[0001] La présente invention se rapporte aux antennes linéaires à directivité constante.
[0002] Dans certaines applications (mesures, analyse spectrale, analyse de transitoires
et classification), on cherche à réaliser des antennes (avec leurs circuits de formation
de voies associés) dont la directivité reste constante dans une grande dynamique de
fréquences.
[0003] On entend par directivité l'ensemble des caractéristiques suivantes : gain d'antenne,
dimensions du lobe principal et niveau maximum des lobes secondaires.
[0004] Un grand nombre d'articles ont été publiés sur ce sujet. On peut citer, à titre d'exemple
parmi d'autres, l'article de J.C MORRIS et E. HANDS: "Constant-Beamwidth Arrays for
Wide Frequency Bands", ACUSTICA, vol. 11, 1961, pages 341-347. Pour obtenir une directivité
constante, on diminue la longueur effective de l'antenne en éliminant progressivement
les capteurs des extrémités à l'aide de filtres passe-bas. L'inconvénient est que
l'on limite ainsi la sensibilité de l'antenne.
[0005] Une solution fréquemment utilisée consiste à partir d'un tronçon central à pas uniforme
égal à une valeur P
0 (généralement la demi-longueur d'onde), à rajouter de part et d'autre du tronçon
central des sections à pas double (2.P
0). Une antenne homothétique dans le rapport deux du tronçon central est obtenue en
prélevant un capteur sur deux dans le tronçon central et en les associant à ceux des
tronçons latéraux. Il est commode de choisir le nombre de capteurs du tronçon central
égal à un nombre de la forme (4.N+1) : ainsi en prélevant un capteur sur deux, il
en reste (2.N+1) auxquels on rajoute (2.N) capteurs au pas (2.P
0). On obtient une antenne homothétique de (4.N+1) capteurs au pas (2.P
0).
[0006] De telles antennes s'appliquent notamment aux domaines acoustiques (aérien, sous-marin
ou médical) ou électromagnétique (radar).
[0007] Généralement ce genre d'antenne sert à former des voies, selon la terminologie des
sonars ou des faisceaux selon la terminologie Radar, par bandes d'octaves séparées.
Les caractéristiques varient beaucoup dans l'octave (rapport deux sur l'ouverture,
3 décibels sur le gain d'antenne, etc...). Si on désire rendre ces caractéristiques
uniformes il faut, soit filtrer séparément et différemment les capteurs, soit recombiner
les voies avec des filtres spécifiques sur chaque sous-bande. Ces deux méthodes conduisent
à utiliser chaque sous-antenne dans l'octave supérieure à celle pour laquelle elle
est normalement adaptée ; il va apparaître des remontées de lobes-images dues à l'emploi
de capteurs dont l'écartement dépasse la demi-longueur d'onde. On est donc obligé
de doubler la longueur du tronçon central. En réalité, le tronçon central contiendra
(8.N+1) capteurs au pas P
0.
[0008] Par ailleurs, dans l'article de R.L. HAUPT, "Partial non uniform spacing of array
elements", paru dans Antennas and Propagation Society Symposium, 1991 Digest, vol.
3, Ontario/Canada, pages 1708-1711, on divulgue une antenne dans laquelle les capteurs
sont espacés avec un pas constant de part et d'autre du centre de symétrie et de manière
non uniforme vers les extrémités de l'antenne. Ce changement d'écartement est toutefois
déterminé pour diminuer les lobes latéraux de réception.
[0009] L'invention vise à pallier les inconvénients de l'Art Connu.
[0010] Pour ce faire, elle propose une antenne dont la répartition des capteurs n'est pas
uniforme. Plus précisément, la répartition des capteurs s'effectue selon un pas continûment
variable, en progression géométrique le long de l'antenne. Pour maintenir constante
l'ouverture efficace de l'antenne, on procède à une pondération fonction de la fréquence.
L'ouverture efficace est exprimée avec la longueur d'onde C/F comme unité ; rapport
dans lequel C est la vitesse de propagation de l'onde dans le milieu considéré (eau,
air, etc...) et F la fréquence de l'onde.
[0011] Les dispositions prises dans le cadre de l'invention permettent une diminution substantielle
du nombre de capteurs utilisés, pour une longueur d'antenne donnée, par rapport à
une antenne imbriquée de l'Art Connu de longueur équivalente.
[0012] L'invention a donc pour objet une antenne linéaire à directivité constante destinée
à détecter des ondes et dont la longueur d'onde minimale est égale à une valeur prédéterminée,
antenne constituée de capteurs convertissant lesdites ondes en signaux électriques,
répartis le long d'un axe déterminé ; caractérisé en ce qu'elle comporte une zone
centrale présentant un centre de symétrie commun au centre de l'antenne, dans laquelle
les capteurs sont répartis avec un pas constant de part et d'autre du centre de symétrie
et des zones latérales dans lesquelles les capteurs sont répartis avec un pas continûment
variable selon une loi de progression géométrique.
[0013] L'invention a encore pour objet un dispositif de formation de voies d'une telle antenne.
[0014] L'invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques et avantages apparaîtront
à la lecture de la description qui suit en regard des figures annexées et parmi lesquelles
:
- les figures 1 et 2 illustrent schématiquement des antennes de l'Art Connu ;
- la figure 3 illustre schématiquement une antenne selon l'invention comparée à une
antenne de l'Art Connu ;
- les figures 4 à 6 sont des courbes illustrant des propriétés de l'antenne selon l'invention
;
- la figure 7 illustre schématiquement un dispositif de formation de voies pour une
antenne selon l'invention ;
- la figure 8 est un diagramme illustrant le fonctionnement d'un circuit particulier
du dispositif de la figure 7.
[0015] On va tout d'abord rappeler la configuration et les caractéristiques principales
d'une antenne imbriquée selon l'Art Connu.
[0016] La figure 1 représente schématiquement une telle antenne. Elle comporte dans l'exemple
illustré un tronçon central T
c comprenant neuf capteurs. On supposera dans ce qui suit, pour fixer les idées et
sans que cela soit limitatif de la portée de l'invention, que l'antenne est une antenne
acoustique linéaire comprenant une suite d'hydrophones comme capteurs.
[0017] Le tronçon central T
c comprend donc neuf hydrophones C
4 à C
-4, répartis régulièrement au pas P
0, soit un nombre de la forme (4N + 1), avec N=2. Le tronçon central T
c possède un centre de symétrie : l'hydrophone C
0.
[0018] Ce tronçon central T
c fournit une directivité imposée par la fréquence d'utilisation haute f
max. On choisit le pas égal à

