[0001] La présente invention concerne un dispositif pour l'allumage de moteurs à combustion
interne, comprenant une bobine avec un bobinage primaire et un bobinage secondaire,
munie d'une armature dans laquelle le passage d'un aimant entraîné par la rotation
du moteur produit un flux magnétique variable qui induit dans le bobinage primaire
une impulsion de courant dont la coupure provoque dans le bobinage secondaire une
impulsion de tension élevée destinée à une bougie d'allumage, un circuit de courant
primaire dans lequel se referme ledit courant et qui comporte une impédance en série
avec un transistor interrupteur, et un circuit de commande de l'état conducteur ou
non conducteur du transistor interrupteur, provoquant la coupure du courant par la
coupure dudit transistor interrupteur lorsque la valeur d'un signal de commande appliqué
à une borne d'entrée de ce circuit franchit une valeur de seuil déterminée.
[0002] Un tel dispositif est utilisé dans des petits moteurs à combustion interne, par exemple
pour des tondeuses à gazon, des scies à chaine, des taille-haies, des débroussailleuses,
etc.
[0003] Un tel dispositif est connu du brevet allemand DE 23 14559. Le circuit décrit par
ce document comporte un transistor interrupteur qui est de type Darlington NPN avec,
en série dans sa connexion d'émetteur une impédance, en l'occurence une résistance
de mesure de courant. La tension engendrée par le courant dans cette résistance est
appliquée à l'espace base-émetteur d'un transistor NPN, qui devient donc conducteur
lorsque le courant dépasse une valeur déterminée. Ce transistor est branché de telle
façon que sa conduction provoque la coupure du transistor interrupteur.
[0004] Un tel dispositif fonctionne, mais il n'est pas protégé contre le fonctionnement
du moteur tournant à l'envers.
[0005] L'invention se propose de fournir un dispositif qui, lorsque le moteur tourne à l'envers,
ne déclenche pas d'étincelle d'allumage.
[0006] Un autre but de l'invention est de fournir un dispositif qui permette d'obtenir,
lorsque le moteur tourne dans le sens normal, une avance à l'allumage variable avec
la vitesse et bien adaptée aux exigences des moteurs.
[0007] L'invention est basée sur la remarque que les volants magnétiques connus fournissent,
avant l'impulsion de courant principale qui est utilisée pour l'allumage, une autre
impulsion de polarité opposée, et sur l'idée d'introduire dans le dispositif une capacité
qui est chargée par la première impulsion et dont la charge ainsi acquise demeure
active dans le fonctionnement au cours de l'impulsion principale qui suit, de telle
façon qu'en cas de marche à l'envers du moteur, ce qui inverse l'ordre d'apparition
des impulsions, le fonctionnement est complètement perturbé.
[0008] Ainsi un dispositif selon l'invention est remarquable en ce que, au moins une première
et une seconde impulsions de courant immédiatement successives de polarités opposées
étant induites par le flux magnétique variable et le circuit de commande étant conçu
pour déclencher la coupure du transistor interrupteur au cours de la seconde impulsion,
la tension variable développée au point commun entre l'impédance et le transistor
interrupteur est transmise à la borne d'entrée du circuit de commande par une capacité,
et il existe un chemin de courant en série avec la capacité entre les deux bornes
du bobinage primaire, chemin qui est conducteur au moins pendant la première impulsion.
[0009] Le chemin de courant en question permet une certaine charge de la capacité au cours
de la première impulsion, charge qui viendra s'ajouter au signal de commande par la
suite, puisque c'est par cette même capacité que le signal de commande utile est transmis.
[0010] Il est vrai qu'un dispositif comportant une résistance dans laquelle passe le courant
primaire et aussi une capacité est connu du brevet allemand DE 15 39180. Toutefois
dans ce dispositif, la capacité est directement connectée à une extrémité du bobinage
primaire (point référencé 28 ou "c"), et sa charge ne peut donc pas s'ajouter ou se
soustraire avec la tension créée par le courant dans la résistance.
