[0001] La présente invention concerne un thermostat à réarmement automatique, du type comprenant
un boîtier, au moins un contact fixe et un contact mobile montés dans le boîtier pour
établir ou rompre un circuit électrique selon la position du contact mobile, au moins
deux conducteurs de raccordement reliés respectivement aux contacts fixe et mobile
pour les raccorder électriquement à un circuit extérieur, un élément bimétallique
déformable par la chaleur, qui est monté sur une face d'extrémité du boîtier et qui
passe brusquement d'une position de repos à une position déformée quand sa température
atteint une première valeur prédéterminée et repasse à sa position de repos quand
sa température retombe à une seconde valeur prédéterminée inférieure à la première
valeur, et un élément de transmission interposé entre l'élément bimétallique et le
contact mobile pour actionner celui-ci quand l'élément bimétallique passe de sa position
de repos à sa position déformée et vice-versa.
[0002] Les thermostats de ce type sont bien connus et sont notamment utilisés comme détecteurs
de température dans des dispositifs de sécurité, par exemple dans un dispositif de
sécurité destiné à détecter une anomalie de tirage dans une chaudière à gaz fonctionnant
sur conduit de fumée à tirage naturel. Un tel dispositif de sérurité est conçu pour
couper l'alimentation en gaz du brûleur de la chaudière, quand la temperature, détectée
à une entrée d'air ambiant d'un dispositif coupe-tirage monté au-dessus du corps de
chauffe de la chaudière, dépasse une limite prédéterminée qui correspond à une anomalie
de tirage pour la chaudière considérée. Au-delà de cette limite, un dégagement de
gaz de combustion, contenant du gaz carbonique, pourra se produire à travers le dispositif
coupe-tirage dans le local où la chaudière est installée. Un tel dispositif de sécurité
est en outre conçu pour rétablir l'alimentation en gaz du brûleur de la chaudière
avec un certain retard, lorsque la température est retombée à une valeur inférieure
à la limite prédéterminée susmentionnée, et correspondant à un fonctionnement normal
de la chaudière. Ce retard doit être tel que les gaz de combustion qui se sont éventuellement
échappés dans le milieu ambiant ont eu le temps d'être réabsorbés dans le conduit
de fumée pour être évacués, afin d'éviter tout risque d'asphyxie par les gaz de combustion
dans le local où la chaudière est installée.
[0003] Un projet de norme européenne et un projet de norme française concernant ce type
de dispositif de sécurité imposent, d'une part, que le dispositif détecteur réagisse
rapidement pour couper l'alimentation en gaz du brûleur de la chaudière en cas d'anomalie
de tirage et, d'autre part, qu'il ne rétablisse cette alimentation en gaz qu'après
un temps de retard relativement long pour être certain que les gaz de combustion qui
se sont éventuellement échappés ont eu suffisamment de temps pour être réabsorbés
dans le conduit de fumée et évacués à l'extérieur du local où se trouve la chaudière.
Plus précisément, les projets de norme sont tels que la coupure de l'alimentation
en gaz doit intervenir dans un temps maximum de 3 mn et le rétablissement de l'alimentation
en gaz ne doit pas intervenir avant un temps minimum de 10 mn après la coupure.
[0004] Pour satisfaire ces exigences, il a déjà été proposé de munir le thermostat du type
décrit en préambule, qui est un élément disponible dans le commerce, d'une collerette
métallique qui est mise en contact thermique avec l'élément bimétallique. Cette collerette
déborde largement du boîtier du thermostat de façon à favoriser les échanges de chaleur
entre l'élément bimétallique du thermostat et l'environnement. Les essais effectués
avec un tel thermostat ont montré qu'il avait un temps de réponse excellent (environ
5 s ) pour provoquer la coupure de l'alimentation en gaz. Par contre, il s'est avéré
qu'un tel thermostat connu, avec ou sans la collerette susmentionnée, ne correspondait
pas aux normes sus-indiquées pour le rétablissement de l'alimentation en gaz.
[0005] La présente invention a donc pour but de fournir un thermostat à réarmement automatique
du type sus-indiqué, ayant un temps de réarmement sensiblement plus long que ceux
des thermostats connus de même type, tout en conservant un temps de réponse satisfaisant
les normes sus-indiquées.
[0006] A cet effet, le thermostat selon la présente invention est caractérisé en ce qu'il
comprend en outre un couvercle en matière isolante, qui est fixé au boîtier de manière
à former avec lui une chambre dans laquelle se trouve l'élément bimetallique, et en
ce qu'un orifice de petite dimension est formé dans une paroi du couvercle et met
ladite chambre en communication avec l'atmosphére environnante.
