[0001] L'invention concerne un procédé pour améliorer une huile glycérolysée.
[0002] Comme on le sait, les huiles glycérolysées, bien connues comme excipients dans l'industrie
pharmaceutique, sont obtenues par glycérolyse en présence de catalyseurs alcalins.
Dans une forme d'exécution, ces huiles comportent un taux résiduel de glycérol au
plus égal à un pourcent (1 %).
[0003] Dans le texte et les revendications, par "huile glycérolysée", on désigne une huile
naturelle, d'origine végétale ou animale, ayant subi un traitement d'alcoolyse par
le glycérol, ou une estérification directe de ses acides gras sur le glycérol.
[0004] Ces huiles glycérolysées se caractérisent essentiellement par le fait qu'elles sont
constituées par un mélange majoritaire en mono- et di-esters du glycérol et d'une
quantité moindre de triesters. Ces huiles glycérolysées doivent contenir au moins
90 % en poids de glycérides (exigences FDA-21 CFR - Chapitre I - § 184.1505), et présenter
une forte proportion (au moins 50 % et en pratique de l'ordre de 80 %) d'acides gras
insaturés. Comme huiles, on peut citer des huiles d'origine végétale, telles que celles
de maïs, de tournesol (haute et basse teneur en acide linoléïque), de carthame (haute
et basse teneur en acide linoléique), de palme (fractionnée ou non), d'arachide ou
de colza, ou d'origine animale, telles que celle du suif.
[0005] Ces huiles glycérolysées présentent toutefois la fâcheuse tendance, lorsqu'elles
sont stockées à température ambiante, de cristalliser partiellement et progressivement
en formant de petits cristaux blancs, qui se déposent au bout de quelques heures à
plusieurs jours, selon le passé thermique des échantillons. Ces cristaux blancs grossissent
rapidement et rendent cette huile peu commode pour son utilisation comme excipient
pharmaceutique et masquent en partie les propriétés des principes actifs.
[0006] Pour empêcher la formation de ces cristaux, on a suggéré d'ajouter à l'huile pendant
la glycérolyse des acides gras insaturés qui forment des esters qui ne précipitent
pas. Malheureusement, cette solution est mal adaptée à l'industrie pharmaceutique,
car l'huile ainsi traitée ne répond pas systématiquement aux exigences des normes
internationales pour la dénomination "huile glycérolysée", notamment aux exigences
de la norme GRAS (generally recognized as safe) selon les règles FDA (Food and Drug
Administration) visées ci-dessus.
[0007] L'invention pallie ces inconvénients. Elle vise un procédé pour améliorer ces huiles
glycérolysées, et plus particulièrement vise à extraire la portion susceptible de
cristalliser par un procédé physique, de manière à ce que les huiles traitées de la
sorte puissent répondre aux exigences de l'industrie pharmaceutique.
[0008] L'invention vise plus particulièrement un procédé qui permette d'obtenir une huile
glycérolysée, liquide et limpide pendant au moins trois jours à 15°C, ce que l'on
ne savait obtenir jusqu'alors.
[0009] Ce procédé pour améliorer une huile glycérolysée, se
caractérise en ce qu'il consiste :
- à chauffer cette huile glycérolysée à 80° C, puis à maintenir cette température pendant
une heure jusqu'à faire disparaître les cristaux qui auraient pu se former ;
- ensuite, à cristalliser cette huile en refroidissant sous lente agitation pendant
huit à soixante douze heures, jusqu'à atteindre une température de fin de cristallisation
comprise entre 0 et 15°C ;
- et enfin, à séparer les cristaux formés de l'huile obtenue, en opérant à la même température
de fin de cristallisation pour obtenir une huile glycérolysée purifiée stable.
[0010] Si on peut mettre en oeuvre ce procédé en une seule phase, on peut également faire
appel à un processus en plusieurs phases successives. Il importe alors que la température
caractéristique du traitement soit inférieure d'une phase à la suivante, et que la
température de la dernière phase soit comprise entre 0 et 15°C.
[0011] Dans un processus de fin de cristallisation en deux temps, on opère avantageusement
dans un premier temps entre 15 et 25°C, puis dans un second temps entre 0 et 15°C.
[0012] Par "température de fin de cristallisation", on désigne la température à laquelle
s'arrête le cycle thermique utilisé pour la cristallisation partielle du produit qui
s'effectue en fait sur une plage de températures et à laquelle débutent et sont effectuées
les étapes de séparation.
