[0001] La présente invention a pour objet un procédé et dispositif de régulation de charge
pour chaudière à grille mécanique.
[0002] Le secteur technique de l'invention est le domaine des chaudières à grille mécanique
utilisant un combustible solide.
[0003] Une des applications principales de l'invention est la réalisation d'équipements
permettant la régulation de puissance d'une chaudière à grille mécanique en fonction
des besoins de l'utilisation, tout en assurant une combustion optimale et malgré des
variations possibles de qualité physique et chimique du combustible solide.
[0004] Pour cela, les chaudières à grilles mécaniques connues à ce jour sont généralement
en conduite manuelle. Le chauffeur dispose d'un certain nombre de dispositifs, tels
que regards, mesures de température ou de pression et modifie l'allure de la grille
en fonction des besoins. Cette modification d'allure se fait en agissant sur plusieurs
paramètres, tel que :
- la vitesse de rotation de la grille;
- le réglage de la hauteur de couche;
- la position des volets des caissons d'alimentation en air primaire;
- le débit d'air primaire;
- le débit d'air secondaire injecté dans la chambre de combustion, au-dessus de la grille
pour brûler les matières volatiles.
[0005] Afin de faciliter le travail du chauffeur et par analogie avec les chaudières à gaz
ou à fuel, certaines chaudières à grilles sont munies d'un système de régulation de
charge destiné à maintenir une pression de vapeur ou une température d'eau constante
en sortie de chaudière, en fonction des besoins.
[0006] Ce maintien s'effectue en faisant varier le débit de combustible en agissant sur
la vitesse de la grille, par l'intermédiaire d'un régulateur, ainsi que sur le débit
d'air primaire, pour maintenir un rapport de débit d'air par rapport à celui du combustible
suffisant.
[0007] Cependant, dans le cas d'un combustible solide qui est le seul utilisable par définition
avec une grille mécanique et contrairement à un brûleur fuel ou gaz, il n'est pas
possible de mesurer le débit réel de combustible et on se sert alors d'une image volumétrique
qui est basée sur la vitesse de rotation de la grille pour une hauteur et une largeur
de couche données sur celle-ci.
[0008] Ainsi, en cas de variation de la densité apparente du combustible, de son humidité
et/ou de son pouvoir calorifique, due par exemple à un changement de granulométrie
ou de source d'approvisionnement, la mesure, entrant sur les régulateurs de vitesse
de la grille et/ou de débit d'air, n'est pas affectée, alors que la quantité de chaleur
libérée est différente.
[0009] Il s'ensuit un écart par rapport au ratio air/combustible optimal qui peut provoquer
une augmentation de l'excès d'air, donc une baisse de rendement, ou une diminution
cet excès d'air avec apparition d'imbrûlés solides et gazeux. Avec un tel dispositif
de régulation de vitesse de grille et de débit d'air primaire, basé sur la référence
d'une image volumétrique du débit du combustible et tel que cela est utilisé à ce
jour, le chauffeur reste nécessaire pour agir sur les paramètres non régulés et non
régulables pour les raisons ci-dessus, soit :
- la hauteur de couche;
- la position des volets d'air primaire;
- le débit d'air secondaire.
[0010] Il peut donc compenser manuellement, par action sur les organes de réglage de ces
paramètres, les dérives dues aux variations de la qualité du combustible. Ainsi, si
on veut supprimer la présence permanente du chauffeur, cela nécessite de résoudre
le problème dû aux variations de cette qualité du combustible.
[0011] Pour cela, un dispositif connu peut être l'emploi d'un oxygénemètre pour la mesure
de la teneur en oxygène dans les fumées, teneur liée à l'excès d'air de combustion
et qui permet donc d'effectuer une correction automatique sur le débit d'air après
comparaison de la valeur de la mesure réelle avec la valeur théorique.
[0012] Cependant ce dispositif a deux inconvénients :
- d'une part, la fiabilité relative des oxygénemètres conduit à limiter la correction
à ± 10% de la valeur mesurée, or les écarts dus aux variations du combustible peuvent
largement dépasser cette valeur (20 à 30%), ce qui nécessite de toutes façons des
interventions humaines fréquentes;
- les chaudières à grille mécanique fonctionnent toujours avec un foyer en dépression,
contrairement aux chaudières modernes à fuel ou à gaz, qui ont un foyer en pression.
Ainsi, la mesure de l'oxygène dans les fumées est donc influencée par les entrées
d'air parasites, tel que les regards, le cendrier, les trappes de visite etc..., qui
provoquent des variations importantes de la pression du foyer et rendent alors la
mesure de l'oxygène peu représentative de l'excès d'air réel de combustion dans les
foyers.
[0013] Par ailleurs, de nombreuses chaudières sont équipées d'organes de sécurité, dont
certaines sont même devenues obligatoires dans des pays comme la FRANCE depuis Juin
1991; on peut citer par exemple la demande de brevet FR. 2.598.489 des CHARBONNAGES
DE FRANCE, portant sur un "dispositif de sécurité automatique concernant la fermeture
du volet mobile d'alimentation du combustible en cas d'anomalies"; ceci sort du cadre
de la présente invention, mais constitue une contrainte supplémentaire de régulation,
car en cas de dérive de celle-ci trop importante, ce qui est souvent le cas avec les
dispositifs actuels, les organes de sécurité peuvent déclencher très souvent, gênant
le fonctionnement continu et en imposant alors une intervention manuelle pour la remise
en route, ce qui annule l'intérêt d'une régulation contrôlée.