[0007] Le couvercle et son orifice sont conçus et dimensionnés de sorte que le temps nécessaire
pour que la temperature de l'élément bimétallique atteigne la première valeur prédéterminée
en cas d'élévation de la température ambiante à l'extérieur du couvercle soit au maximum
de 3 mn, et que le temps nécessaire pour que la température de l'élément bimétallique
retombe de la première valeur prédéterminée à la seconde valeur prédéterminée soit
au minimum de 10 mn dans le cas des normes sus-indiquées.
[0008] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront au cours de la
description qui va suivre d'une forme d'exécution de l'invention décrite à titre d'exemple
en faisant référence aux dessins annexés sur lesquels :
[0009] la figure 1 est une vue en élévation latérale du thermostat et de son couvercle à
l'état désassemblé.
[0010] Les figures 2 et 3 sont des vues en bout du couvercle respectivement suivant les
flèches F et G de la figure 1 .
[0011] La figure 4 est une vue en coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 1, montrant,
à plus grande échelle, le thermostat et le couvercle à l'état assemblé.
[0012] La figure 5 est un graphique permettant de comparer le fonctionnement du thermostat
de la présente invention et du thermostat connu.
[0013] Le thermostat 1 représenté dans les figures 1 et 4 comprend, de façon connue, un
boîtier 2, par exemple en une résine synthétique, un contact fixe 3 et un contact
mobile 4 disposés dans le boîtier 2, un flasque d'extrémité 5 fermant le boîtier 2,
un élément bimétallique 6 ayant la forme d'un disque convexe vers l'extérieur et monté
sur la face extérieure du flasque d'extrémité 5, qui présente un évidement 7, et un
axe de transmission 8 interposé entre l'élément bimétallique 6 et le contact mobile
4. L'axe de transmission 8 est fixé, par exemple collé au milieu de l'élément bimétallique
6 et il peut coulisser dans un alésage 9 formé au milieu du flasque d'extrémité 5.
Le boîtier 2, le flasque d'extrémité 5 et l'élément bimétallique 6 sont maintenus
assemblés par une bague ou capsule métallique 11 sertie autour du boîtier 2. Le contact
fixe 3 est formé d'une seule pièce avec un conducteur 12 qui est en partie noyé dans
le fond du boîtier 2 et dont une partie 12a fait saillie à l'extérieur de celui-ci
pour servir de borne de raccordement. Le contact mobile 4 est porté par un bras flexible
de commutation 13a, qui fait partie intégrante d'un autre conducteur 13 convenablement
cambré, qui est en partie noyé dans le fond du boîtier 2 et dont une partie 13b fait
saillie à l'extérieur du boîtier 2 pour servir de borne de raccordement. Ainsi, le
thermostat 1 peut être relié électriquement par ses bornes de raccordement 12a et
13b à un circuit extérieur destiné à être commandé par le thermostat (par exemple
le circuit d'alimentation en courant du solénoïde d'une électrovanne).
[0014] Le thermostat décrit jusqu'ici en faisant référence aux figures 1 et 4 est bien connu
et est fabriqué par exemple par la Société ELWOOD ,SENSOR LTD et commercialisé sous
le n° de série 2455 RBV.
[0015] Conformément à la présente invention, il est adjoint au thermostat 1 décrit ci-dessus
un couvercle 14, qui peut être fixé au thermostat 1 comme cela sera décrit plus loin.
Le couvercle 14, en une matière isolante, par exemple en polysulfone, comporte une
paroi de fond 14a, qui s'étend parallèlement à distance de la face d'extrémité du
boîtier 2 portant l'élément bimétallique 6, et une paroi périphérique 14b, qui se
raccorde au boîtier 2.
[0016] Dans le mode de réalisation décrit ici, un orifice 15 est formé sensiblement au milieu
de la paroi de fond 14a en regard de l'élément bimétallique 6. La paroi périphérique
14b est de forme cylindrique lorsque le boîtier 2 est lui-même cylindrique comme dans
l'exemple décrit ici. La paroi 14b peut être prolongée par une jupe 14c formant un
fourreau dans lequel le boîtier 2 est monté glissant. De préférence, un épaulement
16 est formé à l'intérieur du couvercle 14 à la jonction entre sa paroi périphérique
14b et la jupe 14c la prolongeant. Comme montré dans la figure 4, l'épaulement 16
limite la profondeur de pénétration du boîtier 2 dans la jupe-fourreau 14c et il définit
la profondeur axiale de la chambre 17 formée à l'avant du boîtier 2 entre celui-ci
et le couvercle 14.