[0013] Avantageusement, en pratique :
- il est indispensable, dans un premier temps, de chauffer pour faire disparaître non
seulement les cristaux formés, mais également détruire le passé thermique de l'huile
; on a observé que l'on obtient de bons résultats en chauffant à 80°C pendant une
heure ;
- le passage de l'huile glycérolysée chaude à l'étape de cristallisation caractéristique,
peut se faire rapidement ou mieux lentement, de manière progressive ;
- la cristallisation est effectuée par la méthode dite de "winterisation", c'est-à-dire
sous agitation lente, de manière à ne pas créer de vortex, dans un récipient au moyen
d'un agitateur en forme de cadre qui ne racle pas les bords, de manière à provoquer
l'apparition de cristaux a (alpha) métastables et permettre, par polymorphisme, leur
maturation en cristaux plus gros et stables ;
- dans une première forme d'exécution, la cristallisation est effectuée par immersion
du milieu dans un bain à température comprise entre les seuils souhaités, soit 0 et
15°C pour un processus en une seule phase, et 15-25°C puis 0-15°C pour un processus
en deux phases ;
- dans une forme d'exécution préférée, la cristallisation est effectuée en immergeant
le milieu dans un bain dont la température est programmée pour atteindre progressivement
les seuils recherchés, ce qui permet d'obtenir des cristaux (sphérolites) de taille
homogène, facilement reproductibles et plus aisés à séparer;
- de même, dans le processus en deux phases, dans la seconde phase de cristallisation,
il est indispensable de refroidir à une température d'au plus 15°C pour que la proportion
de cristaux formés soit assez forte, pour pouvoir ainsi les séparer commodément ;
de même, il est indispensable que cette température soit inférieure à la première
pour récupérer les derniers cristaux susceptibles de se former, mais supérieure à
0°C pour éviter que toute l'huile ne se prenne en masse ;
- en pratique, avec une huile de maïs glycérolysée, on obtient les meilleurs résultats
en refroidissant à une température de fin de cristallisation comprise entre 8 et 10°C
pour obtenir une stabilité plus longue (une ou plusieurs semaines) lorsque le produit
final est stocké ;
- la séparation des cristaux obtenus peut être effectuée :
. soit par centrifugation pendant une durée de cinq à soixante minutes avec des accélérations
de 500 à 12 000 G ;
. soit par filtration sur toile filtrante ayant une ouverture de 10 à 500 microns,
avantageusement 50 microns, sous une pression relative inférieure à cinq bars, de
préférence inférieure à deux bars ;
. soit par une combinaison de ces deux modes de séparation : centrifugation et filtration.
[0014] La manière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent,
ressortiront mieux des exemples de réalisation donnés ci-après.
Exemple 1:
[0015] On utilise deux litres d'une huile de maïs glycérolysée présentant un taux de glycérol
résiduel inférieur à un pourcent (1 %), vendue par le Demandeur sous la dénomination
MAISINE. Cette huile contient 37,0 % (en masse) de monoglycérides, 48,0 % de diglycérides
et 14,5 % de triglycérides, et le complément en glycérol et acides gras libres. Les
acides gras constituants ces glycérides représentent 10,1 % d'acide gras en C
16 (acide palmitique), 2,6 % en C
18 (acide stéarique), 29,6 % en C
18:1 (acide oléique), 54,2 % en C
18:2 (acide linoléïque), 1,1 % en C
18:3 (acide linolénique), le complément en acides gras supérieurs.
[0016] Lorsque l'on stocke cette huile glycérolysée à température ambiante, il se forme
une quantité appréciable de cristaux blancs qui se déposent sur le fond, puis grossissent
très rapidement jusqu'à former des sphérolites de diamètres très variables compris
entre 10 et 500 microns, très difficiles à séparer. Au bout de trois jours, cette
huile glycérolysée est partiellement prise en masse.
Exemple 2:
[0017] On chauffe alors cette huile glycérolysée à l'étuve pendant une heure à 80°C jusqu'à
disparition totale des cristaux formés, mais également disparition du passé thermique
de cet échantillon.
[0018] On place ensuite l'huile glycérolysée chaude dans un bécher de trois litres entouré
d'un bain thermostaté à 20°C. On agite lentement au moyen d'un cadre formé de trois
barres verticales espacées de cinq centimètres, reliées entre elles par deux barres
horizontales espacées de dix centimètres. La vitesse de rotation de cet agitateur
de winterisation est de 25 tours/minute. On agite ainsi à 20°C pendant quarante-huit
heures.
