[0001] L'invention concerne un procédé de liquéfaction de gaz naturel comportant la séparation
d'hydrocarbures plus lourds que le méthane.
[0002] Le gaz naturel et les autres courants gazeux riches en méthane sont couramment disponibles
en des sites éloignés des lieux d'utilisation, et il est donc courant de liquéfier
le gaz naturel afin de le transporter par terre ou par mer. La liquéfaction est largement
pratiquée à l'heure actuelle et la littérature et les brevets décrivent de nombreux
procédés et appareils de liquéfaction. Les brevets US-A-3945 214, 4251 247, 4274 849,
4339 253 et 4539 028 sont des exemples de tels procédés.
[0003] Il est également connu de fractionner les courants d'hydrocarbures légers, renfermant
par exemple du méthane et au moins un hydrocarbure supérieur tel que éthane à hexane
ou supérieur, par cryogénie.
[0004] Ainsi le brevet US-A-4690 702 décrit un procédé dans lequel la charge d'hydrocarbures
sous pression élevée (P₁) est refroidie de manière à provoquer la liquéfaction d'une
partie des hydrocarbures, on sépare une phase gazeuse (G₁) d'une phase liquide (L₁),
on détend la phase gazeuse (G₁) pour abaisser sa pression à une valeur (P₂) plus basse
que (P₁), on envoie la phase liquide (L₁) et la phase gazeuse (G₁) sous la pression
(P₂) dans une première zone de fractionnement, par exemple une colonne de purification
- réfrigération par contact, on soutire en tête un gaz résiduaire (G₂) riche en méthane
dont on élève ensuite la pression à une valeur (P₃), on soutire en fond une phase
liquide (L₂), on envoie la phase (L₂) dans une seconde zone de fractionnement, par
exemple une colonne de fractionnement, on soutire en fond une phase liquide (L₃),
enrichie en hydrocarbures supérieurs par exemple C₃+, on soutire en tête une phase
gazeuse (G₃), on condense au moins une partie de la phase gazeuse (G₃) et on envoie
au moins une partie de la phase liquide condensée résultante (L₄) comme alimentation
supplémentaire en tête de la première zone de fractionnement. Dans ce procédé, la
seconde zone de fractionnement fonctionne à une pression (P₄) supérieure à la pression
de la première zone de fractionnement, par exemple 0,5 MPa pour la première zone et
0,66 MPa pour la seconde zone.
[0005] Avantageusement, dans le procédé précité, la détente de G₁ se fait dans un turbodétendeur
qui transmet au moins une partie de l'énergie recueillie à un turbocompresseur qui
élève la pression de G₂ jusqu'à la valeur P₃.
[0006] L'intérêt d'un tel procédé est de recueillir, avec un rendement élevé, des condensats
tels que C₃, C₄, essence, etc... qui sont des produits de valeur.
[0007] On a déjà proposé d'associer une unité de fractionnement de gaz naturel à une unité
de liquéfaction, de manière à pouvoir recueillir à la fois du méthane liquide et des
condensats tels que C₃, C₄ et/ou supérieurs. De telles propositions sont faites par
exemple dans US-A-3 763 658 et US-A-4 065 278, l'unité de liquéfaction pouvant être
d'un type conventionnel.
[0008] La difficulté à surmonter, dans ce type d'installation, est d'obtenir un coût de
fonctionnement réduit. En particulier, il est inévitable de recueillir le gaz recomprimé
sous une pression (P₃) plus faible que celle (P₁) sous laquelle il se trouvait initialement,
à moins de consommer de l'énergie supplémentaire. Or la liquéfaction ultérieure du
méthane est d'autant plus aisée que sa pression est plus élevée.
[0009] Il y a donc place dans la technique pour un procédé économique de fractionnement
d'hydrocarbures du gaz naturel et liquéfaction subséquente du méthane.
[0010] Le procédé de l'invention se distingue, pour sa partie fractionnement, du procédé
de US-A-4 690 702, en ce que les pressions mises en oeuvre dans les zones de fractionnement
sont plus élevées que celles précédemment utilisées et en ce que la seconde zone de
fractionnement opère sous une pression plus faible que la première zone de fractionnement.
