[0001] D'une manière générale, on sait que l'un des principaux traitements de durcissement
superficiel des aciers le plus usité actuellement dans le domaine de la mécanique
générale est, sans conteste, la cémentation.
[0002] Ce traitement, qui est décrit notamment dans les brevets GB-A-1 510 481 et GB-A-1
559 690, permet d'augmenter la dureté de surface, les caractéristiques mécaniques,
la limite de fatigue superficielle ou de roulement, et la tenue à l'usure d'organes
mécaniques fortement sollicités comme les engrenages, les axes de transmission, les
cames, etc...
[0003] A l'heure actuelle, ce traitement est réalisé dans un four à charge (ou non) à l'intérieur
duquel les pièces sont amenées à une température de traitement dans une atmosphère
à base d'azote et de méthanol.
[0004] Cette technique, qui est très diffusée, présente cependant un certain nombre d'inconvénients
dus, en grande partie, à l'oxygène présent dans l'atmosphère cémentante.
[0005] En effet, cet oxygène réagit à la surface de l'acier par phénomène d'oxydation intergranulaire.
Cette dernière fragilise la structure superficielle en diminuant localement la dureté
et surtout la limite de fatigue.
[0006] En outre, l'oxygène présent a pour effet de limiter le transfert du carbone au niveau
de l'interface entre la phase gazeuse cémentante et le solide à cémenter. Ce phénomène
limite donc la vitesse de cémentation.
[0007] Pour remédier à ces inconvénients, les équipements de cémentation sont fréquemment
pourvus de sonde à oxygène et d'analyseur à infra-rouge, de façon à contrôler le potentiel
carbone dans l'atmosphère.
[0008] Toutefois, bien que contrôlant la phase de cémentation, ces systèmes ne peuvent que
limiter, mais sans cependant l'éliminer, l'effet néfaste de la présence de l'oxygène
dans l'atmosphère de traitement. Par ailleurs, du point de vue mécanique, la couche
superficielle présentant le phénomène d'oxydation intergranulaire, doit être généralement
éliminée par de coûteuses opérations de rectification.
[0009] A ces inconvénients, s'ajoutent ceux résultant des particularités de la loi d'enrichissement
en carbone d'un acier. Selon cette loi, l'enrichissement en carbone qui est linéaire
en fonction du temps, en dessous du seuil de saturation de l'austénite, devient fonction
de la racine carrée du temps au-delà de ce seuil (régime diffusionnel - loi de Fick).
[0010] Au cours de ce régime diffusionnel, il se produit un carbure de fer, très dur et
très fragile appelé cémentite (Fe3C) ainsi que de la suie.
[0011] En outre, compte tenu du fait que les traitements sont effectués à la pression atmosphérique,
et que la teneur en gaz de traitement est difficilement contrôlable avec précision,
on constate :
- une hétérogénéité de traitement,
- un contrôle impossible de l'enrichissement,
- un taux de "cracking" très faible du gaz de traitement (en général du CH4) et un mauvais
rendement en carbone bas.
[0012] Pour tenter d'éviter les effets néfastes de la surcarburation au cours du régime
diffusionnel, on a proposé de réduire, au cours de cette phase, la teneur en gaz de
traitement par dilution, en injectant dans le four un gaz neutre. Toutefois, cette
solution ne permet pas d'obtenir une élimination totale du gaz de traitement et exige
un temps relativement important pour réduire suffisamment le taux de gaz de traitement.
[0013] L'invention a donc plus particulièrement pour but de supprimer tous ces inconvénients.
[0014] Elle propose, à cet effet, un procédé de cémentation consistant à porter les pièces
à traiter à une température comprise entre 800°C et 1100°C, dans une atmosphère gazeuse
exempte d'oxygène maintenue par pompage à basse pression, et à procéder à une pluralité
de phases d'enrichissement en carbone successives, obtenues chacune par une injection
de durée limitée, d'un gaz de traitement comprenant un ou plusieurs hydrocarbures
purs, chaque phase d'enrichissement présentant une durée inférieure au temps de passage
en phase de saturation de l'austénite, ces phases d'enrichissement étant séparées
par des phases de diffusion sous vide de plus grande durée permettant d'ajuster la
teneur superficielle en carbone.
