[0001] La présente invention a pour objet un procédé d'optimisation des caractéristiques
d'un dispositif de régulation et d'amortissement des fluctuations de composition d'un
écoulement polyphasique.
[0002] Le dispositif peut notamment être installé entre une source d'effluents et l'entrée
d'une pompe de type polyphasique permettant de transférer un fluide composé d'au moins
une phase liquide et au moins une phase gazeuse.
[0003] L'invention trouve ses applications notamment dans le domaine de la production d'hydrocarbures
comprenant un mélange gaz-liquide, cette production pouvant être réalisée dans un
environnement d'accès difficile, par exemple au niveau d'une tête de puits ou d'une
ligne de transfert sous-marine, ou encore dans la forêt vierge.
[0004] L'invention s'applique aussi à l'industrie chimique et pétrolière, ou d'une manière
générale à toutes les industries employant des fluides polyphasiques.
[0005] L'invention trouve notamment son application pour conserver une quantité minimale
de liquide pour maintenir les moyens de pompage en fonctionnement correct.
[0006] On sait que l'acheminement de fluides ou d'effluents de type polyphasique composés
d'au moins une phase liquide et au moins une phase gazeuse peut nécessiter l'utilisation
d'un système pour réguler la composition du fluide placé à l'entrée d'une pompe et
permettre de délivrer à celle-ci un fluide dont la valeur du rapport volumétrique
du gaz au liquide, en abrégé, GLR (Gaz Liquid Ratio) est compatible avec les caractéristiques
de fonctionnement nécessaires au transfert des effluents.
[0007] Dans le présent texte, en l'absence de précision contraire, les termes d'amont et
d'aval se rapportent à la pompe en considérant le sens des écoulements des effluents.
[0008] Le brevet français N° 2.642.539 décrit un dispositif qui permet d'amortir et de réguler
les variations brusques de liquide et de gaz arrivant dans le dispositif, notamment,
lors de la venue de bouchons de gaz, ou de liquide, c'est-à-dire d'une quantité importante
de fluide composé uniquement de la phase gazeuse ou de la phase liquide. Ce dispositif
comporte un réservoir ou ballon tampon équipé d'un tube de prélèvement s'étendant
sur une certaine hauteur du réservoir ce tube étant percé d'orifices ou ouvertures
de prélèvement. Le dispositif placé à l'entrée d'une pompe permet ainsi de délivrer
à la pompe un fluide polyphasique présentant des caractéristiques, notamment de rapport
volumétrique phase gazeuse/phase liquide, compatibles avec le fonctionnement de la
pompe.
[0009] L'art antérieur connu ne permet cependant pas de prévoir la taille et la structure
d'un dispositif tel d'une part que l'on dispose d'une quantité de liquide toujours
suffisante pour évacuer à tout instant une poche de gaz ou quantité de gaz importante
et d'autre part que l'on maintienne une valeur de GLR optimale en fonction des caractéristiques
de la pompe polyphasique située en aval de façon qu'elle puisse appliquer aux effluents
à transférer une compression suffisante.
[0010] On est ainsi obligé de changer de dispositif en fonction de l'évolution, au cours
du temps, de la composition du fluide en provenance d'une source d'effluents comme
celà se produit, par exemple, pendant la période d'activité des puits pétroliers,
ce qui se traduit par des pertes d'exploitation importantes.
[0011] L'invention remédie notamment à ces inconvénients en proposant un procédé permettant
de prédimensionner un dispositif de régulation, comportant un réservoir et un tube
de prélèvement, en fonction de la composition de la source d'effluents auquel il est
relié et des caractéristiques d'une pompe polyphasique située après le dispositif,
de façon à avoir un fluide dont la valeur de GLR permet à la pompe d'assurer une compression
suffisante pour transférer les effluents et que la quantité de liquide située dans
le dispositif permette l'évacuation de toute quantité de gaz prévisible susceptible
d'arriver dans le réservoir.
