[0001] L'invention concerne une machine volumétrique comprenant un capsulisme cylindrique
constitué essentiellement d'un piston cylindrique (organe mâle), d'une capsule cylindrique
qui l'entoure (organe femelle) et d'un troisième organe matérialisant deux axes parallèles
à ceux des cylindres définissant la forme du piston et de la capsule, ce troisième
organe étant en liaison rotoïde autour de ses axes, respectivement avec le piston
et avec la capsule. Dans ces machines, le cylindre définissant la forme du piston
présente un ordre de symétrie par rapport à son axe égal à s
p, celui de la capsule un ordre de symétrie égal à s
C ; s
p et s
C sont choisis de telle sorte que ces valeurs diffèrent d'une unité. En outre, la géométrie
du piston et de la capsule sont choisies pour qu'il y ait contact entre ces éléments.
[0002] On connaît de nombreuses machines volumétriques à mouvement planétaire conformes
à cette description. On peut citer essentiellement les machines qui sont décrites
dans l'article PROJEKTIEREN DER ZYKLOIDENVERZAHNUNGEN HYDRAULISCHER VERDRAENGERMASHINEN
paru dans MECHANISM AND MACHINE THEORY VOL 25 N°6 1990.
[0003] On observera que, dans ces machines à mouvement planétaire, où la valeur de s
p est différente de l'unité, l'axe du cylindre définissant la forme extérieure du piston
doit être confondu avec l'axe de sa liaison rotoïde avec le troisième organe. De même,
dans les machines où la valeur de s
C est différente de l'unité, l'axe du cylindre définissant la forme intérieure de la
capsule doit être confondu avec l'axe de sa liaison rotoïde avec le troisième organe.
Lorsque s
p est égal à un, l'axe du cylindre définissant la forme extérieure du piston peut être
choisi arbitrairement, à condition d'être parallèle aux axes du troisième organe.
Lorsque s
C est égal à un, l'axe du cylindre définissant la forme intérieure de la capsule peut
être choisi arbitrairement, à condition d'être parallèle aux axes du troisième organe.
[0004] Les machines volumétriques à mouvement planétaire qui sont décrites dans l'article
cité ci-dessus se distinguent des machines conformes à l'invention par la géométrie
de la capsule et celle du piston. En effet dans ces machines connues, soit le piston,
soit la capsule a une directrice qui est une hypotrochoïde ou une épitrochoïde raccourcies,
ou une courbe uniformément distante d'une hypotrochoïde ou d'une épitrochoïde non
allongées (c'est-à-dire ordinaires ou raccourcies). Toutes ces courbes n'ont qu'un
ou deux paramètres de forme qui ne peuvent être choisis qu'entre des limites rapprochées.
Elles ne permettent pas de satisfaire à toutes les contraintes technologiques, comme
on le souhaite dans les machines modernes.
[0005] Par opposition, les machines objet de l'invention ont une géométrie beaucoup plus
riche en paramètres de forme et dans certains cas présentent des avantages technologiques
qui en facilitent la réalisation. Conformément à l'invention, l'un des organes, mâle
ou femelle, a une directrice D₁ qui s'identifie à une courbe uniformément distante
d'une hypertrochoïde fermée, ne présentant ni point double ni point de rebroussement,
