[0001] La présente invention concerne l'industrie du conditionnement. Elle vise plus particulièrement
des capuchons pouvant servir éventuellement de bouchons, notamment pour des récipients
de produits cosmétiques ou de parfumerie où l'aspect, l'esthétique, la qualité au
moins apparente, sont importants, de même que le poids qui donne souvent une impression
flatteuse de solidité.
[0002] L'invention a pour but de permettre la réalisation industrielle de capuchons présentant
les qualités requises à un coût avantageux.
[0003] On connaît par le document GB-A-727 529 une capsule ou capuchon composite comprenant
un noyau en forme de coupe retournée, en matériau relativement inerte et inesthétique
(en l'occurrence, un plastique souple) solidarisé par moulage avec une coiffe, en
matériau relativement résistant et esthétique (en l'occurrence un métal). Le noyau
en plastique est fileté et destiné à la fixation du capuchon au col d'un récipient.
[0004] Cette technique destinée à minimiser le poids de matière plastique utilisée ne répond
pas aux objectifs de l'invention, notamment parce qu'elle va à l'encontre de l'augmentation
de poids éventuellement souhaitée.
[0005] Selon l'invention, la coiffe se continue à l'intérieur de l'évidement axial du noyau
par des prolongements intérieurs, éventuellement réunis en un prolongement intérieur
unique, qui assurent la fixation du capuchon sur le col, ou autre élément analogue
solidaire du récipient.
[0006] Ces prolongements ou ce prolongement unique peuvent s'étendre sur tout ou partie
dudit évidement axial, et même recouvrir tout ou partie du fond intérieur du noyau.
[0007] Suivant un mode de réalisation particulièrement avantageux, les prolongements de
la coiffe sont constitués par ou comprennent des languettes parallèles à l'axe du
capuchon dont une partie marginale longitudinale est solidaire du noyau, et la partie
marginale contigue, centripète et élastiquement déformable radialement, est appelée
à frotter contre le col, ou autre élément analogue solidaire du récipient.
[0008] Suivant une variante, les prolongements de la coiffe présentent un taraudage appelé
à coopérer avec un filetage du col, ou autre élément analogue solidaire du récipient.
[0009] La coiffe peut présenter, de préférence, des nervures longitudinales internes assurant
le calage en rotation du noyau dans la coiffe, en coopération avec des évidements
complémentaires du noyau.
[0010] L'aspect esthétique est particulièrement assuré lorsque la coiffe forme le sommet,
la paroi latérale cylindrique, et le pourtour de l'ouverture du capuchon, les prolongements
de la coiffe remontant à l'intérieur de l'évidement cylindrique axial du noyau sur
une partie seulement de sa profondeur.
[0011] Il est généralement avantageux que le noyau présente des protubérances radiales internes
de calage des extrémités des prolongements de la coiffe.
[0012] L'invention est particulièrement adaptée à la fabrication par moulage, quand les
matériaux de la coiffe et du noyau sont tous deux des matières plastiques.
[0013] On obtient une excellente cohésion entre la coiffe et le noyau lorsqu'ils sont réalisés
dans des matériaux comportant une matière plastique de base de même nature, mais chargés
différemment.
[0014] Ainsi, la coiffe peut être avantageusement réalisée en polypropylène normal tandis
que le noyau est en polypropylène alourdi par des charges minérales.
[0015] Un avantage particulier de l'invention réside dans la possibilité de réaliser de
tels capuchons entièrement en matériaux recyclables et/ou biodégradables.
[0016] L'invention pourra être plus clairement comprise par l'examen et la description détaillée
des dessins annexes qui représentent un mode de réalisation de l'invention et une
variante, choisis simplement à titre d'exemples parmi les nombreuses formes d'exécution,
adaptations et variantes de l'invention concevables par un technicien averti.
[0017] Sur ces dessins :
La figure 1 est une vue schématique, en élévation et en coupe longitudinale, selon
la ligne I-I de la figure 2, d'un capuchon glissant suivant l'invention ;
la figure 2 est une vue en coupe diamétrale du même capuchon, suivant la ligne II-II
de la figure 1 ; et,
la figure 3 est une vue analogue à celle de la figure 1, d'un capuchon-bouchon vissant,
suivant l'invention.
[0018] Sur ces figures, les éléments correspondants sont désignés par les mêmes références
numériques, éventuellement affectées d'un indice. Les dimensions et les proportions
respectives de ces éléments peuvent ne pas être respectées pour une meilleure lisibilité
des dessins.
[0019] Le capuchon suivant l'invention, représenté sur les figures 1 et 2 est essentiellement
composé d'un noyau 1 et d'une coiffe 2. Le noyau, en forme de coupe retournée est
solidarisé par moulage de la coiffe qui l'entoure complètement à l'extérieur et se
prolonge, dans l'évidement axial 6 du noyau par quatre prolongements 3 parallèles
à l'axe du capuchon et également répartis circonférentiellement. Ces prolongements
sont constitués chacun par une languette dont une partie marginale longitudinale relativement
épaisse formant talon 4, est enfermée dans la paroi interne du noyau, tandis que la
partie marginale contigue 5, relativement mince, fait saillie librement hors de la
paroi interne du noyau, dans l'évidement axial 6. Les parties marginales 5 sont flexibles
et élastiquement déformables radialement, ce qui leur permet d'assurer le maintien,
à frottement doux, du capuchon sur un élément cylindrique solidaire du col d'un récipient
7, représenté ici par un fourreau 8 emboîté à frottement dur sur une capsule 9, sertie
sur le col du récipient pour y fixer une valve de distribution d'aérosol, ou une petite
pompe classique, dont la tubulure axiale 10 est terminée par un poussoir 11 d'actionnement
manuel, logé librement dans le fond de l'évidement axial 6 du noyau.