[0015] Selon l'invention, ce procédé est caractérisé en ce que la susdite pression est maintenue
à une valeur comprise entre 1 et 10 mbar avec un débit gazeux tel que l'atmosphère
cémentante soit saturée ou présente un haut potentiel cémentant, et en ce que les
phases d'injection de gaz de traitement sont obtenues au moyen d'une pluralité de
buses d'injection mises en oeuvre selon une séquence permettant d'engendrer un flux
gazeux en mouvement sur les pièces à traiter.
[0017] En fait, l'agent cémentant principal est l'éthylène issu du "cracking", du propane
ou de l'éthane, le méthane étant le composé le moins efficace.
[0018] Le procédé précédemment décrit (pression réduite/température élevée) permet de s'affranchir
de la plupart des inconvénients des techniques antérieures, tout en permettant un
accroissement des cinétiques de cémentation.
[0019] Grâce au fait que la génération de carbone actif est obtenue par simple dissociation
de molécules d'hydrocarbure, le mécanisme du transfert de carbone est considérablement
simplifié.
[0020] Ce phénomène de dissociation est amélioré, à basse pression, en raison de la loi
de déplacement des équilibres (loi de Le Chatelier) : une baisse de pression à température
constante, produit la réaction qui entraîne une augmentation de volume du système
et inversement. On constate que ce processus tend à favoriser les réactions du type
:

[0021] Un autre avantage important du procédé selon l'invention consiste en ce qu'il permet
de contrôler le temps de séjour du gaz dans le four : Dès que cesse l'injection (qui
a causé une élévation de pression), le gaz se trouve rapidement pompé jusqu'à ce que
la pression retourne à sa valeur initiale à laquelle la teneur en gaz de traitement
est négligeable. Il devient alors possible d'éviter le passage en dessous du seuil
de saturation de l'austénite et les inconvénients qui en résultent.
[0022] En outre, les consommations de gaz de traitement sont réduites, tandis que la sécurité
du système est améliorée.
[0023] Comme précédemment mentionné, l'invention concerne également un dispositif pour la
mise en oeuvre du procédé précédemment décrit, ce dispositif faisant intervenir un
four de traitement thermique ou thermochimique sous vide, du type comprenant, à l'intérieur
d'une enceinte étanche connectée à une station de pompage, un moufle thermiquement
isolant équipé de moyens de chauffage, à l'intérieur duquel sont disposées les charges
à traiter, et une pluralité de moyens permettant d'injecter à l'intérieur du four
un gaz de traitement, la station de pompage étant conçue de manière à pouvoir obtenir
à l'intérieur de l'enceinte, une pression de l'ordre de 1 à 10 mbar, et les moyens
de chauffage étant conçus de manière à porter la charge disposée à l'intérieur du
four, à une température comprise entre 800°C et 1100°C.
[0024] Il s'avère que dans les installations classiques de ce type, une des difficultés
majeures à résoudre est d'obtenir une homogénéité du traitement sur toutes les pièces
d'une charge et sur toutes les formes de chacune de ces pièces.
[0025] Pour atteindre cet objectif industriel, on a songé à faire tourner la charge contenant
les pièces à traiter devant les buses d'injection d'hydrocarbure.
[0026] Toutefois, cette solution est délicate à mettre en oeuvre et manque de fiabilité
industrielle en raison de la difficulté à mettre en rotation une charge portée à haute
température.
[0027] Afin de résoudre ce problème, l'invention propose un système d'injection de gaz qui
permet de faire tourner le flux gazeux d'hydrocarbure dans l'enceinte du four quelle
que soit sa géométrie, et ceci, afin de cémenter tout type de pièces, de façon homogène,
sans introduire de mécanisme complexe en partie chaude du four.
[0028] Pour parvenir à ce résultat, le dispositif selon l'invention est caractérisé en ce
que les moyens d'injection comprennent une pluralité de buses d'injection connectées
à des électrovannes respectives commandées par un calculateur programmé de manière
à effectuer des phases d'injection présentant chacune une durée calculée de manière
à être inférieure au temps de passage en phase de saturation de la phase austénitique
de l'acier porté à haute température, chaque phase d'injection comprenant une séquence
d'ouvertures et de fermetures successives des électrovannes, selon une séquence pré-établie,
provoquant un déplacement de flux gazeux de traitement sur les pièces à traiter. La
susdite séquence pourra être conçue de façon à obtenir une atmosphère de gaz cémentant
pulsé, en mouvement permanent, circulaire ou hélicoïdal.
