telles que les hydroxydes alcalins,
l'ammoniaque ou des amines organiques hydrosolubles comme la 2-amino 2-méthylpropanol,
le diéthylaminoéthanol ou encore des ammoniums quaternaires comme l'hydroxyde de tétrabutylammonium.
[0046] On utilise de préférence de 5 à 25 %, de préférence 10 à 15 % en poids de latex B
par rapport au total des extraits secs des latex A et B. Si la teneur en latex B est
inférieure à 5 %, la rétention sera insuffisante et si elle est supérieure à 25 %,
la viscosité de la composition de couchage sera trop élevée. Par ailleurs, la composition
aqueuse de couchage a une concentration en extraits secs c'est-à-dire en matières
solides (pigment plus particules de latex A et B) comprise de préférence entre 60
et 80 % en poids, de préférence entre 65 et 75 %.
[0047] Le latex A peut présenter un extrait sec compris en 40 et 60 % en poids de préférence
entre 50 et 55 %. Le latex B présente avantageusement un extrait sec compris entre
30 et 50 % et de préférence entre 40 et 45% en poids.
[0048] Par ailleurs pour 100 parties en poids de pigment, il y a de 5 à 20 parties d'extraits
secs de latex A et 8, de préférence entre 7 et 15 parties.
[0049] Au moins 40 % en poids du pigment est constitué de CaCO₃, le reste étant choisi parmi
les pigments minéraux choisis habituellement pour le couchage du papier tel que l'argile
naturelle ou calcinée, le kaolin, le sulfate de baryum, l'oxyde de titane, le talc,
l'alumine hydratée, la bentonite et le sulfoaluminate de calcium (blanc satin). De
préférence tout le pigment est constitue par du CaCO₃ broyé et/ou de précipitation
éventuellement traite par un ester d'acide gras tel que le stearate de calcium.
[0050] Selon un mode de réalisation préféré, en particulier pour un précouchage, au moins
50 % en poids du pigment présente une granulométrie inférieure à 2 µm de préférence
inférieure à 1 µm, le reste ayant une granulométrie comprise entre 2 et 10 µm.
[0051] Les pigments de granulométrie fine peuvent être avantageusement constitués de CaCO₃
de précipitation, du kaolin, de l'argile calcinée ou de l'alumine hydratée, les pigments
de granulométrie plus grossiers sont généralement constitués de CaCO₃ et de baryte
(sulfate de baryum naturel broyé).
[0052] Les compositions de couchage selon l'invention ont, avant l'addition d'alcali (de
préférence NH₄ OH ou NaOH de façon à atteindre un pH compris entre 8 et 13 de préférence
entre 9 et 10), ont une viscosité apparente comprise entre 50 et 1000 mPa.s à 25°C.
[0053] Ces mêmes compositions après addition d'alcali ont une viscosité apparente comprise
généralement entre 4000 et 25000 mPas à 25°C de préférence entre 5000 et 10000 mPa.s.
(Brookfield 10 t/mn).
[0054] On peut également remplacer tout ou partie du pigment minéral, tout en conservant
au moins 40 % de pigment en CaCO₃, par des pigments polymère plastiques dont la granulometrie
est comprise entre 0,05 et 1 /um tels que décrits dans FR-A 2.009.372 et US-A 4.069.188
cités comme référence.
[0055] Pour préparer le liant, on prépare l'émulsion de latex A, l'émulsion de latex B et
on recommande d'ajouter en homogénéisant l'émulsion de latex B dans l'émulsion de
latex A, en ayant au préalable régler le pH du latex A entre 4 et 7, de préférence
entre 5,5 et 6,5.
[0056] Le mélange des latex A et B, de préférence préparés comme ci-dessus, est stable au
stockage à un pH compris de préférence entre 5 et 7 pendant au moins plusieurs mois.