[0011] Par ailleurs, le brevet US-A-4 657 571 révèle un procédé correspondant au préambule
de la revendication 1.
[0012] Selon l'invention, la charge gazeuse d'hydrocarbures renfermant du méthane et au
moins un hydrocarbure plus lourd que le méthane, sous pression P₁, est refroidie en
une ou plusieurs étapes de manière à former au moins une phase gazeuse G₁, on détend
la phase gazeuse G₁ pour abaisser sa pression de la valeur P₁ à une valeur P₂ plus
basse que P₁, on envoie le produit de la détente sous pression P₂ dans une première
zone de fractionnement par contact, on soutire en tête un gaz résiduaire G₂ enrichi
en méthane, on soutire en fond une phase liquide L₂, on envoie la phase liquide L₂
dans une seconde zone de fractionnement par distillation opérant sous une pression
P₄ plus basse que la pression P₂ de la première zone de fractionnement, on soutire
en fond de celle-ci au moins une phase liquide L₃, enrichie en hydrocarbures plus
lourds que le méthane, on soutire en tête une phase gazeuse G₃ et on le renvoie à
la première zone de fractionnement comme reflux.
[0013] Selon la caractéristique de l'invention, on condense au moins une partie de la phase
gazeuse G₃, pour produire une phase condensée L₄ et on élève la pression d'au moins
une partie de la phase condensée L₄ qu'on envoie à la première zone de fractionnement
comme reflux et on refroidit ensuite davantage le gaz résiduaire G₂ sous une pression
au moins égale à P₂; dans une zone de liquéfaction du méthane, de manière à obtenir
un liquide riche en méthane.
[0014] A titre d'exemple, le gaz est initialement disponible sous une pression P₁ d'au moins
5 MPa, de préférence au moins 6 MPa.
[0015] Lors de la détente, on amène utilement sa pression à une valeur P₂ telle que P₂ =
0,3 à 0,8 P₁, P₂ étant choisi par exemple entre 3,5 et 7 MPa, de préférence entre
4,5 et 6 MPa. La pression P₄ de la seconde zone de fractionnement est avantageusement
telle que P₄ = 0,3 à 0,9 P₂, P₄ ayant une valeur comprise par exemple entre 0,5 et
4,5 MPa, de préférence entre 2,5 et 3,5 MPa.
[0016] Plusieurs modes de réalisation peuvent être mis en oeuvre.
[0017] Selon un mode de réalisation préféré, la détente de G₁ se fait dans un ou plusieurs
turbodétendeurs accouplé(s) à un ou plusieurs turbocompresseur(s) qui recomprime(nt)
le gaz résiduaire G₂ de la pression P₂ à une pression P₃.
[0018] Selon un autre mode de réalisation préféré, au cours du refroidissement initial du
gaz, on forme au moins une phase liquide L₁ en plus de la phase gazeuse G₁, et on
envoie la phase liquide L₁, après détente, dans ladite première zone de fractionnement
par contact.
[0019] Selon une autre variante, on condense en totalité la phase gazeuse G₃ et on envoie
une partie à la seconde zone de fractionnement comme reflux interne et le complément
à la première zone de fractionnement comme reflux. Pour arriver à ce résultat, on
peut agir sur le rebouilleur de la première zone de fractionnement, de manière à contrôler
le rapport C₁/C₂ de la phase liquide L₃.
[0020] Si le refroidissement de la phase G₃ n'est pas suffisant pour condenser totalement
cette phase, ce qui est préféré, on peut compléter la condensation en comprimant davantage,
avec refroidissement subséquent ladite phase G₃.
[0021] L'invention est illustrée par la figure jointe. Le gaz naturel de la conduite 1 traverse
un ou plusieurs échangeurs 2, par exemple du type à propane ou mélange liquide C₂/C₃,
et avantageusement un ou plusieurs échangeurs utilisant des fluides froids du procédé.