[0012] Le tube traverse dans les conditions de fonctionnement normales l'interface gaz/liquide.
Ainsi dans le cas d'un tube cylindrique droit celui-ci peut être vertical ou incliné
mais non horizontal.
[0013] Tout au long du texte on définit par exemple par le mot densité des orifices par
zone de tube, le nombre d'orifices uniformément répartis sur une même zone.
[0014] Le procédé selon l'invention permet d'optimiser un dispositif de régulation et d'amortissement
des fluctuations de composition d'un écoulement polyphasique comprenant au moins une
phase liquide et au moins une phase gazeuse, dont le rapport volumétrique du gaz au
liquide (GLR) est susceptible de varier dans une plage définie autour d'une valeur
moyenne, ledit dispositif étant positionné entre une source d'effluents et une pompe
polyphasique communiquant aux effluents une valeur de compression (ΔP) nécessaire
au transfert des effluents et constitué d'un réservoir ou ballon tampon pour recevoir
ledit écoulement polyphasique, équipé d'au moins un tube de prélèvement percé d'orifices
de prélèvement.
[0015] Le procédé est caractérisé en ce que l'on stabilise le niveau de l'interface liquide-gaz
sensiblement à un niveau moyen défini en sélectionnant le volume du réservoir et la
distribution des orifices de prélèvement de façon que le volume de la phase liquide
correspondant à ce niveau moyen soit au moins égal au volume de liquide nécessaire
à ladite pompe polyphasique pour évacuer du réservoir tout volume de phase gazeuse
prévisible issu de la source d'effluents arrivant dans le réservoir.
[0016] Le volume de la phase liquide correspondant au niveau moyen peut être égal au volume
de liquide nécessaire à ladite pompe polyphasique pour évacuer du réservoir tout volume
de phase gazeuse prévisible issu de la source considérée susceptible d'arriver dans
le réservoir ou ballon tampon en maintenant le rapport volumétrique des effluents
admis dans la pompe au-dessous d'un seuil déterminé (GLRmax) de façon à permettre
l'application aux effluents de ladite compression (ΔP).
[0017] La détermination du volume et la répartition des orifices le long du tube de prélèvement
peut se faire en procédant à une succession d'étapes :
a) en fonction de la composition de l'écoulement, de la pression régnant dans le réservoir
ou ballon tampon, de la température de fonctionnement du réservoir, de la valeur maximale
du rapport volumétrique (GLRmax) et d'un niveau de la phase liquide (Nd) prédéfini
correspondant à cette valeur maximale (GLRmax), on détermine la valeur du rapport
des sections de passage respectives offertes au gaz et au liquide, puis on choisit
en fonction dudit rapport une répartition des orifices le long du tube de prélèvement,
ladite répartition se faisant par zones, et
b) on se fixe une valeur limite maximale pour ledit volume de phase gazeuse susceptible
d'arriver dans le réservoir, on détermine alors le niveau de liquide (N1) correspondant
à cette valeur limite, on vérifie que ce niveau de liquide est sensiblement le même
que celui correspondant à la valeur moyenne du rapport volumétrique (GLR), et l'on
change, si nécessaire, au moins un des deux paramètres suivants : le volume du réservoir
ou la répartition des orifices le long du tube, jusqu'à obtenir une valeur de niveau
de liquide (N1) correspondant à la valeur moyenne du rapport volumétrique.
[0018] On divise, par exemple, au moins une portion de la longueur du tube en plusieurs
zones (Z1, ... Z5) pourvues chacune d'une densité d'orifices particulière (d1, ...
d5) et l'on choisit pour chaque zone une densité d'orifices pouvant varier entre 0
et une valeur limite définie par la taille et la forme des orifices.
[0019] On augmente, par exemple, la section du tube percé d'une valeur égale à une valeur
égale à l'augmentation de surface de mélange gaz-liquide que l'on souhaite, et on
introduit dans ledit tube percé un tube non percé de manière à permettre à la totalité
du gaz pouvant passer à travers les orifices de se mélanger avec l'huile.