[0011] Le dispositif selon l'invention fonctionne avec une sécurité maximale quand ladite
valeur de seuil est déterminée de telle façon que la coupure du courant est commandée
par la tension variable, développée point commun entre l'impédance et le transistor
interrupteur lors de la seconde impulsion électrique, seulement lorsque la capacité
est préchargée au delà d'une valeur prédéterminée par le courant de la première impulsion.
[0012] Dans un mode de réalisation particulier, le transistor interrupteur étant d'une première
polarité et ladite impédance étant placée dans son trajet de collecteur, le circuit
de commande comprend un transistor d'une seconde polarité dont la base est reliée
par la capacité au dit point commun, dont l'émetteur est relié à l'extrémité de l'impédance
qui n'est pas celle reliée au point commun, et dont le collecteur est relié à la base
du transistor interrupteur.
[0013] Dans un autre mode de réalisation, le transistor interrupteur étant d'une première
polarité et ladite impédance étant placée dans son trajet de collecteur, le circuit
de commande comprend un transistor de la première polarité dont la base est reliée
par la capacité de transmission au dit point commun et dont le collecteur est relié
à la base d'un premier transistor d'une seconde polarité dont l'émetteur est relié
à l'extrémité de l'impédance qui n'est pas celle reliée au point commun et dont le
collecteur est relié à la base du transistor de la première polarité, et un second
transistor d'une seconde polarité dont l'émetteur est relié à l'extrémité de l'impédance
qui n'est pas celle reliée au point commun, dont le collecteur est relié à la base
du transistor interrupteur, et dont la base est reliée à l'émetteur du transistor
de la première polarité.
[0014] Dans un encore autre mode de réalisation, le transistor interrupteur étant d'une
première polarité et ladite impédance étant placée dans son trajet de collecteur,
le circuit de commande comprend un transistor de la première polarité dont la base
est reliée par la capacité de transmission au dit point commun et dont le collecteur
est relié à l'extrémité de l'impédance qui n'est pas celle reliée au point commun,
et un transistor d'une seconde polarité dont l'émetteur est relié à l'extrémité de
l'impédance qui n'est pas celle reliée au point commun, dont le collecteur est relié
à la base du transistor interrupteur, et dont la base est reliée à l'émetteur du transistor
de la première polarité.
[0015] Selon une variante, le circuit de commande du commmutateur comporte en outre un transistor
d'une seconde polarité dont la base est reliée au point milieu d'un pont de résistances
qui relie les deux extrémités du bobinage primaire, dont l'émetteur est relié à l'extrémité
de l'impédance qui n'est pas celle reliée au point commun, et dont le collecteur est
relié à l'émetteur du susdit transistor de la première polarité.
[0016] Selon une autre variante, le circuit de commande comporte en outre un transistor
d'une seconde polarité dont la base est reliée au point milieu d'un pont de résistances
qui relie les deux extrémités du bobinage primaire, dont l'émetteur est relié à l'extrémité
de l'impédance qui n'est pas celle reliée au point commun, et dont le collecteur est
relié à l'extrémité de la capacité qui n'est pas celle reliée au point commun.
[0017] La description qui va suivre, en regard des dessins annexés décrivant des exemples
non limitatifs fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée.
[0018] La figure 1 représente schématiquement un dispositif selon l'invention.
[0019] Les figures 2A et 2B sont des diagrammes de la tension développée par le bobinage
au cours du temps.
[0020] Les figures 3 à 6 représentent différentes variantes ou modes de réalisation de schémas
électriques d'un dispositif.
[0021] Le dispositif représenté sur la figure 1 comporte une bobine avec un bobinage primaire
1 et un bobinage secondaire 2. Les bobinages sont placés sur une armature 3 dans laquelle
un aimant 4 entraîné par la rotation du moteur produit un flux magnétique variable
qui induit un courant dans le bobinage primaire 1.
