(57) Procédé de préparation d'une paroi de récipient pourvue d'un revêtement intérieur
en matière organique polymérique, ladite paroi contenant un métal, dans lequel on
charge ledit revêtement d'au moins un produit qui réagit avec les ions du métal en
formant des composés, caractérisé en ce que ledit métal est en aluminium, en ce qu'on
choisit le ou lesdits produit(s) pour qu'il(s) absorbe(nt) lesdits ions ou qu'il(s)
forme(nt) avec eux un ou des sel(s) peu soluble(s) dans les conditions d'acidité présentes
dans ledit revêtement, et en ce qu'on le ou les introduit sous la forme d'une dispersion
dans une couche dudit revêtement au moyen des opérations suivantes :
a) on transforme le ou lesdits produits en poudre de grosseur de grain moyenne 0,5
à 5 micromètres ;
b) on introduit ladite poudre en la dispersant dans la matière organique de ladite
couche, cette matière étant soit un vernis liquide, soit une matière plastique à l'état
fondu, en y réalisant un chargement d'au plus 30% en volume de ladite poudre ;
c) on applique ladite matière organique ainsi chargée sur ladite paroi du récipient,
ou sur une ébauche de paroi à conformer en une partie au moins dudit récipient.
La demande concerne aussi la paroi revêtue obtenue, le récipient correspondant étant
une boîte ou un bocal de conserves et les possibilités de migration d'Al depuis la
paroi jusque dans leur contenu étant fortement réduites.
Elle concerne encore l'utilisation du procédé pour la fabrication d'un récipient devant
avoir un contenu alimentaire acide.
[0001] L'objet de l'invention est un procédé de préparation d'un revêtement intérieur d'un
récipient typiquement alimentaire, la paroi de ce récipient étant à base d'aluminium
ou contenant un peu d'aluminium, de façon à diminuer les possibilités de migration
d'ions Al de la paroi vers le contenu du récipient. L'invention concerne aussi les
parois de récipients ainsi obtenues.
[0002] On connaît par le document DE-B-1065306, publié en 1959, un procédé de préparation
d'une paroi d'un récipient pourvue d'un revêtement intérieur protecteur en matière
organique polymérique, dans lequel on charge ledit revêtement d'au moins un produit
qui réagit avec les ions du métal en formant avec eux des composés.
[0003] Il s'agit plus précisément dans ce document de boîtes de conserves, dont la paroi
métallique est la plupart du temps en fer, et le générateur des composés "complexes"
formés est constitué par exemple de sels mono ou dialcalins ou d'acides pluribasiques
et peut se trouver en suspension ou dissous dans la laque.
[0004] Dans des récipients alimentaires ayant une paroi en alliage d'aluminium et ayant
un contenu de pH acide, par exemple compris entre 2,5 et 3,5 la demanderesse a observé
qu'il passait au cours du temps une très petite quantité d'Al dans le contenu malgré
la présence du revêtement intérieur protecteur, en matière organique polymérique,
desdits récipients. On a ainsi observé parfois 100 ppb d'Al dans le contenu au bout
d'un an de stockage.
[0005] La demanderesse a essayé de mettre au point un procédé de préparation de cette paroi
revêtue qui entraîne une forte réduction de l'importance relative de cette migration
de l'aluminium.
EXPOSE DE L'INVENTION
[0006] L'invention a pour objet un procédé de préparation d'une paroi de récipient pourvue
d'un revêtement protecteur intérieur en matière organique polymérique, ladite paroi
contenant un métal, dans lequel on charge ledit revêtement d'au moins un produit qui
réagit avec les ions dudit métal, caractérisé en ce que ledit métal est en aluminium,
en ce qu'on choisit le ou lesdits produit(s) pour qu'il(s) absorbe(nt) lesdits ions
ou qu'il(s) forme(nt) avec eux un ou des sel(s) peu soluble(s) dans les conditions
d'acidité présentes dans ledit revêtement, et en ce qu'on le ou les introduit sous
la forme d'une dispersion dans au moins une couche dudit revêtement au moyen des opérations
suivantes :
a) on transforme le ou lesdits produits en une poudre de grosseur de grain moyenne
comprise entre 0,5 et 5 micromètres ;
b) on introduit ladite poudre en la dispersant dans la matière organique de ladite
couche, cette matière organique étant sous forme soit d'un vernis liquide, soit d'une
matière plastique à l'état fondu, en y réalisant un chargement d'au plus 30% en volume
de ladite poudre ;
c) on applique ladite matière organique ainsi chargée sur ladite paroi du récipient
ou sur une ébauche de paroi à conformer en une partie au moins dudit récipient.
