[0001] Le domaine de la présente invention est celui des contacteurs électriques à commande
pyrotechnique.
[0002] De tels contacteurs sont utilisés par exemple pour réaliser la mise à feu d'une charge
explosive dans une tête militaire ou encore dans les systèmes d'ouverture d'urgence
des portes d'aéronefs.
[0003] Le brevet US4339638 décrit un contacteur dans lequel un piston est déplacé par l'action
de la pression des gaz fournis par une composition pyrotechnique. Ce piston pousse
un bloc contacteur qui vient réaliser un certain nombre de connexions électriques
entre des fiches. Le bloc contacteur est immobilisé en position déconnectée par une
collerette qui est cisaillée par la poussée du piston.
[0004] Un tel contacteur présente un certain nombre d'inconvénients. Ainsi le cisaillement
de la collerette, le déplacement des deux pièces mobiles et l'établissement des contacts
par la déformation des pièces conductrices nécessite des efforts importants donc une
masse non négligeable de composition pyrotechnique.
[0005] Le déplacement de plusieurs pièces va entraîner également des temps de réponse relativement
importants et la reproductibilité des performances sera mauvaise en raison de la difficulté
qu'il y a à maîtriser les valeurs des coefficients de frottements d'un contacteur
à l'autre et dans toute la gamme de températures de fonctionnement.
[0006] Un tel contacteur n'est donc absolument pas adapté à une utilisation munitionnaire
par exemple pour réaliser l'initiation d'une tête militaire avec un temps de réponse
de l'ordre de la microseconde et une fiabilité de l'ordre de 99% et cela dans la gamme
de température -50°, +60°.
[0007] Le brevet DE2755322 décrit un contacteur électrique dans lequel les gaz générés par
la combustion d'une composition pyrotechnique provoquent le déplacement d'un piston
pour l'amener en contact avec une butée.
[0008] La butée est reliée électriquement à un premier conducteur électrique et le corps
du premier piston se trouve lui même relié à un deuxième conducteur par l'intermédiaire
de l'enveloppe du contacteur.
[0009] Le piston est immobilisé dans sa position de repos par une goupille qui est cisaillée
lors de la montée en pression et il est ensuite immobilisé dans sa position de contact
avec la butée par la déformation sous l'effet de la pression des gaz d'une coupelle
qui entoure la composition pyrotechnique et de déplace de façon à pousser le piston.
[0010] Un tel contacteur nécessite lui aussi une masse importante de composition pyrotechnique
pour d'une part cisailler la goupille et d'autre part déplacer le piston et la coupelle.
[0011] De plus les frottements difficiles à maîtriser vont augmenter les temps de réponse
et diminuer la fiabilité du contacteur.
[0012] En outre la qualité du contact peut être aléatoire puisque elle est tributaire à
la fois de la qualité du contact de la coupelle avec le piston et de celle du contact
entre le piston et la butée.
[0013] Il est possible ainsi qu'il subsiste un jeu entre piston et butée alors que la coupelle
est déformée et bloquée contre la paroi du corps de contacteur.
[0014] Les modèles d'utilité DE-U-7802837 et DE-U-7802836 décrivent des interrupteurs à
commande pyrotechnique dans lesquels la pression engendrée par une composition génératrice
de gaz pousse une plaque conductrice au travers d'une bague comportant une portée
conique.
[0015] La pression des gaz déforme la plaque qui adopte ainsi un profil concave qui lui
permet de réaliser le contact électrique entre deux conducteurs portés par le boîtier.
[0016] Le frottement de la périphérie de la plaque sur la portée conique de la bague assure
un maintien élastique de la plaque en contact avec les conducteurs.
[0017] Un tel type de contacteur nécessite lui aussi une masse importante de composition
pyrotechnique pour déplacer et déformer la plaque.
[0018] De plus la qualité du contact électrique obtenu dépend de la rigidité du coincement
de la plaque sur la portée conique de la bague et des caractéristiques mécaniques
du matériau constitutif de la plaque.
[0019] Un tel contacteur ne présente donc pas un degré de fiabilité suffisant.
[0020] C'est un premier but de l'invention que le proposer un contacteur électrique à commande
pyrotechnique qui ne nécessite qu'une quantité réduite de composition pyrotechnique.