[0020] On introduit le tube non percé de manière à ce que l'extrémité inférieure dudit tube
non percé débouche en dessous de l'extrémité inférieure du tube percé.
[0021] Le procédé selon l'invention peut s'appliquer à la fabrication d'un dispositif optimisé
de régulation et d'amortissement des fluctuations de composition d'un écoulement polyphasique,
ledit écoulement comprenant au moins une phase gazeuse et une phase liquide, dont
le rapport volumétrique du gaz au liquide est susceptible de varier dans une plage
définie autour d'une valeur moyenne, ledit dispositif étant positionné entre une source
d'effluents et une pompe polyphasique communiquant aux effluents une valeur de compression
(ΔP) nécessaire au transfert des effluents et comportant un réservoir ou ballon tampon
pour recevoir ledit écoulement polyphasique, qui est équipé d'au moins un tube de
prélèvement percé d'orifices de prélèvement. Le dispositif est caractérisé en ce que
le volume du réservoir et la répartition des orifices sont choisis pour qu'il y ait
à tout instant dans le réservoir au moins une quantité de liquide suffisante permettant
l'évacuation de tout volume de gaz prévisible susceptible d'arriver dans le réservoir
en maintenant la valeur du rapport volumétrique de l'écoulement polyphasique inférieure
à une valeur limite fixée (GLRmax) pour que la pompe lui applique au moins ladite
compression (ΔP).
[0022] Le dispositif peut comprendre un tube non percé placé à l'intérieur du tube percé,
l'extrémité inférieure du tube non percé débouchant, de préférence, en dessous de
l'extrémité inférieure du tube percé.
[0023] Dans un mode de réalisation préférentielle la section de passage offerte au gaz est
r fois plus importante que la section de passage offerte au liquide, r étant un coefficient
déterminé à partir de ladite valeur limite fixée (GLRmax).
[0024] Au moins une partie de la longueur du tube comporte plusieurs zones (Zi) de hauteur
(Hi), percées d'orifices, la densité des orifices (di) de chaque zone étant choisie
pour respecter une fonction de répartition hyperbolique de la forme (ah+b)/(ch+d)
où h est la hauteur du tube de prélèvement baignant dans le gaz et H
r la hauteur totale du réservoir, les coefficients a, b, c, d dépendant de la hauteur
du tube de prélèvement baignant dans le gaz (h), de la hauteur totale du réservoir
(H
r), des hauteurs (Hi) de chacune des zones (Zi) et de la densité des orifices (di)
de chacune des zones.
[0025] Le tube pourra comporter une zone centrale dépourvue d'orifices centrée autour du
niveau moyen de l'interface.
[0026] La densité des orifices de la zone inférieure du tube est prise égale à 1.
[0027] D'autres caractéristiques et avantages du procédé et des réservoirs obtenus par le
procédé selon l'invention apparaîtront mieux à la lecture de la description ci-après
en se référant aux figures annexées.
- La figure 1 montre un réservoir équipé d'un tube percé d'orifices;
- La figure 2 montre le dispositif de la figure 1 adapté plus particulièrement pour
des volumes de gaz importants,
- La figure 3 montre une courbe qui représente la variation en fonction du temps du
niveau de l'interface liquide-gaz dans le réservoir;
- La figure 4 montre une courbe de variation en fonction du temps de la pression Pbt
régnant dans le réservoir ou ballon tampon; et
- La figure 5 représente un exemple de distribution des orifices le long du tube.
[0028] Le procédé décrit ci-après permet d'optimiser un dispositif de régulation, comportant
un réservoir ou ballon tampon et un tube de prélèvement, en fonction des fluctuations
de composition d'un fluide polyphasique, et des caractéristiques de la pompe située
en aval.
