[0001] La présente invention concerne le domaine technique général des structures chauffantes
plates du type sandwich, destinées à assumer au moins deux fonctions thermiques différenciées.
[0002] La présente invention se rapporte à une structure chauffante sandwich, limitée extérieurement
par deux éléments présentant une certaine ridigité et dont l'un au moins est une plaque
de chauffe apte à diffuser la chaleur produite par un élément résistif s'étendant
entre les deux éléments. Une telle structure est donc à même de pouvoir fournir une
production de chaleur qui peut être différenciée à partir de chaque élément dans le
cas d'utilisation de deux plaques de chauffe pour assurer des fonctions thermiques
distinctes telles que la chauffe, la vaporisation ou simplement la dissipation thermique.
[0003] La présente invention s'applique notamment, mais non exclusivement, aux appareils
électroménagers, et parmi ceux-ci, préférentiellement aux appareils susceptibles de
fonctionner en ambiance humide ou d'être en contact avec l'humidité, tels que les
fers à repasser en général qu'ils soient à vapeur ou à sec (utilisation de pattemouille),
ou encore tels que des friteuses ou des appareils à griller de toutes sortes.
[0004] Dans les applications préférentielles auxquelles il est fait référence précédemment,
la structure chauffante est intégrée de manière avantageuse dans un fer à repasser
du type à vapeur ou sec, et la présente invention concerne également directement un
fer à repasser pourvu d'une telle structure chauffante.
[0005] Dans le domaine technique spécifique des fers à repasser, il est déjà connu, tel
que cela est par exemple décrit dans le brevet GB-A-1.085.784, de réaliser une semelle
de fer à repasser comportant une feuille métallique destinée à diffuser la chaleur
produite par un élément résistif et à venir en contact avec l'article textile à repasser.
L'élément résistif est isolé électriquement à l'aide d'un matériau plastique polymérisé,
du type résine siliconée, ou résine époxy ou polyimide, consistant en une couche de
revêtement isolant inférieure et une couche de revêtement isolant supérieure. L'ensemble
de l'élément résistif et de ces deux couches d'isolation électrique est collé sur
la feuille métallique par l'intermédiaire d'une couche adhésive. Il est également
prévu d'avoir recours à deux couches supplémentaires protectrices consistant par exemple
en des feuilles de mica ou micanite, dans le cas où la température de travail du fer
est élevée et susceptible d'influencer négativement la tenue des couches initiales
d'isolant électrique. Une telle conception de semelle peut être considérée comme classique
dans l'art antérieur, et souffre d'une série d'inconvénients.
[0006] En premier lieu il a déjà été noté que la tenue à la température de la couche adhésive
était insuffisante, et qu'un décollement partiel ou total de l'élément résistif survenait
après une période d'utilisation relativement courte en regards de la durée de vie
globale et escomptée des autres éléments du fer à repasser.
[0007] Il doit également être noté qu'une telle technique s'avère totalement inadaptée à
la réalisation de semelles pour des fers à repasser notamment à vapeur pour lesquels
les contraintes de fonctionnement, et en particulier les contraintes thermiques subies
par la semelle, sont très exigeantes et hétérogènes.
[0008] En effet, la semelle doit alors assurer une double fonction thermique, puisqu'il
s'agit d'une part d'évaporer de l'eau à partir de la surface supérieure de la semelle,
et d'autre part d'assumer le repassage proprement dit par l'intermédiaire de la surface
inférieure de la dite semelle.
[0009] Il a été déjà proposé de réaliser pour des fers à repasser à vapeur, des semelles
dites à structure sandwich, limitées extérieurement par deux éléments diffuseurs de
chaleur tels que des plaques métalliques entre lesquelles sont disposées une pluralité
de couches intermédiaires superposées les unes aux autres à partir d'un élément central
constitué de l'élément résistif. Une telle structure sandwich peut être par exemple
illustrée par la semelle décrite dans la demande de brevet français FR-A2.641.291,
dans laquelle les couches intermédiaires entre l'élément résistif central et les deux
feuilles métalliques externes sont constituées de couches colaminées d'alliage de
brasage, l'élément résistif étant séparé de ces dernières par des couches électriquement
isolantes constituées de feuilles de micanite. Le recours à une structure sandwich
de ce type peut être considéré comme donnant globalement satisfaction sur le plan
des propriétés de tenue thermique de la semelle. En revanche il y a lieu de noter
que la réalisation d'une telle structure sandwich nécessite une série d'investissements
industriels lourds et onéreux en raison de la nécessité d'utiliser un four de brasage.
