[0001] La présente invention concerne un procédé de traitement pour améliorer simultanément
la résistance à la corrosion et les propriétés de friction de pièces en métal ferreux.
[0002] Pour conférer à des pièces en métal ferreux à la fois des propriétés de friction
et de résistance à la corrosion, on procède de manière générale, à deux traitements
distincts successifs, un premier traitement pour donner aux pièces les propriétés
de friction et un deuxième traitement de surface pour assurer la protection contre
la corrosion, ce dernier par exemple en procédant à un dépôt de zinc suivi d'une bichromatation.
[0003] Les propriétés de friction et de résistance à la corrosion acquises par ces traitements
sont souvent suffisantes pour des pièces classiques.
[0004] Cependant, pour certaines applications où l'on exige maintenant pour les pièces des
performances techniques de plus en plus élevées, notamment pour des pièces soumises
à des sollicitations sévères faisant intervenir simultanément plusieurs phénomènes
(friction, usure notamment abrasive, choc, corrosion), les propriétés conférées par
les procédés classiques sont insuffisantes.
[0005] C'est le cas par exemple de pièces destinées aux mécanismes de serrurerie, de certains
types de boulons et de vis de précision, des vis de manoeuvres, des axes d'articulations,
des tiges de vérins ou d'amortisseurs, des boules à jouer. Les industries concernées
sont notamment celles de l'automobile, des travaux publics, de la manutention, des
biens d'équipement, de l'électroménager, du matériel hydraulique.
[0006] Il est connu que l'on peut conférer à des pièces en métal ferreux par nitruration
puis oxydation, de bonnes propriétés de friction et une bonne résistance à la corrosion.
[0007] A cet effet, on connaît des procédés de nitruration de pièces en métal ferreux, notamment
une nitruration par bains de cyanates et carbonates fondus comme décrit dans FR-A-2
171 993 et FR-A-2 271 307, ou bien une nitruration en atmosphère ionisée d'azote,
qui permettent d'améliorer les propriétés de friction de ces pièces, en réduisant
le coefficient de friction, et en augmentant la résistance à l'usure et au grippage.
[0008] On sait également que si l'on fait subir une oxydation à une pièce préalablement
nitrurée, on provoque des modifications de la surface nitrurée et on améliore ainsi
la résistance à la corrosion de ces pièces, tout en conservant les propriétés de friction
acquises par la nitruration. Il est décrit à cet effet dans le document FR-A-2 525
637 un traitement d'oxydation particulièrement efficace, dans un bain de sels oxydants
fondus. Des résultats comparables de résistance à la corrosion sont obtenus par un
procédé d'oxydation en atmosphère ionisée d'un gaz contenant de l'oxygène.
[0009] Cependant, ce type de procédé confère aux pièces nitrurées puis oxydées des propriétés
de friction et une résistance à la corrosion insuffisantes pour les applications précitées.
[0010] On a découvert que l'on pouvait pallier ces insuffisances en complètant le traitement
de nitruration puis d'oxydation par l'application d'un revêtement final.
[0011] La présente invention est également basée sur la constatation que l'on nettoie de
manière habituelle de nombreuses pièces notamment avant leur assemblage, alors que
l'on sait bien qu'elles ne justifient pas un tel nettoyage et pour lesquelles il n'est
donc pas nécessaire de procéder à un traitement de surface résistant aux produits
classiques de nettoyage.
[0012] La présente invention propose, un procédé de traitement de pièces en métal ferreux
pour améliorer simultanément leur résistance à la corrosion et leurs propriétés de
friction, procédé où les pièces sont nitrurées, oxydées et reçoivent un revêtement
final, caractérisé en ce que la nitruration suivie de l'oxydation conduit à la formation
d'une couche constituée d'une sous-couche profonde compacte et d'une sous-couche superficielle
poreuse, ladite sous-couche superficielle ayant une épaisseur comprise entre 5 et
25 µm et présentant des porosités débouchantes de diamètre compris entre 0,2 et 3
µm, et en ce que l'on imprègne les pièces nitrurées puis oxydées d'une cire hydrophobe,
ladite cire étant un composé organique carboné à haut poids moléculaire compris entre
500 et 10 000, de tension superficielle à l'état liquide comprise entre 10 et 73 mN/m,
l'angle de contact entre la phase solide de la couche superficielle et la cire à l'état
liquide étant compris entre 0 et 75 degrés.