[0022] Une coupure de ce courant provoque dans le bobinage secondaire une impulsion de tension
élevée destinée à une bougie d'allumage.
[0023] Le courant du bobinage primaire 1 prélevé sur des bornes 5 et 6 se referme dans un
circuit de courant primaire fait d'une résistance R1 en série avec un transistor interrupteur
Ti. Le transistor interrupteur Ti est de type NPN et la résistance R1 est placée dans
son trajet de collecteur.
[0024] La figure 2A montre les impulsions de tension produites par le bobinage primaire
dans le cas d'une marche normale avec une géométrie déterminée de l'aimant et des
armatures choisie à titre d'exemple. Ce tracé a été relevé pour un fonctionnement
à vide, à 1500 tours/minute. Chaque passage de l'aimant devant la bobine engendre
quatre impulsions a, b, c, d, la quatrième étant très faible. La première et la seconde
impulsions immédiatement successives de polarités opposées participent au fonctionnement
du circuit. Les deux autres ne jouent aucun rôle en fonctionnement normal. La figure
2B montre les impulsions de tension produites en marche arrière. Du fait de la dissymétrie
de forme de l'armature de la bobine la forme des impulsions a changé, et la première
impulsion est devenue très faible, trop faible pour jouer un rôle, d'autant plus qu'elle
disparaît complètement dès que le circuit est branché et tire du courant sur le bobinage.
En conséquence la première impulsion qui ne soit pas négligeable est l'impulsion "b"
de polarité opposée à l'impulsion "a" de la figure 2A. L'impulsion principale est
maintenant l'impulsion "c", qui est de polarité opposée à l'impulsion "b" de la figure
2A.
[0025] Dans le circuit de la figure 1, un circuit de commande 7 de l'état conducteur ou
non conducteur du transistor interrupteur Ti est muni d'une borne d'entrée 9 et est
relié à la base du transistor Ti. Son rôle essentiel est, lors de la deuxième impulsion
b, de rendre d'abord conducteur le transistor Ti puis de provoquer la coupure du courant
de ce transistor. Cette coupure se produit lorsque la tension croissante sur la borne
d'entrée 9 franchit une valeur de seuil déterminée. Le signal variable au point commun
8 entre la résistance R1 et le transistor Ti est appliqué à la borne d'entrée 9 par
l'intermédiaire d'une capacité C.
[0026] Le transistor Ti est ici un transistor de type dit Darlington qui comprend en général
par construction une diode D en dérivation, diode D qui est conductrice dans le sens
de courant opposé à celui du transistor Ti.
[0027] Un chemin de courant en série avec la capacité entre les deux bornes du bobinage
primaire, chemin qui est conducteur au moins pendant la première impulsion, est constitué
par la diode D et une résistance 10 entre la borne d'entrée 9 du circuit de commande
7 et la borne 5.
[0028] La valeur de seuil sur l'entrée 9 du circuit de la figure 1, pour laquelle est déclenchée
la mise dans l'état non conducteur du transistor interrupteur Ti, est déterminée de
telle façon que la coupure du courant est commandée par la tension variable développée
au point commun 8 lors de la seconde impulsion électrique seulement lorsque la capacité
est préchargée par le courant de la première impulsion. L'homme du métier obtiendra
cela aisément en réalisant des expériences successives au cours desquelles il fera
varier des éléments du circuit 7 à son choix, de façon à faire varier le seuil de
déclenchement, jusqu'à obtenir la satisfaction de la condition ci-dessus. Ceci sera
expliqué plus précisément à l'occasion de la description des schémas donnés ci-après
à titre d'exemples.