[0029] Des modes d'exécution de l'invention seront décrits ci-après, à titre d'exemples
non limitatifs, avec référence aux dessins annexés dans lesquels :
La figure 1 est un diagramme de température et de pression en fonction du temps, d'un
cycle de cémentation à basse pression, conforme au procédé selon l'invention ;
La figure 2 est une représentation schématique d'une installation de traitement utilisant
un four cloche ;
Les figures 3 et 4 sont des vues (respectivement axiale et radiale) du moufle du four
utilisé dans l'installation de la figure 2, ces vues montrant l'implantation des buses
d'injection de gaz de traitement ;
La figure 5 est une représentation schématique du circuit d'injection du gaz de traitement
;
La figure 6 est une représentation illustrant une séquence d'ouverture/fermeture des
électrovannes du circuit de la figure 5 ;
La figure 7 est une vue schématique montrant un mode d'implantation des buses d'injection
dans un four présentant un moufle parallélépipédique ;
La figure 8 montre l'implantation des buses dans la paroi latérale gauche, la paroi
supérieure, et la paroi latérale droite du moufle représenté figure 7.
[0030] Tel que représenté sur la figure 1, le cycle thermique de cémentation comprend successivement
:
- une première phase P₁ de montée en température allant de la température ambiante à
une température de 760°C, cette élévation de température s'effectuant à une vitesse
de 15°C/mn ;
- un premier palier P₂ (par exemple de 1 heure) à la température de 760°C ;
- une deuxième phase P₃ de montée en température amenant les pièces de la température
du palier (760°C) à la température de traitement (ici de 980°C) ;
- une phase P₄ de maintien en température à la température de traitement ; et
- une phase P₅ de refroidissement pouvant consister par exemple en une trempe.
[0031] Au cours de ce cycle thermique, la pression à l'intérieur du four (indiquée en traits
épais) est maintenue par pompage à une valeur relativement basse jusqu'à un instant
t₁ qui suit une phase P₆ d'homogénéisation thermique des pièces à la température de
traitement (par exemple 30 mn après que la température ait atteint la température
de traitement).
[0032] En effet, à l'instant t₁, on amorce une première phase C₁ d'enrichissement en carbone,
en effectuant une première injection de gaz de traitement, pendant une courte durée
(de 1 s à 5 mn). Cette injection a pour effet d'accroître légèrement la pression pendant
une durée calculée de manière à éviter de dépasser le seuil de saturation de l'austénite.
Du fait du pompage du gaz injecté, la pression retourne ensuite rapidement à sa valeur
initiale (instant t₂). La durée de cette phase d'enrichissement C₁ est, en général,
de l'ordre de quelques secondes à quelques minutes.
[0033] A partir de l'instant t₂, on amorce une première phase de diffusion D₁ (diffusion
du carbone vers le coeur de l'acier) au cours de laquelle la température est maintenue
à la température de traitement, et l'atmosphère à basse pression ne contient pratiquement
plus de gaz de traitement pour permettre un enrichissement en carbone.
[0034] A la fin de cette phase de diffusion D₁, instant t₃, on déclenche une seconde phase
d'enrichissement en carbone C₂ en effectuant une seconde injection de gaz de traitement.
La durée de cette deuxième phase d'enrichissement peut être différente de celle de
la première, à condition qu'on ne dépasse pas le seuil de saturation précédemment
évoqué.
[0035] Le traitement se termine par la trempe sous vide au moyen d'huile ou de gaz surpressé
(phase P₅) qui intervient (instant t₅ ) après une phase de diffusion D₂ (instant t₄)
d'une durée sensiblement égale à celle de la phase de diffusion D₁.
[0036] Pendant la phase de trempe P₅, la température passe brutalement de la température
de traitement à la température ambiante correspondant à l'opération de trempe de l'acier
ou de durcissement de l'acier cémenté.
[0037] Bien entendu, l'invention ne se limite pas au cycle de traitement précédemment décrit
: Ainsi, par exemple, le nombre de phases d'enrichissement et le nombre de phases
de diffusion pourraient être supérieurs à deux en fonction de la profondeur cémentée
désirée.
[0038] La figure 2 montre une installation apte à effectuer un traitement de cémentation
à basse pression utilisant un four de traitement thermique sous vide de type cloche,
c'est-à-dire comprenant une enceinte étanche comportant un corps cylindrique 1, axé
verticalement et ouvert dans sa partie inférieure, ce corps étant mobile et monté
de façon étanche et déconnectable sur une base circulaire 2 formant la sole du four
sur laquelle sont posées les pièces à traiter.