De préférence, le fluide froid provient par la ligne 5 de la première colonne de contact
7. Le gaz, qui est ici partiellement liquéfié, est fractionné dans le ballon 4 en
liquide acheminé à la colonne 7 par la ligne 6 équipée d'une vanne V₁ et en gaz acheminé
par la ligne 8 au turbodétendeur 9. La détente provoque une liquéfaction partielle
du gaz et le produit de la détente est envoyé par la ligne 10 à la colonne 7. Cette
colonne est d'un type classique, par exemple à plateaux ou à garnissage. Elle comporte
un circuit de rebouillage 11. L'effluent liquide du fond de colonne est détendu par
la vanne 12 et envoyé par la ligne 13 à la colonne 14. Cette colonne, qui fonctionne
à pression plus basse que la colonne 7, possède un rebouilleur 15. L'effluent liquide,
enrichi en hydrocarbures supérieurs au méthane, par exemple C₃+, sort par la ligne
16. En tête, les vapeurs sont condensées en partie ou totalité dans le condensateur
17. La phase liquide résultante est renvoyée au moins en partie à la colonne 14 comme
reflux par la ligne 18. La phase gazeuse (ligne 19 et vanne V₂) est condensée ensuite,
de préférence en totalité, par refroidissement de préférence dans l'échangeur 20 alimenté
par au moins une partie du gaz résiduaire de tête de la colonne 7 (lignes 21 et 22).
[0022] En variante, la vanne V₂ est fermée si la totalité de la phase vapeur a été condensée
dans 17. La vanne V₃ est ouverte et c'est alors la phase liquide qui est envoyée vers
la colonne 7 par la ligne 19a. On peut aussi ouvrir les 2 vannes V₂ et V₃ et envoyer
ainsi une phase mixte.
[0023] La phase liquide résultant du refroidissement dans l'échangeur 20 passe dans le ballon
23, la pompe de recompression 24 et retourne à la colonne 7 par la ligne 25 comme
reflux. Si la condensation dans l'échangeur 20 n'est pas totale, ce qui est moins
préféré, le gaz résiduel peut être évacué par la ligne 26. Le gaz résiduaire issu
de la tête de la colonne 7 par la ligne 21, dans la forme de réalisation précitée,
passe par l'échangeur 20 avant d'être envoyé au turbocompresseur 27 par les lignes
28 et 29. Le turbocompresseur est entraîné par le turbodétendeur 9.
[0024] Selon une variante, une partie au moins du gaz résiduaire de la ligne 21 est envoyé
par la ligne 30 à l'échangeur 3 pour refroidir le gaz naturel. Il rejoint alors le
turbocompresseur 27 par les lignes 5 et 29.
[0025] Dans une autre variante non-représentée, le gaz résiduaire (ligne 21) passe successivement
dans les échangeurs 20 et 3, ou inversement, avant de rejoindre le turbocompresseur
27.
[0026] D'autres arrangements peuvent être prévus, ainsi que le comprendront les spécialistes,
permettant d'assurer le refroidissement nécessaire au gaz des lignes 1 et 19. On peut
par exemple envoyer directement le gaz de la ligne 21 au compresseur 27 par la ligne
31 et assurer différemment le refroidissement des échangeurs 3 et 20.
[0027] Après recompression dans le turbocompresseur 27, le gaz est envoyé par la ligne 32,
pouvant comporter un ou plusieurs échangeurs non-représentés, à une unité conventionnelle
de liquéfaction du méthane, représentée ici de façon simplifiée. Il traverse un premier
échangeur de refroidissement 33, puis la vanne de détente V₄ et un second échangeur
de refroidissement 34 où s'achèvent la liquéfaction et le sous-refroidissement. Le
circuit frigorigène, de type conventionnel ou perfectionné (on peut par exemple utiliser
le circuit de US-A-4 274 849) est schématisé ici par l'emploi d'un fluide multi-composants
par exemple un mélange d'azote, de méthane, éthane et propane, initialement à l'état
gazeux (ligne 35), qui est comprimé par un ou plusieurs compresseurs tels que 36,
refroidi par le milieu extérieur, air ou eau, dans un ou plusieurs échangeurs tels
que 37, refroidi davantage dans l'échangeur 38, par exemple par du propane ou un mélange
C₂/C₃ liquide. Le mélange partiellement condensé parvient au ballon 40 par la ligne
39. La phase liquide passe par la ligne 41 dans l'échangeur 33, est détendue par la
vanne 42 et retourne vers la ligne 35 en traversant l'échangeur 33 où elle se réchauffe
en refroidissant les courants 32 et 41. La phase vapeur du ballon 40 (ligne 43) traverse
les échangeurs 33 et 34, où elle est condensée, puis est détendue dans la vanne 44
et traverse les échangeurs 34 et 33 par les lignes 45 et 35.
