[0001] La présente invention concerne un connecteur destiné à assurer la continuité de liaisons
et, plus particulièrement, un connecteur automatique auto-centrable qui assure la
jonction d'au moins une liaison par engagement selon une translation de direction
donnée.
[0002] Dans de nombreux secteurs d'activité il est nécessaire d'assurer la continuité de
liaisons par exemple électriques, mécaniques voire fluidiques pneumatiques ou hydrauliques
alors qu'une partie des câbles ou conduites sont portées par deux pièces distinctes
destinées à être réunies de manière temporaire ou définitive. Le plus souvent, ces
pièces à réunir occupent une position relative variable à l'intérieur d'un domaine
de tolérance préfixé et qui résulte des aléas de la fabrication, de l'assemblage et
du montage. En particulier, les écarts entre de telles pièces ne se manifestent pas
seulement par des absences de concordance en repérage et en orientation mais aussi
par des absences de concordance en distance et en inclinaison.
[0003] On comprend donc que lorsque de telles pièces doivent porter des câbles ou des canalisations
dont il faut assurer la continuité, il n'est pas facile d'assurer automatiquement
la jonction des liaisons. C'est pourquoi, il faut alors utiliser un connecteur qui
puisse compenser les écarts de localisation et d'orientation entre les parties des
câbles ou conduites à joindre et qui sont portées directement ou indirectement par
les deux pièces à réunir.
[0004] Si ce type de difficultés peut être surmonté relativement facilement lorsque les
assemblages sont faits manuellement, il en va tout autrement lorsqu'on souhaite opérer
automatiquement, en particulier à l'aide de robots et d'automates. En effet, dans
un telle situation s'ajoutent aux imprécisions de fabrication des pièces et de leur
présentation à l'assemblage et au montage, les imprécisions de fonctionnement des
manipulateurs animés par des robots ou des automates.
[0005] Ce type de difficultés se rencontre par exemple dans l'industrie automobile lorsqu'il
faut réunir à une coque ou structure une façade antérieure qui porte des équipements
tels que des serrures de capot, des groupes motoventilateurs, des phares ou autres
appareils d'éclairage ou de signalisation ainsi que, parfois, des essuie-phares et/ou
des lave-phares. En effet, lors de la réunion mécanique d'une telle façade antérieure
à la coque ou structure, il faut aussi assurer la continuité des liaisons des différents
circuits d'alimentation, de commande ou de contrôle qui mettent en oeuvre des fluides
électriques, pneumatiques ou hydrauliques ou bien qui font appel à des mécanismes
à timonerie, tringlerie ou similaires.
[0006] On conçoit donc toutes les difficultés qui président à la conception d'un connecteur
qui doit opérer automatiquement et qui doit pallier les imperfections de fabrication
et de mise en place.
[0007] Le but de l'invention est de construire un connecteur automatique auto-centrable
pour assurer la continuité de liaisons par engagement par translation selon une direction
donnée.
[0008] L'invention a pour objet un connecteur automatique auto-centrable pour assurer la
continuité de liaisons par engagement par translation selon une direction donnée et
qui comprend, entre autres, une fiche et un socle destinés à être portés chacun respectivement
par l'une de deux pièces différentes à réunir et sujettes à avoir une position relative
variable à l'intérieur d'un domaine de tolérances préfixé. Ce connecteur dont la fiche
comprend une embase pour la réunir à l'une de ces pièces, un corps et dans celui-ci
des canaux destinés à recevoir des organes de liaisons, et dont le socle comprend
une embase pour le réunir à l'autre de ces pièces, un corps et un fond est remarquable
en ce qu'il comprend un adaptateur qui est destiné à recevoir par translation selon
cette direction cette fiche et qui est destiné à être monté sur ce socle de manière
à être mobile relativement à ce dernier et qui comprend une embouchure, un corps,
dans ce corps des canaux destinés à recevoir des organes de liaison, une collerette
à l'extérieur de ce corps, un détrompeur qui est destiné à assurer l'alignement des
organes de liaisons des canaux de cette fiche et de cet adaptateur pour établir la
continuité des liaisons et qui est porté pour partie par l'adaptateur et pour partie
par la fiche, et un positionneur muni d'un montage à baïonnette pour le placer sur
le socle, de moyens de sollicitation élastique tendant à maintenir au contact adaptateur
et socle de manière à d'abord fixer la distance initiale originelle selon cette direction
séparant cette collerette et ce fond et ensuite à pouvoir rapprocher ces collerette
et fond, d'un orienteur-limiteur de rotation destiné d'abord à fixer la position initiale
originelle en rotation selon cette direction de ces adaptateur et socle et ensuite
à n'autoriser une telle rotation relative selon cette direction qu'entre des limites
préfixées et d'un centreur axial destiné d'abord à maintenir initialement coaxiaux
selon cette direction ces adaptateur et socle et ensuite à permettre qu'ils se désaxent.
[0009] D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront de la lecture de la description
et des revendications qui suivent ainsi que de l'examen du dessin annexé, donné seulement
à titre d'exemple, où :
- la Figure 1 est une vue perspective éclatée schématique d'un mode de réalisation d'un
connecteur automatique auto-centrable selon l'invention;
- la Figure 2 est une vue de détail partielle d'un constituant d'un connecteur selon
l'invention de la Figure 1;
- la Figure 3 est une vue perspective partielle schématique d'un connecteur automatique
auto-centrable selon l'invention partiellement assemblé;
- la Figure 4 est une vue en élévation du connecteur de la Figure 1 partiellement assemblé
en position initiale en cours de jonction, avec coupes méridiennes locales et écorchés;
- la Figure 5 est une vue analogue à celle de la Figure 4 du connecteur selon la Figure
1 assemblé, jonction faite;
- les Figures 6A et 6B sont des vues schématiques partielles, en coupe respectivement
éclatée et assemblée, de détails d'une variante d'exécution d'un connecteur automatique
auto-centrable selon l'invention; et,
- les Figures 7A et 7B sont des vues similaires à celles des Figures 6A et 6B de détails
d'une autre variante d'exécution d'un connecteur automatique auto-centrable selon
l'invention
[0010] Les connecteurs et en particulier ceux utilisés dans l'industrie automobile étant
bien connus dans la technique, on ne décrira dans ce qui suit que ce qui concerne
directement ou indirectement l'invention. Pour le surplus, l'homme du métier de la
technique considérée puisera dans les solutions classiques courantes à sa disposition
pour faire face aux problèmes particuliers auxquels il est confronté.