[0021] C'est un autre but de l'invention que de proposer un contacteur à commande pyrotechnique
de conception rustique mais présentant à la fois un temps de réponse extrêmement réduit,
une fiabilité importante et une excellente qualité du contact électrique obtenu.
[0022] Ainsi l'invention à pour objet un contacteur électrique à commande pyrotechnique
et comprenant un boîtier à l'intérieur duquel est disposée une composition pyrotechnique
ainsi qu'au moins deux contacts, contacteur caractérisé en ce que la composition est
du type primaire et en ce que le contacteur comprend une feuille relativement mince
et comportant au moins une partie conductrice, feuille disposée au voisinage de la
composition pyrotechnique et maintenue par une rondelle à distance et directement
en regard des contacts de telle façon qu'elle puisse être projetée sur les contacts
lors de la mise à feu de la composition pyrotechnique.
[0023] De façon préférentielle, les contacts sont portés par une même surface plane disposée
en regard de la feuille conductrice et parallèle à cette dernière.
[0024] De façon avantageuse, les contacts sont portés par une embase comprenant au moins
une électrode périphérique et une électrode centrale séparées par un matériau isolant,
ce dernier pouvant être du verre.
[0025] Selon un mode particulier de réalisation, la composition pyrotechnique est disposée
dans une alvéole dont le fond est fermé par un paillet en contact avec la feuille
conductrice.
[0026] Avantageusement, le contacteur comprend un boîtier conducteur à l'intérieur duquel
est disposée l'embase, le boîtier présentant une ouverture permettant le passage de
l'électrode centrale de l'embase et une électrode périphérique de l'embase se trouvant
en contact électrique avec une surface interne du boîtier.
[0027] La feuille conductrice pourra être maintenue à distance de l'embase par une rondelle.
[0028] Selon un mode particulier de réalisation, l'alvéole est maintenue en contact avec
la feuille conductrice par un support tubulaire rendu solidaire du boîtier par un
moyen de liaison.
[0029] La composition pyrotechnique pourra être de l'azoture de plomb et la feuille conductrice
être une feuille en cuivre d'épaisseur comprise entre 0.2 et 0.5 mm.
[0030] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description de modes particuliers
de réalisation, description faite en regard des figures annexées dans lesquelles:
La figure 1 représente en coupe axiale un contacteur selon un premier mode de réalisation
de l'invention.
La figure 2 représente le même contacteur dans lequel est disposé un cordeau pyrotechnique
de transmission.
La figure 3 représente en coupe axiale une embase porte électrode utilisée dans un
contacteur selon un deuxième mode de réalisation de l'invention.
Les figures 4a et 4b sont des vues respectivement en coupe axiale et frontale d'une
embase porte électrodes utilisée dans un contacteur selon un troisième mode de réalisation
de l'invention.
Les figures 4c et 4d représentent la feuille conductrice utilisée avec l'embase des
figures 4a, 4b.
[0031] En se reportant à la figure 1, un contacteur électrique 1 à commande pyrotechnique
selon l'invention comprend un boîtier 2, sensiblement cylindrique et réalisé en un
matériau conducteur, par exemple de l'acier. Ce boîtier présente un logement interne
3 cylindrique qui se termine par une paroi 4 dans laquelle est aménagée une ouverture
5.
[0032] Une embase 6 est disposée à l'intérieur du logement 3 et se trouve d'une part en
appui sur la paroi 4 et d'autre part en contact avec la surface interne du logement
3.
[0033] L'embase comporte une électrode centrale 7 et une électrode périphérique 8, qui présente
ici la forme d'une couronne cylindrique. Ces deux éléments sont réalisés en matériaux
conducteurs et sont séparés par une couronne d'un matériau isolant 9.
[0034] On adoptera par exemple une embase 6 constituée par des électrodes centrale 7 et
périphérique 8 réalisées en acier inox et séparées par du verre.
[0035] De telles embases verre/métal sont couramment utilisées pour la réalisation de composants
pyrotechnique tels que les amorces.
[0036] Il serait néanmoins possible de réaliser l'embase par un assemblage mécanique des
éléments conducteurs (7, 8) et isolant 9 par exemple par collage ou moulage.
[0037] L'embase présente une surface plane 21 orientée vers l'intérieur du boîtier 2, et
au niveau de laquelle les électrodes sont apparentes et présentent des surfaces de
contact. L'électrode centrale 7 sort du boîtier par l'ouverture 5 et l'électrode périphérique
8 est en contact électrique avec le matériau du boîtier 2.