[0014] Le problème posé est donc de trouver un dispositif et un procédé de régulation auto-adaptatifs,
qui permettent de s'affranchir des variations de qualité physique ou chimique du combustible
solide, garantissant le maintien du rapport air/combustible optimal sur toute la plage
de puissance de la chaudière, sans interventions humaines pendant au moins 24 heures,
permettant d'adapter automatiquement la puissance fournie par la chaudière aux besoins
de l'utilisation, et cela sans que les paramètres de chauffe, dépassent des limites
de sécurité acceptables.
[0015] Une solution au problème posé est un procédé et un dispositif de régulation de charge
pour chaudière à grille mécanique, à vitesse d'entraînement "V" réglable et utilisant
du combustible solide alimenté à travers un régulateur de hauteur "h" de couche, et
apte à transmettre à un circuit échangeur d'utilisation une puissance théorique réglable
et mesurable dans une plage donnée tel que :
- on définit un coefficient Ko propre à la catégorie et à la qualité du combustible
utilisé et fonction des caractéristiques de celui-ci, soit essentiellement sa densité
apparente, de son pouvoir calorifique, et son coefficient de remplissage, et de sa
largeur sur la grille, tel que la puissance calorifique théorique que peut dégager
le dit combustible dans la chambre de combustion de la chaudière est :
Qb = V x h x Ko;
- on utilise la valeur de cette puissance théorique Qb comme valeur de référence dans
tout système de régulation, permettant d'optimiser la combustion, en fonction de la
puissance demandée;
- on mesure en même temps la puissance Qm effectivement transmise à l'échangeur du circuit
d'utilisation, et pondéré par le rendement ρ de la chaudière
- on calcule et on cumule les écarts δ = ρ Qb - Qm entre ces deux valeurs de puissance
pendant une durée donnée, et quand ce cumul d'écarts dépasse une limite fixée, on
remplace la valeur du coefficient Ko par une nouvelle valeur Ki calculée à partir
de l'équation K = Q/ ρ (V x h), dans laquelle Q est pris égal à Qm mesuré;
- on recommence les mêmes opérations de mesure de calcul et de commande de régulation
avec la référence de la nouvelle puissance théorique dégagée par le combustible Qdi
= V x h x Ki pendant une nouvelle durée à partir de cette nouvelle valeur Ki, qui
peut alors, à l'intérieur d'un eplage autorisée, être remplacée à nouveau par une
autre valeur Ki + 1 et ainsi de suite pendant toute la durée du fonctionnement de
la chaudière.
[0016] Dans des modes de réalisation préférentiels, il est possible, grâce à cette référence
de puissance théorique dégagée, d'automatiser l'ensemble de tous les paramètres intervenant
dans la production de puissance réelle de la chaudière, tel que connu à ce jour et
rappelé précédemment : on peut utiliser ainsi la régulation de charge destinée à maintenir
la pression et/ou la température de d'eau constante en sortie de l'échangeur de la
chaudière, en agissant essentiellement sur la vitesse de la grille et/ou sur le débit
d'air primaire. Cette régulation est efficace grâce au dispositif et au procédé suivant
l'invention, dans lequel la prise en compte du débit de combustible réel tel qu'utilisé
dans les chaudières à combustible liquide ou gazeux, est remplacée ici par celle de
la puissance calorifique théorique réelle dégagée par le combustible solide.
[0017] Il est alors possible de réguler tous les paramètres d'un système de régulation de
combustion suivant un schéma dit croisé connu, en fonction de cette valeur de puissance
théorique, corrigée par rapport à la puissance réelle transmise et qui sert de référence
dans les boucles de régulation en fonction du signal de charge correspondant à la
puissance demandée.
[0018] On peut également réguler efficacement, pour une meilleure souplesse de fonctionnement
la hauteur de couche, en tenant compte de vitesses maximum et minimum de grille admissibles
pour la combustion, le débit d'air secondaire en fonction de la charge et/ou la position
des volets de répartition de l'air primaire dans les caissons de soufflage sous la
grille avec la prise en compte de la teneur en oxygène dans les fumées.
[0019] Le résultat est de nouveaux dispositifs et procédés de régulation de charges pour
chaudières à grille mécanique, qui répondent au problème posé. Ils permettent en effet
de disposer d'une manière auto-adaptatrice d'une grandeur, qui est la puissance calorifique
théorique dégagée par le combustible et que l'on peut appeler "débit brûlé", car elle
est parfaitement représentative du débit réel de combustion solide en tenant compte
de ses variations de qualité.
[0020] Disposant alors de cette valeur de débit de combustible et de celui d'air comburant,
il devient possible effectivement d'utiliser un schéma de régulation croisé, classique
dans les installations de combustion fuel ou gaz.