[0007] On obtient ainsi une poudre très fine du produit à l'état solide dans le vernis cuit
("cured") ou dans le revêtement de matière plastique refroidi depuis l'état fondu.
La demanderesse a observé que, contrairement à l'enseignement du document cité, il
ne faut pas que le produit soit dissous dans le revêtement : ce produit attaquant
l'aluminium, une telle imprégnation du revêtement est la source d'une corrosion importante
de la paroi. Le chargement du produit doit lui aussi être limité à au plus 30% en
volume, à la fois pour la bonne tenue du revêtement, et pour éviter des situations
conduisant à une corrosion de la paroi ou à des dissolutions excessives dans le contenu
du récipient, selon que respectivement la couche chargée est en contact avec la paroi
ou constitue la surface libre du revêtement. De telles situations sont plus critiques
lorsque les particules sont très fines, à savoir de grosseur moyenne comprise entre
0,5 et 1,5 micromètre. On préfère alors, comme cela est indiqué ci-dessous, isoler
la couche chargée de la paroi. Par ailleurs, la grosseur de grain de la poudre doit
être limitée en raison de l'épaisseur faible du revêtement. Elle est limitée aussi
pour que, à chargement donné, le nombre de grains de la poudre soit plus grand et
que l'effet de piège des ions Al soit amélioré.
[0008] Il est utile de rappeler comment se situe le problème de la migration des ions d'une
paroi à base d'Al jusqu'au contenu d'un récipient malgré l'étanchéité du revêtement
intérieur de la paroi.
[0009] Le revêtement en matière organique polymérique comprenant une ou plusieurs couches
est typiquement dans l'art antérieur soit un vernis déposé par projection à l'intérieur
du récipient nuis séché et durci ("cured"), soit au moins une couche de matière plastique
liée à une ébauche de paroi par un primaire ou promoteur d'adhérence également polymérique
avant la conformation de cette ébauche en récipient ou élément de récipient. Malgré
l'étanchéité de ce revêtement protecteur polymérique, on constate une légère corrosion
de la paroi sous-jacente, et il est connu qu'une telle corrosion se produit sans fissure
ou microfissure du revêtement. Une interprétation est qu'il s'établit une ou des réactions
électrochimiques de corrosion entre le contenu et une paroi à base d'Al, le revêtement
polymérique n'étant pas totalernent étanche au milieu et en particulier aux ions H⁺
du contenu. Il est alors possible que des ions Al soient produits par la corrosion
de l'Al présent ou par la dissolution de l'oxyde d'Al présent à la surface intérieure
de la paroi, et qu'ils se propagent à travers le revêtement polymérique fait d'une
ou plusieurs couches liées entre elles, jusqu'au contenu.
[0010] Selon l'invention, on introduit dans une couche de ce revêtement une dispersion d'au
moins un produit réagissant avec les ions Al et de ce fait les immobilisant. Ce produit
en grains très fins, constitue un piège tridimensionnel des ions Al. On constate que
avec un chargement de ladite couche superficielle par 10 à 30% en volume de poudre
de grosseur de grain moyenne de 1 à 2 micromètres d'un tel produit, et dans les mêmes
conditions de contenu et de stockage que celles citées précédemment, la teneur en
Al du contenu est de façon surprenante réduite à une valeur comprise entre 0,5 et
5 ppb.
[0011] Pour avoir un effet de piège intéressant des ions Al, le chargement en poudre doit
être d'au moins 1% en volume, plus couramment au moins 5% en volume.