[0019] On transfert ensuite le liquide pâteux obtenu dans six bols de centrifugation de
300 ml et on centrifuge à cette même température de 20°C pendant dix minutes à 4000
tours/minute, soit à 3500 G.
[0020] On extrait la phase liquide surnageante par transvasement et on récupère cette phase
liquide. Le culot restant colle aux parois. On obtient un rendement en phase liquide
d'environ 50 %.
[0021] On chauffe à nouveau cette phase liquide à 80°C pendant une heure, puis on cristallise
à 5°C (température de fin de cristallisation) pendant quarante-huit heures au moyen
du même appareillage, puis on centrifuge toujours à cette température de 5°C pendant
dix minutes à 3500 G.
[0022] On extrait une nouvelle phase liquide (rendement de 70 % - soit un rendement total
de 35 %).
[0023] L'huile glycérolysée fractionnée obtenue contient:
. 34,2 % de monoglycérides (contre 37,0 %),
. 50,1 % de diglycérides (contre 48,0 %),
. 15,3 % de triglycérides (contre 14,5 %).
[0024] Les acides gras constituants ces glycérides représentent :
. 8,1 % en C16 (contre 10,1 %),
. 2,0 % en C18 (contre 2,6 %),
. 30,4 % en C18:1 (contre 29,6 %),
. 56,4 % en C18:2 (contre 54,2 %),
. 1,2 % en C18:3 (contre 1,1 %).
On observe donc une chute de la proportion en C
16 de deux points, ce qui favorise la tendance recherchée à moins cristalliser.
[0025] L'huile glycérolysée fractionnée obtenue est parfaitement limpide à 15°C pendant
au moins quatre jours et répond à la définition légale d'huile de maïs glycérolysée.
Elle est totalement inerte vis-à-vis des principes actifs, et la médication du composé
excipient additionné du principe actif, reste constante dans le temps en volume donné,
puisque cette médication n'est pas perturbée par l'apparition de cristaux parasites,
ce que l'on ne savait faire jusqu'alors.
[0026] L'huile glycérolysée traitée de la sorte rend plus facile la lyodisponibilité des
principes actifs per-os. Comme déjà dit, cette huile est parfaitement adaptée comme
excipient pour médicament destiné à être administré par voie orale.
Exemple 3:
[0027] On répète l'exemple 1, mais en remplaçant les deux étapes de séparation-centrifugation
par deux étapes de filtration au travers d'un tamis de 50 microns de maille, sous
une pression relative de 0,5 bars.
[0028] On obtient une huile limpide à température ambiante contenant:
. 32,1 % de monoglycérides (contre 37,0 %),
. 52,1 % de diglycérides (contre 48,0 %),
. 15,5 % de triglycérides (contre 14,5 %).
[0029] Les acides gras, constituant ces glycérides appauvris en monoglycérides saturés,
représentent 7,8 % en C
16 (contre 10,1 %).
[0030] La diminution de la proportion de C16, liée à l'appauvrissement en monoglycérides
saturés, favorise la réduction recherchée à la tendance à cristalliser.
Exemple 4:
[0031] On répète l'exemple 1 en remplaçant l'huile de maïs glycérolysée par de l'huile de
tournesol glycérolysée, ayant un taux de glycérol libre inférieur à 2,5 %.
[0032] On obtient des résultats comparables.
Exemple 5:
[0033] On charge 50 kilos d'une huile glycérolysée présentant les spécifications ci-après
dans un cristalliseur d'une capacité d'environ cent litres muni d'un agitateur à pales
tournantes et refroidi par un serpentin dans lequel circule un fluide caloporteur
plongeant dans ladite huile.
[0034] L'huile de maïs glycérolysée contient 37,0 % (en masse) de monoglycérides ; 47,7
% de diglycérides et 14,7 % de triglycérides et le complément en glycérol et acides
gras libres. Les acides gras constituant ces glycérides représentent 10,5 % d'acide
gras en C
16 (acide palmitique) ; 2,1 % en C
18 (acide stéarique); 29,1 % en C
18:1 (acide oléique) ; 54,7 % en C
18:2 (acide linoléique); 1,0 % en C
18:3 (acide linolénique) ; le complément en acides gras supérieurs.