en excluant les hypertrochoïdes dégénérées en hypotrochoïdes, épitrochoïdes ou péritrochoïdes.
Il est clair que tout en restant dans le cadre de l'invention, la directrice D₁ peut
également être à distance nulle d'une telle hypertrochoïde et par conséquent s'y identifier.
La définition des hypertrochoïdes est précisée dans le brevet FR-A-2.203.421.
[0006] L'autre organe, mâle ou femelle, des machines objet de l'invention a une directrice
D₂ qui est l'enveloppe de D₁ dans un mouvement planétaire relatif défini par deux
cercles C₁ et C₂ de centres et de rayons respectifs (O₁ , R₁) et (O₂ , R₂), ces cercles
R₁ et R₂ étant respectivement solidaires des directrices D₁ et D₂ et roulant l'un
sur l'autre sans glissement par contact intérieur, |O₁O₂| précisant l'entraxe du troisième
organe. Les machines conformes à l'invention peuvent être groupées en quatre familles
selon la nature de l'organe dont la forme est définie par D₁ et selon les valeurs
comparatives des rayons R₁ et R₂. Il y a lieu de distinguer :
- Les machines pour lesquelles D₁ est la directrice du piston et D₂ est la directrice
de la capsule, celle-ci s'identifiant à l'enveloppe extérieure de D₁ dans le mouvement
planétaire de D₁ relativement à D₂ pour lequel R₁= spE et R₂=sCE=(sp+1)E avec E =|O₁O₂| (famille I).
- Les machines pour lesquelles D₁ est la directrice du piston et D₂ est la directrice
de la capsule, celle-ci s'identifiant à l'enveloppe extérieure de D₁ dans le mouvement
planétaire de D₁ relativement à D₂ pour lequel R₁= spE et R₂=sCE=(sp-1)E avec E =|O₁O₂| et sp>1 (famille II).
- Les machines pour lesquelles D₁ est la directrice de la capsule et D₂ est la directrice
du piston, celle-ci s'identifiant à l'enveloppe intérieure de D₁ dans le mouvement
planétaire de D₁ relativement à D₂ pour lequel R₂= spE et R₁=sCE=(sp-1)E avec E =|O₁O₂| et sp>1 (famille III).
- Les machines pour lesquelles D₁ est la directrice de la capsule et D₂ est la directrice
du piston, celle-ci s'identifiant à l'enveloppe intérieure de D₁ dans le mouvement
planétaire de D₁ relativement à D₂ pour lequel R₂= spE et R₁=sCE=(sp+1)E avec E =|O₁O₂| (famille IV).
[0007] Il est clair que d'autres machines conformes à l'invention peuvent être dérivées
des machines appartenant à l'une des quatre familles précédentes. En effet, on peut
utiliser une directrice D₂ dont une partie au moins s'identifie à l'enveloppe de D₁
dans son mouvement relatif à D₂ et dont une partie au moins est extérieure à cette
enveloppe dans le cas des familles I ou II et est intérieure à cette enveloppe dans
le cas des familles III ou IV, les différentes parties se raccordant pour définir
une courbe fermée.
[0008] Connaissant l'équation paramétrique de la directrice D₁, qui s'écrit Z₁(κ) dans le
plan complexe O₁XY, (κ représentant le paramètre cinématique), on peut obtenir assez
facilement,dans le plan complexe O₂XY, l'équation Z₂ des enveloppes de D₁ dans le
mouvement relatif de D₁ par rapport à D₂ défini par R₁ et R₂, au moyen des deux relations
suivantes, où γ représente l'angle de rotation de D₁ par rapport au troisième organe
et où Z₃ est le nombre complexe conjugué de la dérivée de Z₁ par rapport à κ:


[0009] L'expression (1) fournit une relation entre γ et κ qui, introduite dans l'expression
(2), permet la définition de Z₂ en fonction d'un seul paramètre cinématique γ ou κ.
On observera qui si théoriquement, on a intérêt à rechercher l'ensemble {κ*} correspondant
à une position particulière γ* de D₁, il est numériquement beaucoup plus facile de
trouver l'ensemble des positions de D₁ définies par {γ**} pour lesquelles le contact
s'établit en un point particulier de D₁ défini par κ**. On remarquera également que
Z₂ correspond aux enveloppes intérieure et extérieure, qu'il convient de séparer ces
deux enveloppes et d'utiliser l'une d'elles selon la famille de machines que l'on
veut réaliser. Cette séparation peut par exemple se fonder sur la comparaison des
rayons de courbure aux points de contact de D₁ et D₂.
[0010] Le mouvement planétaire de D₁ relativement à D₂ peut être réalisé dans les machines
objet de l'invention de trois manières différentes :
- On peut immobiliser le troisième organe et rendre mobiles le piston et la capsule.
- On peut aussi immobiliser le piston et rendre mobiles la capsule et le troisième organe.
- On peut enfin, et c'est en principe la réalisation la plus simple, immobiliser la
capsule et rendre mobiles le troisième organe et le piston.
[0011] Quels que soient les mouvements absolus retenus par les machines objet de l'invention,
le mouvement planétaire relatif peut être réalisé par une transmission à rapport constant
et notamment par un engrenage intérieur à axes parallèles, dont les roues E₁ et E₂
sont respectivement solidaires des piston et capsule et dont les rayons primitifs
sont respectivement égaux à R₁ et R₂.
[0012] Lorsque l'on a recours à une transmission à rapport constant pour imposer le mouvement
planétaire relatif, un jeu fonctionnel, ménagé entre la capsule et le piston, permet
d'éviter le contact direct entre ces deux éléments et autorise un fonctionnement "à
sec" de la machine.
[0013] Lorsque l'on accepte le contact direct entre le piston et la capsule, on peut, si
la géométrie des surfaces en contact de ces deux éléments permet une conduite suffisante
et si le fluide véhiculé dans la machine est suffisamment lubrifiant, supprimer la
transmission à rapport constant, le mouvement planétaire relatif étant directement
imposé par le contact piston-capsule. Il en résulte dans ce cas une grande simplicité
de réalisation.
[0014] Quelle que soit l'organisation mécanique des machines objet de l'invention, ces machines
transforment de l'énergie fluide en énergie mécanique ou réciproquement.
[0015] L'énergie mécanique est échangée avec l'extérieur par un arbre. Lorsque le troisième
organe est mobile, cet arbre s'identifie avec lui et il est dans ce cas de forme coudée.
Lorsque le troisième organe est immobile, cet arbre, de forme rectiligne, en est distinct
et il est solidaire de la capsule ou du piston.
[0016] L'énergie fluide est introduite et extraite de la machine par un ensemble de clapets,
de lumières et/ou de soupapes disposés dans la capsule et/ou le piston, selon les
techniques classiques utilisées dans les machines volumétriques connues et directement
applicables par l'homme de l'art. Ces dispositifs de distribution du fluide peuvent
éventuellement être réglables pour autoriser une variation du remplissage. Qu'elle
soit réglable ou non, la distribution du fluide peut être adaptée à la nature de celui-ci
(fluide incompressible ou compressible) et au sens de transformation de l'énergie
(machine génératrice d'énergie fluide: compresseur ou pompe et machine génératrice
d'énergie mécanique: moteur).
[0017] On observera que, dans le cas particulier des machines où le troisième organe est
immobile, lorsque ces machines appartiennent aux familles I ou II et lorsque la directrice
D₂ ne s'identifie pas complètement à l'enveloppe de D₁ dans le mouvement planétaire
relatif, la partie de la directrice D₂ qui est extérieure à cette enveloppe peut être
supprimée, les différentes parties de la directrice D₂ qui s'identifient à l'enveloppe
sont alors disjointes et la directrice ne constitue plus une courbe fermée. Dans ces
machines, un carter fixe qui s'identifie au troisième organe entoure la capsule pour
assurer l'étanchéité, la capsule et le piston assurant la distribution du fluide,
en découvrant et en obturant périodiquement dans leurs mouvements absolus de rotation,
une lumière d'admission au moins et une lumière d'échappement au moins, fixes dans
la machine.
[0018] Un groupe de machines particulièrement intéressant appartenant à la famille I est
celui dont la directrice D₁ répond à l'équation suivante dans le plan complexe :