Une telle technique peut être en conséquence considérée comme donnant lieu à l'incorporation,
dans un article électroménager, d'un élément au prix de revient élevé.
[0010] L'objet de la présente invention vise en conséquence à remédier aux divers inconvénients
énumérés précédemment, et à fournir une structure chauffante haute température à structure
sandwich apte à assumer au moins une et de préférence deux fonctions thermiques différenciées,
capable d'améliorer la dissipation de chaleur à partir de l'élément résistif sans
influencer négativement la tenue dans le temps de la structure interne propre de la
structure chauffante quelles que soient les contraintes thermiques subies, et ce à
un coût de fabrication réduit.
[0011] Un objet complémentaire de l'invention vise à fournir une structure chauffante réalisée
de manière particulièrement simplifiée, et présentant des caractéristiques améliorées
d'étanchéité à l'air et aux vapeurs.
[0012] Un autre objet de l'invention vise à fournir une structure chauffante présentant
une amélioration de la tenue dans le temps de la cohésion des différentes couches
la constituant, et ce malgré de fortes contraintes thermiques.
[0013] L'objet de l'invention concerne également un appareil électroménager comportant une
telle structure chauffante, et en particulier, un fer à repasser à vapeur susceptible
d'être réalisé à faible coût, tout en possédant de bonnes propriétés de dissipation
thermique, une bonne tenue dans le temps de la cohésion interne des éléments de la
semelle, et une bonne étanchéité de la semelle.
[0014] Les buts assignés à l'invention sont atteints à l'aide d'une structure chauffante,
notamment pour appareil électroménager, du type fer repasserou récipient culinaire
tel qu'une friteuse par exemple, réalisée selon une structure sandwich limitée extérieurement
par deux éléments rigides dont l'un au moins forme une plaque de chauffe, les dits
éléments étant aptes à diffuser la chaleur produite par une unité de chauffe comprenant
un élément résistif revêtu d'un isolant électrique, ladite unité étant solidaire des
dits éléments par l'intermédiaire d'un moyen de liaison, caractérisée en ce que :
- l'unité de chauffe est délimitée par deux feuilles de revêtement isolant électrique
entre lesquelles s'étend une première couche de résine thermoplastique dans laquelle
est inséré l'élément résistif, ladite couche de résine thermoplastique adhérant aux
feuilles de revêtement isolant électrique
- le moyen de liaison est constitué d'une deuxième couche de résine thermoplastique,
s'étendant entre la plaque de chauffe et la feuille de revêtement isolant électrique
associée et adhérant à ladite plaque et à ladite feuille.
[0015] D'autres particularités et avantages de l'invention apparaitront et ressortiront
plus en détail à partir de la description jointe ci-après, en référence aux dessins
annexés, donnés à titre d'exemples illustratifs non limitatifs dans lesquels :
- la figure 1 représente selon une coupe transversale, une structure chauffante conforme
à l'invention avant l'opération de pressage et chauffage menant à son obtention.
- la figure 2 représente selon une coupe transversale l'état final d'une structure
chauffante conforme à l'invention et identique à celle montrée à la figure 1, après
l'opération de pressage et chauffage.
- La figure 2a représente une variante simplifiée de la structure chauffante montrée
à la figure 2.
- la figure 3 représente selon une coupe transversale partielle une structure chauffante
conforme à l'invention pourvue d'un moyen d'étanchéité périphérique.
- la figure 4 montre selon une coupe transversale, l'intégration d'une structure chauffante
conforme à l'invention dans un fer à repasser à vapeur.
- la figure 5 montre un détail de réalisation de l'étanchéité d'un trou de vapeur
dans le cas de l'intégration d'une structure chauffante conforme à l'invention dans
un fer à repasser à vapeur.
- la figure 6 montre selon une vue en élévation un détail de réalisation de l'élément
résistif de la structure chauffante. - la figure 7 représente une autre variante de
réalisation de la structure chauffante selon l'invention.
[0016] La structure chauffante 1 conforme à l'invention et montrée à la figure 2 est du
type haute température et réalisée selon une structure sandwich constituée de l'empilement
d'une pluralité de couches limitées extérieurement par deux éléments diffuseurs de
chaleur formant respectivement une plaque inférieure 2 et une plaque supérieure 3.