[0038] Une rondelle 16 dont le diamètre externe est sensiblement égal à celui du logement
3 du boîtier 2 et dont le diamètre interne est supérieur au diamètre externe de la
couronne d'isolant 9 vient en appui sur la surface plane 21.
[0039] La rondelle pourra être conductrice ou non.
[0040] Une feuille conductrice 15 par exemple une feuille de cuivre de 0.2 mm à 0.5 mm d'épaisseur
est disposée directement en regard des surfaces de contact apparentes sur la surface
plane 21 et elle se trouve maintenue à distance de cette dernière par la rondelle
16.
[0041] Cette feuille est en contact avec une alvéole 10 réalisée par exemple en acier inoxydable
et qui contient une faible quantité, de l'ordre de quelques milligrammes, d'une composition
pyrotechnique primaire 13 constituée par exemple par de l'azoture de plomb.
[0042] L'alvéole 10 présente une ouverture 11 fermée par un paillet 12, par exemple en étain,
de quelques dixièmes de mm d'épaisseur.
[0043] La composition pyrotechnique 13 est légèrement comprimée (à 100 MPa par exemple)
à l'intérieur de l'enveloppe 10 et le pailler d'étain 12 épouse ainsi sensiblement
le profil de l'ouverture 11 et se trouve en contact avec la feuille conductrice 15
après montage de l'alvéole 10 dans le boîtier 2.
[0044] Une feuille de papier 14 est disposée et collée sur la composition primaire et assure
ainsi un maintien de la composition.
[0045] Un support tubulaire 17 présente un épaulement 22 sur lequel vient en appui l'extrémité
ouverte de l'alvéole 10, ainsi le support 17 maintient l'alvéole 10 en contact avec
la feuille conductrice 15.
[0046] Le support 17 maintient également la feuille conductrice 15 en contact avec la rondelle
16.
[0047] Le support 17 présente une partie avant 18 de diamètre inférieur à celui du logement
3 du boîtier 2 et une partie arrière 19 de diamètre légèrement supérieur à celui de
ce logement 3. Ainsi le support 17 est-il monté en force dans le logement du boîtier
2, cette différence de diamètre constituant le moyen de liaison relatif entre ces
deux éléments.
[0048] D'autres moyens de liaison pourraient être adoptés par exemple le sertissage, le
collage ou le vissage.
[0049] Une fois le montage effectué, le contacteur électrique 1 présente donc à une de ses
extrémités deux contacts électriques qui sont la surface externe du boîtier 2 et l'électrode
centrale 7 et à l'autre extrémité une embouchure 20 communiquant avec une cavité 23.
[0050] La surface externe du boîtier et l'électrode centrale sont destinées à être reliées
à un circuit électrique (non représenté) par exemple de mise à feu d'une amorce dans
une tête militaire. Les moyens de liaison avec le circuit sont de type connus par
exemple la soudure. Pour réaliser ces liaisons il sera également possible de prévoir
des filetages sur l'électrode centrale 7 et/ou sur la surface externe du boîtier 2.
[0051] La cavité 23 est destinée à recevoir un moyen d'initiation de la composition pyrotechnique
13.
[0052] En se reportant à la figure 2 un moyen d'initiation possible est constitué par un
cordeau 24 de transmission d'onde de détonation de type Nonel (Marque déposée), de
tels cordeaux sont constituée par un tube en matière plastique qui porte sur sa surface
cylindrique interne une petite quantité de composition pyrotechnique primaire.
[0053] De tels tubes permettent la transmission d'une onde de détonation d'une extrémité
à l'autre sans engendrer d'effets destructeurs suivant des directions radiales.
[0054] La mise en place du cordeau est facilitée par la présence d'un chanfrein 25 au niveau
de l'embouchure 20. Le cordeau est enfoncé dans la cavité 23 jusqu'à venir en contact
avec le papier isolant 14. La paroi 26 du support tubulaire 17 présente une légère
conicité qui réalise une légère déformation de la paroi du cordeau et permet ainsi
d'assurer le maintien relatif du cordeau et du contacteur.
[0055] Le cordeau porte à son autre extrémité un dispositif d'initiation connu en soi et
qui est constitué par exemple par une amorce détonateur 27 à initiation électrique.
