[0001] La présente invention concerne des perfectionnements apportés aux commutateurs électriques
à action brusque du type connu comportant, d'une part, une plaquette mince en métal
élastique divisée, par deux fentes longitudinales, en trois bandes dont l'une, au
moins, s'appuie et peut basculer sur un support entre deux positions dans l'une au
moins desquelles un contact mobile porté par ladite plaquette est appuyé contre un
contact fixe solidaire du support et, d'autre part, un levier d'actionnement pivotant
qui peut basculer aussi sur ledit support et qui porte au moins un doigt pour actionner
ladite plaquette par appui glissant le long de l'une, au moins, des autres bandes
de la plaquette.
[0002] Un commutateur de ce type a été décrit par exemple dans le brevet français No. 2.221
801, au nom de la Société DAV. Il présente l'avantage, grâce au basculement brusque
de la plaquette porte-contact mobile dû à un effet de "dépassement de point mort",
de permettre l'établissement et la coupure des courants de forte intensité (par exemple
plusieurs ampères) malgré un faible encombrement de l'appareil.
[0003] De tels commutateurs sont largement utilisés dans l'industrie automobile pour la
commande de nombreux circuits électriques. Pour la plupart des applications, ces commutateurs
ont leurs deux positions (travail et repos) stables naturellement, grâce à l'effet
de dépassement de point mort qui fait déclencher la plaquette porte-contact mobile
vers l'une ou l'autre de ses positions et l'y maintient.
[0004] Il en résulte que la touche de commande, qui est généralement solidaire du levier
basculant d'actionnement, doit être actionnée par l'opérateur dans un sens pour établir
la position travail et, en sens inverse, pour revenir à la position de repos.
[0005] Depuis quelques années, on a recherché à simplifier la manoeuvre des commutateurs
électriques, avec les commutateurs dits "push-push" dans lesquels l'opérateur pousse
la touche de commande pour établir la position travail et pousse à nouveau la même
touche pour revenir à la position repos.
[0006] Ces commutateurs "push-push" sont largement utilisés sur les appareils de télévision,
de radio, etc., mais ne permettent pas en général la coupure de courants élevés, du
fait que, le plus souvent, ils ne fonctionnent pas par action brusque.
[0007] La présente invention a pour but de réaliser un commutateur à rupture brusque amélioré
et à faible course.
[0008] L'invention a pour objet un commutateur électrique à action brusque, du type comprenant
un boîtier, une touche de commande d'au moins un levier d'actionnement pivotant disposé
dans ledit boîtier, une plaquette mince en métal élastique divisée, par deux fentes
longitudinales, en trois bandes dont au moins une s'appuie et peut basculer sur un
support entre deux positions dans l'une, au moins, desquelles un contact mobile porté
par ladite plaquette est appuyé contre un contact fixe, ledit levier d'actionnement
comportant au moins un doigt pour actionner ladite plaquette par appui glissant le
long de l'une au moins des bandes de la plaquette, et caractérisé en ce qu'au moins
la bande sur laquelle le doigt est en appui comprend des moyens aptes, en coopération
avec ledit doigt, à réaliser un déplacement dans un même plan de ladite plaquette
avant de basculer.
[0009] Un avantage de la présente invention réside dans le fait qu'on réalise un frottement
entre les contacts électriques, avant leur séparation, ce qui permet d'avoir des contacts
propres pour une meilleure conduction de l'électricité.
[0010] Selon une autre caractéristique de l'invention, la plaquette est guidée sur un support
de façon à éviter un éventuel déplacement latéral de ladite plaquette et à obtenir
toujours un appui répétitif entre les contacts électriques.
[0011] D'autres avantages et caractéristiques apparaîtront à la lecture de la description
de l'invention, ainsi que des dessins annexés sur lesquels :
[0012] la figure 1 est une vue en coupe schématique du commutateur électrique selon la présente
invention.
[0013] Les figures 2a à 2c sont des vues en perspective de la plaquette mince, suivant plusieurs
modes de réalisation.
[0014] La figure 3 est une vue en perspective du support de la plaquette mince, suivant
un premier mode de réalisation.
[0015] La figure 4 est une vue en coupe du support représenté sur la figure 3.
[0016] La figure 5 est une vue en coupe du support suivant un autre mode de réalisation.
[0017] Le commutateur électrique à action brusque comprend un boîtier 1 sur lequel est articulée
une touche de commande 2 qui, sur la figure 1, est à double sens d'actionnement. La
touche de commande pivote autour d'un axe de pivotement 3. Le commutateur électrique
comprenant en conséquence, deux ensembles de commutation disposés de part et d'autre
d'une lame fixe centrale 4 qui est en cuivre; la description qui suit est faite en
référence à un des ensembles de commutation.