[0013] Selon d'autres caractéristiques, la sous-couche superficielle contient plus de 60%
de phase solide Fe2-3N, présente une dureté comprise entre 550 et 650 HV 0,1 et une
rugosité comprise entre 0,3 et 1,5 µ CLA
[0014] La cire d'imprégnation est choisie dans la liste: cires naturelles, ou bien cires
synthétiques polyéthylènes, polypropylènes, polyesters, fluorés ou bien résidus pétroliers
modifiés.
[0015] Le procédé selon l'invention présente les avantages d'être peu coûteux et facile
à mettre en oeuvre même pour des productions industrielles sur pièces de séries, de
conférer aux pièces traitées des performances techniques élevées même lorsque celles-ci
sont de formes complexes.
[0016] De plus, les effets protecteurs d'une surface traitée suivant ce procédé vis-à-vis
du vieillissement par frottement, par usure abrasive, par chocs et par corrosion humide
sont multipliés dans des proportions étonnantes par rapport aux solutions couramment
utilisées et permettent de résister longuement à ces formes de dégradations. Ces résultats
seront développés plus loin dans des exemples.
[0017] La composition de la couche nitrurée, son épaisseur et sa dureté sont ajustées pour
qu'elle résiste à l'usure, sans pour autant être fragile, car alors elle s'écaillerait
sous l'effet des chocs. La structure hexagonale compacte de la phase Fe2-3N du digramme
d'équilibre fer/azote offre une bonne capacité de déformation, grâce à une grande
densité atomique sur le plan de glissement et est ainsi particulièrement favorable
aux applications de frottement.
[0018] Pour la combinaison rugosité de surface, poids moléculaire et tension superficielle
de la cire, angle de contact entre phase solide et phase liquide, les intervalles
indiqués sont ceux qui conduisent à une efficacité maximale de l'imprégnation de la
cire, celle-ci ne pouvant dans ces conditions être éliminée que sous des conditions
extrêmes, donc inhabituelles et en tout état de cause exceptionnelles pour les applications
visées.
[0019] Des expérimentations ont aussi montré que l'amélioration de résistance à la corrosion
n'est pas le seul fait de la cire, car cette dernière appliquée sur une surface autre,
même réputée favoriser l'accrochage de produits organiques, ne conduit qu'à une bien
moindre résistance à la corrosion.
[0020] Inversement l'absence de cire diminue l'efficacité de la nitruration, tant au point
de vue des propriétés de friction, que de la résistance aux chocs, la cire contribuant
à minimiser les effets de rebond.
[0021] Dans une disposition particulièrement intéressante de l'invention, la nitruration
est effectuée dans un bain de sels fondus suivant FR-A-2 171 993, constitué essentiellement
de carbonates et cyanates de métaux alcalins K, Na et Li, l'anion CO₃²⁻ étant présent
pour 1 à 35% en poids et l'anion CNO⁻ pour 35 à 65% en poids, tandis que , dans le
poids total des cations alcalins, les proportions pondérales sont de 25-42,6% pour
Na⁺, 42,6-62,5% pour K⁺ et 11,3-17,1% pour Li⁺.
[0022] De préférence encore le bain de sel de nitruration comprend en outre une espèce soufrée
en quantité telle que la teneur pondérale en soufre élément soit comprise entre 0,001
et 1%, suivant FR-A-2 271 307.
[0023] On peut ainsi maîtriser avec une bonne précision la formation de la sous-couche superficielle
saturée consécutive à la diffusion de l'hétéro-élément et favoriser l'apparition en
proportion significative, supérieure à 60%, de la phase Fe2-3N du diagramme d'équilibre
fer/azote.
[0024] Le traitement d'oxydation permet outre d'améliorer déjà en lui-même la résistance
à la corrosion, mais également lorsqu'il est correctement conduit, d'ajuster au mieux
les propriétés surfaciques de la phase solide, de façon à conduire à une efficacité
maximale de l'imprégnation de la cire.
[0025] Les inventeurs ont de bonnes raisons de croire que la présence dans la couche de
combinaison d'un élément fortement donneur ou accepteur d'électrons capable de créer
localement des dipôles électriques est fortement valorisant ; il se crée en effet
dans ce cas des forces de liaison chimiques qui viennent conforter localement les
forces capillaires. A cet effet, on privilégiera la présence de soufre aussi bien
que d'oxygène dans la sous-couche superficielle.
