[0001] La présente invention concerne d'une façon générale le codage de fils tels que fils
magnétiques pour l'authentification de papier de sécurité tel que du papier fiduciaire.
[0002] On connait déjà depuis longtemps, en particulier par le brevet GB-A-1 127 043, le
principe du codage d'un fil magnétique, le fil étant incorporé à un billet de banque
ou analogue. Un tel codage consiste à effectuer sur le fil une répartition judicieuse
de matière magnétique ou magnétisable, de telle sorte que des moyens de lecture et
de traitement permettent de dériver de cette répartition une information.
[0003] On connaît en outre, notamment par le document WO-A-90/08367, un procédé de codage
particulier d'un tel fil. Plus précisément, ce document enseigne un codage d'informations
numériques binaires dans lequel la présence de matière magnétique ou magnétisable
sur une longueur donnée du fil indique un premier niveau logique, par exemple un "1",
tandis que l'absence de matière magnétique ou magnétisable sur une autre longueur
donnée de fil, typiquement identique à la première, signifie un second niveau logique,
par exemple un "0".
[0004] Un tel codage peut s'avérer difficile à lire, notamment lorsque le code comporte
une succession importante de bits à "0" ou à "1", car il n'est alors pas possible
pour le moyen de lecture de se resynchroniser sur chaque début de bit.
[0005] En pratique, un codage de ce type n'est utilisable qu'avec des machines de lecture
de code dans lesquelles la vitesse relative de la tête de lecture et du papier incorporant
le fil de sécurité est fixe et bien déterminée. Et il exclut pratiquement une lecture
"à la volée" à l'aide d'un crayon lecteur à tête magnétique ou analogue.
[0006] Par ailleurs, un codage de ce type connu peut conduire à l'existence sur le fil de
zones magnétiques étendues (cas d'une succession de bits à "1"), ce qui complique
la fabrication et accroit le risque de fausses lectures comme on le verra plus loin.
[0007] On connaît également par WO-A-9008367 un procédé de codage selon le préambule de
la revendication 1.
[0008] Toutefois, ce procédé connu n'est pas à même de résoudre les problèmes de fabrication
et de fiabilité de la lecture tels que mentionnés ci-dessus.
[0009] La présente invention vise à pallier ces inconvénients de la technique antérieure
et notamment à proposer un procédé de codage qui offre une bonne fiabilité de lecture
même dans des conditions difficiles.
[0010] Elle permet de coder une information qui peut être représentative de la valeur faciale
d'un billet de banque, de sa date de fabrication, de son numéro de série, etc.
[0011] Elle concerne à cet effet, selon un premier aspect, un procédé de codage d'un fil
de sécurité pour papier fiduciaire ou analogue ayant les particularités de la revendication
1.
[0012] Des aspects préférés, mais non limitatifs de ce procédé sont exposés dans les sous-revendications
2 et 3.
[0013] D'autres aspects, buts et avantages de la présente invention apparaîtront mieux à
la lecture de la description détaillée suivante d'une forme de réalisation préférée
de celle-ci, donnée à titre d'exemple non limitatif et faite en référence aux dessins
annexés, sur lesquels :
la figure 1 illustre un premier type de codage selon la présente invention,
la figure 2 illustre une forme concrète de fil de sécurité basée sur le codage de
la figure 1,
la figure 3 illustre un billet de banque incorporant un fil codé selon l'invention.
[0014] En référence tout d'abord à la figure 1, on a représenté un codage binaire élémentaire
selon l'invention. Sur cette figure et sur toutes celles qui suivent, les zones hachurées
représentent des zones de présence de matière magnétique ou magnétisable, tandis que
les zones blanches indiquent l'absence de matière magnétisable.
[0015] Selon ce codage élémentaire, chaque segment d'information élémentaire occupe une
longueur déterminée L du fil magnétique F. Un "0" est représenté par l'absence de
matière sur toute la longueur L, tandis qu'un "1" est représenté par la présence de
matière sur un premier tiers de la longueur L, les deuxième et troisième tiers étant
dépourvus de matière.