[0018] L'ensemble de commutation comprend une plaquette mince en métal élastique 5, représentée
en perspective sur les figures 2a à 2c, qui est divisée par deux fentes longitudinales
6, 7 en trois bandes 8, 9 et 10.
[0019] La bande centrale 9 s'appuie sur un support 11, représenté en détail sur les figures
3 et 4 notamment, ledit support étant conducteur d'électricité et comprenant une partie
12 apte à être enfichée dans un socle 13 du boîtier et constituer une fiche de contact
d'amenée de courant.
[0020] La plaquette mince 5 porte, à une de ses extrémités deux contacts électriques mobiles
14 susceptibles de venir en appui sur un contact fixe supérieur électrique 15 prévu
sur un retour 16 de la fiche centrale 4; ou sur un contact fixe électrique inférieur
17 porté par une fiche de contact d'amenée de courant 18. La bande centrale 9 comporte
deux ouvertures, l'une 29 pour fixation sur le support 11 et l'autre 36 pour arrêter
une éventuelle migration de graisse vers les contacts mobiles 14. L'ouverture 36 est
de forme semi-circulaire, l'arête droite 36a étant située du côté des contacts mobiles
14.
[0021] Les extrémités libres 19 et 20 des bandes latérales 8 et 10 sont légèrement recourbées
(figure 2a) et constituent des premiers moyens permettant à ladite plaquette 5 de
se déplacer dans un même plan avant son basculement, soit avant qu'un des contacts
14 ne vienne en appui sur le contact supérieur 15. Suivant une autre forme de réalisation
(figure 2b), les bandes latérales 8 et 10 comportent à proximité de leurs extrémités
19 et 20, au moins une cambrure vers le haut 35 et lesdites cambrures 19a et 20a jouant
le même rôle que les courbures de la figure 2a. Suivant une autre forme de réalisation
(figure 2c), les bandes latérales 8 et 10 comportent chacune, à proximité de l'extrémité
19, 20, au moins une rainure peu profonde 35′, qui permet également une translation
de la plaquette 5 avant son basculement.
[0022] Le support 11 comprend une première partie 12 constituant fiche de contact ou languette
de connexion, une deuxième partie inclinée 21 et une troisième partie 22 qui peut
être inclinée ou horizontale et parallèle à la partie 12, ainsi que cela est représenté
sur la figure 4. A proximité de la jonction des parties 12 et 21, une ouverture 23
est ménagée dans la partie 12 et la languette de métal 24 ainsi réalisée est repliée
dans un sens ou dans l'autre. La languette 24 constitue une butée qui vient en appui
sur un fond 25 d'un passage 26 pour la partie 12 dans le socle 13, au-delà de la languette
24, le support 11 ne peut plus être retiré. L'enfichage est autorisé grâce à l'élasticité
de la languette 24 qui vient se loger dans l'orifice 23 le temps nécessaire à la traversée
du socle 13.
[0023] La partie ou patte 22 est comprise entre deux petites zones d'appui 27 ménagées sur
la partie 21, et comporte une encoche 28. La partie 22 passe à travers une ouverture
29 ménagée dans la bande centrale 9 de la plaquette mince 5. La bande centrale 9 repose
sur les zones d'appui 27 qui constituent, avec l'ouverture 29, des moyens de support
et de guidage pour la plaquette mince 5.
[0024] L'encoche 28 a une double fonction. La première est de positionner correctement le
support 11 dans le socle 13 du boîtier, au moyen d'un outil approprié qui est engagé
dans ladite encoche. La deuxième est de ménager deux ailes 28a qui, après pliage dans
un sens quelconque, empêchent la plaquette mince 5 de s'extraire hors du support lorsqu'on
renverse le commutateur. De cette façon, on s'affranchit des tolérances très faibles
quant aux dimensions de l'ouverture 29 de la plaquette, qui peut être surdimensionnée
par rapport à la partie 22.
[0025] Ainsi, la partie 22 constitue à la fois un moyen de guidage et de retenue pour la
bande 9 de la plaquette 5.
[0026] Suivant une autre forme de réalisation représentée sur la figure 5, le support 11
présente une deuxième partie 21′ qui est sensiblement perpendiculaire aux deux parties
parallèles 12 et 22.