[0028] Sous forme résumée, la liquéfaction du méthane est réalisée par mise en contact indirect
avec une ou plusieurs fractions d'un fluide multicomposants en cours de vaporisation
et circulant en circuit fermé comprenant une compression, un refroidissement avec
liquéfaction donnant un ou plusieurs condensats et la vaporisation desdits condensats
constituant ledit fluide multicomposants.
[0029] A titre d'exemple non limitatif, on traite un gaz naturel ayant la composition suivante,
en % molaire :
| Méthane |
90,03 |
| Ethane |
5,50 |
| Propane |
2,10 |
| C₄ - C₆ |
2,34 |
| Mercaptans |
0,03 |
| |
100,00 |
sous une pression de 8 MPa.
[0030] Après refroidissement par du propane liquide et par l'effluent de tête de la colonne
7, le gaz parvient au ballon 4 à la température de -42°C. La phase liquide est envoyée
par la ligne 6 à la colonne 7, et la phase gazeuse détendue par le turbodétendeur
jusqu'à 5 MPa. La phase liquide collectée (ligne 13) à la température de + 25°C est
détendue jusqu'à 3,4 MPa dans la vanne 12 puis fractionnée dans la colonne 14 qui
reçoit le reflux de la ligne 18. Cette colonne 14 a une température de fond de 130°C
et une température tête de -13°C.
[0031] Le gaz rédisuaire sort de la colonne 7 à -63°C et il est dirigé en partie vers l'échangeur
3 et en partie vers l'échangeur 20. Après recompression dans 27 utilisant uniquement
l'énergie du turbodétendeur 9, la pression du gaz est de 5,93 MPa. Ce gaz, dont la
température est de -28°C, présente la composition molaire % suivante :
| Méthane |
93,90 |
| Ethane |
5,51 |
| Propane |
0,53 |
| C₄ - C₆ Mercaptans inférieur à 10 ppm |
0,06 |
| |
100,00 |
[0032] Ce courant représente 95,88% molaire du courant de charge de l'installation.
[0033] On constate que l'installation a permis d'éliminer la quasi-totalité des mercaptans
du gaz à liquéfier.
[0034] La liquéfaction a lieu comme suit :
Le gaz est refroidi et condensé jusqu'à -126°C dans un premier faisceau de l'échangeur
de chaleur 33 puis détendu jusqu'à 1,4 MPa et sous-refroidi dans un second faisceau
de l'échangeur de chaleur 34 jusqu'à -160°C. De là il est envoyé au stockage.
[0035] Le fluide réfrigérant a la composition molaire suivante :
| N2 |
7% |
| Méthane |
38% |
| Ethane |
41% |
| Propane |
14% |
[0036] Ce fluide est comprimé jusqu'à 4,97 MPa, refroidi à 40°C dans un échangeur à eau
37, puis refroidi jusqu'à -25°C dans les échangeurs représentés schématiquement par
38 au contact indirect d'un mélange liquide C₂/C₃, puis fractionné dans le séparateur
40 en donnant les phases liquide 41 et gazeuse 43. La phase gazeuse est condensée
et refroidie à -126°C dans un second faisceau de l'échangeur 33 puis sous-refroidie
jusqu'à -160°C dans un faisceau de l'échangeur 34. Après détente à 0,34 MPa, elle
sert à refroidir le gaz naturel et revient au compresseur 36 après avoir traversé
la calandre de chacun des échangeurs 34 et 33 et avoir reçu le courant liquide de
la ligne 41 qui a traversé la vanne 42 après avoir été sous-refroidi à -126°C dans
33.