[0021] Le schéma de régulation, tel que décrit dans la présente invention en figure 3 ci-après,
introduit une parfaite sécurité de fonctionnement en permettant en particulier, d'assurer
en permanence lors de la montée ou descente de charge, que le débit d'air reste supérieur
à celui nécessaire au débit de combustible correspondant, même en cas de panne mécanique
sur l'un des actionneurs de l'alimentation en air et/ou du combustible.
[0022] Il est ainsi possible, avec divers procédés et dispositifs auxiliaires de régulation,
de rendre automatique l'exploitation de toute chaudière à grille mécanique utilisant
des combustibles solides, sans présence ni intervention humaine pendant au moins 24
heures, en toute sécurité et sans arrêt intempestif ou trop fréquent de l'exploitation.
[0023] On pourrait citer d'autres avantages de la présente invention, mais ceux cités ci-dessus
en montrent déjà suffisamment pour en démontrer la nouveauté et l'intérêt.
[0024] La description et les figures ci-après représentent un exemple de réalisation de
l'invention, mais n'ont aucun caractère limitatif : d'autres réalisations sont possibles
dans le cadre de la portée et de l'étendue de la présente invention, en particulier
en changeant les divers dispositifs de régulation, tel que par exemple en regroupant
certains organes, ou au contraire, par spécialisation de ceux-ci en fonction des besoins,
mais tout en conservant le schéma fonctionnel d'ensemble tel que décrit ci-après.
[0025] La figure 1 est une coupe simplifiée connue du foyer d'une chaudière à grille mécanique.
[0026] La figure 2 est un schéma en coupe d'une couche de combustible.
[0027] La figure 3 est un schéma de fonctionnement d'un dispositif de régulation et d'un
procédé suivant l'invention.
[0028] La figure 1 est une coupe simplifiée connue d'une chaudière à grille mécanique 1
pour combustible solide 2. On peut définir une telle grille 1 comme un équipement
de chauffe permettant le déplacement du charbon 2 en couche épaisse 3 sur un tapis
mobile, et la combustion de ce charbon sous forme de grains, sans déplacement relatif
par rapport au support 1. Il s'agit d'une combustion statique par opposition aux combustions
sous forme pulvérisée ou en lit fluidisé qui relèvent du mode en suspension.
[0029] L'allumage du charbon a lieu de haut en bas, grâce à une voûte d'allumage 10, à l'entrée
du foyer et le comburant principal circule de bas en haut, grâce à des arrivées d'air
primaire 7 situées sous la grille 1.
[0030] Celle-ci est constituée par une chaîne sans fin formant tapis et portant la couche
3 de charbon. Elle est entraînée par des roues dentées 11, montées sur un arbre moteur
raccordé à tout mécanisme d'entraînement non figuré. Son mouvement est uniforme et
sa vitesse réglable "V".
[0031] Le charbon 2 s'écoule par gravité depuis une trémie 4 placée à l'entrée de la grille
1. La hauteur de charbon frais 13 ou hauteur de couche déposée "h" à l'entrée de la
grille, est contrôlée par un volet 5 (porte ou régulateur), dont on peut régler l'ouverture.
[0032] L'air primaire 7 est soufflé sous la grille, et le charbon s'allume grâce à la voûte
d'allumage 10 dès son arrivée sur la grille 1 : si la vitesse de celle-ci ainsi que
les débits d'air sont bien réglés, le charbon est complètement brûlé lorsqu'il atteint
l'extrémité opposée de la grille. Les cendres 16 sont basculées dans un cendrier 9
par l'intermédiaire du décrasseur 8.
[0033] L'allure de la couche ne varie généralement pas dans le sens transversal de la grille
1, mais elle varie par contre fortement dans le sens longitudinal. En effet, la progression
d'une tranche de charbon dans sa progression sur la grille 1 suit le schéma de la
figure 2 :
- dès son entrée sur la grille au point 0 d'origine correspondant à l'aplomb du volet
d'admission 5, la couche 13 de charbon non allumé s'échauffe à partir des tranches
voisines situées en aval et enflammées, et du flux de chaleur rayonné par la chambre
de combustion et la voûte d'allumage 10;
- la surface du charbon distille, puis s'enflamme : la combustion se propage vers le
bas, à contre courant de l'air primaire 7 qui est soufflé sous la grille 1;
- après un certain parcours "a", que l'on appelle distance d'allumage, le plan d'inflammation
12 atteint le plan de grille 1. La structure de la couche ne comporte plus qu'une
zone d'oxydation 14 de charbon incandescent, surmontée éventuellement d'une zone de
réduction 15, si la hauteur "h" de couche est forte. Par manque d'oxygène à haute
température, le gaz carbonique est réduit en oxyde de carbone provoquant un fonctionnement
en gazogène. La hauteur de couche "h" va ensuite en diminuant et il ne reste plus
à l'extrémité que des centres 16. Si les conditions de marche tel que la hauteur de
la couche "h", la vitesse de la grille "V", la qualité du combustible et le débit
d'air 7 restent constants, il s'établit théoriquement un régime permanent.