[0039] Le corps 1 renferme un moufle cylindrique 3 en matériau réfractaire, à l'intérieur
duquel sont disposées des résistances chauffantes électriques 4 permettant d'assurer
un chauffage des pièces par rayonnement.
[0040] Le volume intérieur du four est connecté à un circuit d'aspiration comprenant une
pompe à vide 5 pilotée par un circuit de régulation au moins partiellement logé dans
une armoire de commande 6.
[0041] Cette armoire de commande 6 renferme, par ailleurs, les instruments électroniques
usuels tels que des afficheurs ou des enregistreurs ainsi que le dispositif de programmation
et de régulation du chauffage.
[0042] Par ailleurs, le volume intérieur de l'enceinte est raccordé à un système d'injection
de gaz de traitement comprenant une ou plusieurs (ici, une source de propane et une
source d'azote) sources de gaz G₁, G₂ reliées à des buses d'injection 7 qui traversent
l'ensemble corps 1/moufle 3, par l'intermédiaire d'un circuit comportant successivement
un débit-mètre 8 et des électrovannes (bloc 9) associées chacune à une ou plusieurs
buses d'injection 7.
[0043] Dans cet exemple, le four comprend six groupes de trois buses (B₁ à B₁₈) disposées
verticalement les unes au-dessus des autres, ces groupes étant décalés angulairement
de 60° les uns par rapport aux autres (figures 3 et 4).
[0044] La figure 6 est une vue déroulée de la surface cylindrique du moufle 3, dans laquelle
on a indiqué les emplacements des buses d'injection B₁ à B₁₈, tandis que la figure
5 montre un mode d'exécution d'un circuit d'injection comprenant neuf électrovannes
E₁ à E₉, à raison d'une électrovanne pour deux buses d'injection appartenant chacune
à deux groupes différents.
[0045] Le pilotage de l'ouverture et de la fermeture de ces électrovannes est réalisé par
un micro-ordinateur 11 convenablement programmé de manière à obtenir, au cours des
phases d'enrichissement, un courant de gaz cémentant pulsé en mouvement permanent.
[0046] En effectuant une séquence d'ouverture/fermeture des électrovannes associées aux
buses d'injection représentées sur la figure 6 dans l'ordre suivant (1, 9, 17 - 2,
10, 18 - 3, 11, 13 - 4, 12, 14 - 15, 7, 5 - 16, 8, 6), on obtient une hélice montante
et descendante. Avantageusement, chaque électrovanne pourra travailler pendant 2,77
centièmes de seconde pendant une boucle de durée de l'ordre de 0,5 seconde. Le gaz
cémentant pourra, quant à lui, avoir à la sortie des buses d'injection une vitesse
de 1,48 m/s.
[0047] Par ailleurs, deux électrovannes supplémentaires E₁₀ et E₁₁ sont prévues à la sortie
des deux sources G₁, G₂ de manière à envoyer dans le circuit d'injection, soit le
gaz cémentant (propane), soit le gaz neutre (azote) utilisé pour nettoyer les buses
après chaque phase de cémentation.
[0048] Comme précédemment mentionné, la figure 7 montre un mode d'implantation des buses
d'injection dans un four dont on a simplement représenté schématiquement le moufle
12, de forme parallélépipédique.
[0049] Dans cet exemple, les faces latérales droite et gauche FD, FG du moufle 12 sont traversées
par trois batteries de cinq buses d'injection alignées horizontalement sur trois niveaux
respectifs, chaque buse étant indiquée par un point.
[0050] La face supérieure FS du moufle 12 est, quant à elle, traversée par trois batteries
de cinq buses d'injection axées parallèlement aux batteries des faces latérales.
[0051] Sur la figure 8, les buses de chacune de ces faces sont numérotées de +1 à +18 dans
l'ordre de leur ouverture, au cours d'un cycle d'injection, étant entendu que l'électrovanne
qui porte le même numéro sur chacune des trois faces du four, s'ouvre en même temps
et que la séquence se déroule par ordre croissant des numéros. La vitesse d'injection
du gaz en sortie des buses peut être, ici, de l'ordre de 4,71 m/s.
[0052] Grâce à cette disposition, on obtient à l'intérieur du moufle une hélice de gaz horizontale
à chaque cycle d'ouverture/fermeture des électrovannes.