[0029] L'optimisation conduite par le procédé va porter sur le dimensionnement et l'agencement
des éléments constituant le réservoir et la définition d'un type de perçage, c'est-a-dire
la répartition des orifices le long du tube de prélèvement. Par agencement des éléments,
il faut comprendre le choix des différents éléments constituant le dispositif de régulation
et leur disposition les uns par rapport aux autres.
[0030] Le fluide polyphasique est acheminé de la source S, telle qu'une tête de puits pétrolier,
par exemple, par une canalisation 1, jusqu'à l'entrée d'un dispositif D comprenant
un réservoir ou ballon tampon 2 équipé d'un tube de prélèvement 3. Le tube de prélèvement
3 est pourvu d'une pluralité d'orifices 4 répartis par zones sur une partie au moins
de sa longueur. Le tube peut, par exemple, être subdivisé comme indiqué sur la figure
5 en plusieurs zones Z1, Z2 ... Z5 de hauteur H1, H2, ... H5, chaque zone Zi étant
pourvue d'une densité d'orifices constante d1, ... d5 sur toute sa longueur.
[0031] Le tube 3 est raccordé à un tube d'évacuation 5 du mélange vers la pompe P. La référence
6 indique l'interface liquide-gaz. Le réservoir est équipé de moyens de mesure, tels
qu'un capteur de température 7, un capteur de pression 8 et un détecteur de niveau
9.
[0032] Les différentes étapes du procédé selon l'invention sont les suivantes:
- La première étape est une étape de mesure où l'on définit les paramètres caractéristiques
du puits à exploiter tels que la valeur du rapport volumétrique moyen GLR de l'effluent,
estimé ou mesuré au départ de l'exploitation du puits, les valeurs des masses volumiques
pour le liquide ρ 1 et pour le gaz ρg, et les paramètres propres au réservoir tels
que sa température T de fonctionnement mesurée en permanence à l'aide du capteur de
température 7, la pression Pbt qui règne dans le réservoir à l'aide du capteur de
pression 8, sa hauteur Hr et sa longueur L et la valeur Co du coefficient de perçage
du tube ou coefficient hydrodynamique. Le coefficient Co est égal au rapport entre
la valeur mesurée du rapport des débits de gaz et de liquide à une pression donnée,
pour un niveau d'interface, et la valeur du rapport des sections de passage respectivement
offertes en gaz et au liquide pour le même niveau d'interface.
- La compression (ΔP) que la pompe doit appliquer aux effluents pour compenser toutes
les pertes de charge en aval étant connue, on détermine d'une manière bien connue
des spécialistes, la valeur maximale GLRmax du rapport volumétrique à ne pas dépasser
pour maintenir au moins cette compression.
Puis on se fixe a priori un niveau de départ Nd autour duquel doit se situer dans
le réservoir l'interface de la phase gazeuse et de la phase liquide correspondant
à une hauteur du tube percé hmax baignant dans le gaz. Ce niveau correspond à la valeur
GLRmax définie précédemment.
- Ensuite, on détermine pour le GLRmax le rapport qui doit exister entre la surface
de passage offerte au gaz Sg et la surface de passage offerte au liquide S1 au moyen
de la fonction : Sg/S1 = GLRmax*

, K1 étant un coefficient tenant compte de la température de fonctionnement du réservoir,
des caractéristiques de l'effluent. On définit ainsi pour le tube le rapport des orifices
réservés au passage du gaz et au passage du liquide, ce rapport permet à la pompe
d'assurer la valeur de la compression (ΔP) requise.
- Le rapport des surfaces des sections de passage offertes respectivement au gaz et
au liquide de chaque côté du niveau de départ Nd ayant été déterminé, on définit alors
un perçage du tube en imposant, a priori, la répartition des orifices 4 le long du
tube 3. Cette répartition se fait, de préférence, en divisant la longueur du tube
de prélèvement 3 en zones, la densité des orifices sur chacune d'elles étant constante.