[0034] L'allure spécifique de la quantité de chaleur dégagée par la combustion que l'on
exprime en Kg/m²/h varie beaucoup d'un point à l'autre de la grille 1. Elle présente
le profil suivant la courbe 27 représentée sur la figure 2 : cette puissance calorifique
dégagée est très faible dans la zone d'allumage, maximum peu après l'extrémité de
la distance "a" d'allumage, soit à 50% environ de la longueur totale de la grille
en général et elle décroît ensuite jusqu'à 0 à l'extrémité de cette grille 1.
[0035] Pour obtenir une bonne combustion, et on définit d'une manière connue, une hauteur
de couche 3 "ho" idéale en fonction des caractéristiques du charbon 2. Ce paramètre
doit donc être modifié aussi peu que possible, et à hauteur de couche optimisée constante,
les variations de puissance se font préférentiellement par la seule variation de la
vitesse "V" de la grille. Cette vitesse a cependant deux limites :
- si elle devient trop importante, l'inflammation du combustible est alors trop lente
pour maintenir stable le front d'allumage, et il y a risque de "perte du feu". Un
autre inconvénient est que le temps de séjour diminuant, le combustible peut être
incomplètement brûlé en fin de grille, d'où une perte de combustible et une baisse
de rendement;
- si elle devient trop faible par rapport à l'inflammation du combustible, le feu remonte
à contre-courant et peut atteindre la trémie 4 d'alimentation. Un autre inconvénient
est que le feu est alors court et une partie de la surface de la grille est inutilisée,
d'où un air de combustion inutile dans cette partie et également une baisse de rendement.
[0036] Ces limites sont également une raison de l'impératif de la présence actuelle d'un
chauffeur, qui doit éviter par un contrôle visuel que le feu ne rentre pas dans la
trémie 4 ou ne parte pas dans le cendrier 9, ce qui peut se produire en l'absence
de régulation telle que suivant l'invention.
[0037] Par ailleurs, pour réaliser une combustion rationnelle, il faut proportionner le
débit d'air comburant à l'allure de combustion, tel que représenté en particulier
suivant la courbe 27 de la figure 2. En effet, si la pression et le débit d'air sous
la grille était uniforme, celui-ci serait en excès dans la zone d'allumage et en fin
de grille, et en défaut dans la zone centrale.
[0038] Pour obtenir alors les conditions satisfaisantes, il est connu de :
- réaliser des débits d'arrivée d'air primaire sous la grille différents suivant les
endroits de celle-ci et pour ce faire, l'espace sous la grille 1 est compartimentée
d'une manière connue en un certain nombre de caissons 24, dont la pression peut y
être réglée individuellement, donc le débit adapté à l'allure de combustion;
- ajouter de l'air complémentaire au-dessus de la grille 1 pour assurer un brassage
énergique des gaz au-dessus de la couche 3 et terminer la combustion des matières
volatiles et de l'oxyde de carbone CO : c'est l'air secondaire 20 rajouté directement
dans la chambre de combustion 6.
[0039] De plus, la longueur du feu sur la grille 1 peut également être modifié par le réglage
de la répartition de l'air primaire 7 dans les caissons 24 de soufflage, et la perte
ou la remontée du feu fixent de toutes façons comme indiqué précédemment, des valeurs
minimum et maximum pour la vitesse "V" de la grille.
[0040] Dans les procédés et dispositifs utilisés à ce jour, on considère seulement une image
volumétrique de la quantité de charbon admise sur la grille 1 qui est proportionnelle
à sa largeur "L", à la vitesse d'avancement "V", qui à l'épaisseur initiale de couche
"h" et à la densité du combustible "d", soit Q = L x h x V x d. On dispose ainsi à
priori, à partir de cette formule, de deux paramètres h et V pour régler la charge
de la grille, et comme indiqué précédemment, des paramètres supplémentaires, mais
non indépendants des premiers que sont les débits d'air primaire et secondaire.
[0041] Cependant, compte tenu de tous les paramètres rappelés ci-dessus, pour une optimisation
de la combustion tels que d'une part, les limites d'épaisseurs de couches et de variations
des vitesses possibles, et d'autre part les incidences de la qualité du combustible,
il ne suffit donc pas respectivement d'une part de faire varier l'un et/ou l'autre
pour suivre une variation d'allure, et d'autre part de conserver le produit h x v
constant pour maintenir une allure de combustion donnée et si on veut que ces opérations
se fassent d'une manière automatique, contrôlée et sans dérive de régulation qui finirait
par arrêter la chaudière.
[0042] Dans la figure 3, on a représenté pour cela un schéma de fonctionnement d'un dispositif
et du procédé de régulation suivant l'invention, par laquelle le débit de combustible
pris en compte est affiné, en les remplaçant par son "débit brûlé" obtenu par une
formule de débit de chaleur brûlée telle que Q
b = V x h x l x α x d x PCI, où:
Q
b est la puissance dégagée, par exemple en kcal/h;
V est la vitesse linéaire de la grille, par exemple en m/h
h la hauteur de la couche 3 de combustible, par exemple en m et réglée par le régulateur
de couche 5;
l la largeur de la grille 1, par exemple en m;
α le coefficient de remplissage du combustible 7;
d la densité apparente de ce combustible brut exprimée en kg/m3 par exemple;
PCI le pouvoir calorifique inférieur de ce combustible exprimé par exemple en kcal/kg.