[0053] A titre d'exemple, dans un four cloche du type de celui décrit sur la figure 2, le
traitement sur un rond de diamètre 40 mm, d'épaisseur 12 mm, un acier de type 16 MC
5, peut s'effectuer dans les conditions suivantes :
- température sur pièce = 960°C,
- débit de propane = 5 l/mn,
- temps total d'injection de propane = 423 s,
- pression = 3,7 mbar.
[0054] Les résultats suivants ont été obtenus :
- profondeur conventionnelle cémentée = 5/10ème de millimètre,
- dureté superficielle (HV 0,1) = 690 à 724 HV,
- % carbone superficiel = 0,75 %,
- flux carbone (mg/h/cm) = 15,
- grosseur de grain = 7-8.
1. Procédé de cémentation de pièces en acier, ce procédé consistant à porter les pièces
à traiter à une température comprise entre 800°C et 1100°C, dans une atmosphère gazeuse
exempte d'oxygène maintenue par pompage à une basse pression, et à procéder à une
pluralité de phases d'enrichissement en carbone successives (C₁,C₂), obtenues chacune
par une injection de durée limitée, d'un gaz de traitement comprenant un ou plusieurs
hpydrocarbures purs, chaque phase d'enrichissement (C₁, C₂) présentant une durée inférieure
au temps de passage en phase de saturation de la phase austénitique de l'acier porté
à haute température, ces phases d'enrichissement (C₁, C₂) étant séparées par des phases
de diffusion sous vide (D₁, D₂) de plus grande durée permettant d'ajuster la teneur
superficielle en carbone,
caractérisé en ce que la susdite pression est maintenue à une valeur comprise entre
1 et 10 mbar avec un débit gazeux tel que l'atmosphère cémentante soit saturée ou
présente un haut potentiel cémentant, et en ce que les phases d'injection de gaz de
traitement sont obtenues au moyen d'une pluralité de buses d'injection mises en oeuvre
selon une séquence permettant d'engendrer un flux gazeux en mouvement sur les pièces
à traiter.
2. Procédé selon la revendication 1,
caractérisé en ce que le gaz injecté est du propane ou du méthane, dont le "cracking"
ou la dissociation produit de l'éthylène et du méthane ainsi que l'agent cémentant
principal, à savoir le carbone atomique, en créant une atmosphère saturée en carbone
au moyen d'un débit gazeux initial adapté.
3. Procédé selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce que l'injection est réalisée de manière à faire tourner le flux
gazeux autour de la charge à traiter.
4. Procédé selon la revendication 1,
caractérisé en ce que la durée de chaque phase d'injection est comprise entre 1 s
et 5 mn et que la durée d'une phase de diffusion est toujours supérieure au temps
d'injection de gaz cémentant qui précède ladite phase de diffusion.
5. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications précédentes,
ce dispositif faisant intervenir un four de traitement thermique sous vide du type
comprenant, à l'intérieur d'une enceinte étanche (1, 2) connectée à une station de
pompage (5), un moufle thermiquement isolant (3) équipé de moyens de chauffage (4),
à l'intérieur duquel sont disposées les charges à traiter, et une pluralité de moyens
(G₁, G₂, 7, 8, 9) permettant d'injecter à l'intérieur du four un gaz de traitement,
la station de pompage (5) étant conçue de manière à pouvoir obtenir à l'intérieur
de l'enceinte, une pression de l'ordre de 1 à 10 mbar, et les moyens de chauffage
(4) étant conçus de manière à porter la charge disposée à l'intérieur du four, à une
température comprise entre 800°C et 1100°C,
caractérisé en ce que les moyens d'injection (G₁, G₂, 7, 8, 9) comprennent une pluralité
de buses d'injection (7) connectées à des électrovannes respectives (9) commandées
par un calculateur (11) programmé de manière à effectuer des phases d'injection présentant
chacune une durée calculée de manière à être inférieure au temps de passage en phase
de saturation de la phase austénitique de l'acier porté à haute température, chaque
phase d'injection comprenant une séquence d'ouvertures et de fermetures successives
des électrovannes (9) selon une séquence pré-établie, provoquant un déplacement de
flux gazeux de traitement sur les pièces à traiter.
6. Dispositif selon la revendication 5,
caractérisé en ce que chaque phase d'injection est réalisée au moyen d'une pluralité
de buses d'injection (7) dont le débit est commandé par des électrovannes (9), la
disposition des buses à l'intérieur du four et la commande des électrovannes (9) par
le calculateur (11) étant conçues de manière à ce que le flux gazeux soit animé d'un
mouvement de rotation autour de la charge.