Connaissant la distribution des orifices dans chaque zone le long du tube on peut
en déduire la fonction f(h,H) caractéristique du perçage du tube et représentative
du rapport de la section de passage offerte au gaz et de la section de passage offerte
au liquide en fonction de la hauteur du tube percé baignant dans le gaz. Cette fonction
peut être de la forme : (ah+b)/(ch+d) où h est la hauteur du tube baignant dans le
gaz. Dans chaque zone les coefficients a, b, c et d sont déterminés d'après la hauteur
du tube baignant dans le gaz, de la hauteur totale du tube percé H, de la hauteur
des zones du tube et de la densité constante choisie pour chaque zone.
- L'objectif de l'étape suivante est de conserver en permanence dans le réservoir une
quantité de liquide suffisante pour que la pompe puisse évacuer avec la valeur de
compression (ΔP) nécessaire au transfert des effluents, la plus grande quantité de
gaz prévisible issu de la source susceptible de s'y accumuler. On évalue ou estime
donc au préalable le volume maximal prévisible de cette accumulation de gaz compte-tenu
de la source qui le produit et de la configuration de la conduite 1 entre la source
S et le réservoir ou ballon tampon 2.
[0033] De même, on estime la valeur de la hauteur du tube h1 baignant dans le gaz correspondant
à un niveau N1 au début de l'évacuation du plus grand volume de gaz prévisible. La
hauteur du tube percé baignant dans le gaz à la fin de l'évacuation du plus grand
volume de gaz prévisible est prise égale à la valeur hmax définie précédemment et
correspondant à un niveau Nd. Les hauteurs de la partie du tube baignant dans le gaz
sont mesurées ou estimées, dans notre exemple, à partir du haut du réservoir.
[0034] Le niveau de liquide correspondant au volume nécessaire à l'évacuation du plus grand
volume de gaz prévisible est alors déterminé de la façon suivante :
[0035] On tient compte de la forme, de la taille du réservoir et de la fonction f(h,H) de
répartition des orifices le long du tube percé. On déduit, pour un incrément dh de
hauteur de tube baignant dans l'huile, la quantité de gaz évacué, sachant qu'à tout
instant la quantité de gaz évacué dVg est égale au produit d'une quantité élémentaire
de liquide dV1 par la valeur du rapport volumétrique GLR, celui-ci variant avec la
hauteur h du tube baignant dans le gaz, du coefficient C0, des dimensions du réservoir,
des caractéristiques de l'effluent, de la pression et de la température régnant dans
le réservoir. Il est bien clair que la quantité élémentaire de liquide dV1 est, ici,
le produit de la surface du réservoir prise à la hauteur h par l'incrément de hauteur
dh.
[0036] Ainsi dans le cas d'un réservoir ou ballon de forme cylindrique dont l'axe est horizontal,
on a :

[0037] En intégrant ce produit entre les valeurs h1 et hmax on obtient la quantité de gaz
Vg évacuée. On vérifie que la valeur obtenue Vg correspond à la valeur du plus grand
volume de gaz prévisible estimé au départ Vgm et l'on change, si nécessaire, au moins
un des paramètres définissant la taille du réservoir jusqu'à ce que l'on obtienne
un volume de gaz Vg évacué sensiblement égal à Vgm. La dernière valeur obtenue pour
h1 correspond à la hauteur que l'on doit avoir au début de l'évacuation du plus grand
volume de gaz prévisible. Cette valeur h1 définit le niveau moyen de liquide N1 au-dessus
duquel doit se situer la phase liquide pour évacuer toute quantité de gaz prévisible
susceptible d'arriver dans le réservoir.
[0038] On vérifie ensuite, à l'aide de la fonction de répartition des orifices le long du
tube percé que le niveau N1 précédemment déterminé correspond à la valeur moyenne
du GLR fixée au cours de la première étape.
[0039] Dans le cas où la valeur N1 est différente on modifie au moins l'un des paramètres
suivants : le volume du réservoir, en touchant soit à sa hauteur H
r, soit à sa longueur L ou aux deux, ou la répartition des orifices de prélèvement
le long du tube jusqu'à ce que l'on obtienne une valeur pour le niveau N1 correspondant
à la valeur moyenne du GLR fixée au cours de la première étape.