[0043] On peut poser, pour simplifier l'écriture : Ko = l x α x d x PCI, Ko étant alors
le coefficient théorique de la formule ci-dessus donnant le débit réel brûlé du charbon
à partir des paramètres régulables V et h soit : Q
b = V x h x Ko.
[0044] Ainsi, toute variation de la qualité du combustible se traduit par une variation
de ce coefficient Ko qui prend alors une valeur K différente de celle Ko initiale.
[0045] Le dispositif et le procédé de régulation auto-adaptatif objet de l'invention a pour
effet de corriger automatiquement, grâce à l'unité de calcul 25 intégrée dans ledit
dispositif, la valeur de Ko pour la rendre égale à la valeur réelle K, sans connaître
les caractéristiques précises instantanées du combustible que sont α, d et PCI.
[0046] Le procédé est basé sur la comparaison permanente entre le débit ou puissance brûlée
théorique, calculé par la formule ci-dessus et la puissance transmise effectivement
au circuit d'utilisation et mesurable Qm, qui est, par exemple pour une chaudière
à eau chaude à partir des caractéristiques relevées directement dans l'échangeur 17
:
Qm = Qeau x (Ts - Te) où :
Qm est la puissance mesurée en Kcal/h;
Qeau est le débit d'eau traversant l'échangeur 17 en Kg/h;
Ts et Te sont les températures respectivement de sortie et d'entrée de l'eau dans
cet échangeur 17.
[0047] En régime stabilisé, on doit alors avoir : Qm = ρ x Qb où :
étant le rendement de la chaudière qui peut se calculer par des formules connues
en fonction de la température des fumées 21 et de l'excès d'oxygène dans celle-ci.
[0048] Tout écart entre les deux termes de l'égalité ci-dessus sera donc la preuve d'une
dérive du coefficient K réel par rapport au coefficient Ko.
[0049] De façon à tenir compte des temps de réponse très lents d'une combustion sur grille
mécanique, on ne compare pas les valeurs instantanées de Qm et ρ x Qb, mais des valeurs
intégrées sur un temps suffisant pour s'affranchir de ces temps de réponse que l'on
prendra de l'ordre de 15 à 30 mn.
[0050] De la même manière, la correction apportée au coefficient Ko suivant le procédé pourra
être très lente et discontinue, tel que par exemple 1% maximum à chaque correction
intervenant dans un intervalle de temps qui peut être également de 15 ou 30 mn, et
jusqu'à atteindre la nouvelle valeur de K, rendant les valeurs des termes de l'égalité
ci-dessus identique.
[0051] Pour éviter une dérive accidentelle du système, la correction maximale pourra être
utilement plafonnée.
[0052] La figure 3 est un schéma du dispositif 26 représentatif du procédé suivant l'invention,
avec toutes ses options et sur lequel sont représentés les éléments principaux de
la chaudière et de son dispositif de régulation complet, soit en particulier pour
ce qui concerne spécifiquement la présente invention :
- l'échangeur de chaleur 17 recevant la puissance dégagée dans la chaudière, contrôlée
par un régulateur de température et de débit 18, qui transmet au dispositif 26 de
régulation un signal de puissance 19₁ demandé par l'utilisation du circuit alimenté
par l'échangeur;
- le régulateur 5 d'épaisseur "h" de couche 3 du combustible 2 commandé par un organe
31 de contrôle des hauteurs "h₁" maximum et "h₂" minimum de cette couche de part et
d'autre d'une valeur "ho" optimale, en relation avec la vitesse V de la grille 1,
elle-même comprise entre des vitesses maximum et minimum "V". Celle-ci est définie
par un organe de commande 30 en fonction de la comparaison entre la puissance demandée
19₁ et de celle mesurée et calculée 19₂, à partir des données de débit d'air 7 et
d'oxygène 28 des fumées 21;
- la commande 29₁ d'arrivée de l'air primaire 7 sous la grille 1, en fonction d'une
part du contrôle de la quantité d'oxygène 28 dans les fumées 21, et d'autre part de
la comparaison de la quantité de chaleur 22 entre demandée 19₁ et celle brûlée Qb
calculée à partir de l'unité de calcul 25 définie par ailleurs;
- la commande 29₂ des volets 23 de distribution de l'air primaire 7 en fonction de cette
même quantité de chaleur brûlée Qb et calculée et de la mémorisation préalable de
leurs positions optimum correspondantes;
- la commande de la quantité d'air secondaire 20 en fonction de cette même quantité
de chaleur brûlée Qb calculée;
- ladite unité de calcul 25 tel que défini ci-avant et ci-après, sachant que cette unité
peut être intégrée à un ou plusieurs des organes de contrôle ou de commande ci-dessus,
que ceux-ci eux-mêmes peuvent être regroupés ou au contraire éclatés en plusieurs
éléments, ce schéma de la figure 3 est un principe de fonctionnement ne présumant
pas de la réalité de la réalisation du dispositif de régulation 26 dans son ensemble.