[0016] Ainsi un "1" correspond à un rapport cyclique de 33% entre la longueur de la zone
où la matière magnétique est présente et la longueur totale du segment, tandis qu'un
"0" correspond à un rapport cyclique nul. Bien entendu, la convention inverse pourrait
être adoptée. On notera ici que, dans tout le présent mémoire, on entend par "rapport
cyclique" le rapport entre la longueur d'une zone active du code (en l'espèce une
zone comportant une substance magnétique ou magnétisable) et la longueur totale du
segment contenant cette zone active. Un rapport cyclique peut donc prendre une valeur
comprise entre 0 et 100%.
[0017] Avantageusement, un mot constitué par une pluralité de bits ainsi codés peut être
encadré par des segments de début et de fin, ou par des segments délimiteurs, appropriés.
Ces segments ont pour objet essentiel, outre la délimitation des mots, de permettre
la synchronisation de la lecture sur la longueur L des bits, et ce quelle que soit
la vitesse de passage du papier devant le système de lecture.
[0018] On a représenté sur la figure 2 un exemple de codage d'identification de valeurs
faciales de billets de banque.
[0019] Dans cet exemple, chaque mot, par exemple un mot de huit segments de longueur L,
comporte une première partie constituée d'une succession de M "1", et une seconde
partie constituée d'une succession de N "0", avec M+N=8. Dans ce cas, non seulement
le codage des segments individuels, mais également le codage d'un mot entier, met
en jeu un rapport cyclique variable. Ainsi chaque mot peut adopter huit états différents,
avec un rapport cyclique entre le nombre de segments à "1" et le nombre total de segments
du mot variant ici entre 0% et 100% par pas de 12,5%.
[0020] Un tel codage selon la présente invention est particulièrement avantageux en ce que
le décodage, dans une unité de traitement située en aval des moyens de lecture, peut
être réalisé d'une manière extrêmement simple avec des moyens intégrateurs appropriés.
En outre, étant donné la structure même de chaque mot, aucun segment de début ou de
fin, ou délimiteur, n'est nécessaire. En outre, la lecture peut se faire indifféremment
sans un sens ou dans l'autre.
[0021] Bien entendu, toute autre forme de mot peut être employée.
[0022] Notamment, le codage des segments élémentaires tel que décrit plus haut peut être
mis à profit pour encoder dans le fil magnétique des informations telles que des codes
normalisés ASCII, ce qui autorise l'encodage d'une large variété d'informations. On
peut également effectuer l'encodage d'informations conformément au format de certains
codes-à-barres, et notamment du code-à-barres dit "MSI", basé sur les variations du
rapport cyclique entre des zones pleines et des zones vides. De préférence, le choix
est dirigé vers des codes dits auto-correcteurs d'erreurs.
[0023] On peut citer ici un avantage de l'invention. On a observé expérimentalement que,
lorsqu'un fil ou un film de sécurité était revêtu d'encre magnétique ou magnétisable
sur une zone étendue, il existait des risques importants de cassure ou de fissuration
de l'encre une fois séchée, avec en corollaire un risque d'arrachement de l'encre
et donc de lecture erronée du fil de sécurité. Au contraire, étant donné que les codages
de la présente invention n'impliquent jamais l'existence de zones magnétiques étendues,
ce risque est minimisé.
[0024] Quel que soit le codage utilisé, la réalisation de fils à magnétisation discontinue
et leur incorporation à un papier fiduciaire peuvent faire appel à des techniques
connues en elles-mêmes.
[0025] Par exemple, les zones magnétiques peuvent être obtenues par impression d'une encre
magnétique sur un film non magnétique. Un matériau particulièrement approprié pour
le film est le polyester, coloré ou non selon que l'on souhaite ou non masquer l'impression.