[0029] Dans le dispositif de la figure 3, le circuit de commande 7 comprend un transistor
T2 de type PNP dont la base est reliée à la capacité C via une résistance 11. L'autre
extrémité de la capacité est reliée au point commun 8. L'émetteur du transistor T2
est relié à l'extrémité de la résistance R1 qui est liée à la borne 5, c'est-à-dire
l'extrémité qui n'est pas reliée au point commun 8, et son collecteur est relié à
la base du transistor interrupteur Ti via une diode et une résistance en série. Une
diode D2 constitue, en série avec la résistance 11, un chemin de courant entre l'entrée
du circuit de commande c'est-à-dire le point 9 relié à la capacité C, et l'extrémité
de l'impédance R1 liée à la borne 5, c'est-à-dire l'extrémité qui n'est pas reliée
au point commun 8.
[0030] Le fonctionnement est le suivant : la première impulsion produit un signal entre
les bornes 5 et 6 qui est plus négatif sur la borne 5 ; ainsi la capacité C est chargée
via les éléments D, 11, D2 avec une polarité négative sur son armature de gauche sur
la figure ; au début de la deuxième impulsion, la tension négative aux bornes de la
capacité polarise négativement la base du transistor T2 par rapport à son émetteur,
ce qui le rend conducteur ; l'impulsion produit un signal plus positif sur la borne
5, et il passe donc un courant émetteur-collecteur dans le transistor T2 qui rend
conducteur le transistor Ti et un courant commence à passer dans R1 et le transistor
Ti ; la capacité C se décharge puis se charge éventuellement dans l'autre sens du
fait du courant de base du transistor T2, réglé par la valeur de la résistance 11,
et en fin de compte le transistor T2 passe à l'état coupé ainsi que le transistor
Ti. En l'absence d'une première impulsion négative, la capacité n'est pas chargée
et le transistor T2 ainsi que le transistor Ti sont bloqués dès le début de l'impulsion
positive ; il n'y a pas d'étincelle.
[0031] Ce circuit qui correspond à la variante la plus simple d'un circuit selon l'invention
présente toutefois l'inconvénient de ne pas fonctionner si la première impulsion est
petite c'est-à-dire à vitesse faible, à moins d'utiliser un aimant très puissant.
[0032] Dans les circuits des figures 4 à 6, le circuit de commande comprend un transistor
T1 de type NPN, dont la base est reliée par la capacité C au point commun 8, via une
résistance 21 en série avec la capacité C.
[0033] Un second transistor T2 de type PNP a son émetteur relié à la résistance R1 du côté
de la borne 5. Dans le circuit de la figure 4, une diode est insérée dans cette liaison.
Dans les circuits des figures 5 et 6, une résistance 26 y est insérée. Le collecteur
du transistor T2 est relié à la base du transistor interrupteur. Dans le circuit de
la figure 4, une résistance 28 est interposée en série dans la liaison. La base du
transistor PNP T2 est reliée à l'émetteur du transistor NPN T1. Dans le circuit de
la figure 4 une résistance 12 est insérée dans la liaison. La base du transistor T2
est aussi reliée à l'émetteur du transistor interrupteur via une ou plusieurs résistances
à savoir la résistance 13 dans les circuits des figures 5 et 6, et les résistances
12 et 13 en série dans le circuit de la figure 4. Une résistance 30, éventuellement
intégrée dans le transistor Ti, relie la base du transistor Ti à la borne 6.
[0034] On supposera par la suite que la masse est connectée à la borne 6. Il ne s'agit là
que d'une convention destinée à enlever toute ambiguïté à certaines explications.
[0035] Dans le circuit de la figure 4, la base du transistor T1 est reliée au collecteur
d'un transistor T4 de type PNP dont l'émetteur est relié à la borne 5, et dont la
base est reliée au collecteur du transistor NPN T1. Ainsi les deux transistors T1
et T4 sont montés en thyristor de façon connue, ce qui interdit au transistor T1,
une fois qu'il est devenu conducteur, de se rebloquer à nouveau. Deux résistances
22, 23 en série sont placées entre la borne 5 et le point 9. Une résistance 24 est
en outre connectée entre la base du transistor T2 et celle du transistor T1 et une
résistance 18 entre la borne 5 et la base du transistor T2.