Les températures couramment atteintes dans une telle structure dépassent 180°C et
de préférence même sont proches de 300°C. Les plaques 2, 3 peuvent être réalisées
dans tous matériaux rigides ou souples utilisés couramment pour assumer une fonction
de diffusion de chaleur, tels que l'acier inoxydable, l'acier doux, la céramique,
les matières vitrocristallines et le verre par exemple, ainsi que l'aluminiun, ce
dernier matériau étant particulièrement avantageux dans le cas d'une utilisation de
la structure chauffante dans un fer à repasser. Les plaques 2, 3 peuvent également
être réalisées en un même matériau ou au contraire en deux matériaux distincts selon
les applications envisagées, et être d'épaisseur égale ou non.
[0017] La structure chauffante comprend une unité de chauffe réalisée sous la forme d'un
élément résistif4 constitué d'une ou de plusieurs pistes s'étendant selon un trajet
défini formant une série de boucles ou lacets (figure 6) entre les deux plaques 2,
3. De préférence l'élément résistif 4 et les boucles qu'il comporte, s'étendent dans
le plan de symétrie longitudinal P de la structure chauffante 1. L'élément résistif
4 peut être réalisé en tous matériaux couramment utilisés en tant que piste chauffante
tels que des alliages nickel- chrome ou bien de manière préférentielle à base de constantan.
La section et la longueur de l'élément résistif 4 varie selon la puissance électrique
souhaitée. Avantageusement sa section sera de l'ordre de 50 u et pourra varier entre
20 et 100 u par exemple.
[0018] L'élément résistif 4 est inséré dans une première couche de résine thermoplastique
5, recouvrant au moins les parties supérieures et inférieures de l'élément résistif
4. D'une manière classique, l'élément résistif 4 est pourvu d'un revêtement isolant
électrique constitué d'une feuille supérieure 6a et d'une feuille inférieure 6b adhérant
respectivement sur chacune des faces de la première couche de résine thermoplastique
5 et délimitant en conséquence l'unité de chauffe. Le matériau utilisé en tant que
revêtement isolant électrique peut être choisi bien évidemment parmi tous les composants
classiques utilisés à ce jour par l'homme du métier, en fonction des contraintes thermiques
de la structure chauffante. Dans le cadre d'une utilisation de la structure chauffante
pour un appareil électroménager, du type fer à repasser il est particulièrement avantageux
d'avoir recours à un matériau du type polyimide.
[0019] Le moyen de liaison assurant l'adhésion entre d'une part chacune des faces opposées
respectives, 2b, 3a, des plaques inférieures et supérieures 2,3 et d'autre part les
faces supérieures et inférieures des feuilles d'isolation électrique 6a, 6b, comporte
au moins une couche de résine thermoplastique, formant ainsi respectivement une couche
7a dite supérieure, et une couche 7b dite inférieure.
[0020] Dans les applications préférentielles conformes à l'invention, les liaisons respectives
entre les plaques 2, 3 et les feuilles de revêtement d'isolation 6a, 6b sont constituées
individuellement d'une seule et unique couche de résine thermoplastique.
[0021] Pour des raisons de constance de dissipation thermique à travers l'épaisseur de la
structure sandwich, le matériau thermoplastique utilisé pour chacune des couches de
résine thermoplastique, 7a, 7b, 5, aura de préférence la même composition dans chacune
des trois couches. Il est cependant envisageable de réaliser, chacune des trois couches
dans des matériaux thermoplastiques différents, suivant le type de contrainte thermique
auquel sera soumis la structure chauffante 1, ou bien encore de réaliser seulement
la première couche de résine thermoplastique dans un matériau distinct des couches
supérieures et inférieures 7a, 7b. De manière avantageuse au moins les couches supérieures
7a, et inférieures 7b seront réalisées dans le même matériau, et de préférence également
la première couche de résine 5.