[0035] Ces acides gras sont répartis de façon statistique dans le mélange glycéridique.
Les compositions en acides gras des fractions glycéridiques sont les suivantes :
- Dans les monoglycérides : 12,5 % de C16
2,2 % de C18
28,9 % de C18:1
55,1 % de C18:2
0,8 % de C18:3
- Dans les diglycérides : 12,5 % de C16
2,2 % de C18
28,4 % de C18:1
55,4 % de C18:2
0,9 % de C18:3
- Dans les triglycérides : 13,6 % de C16
2,7 % de C18
29,2 % de C18:1
52,9 % de C18:2
0,8 % de C18:3.
[0036] Dans ces fraction glycéridiques, le complément est constitué par des acides gras
supérieurs.
[0037] Les indices caractéristiques de cette huile de maïs glycérolysée sont les suivantes
:
Indice d'acide = 0,3
Indice de saponification = 167
Indice d'hydroxyle = 168
Indice de peroxyde = 0,8,
Indice d'iode = 111,2.
[0038] Stockée à température ambiante, il se forme dans cette huile glycérolysée une quantité
importante de cristaux blancs majoritairement constitués de glycérides saturés, notamment
en monopalmitate de glycérol. Deux jours après stockage, l'huile glycérolysée est
trouble et deux semaines après stockage à température ambiante, l'huile glycérolysée
est partiellement prise en masse et un important dépôt blanc est situé dans le fond
du fût, ce qui rend son utilisation difficile.
[0039] Cette huile glycérolysée est portée à 80°C pendant trente minutes environ pour effacer
son passé thermique, puis est refroidie progressivement par paliers en réglant en
permanence la différence de température entre l'huile et le fluide caloporteur.
[0040] Dans un premier temps, on refroidit en six heures jusqu'à 26°C en réglant l'agitation
à 30 tours/minute. A tout instant, le fluide réfrigérant a une température de trois
degrés (3°C) inférieure à celle de l'huile.
[0041] L'huile est ensuite refroidie de 26°C à 19°C en 13 heures, toujours sous agitation
mais réglée à 15 tours/minute, et la température du fluide réfrigérant est de un degré
(1°C) inférieure à celle de l'huile.
[0042] On refroidit ensuite de 19 à 8°C toujours sous agitation réglée à 15 tours/minute
en 11 heures, mais en réglant à tout moment la différence de température entre celle
du fluide réfrigérant et celle de l'huile à trois degrés (3°C).
[0043] Dans la suite du processus, l'huile est maintenue à la température de fin de cristallisation
de huit degrés (8°C).
[0044] Lorsqu'on examine au microscope l'huile glycérolysée, on observe que la phase solide
est constituée de sphérolites, d'un diamètre moyen de 350 microns, baignées dans une
phase liquide. On filtre sur un filtre-presse à membrane placé dans une chambre froide,
pour séparer les sphérolites de l'huile que l'on cherche à récupérer. Cette séparation
est facilitée par le diamètre homogène de ces sphérolites. L'alimentation du filtre
est obtenue par une pompe à débit variable régulée de façon à ce que la pression d'alimentation
se situe aux environs de 2 bars relatifs.
[0045] Après filtration, le gâteau de la phase cristallisée obtenue est comprimé à 4 bars
pour exsuder l'excès d'huile.