7. Dispositif selon la revendication 6,
caractérisé en ce que le mouvement du flux gazeux est une hélice montante et descendante.
8. Dispositif selon la revendication 6,
caractérisé en ce que mouvement du flux gazeux est une hélice horizontale.
1. Verfahren zur Härtung von Stahlteilen, wobei dieses Verfahren darin besteht, die zu
behandelnden Teile auf eine Temperatur zwischen 800 und 1100°C in einer Sauerstoff-freien
Gasatmosphäre zu bringen, die durch Pumpen auf einem niedrigen Druck gehalten wird,
und mehrere aufeinanderfolgende Phasen (C₁, C₂) der Anreicherung mit Kohlenstoff durchzuführen,
die je durch eine zeitlich begrenzte Injektion eines Behandlungsgases erhalten werden,
das einen oder mehrere reine Kohlenwasserstoffe enthält, wobei jede Anreicherungsphase
(C₁, C₂) kürzer ist als die Übergangsphase der austenitischen Phase des auf hohe Temperatur
gebrachten Stahls in die Sättigungsphase, wobei diese Anreicherungsphasen (C₁, C₂)
durch längere Phasen (D₁, D₂) einer Vakuumdiffusion getrennt sind, die es ermöglichen,
den Oberflächengehalt an Kohlenstoff einzustellen,
dadurch gekennzeichnet, dass der Druck auf einem Wert zwischen 1 und 10 mbar mit einem
solchen Gasdurchsatz gehalten wird, dass die härtende Atmosphäre gesättigt ist oder
ein hohes Härtungspotential aufweist, und dass die Phasen der Injektion von Behandlungsgas
mittels einer Vielzahl von Injektionsdüsen erhalten werden, die gemäss einer Folge
verwendet werden, die es ermöglicht, einen Gasfluss zu erzeugen, der sich über die
zu behandelnden Teile hinweg bewegt.
2. Verfahren nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, dass das injizierte Gas Propangas oder Methangas ist, dessen
"Cracking" oder Zerfall Äthylen und Methan sowie das Haupthärtungsmittel erzeugt,
d.h. den atomaren Kohlenstoff, indem mittels eines angepassten ursprünglichen Gasdurchsatzes
eine mit Kohlenstoff gesättigte Atmosphäre erzeugt wird.
3. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass die Injektion so erfolgt, dass der Gasfluss um die zu
härtende Ladung gedreht wird.
4. Verfahren nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, dass die Dauer jeder Injektionsphase zwischen 1 s und 5 min
liegt und dass die Dauer einer Diffusionsphase immer länger ist als die Injektionszeit
des härtenden Gases, die vor dieser Diffusionsphase liegt.
5. Vorrichtung zur Anwendung des Verfahrens nach einem der vorhergehenden Ansprüche,
wobei diese Vorrichtung einen Vakuumhärteofen der Art verwendet, der im Inneren eines
dichten Raumes (1, 2) der mit einer Pumpstation (5) verbunden ist, einen mit Heizmitteln
(4) versehenen wärmeisolierenden Muffel (3), in dessen Innerem die zu behandelnden
Ladungen angeordnet sind, und eine Vielzahl von Mitteln (G₁, G₂, 7, 8, 9) aufweist,
die es ermöglichen, ein Behandlungsgas ins Innere des Ofens zu injizieren, wobei die
Pumpstation (5) so ausgebildet ist, dass man im Inneren des Raums einen Druck der
Grössenordnung von 1 bis 10 mbar erhalten kann, und dass die Heizmittel (4) derart
ausgebildet sind, dass sie die im Inneren des Ofens angeordnete Ladung auf eine Temperatur
zwischen 800 und 1100°C bringen,
dadurch gekennzeichnet, dass die Injektionsmittel (G₁, G₂, 7, 8, 9) eine Vielzahl
von Injektionsdüsen (7) aufweisen, die je mit Elektroventilen (9) verbunden sind,
die von einem Rechner (11) gesteuert werden, der so programmiert ist, dass Injektionsphasen
durchgeführt werden, die je eine derart berechnete Dauer haben, dass sie kürzer sind
als die Zeit des Übergangs der austenitischen Phase des auf hohe Temperatur gebrachten
Stahls in die Sättigungsphase, wobei jede Injektonsphase eine Folge von aufeinanderfolgenden
Öffnungen und Schliessungen der Elektroventile (9) gemäss einer vorbestimmten Folge
aufweist, die eine Bewegung des Behandlungsgasflusses auf den zu behandelnden Teilen
bewirkt.