[0022] Le choix de la résine thermoplastique dépend bien évidemment des contraintes thermiques
subies par la structure chauffante et dans le cadre d'une application spécifique aux
articles électroménagers et en particulier aux fers à repasser à vapeur, on choisira
avantageusement le PFA (perfluoroalkoxy) ou le PEEK (polyetherethercétone) pour réaliser
chacune des trois couches de résine. Bien entendu suivant les contraintes thermiques
devant être subies par la structure chauffante en fonction de l'utilisation prévue,
d'autres matériaux thermoplastiques peuvent être envisagés, tels que le PTFE (polytétrafluoréthy-
lène) ou encore le FEP (Tétrafluoréthylène Héxafluo- ropropylène - Nomenclature tirée
des Editions WEKA tome 1) par exemple.
[0023] Il est également envisageable de simplifier la structure chauffante 1 conforme à
l'invention, en supprimant, tel que cela est montré à la figure 2a, une couche de
résine thermoplastique et par exemple la couche supérieure 7a. Dans une telle variante
de réalisation, seule la plaque inférieure 2 assume une fonction de diffusion thermique
spécifique, l'élément rigide 3 limitant en partie supérieure la structure chauffante
1 assumant une fonction principale mécanique de raidissement et accessoirement de
diffusion thermique. L'élément rigide 3 repose directement sur la feuille supérieure
6a de revêtement isolant électrique, et peut être constitué d'une série de lames ou
lamelles 3d, espacées entre elles.
[0024] Selon une autre variante de réalisation, telle que celle montrée à la Figure 7, le
revêtement isolant électrique comprend une feuille de tissus supérieure 6'a et une
feuille de tissus inférieure 6'b dont la trame est imprégnée en partie par les couches
de résine thermoplastique 5,7a et 7b. L'imprégnation partielle laisse avantageusement
le coeur de la trame libre, et l'isolation électrique est obtenue par la conjonction
de la résine thermoplastique et du tissus. Dans l'exemple montré à la Figure 7, la
résine thermoplastique est avantageusement constituées de trois couches de PEEK et
de deux feuilles de tissus de verre partiellement remplies. Les feuilles de tissus
6'a et 6'b assurent également une fonction mécanique d'entretoise dans la structure
chauffante garantissant avec la résine thermoplastique un bon isolement électrique
en cas de surchauffe des pistes de l'élément résistif 4. La présence de feuille de
tissus de verre facilite également l'obtention de la structure sandwich en évitant
les effets de rétractation des couches de résine ce qui influe positivement sur la
planéité du produit final. L'épaisseur des couches de résines 7a, 7b formant les moyens
de liaison avec les plaques 2,3 est de préférence inférieure à celle de chaque feuille
6'a, 6'b de tissus. Avantageusement la somme des épaisseurs de chaque couche de résine
5,7a, 7b sera supérieure ou égale à 2 fois l'épaisseur de chaque feuille de tissus
6'a, 6'b. La somme des épaisseurs de chaque couche de résine 5,7a, 7b est de préférence
voisine de 1/10 de mm.
[0025] La structure chauffante conforme à l'invention peut être réalisée selon un procédé
d'obtention dans lequel l'élément résistif 4 est constitué d'un feuillard de métal
à partir duquel l'élément résistif 4 proprement dit peut être obtenu par tous moyens
connus de l'homme du métier et en particulier par découpage chimique. Bien évidemment,
l'élément résistif 4 peut également être obtenu par découpage mécanique ou par dépôt
sérigraphique d'une pâte résistive. Parallèlement à l'obtention de l'élément résistif
4, le procédé d'obtention de la structure chauffante 1 comporte une étape d'enduction
de chacune des feuilles d'isolant électrique 6a, 6b, lesquelles sont préenduites sur
chacune de leurs deux faces par une couche de résine thermoplastique, tel que cela
est montré à la figure 1. Selon cette représentation graphique, la feuille de revêtement
supérieure 6a est préenduite sur sa face supérieure par une couche de résine thermoplastique
7a, et sur sa face inférieure par une autre couche de revêtement thermoplastique 5
1. La feuille de revêtement inférieure 6b est de la même facon recouverte sur sa face
inférieure par une couche thermoplastique 7b, et sur sa face supérieure par une autre
couche de résine thermoplastique 5
2. L'enduction des couches de résine thermoplastique peut être effectuée à l'aide de
tous moyens connus, et par exemple par pulvérisation ou par poudrage. Les couches
de résine 5
1 et 5
2 sont destinées à venir adhérer ensemble sur l'élément résistif 4 et peuvent présenter
à cette fin une épaisseur individuelle hors tout inférieure aux couches de résine
thermoplastiques supérieures et inférieures 7a et 7b lesquelles sont destinées à venir
adhérer sur les faces 2b et 3a des éléments diffuseurs de chaleur 2, 3. Avantageusement,
le feuillard est co- laminé, avant son découpage chimique, sur l'une des couches de
résine thermoplastique 51,52 ou sur l'une des feuilles isolante électrique. L'étape
suivante consiste à disposer entre les deux feuilles de revêtement isolant électrique
6a, 6b, préalablement préenduites sur chacune de leurs deux faces de couches de résine
thermoplastique, au moins un élément résistif 4.