[0011] Dans ce qui suit, on identifie toujours un élément homologue par un même numéro de
référence quel que soit le mode de réalisation de l'invention ou sa variante d'exécution.
[0012] Pour la commodité de l'exposé, on décrira successivement chacun des constituants
d'un connecteur automatique auto-centrable selon l'invention avant d'en exposer l'assemblage,
le fonctionnement et, s'il y a lieu, la fabrication.
[0013] Un connecteur selon l'invention est destiné à être porté pour partie par chacune
de deux pièces P différentes dont la position relative tant en ce qui concerne le
repérage, la distance, l'orientation et l'inclinaison, est variable à l'intérieur
d'un domaine de tolérances préfixé. Un tel connecteur est maintenu sur les pièces
à l'aide de moyens de fixation MF de tout type classique courant connu, tels que des
trous dans lesquels sont engagés des boulons, des vis au besoin autotaraudeuses, des
rivets ou analogues ou bien à l'aide de moyens de fixation dits rapides, par exemple
à encliquetage ou similaire bien connus dans l'industrie. Un tel connecteur porte
aussi des organes de liaison OL destinés à abouter des liaisons pour assurer la continuité
de câbles électriques, de conduites fluidiques pneumatiques ou hydrauliques, de tringleries
ou timoneries mécaniques rigides ou partiellement souples. Pour ce faire, on utilise
des broches ou des raccords qui comprennent par exemple, comme il est classique, des
éléments mâles et femelles complémentaires emboîtables les uns dans les autres.
[0014] Comme on le voit sur les figures du dessin, un connecteur automatique auto-centrable
selon l'invention comprend, entre autres, une fiche 10, un socle 20 et un adaptateur
30.
[0015] Comme on l'observe, la fiche 10 comprend une embase 11, un corps 12 avec une paroi
extérieure 121 et une paroi intérieure 122, ainsi que des canaux 13 transperçants
ce corps et cette embase, comme cela apparaît sur les figures du dessin. Par exemple,
l'embase 11 est quadrangulaire et munie de trous à titre de moyens de fixation MF.
Les parois extérieure 121 et intérieure 122 sont de préférence cylindriques et coaxiales
selon une direction donnée Δ. Les canaux 13 sont destinés à recevoir des organes de
liaison OL par exemple comme illustré sur les diverses Figures 6 et 7.
[0016] Comme on l'observe, le socle 20 comprend une embase 21, un corps 22 avec une paroi
extérieure 221 et une paroi intérieure 222, et un fond 23. Par exemple, l'embase 21
est quadrangulaire et munie de trous à titre de moyens de fixation MF. Les parois
extérieure 221 et intérieure 222 sont de préférence cylindriques et coaxiales selon
cette direction donnée Δ. Le fond 23 est, de préférence, transpercé d'une ouverture
231 destinée à laisser libre passage à un faisceau C de câble électrique et/ou de
conduites fluidiques par exemple pneumatiques ou hydrauliques, voire à une timonerie
ou tringlerie mécanique.
[0017] L'adaptateur 30 comprend une embouchure 31, un corps 32, des canaux 33 et une collerette
34. Comme on le voit, l'embouchure 31 se présente de préférence à la manière d'un
tronc de cône divergent et s'évasant vers l'extérieur. Le corps 32 est délimité par
une paroi extérieure 321 et une paroi intérieure 322 qui sont de préférence cylindriques
et coaxiales selon la direction donnée Δ. Les canaux 33 transpercent le corps 32 et
sont destinés à recevoir des organes de liaison OL comme illustré, par exemple, sur
les Figures 6 et 7. La collerette 34, à l'extérieur du corps 32, comprend un plateau
341 et un flanc 342. Le plateau 341 est plan, perpendiculaire à la direction Δ et
sert de référence pour les raisons que l'on comprendra par la suite. Le flanc 342
est, de préférence cylindrique, et coaxial aux parois extérieure 321 et intérieure
322 du corps 32.
[0018] Comme on le comprendra par la suite, la fiche, le socle et l'adaptateur sont destinés
à être engagés les uns dans les autres par une translation selon la direction Δ donnée.
On comprend donc que les dimensions des parois extérieure et intérieure propres à
chacun de ces constituants, de même que celles de la collerette sont choisies de manière
à permettre une telle interpénétration.
[0019] De préférence, un détrompeur 40 est destiné à faciliter l'engagement mutuel de la
fiche 10 et de l'adaptateur 30 du connecteur selon l'invention. Ce détrompeur comprend
des organes complémentaires, mâles et femelles, destinés à coopérer et qui sont portés
les uns par la fiche et les autres par l'adaptateur. Comme on le voit, ce détrompeur
40 comprend au moins une rainure 41 qui est ménagée à l'extérieur du corps 12 de la
fiche 10, dans sa paroi extérieure 121, et qui est orientée parallèlement à la direction
donnée. Ce détrompeur 40 comprend, aussi, au moins une languette 42 qui est placée
à l'intérieur de l'embouchure 31 et du corps 32 de l'adaptateur 30 et, en particulier,
qui est portée par la paroi intérieure 222 et qui est orientée parallèlement à cette
direction donnée. De préférence, cette languette 42 est munie d'un chanfrein 421 par
exemple double dirigé à l'opposé de la collerette 34, convergent vers l'extérieur.
On reviendra par la suite sur ce détrompeur 40. On relèvera seulement que la disposition
peut être inverse de celle décrite et représentée. On comprend que ces rainures et
languettes forment les organes complémentaires mâles et femelles du détrompeur.