[0020] Des nervures longitudinales 12, espacées, issues de la face interne de la paroi extérieure
de la coiffe 2 sont enfermées, lors du moulage, dans la face latérale externe du noyau
et solidarisent en rotation le noyau et la coiffe.
[0021] Les prolongements 3 ne s'étendent que sur environ la moitié inférieure de la profondeur
du capuchon. Leurs extrémités 13 butent sur des protubérances radiales internes du
noyau 1 qui les calent axialement lors de l'enfoncement du capuchon à glissement sur
le fourreau 8.
[0022] Pour réaliser ce capuchon suivant les techniques classiques, on peut commencer par
mouler d'abord le noyau 1 avec des rainures correspondant au logement des talons 4
et des nervures 12 de la coiffe. On dispose ensuite le noyau dans un autre moule pour
l'injection de la coiffe. L'évidement tronconique axial 14 du sommet du noyau sert
au centrage et au maintien du noyau dans le moule d'injection ainsi qu'éventuellement
au passage de la buse d'injection pour le moulage de la coiffe.
[0023] On peut aussi commencer par mouler la coiffe avant de l'insérer dans un moule où
l'on injectera le noyau.
[0024] Dans la variante représentée sur la figure 3, le capuchon est vissé directement sur
le col 18 d'un récipient 7a. Il comprend un noyau 1 a enfermé dans une coiffe 2a dont
la face interne des prolongements intérieurs 3a présente un taraudage 16 complémentaire
du filetage 15 du col du récipient. Une rondelle d'étanchéité 17 est disposée classiquement
au fond du capuchon, en appui sur la face inférieure interne du noyau. Suivant les
applications, ou pourra réaliser le taraudage, soit dans la totalité de la face externe
de plusieurs prolongements séparés et espacés, soit d'un prolongement unique en doigt
de gant retourné, dont toute la face opposée est en contact avec la face interne du
noyau, comme représenté sur la figure 3.
[0025] En variante, le taraudage peut être localisé dans les parties marginales flexibles
longitudinales 5 des prolongements de la coiffe du capuchon des figures 1 et 2.
[0026] On pourra avantageusement mouler la coiffe de tels capuchons suivant l'invention,
en polypropylène classique d'aspect brillant, offrant la possibilité de belles colorations,
d'un toucher agréable, et présentant l'élasticité nécessaire pour assurer une liaison
agréable et durable entre le capuchon et un récipient. On pourra de même mouler le
noyau en polypropylène alourdi jusqu'à une densité voisine de 2 par des charges minérales
classiques. Ainsi, on pourra réaliser, à faible coût et à de bonnes cadences industrielles,
des capuchons esthétiques et de densité agréable pouvant être entièrement recyclés.
1. Capuchon composite pour récipients à col et analogues, du type qui comprend un
noyau (1) en forme de coupe retournée, en matériau relativement inerte et inesthétique,
solidarisé par moulage d'une coiffe (2), en matériau relativement résistant et esthétique,
formant l'extérieur du capuchon, caractérisé en ce que la coiffe se continue à l'intérieur
de l'évidement axial (16) du noyau par des prolongements intérieurs (3) qui assurent
la fixation du capuchon sur le col (18), ou autre élément analogue solidaire d'un
récipient (7).
2. Capuchon suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les prolongements (3)
de la coiffe (2) sont constitués par ou comprennent des languettes parallèles à l'axe
du capuchon dont une partie marginale longitudinale (4) est solidaire du noyau, et
la partie marginale contigue (5), centripète et élastiquement déformable radialement,
est appelée à frotter contre le col (18), ou autre élément analogue (8) solidaire
du récipient (7).
3. Capuchon suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les prolongements (3)
de la coiffe présentent un taraudage (16) appelé à coopérer avec un filetage (15)
du col (18), ou autre élément analogue solidaire du récipient (7).
4. Capuchon suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la coiffe
(2) présente intérieurement des nervures longitudinales (12) assurant le calage en
rotation du noyau (1) dans la coiffe (2), en coopération avec des évidements complémentaires
du noyau.
5. Capuchon suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la coiffe
(2) forme le sommet, la paroi latérale cylindrique, et le pourtour de l'ouverture
du capuchon, les prolongements (3) de la coiffe remontant à l'intérieur de l'évidement
cylindrique axial (6) du noyau sur une partie seulement de sa profondeur.
6. Capuchon suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le noyau (1) présente
des protubérances (13) radiales internes de calage des extrémités des prolongements
(3) de la coiffe (1).
7. Capuchon suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le noyau
(1) et la coiffe (2) sont réalisés dans des matériaux comportant une matière plastique
de base de même nature, mais chargés différemment.
8. Capuchon suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la coiffe (2) est en
polypropylène normal tandis que le noyau (1) est en polypropylène alourdi par des
charges minérales.
9. Capuchon suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il est entièrement
réalisé en matériaux recyclables et/ou biodégradables.