Dans un premier cas, on peut découper le film en bandes très étroites, assimilées
à des fils, que l'on peut noyer dans l'épaisseur du papier. Alternativement, des bandes
découpées dans le film peuvent être transférées sur la surface du papier, par exemple
selon une technique classique de transfert à chaud. On peut encore utiliser un vernis
détachable, transférable par la même technique.
[0026] Pour l'impression, on utilise avantageusement la technique de la sérigraphie ou de
l'héliogravure. En pratique, avec ces techniques, la longueur des segments élémentaires
d'information peut être avantageusement comprise entre 1 et quelques millimètres.
Bien entendu, des longueurs plus courtes peuvent aussi être obtenues.
[0027] Afin d'assurer que chaque document, notamment billet de banque, comporte au moins
un mot entier et ses éventuels délimiteurs dans leur continuité ou, dans le cas du
codage d'une signature analogique, au moins le codage d'une ou de plusieurs ondes
entières de celle-ci, on prévoit avantageusement qu'une longueur de fil incorporée
au document soit égale au supérieure au double de la longueur du mot ou de l'onde
codée, selon les cas. Ainsi on a illustré sur la figure 3 un billet de banque B de
forme rectangulaire incorporant, parallèlement et à proximité de l'un de ses petits
bords, un fil ou ruban codé selon l'invention dans lequel, quel que soit le décalage
entre la position de l'information sur le fil et les bords du billet, on est sûr de
trouver à chaque fois sur le billet un mot entier.
[0028] De préférence, la lecture du fil intégré à un papier fiduciaire s'effectue en magnétisant
tout d'abord les zones magnétisables par passage au voisinage d'un aimant, puis par
passage sous un capteur tel qu'un capteur à bobines, un capteur magnétorésistif ou
un capteur à effet Hall.
[0029] Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée à la forme de réalisation
décrite ci-dessus et représentée sur les dessins, mais l'homme de l'art saura y apporter
toute variante ou modification.
[0030] Ainsi, bien que toute la description qui précède ait été faite en se référant à un
codage par magnétisation/absence de magnétisation, l'invention s'applique avantageusement
au codage avec des zones comportant une quelconque substance active ou activable et
des zones dépourvues d'une telle substance. Dans le cas d'une substance activable,
l'activation peut s'effectuer de toute manière appropriée, par exemple par application
d'un champ d'ondes électromagnétiques.
[0031] On peut par exemple utiliser des substances ayant un comportement spécifique sous
un rayonnement infrarouge ou ultraviolet, ou encore des substances de métallisation.
[0032] L'invention peut s'appliquer à l'authentification de toute sorte de papiers de sécurité,
notamment pour billets de banque, chèques, etc... ainsi que de tous documents en matière
plastique tels que cartes de crédit et analogues.
1. Verfahren zum Kodieren eines Sicherheitsfadens bzw. -bandes (F) für Bankpapier oder
dergleichen, in dem an den Faden ein kodiertes Wort angelegt wird, das aus einer Mehrzahl
von elementaren Informationen besteht, die jeweils aus einer Mehrzahl von Segmenten
bestehen, die alle im wesentlichen dieselbe Länge aufweisen, wobei jedes Wort eine
feste Anzahl von Segmenten umfaßt, dadurch gekennzeichnet, daß die Information jedes
Segments durch das zyklische Verhältnis der Länge einer aktiven bzw. aktivierbaren
Zone des Segments zur Gesamtlänge des besagten Segments bestimmt ist, wobei mindestens
eines der zyklischen Verhältnisse sich von 0% und 100% unterscheidet, und daß die
feste Anzahl von Segmenten durch eine erste Folge (M) von Segmenten bestimmt ist,
die einen ersten Informationswert aufweisen, und eine zweite Folge (N) von Segmenten,
die einen zweiten Informationswert aufweisen, umfaßt.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die aktive bzw. aktivierbare
Zone jedes Segments eine magnetische bzw. magnetisierbare Zone ist.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß eines der zyklischen
Verhältnisse einen Wert Null aufweist.