[0036] Dans les circuits des figures 5 et 6, le collecteur du transistor T1 est relié à
l'extrémité de l'impédance R1 qui est liée à la borne 5, c est-à-dire qui n'est pas
reliée au point commun 8. Sa base est reliée aussi à la borne 5 par une résistance
17.
[0037] Un chemin de courant entre l'armature de la capacité, à gauche sur les figures, et
l'extrémité de l'impédance R1, en haut sur les figures, pour charger la capacité au
cours de la première impulsion négative, est constitué par une ou plusieurs résistances
en série : les résistances 22, 23 ou les résistances 18, 24, 21 dans le circuit de
la figure 4, les résistances 17 et 21 dans les circuits des figures 5, 6.
[0038] Le réglage de la valeur de seuil à l'entrée 9 pour laquelle le transistor Ti est
coupé peut se faire dans le circuit de la figure 4 par les valeurs des résistances
12 ou 13 ou 18 et dans celui des figures 5 et 6 par le ratio du pont de résistances
17, 21. La valeur de la tension de base qui rend le transistor T2 conducteur est aussi
un élément important pour fixer le seuil de déclenchement. Des éléments tels que la
diode D3 ou la résistance 26 amènent cette tension à la valeur désirée.
[0039] Ces trois circuits fonctionnent de la façon suivante : lorsqu'une tension positive
apparaît sur la borne 5 par rapport à la borne 6, un courant s'écoule par la jonction
émetteur-base du transistor T2 et va vers la borne 6 via les résistances 12 et/ou
13 ; le transistor T2 est donc conducteur et alimente la base du transistor Ti qui
devient conducteur ; de ce fait la tension au point 8 est proche de celle au point
6 et la tension au point 9 est encore plus basse étant donné la charge préalable de
la capacité C sur la première impulsion négative (comme cela a été expliqué en regard
de la figure 3), donc le transistor T1 est bloqué ; une partie du courant qui s'écoule
dans le transistor Ti passe par la résistance R1 bien entendu, mais aussi par le chemin
de courant déja mentionné ce qui rend de plus en plus positive la tension sur l'armature
9 de la capacité C ; après un certain délai, cette tension au point 9 est assez haute
pour rendre le transistor T1 conducteur ce qui fait monter la tension sur la base
du transistor T2 ; celui ci se bloque alors ainsi que le transistor Ti.
[0040] Il est clair que lorsque le moteur tourne à l'envers, il n'y a plus de précharge
de la capacité C par la première impulsion et le fonctionnement est modifié. Il peut
encore se produire une étincelle, mais elle est décalée dans le temps de façon importante.
[0041] Dans le circuit de la figure 4, le point commun à la base du transistor T4 et au
collecteur du transistor T1 est relié par une résistance au point milieu du pont des
deux résistances 22, 23. Ceci permet le déclenchement direct du transistor T4 à grande
vitesse, la capacité C transmettant alors au pont 22, 23, avant d'avoir eu le temps
de se décharger, la tension créée aux bornes de la résistance R1 par la montée du
courant. Il y a alors plus d'avance à l'allumage.
[0042] Dans les circuits des figures 5 et 6, l'émetteur du transistor T2 est relié à l'extrémité
6 du bobinage primaire par une résistance 27.