[0020] S'il y a lieu, le connecteur selon l'invention est aussi muni d'un dispositif de
verrouillage 50. Ce dispositif, comme on peut l'observer, est porté pour partie par
la fiche 10 et pour partie par l'adaptateur 30. Comme on le voit, ce dispositif de
verrouillage 50 comprend un guide 51, par exemple en forme d'entonnoir trapézoïdal,
ménagé dans l'embouchure 31 de l'adaptateur. Ce dispositif de verrouillage 50 comprend,
aussi, une gâche 52 à l'extérieur sur le corps 32 de l'adaptateur 30. Cette gâche
52 comprend une saignée 521 longiligne sur la paroi extérieure 321 de l'adaptateur
30 et qui est orientée parallèlement à cette direction donnée, ainsi qu'un cran 522
dans le prolongement de cette saignée. Comme on le voit, s'il y a lieu, ce cran 522
transperce la paroi extérieure 321. Ce dispositif de verrouillage 50 comprend, aussi,
un pêne 53 à l'extérieur du corps 12 de la fiche 10. Le pêne 53 est constitué d'une
lame 531 élastique qui est terminée par un bec 532 avec un biseau 533. Ce bec 532
avec son biseau 533 sont destinés à coopérer avec ces saignée 521 et cran 522 comme
on le comprendra par la suite. On relèvera seulement que la disposition peut être
inverse de celle décrite et illustrée.
[0021] S'il y a lieu, le connecteur selon l'invention comprend aussi un agencement d'étanchéité
60. Cet agencement d'étanchéité 60 est réparti, pour partie, entre la fiche 10 et
l'adaptateur 30. Comme on le voit, cet agencement d'étanchéité 60 comprend un logement
61 ménagé dans la tranche du corps 32 et destiné à recevoir une garniture 62. Ce logement
61 est, par exemple, une gorge annulaire dans laquelle est placé un joint torique
par exemple. Cet agencement d'étanchéité 60 comprend, aussi, un épaulement 63 destiné
à venir en appui sur la garniture 62. Comme on peut le voir, cet épaulement 61 est
ménagé sur la tranche d'extrémité du corps 12 de la fiche 10. Une disposition inverse
peut être adoptée.
[0022] Le connecteur automatique auto-centrable selon l'invention comprend essentiellement
un positionneur 70 qui est porté pour partie par le socle 20 et pour partie par l'adaptateur
30. Comme on le voit, le positionneur 70 est muni d'un montage à baïonnette 71 pour
placer l'adaptateur 30 sur le socle 20, de moyens de sollicitation élastique 72 tendant
à maintenir au contact ces adaptateur et socle de manière à d'abord fixer la distance
initiale originelle selon la direction donnée Δ séparant la collerette 34 et le fond
23 et ensuite à pouvoir au besoin rapprocher ces collerette et fond, d'un orienteur-limiteur
de rotation 73 destiné d'abord à fixer la position initiale originelle en rotation
selon cette direction donnée de l'adaptateur 30 et du socle 20 et ensuite à n'autoriser
une telle rotation relative selon cette direction qu'entre des limites préfixées,
et d'un centreur axial 74 destiné d'abord à maintenir initialement coaxiaux selon
cette direction l'adaptateur 30 et le socle 20 et ensuite à permettre à ce qu'ils
se désaxent. Tout ceci apparaîtra clairement par la suite.
[0023] Ce montage à baïonnette 71 comprend au moins un dégagement 711 pratiqué dans la collerette
34 et un rebord 712 correspondant porté par l'embase 21 du socle 20 et dirigé vers
l'intérieur. La taille propre à ces dégagement 711 et rebord 712 permet l'introduction
de l'adaptateur 30 dans le socle 20 par une translation selon cette direction donnée
Δ et la retenue de l'adaptateur 30 dans le socle 20 après une rotation selon cette
direction. Ce rebord 712 présente un plan 713 de référence orienté face au fond 23
et perpendiculaire à la direction donnée Δ pour les raisons que l'on comprendra par
la suite. S'il y a lieu, ce rebord se continue par une cloison 714 radiale parallèle
à la direction donnée.
[0024] Ces moyens de sollicitation élastiques 72 tendent normalement à appliquer au contact
ces collerette 34 et rebord 712 et plus particulièrement leur plateau 341 et plan
713 respectivement. Comme on le voit, ces moyens de sollicitation élastiques 72 sont
soit portés par le fond 23 du socle 20 et prennent alors appui par exemple sur la
collerette 34 ou le corps 32 de l'adaptateur 30 ou bien, inversement ces moyens de
sollicitation élastiques 72 sont portés par la collerette 34 ou le corps 32 de l'adaptateur
30 et prennent alors appui sur le fond 23 du socle 20. Comme on le voit, ces moyens
de sollicitation élastiques 72 comprennent au moins une lamelle 721 et, de préférence
deux diamétralement opposées par exemple.
[0025] Cet orienteur-limiteur d'orientation 73 comprend au moins une encoche 731 dans la
collerette 34 de l'adaptateur 30 et au moins un plot 732 prismatique correspondant
destiné à y être placé et porté localement par le rebord 712. Comme on l'observera,
le sommet de ce plot 732 est dirigé vers le fond 23 du socle 20 et la dimension de
la base de ce plot est pratiquement égale à la dimension de l'encoche 731 de manière
que lorsque ces collerette 34 et rebord 712 sont au contact, ces encoche 731 et plot
732 fixent la position initiale originelle en rotation selon la direction donnée Δ
de l'adaptateur 30 et du socle 20. Les dimensions en question sont aussi choisies
de manière que lorsque la collerette 34 et le rebord 712 sont séparés à l'encontre
des efforts développés par les moyens de sollicitation élastique 72, l'encoche 731
et le plot 732 autorisent une rotation relative selon cette direction tout en limitant
l'amplitude de cette rotation quand les faces radiales en regard de l'encoche et du
plot viennent localement au contact. Tout ceci apparaîtra clairement par la suite.