[0056] Cette amorce comprend de façon connue une alvéole 32 en matériau conducteur (tel
l'acier) dans laquelle est disposée une composition primaire 31 (tel de l'azoture
de plomb). La composition 31 est en contact avec un filament (non représenté ici)
et qui réalise un pont résistif entre deux conducteurs 28 et 29 séparés par un isolant
30.
[0057] Le fonctionnement du dispositif est le suivant:
Le cordeau 24 est initié au moyen de l'amorce 27. Lors de l'arrivée de l'onde de
détonation au niveau de la composition pyrotechnique 13, cette dernière est initiée
à son tour et elle projette la feuille conductrice 15 sur la surface plane 21 de l'embase
6. La feuille 15 recouvre alors les surfaces de contact des électrodes 7 et 8 et vient
ainsi réaliser une connexion électrique entre l'électrode centrale 7 et l'électrode
périphérique 8.
[0058] La feuille 15 se trouve découpée lors de sa projection au niveau de sa surface de
contact avec la rondelle 16.
[0059] La feuille 15 étant d'épaisseur réduite (de 0.2 à 0.5 mm), l'énergie nécessaire pour
la découper et la projeter sur les contacts est réduite et il n'est pas nécessaire
de prévoir une masse de composition pyrotechnique importante.
[0060] Néanmoins, la fiabilité du contacteur est excellente et son temps de réponse est
extrêmement réduit.
[0061] On obtient ainsi des temps de réponse de l'ordre de quelques microsecondes avec une
excellente fiabilité.
[0062] Cela est dû principalement au fait qu'il n'y a ici qu'une seule pièce mobile et de
masse réduite: la feuille conductrice. Son déplacement est une projection violente
sous l'effet de la détonation et il ne se trouve donc pas perturbé par des frottements.
[0063] Lorsque le contacteur est disposé dans un projectile, sa tenue aux contraintes de
tir est également excellente, la feuille conductrice étant calée entre la rondelle
16 et l'alvéole 10 et présentant une inertie négligeable.
[0064] De façon surprenante on constate que le contacteur selon l'invention permet de fermer
le contact entre les électrodes d'une façon permanente, en effet la violence de la
projection provoque une fusion partielle de la feuille conductrice qui devient alors
totalement solidaire de l'embase 6 et des surfaces de contact des électrodes qui affleurent
au niveau de la surface plane 21 de l'embase.
[0065] La surface plane 21 se trouve ainsi pratiquement métallisée.
[0066] Il est possible d'ajuster avec précision le temps de réponse du contacteur en jouant
sur la distance entre la feuille conductrice et l'embase, sur l'épaisseur de la feuille
conductrice et sur la masse de composition pyrotechnique mise en oeuvre.
[0067] Pratiquement une feuille de cuivre de 0.2 mm d'épaisseur disposée à 1 mm de l'embase
et projetée par une composition de 20 mg d'azoture de Plomb donne d'excellents résultats.
[0068] Il est possible de concevoir un contacteur selon l'invention dans lequel l'embase
porte des électrodes présentant des formes quelconques.
[0069] Ainsi les électrodes peuvent être de sections rectangulaires ou bien cylindriques.
Dans tous les cas les électrodes présenteront des surfaces de contact situées sur
la surface plane de l'embase, surfaces destinées à recevoir la feuille métallique
15.
[0070] Il est possible également de réaliser des contacteurs permettant de fermer plusieurs
contacts distincts ou bien encore de relier ensemble plusieurs contacts.
[0071] La figure 3 montre en coupe axiale une embase 6 qui est constituée par une électrode
centrale 7 et deux électrodes périphériques 8a et 8b qui présentent toutes deux des
formes de couronnes cylindriques. Les différentes électrodes sont séparées par des
couronnes de matière isolante 9a et 9b.
[0072] L'embase 6 présente une surface plane 21. L'électrode périphérique 8a est destinée,
comme dans l'exemple précédent, à se trouver en contact avec un boîtier conducteur
tandis que l'électrode périphérique 8b présente un prolongement cylindrique 33 coaxial
à l'électrode centrale 7 et s'étendant vers l'arrière de l'embase 6.
[0073] Ce prolongement est destiné à faciliter la connexion électrique de l'électrode périphérique
8b aux circuits électriques dans lesquels le contacteur selon l'invention sera introduit.
[0074] Comme suite à l'initiation de la composition pyrotechnique, la feuille conductrice
viendra s'appliquer sur la surface plane 21 et réalisera la connexion électrique des
3 électrodes entre elles.