Par stable au stockage, on entend principalement selon l'invention que l'on ne constate
aucune évolution sensible de la viscosité, de la granulométrie des émulsions et du
pH du mélange. A ce mélange de latex est incoporé, par simple mélange et sans précautions
particulières, à la dispersion pigmentaire à base de CaCO₃ définie ci-dessus. On règle
le pH entre 8 et 13 et de préférence entre 9 et 10 et la composition de couchage est
prête à l'emploi.
[0057] Les compositions de couchage selon l'invention peuvent être utilisées telles quelles
sans addition de liants naturels classiques tels que la caséine, l'amidon, la carboxyméthylcellulose
ou d'épaississants synthétiques tels que l'alcool polyvinylique et les latex alcalisolubles
comme par exemple décrit par US-A 4.397.984 ; elles sont plus particulièrement recommandées
pour les papiers couchés et sont utilisées plus particulièrement pour l'impression
en roto offset, en offset et en lithographie.
[0058] Les compositions selon l'invention peuvent être utilisées à raison de 5 à 30 g, de
préférence 10 à 20 g de composition par m2 (1 face) de papier.
[0059] On peut utiliser une seule couche ou plusieurs, on peut également utiliser un papier
précouché.
[0060] Dans ce qui suit ou ce qui précède sauf indications contraires les viscosités sont
des viscosités Brookfield mesurées à 23°C. Par ailleurs sauf indications contraires
tous les % et parties sont en poids.
EXEMPLE 1 : SYNTHESE DU LATEX B
[0061] On prépare le latex B dans un réacteur en inox muni d'une double enveloppe et d'une
agitation type "impeller". Dans le réacteur à froid on charge les ingredients suivants
:
- Eau
- : 164 parties en poids,
- Alkylbenzène sulfonate
- : 0,5 parties en poids.
[0062] Cette solution d'émulsifiant est portée à 82°C puis on introduit successivement :
- Persulfate d'ammonium
- : 0,2 parties en poids,
- Eau
- : 1 partie en poid.
puis un mélange monomère avec un débit constant sur une durée de 4 h 30 composé de
:

[0063] Après 15 minutes d'introduction du melange monomère on ajoute également une solution
aqueuse sur une durée de 4 h 45 mn d'un melange suivant :

[0064] La température du milieu réactionnel est maintenue constante à 82°C pendant toute
la durée de la polymérisation.
[0065] Deux heures après la fin de l'introduction de la solution contenant le catalyseur
ainsi que l'émulsifiant, ce latex est refroidi à température ambiante.
Caractéristiques du latex B :
ES = 40,2 %. (extrait sec)
Viscosité BROOKFIELD (50 t/mn) : 400 mPa.s
pH = 2,3,
Granulométrie ∼ 60 nm (microscopie électronique à transmission).
EXEMPLE 2 : CARACTERISATION DU GONFLEMENT DU LATEX B EN FONCTION DU PH
[0066] Le latex B obtenu à l'exemple 1 est neutralisé avec de l'ammoniaque diluée (2 %).
[0067] On mesure l'évolution de la taille de particules en fonction du pH par diffusion
de la lumière quasiélastique à l'aide d'un NANO-SIZER® de la Société COULTER.
[0068] De façon à conserver le pH du latex constant, on le dilue dans des solutions tampons
dont le pH est identique à celui du latex. Les solutions tampons sont préparées d'après
le HANDBOOK OF CHEMISTRY AND PHYSICS Section D.
[0069] Les résultats obtenus sont rassemblés dans le tableau 1 ci-après.

EXEMPLES 3 ET 5 ET EXEMPLES COMPARATIFS 4 ET 6 :
[0070] Pour préparer une composition de couchage, on part des ingredients ci-après :
. Latex A
[0071] On part d'un latex A ayant la composition suivante :
- styrène
- : 59,5 % en poids,
- butadiène-1,3
- :37,0% en poids
- acide acrylique
- :3,5 % en poids,
[0072] Le polymère contient en outre 1 % en poids de tert-dodécylmercaptan par rapport au
poids total des 3 monomères ci-dessus.
- Granulométrie moyenne
- : 130 nm,
- pH
- : 5,5
- Viscosité
- : (50 t/mn) : 300 mPa.s.