6. Vorrichtung nach Anspruch 5,
dadurch gekennzeichnet, dass jede Injektionsphase mittels einer Vielzahl von Injektionsdüsen
(7) erfolgt, deren Durchsatz von Elektroventilen (9) gesteuert wird, wobei die Anordnung
der Düsen im Inneren des Ofens und die Steuerung der Elektroventile (9) durch den
Rechner (11) so ausgelegt sind, dass der Gasfluss mit einer Drehbewegung um die Ladung
bewegt wird.
7. Vorrichtung nach Anspruch 6,
dadurch gekennzeichnet, dass die Bewegung des Gasflusses eine ansteigende und abfallende
Schraube ist.
8. Vorrichtung nach Anspruch 6,
dadurch gekennzeichnet, dass die Bewegung des Gasflusses eine waagerechte Schraube
ist.
1. A method for carburizing steel parts, said method consisting in bringing the parts
to be processed to a temperature included between 800°C and 1100°C, preferably above
900°C, in a gaseous atmosphere devoid of oxygen, maintained by pumping at a low pressure,
and in proceeding with a plurality of successive carbon enrichment phases (C₁, C₂)
each obtained by an injection of limited duration of a processing gas comprising one
or more pure hydrocarbons, each enrichment phase (C₁, C₂) having a duration lower
than the time of passage into the saturation phase of the austenite phase of steel
raised to a high temperature, said enrichment phases (C₁, C₂) being separated by diffusion
phases under vacuum (D₁, D₂) of greater duration enabling the superficial carbon content
to be adjusted, characterized in that said pressure is maintained at a value included
between 1 and 10 mbars with a gas flow such that the carburizing atmosphere is saturated
or has a high carburizing potential, and in that the processing gas injection phases
are obtained by means of a plurality of injection nozzles working according to a sequence
enabling a flow of gas in motion to be generated on said parts to be processed.
2. The method as claimed in claim 1, characterized in that the gas injected is propane
or methane, of which the cracking or dissociation produces ethylene and methane as
well as the principal carburizing agent, i.e. atomic carbon, by creating a carbon-saturated
atmosphere by means of a suitable initial gas flow.
3. The method as claimed in any one of the previous claims, characterized in that the
injecting is performed in such a way as to rotate the gas flow around the batch to
be processed.
4. The device as claimed in claim 1,
characterized in that the duration of each injection phase is included between 1 s
and 5 mn and in that the duration of said diffusion phases is always greater than
the preceding injection time of carburizing gas.
5. A device for implementing the method as claimed in any one of the previous claims,
said device using a tempering vacuum furnace, comprising, inside an airtight box (1,
2) connected to a pumping unit (5), a thermally insulated muffle (3) equipped with
heating means (4), inside which are disposed the batches to be processed, and a plurality
of means (G₁, G₂, 7, 8, 9) enabling a processing gas to be injected into said furnace,
said pumping (5) unit being designed so that a pressure of the order of 1 to 10 mbars
can be obtained inside said box, and said heating means (4) being designed to bring
the batch disposed inside said furnace to a temperature included between 800°C and
1,100°C, characterized in that said injecting means (G₁, G₂, 7, 8, 9) comprise a plurality
of injection nozzles (7) connected to respective electrovalves (9) controlled by a
computer (11) programmed so as to carry out injection phases, each of a duration calculated
so as to be loxwer than the time for reaching the saturation phase of the austenite
phase of the steel brought to a high temperature, each injection phase comprising
a sequence of successive openings and closings of the electrovalves (9) according
to a preestablished sequence causing a displacement of the processing gas flow onto
the parts to be processed
6. The device as claimed in claim 5, characterized in that each injection phase is carried
out by means of a plurality of injection nozzles (7) of which the flow is controlled
by electrovalves, (9) the layout of the nozzles inside the furnace and the controll
the electrovalves (9) by the computer (11) being designed so as to obtain a rotating
movement of the gas flow around the batch.
7. The device as claimed in claim 6, characterized in that the movement of the gas flow
is a rising and falling helix.
8. The device as claimed in claim 6, characterized in that the movement of the gas flow
is a horizontal helix.