[0026] Ce centreur axial 74 comprend une rampe 741 en cône femelle qui est ménagée sur la
paroi intérieure 222 du corps 22 du socle 20 et qui est configurée de manière à diverger
vers le fond 23 du socle. Ce centreur axial 74 comprend, aussi, une arête 742 ou similaire
de la collerette 34 de l'adaptateur 30. Cette arête 742 ou similaire est par exemple
l'intersection du plateau 341 et du flanc 342. Cette arête 742 est destinée à coopérer
avec la rampe 741 de manière que lorsque collerette 34 et rebord 712 sont au contact
par leur plateau et plan, ces rampe et arête déterminent le centrage initial originel
coaxial selon cette direction Δ de l'adaptateur et du socle. Cette arête 742 et cette
rampe 741 sont agencées aussi de manière que lorsque la collerette 34 et le rebord
712 sont séparés à l'encontre des efforts développés par les moyens de sollicitation
élastique 72, cette rampe 741 et cette arête 742 qui ne sont plus au contact autorisent
l'adaptateur 30 et le socle 20 à se désaxer. Tout ceci apparaîtra par la suite.
[0027] A l'origine, on suppose que, d'une part, la fiche 10 et, d'autre part, l'adaptateur
30 ont été équipés d'organes de liaison OL qui sont aptes à assurer la continuité
de circuits, conduites ou mécanismes lorsqu'ils sont mis au contact par une translation
selon cette direction donnée Δ. On suppose ensuite que la fiche 10 et le socle 20
ont été chacun montés et fixés sur chacune des pièces P destinées à les recevoir et
qu'il faut adapter l'une à l'autre en se souvenant que ces deux pièces différentes
sont sujettes à avoir une position relative variable à l'intérieur d'un domaine de
tolérances préfixé. La fiche, d'une part, et le socle, d'autre part sont retenus sur
ces pièces P par des moyens de fixation MF classiques rapides, ou non, convenablement
adaptés qui peuvent être les mêmes ou bien différents. Toutes ces opérations peuvent
être faites manuellement et/ou automatiquement pour tout ou partie.
[0028] On monte alors l'adaptateur 30 sur le socle 20. Pour ce faire, on utilise le montage
à baïonnette 71. On met en registre le dégagement 711 et le rebord 712 de manière
qu'ils soient face à face selon une direction parallèle à la direction donnée Δ, et
on fait coulisser relativement l'un à l'autre l'adaptateur 30 et le socle 20 de manière
que le plateau 341 de la collerette 34 soit situé à un niveau sous le plan de référence
713. Cet enfoncement de l'adaptateur dans le socle, ou inversement, se fait à l'encontre
des moyens de sollicitation élastiques 72. On fait alors tourner relativement l'un
à l'autre adaptateur 30 et socle 20 par une rotation selon la direction donnée, dans
le sens approprié, jusqu'à ce que l'encoche 731 soit approximativement à l'aplomb
du plot prismatique 732, et en tout cas en regard de son sommet, de l'orienteur limiteur
de rotation 73. Cette mise face à face du sommet du plot prismatique et de l'encoche
est facilitée, au besoin, par la cloison 714 qui sert de butée pour limiter la rotation
initiale. On relâche alors l'effort exercé à l'encontre des moyens de sollicitation
élastique 72. Il y a lieu d'observer que les moyens de sollicitation élastique 72
ont tendance à refouler l'adaptateur 30 hors du socle 20; si l'encoche 731 et le plot
prismatique 732 ne sont pas parfaitement alignés, leurs faces en regard qui glissent
l'une contre l'autre parfont le centrage en rotation à mesure que collerette 34 et
rebord 712 se rapprochent. En fin de course, le plateau 341 est appliqué contre le
plan de référence 713, la base du plot 732 est engagée dans l'encoche 731 pratiquement
sans jeu du fait des dimensions relatives adoptées, et l'arête 742 est au contact
de la rampe en cône femelle 741.
[0029] De ce qui précède, on comprend que les positions relatives initiales du socle et
de l'adaptateur en translation selon cette direction donnée Δ et en orientation selon
cette même direction, sont assurées, d'une part, par le montage à baïonnette 71 et,
d'autre part, par l'orienteur-limiteur de rotation 73 respectivement. On comprend
aussi que la concentricité ou "coaxalité" du socle 20 et de l'adaptateur 30 résulte
du contact de l'arête 742 et de la rampe en cône femelle 741 du centreur axial 74.
On relèvera aussi que des moyens de sollicitation élastiques 72, uniques, agissent
simultanément sur le montage à baïonnette 71, l'orienteur-limiteur de rotation 73
et le centreur axial 74 pour définir la position originelle initiale unique relative
du socle 20 et de l'adaptateur 30, position qui est parfaitement définie en localisation
et orientation. Le socle et l'adaptateur sont dans la situation illustrée sur la Figure
3.
[0030] On approche maintenant les deux pièces P à réunir comme cela est représenté sur la
Figure 4, l'une de ces pièces portant la fiche 10 et l'autre de ces pièces portant
le socle 20 avec l'adaptateur 30 monté et orienté relativement comme indiqué précédemment.
Cette opération d'approche est,-par exemple, faite automatiquement.
[0031] Si les deux pièces P occupent leur position "théorique", la fiche 10 et l'adaptateur
30 sont en principe "exactement" coaxiaux selon cette direction donnée Δ et une translation
selon cette direction commune qui tend à rapprocher les deux pièces assure la mise
en prise de la fiche et de l'adaptateur et donc la jonction des organes de liaison
OL qui assurent donc aussi la continuité des circuits.
[0032] Il est clair que cette situation "idéale" n'est que rarissime et qu'il est tout à
fait exceptionnel que fiche et adaptateur soient "parfaitement" coaxiaux. Le plus
souvent, l'axe particulier propre à la fiche et l'axe particulier propre à l'adaptateur,
s'ils sont parallèles ne sont pas alors confondus, ou bien même ils sont inclinés
relativement l'un à l'autre sans pour autant être nécessairement sécants. Ceci ne
fait que refléter des "erreurs" cependant dans un domaine de tolérances préfixé, de
localisation et/ou d'orientation des deux pièces à réunir.