[0012] Selon une première variante, on choisit comme dit produit un sel initial constitué
de composants respectivement cationique et anionique, avec lequel le sel résultant
de la combinaison d'au moins un ion Al et dudit composant anionique est moins soluble
que ledit sel initial dans les conditions d'acidité présentes dans ladite couche superficielle
dudit revêtement. On choisit ainsi de préférence un phosphate de calcium ou de sodium
tel que Na₂HP0₄ . L'efficacité pratique de ce phosphate de sodium vis-à-vis de l'Al
dans des conditions fortement acides est particulièrement incroyable lorsqu'on se
réfère à son utilisation dans le revêtement d'une boîte de conserves, la plupart du
temps en fer, utilisation décrite par le document cité. Alors que le phosphate de
fer est particulièrement insoluble, le phosphate d'Al a encore une solubilité moyenne
: à la température ambiante et en présence de 0,1 mole/l de phosphate de sodium, la
solubilité du phosphate d'Al est de 10
3,5 mole/l à pH=2 et de 3 mole/l à pH=3, tandis que la solubilité du phosphate de fer
est de 3,2 x 10⁻¹² mole/l à pH=2 et de 9 x 10⁻¹⁴ mole/l à pH=3.
[0013] On voit donc que cette comparaison est tout à fait défavorable à l'utilisation du
phosphate de sodium, et de même du phosphate de calcium, dans le revêtement d'une
paroi contenant de l'aluminium. Pourtant elle se révèle bien adaptée au problème présent,
qui est de réduire fortement une migration dans le contenu d'un récipient pouvant
atteindre 100 ppb d'Al.
[0014] On peut encore choisir comme produit actif vis-à-vis d'Al :
- selon la deuxième variante, un réactif organique acide avec lequel le sel résultant
de la réaction dudit réactif avec au moins un ion Al est moins soluble que ledit réactif
dans les conditions d'acidité présentes dans ladite couche superficielle. Par exemple,
l'hydroxy-8-quinoléine ou "oxine" qui est un acide faible et précipite l'ion Al;
- selon la troisième variante, un agent chélatant absorbant les ions Al;
- et selon une quatrième variante, une résine échangeuse d'ions absorbant les ions Al.
[0015] L'effet barrière aux ions Al est d'autant plus marqué que, à concentration en produit
actif donnée, l'épaisseur de la couche ou sous-couche chargée est forte, celle-ci
étant ainsi de préférence d'au moins 4 micromètres et typiquement inférieure à 12
micromètres en tenant compte des impératifs économiques.
[0016] De préférence, la poudre a une grosseur de grain moyenne comprise entre 0,8 et 2,5
micromètres et représente 10 à 30% en volume de ladite matière plastique chargée.
[0017] Dans le cas où ladite couche constitue la totalité du revêtement, celle-ci ayant
une épaisseur d'au moins 2 micromètres, on applique la matière plastique polymérique
ainsi chargée soit sur la paroi du récipient par projection à l'état liquide, soit
sur l'ébauche à conformer par projection à l'état liquide ou par extrusion avec interposition
éventuelle d'un promoteur d'adhérence ou primaire.
[0018] Dans le cas où ladite couche d'épaisseur au moins égale à 2 micromètres est séparée
de la surface libre du revêtement de la paroi par une couche de surface en matière
polymérique non chargée de ladite poudre d'épaisseur au moins égale à 0,5 micromètre,
on applique successivement ladite matière organique chargée dudit produit puis ladite
matière organique non chargée soit sur ladite paroi du récipient par projection à
l'état liquide soit sur ladite ébauche à conformer par projection à l'état liquide
ou par extrusion avec interposition éventuelle d'un promoteur d'adhérence. Les matières
organiques de ces deux couches sont typiquement de même nature, ces couches ne se
repérant alors sur une coupe que par la localisation du chargement en ladite poudre.
[0019] Dans le cas où ladite couche est chargée à plus de 10% en volume d'une poudre de
produit de grosseur de grain moyenne inférieure à 1,5 micromètre, cette couche chargée
est de préférence séparée de la paroi par une couche non chargée d'épaisseur au moins
égale à 0,5 micromètre, de façon à réduire les risques de corrosions locales de la
paroi liées à ce proudit.
[0020] Lorsque la couche chargée est ainsi une couche quelconque d'un revêtement multicouche,
l'application de la matière organique de ses couches est faite soit par projections
successives de vernis, ces projections comprenant une projection de vernis chargé,
soit par application d'un revêtement ébauche multicouche sur l'ébauche de la paroi
à conformer.