[0043] Dans le circuit de la figure 5, le circuit de commande comporte en outre un transistor
T5 de type PNP dont la base est reliée au point central d'une étoile de trois résistances
19, 20, 14. Chacune de ces résistances est reliée, du côté opposé au point central,
respectivement à la borne 5, c'est-à-dire le point commun du bobinage primaire et
de la résistance R1, à l'extrémité 6 du bobinage primaire, et à l'extrémité 8 de l'impédance
R1. En variante, la résistance 20 ou bien la résistance 14 peut être infinie, c'est-à-dire
ne pas être présente. L'émetteur du transistor T5 est relié à l'extrémité de la résistance
R1 qui n'est pas celle reliée au point commun 8, et son collecteur est relié à l'émetteur
du transistor NPN T1, c'est-à-dire à la base du transistor T2. En outre une diode
D1 est reliée par son anode au point intermédiaire de deux résistances en série reliant
la borne 5 à la base du transistor T5, et par sa cathode à l'extrémité de la capacité
C du côté du transistor T1. Cette diode permet une remontée plus rapide que celle
qui serait obtenue via les résistances 17 et 21 seulement, pour la tension sur la
borne 9 de la capacité.
[0044] Le transistor T5 est bloqué au début d'une impulsion positive parce que la tension
obtenue aux bornes de la résistance 19 à partir de celle entre les bornes 5 et 6 ou
entre les bornes 5 et 8 par division dans les ponts de résistances 20, 19 et 14, 19
est inférieure à la tension émetteur-base qui rendrait le transistor T5 conducteur.
Quand cette tension a grandi, le transistor T5 devient conducteur ce qui bloque le
transistor T2, comme lorsque le transistor T1 devient conducteur. Ainsi les transistors
T5 et T1 agissent chacun de leur côté, et c'est le premier à agir qui importe : à
grande vitesse c'est T5 qui agit le premier, ce qui permet d'avoir alors plus d'avance
à l'allumage. Le passage d'un mode de fonctionnement à l'autre se fait brutalement
à une certaine vitesse.
[0045] Le circuit de la figure 6 qui est le montage préféré, est dérivé de celui de la figure
5 : le circuit de commande comporte un transistor T6 de type PNP dont la base est
reliée au point central d'une étoile de trois résistances 15, 16, 31. Chacune de ces
résistances est reliée, du côté opposé au point central, respectivement à la borne
5, c'est-à-dire le point commun du bobinage primaire et de la résistance R1, à l'extrémité
6 du bobinage primaire, et à l'extrémité 8 de l'impédance R1. En variante, la résistance
16 ou bien la résistance 31 peut être infinie, c'est-à-dire ne pas être présente.
Le trajet émetteur-collecteur du transistor T6 n'est pas relié en parallèle avec celui
du transistor T1 comme c'est le cas pour le transistor T5 de la figure 5, mais réalise
une liaison entre la borne 5 et l'armature, à gauche sur la figure, de la capacité
C. Au lieu d'agir directement pour bloquer le transistor T2 comme fait le transistor
T5 de la figure 5, le transistor T6 lorsqu'il devient conducteur ajoute un courant
supplémentaire à celui qui traverse la résistance 17, ce qui fait remonter plus vite
la tension de l'armature 9 de la capacité C ; ainsi est procurée une avance à l'allumage
qui, à partir d'un certain régime, varie progressivement en fonction de la vitesse.
[0046] Lorsque le transistor Ti est coupé, la tension positive croît très rapidement sur
la borne 5 du bobinage primaire, à cause de la self-inductance. Le courant correspondant
dans la chaine d'éléments constituée par la résistance 17, l'espace base-émetteur
du transistor T1 et la résistance 13 pourrait développer aux bornes de la résistance
17 une tension suffisante pour rendre à nouveau conducteur le transistor T2. Le pont
des résistances 26, 27 fait varier la tension de l'émetteur du transistor T2 de façon
à suivre la montée de la tension appliquée à sa base et à éviter cet inconvénient.