[0033] Quoi qu'il en soi, on approche alors les deux pièces à réunir et le connecteur selon
l'invention opère automatiquement pour opérer un autocentrage, si l'on ne perd pas
de vue que les positions relatives variables des deux pièces sont toutefois situées
à l'intérieur d'un domaine de tolérances préfixé dont il a été tenu compte en particulier
au moins pour choisir les dimensions relatives de l'embouchure 31 et du chanfrein
421 dont il a été question précédemment.
[0034] Alors que les deux pièces P s'approchent l'une de l'autre, le corps 12 de la fiche
10 s'engage dans l'embouchure 31 de l'adaptateur 30. Les organes complémentaires mâles
et femelles du détrompeur 40 sont sur la trajectoire relative l'un de l'autre. La
fiche 10 et l'adaptateur 30 n'étant pas dans la position théorique, ces derniers se
rencontrent et le contact ainsi établi génère des efforts qui s'exercent à l'encontre
de la sollicitation élastique 72. L'adaptateur 30 se trouve alors quelque peu repoussé
dans le socle 20. Lors de son recul dans le socle 20, l'adaptateur 30 se déplace en
faisant en sorte que, simultanément, le plateau 341 se sépare du plan 713, que l'arête
742 se sépare de la rampe 741 et que l'encoche 731 se sépare du plot 732. Comme on
peut l'observer, l'adaptateur 30 n'est plus soumis, d'une part, qu'aux efforts exercés
par la fiche 10 sur lui et, d'autre part, qu'aux efforts antagonistes développés en
réaction par les moyens de sollicitation élastiques 72. On voit donc que l'adaptateur
30 est maintenant libre tout à la fois de s'incliner par rapport au socle 20, de se
décaler transversalement dans celui-ci avec une amplitude limitée qui résulte à la
fois du jeu donné existant entre le flanc de la collerette et la paroi intérieure
du corps, de l'angle de la rampe et du degré d'enfoncement de l'adaptateur dans le
socle et, aussi, de tourner avec une amplitude limitée qui résulte à la fois de la
taille de l'encoche, de l'angle du plot prismatique et du degré d'enfoncement de l'adaptateur
dans le socle. L'adaptateur 30 étant en quelque sorte devenu "flottant" dans le socle
20, on comprend qu'il puisse s'aligner et se centrer spontanément sur la fiche 10
sous l'action du détrompeur 40 dont le chanfrein, permet un autoguidage. La longueur
de ce chanfrein mesurée selon la direction Δ, est fonction notamment des dimensions
de l'embouchure de manière que l'engagement mutuel des organes de liaison ne puisse
se faire que lorsque la "coaxalité" est obtenue. La poursuite de la translation selon
la direction Δ donnée permet donc la jonction des organes de liaisons et donc la formation
de la continuité des circuits.
[0035] La distance qui sépare le fond du socle du plan du rebord, est choisie de manière
qu'au cas, au demeurant improbable, où l'accouplement des organes de liaison complémentaires
ne se serait pas fait à l'achèvement de la course de rapprochement des deux pièces
à réunir, l'adaptateur puisse être et demeuré, totalement enfoncé dans le socle par
la fiche sans que pour autant la tranche du corps de l'adaptateur proche de la collerette
rencontre, butte ou autrement "talonne" le fond du socle. On laisse subsister une
"garde" de sécurité.
[0036] Si le connecteur selon l'invention est muni d'un dispositif de verrouillage 50 dont
il a été question précédemment, on conçoit qu'en fin de course le bec avec son biseau
du pêne 53 ait pu s'enclencher automatiquement dans le cran de la gâche 52 à la manière
d'un mécanisme à échappement, comme il est classique. La continuité des liaisons est
alors rendue indéfectible.
[0037] De même, si le connecteur selon l'invention est équipé d'un agencement d'étanchéité
60, celui-ci joue son rôle en fin de course puisque l'épaulement vient prendre appui
sur la garniture qu'il comprime dans son logement. Après compression, le dispositif
de verrouillage vient condamner la fiche sur l'adaptateur du fait de la configuration
propre donnée au pêne et à la gâche.
[0038] Les constituants d'un connecteur automatique auto-centrable selon l'invention sont,
par exemple, faits pour l'essentiel à l'aide de matériaux synthétiques et sont obtenus,
par exemple, par moulage. S'il y a lieu, le corps de la fiche et/ou de l'adaptateur
n'est pas monobloc et se compose alors d'un fourreau ou analogue dans lequel est engagé
un bouchon ou similaire destiné à recevoir les organes de liaison. De tels fourreau
et bouchon sont solidarisés de toute manière appropriée classique, par exemple collage,
soudage, encliquetage élastique au besoin irréversible.
[0039] On se reportera maintenant aux diverses Figures 6 et 7 sur lesquelles on a représenté,
schématiquement, des variantes d'exécution d'organes de liaison OL destinés notamment
à un connecteur automatique auto-centrable selon l'invention, en particulier pour
occuper les canaux des corps et adaptateur.
[0040] Comme on l'observera dans les deux modes de réalisation illustrés, les organes de
liaison qui coopèrent forment des couples. Selon une particularité de l'invention,
au moins l'un des organes de liaison coopérant de chaque couple est monté mobile parallèlement
à cette direction donnée Δ et sollicité élastiquement relativement à l'autre de ces
organes de liaison coopérant de ce couple, pour s'en rapprocher ou s'en éloigner.
Selon une autre particularité de l'invention, l'un au moins des organes de liaison
coopérant de chaque couple est monté mobile perpendiculairement à cette direction
donnée.
[0041] Comme on peut le voir en examinant les diverses Figures 6 et 7, les organes de liaison
OL coopérant forment des couples dont l'un des organes joue le rôle d'un élément mâle
et l'autre celui d'un élément femelle. L'un de ces organes de liaison d'un couple
est engagé dans un canal 13 du corps 12 de la fiche 10 alors que l'autre de ces organes
de liaison d'un couple est engagé dans un canal 33 du corps 32 de l'adaptateur 30.