[0021] L'invention a encore pour objet une paroi d'un récipient destiné à contenir une boisson
ou un aliment, le pH de ce contenu correspondant typiquement à tout pH compris entre
2 et 6,5, cette paroi étant recouverte intérieurement d'un revêtement en matière organique
polymérique, ledit revêtement comportant au moins une couche, caractérisé en ce que
ladite paroi contient de l'aluminium et en ce que une partie au moins de ladite couche
est chargée d'une dispersion d'au moins un produit réagissant avec les ions Al en
les immobilisant.
[0022] Les particularités de la couche ainsi chargée constituant la totalité ou une partie
importante dudit revêtement ont été décrites à propos du procédé.
[0023] La paroi peut être en aluminium ou alliage d'aluminium contenant typiquement plus
de 93% d'Al, le récipient dont elle fait partie étant une boîte de conserves et la
paroi comprenant la paroi latérale de cette boîte et/ou de ses fonds ou opercules.
[0024] La paroi peut aussi être en verre contenant plus de environ 0,5% d'aluminium, typiquement
sous forme d'oxyde Al₂0₃, le récipient étant alors un bocal en verre et ladite paroi
comprenant au moins la paroi latérale de ce bocal.
APPLICATION INDUSTRIELLE
[0025] Boîtes et bocaux contenant des boissons ou des aliments, la paroi de ces boîtes et
bocaux contenant de l'aluminium et étant garnie d'un revêtement intérieur en matière
plastique polymérique, les possibilités de migration de l'aluminium à travers ce revêtement
étant fortement réduites.
1. Procédé de préparation d'une paroi de récipient pourvue d'un revêtement protecteur
intérieur en matière organique polymérique, ladite paroi contenant un métal, dans
lequel on charge ledit revêtement d'au moins un produit qui réagit avec les ions dudit
métal, caractérisé en ce que ledit métal est en aluminium, en ce qu'on choisit le
ou lesdits produit(s) pour qu'il(s) absorbe(nt) lesdits ions ou qu'il(s) forme(nt)
avec eux un ou des sel(s) peu soluble(s) dans les conditions d'acidité présentes dans
ledit revêtement, et en ce qu'on le ou les introduit sous la forme d'une dispersion
dans au moins une couche dudit revêtement au moyen des opérations suivants :
a) on transforme le ou lesdits produit(s) en une poudre de grosseur de grain moyenne
comprise entre 0,5 et 5 micromètres ;
b) on introduit ladite poudre en la dispersant dans la matière organique de ladite
couche, cette matière organique étant sous forme soit d'un vernis liquide, soit d'une
matière plastique à l'état fondu, en y réalisant un chargement d'au plus 30% en volume
de ladite poudre ;
c) on applique ladite matière organique ainsi chargée sur ladite paroi du récipient
ou sur une ébauche à conformer en une partie au moins dudit récipient.
2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel ledit chargement de ladite poudre est
d'au moins 1% en volume.
3. Procédé selon la revendication 1, dans lequel ledit chargement de ladite poudre est
d'au moins 5% en volume.
4. Procédé selon la revendication 3, dans lequel ladite poudre a une grosseur de grain
moyenne comprise entre 0,8 et 2,5 micromètres, et représente 10 à 30% en volume de
ladite matière organique chargée.
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel ladite couche
constitue la totalité dudit revêtement, et dans lequel on applique ladite matière
organique ainsi chargée soit sur ladite paroi du récipient par projection à l'état
liquide, soit sur ladite ébauche à conformer par projection à l'état liquide ou par
extrusion à l'état fondu avec interposition éventuelle d'un promoteur d'adhérence.
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel ladite couche
est d'épaisseur au moins égale à 2 micromètres et est séparée de la surface libre
et dudit revêtement par une couche de surface en matière polymérique non chargée de
ladite poudre d'épaisseur au moins égale à 0,5 micromètre, et dans lequel on applique
successivement ladite matière organique chargée dudit produit puis ladite matière
organique non chargée soit sur ladite paroi du récipient par projection à l'état liquide,
soit sur ladite ébauche à conformer par projection à l'état liquide ou par extrusion
avec interposition éventuelle d'un promoteur d'adhérence.