[0026] La mise en place des différentes couches est complétée par la superposition sur chacune
des faces libres des couches de résine thermoplastique 7a, 7b, d'un élément diffuseur
de chaleur 2, 3 tel que cela est montré à la figure 1. Ces éléments diffuseurs de
chaleur peuvent consister en différents matériaux bien connus de l'homme de l'art,
tels que de l'aluminium laminé, de l'acier inox, de l'acier revêtu d'un autre métal
par colaminage (acier doux + acier inox) ou par dépôt, d'acier zingué par exemple.
Il est également possible d'utiliser des matériaux moulés en résine synthétique ou
même des plaques d'acier émaillé. Après avoir superposé les différentes couches, feuilles
et éléments diffuseurs dans l'ordre et selon la structure montrée à la figure 1, l'ensemble
de l'empilement est amené à une unité de pressage (non représentée sur les figures)
où des moyens de pressage agissant sur les faces externes 11 et 12 respectivement
des plaques inférieures et supérieures 2,3, assurent la compression de l'empilement
constitué par les plaques 2, 3, les couches de résine 7a, 7b, 5
1, 5
2, l'élément résistif 4 avec les feuilles de revêtement isolant 6a, 6b, selon deux
forces opposées F
1' F
2.
[0027] Au cours de l'opération de pressage, et de manière synchrone, l'ensemble de la structure
sandwich est également chauffé à une température au moins égale à la température de
fusion de la résine thermoplastique utilisée, de manière à obtenir un passage de la
résine de son état initial solide à son état liquide. Les moyens de chauffe utilisés
peuvent être classiques et faire appel à un chauffage par vibrations ou ultrasons
par exemple pour éviter l'échauffement généralisé de la structure chauffante. Dans
le cadre de l'utilisation d'une résine thermoplastique telle que du PFA, la température
de chauffe doit être telle que la résine est portée à une température comprise sensiblement
entre 300 et 310°C. Lors de l'action combinée du pressage et de la fusion des diverses
couches de la résine thermoplastique, 7a, 7b, 5
1, 5
2, on obtient une adhésion et un scellage entre eux des différents constituants de
la structure sandwich. L'action combinée du pressage et de la montée en température
permet en particulier un bon accrochage des couches supérieure 7a et inférieure 7b
de résine thermoplastique, sur les plaques 2, 3 et sur les feuilles 6a, 6b, ainsi
qu'une diffusion puis un fusionnement des deux couches de résine 51,52, autour des
différentes pistes constituant l'élément résistif 4, pourvenir constituer la première
couche de résine thermoplastique 5 montrée à la figure 2. Selon les épaisseurs relatives
des éléments résistifs 4 et des couches initiales de résine 51,52, l'élément résistif4
est plus ou moins noyé dans la première couche de résine thermoplastique 5. Ainsi
les espaces interstitiels 13 ménagés entre les différents brins du circuit formé par
les éléments résistifs 4, avant l'étape de pressage et de montée en température, peuvent
être plus ou moins comblés par la résine thermoplastique 5. Dans tous les cas il a
été constaté qu'un remplissage même partiel des espaces interstitiels 13 n'avait pas
d'incidence sur les caractéristiques diélectriques de la structure chauffante, et
que la première couche de résine thermoplastique 5 adhérait suffisamment sur les éléments
résistifs 4, même en cas de noyage partiel. Il n'est en conséquence pas nécessaire
d'ajuster au plus près la quantité de matière thermoplastique en vue d'effectuer un
noyage complet des brins de piste de l'élément résistif 4. Dans l'application préférentielle
visée à savoir celle des fers à repasser à vapeur, l'épaisseur de chacune des couches
de résine thermoplastique 7a, 7b, 5
1, 5
2, sera de préférence de l'ordre d'environ 12,5 microns, alors que l'épaisseur propre
de l'élément résistif 4 sera de l'ordre de 50 microns (0.05 mm), l'épaisseur des feuilles
isolantes électriques étant voisine de 25 microns (0.025 mm). Le rapport de l'épaisseur
des couches de PFA sur l'épaisseur de l'élément résistif 4 ainsi obtenu, de l'ordre
de 3/10 peut être considéré comme étant la valeur limite inférieure en deça de laquelle
les propriétés d'adhésion, de dissipation thermique et de tenue à la température sont
compromises, voire insuffisantes.