[0042] La variante de réalisation d'un connecteur automatique auto-centrable selon l'invention
des Figures 6A et 6B correspond à la situation où 11 est nécessaire d'assurer la continuité
d'une commande mécanique par exemple obtenue au moins partiellement à l'aide de câbles
ou analogues, flexibles connus dans la technique sous le nom de "câble Bowden". Comme
on le voit sur cette figure, ces organes de liaison OL comprennent au moins une douille
91 à laquelle est associée l'une des extrémités de tronçons de câbles 92. Une extrémité
d'un tronçon de câble porte un gland 920 terminal et, a une certaine distance de celui-ci,
un arrêt 921. La partie libre, opposée à l'arrêt, du gland 920 est convergente à mesure
qu'on s'éloigne du câble qui le porte; cette partie est par exemple conique, sphérique
ou analogue. L'autre partie de ce gland, tournée vers l'arrêt 921, est par exemple
plane et perpendiculaire à l'axe du câble qui en sort. Un ressort 922 est disposé
entre la tranche du corps 13 de la fiche 10 et l'arrêt 921. Entre le gland 920 et
l'arrêt 921 est fixée sur le câble une butée 923, de préférence tronconique comme
illustré; cette butée est placée sur le câble pour y être immobilisée comme représenté.
Une douille 91, la douille femelle, qui sera portée par l'adaptateur 30 est munie
d'un arrêtoir 93 qui présente, à l'extérieur, un pied 930 conique ou prismatique,
et qui est traversé, axialement, d'une cavité 931, de préférence borgne. L'extrémité
ouverte de cette cavité, à proximité du pied 930 prismatique est munie d'un ergot,
d'une lèvre ou similaire 932 en forme, en section droite méridienne, approximativement
d'un ardillon ou analogue avec au besoin un plan incliné, convergent vers l'intérieur
de la cavité et avec un plan approximativement rectiligne, perpendiculaire à l'axe
de la cavité, comme cela apparaît clairement sur les Figures 6A et 6B. Cette extrémité
de la douille qui porte l'arrêtoir est relativement flexible et élastique de manière
à pouvoir se déformer vers le centre; des fentes longitudinales donnent, si nécessaire
cette souplesse.
[0043] Comme on le voit, le canal 33 de l'adaptateur 30 est muni à celle de ses extrémités
qui fera face au canal 13 de la fiche, d'une portée 331 évasée vers l'extérieur destinée
à recevoir le pied 930 de l'arrêtoir 93, et est muni à son extrémité opposée d'une
entrée 332 évasée vers l'extérieur.
[0044] L'extrémité de l'autre tronçon de câble 92 est fixée par exemple par sertissage,
soudage ou autre, au voisinage de l'extrémité de la douille 91 opposée à l'arêtoir
93 comme illustré. La dimension transversale donnée au gland 920 lui permet de franchir
normalement sans effort notable les lèvre ou ergot 932 lorsqu'il est poussé de l'extérieur
dans la cavité 931 et que la douille femelle est dans la position illustrée sur la
Figure 6B.
[0045] Le canal 13 est muni au voisinage de son extrémité destinée à être en regard de l'adaptateur
30 de doigts 131 élastiques, inclinés vers l'axe, agissant à la manière d'ardillons
ou similaires.
[0046] La douille 91 femelle est engagée dans le canal 33 par la portée 331 ou l'entrée
332 évasée vers l'extérieur. Les dimensions propres données au canal et à la douille
en général ainsi engagés l'un dans l'autre, sont telles que la douille peut y coulisser
axialement. La douille 91 femelle est maintenue dans le canal 33 normalement dans
la position où elle est illustrée sur la Figure 6B, son pied 930 maintenu au contact
de la portée 331 par exemple par une sollicitation élastique. L'autre douille, mâle,
avec l'autre tronçon de câble est maintenue appliquée contre le corps 13 par la sollicitation
élastique développée par le ressort 922.
[0047] L'extrémité du tronçon de câble 92 qui porte le gland 920 est apte à fléchir à sa
sortie de la douille qu'il traverse si bien que lorsque la fiche 10 s'approche de
l'adaptateur 30, le gland 930 qui a sa partie libre conique, sphérique ou analogue,
est guidé vers la cavité 931 en franchissant les doigts 131. L'action du ressort 922
qui, s'il y a lieu, se comprime quelque peu momentanément contraint le gland 930 qui
a franchi l'ergot ou lèvre 932 à prendre la position illustrée sur la Figure 6B, la
butée 923 reposant contre le bout des doigts 131.
[0048] Si maintenant on exerce une traction sur le tronçon de câble 92 solidaire de la douille
91 femelle dans le sens indiqué par une flèche, comme si on tentait de séparer cette
douille du corps 32 de l'adaptateur 30, on voit que le pied 930 prismatique ou conique
est contraint de suivre la portée 331 en coulissant si bien que les ergot ou lèvres
932 se rapprochent et de l'extrémité du tronçon de câble et de la partie plane du
gland; le gland est finalement enserré et agrippé. La poursuite de la traction sur
l'extrémité du tronçon de câble solidaire de la douille femelle fait que la douille
femelle entraîne dans son déplacement l'extrémité du tronçon de câble traversant la
douille mâle en tirant aussi sur celui-ci. La continuité de la commande mécanique
est alors assurée. Au relâchement de l'effort exercé sur le câble, la douille femelle
reprend sa position initiale grâce à son élasticité inhérente par exemple. On notera
qu'il est toujours possible de séparer les deux extrémités des tronçons de câble dans
la situation illustrée sur la Figure 6B puisque si l'on éloigne les deux pièces qui
portent la fiche et l'adaptateur par l'intermédiaire du socle, le gland peut franchir
les ergot ou lèvre et se dégager librement de la cavité. Le câble en question est
par exemple celui qui commande l'ouverture de la serrure d'un capot de compartiment
moteur ou d'un hayon de coffre.
[0049] La variante de réalisation d'un connecteur automatique auto-centrable selon l'invention
illustrée sur les Figures 7A et 7B correspond au cas où les organes de liaison OL
se présentent à la manière de raccords devant assurer la continuité d'une canalisation,
par exemple hydraulique, pour acheminer un liquide vers les gicleurs d'un lave-phare
par exemple.