[0026] Selon des dispositions préférées, l'oxydation sera conduite dans un bain de sels
fondus selon FR-A-2 525 637, généralement à des températures comprises entre 350°
et 450°C.
[0027] Les caractéristiques et autres avantages de l'invention ressortiront mieux de la
description qui va suivre illustrée d'exemples expérimentaux.
EXEMPLE 1
[0028] On a utilisé des éprouvettes d'essai constituées par des couples comprenant une bague
de diamètre 35 mm et une plaquette de dimensions 30 x 18 x 8 mm, en acier XC 38.
[0029] On a nitruré ces échantillons dans un bain de sels fondus, fait de carbonates et
cyanates de sodium, potassium et lithium selon FR-A-2 171 993 et FR-A-2 271 307, avec
37 % en poids d'ions cyanates CNO⁻ et 10 ppm d'ions S²⁻ environ, la température du
bain étant de 570 ± 15°C et la durée d'immersion des pièces étant de 90 mn.
[0030] La couche sulfonitrurée comprend, en composition pondérale, environ 87 % de nitrure
de fer ε (Fe2-3N), environ 10 % de nitrure τ ′ (Fe₄N), le reste étant des oxydes,
sulfures et oxysulfures de fer. Sa dureté est de 600 HV 0,1.
[0031] Structurellement la couche sulfonitrurée présente une épaisseur de 15 µm avec une
sous-couche profonde compacte de 8 µm d'épaisseur et une sous-couche superficielle
poreuse de 7 µm, le diamètre des pores étant compris entre 1 et 2,5 µm, avec une densité
maximale de pores dans la fourchette 1,5 - 2 µm.
[0032] Au sortir du bain de nitruration les pièces sont immergées pendant 20 mn dans un
bain de sels selon FR-A- 2 525 637, à une température de 420 ± 15°C.
[0033] Après ce traitement, la couche nitrurée des pièces comporte du nitrure ε avec 6 %
de nitrure t′, tandis que tous les composés oxysulfurés ont été transformés en oxyde
de fer magnétite (Fe₂O₄), avec de l'oxygène en insertion dans les 2 à 3 premiers micromètres
superficiels.
[0034] La rugosité superficielle est alors de 0,6 µCLA.
[0035] La résistance à la corrosion en brouillard salin normalisé s'établit à 50-60 heures
pour les pièces nitrurées, et 200-250 heures pour les pièces nitrurées puis oxydées,
tandis que les pièces avant traitement présentent une corrosion généralisée après
quelques heures seulement.
[0036] En essai de frottement, où une bague tournante appuie sur une plaquette parallélépipédique
avec une charge linéairement croissante depuis la valeur initiale de 10 daN et avec
une vitesse de glissement de 0,55 m/s, la durée du test atteint 30 mn pour les pièces
nitrurées, avec une usure cumulée des deux pièces de 50 µm et un coefficient de friction
de 0,40. Avec les pièces nitrurées, puis oxydées, ces chiffres passent respectivement
à 45 mn de durée d'essai, 40 µm d'usure cumulée et 0,30 de coefficient de friction.
[0037] Sur les pièces ainsi nitrurées puis oxydées, on réalise une imprégnation, en les
immergeant pendant 2 mn dans de la cire polyéthylène fondue à la température de 150°C.
Au sortir du bain de cire fondue, les pièces sont essuyées avec un chiffon propre
et sec.
[0038] Le tension superficielle de la phase visqueuse est de 32 mN/m et l'angle de contact
entre phase solide, ici la couche sulfonitrurée puis oxydée et phase visqueuse est
de 41 degrés.
[0039] La résistance à la corrosion dépasse alors les 2 000 heures, alors que l'essai de
frottement peut se poursuivre pendant 50 mn, pour une usure cumulée de seulement 25
µm et un coefficient de frottement de 0,18.
[0040] Des expérimentations du même genre ont été conduites sur des pièces ayant été nitrurées
soit par voie gazeuse en atmosphère d'ammoniac, soit par voie ionique en atmosphère
d'azote : des résultats comparables sont obtenus.