[0046] On obtient une phase liquide (huile glycérolysée fractionnée) parfaitement limpide
présentant les caractéristiques suivantes :
| 30,9 % de monoglycérides |
(contre 37,0 %) au départ, |
| 52,3 % de diglycérides |
(contre 47,7 %) |
| 16,3 % de triglycérides |
(contre 14,7 %). |
[0047] Acides gras constitutifs :
| 7,8 % de C16 |
(contre 10,5 %), |
| 1,5 % de C18 |
(contre 2,1 %), |
| 28,9 % de C18:1 |
(contre 29,1 %), |
| 58,2 % de C18:2 |
(contre 54,7 %). |
[0048] Composition en acides gras dans les fractions glycéridiques :
| Dans les monoglycérides : |
| 3,2 % de C16 |
(contre 12,5 %), |
| 0,6 % de C18 |
(contre 2,2 %), |
| 29,8 % de C18:1 |
(contre 28,9 %), |
| 64,4 % de C18:2 |
(contre 55,1 %) |
| Dans les diglycérides : |
| 10,2 % de C16 |
(contre 12,5 %), |
| 1,9 % de C18 |
(contre 2,2 %), |
| 29,1 % de C18:1 |
(contre 28,4 %), |
| 56,8 % de C18:2 |
(contre 55,4 %). |
| Dans les triglycérides : |
| 11,2 % de C16 |
(contre 13,6 %), |
| 2,2 % de C18 |
(contre 2,7 %), |
| 28,9 % de C18:1 |
(contre 29,2 %), |
| 56,2 % de C18:2 |
(contre 52,9 %). |
[0049] Les indices caractéristiques de cette huile de maïs glycérolysée fractionnée sont
les suivants :
| Indice d'acide = 0,5 |
(contre 0,3) |
| Indice d'iode = 117,4 |
(contre 111,2) |
| Indice de saponification = 175 |
(contre 167) |
| Indice de peroxyde = 6,0 |
(contre 0,8). |
1. Procédé pour préparer une huile glycérolysée présentant une stabilité de cristallisation
améliorée, ladite huile étant plus riche en monoglycérides et en diglycérides qu'en
triglycérides,
caractérisé en ce qu'il consiste :
- à chauffer cette huile glycérolysée à 80° C, puis à maintenir cette température
pendant une heure jusqu'à faire disparaître les cristaux qui auraient pu se former
;
- ensuite, à cristalliser cette huile en refroidissant sous lente agitation pendant
huit à soixante douze heures, jusqu'à atteindre une température de fin de cristallisation
comprise entre 0 et 15°C ;
- et enfin, à séparer les cristaux formés de l'huile obtenue, en opérant à la même
température de fin de cristallisation pour obtenir une huile glycérolysée purifiée
stable.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste :
- dans un premier temps :
. à chauffer cette huile à 80° C jusqu'à faire disparaître les cristaux qui auraient
pu se former ;
. puis, à cristalliser cette huile sous lente agitation pendant huit à soixante-douze
heures, jusqu'à atteindre une température de fin de cristallisation comprise entre
15 et 25° C ;
. puis, à séparer les cristaux formés, en opérant toujours à une température comprise
entre 15 et 25° C ;
- puis, dans un second temps :
. à chauffer à nouveau l'huile obtenue à 80° C jusqu'à dissoudre les cristaux résiduels
;
. à répéter l'étape de cristallisation, mais à une température de fin de cristallisation
comprise entre 0 et 15° C et en tous cas inférieure à la température de fin de cristallisation
du premier temps ;
. et enfin, à séparer à nouveau les cristaux formés en opérant à cette seconde température
de fin de cristallisation.
3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2 caractérisé en ce que la cristallisation
sous lente agitation est effectuée par "winterisation".
4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la séparation
des cristaux est effectuée par centrifugation à une température d'au plus 15° C, mais
supérieure à 0° C, pendant une durée de cinq à soixante minutes, avec des accélérations
de 500 à 12 000 G.
5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la séparation
des cristaux est effectuée par filtration à une température comprise entre 0 et 15°C,
sur toile filtrante ayant une ouverture de 10 à 500 µm, sous une pression relative
inférieure à cinq bars.
6. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'opération de centrifugation
est associée à une opération de filtration selon la revendication 5.
7. Procédé selon l'une des revendications 5 et 6 appliquée à une huile de maïs, caractérisée
en ce que la température de fin de cristallisation est comprise entre 8 et 10° C.
1. Verfahren zur Herstellung eines glycerolysierten Öls mit einer verbesserten Kristallisationsstabilität,
wobei das Öl reicher an Monoglyceriden und Diglyceriden als an Triglyceriden ist,
dadurch gekennzeichnet, daß das Verfahren besteht aus:
- Erwärmen des glycerolysierten Öls auf 80°C, dann Aufrechterhalten dieser Temperatur
für eine Stunde bis die Kristalle, die sich gebildet haben könnten, verschwunden sind;
- anschließend Kristallisieren des Öls durch Abkühlen unter langsamer Bewegung für
acht bis zweiundsiebzig Stunden, bis eine Endtemperatur der Kristallisation von zwischen
0 und 15°C erreicht wird;
- und schließlich Trennen der gebildeten Kristalle von dem erhaltenen Öl bei der gleichen
Endtemperatur der Kristallisation, um ein stabiles gereinigtes glycerolysiertes Öl
zu erhalten.