relation dans laquelle λ
min est la longueur d'onde minimale; soit λ
m = C/F
max.
[0019] On a représenté sur la partie inférieure de la figure 1, un axe d'abscisses X'X gradué
en nombre de pas P
0 ; l'origine 0 étant confondue avec la position de l'hydrophone C
0.
[0020] Selon l'Art Connu l'extension de l'antenne vers des fréquences basses impose aussi
d'allonger l'antenne proportionnellement à la longueur d'onde.
[0021] On double la longueur de l'antenne et on double le pas pour obtenir une antenne dont
la directivité est identique à la précédente pour (f
max/2). Pour ce faire, dans les antennes dites "imbriquées", on utilise un hydrophone
sur deux du tronçon central T
c et on rajoute des hydrophones au pas 2P
0 des deux côtés de l'antenne, symétriquement par rapport au centre de l'antenne (hydrophone
C
0).
[0022] Dans l'exemple illustré sur la figure 1, on utilise les capteurs C
-4, C
-2, C
0 et C
4 du tronçon central T
c et on ajoute latéralement les hydrophones C
-6 et C
-5, d'une part, et les hydrophones C
6 et C
5, d'autre part. Cette "sous-antenne" comprend donc également (2N+1) hydrophones, soit
9 hydrophones. Elle est homothétique dans le rapport deux à la "sous-antenne" constituée
par le tronçon central T
c.
[0023] On peut naturellement continuer le processus vers les fréquences les plus basses.
[0024] Le pas est doublé à chaque octave.
[0025] Comme il a été précédemment indiqué, si l'on désire rendre les caractéristiques uniformes
dans l'octave, il faut soit filtrer séparément et différemment les hydrophones, soit
recombiner les voies avec des filtres spécifiques sur chaque sous-bande. Ces deux
méthodes conduisent à utiliser chaque sous-antenne dans l'octave supérieure à celle
pour laquelle elle est normalement adaptée ce qui oblige à doubler la longueur du
tronçon central qui comprend alors (8N+1) hydrophones au pas P
0, soit 17 hydrophones.
[0026] La figure 2 illustre schématiquement un tel mode de fonctionnement. On a rajouté
les hydrophones C'
-4, C'
-5, C'
6 et C'
5.
[0027] Une antenne selon l'invention va maintenant être décrite.
[0028] Selon l'une des caractéristiques principales de l'invention, le pas de répartition
des hydrophones le long de l'antenne ne sera plus constant, de moins de part et d'autre
d'une zone centrale dans la longueur va être précisée dans ce qui suit. Un certain
nombre de caractéristiques reste cependant commun aux antennes imbriquées de l'Art
Connu. On compare l'antenne selon l'invention à une antenne dont le tronçon central
comporte (4N + 1) hydrophones à pas uniforme P
0.
[0029] Comme dans l'Art Connu, l'antenne selon l'invention est linéaire et la répartition
des hydrophones possède un centre de symétrie. La fréquence maximale f
max d'utilisation impose un pas d'échantillonnage minimal P
0 au centre de l'antenne sur une longueur au moins égale à celle nécessaire à l'obtention
de l'ouverture de lobe à cette fréquence maximale. L'extension vers les fréquences
plus basses impose aussi de rallonger cette antenne proportionnellement à la longueur
d'onde.
[0030] Au fur et à mesure que les hydrophones sont plus éloignés du centre, ils sont utilisés
seulement pour une fréquence de plus en plus basse : leur écartement peut augmenter
proportionnellement, mais ne doit jamais dépasser une demi-longueur d'onde. L'invention
tire parti de cette constatation.
[0031] L'antenne selon l'invention va donc comprendre une partie centrale à pas constant
P
0, de manière semblable à ce qui est réalisé pour une antenne de l'Art Connu. Ensuite
les hydrophones sont répartis le long de l'antenne avec un pas continûment variable.
Plus précisément, il s'agit d'une progression géométrique.
[0032] La fréquence maximale d'utilisation d'un hydrophone d'abscisse X
i est donnée par la relation :