[0041] De même en effectuant un traitement thermochimique de nitrocarburation en milieu
nitruré-carboné, par exemple en bain de sels ou bien par voie gazeuse, sous réserve
toutefois de limiter l'effet fragilisant du carbone, ce qui en pratique limite à 3%
son taux dans la couche superficielle de diffusion.
[0042] On a pu vérifier aussi que l'oxydation postérieure au traitement thermochimique peut
être réalisée, outre en bain de sels, par une voie gazeuse simple ou ionisée.
[0043] Enfin l'enduction finale peut être réalisée par immersion des pièces, non plus dans
un bain de cire fondue, mais dans un solvant contenant la dite cire à l'état dissout.
[0044] On trouvera maintenant ci-après une série d'exemples d'application de l'invention
à des prototypes de pièces représentatives de la réalité industrielle.
EXEMPLE 2
[0045] On a nitruré des pièces de serrurerie automobile de forme complexe, en tôle emboutie,
poinçonnée, pliée, selon les conditions enseignées par FR-A-2 171 993 et FR-A-2 171
993 et FR-A-2 271 307. Au sortir du traitement de nitruration, les pièces ont subi
un traitement d'oxydation dans les conditions enseignées par FR-A-2 525 637. Enfin
on a réalisé un traitement d'imprégnation par une cire du type dérivé du pétrole modifié
sulfonate, en immergeant les pièces dans ladite cire dissoute à raison de 70 g/litre
dans du white-spirit.
[0046] Ainsi conditionnées, les pièces satisfont l'ensemble des spécifications exigées par
les constructeurs automobiles et notamment une résistance à la corrosion au brouillard
salin d'au moins 200 heures sans "rouille blanche" et d'au moins 400 heures sans "rouille
rouge", les pièces ayant subi, avant exposition au brouillard salin, un étuvage d'une
durée de 1 heure à la température de 120°C.
[0047] On notera que la solution couramment utilisée jusqu'à ce jour pour ce type d'application
et qui est un dépôt de zinc ou bien d'alliage zinc-nickel suivi d'une bichromatation,
ne satisfait pas les spécifications précédentes.
[0048] En même temps que la résistance à la corrosion des pièces est améliorée, on constate
un fonctionnement très doux des serrures et une absence d'usure, même après plusieurs
dizaines de manoeuvre d'ouverture-fermeture des portières dont certaines effectuées
avec une brusquerie suffisante pour engendrer des effets de surcontraintes et de chocs.
EXEMPLE 3
[0049] Dans les mêmes conditions qu'à l'exemple 2, on a traité des axes d'essuie-glaces,
supports des balais oscillants, en acier au carbone.
[0050] Les mêmes spécifications de résistance à la corrosion qu'à l'exemple 1 sont ici aussi
respectées, et le frottement face à des bagues en fritté imprégné d'huile s'effectue
dans de très bonnes conditions.
[0051] La solution de référence utilisée jusqu'à ce jour et qui était un dépôt de nickel
électrolytique, présentait deux inconvénients : une tenue à la corrosion insuffisante
et l'existence de sur-épaisseurs de dépôt sur les arêtes vives, néfastes au montage
des pièces.
EXEMPLE 4
[0052] Toujours dans les mêmes conditions qu'aux exemples précédents, on a traité des vis
auto-taraudeuses en acier 20 CDV 5, destinées à effectuer des percements dans 30 mm
de bois suivis de 6 mm d'acier avec auto-taraudage de l'acier.
[0053] Par rapport à la solution traditionnelle de cémentation + trempe + revêtement galvanique
de zinc, on constate une diminution significative du coefficient de frottement, une
amélioration sensible de la résistance à l'usure et une nette augmentation de la tenue
à la corrosion, non seulement des parties visibles de la vis après assemblage, c'est-à-dire
la tête et l'extrémité débouchante, mais aussi des parties filetées en contact avec
le bois ou avec l'acier.
EXEMPLE 5
[0054] Il se rapporte à des axes d'articulation tels qu'on peut en rencontrer sur des hayons
élévateurs tels que monte-charges de camions, ou encore de chariots élévateurs en
acier 35 CD 4.
[0055] Par rapport à la solution traditionnelle faisant appel à un traitement thermique
de trempe-revenu suivi d'un zingage électrolytique bichromaté, on constate une amélioration
sensible du coefficient de frottement et une très bonne tenue à la corrosion en fonctionnement
dynamique de l'articulation, ceci sans risque de fragilisation des pièces par l'hydrogène.