[0050] Les organes de liaison se présentent, ici encore, à la manière de douilles 91, l'une
mâle et l'autre femelle, qui sont cette fois toutes deux transpercées de part en part
d'un chenal 910 axial et qui portent, par exemple, à l'extérieur un hérisson 911 ou
analogue destiné à recevoir et à ancrer l'extrémité d'une conduite par exemple souple.
Celle mâle de ces douilles 91 qui est associée au corps 12 de la fiche 10, est munie
d'une gorge 916 délimitée par des doigt ou lèvre élastique 917 et par une nervure
918. Les dimensions de cette gorge 916 et du chenal 13 dans laquelle cette douille
est destinée à être placée sont telles que la douille peut se déplacer relativement
au chenal, perpendiculairement à la direction donnée Δ. A l'opposé du hérisson, cette
douille mâle se termine par un mamelon ou analogue 912. L'autre femelle de ces douilles
91 qui est associée au corps 32 de l'adaptateur 30 comprend une chambre 913 destinée
à recevoir le mamelon ou analogue 911 de la douille mâle, avec interposition d'un
joint 914, par exemple torique destiné à reposer sur un siège 900 de la chambre 913;
l'entrée de cette chambre est évasée en entonnoir comme illustré. Le chenal 33 ménagé
dans le corps 32 de l'adaptateur 30, comprend un rétreint 331 et au moins un éperon
ou analogue 332 comme dessiné. La douille 91 femelle est munie d'un collet 915 qui
est situé, comme illustré, entre le rétreint 331 et le ou les éperons 332 lorsque
la douille est en place dans son canal. Un ressort 919 est logé entre le collet 915
et le rétreint 331 comme illustré. Comme on peut l'observer, les éperons 332 ont une
configuration similaire à celle des doigts 131 ou des ergot ou lèvres 932 et un comportement
similaire. On observera toutefois qu'ils permettent le passage du collet 915 d'une
manière irréversible et qu'ils opèrent à la manière d'un mécanisme à échappement.
Une fois mis en place, par exemple par déformation élastique, le collet qui a franchi
le ou les éperons est retenu par ceux-ci et ne peut leur échapper sous la poussée
du ressort 919.
[0051] Lorsqu'on opère le rapprochement des deux pièces à réunir et que l'on procède comme
précédemment indiqué, les deux douilles viennent au contact l'une de l'autre et s'engagent
l'une dans l'autre; leur insertion mutuelle est facilitée par le fait qu'elle dispose
de degrés de liberté en translation relativement à la direction donnée Δ aussi bien
perpendiculairement que parallèlement à celle-ci. La liaison établie est, ici encore
réversible, comme on le voit à l'examen des figures du dessin.
[0052] On imagine aisément que la variante d'exécution selon les Figures 7A et 7B convient
aussi pour établir des connexions électriques, si les douilles sont métalliques le
joint n'étant pas indispensable. D'autres types de broches connus conviennent aussi.
[0053] On relèvera qu'un connecteur selon l'invention peut être équipé d'un seul type d'organes
de liaison ou de plusieurs simultanément et que les éléments mâles et femelles peuvent
être tous regroupés sur la fiche ou l'adaptateur ou bien répartis entre ces derniers.
[0054] De ce qui précède, on comprend tout l'intérêt du connecteur automatique auto-centrable
selon l'invention , qu'il soit ou non équipé des organes de liaison perfectionnés
indiqués auparavant. On saisit immédiatement tous les avantages apportés en particulier
pour l'industrie automobile lorsqu'il faut opérer automatiquement à l'aide de robots
ou d'automates pour réunir des pièces différentes qui sont sujettes à avoir une position
relative variable en localisation et/ou orientation à l'intérieur d'un domaine de
tolérances préfixé.
1 - Connecteur automatique auto-centrable pour assurer la continuité de liaisons par
engagement par translation selon une direction (Δ) donnée, comprenant, entre autres,
une fiche et un socle destinés à être portés chacun respectivement par l'une de deux
pièces différentes sujettes à avoir une position relative variable à l'intérieur d'un
domaine de tolérances préfixé, ce connecteur dont la fiche (10) comprend une embase
(11) pour la réunir à l'une de ces pièces, un corps (12) et dans celui-ci des canaux
(13) destinés à recevoir des organes de liaisons, et dont le socle (20) comprend une
embase (21) pour le réunir à l'autre de ces pièces, un corps (22) et un fond (23),
étant remarquable en ce qu'il comprend un adaptateur (30) qui est destiné à recevoir
par translation cette fiche (10) et qui est destiné à être monté sur ce socle (20)
de manière à être relativement mobile à ce dernier (20) et qui comprend une embouchure
(31), un corps (32), des canaux (33) destinés à recevoir des organes de liaison, une
collerette (34) à l'extérieur de ce corps (32), un détrompeur (40) qui est destiné
à assurer l'alignement des organes de liaison des canaux (13, 33) de cette fiche (10)
et de l'adaptateur (30) pour établir la continuité des liaisons et qui est porté pour
partie par l'adaptateur (30) et pour partie par la fiche (10), et un positionneur
(70) muni d'un montage à baïonnette (71) pour le (30) placer sur le socle (20), de
moyens de sollicitation élastique (72) tendant à maintenir au contact adaptateur (30)
et socle (20) de manière à d'abord fixer la distance initiale originelle selon cette
direction (Δ) séparant cette collerette (34) et ce fond (23) et ensuite pour rapprocher
ces collerette (34) et fond (23), d'un orienteur-limiteur de rotation (73) destiné
d'abord à fixer la position initiale originelle en rotation selon cette direction
(Δ) de ces adaptateur (30) et socle (20) et ensuite à n'autoriser une telle rotation
relative selon cette direction (Δ) qu'entre des limites préfixées, et d'un centreur
axial (74) destiné d'abord à maintenir initialement coaxiaux selon cette direction
(Δ) ces adaptateur (30) et socle (20) et ensuite à permettre qu'ils se désaxent.