[0053] Ainsi le dispositif tel que représenté sur cette figure 3, est un dispositif de régulation
26 de charge pour chaudière mécanique 1 à vitesse d'entraînement V réglable, utilisant
un combustible solide 2 alimenté à travers un régulateur 5 de hauteur "h" de couche
3, et apte à transmettre à un circuit échangeur 17 une puissance thermique réglable
et mesurable dans une plage donnée. Suivant l'invention, ce dispositif 26 comprend
essentiellement une unité de calcul 25 relié au moins à différents capteurs de mesure
de ladite hauteur "h", de ladite vitesse "V" et des paramètres de fonctionnement dudit
circuit échangeur 17, et dans lequel est stocké en mémoire un coefficient Ko propre
à la catégorie et à la qualité du combustible 2 utilisé et fonction des caractéristiques
de celui-ci, soit essentiellement sa densité apparente et son pouvoir calorifique,
et son coefficient de remplissage, et sa largeur sur la grille 1. Ce coefficient Ko
est tel que la puissance théorique Qb que peut dégager ledit combustible 2 dans la
chambre de combustion 6 de la chaudière est Qb = V x h x Ko : cette valeur Ko est
corrigée par ladite unité de calcul 25 chaque fois que le cumul des écarts pendant
une durée donnée entre cette puissance de chaleur dégagée théorique, pondérée par
le rendement de la chaudière et celle Qm transmise au circuit 17 est trop importante
: sa valeur est alors remplacée par une nouvelle valeur Ki calculée à partir de la
dernière valeur de la puissance de chaleur mesurée Qm; ladite unité de calcul 25 est
reliée au moins à tout système de régulation 22 pilotant le débit d'air envoyé dans
la chambre de combustion 6 de ladite chaudière et prenant ainsi en compte d'une part
ladite valeur de puissance dégagée théorique Qb corrigée et, d'autre part celle de
la puissance de chaleur demandée 19 par ledit circuit échangeur 17.
[0054] Un perfectionnement du dispositif et du procédé suivant l'invention peut être constitué
par la prise en compte de la teneur en oxygène dans les fumées 21, pour la décision
de corriger le coefficient K. Pour cela, il faut considérer qu'en effet un coefficient
K surestimé conduit à introduire dans la régulation une puissance brûlée surestimée,
donc à provoquer un débit d'air trop important, qui se traduira par un écart positif
entre l'oxygène mesurée et l'oxygène théorique un K sous-estimé conduit à l'opération
inverse.
[0055] Par contre, avec le dispositif de correction d'oxygène 28, tel que représenté sur
la figure, on peut corriger automatiquement, jusqu'à une certaine limite l'écart entre
les deux dites valeurs de taux d'oxygène. C'est uniquement lorsque cette limitation
est atteinte qu'il convient de corriger le coefficient K;
Ainsi, dans un mode préférentiel de réalisation, un dispositif suivant l'invention
comprend un organe 28 tel qu'il permet de mesurer la teneur en oxygène dans les fumées
21 et de les comparer 28 avec la valeur de la teneur en oxygène théorique nécessaire
en fonction de la puissance demandée 19₁ par le régulateur 18 de l'échangeur 17 des
circuits d'alimentation : si l'écart entre les deux dits valeurs est inférieur à 10%
par un signal adressé par ledit organe 28 de mesure et de comparaison au système de
contrôle 29₁ et de commande du débit d'air 7, on corrige en premier la teneur en oxygène
par une variation correspondante des débits d'air 7 envoyé dans la chambre de combustion
26 de ladite chaudière avant toute correction du coefficient K.
[0056] Il y a alors une correction automatique qui vérifie que l'indication de la correction
d'oxygène est bien en accord avec le sens de la dérive de ce coefficient .
[0057] Dans un autre mode de réalisation préférentiel, quand on ne peut pas faire fonctionner
la chaudière suivant une hauteur "ho" optimale de couche 3 constante, si par exemple
la puissance demandée subit des variations trop importantes, on modifie la hauteur
de la couche dans les limites autorisées et de façon discontinue, afin de maintenir
la vitesse de la grille également dans les plages autorisées, suivant les contraintes
édictées précédemment.
[0058] Pour cela et tel que déjà présenté dans la description précédente du régulateur 5
d'épaisseur "h" de couche :
- on définit une hauteur ho idéale de couche 3 en fonction des caractéristiques du combustible
2 et deux hauteurs "h1" maximum et "h2" minimum de part et d'autre de cette hauteur
idéale, compatibles avec les caractéristiques dudit combustible;
- on fait fonctionner la chaudière avec cette hauteur idéale "ho", en faisant varier
préférentiellement par un signal de l'organe de commande 30 la vitesse "V" d'entraînement
de la grille 1 pour suivre la variation de la puissance 19₁ demandée par rapport à
la puissance 19₂ calculée à partir du débit d'air fourni à ladite chambre de combustion
6 et de taux d'oxygène résiduel mesurée dans les fumées 21 : en cas de vitesse trop
rapide 31 au delà d'un seuil donné, et trop lente en deça d'un autre seuil, on choisit
comme hauteur "h" de couche 3 l'une des valeurs maximum ou minimum correspondant pour
conserver la vitesse "V" entre ses propres valeurs limites, pour une puissance théorique
dégagée Qb = V x h x K identique.