Ce latex A est sensiblement insoluble et non-gonflant dans une dispersion aqueuse
(slurry) d'hydroxyde d'ammonium à pH 9.
. Carbonate de calcium :
[0073] On utilise 2 carbonates de calcium différents C₁ et C₂ en barbotine aqueuse à 70
% en poids de carbonate.
C₁ présente 90 % de particules ayant une granulométrie inférieure à 2 µm et 60 % de
particules ayant une granulométrie inférieure à 1 µm.
C₂ présente 95 % de particules ayant une granulométrie inférieure à 2 µm et 78 % de
particules ayant une granulometrie inférieure à 1 µm.
. Carboxyméthylcellulose : CMC est utilisée dans les exemples comparatifs 4 et 6 à la place du latex B.
. Dispex N40® : sel de sodium d'un polyacrylate de bas poids moléculaire.
[0074] Pour réaliser la composition de couchage de l'exemple 3, on mélange les ingredients
ci-après dont les parties en poids sont calculées sur une base sèche.

[0075] On disperse C₁ dans de l'eau dans un mélangeur à grande vitesse en présence de D₁
qui sert d'agent dispersant pour C₁ et on ajoute le mélange de latex A et de latex
B en ayant réglé au préalable le pH du latex A entre 6 et 6,5.
[0076] On règle la teneur en matière solide à 73,50 % en poids, puis on porte le pH du mélange
à 9-10 par addition d'une solution d'ammoniaque et on mesure la viscosité et la rétention
d'eau du mélange.
[0077] On évalue la rétention d'eau par mesure conductimétrique de la vitesse de traversée
d'un papier buvard par l'eau relarguée par le bain de couchage. Ce test connu sous
le nom de test Warren est décrit dans la revue TAPPI, Volume 41, N° 2, page 77 de
février 1958.
[0078] On couche du papier sur une machine pilote Bachofen® qui est une machine de couchage
à râcle à grande vitesse ; l'angle de la lame est de 45°C ; la vitesse de couchage
est de 300 m/mn, la vitesse du rouleau encreur est de 70 m/mn, le séchage à l'air
sec se fait à 185°C ; on dépose 11 g/m2 de matière sèche. L'humidité relativement
au papier couché est de 4,5 %.
[0079] Sur le papier couché et imprimé on mesure après 24 h de séchage la brillance du papier
(75°) et la brillance de l'encre (75°) à l'aide d'un brillancemètre ERICHSEN® et d'une
presse PRUFBAU® dont la force d'impression est réglée a 800 N.
[0080] Sur le papier couché, on apprécie également la résistance à l'arrachage sec selon
la norme TAPPI Standard T-499. On utilise pour cela une encre LORILLEUX® 3805 ou 3808
en utilisant une presse IGT électrique dont la vitesse finale est réglée à 2 m/s.
[0081] La résistance à l'arrachage humide se fait avec une encre LORILLEUX® 3801 sur une
presse PRUFBAU® sous une force d'impression de 800N à une vitesse de 0,5 m/s.
[0082] On mesure la densité optique (DO) de la plage encrée noir humide et la densité optique
(DO) de la plage humide arrachée. La note d'arrachage humide est donnée par le rapport
de la DO de la partie humide sur la DO de la partie sèche.
[0083] Le refus d'encre permet d'apprécier la répulsion de l'encre par l'eau lors de l'impression
offset d'un papier couché humide. On utilise pour cela une presse PRUFBAU® munie d'un
dispositif de mouillage et de l'encre HUBER® n°1 à une force d'impression de 800 N.
[0084] On mesure la DO de la plage encrée non humide et la DO de la plage humide.
[0085] Le refus d'encre est alors le rapport de la moyenne de la densité optique de la partie
sèche sur la moyenne de la densité optique de la partie humide.
[0086] Les résultats obtenus sont rassemblés dans le tableau 2 ci-après.