2 - Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le montage à baïonnette
(71) comprend au moins un dégagement (711) dans la collerette (34) de l'adaptateur
(30) et au moins un rebord (712) correspondant porté par l'embase (21) du socle (20)
et dirigé vers l'intérieur, la taille propre à ces dégagement (711) et rebord (712)
permettent l'introduction de l'adaptateur (30) dans le socle (20) par une translation
selon cette direction (Δ) et la retenue de l'adaptateur (30) dans le socle (20) après
une rotation selon cette direction (Δ), et en ce que ces moyens de sollicitation élastique
(72) tendent à appliquer au contact ces collerette (34) et rebord (712).
3 - Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que
ces moyens de sollicitation élastique (72) sont portés par le fond (23) du socle (20)
et prennent appui sur la collerette (34) voire sur le corps (32) de l'adaptateur (30).
4 - Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que
ces moyens de sollicitation élastique (72) sont portés par le corps (32) voire la
collerette (34) de l'adaptateur (30) et prennent appui sur le fond (13) du socle (20).
5 - Connecteur selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que
ces moyens de sollicitation élastique (72) comprennent au moins une lamelle (721).
6 - Connecteur selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que
cet orienteur-limiteur de rotation (73) comprend au moins une encoche (731) dans la
collerette (34) de l'adaptateur (30) et au moins un plot (732) prismatique correspondant,
destiné à y être porté par le rebord (712) et dont le sommet est dirigé vers le fond
(23) du socle (20), la dimension de la base de ce plot (732) étant pratiquement égale
à la dimension de cette encoche (731) de manière que lorsque ces collerette (34) et
rebord (712) sont au contact ces encoches (731) et plot (732) fixent la position initiale
originelle en rotation selon cette direction (Δ) de ces adaptateur (30) et socle (20)
et de manière que lorsque ces collerette (34) et rebord (712) sont séparés à l'encontre
des efforts développés par les moyens de sollicitation élastiques (72), ces encoche
(731) et plot (732) autorisent une telle rotation relative selon cette direction (Δ)
et en limitent l'amplitude.
7 - Connecteur selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que
ce centreur axial (74) comprend une rampe (741) en cône femelle portée par le corps
(22) du socle (20) et divergent vers le fond (23) de ce dernier (20) et une arête
(742) de la collerette (34) de l'adaptateur (30) destinée à coopérer avec cette rampe
(741) de manière que lorsque ces collerette (34) et rebord (712) sont au contact ces
rampe (741) et arête (742) déterminent le centrage initial original coaxial selon
cette direction (Δ) de ces adaptateur (30) et socle (20) et de manière que lorsque
ces collerette (34) et rebord (712) sont séparés à l'encontre des efforts développés
par les moyens de sollicitation élastique (72) ces rampe (741) et arête (742) autorisent
ces adaptateur (30) et socle (20) à se désaxer.
8 - Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que
le détrompeur (40) comprend des organes complémentaires (41, 42) mâles et femelles
destinés à coopérer, portés les uns par la fiche (10) et les autres par l'adaptateur
(30).
9 - Connecteur selon la revendication 8, caractérisé en ce que les organes complémentaires
de ce détrompeur (40) sont au moins une rainure (41) qui est ménagée à l'extérieur
du corps (12) de la fiche (10) et qui est orientée parallèlement à cette direction
(Δ) et au moins une languette (42) qui est portée à l'intérieur de ces embouchure
(31) et corps (32) de cet adaptateur (30), qui est orientée parallèlement à cette
direction (Δ) et qui est munie d'un chanfrein (421) dirigé à l'opposé de cette collerette
(34).
10 - Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il
comprend un dispositif de verrouillage (50) qui est porté pour partie par cette fiche
(10) et pour partie par cet adaptateur (30) et qui est destiné à maintenir ces fiche
(10) et adaptateur (30) réunis après assemblage afin de rendre indéfectible la continuité
des liaisons.
11 - Connecteur selon la revendication 10, caractérisé en ce que le dispositif de verrouillage
(50) comprend un guide (51) en forme d'entonnoir dans l'embouchure (31) de l'adaptateur
(30), une gâche (52) à l'extérieur sur le corps (32) de l'adaptateur (30) et une pêne
(53) à l'extérieur du corps (12) de la fiche (10).
12 - Connecteur selon la revendication 11, caractérisé en ce que ce que la gâche (52)
comprend une saignée (521) longiligne orientée parallèlement à cette direction (Δ)
et un cran (522) dans le prolongement de cette dernière, et en ce que le pêne (53)
comprend une lame (531) élastique terminée par un bec (532) avec un biseau (533) destinés
à coopérer avec ces saignée (521) et cran (522).
13 - Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'il
comprend un agencement d'étanchéité (60) entre fiche (10) et adaptateur (30).
14 - Connecteur selon la revendication 13, caractérisé en ce que ce l'agencement d'étanchéité
(60) comprend un logement (61) avec une garniture (62) et un épaulement (63) destiné
à venir en appui sur la garniture (62).
15 - Connecteur selon la revendication 14, caractérisé en ce que logement (61) et garniture
(62) sont situés sur l'adaptateur (30), et l'épaulement (63) est situé sur la fiche
(10).
16 - Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé en ce que
les organes de liaison (OL) coopérant comprennent des couples de broches ou similaires
pour contact électrique.
17 - Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé en ce que
les organes de liaison (OL) comprennent des couples de raccord ou similaires pour
jonction fluidique hydraulique voire pneumatique.
18 - Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisé en ce que
les organes de liaison (OL) comprennent des couples d'embouts, raccords ou similaires
pour raccordement mécanique.
19 - Connecteur selon l'une quelconque des revendications 16 à 18, caractérisé en ce que
l'un au moins des organes de liaison (OL) coopérant de chaque couple est monté mobile
parallèlement à cette direction (Δ) et est sollicité élastiquement relativement à
l'autre de ces organes de liaison coopérant de ce couple, et en ce que l'un au moins
des organes de liaison (OL) coopérant de chaque couple est monté mobile perpendiculairement
à cette direction (Δ).