[0037] A l'entrée du compresseur (ligne 35), la pression est de 0,3 MPa et la température
de -28°C.
[0038] A titre de comparaison, toutes choses sensiblement égales par ailleurs, quand on
fait fonctionner la colonne 7 à 3,3 MPa avec une température de +1°C en fond et -64°C
en tête et la colonne 14 à 3,5 MPa, avec une température de 131°C en fond et -11,7°C
en tête, c'est-à-dire dans des conditions qui se déduisent de l'enseignement du brevet
US-A-4 690 702, déjà nommé, la pression du gaz à la sortie du turbocompresseur 27
atteint seulement 5,33 MPa, et la température -24°C, ce qui est beaucoup moins avantageux
pour la liquéfaction subséquente et nécessitera une dépense d'énergie nettement plus
importante.
1. Procédé de liquéfaction de gaz naturel, dans lequel on refroidit ledit gaz renfermant
du méthane et un hydrocarbure plus lourd que le méthane sous une pression P₁, de manière
à former au moins une phase gazeuse G₁, on détend la phase gazeuse G₁ pour abaisser
sa pression et amener celle-ci à une valeur P₂ plus basse que P₁, on envoie le produit
de la détente sous pression P₂ dans une première zone de fractionnement par contact,
on soutire en tête un gaz résiduaire G₂ enrichi en méthane, on soutire en fond une
phase liquide L₂, on envoie la phase liquide L₂ dans une seconde zone de fractionnement
par distillation opérant sous une pression P₄ plus basse que la pression P₂ de la
première zone de fractionnement, on soutire en fond de ladite seconde zone du fractionnement
au moins une phase liquide L₃, enrichie en hydrocarbures plus lourds que le méthane,
on soutire en tête de ladite seconde zone de fractionnement une phase gazeuse G₃ et
on la renvoie à la première zone de fractionnement comme reflux, caractérisé en ce
qu'on effectue ledit renvoi en condensant au moins une partie de la phase gazeuse
G₃ pour produire une phase condensée L₄ et en élevant la pression d'au moins une partie
de la phase condensée L₄ qu'on envoie à la première zone de fractionnement comme reflux,
et en ce qu'on refroidit ensuite davantage le gaz résiduaire G₂ sous une pression
au moins égale à P₂, dans une zone de liquéfaction du méthane, de manière à obtenir
un liquide riche en méthane.
2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel on effectue la détente de la phase gazeuse
G₁ dans un turbodétendeur et on effectue une élévation de pression du gaz résiduaire
de la valeur P₂ à une valeur P₃ dans un turbocompresseur et on utilise l'énergie fournie
par la détente pour actionner le turbocompresseur.
3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, dans lequel la pression P₁ est d'au moins 5
MPa, la pression P₂ est telle que P₂ = 0,3 à 0,8 P₁ avec P₂ entre 3,5 et 7 MPa, et
la pression P₄ est telle que P₄ = 0,3 à 0,9 P₂, avec P₄ entre 0,5 et 4,5 MPa.
4. Procédé selon la revendication 3, dans lequel P₁ est au moins égal à 6 MPa, P₂ est
entre 4,5 et 6 MPa et P₄ est entre 2,5 et 3,5 MPa.
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel au moins une
partie du gaz résiduaire G₂ échange de la chaleur avec le gaz naturel pour contribuer
au refroidissement de celui-ci, avant élévation de la pression dudit gaz G₂ de P₂
à P₃.
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans lequel au moins une
partie du gaz résiduaire G₂ échange de la chaleur avec au moins une partie de la phase
gazeuse G₃ pour refroidir celle-ci et produire la phase condensée L₄.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, dans lequel la liquéfaction
du méthane est réalisée par mise en contact indirect avec une ou plusieurs fractions
d'un fluide multicomposants en cours de vaporisation et circulant en circuit fermé
comprenant une zone de compression, une zone de refroidissement avec liquéfaction
donnant un ou plusieurs condensats, et une zone de vaporisation desdits condensats
pour reconstituer ledit fluide multicomposants.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, dans lequel, au cours du
refroidissement initial du gaz, on forme au moins une phase liquide L₁ en plus de
la phase gazeuse G₁, et on envoie la phase liquide L₁, après détente, dans ladite
première zone de fractionnement.