[0075] Les figures 4a et 4b montrent une autre variante d'embase 6 dans laquelle deux électrodes
centrales 7a et 7b sensiblement parallélépipèdiques et deux électrodes périphériques
8a et 8b ayant la forme de portions de couronnes cylindriques coaxiales à l'embase,
sont noyées dans un bloc de matière isolante 9.
[0076] Le bloc isolant 9 présente à sa partie avant une barrette 34 sensiblement rectangulaire
et orientée suivant une direction axiale de l'embase. La barette 34 délimite sur la
partie avant de l'embase deux surfaces planes 21a et 21b dans lesquelles se trouvent
respectivement les extrémités des électrodes 7a, 8a et 7b, 8b.
[0077] Une feuille conductrice 35 qui est utilisée avec l'embase ainsi décrite est représentée
sur la figure 4c en vue frontale et sur la figure 4d en coupe axiale. Cette feuille
35 présente deux zones conductrices 35a et 35b par exemple en cuivre de quelques dixièmes
de mm d'épaisseur qui sont solidaires d'un support isolant 36 par exemple en Mylar
de quelques centièmes de mm d'épaisseur.
[0078] Le cuivre est déposé sur le Mylar par exemple par vapodéposition ou encore par collage.
[0079] La feuille 35 est mise en place dans le contacteur avec une position angulaire telle
que la zone conductrice 35a se trouve en regard de la surface plane 21a.
[0080] Il est commode de prévoir des moyens assurant lors du montage une mise en place de
l'embase et de la feuille avec une orientation relative correcte.
[0081] On pourra par exemple aménager une entaille 37 dans la feuille 35 et une entaille
38 sur l'embase 6, entailles destinées à recevoir une saillie (non représentée ici)
solidaire de la surface interne du boîtier et s'étendant suivant une direction axiale
de ce dernier.
[0082] Comme suite à l'initiation de la composition pyrotechnique, la feuille conductrice
35 viendra s'appliquer sur les surfaces planes 21a et 21b. Les dimensions des zones
conductrices 35a et 35b sont choisies de telle sorte que le contact soit établi entre
les électrodes 7a et 8a d'une part et 7b et 8b d'autre part sans qu'il y ait connexion
relative entre les contacts 7a et 7b. Une telle variante permet donc à partir d'une
seule commande pyrotechnique de réaliser deux connexions électriques distinctes.
1-Contacteur électrique (1) à commande pyrotechnique et comprenant un boîtier à l'intérieur
duquel est disposée une composition pyrotechnique (13) ainsi qu'au moins deux contacts,
caractérisé en ce que la composition est du type primaire et en ce que le contacteur comprend une feuille
(15, 35) relativement mince et comportant au moins une partie conductrice, feuille
disposée au voisinage de la composition pyrotechnique et maintenue par une rondelle
à distance et directement en regard des contacts de telle façon qu'elle puisse être
projetée sur les contacts lors de la mise à feu de la composition pyrotechnique.
2-Contacteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les contacts sont sur une
même surface plane (21) parallèle à la feuille conductrice (15,35).
3-Contacteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que les contacts sont portés
par une embase (6) comprenant au moins une électrode périphérique (8) et une électrode
centrale (7) séparées par un matériau isolant (9).
4-Contacteur selon la revendication 3, caractérisé en ce que le matériau isolant est
du verre.
5-Contacteur selon une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la composition
pyrotechnique (13) est disposée dans une alvéole (10) dont le fond est fermé par un
paillet (12) en contact avec la feuille conductrice (15, 35).
6-Contacteur selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comprend un boîtier conducteur
(2) à l'intérieur duquel est disposée l'embase (6), le boîtier présentant une ouverture
(5) permettant le passage de l'électrode centrale (7) de l'embase (6) et une électrode
périphérique (8) de l'embase se trouvant en contact électrique avec une surface interne
du boîtier (2).
7-Contacteur selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'alvéole (10) est maintenue
en contact avec la feuille conductrice (15, 35) par un support tubulaire (17) rendu
solidaire du boîtier (2) par un moyen de liaison.
8-Contacteur selon une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la composition
pyrotechnique (13) est de l'azoture de plomb.
9-Contacteur selon une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la feuille conductrice
(15) est une feuille en cuivre d'épaisseur comprise entre 0.2 et 0.5 mm.