[0040] On détermine ainsi le volume du réservoir et la distribution des orifices le long
du tube de prélèvement par zone de densité d'orifices constante de façon que l'interface
liquide-gaz soit stabilisée en fonctionnement normal sensiblement au niveau moyen
correspondant à la valeur moyenne du rapport volumétrique moyen GLR. On assure ainsi
une réserve suffisante dans le réservoir pour évacuer toute quantité de gaz importante
prévisible susceptible d'arriver dans le réservoir.
[0041] Cette façon de procéder permet de plus d'avoir une valeur de GLRmax pour que la pompe
applique aux effluents une compression (ΔP) nécessaire au transfert des effluents.
[0042] La méthode de prédimensionnement d'un réservoir et de son tube de prélèvement associé,
décrite précédemment, est bien adaptée lorsque la quantité maximale de gaz prévisible
estimée au départ Vgm est peu importante. Dans le cas où le volume de gaz prévisible
à transférer est important, l'expérience a montré que la quantité de gaz se mélangeant
avec l'huile dans le tube percé est inférieure à la quantité qui devrait théoriquement
se mélanger, cette quantité étant fonction du nombre d'orifices percés du tube baignant
dans le gaz. Pour pallier cet inconvénient, on a remarqué qu'en divisant le flux de
gaz pénétrant dans le tube de manière que le mélange gaz-liquide s'effectue à différents
endroits du tube, on augmente la quantité de gaz se mélangeant à l'huile.
[0043] On divise le flux de gaz en introduisant à l'intérieur du tube percé 3 un tube supplémentaire
10 (Fig.2) de diamètre inférieur au tube percé et dont la longueur est telle que l'extrémité
inférieure de ce tube arrive dans la conduite de prélèvement de façon que le mélange
du gaz s'échappant par l'extrémité inférieure du tube supplémentaire avec le fluide
se trouvant dans cette partie du tube de prélèvement se fasse à un endroit pour lequel
la pression est inférieure à la pression qui règne dans la partie du tube percé ne
contenant que du gaz. De cette manière, le gaz se mélange à la fois dans l'annulaire
compris entre le tube percé et le tube non percé et à un endroit situé à proximité
de la partie inférieure du tube non percé. On a ainsi augmenté la surface de mélange
gaz-liquide et de fait, empêché un éventuel phénomène de "saturation", c'est-à-dire
tout phénomène qui empêche à la totalité du gaz de se mélanger au liquide dans le
tube percé.
[0044] La méthode décrite précédemment comporte les étapes supplémentaires suivantes :
- on élargit la section du tube percé précédemment défini d'une valeur égale à l'augmentation
de surface d'échange entre le gaz et le liquide que l'on veut obtenir,
- on introduit un tube, de préférence non percé à l'intérieur du tube percé, la section
dudit tube étant égale à l'augmentation nécessaire pour la surface d'échange, ce qui
permet de diviser le flux de gaz.
[0045] La valeur de l'augmentation de surface d'échange est définie en fonction de la quantité
de gaz maximale prévisible. Des essais préalablement réalisés permettent de tracer
une abaque qui donne en fonction de la quantité de gaz maximale prévisible, la section
du tube non percé que l'on doit insérer dans le tube percé de façon à ce que le mélange
du gaz dans le liquide se fasse de manière optimale.
[0046] Les figures 3 et 4 montrent des courbes enregistrées au cours d'essais sur site en
utilisant une pompe de type polyphasique telle que celle décrite dans la demande de
brevet FR.90/09.607, associée à un réservoir et un tube de prélèvement optimisés.
La courbe I1 (Fig. 3) représente, la variation du niveau de l'interface N en fonction
du temps, la valeur de la hauteur hg1 correspond à la hauteur du tube baignant dans
le gaz au début de l'évacuation d'une quantité de gaz et la valeur hg2 représente
la hauteur du tube percé baignant dans le gaz à la fin de l'évacuation de la quantité
de gaz.