dans laquelle Z₁ désigne l'affixe du point générateur de la directrice D₁, chaque
point étant précisé par une valeur particulière du paramètre cinématique κ dont le
domaine de variation est compris entre 0 et 2Sπ pour parcourir une seule fois la courbe,
S est un nombre entier qui désigne l'ordre de symétrie de D₁ par rapport à l'origine
du plan complexe et est choisi arbitrairement, expi représente la fonction exponentielle
imaginaire, E et R
m sont deux longueurs choisies librement à condition que la courbe correspondante ne
présente ni point double, ni point de rebroussement, ce qui limite indirectement la
valeur du rapport E/R
m.
[0019] Les figures 1 à 4 représentent schématiquement une machine conforme à l'invention.
Les figures 5 à 8 représentent schématiquement une autre machine conforme à l'invention.
Ces représentations sont le résultat d'une simulation numérique sur ordinateur.
[0020] Les figures 9 et 10 représentent un compresseur où la capsule est immobile et où
le troisième organe est un arbre coudé.
[0021] Les figures 11 et 12 représentent une machine où le troisième organe, immobile, s'identifie
à un carter entourant la capsule, avec lequel le piston et la capsule sont en liaisons
rotoïdes.
[0022] Dans les machines représentées aux figures 9 à 12, la forme de la surface intérieure
de la capsule et de la surface extérieure du piston correspondent aux schémas présentés
aux figures 1 à 4.
[0023] Les figures 1 et 2 montrent, pour deux positions particulières du piston, une coupe,
perpendiculaire aux axes, d'une machine de la famille I caractérisée par s
p=2, s
C=3, E=10 mm, R₁=20 mm, R₂=30 mm et dont la directrice D₁ est conforme à l'équation
(3) avec S=s
p et R
m=45 mm. On distingue, sur ces deux figures , la capsule (10) de directrice D₂ qui
entoure le piston (11) de directrice D₁. On aperçoit nettement sur la figure 1, trois
points de contact U₁,U₂,U₃ entre D₁ et D₂. La figure 3 représente la directrice D₁
(12), la figure 4 montre plusieurs positions de D₁ par rapport à la capsule, celle-ci
n'étant pas figurée par souci de clarté.
[0024] L'étude de cette machine donne les résultats suivants:

[0025] On en déduit:

et

[0026] Si

sin{-κ-κ(1/S)-γ} = 0
et, compte tenu de ce que R₁ = s
pE = SE ,

ou

[0027] Par conséquent,la relation (1) est bien vérifiée simultanément avec la relation (4).
[0028] L'expression générale de la relation (2) donne l'expression de Z₂ qui s'écrit ici
compte tenu de (4) et de ce que R₂=(s
p+1)E=(S+1)E:

[0029] En posant, pour simplifier l'écriture,

[0030] il vient :

ou encore, compte tenu de (4)

[0031] Le terme

de cette expression représente un segment de droite dirigé selon l'axe des ordonnées,
passant par le point d'abscisse R
m et d'ordonnée 0. Sa longueur est égale à 4A, c'est-à-dire à (1+S)2E.
[0032] Le produit

représente le même segment de droite tourné de

c'est-à-dire de 60 degrés,180 degrés et 300 degrés.
[0033] Du résultat précédent,obtenu lorsque la relation (1) est satisfaite par les valeurs
de κ et γ compatibles avec la relation (4),il résulte que D₂ comporte trois segments
de droite de longueur égale à (1+S)2E disposés à 2π/(S+1) l'un par rapport à l'autre.
[0034] Le raccordement de ces trois segments de droite est obtenu pour d'autres relations
entre κ et γ satisfaisant la relation (1).Il y correspond trois arcs à courbure variable.
[0035] Lorsque la relation (4) est vérifiée, il existe, pour toutes les positions angulaires
du piston définies par y, trois points de contact avec la directrice définis par les
trois valeurs correspondantes de 1 et donc de κ.
[0036] Une valeur de κ et une valeur de γ vérifiant l'une des déterminations de la relation
(4) définissent un point de contact situé sur l'un des trois segments de droite de
D₂ et, pour une valeur particulière de γ, à chaque détermination de la relation (4),
correspond un segment de droite de D₂. Il en résulte que d'une part la directrice
de la capsule doit s'identifier à ces trois segments de droite et peut, en dehors
de ces segments, s'écarter de la directrice D₂ à condition d'être extérieure à celle-ci.
Dans ce cas, les contacts de la directrice de la capsule avec la directrice D₁ du
piston s'effectuent toujours en trois points et le mouvement planétaire relatif piston-capsule
peut être réalisé directement par ces contacts, sans que l'on ait besoin de recourir
à un engrenage matérialisant les roues E₁ et E₂. Il en résulte une grande facilité
de fabrication, puisque le nombre d'organes constitutifs de la machine est réduit
au strict minimum et que l'usinage de la capsule est extrêmement simple, puisque réduit
à celui de trois plans. On observera que dans cette machine, il existe en permanence
trois chambres de travail dans lesquelles le fluide peut être introduit et hors desquelles
il peut s'échapper.
[0037] Les figures 5 à 8 ont respectivement la même signification que celle des figures
1 à 4 {capsule (20), piston (21) et directrice D₁ (22) du piston (21)}, mais pour
une machine de la famille II avec s
p=3, s
C=2 E=10 mm, R₁=30 mm, R₂=20 mm et une directrice D₁ du piston définie par l'équation:

[0038] La directrice D₂ de la capsule correspondante a une symétrie d'ordre 2. La résolution
de la relation (1) pour toutes les positions relatives piston-capsule montre que l'on
a en permanence trois contacts entre D₁ et son enveloppe extérieure D₂. Ceci conduit
à l'existence de trois chambres de travail pour le fluide.
[0039] En se référant aux figures 3 et 4 d'une part, 7 et 8 d'autre part, on peut encore
observer les résultats suivants :
La figure 4 représente le mouvement planétaire d'une courbe D₁ d'ordre de symétrie
égal à 2, représentée à la figure 3. Le mouvement planétaire est caractérisé par le
roulement d'une circonférence C₁ de rayon égal à 2E (à laquelle est associée la directrice
D₁) sur une circonférence fixe C₂ de rayon égal à 3E. Sur la figure 4, on peut observer
les enveloppes extérieure et intérieure solidaires de cette circonférence fixe C₂.
Ces enveloppes ont toutes les deux un ordre de symétrie égal à 3.
[0040] Si on matérialise D₁ et son enveloppe extérieure D₂, avec R₁=2E et R₂=3E,
D₁ est le piston
D₂ est la capsule
s
p=2 s
C=3 , R₁ est bien égal à s
pE et R₂ à s
CE=(s
p+1)E.
[0041] La machine correspondante appartient à la famille I.
[0042] Si on matérialise D₁ et son enveloppe intérieure D₂, avec R₁=2E et R₂=3E,
D₁ est la capsule
D₂ est le piston
s
C=2 s
p=3 , R₂ est bien égal à s
pE et R₁ à s
CE=(s
p-1)E.
[0043] La machine correspondante appartient à la famille III.
[0044] La figure 8 représente le mouvement planétaire d'une courbe D₁ d'ordre de symétrie
égal à 3, représentée à la figure 7. Le mouvement planétaire est caractérisé par le
roulement d'une circonférence C₁ de rayon égal à 3E (à laquelle est associée la directrice
D₁) sur une circonférence fixe C₂ de rayon égal à 2E. Sur la figure 8, on peut distinguer
les enveloppes extérieure et intérieure solidaires de cette circonférence fixe C₂.
Ces enveloppes ont toutes les deux un ordre de symétrie égal à 2.
[0045] Si on matérialise D₁ et son enveloppe extérieure D₂, avec R₁=3E et R₂=2E,
D₁ est le piston
D₂ est la capsule
s
p=3 s
C=2 , R₁ est bien égal à s
pE et R₂ à s
CE=(s
p -1)E.
[0046] La machine correspondante appartient à la famille II.
[0047] Si on matérialise D₁ et son enveloppe intérieure D₂, avec R₁=3E et R₂=2E,
D₁ est la capsule
D₂ est le piston
s
C=3 s
p=2 , R₂ est bien égal à s
pE et R₁ à s
CE=(s
p+1)E.
[0048] La machine correspondante appartient à la famille IV.
[0049] Les figures 9 et 10 présentent une coupe transversale et une coupe axiale respectivement,
dans un compresseur où le fluide comprimé est suffisamment lubrifiant pour permettre
au couple piston-capsule de réaliser directement le mouvement planétaire.
[0050] Dans ces coupes, on distingue le piston (11) d'ordre de symétrie s
p = 2 et sa directrice (12), la capsule (10) et sa directrice d'ordre de symétrie s
C = 3 constituée de trois segments de droite (13,14 et 15) ainsi que de trois arcs
(16,17 et 18) extérieurs à l'enveloppe du piston entre les points A₁₃ B₁₃, A₁₄ B₁₄
et A₁₅ B₁₅. Le troisième organe, matérialisé par un arbre coudé, (30) est en liaison
rotoïde avec la capsule (10) par l'intermédiaire des roulements (31 et 32) et est
en liaison rotoïde avec le piston (11) par l'intermédiaire des roulements (33 et 34).
Cet arbre coudé est entraîné par la poulie (35) calée sur lui. Le fluide est admis
dans le compresseur par les clapets (41,42,43) localisés dans le flasque arrière (101)
de la capsule (10) et s'en échappe par les clapets (51,52,53) localisés dans la partie
tubulaire (100) de la capsule (10). Des obturateurs commandés tels que (61), localisés
dans le flasque avant (102) de la capsule (10) permettent le maintien à la pression
d'admission d'une, de deux ou de trois chambres de travail du compresseur. On peut
ainsi assurer la régulation du débit en trois échelons et faire fonctionner le compresseur
à débit nul sans cesser de l'entraîner, en évitant ainsi de recourir à un embrayage
interposé entre l'arbre coudé et la poulie ou en évitant d'arrêter le moteur lorsque
celui-ci doit continuer à entraîner d'autres machines.
[0051] La figure 11 est une machine qui comporte un piston et une capsule, en liaison rotoïdes
avec un carter fixe; cette vue selon la direction des axes des liaisons rotoïdes représente
la machine sans le flasque situé du côté de l'entraînement.
[0052] La figure 12 est une coupe dans la machine par un plan contenant les axes des deux
liaisons rotoïdes. On distingue, dans cette coupe, le piston 11, la capsule 10 et
le carter constitué d'une partie tubulaire 130 et de deux flasques 230 et 330.
[0053] Le piston 11 est, dans la machine représentée, d'une seule pièce avec l'arbre 111
dont les paliers 112 et 113 matérialisent la liaison rotoïde du piston 11 avec les