[0047] Un fonctionnement satisfaisant du circuit de la figure 6 est obtenu avec une résistance
R1 de l'ordre de 1 à 2 Ω, une capacité de l'ordre de 27 nF, des résistances 21, 17,
13, 15, 16, 26, 27, 30 respectivement de l'ordre de 1,5 kΩ, 40 kΩ, 15 kΩ, 5 kΩ, 40
kΩ, 50 Ω, 7 kΩ, 3 kΩ. Avec ces valeurs, on n'utilise pas de résistance 31. Un élément
29, fait d'une résistance d'environ 5 kΩ en série avec une résistance dite CTN de
15 kΩ est en outre connecté entre la borne 5 et la base du transistor T6, de façon
à maintenir les caractéristiques en température. Les transistors Ti et T2 sont des
modèles à haute tension.
[0048] L'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation décrites ci-dessus. Il est
possible par exemple d'ajouter au circuit des figures 5 et 6 la résistance 28 du circuit
de la figure 4, ou d'introduire dans les circuits des figures 5 et 6 la chaine de
résistances 18, 12, 13 du circuit de la figure 4. Par ailleurs, il est à peu près
équivalent de connecter la borne inférieure de la résistance 17 des figures 5 et 6
de l'autre côté de la résistance 21, c'est-à-dire directement au point 9, la résistance
21 étant de valeur ohmique faible. Dans le schéma de la figure 6, le point haut de
cette même résistance 17, qui est connecté à la borne d'alimentation 5, peut aussi
y être connecté au travers de la résistance 15, c'est à dire que la dite résistance
17 est alors branchée entre la base du transistor T6 et le point 9.
[0049] D'une façon plus générale, en plaçant la résistance R1 dans la connexion d'émetteur
du transistor Ti, l'homme du métier peut facilement imaginer un circuit de commande
7 qui présente les niveaux de tension requis (il suffit par exemple d'utiliser des
transistors de polarité opposée et d'ajouter ou retrancher un transistor pour inverser
le signal appliqué à la base du transistor interrupteur) de façon à reproduire sous
une autre forme les circuits décrits ici. Le transistor Ti peut aussi être remplacé
par un autre dispositif interrupteur commandable, par exemple un transistor de type
MOS.
1. Dispositif pour l'allumage de moteurs à combustion interne, comprenant une bobine
avec un bobinage primaire (1) et un bobinage secondaire (2), munie d'une armature
(3) dans laquelle le passage d'un aimant entraîné par la rotation du moteur produit
un flux magnétique variable qui induit dans le bobinage primaire une impulsion de
courant dont la coupure provoque dans le bobinage secondaire une impulsion de tension
élevée destinée à une bougie d'allumage, un circuit de courant primaire dans lequel
se referme ledit courant et qui comporte une impédance (R1) en série avec un transistor
interrupteur (Ti), et un circuit (7) de commande de l'état conducteur ou non conducteur
du transistor interrupteur, provoquant la coupure du courant par la mise dans l'état
non conducteur du transistor interrupteur lorsque la valeur d'un signal de commande
appliqué à une borne d'entrée (9) de ce circuit franchit une valeur de seuil déterminée,
caractérisé en ce que, au moins une première (a) et une seconde (b) impulsions de
courant immédiatement successives de polarités opposées étant induites par le flux
magnétique variable et le circuit de commande étant conçu pour déclencher la coupure
du transistor interrupteur au cours de la seconde impulsion (b), la tension variable
développée au point commun (8) entre l'impédance (R1) et le transistor interrupteur
(Ti) est transmise à la borne d'entrée (9) du circuit de commande par une capacité
(C), et il existe un chemin de courant (D, 10) en série avec la capacité entre les
deux bornes (5, 6) du bobinage primaire, chemin qui est conducteur au moins pendant
la première impulsion.
2. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que ladite valeur de seuil est
déterminée de telle façon que la coupure du courant n'est commandée par la tension
variable développée au point commun (9) entre l'impédance et le transistor interrupteur
lors de la seconde impulsion électrique que lorsque la capacité (C) est préchargée
par le courant de la première impulsion (a).
3. Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que, le transistor
interrupteur (Ti) étant d'une première polarité et ladite impédance (R1) étant placée
dans son trajet de collecteur, le circuit de commande comprend un transistor (T2)
d'une seconde polarité dont la base est reliée par la capacité (C) au dit point commun
(8), dont l'émetteur est relié à l'extrémité (5) de l'impédance (R1) qui n'est pas
celle reliée au point commun (8), et dont le collecteur est relié à la base du transistor
(Ti) interrupteur.
4. Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que, le transistor
interrupteur (Ti) étant d'une première polarité et ladite impédance (R1) étant placée
dans son trajet de collecteur, le circuit de commande comprend un transistor de la
première polarité (T1) dont la base est reliée par la capacité (C) de transmission
au dit point commun (8) et dont le collecteur est relié à la base d'un premier transistor
(T4) d'une seconde polarité dont l'émetteur est relié à l'extrémité (5) de l'impédance
qui n'est pas celle reliée au point commun (8) et dont le collecteur est relié à la
base du transistor (T1) de la première polarité, et un second transistor (T2) d'une
seconde polarité dont l'émetteur est relié à l'extrémité (5) de l'impédance qui n'est
pas celle reliée au point commun (8), dont le collecteur est relié à la base du transistor
(Ti) interrupteur, et dont la base est reliée à l'émetteur du transistor (T1) de la
première polarité.
5. Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que, le transistor
interrupteur (Ti) étant d'une première polarité et ladite impédance (R1) étant placée
dans son trajet de collecteur, le circuit de commande comprend un transistor de la
première polarité (T1) dont la base est reliée par la capacité (C) de transmission
au dit point commun (8) et dont le collecteur est relié à l'extrémité (5) de l'impédance
qui n'est pas celle reliée au point commun, et un transistor (T2) d'une seconde polarité
dont l'émetteur est relié à l'extrémité (5) de l'impédance qui n'est pas celle reliée
au point commun (8), dont le collecteur est relié à la base du transistor (Ti) interrupteur,
et dont la base est reliée à l'émetteur du transistor (T1) de la première polarité.
6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le circuit de commande
du commmutateur comporte en outre un transistor (T5) d'une seconde polarité dont la
base est reliée au point milieu d'un pont de résistances (19, 20) qui relie les deux
extrémités (5, 6) du bobinage primaire, dont l'émetteur est relié à l'extrémité (5)
de l'impédance qui n'est pas celle reliée au point commun (8), et dont le collecteur
est relié à la base du susdit transistor (T2) de la seconde polarité.
7. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le circuit de commande
du commmutateur comporte en outre un transistor (T6) d'une seconde polarité dont la
base est reliée au point milieu d'un pont de résistances (15, 16) qui relie les deux
extrémités (5, 6) du bobinage primaire, dont l'émetteur est relié à l'extrémité (5)
de l'impédance qui n'est pas celle reliée au point commun (8), et dont le collecteur
est relié à l'extrémité de la capacité (C) qui n'est pas celle reliée au point commun
(8).
8. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le circuit de commande
du commmutateur comporte en outre un transistor d'une seconde polarité (T5) dont la
base est reliée au point milieu d'un pont de résistances (19, 14) qui relie les deux
extrémités de l'impédance (R1), dont l'émetteur est relié à l'extrémité (5) de l'impédance
qui n'est pas celle reliée au point commun (8), et dont le collecteur est relié à
la base du susdit transistor (T2) de la seconde polarité.
9. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le circuit de commande
du commmutateur comporte en outre un transistor d'une seconde polarité (T6) dont la
base est reliée au point milieu d'un pont de résistances (15, 31) qui relie les deux
extrémités de l'impédance (R1), dont l'émetteur est relié à l'extrémité (5) de l'impédance
qui n'est pas celle reliée au point commun (8), et dont le collecteur est relié à
l'extrémité de la capacité (C) qui n'est pas celle reliée au point commun (8).