[0047] La courbe 12 (Fig. 4) représente la variation en fonction du temps de la valeur de
la pression Pbt régnant dans le réservoir 2.
[0048] Le tube montré sur la figure 5, à titre d'exemple, comporte cinq zones Z1-Z5 ayant
des densités d'orifices respectivement d1 =7, d2=6, d3=0, d4=2 et d5=1.
[0049] Ces valeurs correspondent à un tube optimisé mis en place sur site au cours d'essais
effectués avec une pompe telle que celle décrite dans la demande FR 90/09.607 précité.
[0050] La zone située autour de la valeur moyenne ne comporte pas d'orifices de manière
à ne pas répercuter les variations de GLR tant que le niveau de l'interface liquide-gaz
ne s'est pas déplacé d'une certaine valeur jusqu'à atteindre une zone adjacente Z2
ou Z4.
[0051] Cet exemple de réalisation n'est nullement limitatif, les orifices de prélèvement
pouvant avoir une autre forme que la forme circulaire. On peut ainsi envisager toute
autre forme telle que par exemple les formes décrites dans le brevet français FR 2.642.539
précité.
[0052] Bien entendu, diverses modifications et/ou adjonctions peuvent être apportées au
procédé dont la description vient d'être donnée à titre illustratif et nullement limitatif,
sans sortir du cadre de l'invention.
1) Procédé pour optimiser les caractéristiques d'un dispositif de régulation et d'amortissement
des fluctuations de composition d'un écoulement polyphasique comprenant au moins une
phase liquide et au moins une phase gazeuse et dont le rapport volumétrique du gaz
au liquide (GLR) est susceptible de varier dans une plage définie autour d'une valeur
moyenne, ledit dispositif étant positionné entre une source d'effluents (S) et une
pompe polyphasique (P) communiquant aux effluents une valeur de compression (ΔP) nécessaire
au transfert des effluents et étant constitué d'un réservoir ou ballon tampon (2)
pour recevoir ledit écoulement polyphasique, qui est équipé d'au moins un tube de
prélèvement (3) percé d'orifices de prélèvement (4), ledit procédé étant caractérisé
en ce que l'on stabilise le niveau de l'interface liquide-gaz (6) sensiblement à un
niveau moyen défini en sélectionnant le volume du réservoir et la distribution des
orifices de prélèvement de façon que le volume de la phase liquide correspondant à
ce niveau moyen soit au moins égal au volume de liquide nécessaire à ladite pompe
polyphasique pour évacuer du réservoir tout volume de phase gazeuse prévisible issu
de la source d'effluents arrivant dans le réservoir.
2) Procédé selon la revendication 1 , caractérisé en ce que le volume de la phase liquide
correspondant au niveau moyen est égal au volume de liquide nécessaire à ladite pompe
polyphasique pour évacuer du réservoir tout volume de phase gazeuse prévisible issu
de la source considéré susceptible d'arriver dans le réservoir ou ballon tampon en
maintenant le rapport volumétrique des effluents admis dans la pompe au-dessous d'un
seuil déterminé (GLRmax) de façon à permettre l'application aux effluents de ladite
compression (ΔP).
3) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on détermine le volume
et la répartition des orifices le long du tube de prélèvement par une succession d'étapes
:
a) en fonction de la composition de l'écoulement, de la pression régnant dans le réservoir
ou ballon tampon, de la température de fonctionnement du réservoir, de la valeur maximale
du rapport volumétrique (GLRmax) et d'un niveau de la phase liquide (Nd) prédéfini
correspondant à cette valeur maximale (GLRmax), on détermine la valeur du rapport
des sections de passage respectives offertes au gaz et au liquide, puis on choisit
en fonction dudit rapport une répartition des orifices le long du tube de prélèvement
ladite répartition se faisant par zones, et
b) on se fixe une valeur limite maximale pour ledit volume de phase gazeuse susceptible
d'arriver dans le réservoir, on détermine alors le niveau de liquide (N1) correspondant
à cette valeur limite, on vérifie que ce niveau de liquide est sensiblement le même
que celui correspondant à la valeur moyenne du rapport volumétrique (GLR), et l'on
change si nécessaire au moins un des deux paramètres suivants : le volume du réservoir
ou la répartition des orifices le long du tube, jusqu'à obtenir une valeur de niveau
de liquide (N1) correspondant à la valeur moyenne du rapport volumétrique.
4) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on divise au moins une
portion de la longueur du tube en plusieurs zones (Z1-Z5) pourvues chacune d'une densité
d'orifices particulière (d1-d5) et l'on choisit pour chaque zone une densité d'orifices
pouvant varier entre 0 et une valeur limite définie par la taille et la forme des
orifices.
5) Procédé selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que l'on augmente
la section du tube percé d'une valeur égale à une valeur égale à l'augmentation de
surface de mélange gaz-liquide que l'on souhaite, et on introduit dans ledit tube
percé un tube non percé (10) de manière à permettre à la totalité du gaz pouvant passer
à travers les orifices de se mélanger avec l'huile.
6) Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'on introduit le tube non
percé (10) de manière à ce que l'extrémité inférieure dudit tube non percé débouche
en dessous de l'extrémité inférieure du tube percé.
7) Dispositif de régulation et d'amortissement des fluctuations de composition d'un
écoulement polyphasique optimisé par le procédé défini selon l'une des revendications
précédentes, ledit écoulement comprenant au moins une phase gazeuse et une phase liquide,
dont le rapport volumétrique du gaz au liquide est susceptible de varier dans une
plage définie autour d'une valeur moyenne, ledit dispositif étant positionné entre
une source d'effluents (5) et une pompe polyphasique (P) communiquant aux effluents
une valeur de compression (ΔP) nécessaire au transfert des effluents et comportant
un réservoir (2) pour recevoir ledit écoulement polyphasique, qui est équipé d'au
moins un tube de prélèvement (3) percé d'orifices (4) de prélèvement, ledit dispositif
étant, caractérisé en ce que le volume du réservoir et la répartition des orifices
sont choisis pour qu'il y ait à tout instant dans le réservoir au moins une quantité
de liquide suffisante permettant l'évacuation de tout volume de gaz prévisible susceptible
d'arriver dans le réservoir en maintenant la valeur du rapport volumétrique de l'écoulement
polyphasique inférieure à une valeur limite fixée (GLRmax) pour que la pompe lui applique
de ladite compression (ΔP).
8) Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comporte un tube non
percé (10) placé à l'intérieur du tube percé (3), l'extrémité inférieure du tube non
percé débouchant, de préférence, en dessous de l'extrémité inférieure du tube percé.
9) Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que la section de passage
offerte au gaz est r fois plus importante que la section de passage offerte au liquide,
r étant un coefficient déterminé à partir de ladite valeur limite fixée (GLRmax).
10) Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'au moins une partie de
la longueur du tube comporte plusieurs zones (Z) de hauteurs (Hi), percées d'orifices,
la densité d'orifices (di) de chaque zone étant choisie pour respecter une fonction
de répartition hyperbolique de la forme (ah+b)/(ch+d) où h est la hauteur du tube
de prélèvement baignant dans le gaz et Hr la hauteur totale du réservoir, les coefficients a, b, c, d dépendant de la hauteur
du tube de prélèvement baignant dans le gaz (h), de la hauteur totale du réservoir
(Hr), des hauteurs (Hi) de chacune des zones (Zi) et de la densité des orifices (di)
de chacune des zones
11) Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le tube comporte une zone
centrale dépourvue d'orifices autour dudit niveau moyen de l'interface (6).
12) Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que la densité des orifices
de la zone inférieure du tube est prise égale à 1.