[0087] Pour réaliser les compositions de couchage des exemples comparatifs 4 et et de l'exemple
5, on procède exactement comme à l'exemple 3 sauf qu'on modifie la composition de
couchage conformément aux indications du tableau 2. Les résultats obtenus sont rassemblés
dans le tableau 2 ci-après.
[0088] Du tableau 2, il apparaît que le remplacement de la CMC par le latex B permet un
léger gain en extrait sec et surtout d'obtenir une rétention d'eau 2 fois plus élevée.
[0089] On obtient également un gain de brillance du papier et d'encre en particulier dans
le cas de C₁. Par ailleurs le pouvoir liant de la composition de couchage est, dans
le cas des exemples 3 et 5 au moins équivalent si ce n'est supérieur (arrachage sec)
à celui des compositions des exemples comparatifs 4 et 6 comportant de la CMC à la
place du latex B.

1. Composition aqueuse pour le couchage du papier à pH alcalin comportant :
- un latex polymère A insoluble et non alcaligonflant ayant un diamètre moyen de particules
ΦA compris entre 60 et 300 nm.
- un latex polymère B alcaligonflant insoluble ayant un diamètre de particules ΦB compris entre 20 et 150 nm mesure à un pH compris entre 2 et 4 et capable de gonfler
au moins 1,5 fois en diamètre, en milieu alcalin.
- un pigment minéral C comprenant au moins 40 % en poids de CaCO₃.
2. Composition selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport ΦA/ΦB , mesuré à un pH compris entre 2 et 5, est compris entre 1,8 et 3,0.
3. Composition selon la revendication 2, caractérisé en ce que le rapport ΦA/ΦB est voisin de 2.
4. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caracterisée en
ce que le latex A est un copolymère styrène/butadiène-1,3.
5. Composition selon la revendication 4, caractérisée en ce que le latex A est un copolymère
à base de 25 à 60 % en poids de butadiène-1,3, 40 à 75 % de styrène et 0 à 6 % de
monomères à insaturation éthylénique comportant au moins une fonction acide carboxylique
et leurs monoesters avec un alcanol en C₁-C₈.
6. Composition selon la revendication 5, caractérisée en ce que le latex A contient 0
à 6 % d'un acide carboxylique choisi parmi l'acide acrylique, l'acide méthacrylique
ou son dimère, l'acide itaconique, l'acide fumarique et l'acide maléique.
7. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en
ce que le latex B est un copolymère : monoester d'acide carboxylique à insaturation
éthylénique/acide carboxylique à insaturation éthylenique/vinylaromatique et/ou nitrile
vinylique/monomère comportant au moins 2 insaturations éthyleniques.
8. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en
ce que le latex B est un copolymère à base de 55 à 65 % de mono ester d'acide carboxylique
à insaturation éthylenique, 10 à 20 % d'acide carboxylique à insaturation éthylenique,
20 à 32 % de styrène et 0,1 à 5 % en poids d'agent de réticulation qui st un monomère
comportant au moins 2 insaturations éthyléniques.
9. Composition selon la revendication 8, caractérisée en ce que le latex B est un copolymère
à base de 58 à 60 % d'acrylate d'éthyle ; 14 à 16 % d'acide méthacrylique et 25 à
27 % de styrène et 0,2 à 1 % de diméthacrylate d'éthylène glycol ou de divinylbenzène.
10. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en
ce qu'on utilise 5 à 25 % en poids, de préférence 10 à 15 % de latex B par rapport
au poids total des extraits secs des latex A et B.
11. Composition selon la revendication 10, caractérisée en ce qu'elle présente un extrait
sec compris entre 60 et 80 % en poids de préférence entre 65 et 75 % en poids.
12. Composition selon la revendication 11, caractérisée en ce que pour 100 parties en
poids de pigment, il y a de 5 à 20 parties en poids de particules de latex A et B,
de préférence entre 7 et 15 parties.
13. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en
ce qu'au moins 50 % en poids du pigment à une granulométrie inférieure à 2 µm le reste
ayant une granulométrie comprise entre 2 et 10 µm.