[0059] La plage centrale de fonctionnement correspond donc à la hauteur de couche idéale
"ho" et si la vitesse de grille devient trop grande telle qu'avec une puissance demandée
importante, la hauteur passe sur la valeur haute pour la réduire et inversement, si
la vitesse de la grille 1 devient trop faible avec une puissance demandée faible,
la hauteur passe sur la valeur basse pour l'augmenter.
[0060] Un temps d'attente ou hystérésis est prévue sur chaque seuil de façon à éviter tout
battement entre les deux positions.
[0061] Par ailleurs, le débit d'air secondaire 20 est essentiellement lié à la teneur en
matières volatiles du combustible 2, ces dernières se dégageant dans la première partie
de la grille 1, au fur et à mesure de l'échauffement et de l'allumage de la couche
de combustible sur toute son épaisseur. Pour certains combustibles, ce débit peut
être constant, mais pour d'autres, il doit être modifié en fonction de la charge ou
de la puissance réelle.
[0062] Une solution suivant l'invention consiste à prévoir un servomoteur de commande du
volet d'alimentation de cet air secondaire 20, dont la position est fixée en fonction
de la charge par une loi programmée par exemple, dans le module de calcul 25, suivant
la quantité de charbon ou chaleur brûlée, représentative effectivement de la puissance
et de la charge réelle, tel que rappelé précédemment.
[0063] Enfin, dans un mode de réalisation préférentiel, l'air primaire devant être réparti
judicieusement sous la grille 1, en fonction des besoins de l'allure de la couche
de combustion 27 de la figure 2, cet air primaire est alimenté à travers des caissons
24 situés sous ladite grille, soit quatre à six caissons selon la dimension de celle-ci.
[0064] Or l'étalement du feu sur la grille dépend en plus de la couche de combustion 27
de la charge, car à 100% la ligne de feu sera à quelques dizaines de cm de la fin
de la grille, alors qu'à 25%, seule la première moitié de la grille sera occupée par
la combustion, la seconde étant seulement recouverte de cendre.
[0065] Il alors possible et intéressant de définir une position idéale des volets de remplissage
23 de réglage du débit d'air primaire dans chaque caisson 24 d'alimentation de l'air
sous la grille 1, pour toute la plage des puissances de chauffe et des débits d'air
totaux correspondant nécessaires : on règle par un organe de commande 29₂ ces dits
volets 23 en fonction de la quantité totale de l'air primaire 7 nécessaire de ladite
puissance théorique Qb dégagée par le combustible, et de leurs dites positions idéales
correspondant préalablement mises en mémoire.
[0066] Chaque courbe de position en fonction de la charge peut être mémorisée pour chaque
caisson 24, dont le volet 23 sera alors positionné, par un servomoteur par exemple,
en fonction du débit brûlé de charbon, soit de la puissance ou de la charge calculée
précédemment : on obtiendra ainsi de façon automatique, une répartition idéale de
l'air primaire de combustion pour un combustible donné.
1. Procédé de régulation de charge pour chaudière à grille mécanique (1), à vitesse d'entraînement
"V" réglable et utilisant du combustible solide (2) alimenté à travers un régulateur
(5) de hauteur "h" de couche (3), caractérisé en ce que :
- on définit un coefficient Ko propre à la catégorie et à la qualité du combustible
(2) utilisé et fonction de caractéristiques de celui-ci et de sa largeur sur la grille
(1), tel que la puissance calorifique théorique que peut dégager ledit combustible
dans la chambre de combustion (6) de la chaudière est Qb = V x h x Ko;
- on utilise la valeur de cette puissance théorique Qb comme valeur de référence dans
tout système de régulation (22, 29), permettant d'optimiser la combustion, en fonction
de la puissance demandée (19₁);
- on mesure en même temps la puissance Qm effectivement transmise à l'échangeur (17)
du circuit d'utilisation et pondérée par le rendement p de la chaudière;
- on calcule et on cumule les écarts δ = ρ Qb - Qm entre ces deux valeurs de puissance
pendant une durée donnée, et quand ce cumul d'écart dépasse une limite fixée, on remplace
la valeur du coefficient Ko par une nouvelle valeur Ki calculée à partir de l'équation
de définition du coefficient K = Q/ ρ (V x h), dans laquelle Q est pris égal à Qm
mesuré;
- on recommence les mêmes opérations de mesure de commandes de calcul et de régulation
avec la référence de la nouvelle puissance théorique dégagée par le combustible Qbi
= V x h x Ki, pendant une nouvelle durée à partir de cette nouvelle valeur Ki, qui
peut alors être remplacée à nouveau par une autre valeur Ki + 1 et ainsi de suite
pendant toute la durée du fonctionnement de la chaudière.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on mesure la teneur en oxygène
dans les fumées (21), et on la compare (28) avec la valeur de la teneur en oxygène
théorique nécessaire en fonction de la puissance demandée (19₁) par le régulateur
(18) de l'échangeur (17) des circuits d'alimentation, et si l'écart entre les deux
dits valeurs est inférieur à 10%, on corrige en premier la teneur en oxygène par une
variation correspondante des débits d'air (7) envoyé dans la chambre de combustion
(26) de ladite chaudière avant toute correction du coefficient K.