EXEMPLE 6
[0056] On a appliqué le procédé selon l'invention à des boules à jouer, notamment pour pétanque
et jeu provençal. Ces boules sont formées de deux calottes hémisphériques en acier
allié type 25 CD 4, soudées suivant un plan diamétral. Après rectification de calibrage,
elles sont traitées thermiquement pour présenter dans la masse une dureté spécifiée,
supérieure ou égale à 110 daN/mm². Elles subissent enfin le même conditionnement de
surface qu'aux quatre exemples précédents.
[0057] Ainsi réalisées, les boules présentent un ensemble de caractéristiques, coefficients
de friction et régularité de surface qui, de l'avis des spécialistes, sont particulièrement
appréciées des joueurs de haut niveau, participant à des tournois et compétitions
officielles et notamment : très bonne résistance à la corrosion, taux d'usure très
faible garantissant le respect de la réglementation qui prévoit que la perte de poids
due au jeu ne doit pas dépasser 15g en dessous du poids marqué, aptitude à encaisser
sans dommage les chocs, esthétique agréable en couleur noire brillante.
[0058] On appréciera que dans ce type d'application, le cirage final peut être entretenu
par le joueur lui même.
1. Procédé de traitement de pièces en métal ferreux pour améliorer simultanément leur
résistance à la corrosion et leurs propriétés de friction, procédé où les pièces sont
nitrurées, oxydées et reçoivent un revêtement final, caractérisé en ce que la nitruration
suivie de l'oxydation conduit à la formation d'une couche constituée d'une sous-couche
profonde compacte et d'une sous-couche superficielle poreuse, ladite sous-couche superficielle
ayant une épaisseur comprise entre 5 et 25 µm et présentant des porosités débouchantes
de diamètre compris entre 0,2 et 3 µm, et en ce que l'on imprègne les pièces nitrurées
puis oxydées d'une cire hydrophobe, ladite cire étant un composé organique carboné
à haut moléculaire compris entre 500 et 10 000, de tension superficielle à l'état
liquide comprise entre 10 et 73 mN/m, l'angle de contact entre la phase solide de
la couche superficielle et la cire à l'état liquide étant compris entre 0 et 75 degrés.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la sous-couche superficielle
contient plus de 60% de phase solide Fe2-3N, présente une dureté comprise entre 550
et 650 HV 0,1 et une rugosité comprise entre 0,3 et 1,5 µ CLA.
3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la nitruration est mise
en oeuvre selon un procédé choisi parmi une nitruration en bain de sels fondus à base
d'ions cyanates CNO⁻ et une nitruration en atmosphère ionisée d'azote.
4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la nitruration est effectuée
dans un bain de sels fondus constitué essentiellement de carbonates et cyanates de
métaux alcalins K, Na et Li, l'anion CO₃²⁻ étant présent pour 1 à 35% en poids et
l'anion CNO⁻ pour 35 à 65% en poids, tandis que dans le poids total des cations alcalins,
les proportions pondérales sont de 25-42.6% pour Na⁺, 42,6-62,5% pour K⁺ et 11,3-17,1%
pour Li⁺.
5. Procédé selon la revendication 4 ou 3, caractérisé en ce que la nitruration est conduite
en présence d'une quantité de composés carbonés déterminée de manière à obtenir un
taux de carbone dans la sous-couche superficielle inférieur à 3%.
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que
l'on effectue une réaction chimique de sulfuration simultanément à la nitruration,
par addition d'une espèce soufrée dans le milieu nitrurant.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que
l'oxydation est mise en oeuvre selon un procédé choisi parmi un procédé en bains de
sels alcalins oxydants fondus, par voie gazeuse simple et par voie gazeuse ionisée.
8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'oxydation est effectuée
dans un bain de sels alcalins oxydants fondus à des températures comprises entre 350°C
et 450°C.
9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'imprégnation de cire est
réalisée par immersion des pièces, selon un procédé choisi parmi une immersion dans
la cire fondue et une immersion dans une solution de cire dissoute dans un solvant.
10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la cire est choisie parmi,
les cires naturelles, les cires synthétiques et les résidus pétroliers modifiés.
11. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que les cires synthétiques sont
choisies parmi les cires fluorées, polyéthylènes, polypropylènes, polyesters.