7. Procédé selon la revendication 1, dans lequel ladite couche est chargée à plus de
10% en volume de ladite poudre, celle-ci ayant une grosseur de grain moyenne inférieure
à 1,5 micromètre, et dans lequel on interpose entre la paroi et ladite couche chargée
une couche non chargée d'épaisseur au moins égale à 0,5 micromètre.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel ladite couche
est une couche quelconque dudit revêtement, ce revêtement étant multicouche, et dans
lequel on applique la matière organique de ses couches sur ladite paroi du récipient,
soit par projections successives de vernis comprenant une projection de vernis chargé,
soit par application d'un revêtement multicouche ébauche sur ladite ébauche de paroi
à conformer.
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel ledit produit
est du phosphate de sodium ou du phosphate de calcium, de préférence Na₂HP0₄.
10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel ledit produit
est un agent chélatant absorbant les ions Al.
11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel ledit produit
est une résine échangeuse d'ions absorbant les ions Al.
12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8,dans lequel on choisit comme
dit produit un réactif organique acide avec lequel le sel résultant de la réaction
dudit réactif avec au moins un ion Al est moins soluble que ledit réactif dans les
conditions d'acidité présentes dans ladite couche superficielle.
13. Procédé selon la revendication 12,dans lequel ledit produit est de l'hydroxy-8-quinoléine.
14. Paroi d'un récipient pourvue d'un revêtement protecteur intérieur en matière organique
polymérique, ladite paroi contenant un métal, ledit revêtement étant chargé d'au moins
un produit qui réagit avec les ions du métal, et comportant au moins une couche, caractérisé
en ce que le métal est de l'aluminium, et en ce que ladite couche est chargée d'une
dispersion de poudre à l'état solide dudit produit, ce produit absorbant lesdits ions
ou formant avec eux un sel peu soluble dans les conditions d'acidité qui sont ou seront
présentes dans le récipient rempli d'un contenu, ledit produit étant sous forme d'une
poudre de grosseur de grain moyenne comprise entre 0,5 et 5 micromètres et occupant
au plus 30% en volume de ladite couche chargée, ledit revêtement réduisant les possibilités
de migration de l'aluminium de la paroi vers le contenu lorsque ce contenu est une
boisson ou un aliment de pH compris entre 2 et 6,5.
15. Paroi selon la revendication 14, dans laquelle ladite partie de ladite couche constitue
la totalité de cette couche et a une épaisseur d'au moins 2 micromètres.
16. Paroi selon la revendication 14, dans laquelle ladite couche ayant une épaisseur d'au
moins 2 micromètres est séparée de la surface libre dudit revêtement par une couche
de surface en matière organique polymérique non chargée de ladite dispersion et d'épaisseur
au moins égale à 0,5 micromètre.
17. Paroi selon l'une quelconque des revendications 14 à 16, dans laquelle ledit produit
est du phosphate de sodium Na₂ HP0₄ ou du phosphate de calcium.
18. Paroi selon l'une quelconque des revendications 14 à 16, dans laquelle ledit produit
absorbe les ions Al et est un agent chélatant ou une résine échangeuse d'ions.
19. Paroi selon l'une des revendications 14 à 16, dans laquelle ledit produit est de l'hydroxy-8-quinoléine,
celle-ci précipitant les ions Al lorsque ledit revêtement est acidifié par un contenu
de pH compris entre 2 et 6,5.
20. Paroi selon l'une quelconque des revendications 14 à 16, dans laquelle ladite poudre
occupe au moins 1% en volume de ladite couche chargée.
21. Paroi selon l'une des revendications 14 à 16, dans laquelle ladite poudre a une grosseur
de grain moyenne comprise entre 0,8 et 2,5 micromètres et occupe 10 à 30% en volume
de ladite couche chargée.
22. Paroi selon l'une quelconque des revendications 14 à 21, en aluminium ou alliage d'aluminium,
ledit récipient étant une boite de conserves et ladite paroi comprenant la paroi latérale
de ladite boîte et/ou de ses fonds ou opercules.
23. Paroi selon l'une quelconque des revendications 14 à 21, en verre contenant plus de
0,5% d'aluminium sous forme d'oxyde d'aluminium, ledit récipient étant un bocal en
verre et ladite paroi comprenant au moins la paroi latérale dudit bocal.
24. Utilisation du procédé de l'une quelconque des revendications 1 à 13 pour la fabrication
d'un récipient devant contenir une boisson ou un aliment de pH compris entre 2 et
6,5.