[0017] De préférence, la jupe-fourreau 14c a une longueur correspondant à celle du boîtier
2 et elle comporte, dans la région de son bord libre, au moins une protubérance, de
préférence deux protubérances 18, qui font radialement saillie vers l'intérieur. La
ou les protubérances 18 sont conçues pour pouvoir céder élastiquement afin de permettre
l'insertion du boîtier 2 dans la jupe-fourreau 14c et elles servent de moyens de retenue
pour maintenir le boîtier 2 dans la jupe-fourreau après qu'il y a été inséré. Chaque
protubérance 18 peut être biseautée comme montré dans la figure 4 et est de préférence
formée d'un seul tenant à une extrémité d'une languette flexible 14d découpée longitudinalement
dans la jupe-fourreau 14c comme montré dans la figure 1.
[0018] Le couvercle 14 peut avantageusement comporter, sur sa paroi périphérique 14b, un
pied 19 destiné à permettre la fixation du couvercle 14 et du thermostat 1 qu'il contient
à un appareil ou autre installation où le thermostat doit être monté.
EXEMPLE:
[0019] On a utilisé un thermostat 1 commercialisé par la Société ELWOOD SENSOR LTD sous
le n° de série 2455 RBV 0864002 1/2. Ce thermostat 1 avait la structure décrite plus
haut et représentée dans les figures 1 et 4. Le boîtier 2 de ce thermostat a un diamètre
extérieur d'environ 18 mm, et le thermostat a un seuil de température de coupure ϑ₁
d'environ 46°C et un seuil de température de réarmement ϑ₂ d'environ 38°C (le seuil
de temperature ϑ₁ est la température à laquelle le contact mobile 4, qui est normalement
fermé au repos, s'ouvre sous l'action d'une brusque inversion de courbure de l'élément
bimétallique 6, tandis que le seuil de température ϑ₂ est la température à laquelle
le contact mobile 4 se referme).
[0020] Avec ce thermostat, on a utilisé un couvercle 14 ayant la structure montrée dans
les figures 1 à 4. Le couvercle était en polysulfone et ses parois 14a et 14b avaient
une épaisseur de 2 mm. La chambre 17 avait un diamètre intérieur de 17 mm et une longueur
axiale de 8 mm, cette longueur étant mesurée entre la parois 14a et l'épaulement 16.
L'orifice 15 avait un diamètre d'environ 4 mm.
[0021] Le fonctionnement de ce thermostat est illustré par le graphique de la figure 5.
Dans la figure 5, la caractéristique A en pointillé correspond au cas où le thermostat
1 est utilisé sans le couvercle 14 conformément à l'art antérieur, tandis que la caractéristique
B, en trait plein, correspond au cas où le thermostat 1 est utilisé avec le couvercle
14 conformément à la présente invention. Comme on peut le voir, partant d'une température
ambiante de 20°C, le seuil de température de coupure ϑ₁ est atteint au bout de quelques
secondes dans le cas du thermostat sans couvercle (caractéristique A) et au bout d'environ
2 mn dans le cas du thermostat avec couvercle (caractéristique B), ce qui satisfait
les normes susmentionnées dans les deux cas. Dans la figure 5, on voit également que
le seuil de température de réarmement ϑ₂ est atteint environ 5 mn après la coupure
dans le cas du thermostat sans couvercle et environ 12 mn 30 s après la coupure dans
le cas du thermostat avec couvercle. On voit donc que seul le thermostat avec couvercle
satistait pleinement les normes susmentionnées.
[0022] Il va de soi que le mode de réalisation qui a été décrit ci-dessus a été donné à
titre d'exemple purement indicatif et nullement limitatif, et que de nombreuses modifications
peuvent être apportées sans pour autant sortir du cadre de la présente invention.
C'est ainsi notamment qu'au lieu de prévoir un unique trou 15, on peut prévoir plusieurs
trous dans la paroi de fond 14a, chaque trou ayant un diamètre plus petit que celui
de l'unique trou 15. De même, au lieu de former le ou les trous 15 dans la paroi de
fond 14a, ils pourraient être formés dans la paroi périphérique 14b du couvercle.
[0023] D'une manière générale, le nombre, les dimensions et la disposition des trous, la
matière du couvercle 14, son épaisseur de paroi, le diamètre intérieur et la longueur
axiale de la chambre 17 pourront varier selon le modèle du thermostat 1 utilisé et/ou
selon le temps désiré de réponse pour la coupure et/ou selon la temporisation désirée
pour le réarmement après la coupure, autrement dit selon les normes en vigueur ou
l'application envisagée. L'invention est applicable dans tous les cas où la temporisation
de réarmement après coupure doit être sensiblement allongée par rapport au cas où
le thermostat est utilisé sans couvercle.