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel on condense en
totalité la phase gazeuse G₃ et on en envoie une partie à la seconde zone de fractionnement
comme reflux interne et le complément à la première zone de fractionnement comme reflux.
1. Method for liquefying natural gas, according to which said gas including methane and
a hydrocarbon heavier than the methane under a pressure P₁, is cooled in view to form
at least a gaseous phase G₁, one decreases the pressure of the gaseous phase G₁ to
lower its pressure and to bring it to a value P₂ which is smaller than P₁, one sends
the product of the pressure decrease at a pressure P₂ in a first zone of fractionation
by contact, one draws off at the head a rest gas G₂ enriched with methane, one draws
off at the bottom a liquid phase L₂, one sends the liquid phase L₂ in a second zone
for fractionation by distillation working at a pressure P₄ lower than the pressure
P₂ of the first fractionation zone, one draws off at the bottom of the second fractionation
zone at least a liquid phase L₃ enriched with hydrocarbons which are heavier than
the methane, one draws off at the head of the second fractionation zone a gaseous
phase G₃ and send it back to the first fractionation zone as flow back, characterized
in that one performs said flow-back by condensating at least a part of the gaseous
phase G₃ in view to produce a condensated phase L₄ and by increasing the pressure
of at least a part of the condensated phase L₄ one sends as flow-back to the first
fractionation zone, and in that one cools then further the residual gas G₂ at a pressure
at least equal to P₂, in a methane liquefaction zone, in view to get a liquid enriched
with methane.
2. Method according to claim 1, wherein one performs the pressure decrease of the gaseous
phase G₁ in a turbo pressure reducing means and performs the pressure increase of
the residual gas from the value P₂ to a value P₃ in a turbocompressor and uses the
energy furnished by the pressure decrease for actioning the turbocompressor.
3. Method according to claim 1 or 2, wherein the pressure P₁ is at least equal to 5 MPa,
the pressure P₂ is such that P₂ = 0.3 to 0.8 P₁ with P₂ between 3.5 and 7 MPa, and
the pressure P₄ is such that P₄ = 0.3 to 0.9 P₂, with P₄ between 0.5 and 4.5 MPa.
4. Method according to claim 3, wherein P₁ is at least equal to 6 MPa, P₂ being between
4.5 and 6 MPa and P₄ being between 2.5 and 3.5 MPa.
5. Method according to any of claims 1 to 4, wherein at least a part of the residual
gas G₂ exchanges heat with the natural gas in view to contribute to the cooling thereof,
before the increase of the pressure of the gas G₂ from P₂ to P₃.
6. Method according to any of claims 1 to 5, wherein at least a part of the residual
gas G₂ exchanges heat with at least a part of the gaseous phase G₃ for cooling the
same and produce the condensed phase L₄.
7. Method according to any of claims 1 to 6, wherein the liquefying of the methane is
performed by putting into indirect contact with one or a multitude of fractions of
a multicomponent fluid during the vaporization and circulation in a closed circuit
comprising a compression zone, a cooling zone with liquefaction producing one or a
multitude of condensates and a vaporization zone of said condensates for reconstituting
said multicomponent fluid.
8. Method according to any of claims 1 to 7, wherein during the initial cooling of the
gas, one forms at least one liquid phase L₁ supplementary to the gaseous phase G₁
and sends the liquid phase L₁ after pressure decrease in said first fractionation
zone.
9. Method according to any of claims 1 to 8, wherein one condenses completely the gaseous
phase G₃ and sends a part thereof to the second fractionation zone as internal flow-back
and the complement to the first fractionation zone as flow-back.