[0028] Dans le cas de réalisation d'un structure chauffante conforme à l'invention avec
une première couche de résine thermoplastique 5 obtenue à partir de deux couches initiales
5
1, 5
2, d'épaisseurs aussi réduites que possible dans les limites de la relation mentionnée
précédemment, il est préférable pour conserver une structure chauffante présentant
de bonnes propriétés diélectriques, de prévoir un moyen complémentaire d'étanchéité
périphérique au niveau et en bordure de l'élément résistif 4 de manière à éviter toute
possibilité de passage d'air, de vapeur d'eau ou de liquide, en provenance du milieu
externe vers et à l'intérieur de l'élément résistif 4 et à l'extérieur de la première
couche de résine 5. La fonction d'étanchéité périphérique peut être obtenue d'une
manière particulièrement simple et économique, tel que cela est montré aux figures
3 et 6, par l'incorporation au niveau des pistes constituant l'élément résistif 4,
et dans la première couche de résine 5, d'une bordure périphérique 14 formée par une
piste résistive inerte, hors tension, ceinturant l'ensemble de toutes les pistes résistives
actives. Une telle bordure 14 est réalisée en même temps et selon le même principe
que les pistes actives de l'élément résisitif 4, et évite la fuite radiale de la résine
thermoplastique à l'état liquide provenant des couches 5
1 et 5
2 lors de la compression de la structure sandwich, en faisant fonction de butée antiécoulement.
[0029] Avantageusement les plaques supérieures et inférieures 2, 3, ainsi que le matériau
thermoplastique seront choisis de manière à présenter des propriétés de dilatation
thermique sensiblement identiques de manière à conserver un gradiant de température
sensiblement constant dans toute l'épaisseur de la structure sandwich.
[0030] Avantageusement également, les plaques inférieures et supérieures 2, 3 seront constituées
de plaques métalliques en aluminium, l'élément résistif 4 étant de préférence réalisé
en constantan alors que les deux couches de revêtement isolant électrique 6a, 6b,
seront constituées de deux couches de polyimide.
[0031] La figure 4 montre l'incorporation d'une structure chauffante 1 conforme à l'invention
dans un appareil électroménager constitué d'un fer à repasser, du type à vapeur dont
seule la partie inférieure est représentée. Dans une telle réalisation la plaque métallique
inférieure 2 forme la semelle de repassage proprement dite destinée à venir en contact
avec un article textile à repasser non représenté sur la figure, alors que la plaque
métallique supérieure 3 forme au moins partiellement la paroi inférieure d'une chambre
de vaporisation 16 disposée en conséquence directement au dessus de la structure chauffante
1. Dans une telle application, la fonction d'étanchéité à la vapeur et aux agressions
externes en général est assurée comme cela a été décrit précédemment par le montage
d'une piste résistive 14, hors tension formant joint périphérique à l'extrémité de
la première couche de résine 5. De manière classique la fonction d'étanchéité peut
être améliorée par l'interposition d'un joint 17 de type silicone, disposé entre une
aile périphérique latérale 18 de la chambre de vaporisation 16 et la plaque métallique
supérieure 3. L'ensemble peut être maintenu en place dans de bonnes conditions d'étanchéité
en repliant la bordure périphérique 19 de la plaque inférieure 2 sur l'aile latérale
18 de manière que la bordure périphérique 19 maintienne par pincement l'ensemble de
la structure de la semelle et assure son étanchéité périphérique.