[0024] En outre, bien que dans l'application décrite ci-dessus le thermostat ne comporte
qu'un contact fixe et un contact mobile qui est normalement fermé au repos, il pourrait
comporter, pour d'autres applications, un contact mobile normalement ouvert au repos.
Selon une autre variante, il pourrait comporter deux contacts fixes et un contact
mobile, ce dernier étant normalement fermé sur l'un des deux contacts fixes lorsque
le thermostat est au repos, et étant fermé sur l'autre contact fixe lorsque le seuil
de température ϑ₁ est atteint. Dans ce dernier cas, en considérant l'application du
thermostat par exemple à un détecteur d'anomalie de tirage d'une chaudière, le même
thermostat peut être utilisé a la fois pour couper l'alimentation en gaz du brûleur
de la chaudière (en coupant l'alimentation en courant du solénoïde d'une électrovanne
placée dans la conduite d'alimentation en gaz) et pour produire un signal d'alarme
sonore et/ou lumineux en cas d'anomalie de tirage.
1.- Thermostat à réarmement automatique comprenant un boîtier (2), au moins un contact
fixe (3) et un contact mobile (13a, 4) montés dans le boîtier pour établir ou rompre
un circuit électrique selon la position du contact mobile, au moins deux conducteurs
de raccordement (12,13) reliés respectivement aux contacts fixe et mobile pour les
raccorder électriquement à un circuit extérieur, un élément bimétallique (6) déformable
par la chaleur, qui est monté sur une face d'extrémité (5) du boîtier (2) et qui passe
brusquement d'une position de repos à une position déformée quand sa température atteint
une première valeur prédéterminée (ϑ₁) et repasse à sa position de repos quand sa
température retombe à une seconde valeur prédéterminée (ϑ₂) inférieure à la première
valeur, et un élément de transmission (8) interposé entre l'élément bimétallique (6)
et le contact mobile (13a, 4) pour actionner celui-ci quand l'élément bimétallique
passe de sa position de repos à la position déformée et vice-versa, caractérisé en
ce qu'il comprend en outre un couvercle (14) en matière isolante, qui est fixé au
boîtier (2) de manière à former avec lui une chambre (17) dans laquelle se trouve
l'élément bimétallique (6), et en ce qu'un orifice (15) de petite dimension est formé
dans une paroi (14a) du couvercle (14) et met ladite chambre (17) en communication
avec l'atmosphère environnante.
2.- Thermostat selon la revendication 1, caractérisé en ce que le couvercle (14) comporte
une paroi de fond (14a), qui s'étend parallèlement à distance de la face d'extrémité
(5) du boîtier (2) portant l'élément bimétallique (6), et une paroi périphérique (14b)
qui se raccorde au boîtier (2), et en ce que ledit orifice (15) est formé sensiblement
au milieu de ladite paroi de fond (14a) en regard de l'élément bimétallique (6).
3.- Thermostat selon la revendication 2, caractérisé en ce que la paroi périphérique
(14b) du couvercle (14) est prolongée par une jupe (14c) formant un fourreau dans
lequel le boîtier (2) est monté glissant.
4.- Thermostat selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'un épaulement (16) est
formé à la jonction entre la paroi périphérique (14b) du couvercle (14) et la jupe-fourreau
(14c), ledit épaulement limitant la profondeur de pénétration du boîtier (2) dans
la jupe-fourreau et définissant la dimension axiale de ladite chambre (17).
5.- Thermostat selon la revendication 4, caractérisé en ce que la jupe-fourreau (14c)
a une longueur correspondant à celle du boîtier (2) et en ce qu'elle comporte, dans
la région de son bord libre, au moins une protubérance (18) qui fait radialement saillie
vers l'intérieur du boîtier, peut céder élastiquement pour permettre l'insertion du
boîtier dans la jupe-fourreau et sert de moyen de retenue pour maintenir le boîtier
dans ladite jupe-fourreau après qu'il y a été inséré.
6.- Thermostat selon la revendication 5, caractérisé en ce que ladite protubérence (18)
est formée à une extrémité d'une languette flexible (14d) découpée longitudinalement
dans la jupe-fourreau (14c).
7.- Thermostat selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que
le couvercle (14) comporte, sur sa paroi periphérique (14b), un pied de fixation (19).
8.- Thermostat selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que,
pour un boîtier (2) ayant un diamètre d'environ 18 mm, la chambre (17) a un diamètre
intérieur d'environ 17 mm, une longueur axiale d'environ 8 mm, une épaisseur de paroi
d'environ 2 mm, et en ce que l'orifice (15) a un diamètre d'environ 4 mm.