2. Verfahren gemäß Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, daß das Verfahren besteht aus:
- in einem ersten Schritt:
- Erwärmen des Öls auf 80°C bis die Kristalle, die sich gebildet haben könnten, verschwunden
sind;
- dann Kristallisieren des Öls unter langsamer Bewegung für acht bis zweiundsiebzig
Stunden, bis eine Endtemperatur der Kristallisation von zwischen 15 und 25°C erreicht
wird;
- anschließend Trennen der gebildeten Kristalle immer bei einer Temperatur von zwischen
15 und 25°C;
- anschließend in einem zweiten Schritt:
- erneutes Erwärmen des erhaltenen Öls auf 80°C, bis die restlichen Kristalle aufgelöst
sind;
- Wiederholen des Kristallisationsschrittes, aber bei einer Endtemperatur der Kristallisation
von zwischen 0 und 15°C und auf jeden Fall unter der Endtemperatur der Kristallisation
des ersten Schrittes;
- und schließlich erneutes Trennen der gebildeten Kristalle bei dieser zweiten Endtemperatur
der Kristallisation.
3. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 1 und 2,
dadurch gekennzeichnet, daß die Kristallisation durch "Winterisation" bewirkt wird.
4. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 1 bis 3,
dadurch gekennzeichnet, daß die Trennung der Kristalle durch Zentrifugation bei einer Temperatur von höchstens
15°C, aber höher als 0°C, für eine Dauer von fünf bis sechzig Minuten mit Beschleunigungen
von 500 bis 12000 G bewirkt wird.
5. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 1 bis 3,
dadurch gekennzeichnet, daß die Trennung der Kristalle durch Filtration bei einer Temperatur von zwischen
0 und 15°C über ein Filtriersieb mit einer Siebweite von 10 bis 500 µm unter einem
relativen Druck niedriger als 5 bar bewirkt wird.
6. Verfahren gemäß Anspruch 4,
dadurch gekennzeichnet, daß der Zentrifugationsschritt mit einem Filtrationsschritt gemäß Anspruch 5 verbunden
wird.
7. Verfahren gemäß einem der Ansprüche 5 und 6, angewendet an ein Maisöl,
dadurch gekennzeichnet, daß die Endtemperatur der Kristallisation zwischen 8 und 10°C beträgt.
1. Process for preparing a glycerolysed oil having an improved crystallization stability,
said oil being much richer in monoglycerides and in diglycerides than in triglycerides,
characterised in that it consists :
- in heating said glycerolysed oil at 80° C, then in maintaining this temperature
for one hour until the crystals which may have formed disappear ;
- then, in crystallizing said oil with slow stirring for eight to seventy-two hours
until an end of crystallization temperature of between 0 and 15° C is reached, and
;
- finally, in separating the crystals formed in the oil obtained, by carrying out
at the same temperature as the end of crystallization temperature, in order to obtain
a purified and stable glycerolysed oil.
2. Process according to claim 1, characterised in that it consists :
- in a first stage :
• in heating this oil at 80° C until the crystals which may have disappear ;
• then, in crystallizing this oil with slow stirring for eight to seventy-two hours
until an end of crystallization temperature of between 15 and 25° C is reached, and;
• then, in separating the crystals formed, by carrying out at a temperature of between
15 and 25° C;
- then, in a second stage :
• in again heating the oil obtained at 80° C until the residual crystals dissolve
;
• in repeating the crystallization stage, but at an end of crystallization temperature
of between 0 and 15° C, and in any case less than the end of crystallization temperature
of the first stage, and ;
• finally, in again separating the crystals formed by carrying out at this second
end of crystallization temperature.
3. Process according to one of claims 1 and 2, characterised in that the crystallization
is carried out by « winterization » with low stirring.
4. Process according to one of claims 1 to 3, characterised in that the separation of
the crystals is carried out by centrifugation at a temperature of at most 15° C, but
greater than 0° C, for a period of five to sixty minutes with accelerations of 500
to 12,000 G.
5. Process according to one of claims 1 to 3, characterised in that the separation of
the crystals is carried out by filtration at a temperature of between 0 and 15° C,
on a filter cloth with an opening of 10 to 500 micrometers, under a relative pressure
of less than five bars.
6. Process according to claim 4, characterised in that the centrifugation operation is
combined with a filtration operation according to claim 5.
7. Process according to either of claims 5 and 6 applied to a corn oil, characterised
in that the end of crystallization temperature is between 8 and 10° C.