[0032] Le fer à repasser du type à vapeur conforme à l'invention, comporte comme cela est
bien connu dans l'art antérieur, une série d'orifices de passage 21 pour la vapeur,
reliant la chambre de vaporisation 16 et la face externe 12 de la plaque inférieure
2. De manière préférentielle, les orifices 21 sont réalisés par filage de la plaque
extérieure 2 de manière à réaliser des orifices de passage 21 de forme cylindrique
dont les parois 22 traversent la semelle de manière étanche pour déboucher au dessus
de la face supérieure 11 de la plaque 3 (voirfigure 5). Les différentes couches de
la structure chauffante de la semelle sont ensuite maintenues en place au niveau de
l'orifice 21 par rivetage des filages, de manière que la collerette supérieure 23
de l'orifice 21 formant le rivet assume non seulement une fonction de compression
des différentes couches de la structure chauffante entre les plaques, 2, 3, de manière
à favoriser les échanges thermiques et à éviter les déformations, mais encore une
fonction d'étanchéité à la vapeur. L'étanchéité est en outre améliorée au niveau des
orifices de passage 21, tel que cela est montré aux figures 5 et 6, par l'incorporation,
dans la première couche de résine 5, de pistes d'éléments résistifs 24, en forme d'anneau
entourant le diamètre externe des parois 22 constituant le filage des orifices 29.
[0033] La structure chauffante conforme à l'invention présente ainsi grâce à la présence
de trois couches de résine thermoplastique, d'une part de bonnes propriétés de transmission
de chaleur entre les différentes couches, et d'autre part également une bonne résistance
aux chocs mécaniques et thermiques, et ce, tout en conservant de bonnes propriétés
d'adhésion entre les différentes couches.
[0034] La réalisation d'une telle structure chauffante ne nécessite pas le recours à une
infrastructure industrielle lourde et onéreuse, et le coût d'une telle structure chauffante
peut être en conséquence sensiblement réduit. De la même manière, les propriétés diélectriques
de la structure chauffante peuvent être obtenues au moindre coût, en limitant les
quantités des matériaux thermoplastiques utilisés pour former la première couche de
résine 5. Il peut également être noté que la structure chauffante conforme à l'invention,
et notamment le fer à repasser comprenant une telle structure chauffante présente
des propriétés d'étanchéité à la vapeur remarquables obtenues à un moindre coût. En
effet l'étanchéité est assurée en supprimant le montage d'un élément d'étanchéité
traditionnel grâce à l'utilisation, en tant que moyen d'étanchéité, de certaines pistes
de l'élément résistif 4.
[0035] Enfin on pourra noter que l'incorporation d'une structure chauffante conforme à l'invention
dans la semelle de repassage d'un fer à repasser à vapeur, permet, grâce aux bonnes
propriétés de dissipation thermique de l'ensemble chauffant, de monter la chambre
de vaporisation directement au-dessus de la plaque supérieure de la structure sandwich.
Il en résulte une grande simplification de l'agencement interne du fer à repasser
influençant d'une manière positive le coût et la facilité de fabrication. La structure
chauffante conforme à l'invention est incorporée de manière préférentielle dans un
fer à repasser du type à vapeur, mais il est bien évident que son montage peut s'étendre
à tout type de fer à repasser en général, et également à des récipients culinaires
du type friteuses, à des appareils assurant une fonction de grillage, ou devant assurer
la formation de vapeur, tels que des cafetières ou des bouilloires par exemple.
1. Structure chauffante (1), notamment pour appareil électroménager du type fer à
repasser ou récipient culinaire tel qu'une friteuse par exemple, réalisée selon une
structure sandwich limitée extérieurement par deux éléments rigides (2,3) dont l'un
au moins forme une plaque de chauffe (2), lesdits éléments étant aptes à diffuser
la chaleur produite par une unité de chauffe comprenant un élément résistif (4) revêtu
d'un isolant électrique (6a, 6b, 6'a, 6'b), ladite unité étant solidaire desdits éléments
(2,3) par l'intermédiaire de moyens de liaison, caractérisé en ce que :
- l'unité de chauffe est délimitée par deux feuilles de revêtement isolant électrique
(6a, 6b, 6'a, 6'b), entre lesquelles s'étend une première couche de résine thermoplastique
(5) dans laquelle est inséré l'élément résistif (4), ladite couche de résine thermoplastique
adhérant aux feuilles de revêtement isolant électrique (6a, 6b, 6'a, 6'b).
- les moyens de liaison sont constitués d'une deuxième couche (7b) de résine thermoplastique,
s'étendant entre la plaque de chauffe (2) et la feuille de revêtement isolant électrique
associée (6b, 6'b) et adhérant à ladite plaque (2) et à ladite feuille (6b, 6'b).