flasques 230 et 330 du carter. La capsule 10 est en liaison rotoïde par le palier
lisse 110 avec la partie tubulaire 130 du carter. L'admission du fluide dans la machine
se fait par la lumière 140 reliée, dans le flasque 230, à la tubulure 340 et l'échappement
se fait par la lumière 150 reliée à la tubulure 350 dans le flasque 330.
[0054] Dans la présente description, les formes revendiquées pour le piston et la capsule
ainsi que le caractère planétaire du mouvement sont à comprendre comme des caractéristiques
nominales des machines conformes à l'invention.
1. Machine volumétrique comprenant un capsulisme cylindrique, constitué essentiellement
d'un piston cylindrique (organe mâle) présentant par rapport à son axe un ordre de
symétrie entier sp, d'une capsule cylindrique qui l'entoure (organe femelle) présentant par rapport
à son axe un ordre de symétrie entier sC et d'un troisième organe matérialisant deux axes, parallèles à ceux des cylindres
définissant la forme du piston et de la capsule, ce troisième organe étant en liaison
rotoïde autour de ses axes, respectivement avec le piston et avec la capsule, les
ordres de symétrie sp et sC différant d'une unité et les géométries des piston et capsule étant définies pour
que ces organes soient en contact, CARACTERISEE EN CE QUE l'un des organes mâle ou
femelle a une directrice D₁ qui s'identifie à une courbe uniformément distante (la
distance uniforme étant éventuellement nulle) d'une hypertrochoïde fermée, en excluant
les hypertrochoïdes dégénérées en hypotrochoïdes, péritrochoïdes et épitrochoïdes
ou en courbes uniformément distantes de ces hypotrochoïdes, péritrochoïdes et épitrochoïdes,
cette hypertrochoïde ne présentant ni point double, ni point de rebroussement, l'autre
organe ayant une directrice D₂ qui est l'enveloppe de D₁ dans un mouvement planétaire
relatif défini par deux cercles C₁ et C₂, de centres et de rayons respectifs (O₁,R₁)
et (O₂,R₂), respectivement solidaires des directrices D₁ et D₂ et roulant l'un sur
l'autre sans glissement par contact intérieur, |O₁O₂| précisant l'entraxe du troisième
organe.
2. Machine volumétrique conforme à la revendication 1, CARACTERISEE EN CE QUE D₁ (12)
est la directrice du piston (11), D₂ est la directrice de la capsule (10) qui s'identifie
à l'enveloppe extérieure de D₁ dans le mouvement planétaire de D₁ relativement à D₂,
défini par R₁ = SpE et R₂ = SC E = (Sp+1) E avec E = |O₁O₂|
3. Machine volumétrique conforme à la revendication 1, CARACTERISEE EN CE QUE D₁ (22)
est la directrice du piston (21), D₂ est la directrice de la capsule (20) qui s'identifie
à l'enveloppe extérieure de D₁ dans le mouvement planétaire de D₁ relativement à D₂,
défini par R₁ = SpE et R₂ = SC E = (Sp-1) E avec E = |O₁O₂| et Sp > 1
4. Machine volumétrique conforme à la revendication 1, CARACTERISEE EN CE QUE D₁ est
la directrice de la capsule, D₂ est la directrice du piston qui s'identifie à l'enveloppe
intérieure de D₁ dans le mouvement planétaire de D₁ relativement à D₂, défini par
R₂ = SpE et R₁ = SCE = (Sp+1) E avec E = |O₁O₂|
5. Machine volumétrique conforme à la revendication 1, CARACTERISEE EN CE QUE le mouvement
planétaire est défini par R₂ = SpE et R₁ = SCE = (Sp-1) E avec E = |O₁O₂| et Sp > 1
6. Machine volumétrique conforme à la revendication 2 ou 3, CARACTERISEE EN CE QUE une
partie au moins de la directrice D₂ est extérieure à l'enveloppe extérieure de D₁
dans son mouvement planétaire relativement à D₂ et une autre partie de la directrice
D₂ au moins s'identifie à une partie de cette enveloppe, les différentes parties se
raccordant pour définir une courbe fermée.
7. Machine volumétrique conforme à la revendication 4 ou 5, CARACTERISEE EN CE QUE une
partie au moins de la directrice D₂ est intérieure à l'enveloppe intérieure de D₁
dans son mouvement relativement à D₂ et une autre partie de la directrice D₂ au moins
s'identifie à une partie de cette enveloppe, les parties se raccordant pour définir
une courbe fermée.
8. Machine volumétrique conforme à la revendication 2, CARACTERISEE EN CE QUE l'hypertrochoïde
répond, dans le plan complexe, à l'équation :

dans laquelle, Z₁ désigne l'affixe du point générateur de la directrice D₁, chaque
point étant précisé par une valeur particulière du paramètre cinématique κ dont le
domaine de variation est compris entre 0 et 2Sπ, pour parcourir une seule fois la
courbe, S est un nombre entier qui désigne l'ordre de symétrie de la courbe par rapport
à l'origine du plan complexe et est choisi arbitrairement, expi représente la fonction
exponentielle imaginaire, E et R
m sont deux longueurs choisies librement à condition que la courbe correspondante ne
représente ni point double ni point de rebroussement, ce qui limite indirectement
la valeur du rapport E/R
m.