1. Verfahren zur Verflüssigung von Erdgas, bei dem das genannte Gas, das Methan und Kohlenwasserstoffe,
die schwerer sind als das Methan unter einem Druck P₁ enthält, abkühlt, um wenigstens
eine Gasphase G₁ zu bilden, die Gasphase G₁ entspannt wird, um seinen Druck zu senken
und diesen auf einen Wert P₂, der kleiner ist als P₁, zu bringen, das Produkt der
Entspannung unter dem Druck P₂ in eine erste Zone zur Fraktionierung durch Kontakt
gesandt wird, am Kopf ein mit Methan angereichertes Restgas G₂ abgezogen wird, am
Boden eine Flüssigkeitsphase L₂ abgezogen wird, die Flüssigkeitsphase L₂ in eine zweite
Zone zur Fraktionierung durch Distillation, die unter einem Druck P₄ erfolgt, der
kleiner ist als der Druck P₂ der ersten Fraktionierungszone, gesandt wird, man am
Boden der genannten zweiten Fraktionierungszone wenigstens eine Flüssigkeitsphase
L₃ entnimmt, die an Kohlenwasserstoffen, die schwerer sind als das Methan, angereichert
ist, man am Kopf der genannten zweiten Fraktionierungszone eine Gasphase G₃ entnimmt
und diese in die erste Fraktionierungszone als Rückfluß zurückgesandt wird, dadurch
gekennzeichnet, dass man die genannte Zurücksendung ausführt, indem wenigstens ein
Teil der Gasphase G₃ kondensiert wird, um eine kondensierte Phase L₄ zu bilden, und
indem der Druck wenigstens eines Teils der kondensierten Phase L₄ erhöht wird, die
man als Rückfluß in die genannte erste Fraktionierungszone schickt, und dass man danach
das Restgas G₂ unter einem Druck, der wenigstens gleich P₂ ist, in einer Zone zur
Verflüssigung des Methans weiter abkühlt, um eine an Methan reiche Flüssigkeit zu
erhalten.
2. Verfahren nach Anspruch 1, bei dem man die Entspannung der Gasphase G₁ in einem Turboentspanner
durchführt und man eine Druckerhöhung des Restgases von dem Wert P₂ auf einen Wert
P₃ in einem Turbokompressor durchführt und die von der Entspannung gelieferte Energie
nutzt, um den Turbokompressor anzutreiben.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder 2, in dem der Druck P₁ wenigstens 5 MPa beträgt, der
Druck P₂ so ist, dass P₂ = 0,3 bis 0,8 P₁ ist, mit P₂ zwischen 3,5 und 7 MPa, und
der Druck P₄ so ist, dass P₄ = 0,3 bis 0,9 P₂, mit P₄ zwischen 0,5 und 4,5 MPa ist.
4. Verfahren nach Anspruch 3, bei dem P₁ wenigstens gleich 6 MPa ist, P₂ zwischen 4,5
und 6 MPa liegt und P₄ zwischen 2,5 und 3,5 MPa liegt.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4, bei dem wenigstens ein Teil des Restgases
G₂ vor der Erhöhung des Drucks des genannten Gases G₂ von P₂ auf P₃ Wärme mit dem
Erdgas austauscht, um zu dessen Abkühlung beizutragen.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 5, bei dem wenigstens ein Teil des Restgases
G₂ Wärme mit wenigstens einem Teil der Gasphase G₃ austauscht, um diese abzukühlen
und um die kondensierte Phase L₄ zu erzeugen.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6, bei dem die Verflüssigung des Methans
durch indirektes Inberührungbringen mit einer oder mit mehreren Fraktionen eines Mehrkomponentenfluids
während der Verdampfung und mit Umlauf in einem geschlossenen Kreis bewirkt wird,
der eine Verdichtungszone, eine Abkühlungszone mit Verflüssigung, die ein oder mehrere
Kondensate ergibt, und eine Verdampfungszone der genannten Kondensate zur Wiederherstellung
des genannten Mehrkomponentenfluids besitzt.
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 7, bei dem während der anfänglichen Abkühlung
des Gases wenigstens eine Flüssigkeitsphase L₁ zusätzlich zu der Gasphase G₁ gebildet
wird und man die Flüssigkeitsphase L₁ nach der Entspannung in die genannte erste Fraktionierungszone
schickt.
9. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 8, bei dem man die Gasphase G₃ vollständig
kondensiert und man einen Teil als inneren Rückfluß in die zweite Fraktionierungszone
und das Komplement als Rückfluß in die erste Fraktionierungszone geschickt wird.