2. Structure chauffante selon la revendication 1 caractérisée en ce que le second
élément rigide forme une seconde plaque de chauffe (3) et en ce qu'une troisième couche
de résine thermoplastique (7a) s'étend entre la seconde plaque de chauffe (3) et l'autre
feuille de revêtement isolant électrique (6a) associée d'une part, et adhère à ladite
seconde plaque (3) et à ladite troisième couche (7a) d'autre part,
3. Structure chauffante selon la revendication 1 ou 2 caractérisée en ce que les couches
de résine thermoplastique (5, 7a, 7b) sont réalisées dans un matériau de même composition.
4. Structure chauffante selon la revendication 3 caractérisée en ce que les couches
de résine (5, 7a, 7b), sont constituées de PTFE, FEP ou de préférence de PFA ou de
PEEK.
5. Structure chauffante selon l'une des revendications précédentes caractérisée en
ce qu'elle comporte, au niveau de la première couche de résine (5) au moins une bordure
périphérique d'étanchéité (14) formée par une piste résistive inerte.
6. Structure chauffante selon l'une des revendications précédentes caractérisée en
ce que la ou les plaques de chauffe (2, 3) et les couches de résine thermoplastique
(7a, 7b, 5) ont des propriétés de dilatation thermique sensiblement identiques.
7. Structure chauffante selon l'une des revendications précédentes caractérisée en
ce que les plaques (2, 3) sont réalisées en aluminium et l'élément résistif (4) en
constantan.
8. Structure chauffante selon l'une des revendications 1 à 7 caractérisée en ce que
les feuilles (6a, 6b) de revêtement isolant électrique sont constituées de deux feuilles
de polyimide.
9. Structure chauffante selon l'une des Revendications 1 à 7 caractérisée en ce que
les feuilles (6a, 6b) de revêtement isolant électrique sont constituées de deux feuilles
de tissus (6'a, 6'b), de préférence de tissus de verre, imprégnées par les couches
(5, 7a, 7b) de résine thermoplastique.
10. Appareil électroménager comportant au moins une structure chauffante conforme
à l'une des revendications de 1 à 9.
11. Appareil électroménager selon la revendication 10 caractérisé en ce qu'il est
constitué d'un fer à repasser à vapeur dans lequel la plaque inférieure (2) forme
la semelle de repassage, et la plaque supérieure (3) forme au moins partiellement
la paroi inférieure d'une chambre de vaporisation (16).
12. Appareil électroménager selon la revendication 11 caractérisé en ce qu'il comporte
des orifices de passage (21) pour la vapeur reliant la chambre de vaporisation (16)
à la semelle de repassage (2), les dits orifices (21) étant réalisés par filage de
la plaque inférieure et par rivetage de ces filages sur la plaque supérieure (3) de
manière que les orifices de vapeur (21) forment un moyen additionnel de liaison de
l'ensemble de la structure chauffante.
13. Appareil électroménager selon la revendication 12 caractérisé en ce qu'il comporte
dans la première couche de résine thermoplastique (15) des pistes résistives inertes
(24) entourant le filage des orifices (21) de passage de la vapeur, pour former des
joints d'étanchéité.
14. procédé d'obtention d'un élément chauffant conforme à l'une des revendications
2 à 9, caractérisé en ce qu'il consiste :
- à disposer entre deux feuilles de revêtement isolant électrique, préalablement enduites
sur chacune de leurs deux faces, de couches de résine thermoplastique, au moins un
élément résistif,
- à disposer, sur chaque couche de résine thermoplastique opposée à la couche de résine
thermoplastique en regard de l'élément résistif, au moins deux éléments diffuseurs
de chaleur formant plaques,
- à assurer, à l'aide de moyens de pressage agissant sur les faces externes des éléments
diffuseurs, la compression de l'ensemble des plaques, des couches de résine et des
feuilles de revêtement isolant électrique, tout en assurant de manière synchrone,
le chauffage de l'ensemble à une température au moins égale à la température de fusion
du matériau thermoplastique utilisé,
- à arrêter la compression de l'ensemble, laisser refroidir et évacuer la structure
chauffante à structure sandwich obtenue et recommencer un nouveau cycle d'obtention.