[0027] Le commutateur représenté sur la figure 1, comprend une pièce 30 en forme de U inversé
qui est solidaire de la touche de commande 2 et qui, lors du pivotement pousse un
levier 30′ comprenant deux doigts 31 dont les extrémités inférieures 32 sont en contact
glissant sur les bandes latérales 8 et 10 de la plaquette 5. Les doigts 31 sont rappelés
vers la position stable grâce à un ressort 33, en forme d'épingle à cheveux, monté
entre lesdits doigts et le corps du boîtier 1. Lors du basculement de la touche de
commande 2 autour de l'axe 3, les extrémités 32 des doigts 31 glissent sur les bandes
latérales 8 et 10 jusqu'à ce qu'elles rencontrent les parties relevées 19 et 20. A
ce moment, et avant qu'ils n'aient dépassé le "point mort" ou plutôt le basculement
de la plaquette 5, cette dernière est déplacée latéralement grâce à l'action des extrémités
32 sur les parties relevées 19 et 20. Le contact inférieur 14 est donc déplacé sur
le contact inférieur 17, provoquant ainsi un frottement entre les contacts 14 et 17
et par suite un nettoyage desdits contacts, ce qui assure une meilleure conduction
de l'électricité circulant dans les fiches 12 et 18.
[0028] Dans une forme de réalisation préférée de l'invention, les contacts mobiles et fixes
14, 15 et 17 sont réalisés dans un alliage d'argent et d'oxyde de cadmium et la lame
fixe centrale 4 est en cuivre.
1. Commutateur électrique à action brusque du type comprenant un boîtier (1), une touche
de commande (2) d'au moins un levier d'actionnement pivotant (30′) disposé dans ledit
boîtier, une plaquette mince (5) en métal élastique divisée, par deux fentes longitudinales
(6, 7), en trois bandes (8, 9, 10) dont au moins une (9) s'appuie et peut basculer
sur un support (11) entre deux positions dans l'une, au moins, desquelles un contact
mobile (14) porté par ladite plaquette (5) est appuyé contre un contact fixe (15,
17), ledit levier d'actionnement (30′) comportant au moins un doigt (31) pour actionner
ladite plaquette par appui glissant le long de l'une (8, 10) au moins des bandes de
la plaquette, caractérisé en ce qu'au moins la bande (8, 10) sur laquelle le doigt
(31) est en appui comprend des moyens aptes (19, 20), en coopération avec ledit doigt,
à réaliser un déplacement dans un même plan de ladite plaquette avant de basculer.
2. Commutateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de déplacement
(19, 20, 35, 35′) de la plaquette sont prévus sur chaque bande latérale (8, 10) extrême
de ladite plaquette.
3. Commutateur selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens
de déplacement sont constitués par une cambrure de l'extrémité libre de la bande d'appui.
4. Commutateur selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens
de déplacement sont constitués par un bossage ou nervure (35, 35′) ménagé à proximité
de l'extrémité libre (19, 20) de la bande d'appui (8, 10).
5. Commutateur selon la revendication 1, dans lequel le support (11) est constitué par
une fiche de contact (12) d'amenée de courant, caractérisé en ce que le support est
constitué par deux parties sensiblement parallèles (12, 22) qui sont réunies par une
partie intermédiaire inclinée (21).
6. Commutateur selon la revendication 5, caractérisé en ce que les deux parties sensiblement
parallèles (12, 22) du support sont réunies par une partie intermédiaire (21′) qui
est sensiblement perpendiculaire aux parties parallèles.
7. Commutateur selon l'une des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce que le support
(11) présente deux zones d'appui (27) pour la bande (9) de la plaquette, lesdites
zones étant situées de part et d'autre d'une patte de guidage et de retenue (22) pour
ladite bande.
8. Commutateur selon la revendication 7, caractérisé en ce que la patte de guidage (22)
présente une encoche (28) ménagée entre deux ailes (28a) susceptibles d'être repliées
dans un sens et constituer des moyens de retenue pour la plaquette mince (5).
9. Commutateur selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la partie
(12) du support, adjacente à celle (21) portant les zones d'appui, est découpée de
manière à réaliser une languette (24) qui est légèrement repliée par rapport au plan
de ladite partie (12).
10. Commutateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le levier d'actionnement
(30′) est rappelé dans la position stable par un ressort de rappel (33).
11. Commutateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les contacts (14, 15,
17) sont réalisés dans un alliage d'argent et d'oxyde de cadmium.
12. Commutateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que au moins une des fiches
de contact (4) portant un contact fixe (15) est en cuivre.
13. Commutateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la bande (9) portant les
contacts comprend en outre un orifice (36) d'arrêt de graisse susceptible de migrer
vers lesdits contacts mobiles.
14. Commutateur selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'orifice (36) est de
forme semi-circulaire présentant une arête droite (36a) du côté des contacts mobiles
(14).