3. Procédé de régulation suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé
en ce que :
- on définit la hauteur "ho" idéale de couche (3) en fonction des caractéristiques
du combustible (2) et deux hauteurs "h₁" maximum et "h₂" minimum de part et d'autre
de cette hauteur idéale, compatibles avec les caractéristiques dudit combustible;
- on fait fonctionner la chaudière avec cette hauteur idéale "ho", en faisant varier
préférentiellement (30) la vitesse "V" d'entraînement de la grille (1) pour suivre
la variation de la puissance (19₁) demandée par rapport à la puissance (19₂) calculée
à partir du débit d'air fourni à ladite chambre de combustion (6) et du taux d'oxygène
résiduel mesuré dans les fumées (21), et en cas de vitesse trop rapide (31) au delà
d'un seuil donné, et trop lente en deça d'un autre seuil, on choisit comme hauteur
de couche (3) "h" l'une des valeurs maximum ou minimum correspondant pour conserver
la vitesse "V" entre ses propres valeurs limites, pour une puissance théorique dégagée
Qb = V x h x K identique.
4. Procédé de régulation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé
en ce qu'on définit une position idéale des volets (23) de réglage du débit d'air
primaire dans chaque caisson (24) d'alimentation de l'air sous la grille (1), pour
toute la plage des puissances de chauffe et des débits d'air totaux correspondant
nécessaires, et on règle (29₂) ces dits volets (23) en fonction de la puissance théorique
dégagée Qb par le combustible, et de leur dite position idéale correspondant.
5. Dispositif de régulation de charge pour chaudière à grille mécanique (1), à vitesse
d'entraînement "V" réglable et utilisant du combustible solide (2) alimenté à travers
un régulateur (5) de hauteur "h" de couche (3), et apte à transmettre à un circuit
échangeur (17) une puissance thermique réglable et mesurable dans une plage donnée,
caractérisé en ce qu'il comprend une unité de calcul (25) relié au moins à différents
capteurs de mesure de ladite hauteur "h", de ladite vitesse "V" et des paramètres
de fonctionnement dudit circuit échangeur (17), et dans lequel est stocké en mémoire
un coefficient Ko, propre à la catégorie et à la qualité du combustible (2) utilisé,
et fonction des caractéristiques de celui-ci et de sa largeur sur la grille (1), tel
que la puissance théorique que peut dégager ledit combustible (2) dans la chambre
de combustion (6) de la chaudière est Qb = V x h x Ko, laquelle valeur Ko est corrigée
par ladite unité de calcul (25) chaque fois que le cumul pendant une durée donnée
des écarts entre cette puissance de chaleur dégagée théorique Qb pondérée par le rendement
de la chaudière, et celle Qm transmise au circuit (17) est trop importante, et remplacée
alors par une nouvelle valeur Ki calculée à partir de la dernière valeur de la puissance
de chaleur mesurée Qm, ladite unité de calcul (25) étant reliée au moins à tout système
de régulation (22) pilotant le débit d'air envoyé dans la chambre de combustion (6)
de ladite chaudière et prenant ainsi en compte d'une part ladite valeur de puissance
théorique Qb corrigée, et d'autre part celle de la puissance demandée (19₁) par ledit
circuit échangeur (17).
6. Dispositif de régulation suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comprend
un organe (28) de mesure et de comparaison de la teneur en oxygène dans les fumées
(21), avec la valeur de la teneur en oxygène théorique nécessaire en fonction de la
puissance demandée (19₁) par le régulateur (18) de l'échangeur (17) du circuit d'utilisation,
lequel organe (28) de mesure et de comparaison, si l'écart entre les deux dites valeurs
est inférieur à 10%, adresse un signal au système de contrôle (29₁) et de commande
du débit d'air (7) fourni dans la chambre de combustion (6) avant toute correction
du coefficient K de l'unité de calcul (25).
7. Dispositif de régulation suivant l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé
en ce qu'il comporte un régulateur (5) de l'épaisseur "h" de couche du combustible,
commandé par un organe (31) de contrôle et de hauteur "h₁" maximum et "h₂" minimum
de cette couche (3), de part et d'autre d'une hauteur idéale optimale "ho", et un
organe de commande (30) de ladite vitesse "V" d'entraînement de la grille (1) pour
suivre les variations de la puissance (19₁) demandée par rapport à la puissance (19₂)
calculée à partir du débit d'air, tel que ladite vitesse "V" soit comprise entre deux
seuils donnés.
8. Dispositif de régulation suivant l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé
en ce qu'il comprend un organe de commande (29₂) des volets (23) de distribution de
l'air primaire, en fonction d'une part, de la quantité totale de l'air primaire (7)
nécessaire, de positions idéales de ces dits volets préalablement mises en mémoire
pour toute la plage de puissance de chauffe, et de ladite puissance théorique Qb.