[0033] Par ailleurs, il faut vérifier que le pas

puisque l'écartement entre deux hydrophones ne doit jamais dépasser une demi-longueur
d'onde de la fréquence maximale d'utilisation.
[0034] Des relations (1) et (2) on tire :

[0035] Si l'on appelle

la raison de la progression géométrique, R obéit à la relation :

[0036] Si on appelle 2L
0 la longueur du tronçon central à pas constant :

[0037] La progression géométrique du pas intercapteur commence pour :

[0038] On sait par ailleurs que :

donc :


et de façon générale :

[0039] Le pas variable entre hydrophones pour i > 2N est donc donné par la relation :

[0040] On constate que le rapport :

[0041] La figure 3 permet une première comparaison entre une antenne imbriquée de l'Art
Connu et une antenne selon l'invention. Dans un but de simplification, on s'est limité
à un tronçon central de (4+1) hydrophones avec N = 2. En réalité, comme il a été indiqué
en relation avec la figure 2, le nombre d'hydrophones dans l'Art Connu est égal à
(8N+1) car le tronçon central a été doublé. La partie inférieur de la figure 3 illustre
schématiquement une antenne imbriquée selon l'Art Connu, à pas constant P
0.
[0042] Le nombre d'hydrophones du tronçon central est égal à (8N+1) = 17.
[0043] La partie supérieure de la figure 3 illustre une antenne selon l'invention. Si l'on
se réfère à la relation (5), le pas est constant et égal à P
0, comme dans l'Art Connu, pour i < 2N+1.
[0044] Les deux antennes ont donc une partie commune correspondant, respectivement, aux
hydrophones C

à C

, d'une part et C

à C

, d'autre part, soit (2N+1) = 9 hydrophones.
[0045] Par contre, à partir de l'hydrophone C

, le pas n'est plus constant. L'abscisse des hydrophones de rang i > 2N est donné
par la formule X
i = 2NP
0R
(i-2N), conformément à la relation (9), relation dans laquelle la progression R est telle
que :

[0046] On choisit :

[0047] Dans ces conditions, l'hydrophone C

a pour abscisse 5,33 P
0, l'hydrophone C

a pour abscisse 7,11 P
0 et l'hydrophone C

a pour abscisse 9,48 P
0.
[0048] Il en est de même, au signe près, pour les hydrophones C
15, C
16 et C
17, d'abscisses respectives -5,33 P
0, -7,11 P
0 et -9,48 P
0.
[0049] On constate que la portion d'antenne, selon l'invention, correspondant au tronçon
central d'une antenne selon l'Art Connu, comporte treize hydrophones au lieu de dix-sept.
On a donc réalisé un gain de quatre hydrophones.
[0050] On peut illustrer ce phénomène de façon plus précise à l'aide d'un diagramme, tel
que le diagramme de la figure 4 représentant la variation de (X
i/P
i) en fonction de i. On a choisi ici N = 8.
[0051] Les deux antennes, l'antenne selon l'Art Connu et l'antenne selon l'invention ont
une portion commune pour i variant de 0 à 16. La représentation de cette portion commune,
sur le diagramme de la figure 4, est matérialisée par deux droites confondues. Le
pas, commun, est constant et égal à P
0. En réalité, il s'agit de points alignés sur ces droites, d'abscisses 0, 1, ...,
16, puisque les positions des hydrophones sont discrètes.
[0052] Pour i > 2N+1, c'est-à-dire i > 16, le rapport (X
i/P
i) devient constant pour l'antenne selon l'invention à pas géométrique. La raison géométrique
R est choisie égale à

(relation (4)). D'où R = 16/15 = 1,06666. Dans le cas illustré, (X
i / P
i) =

= cte = 2N = 16 (relation (11)). Cette portion est matérialisée par une droite horizontale
d'ordonnée (X
i/P
i) = 16.
[0053] Par contre, dans le cas d'une antenne imbriquée selon l'Art Connu, la courbe représentative
est une courbe en dent de scie pour i > 2N, c'est-à-dire i > 16. Cette courbe a pour
maximum la valeur (X
i/P
i) = 32 et minimum la valeur (X
i/P
i) = 17.
[0054] Les pas successifs sont P
0 de i = 16 à i = 32, 2P
0 de i = 33 à i = 48 et ainsi de suite à chaque fois que l'on descend d'un octave.
[0055] Pour une antenne imbriquée de l'Art Connu, le pas double à chaque octave. Ce pas
est égal en moyenne aux deux tiers du pas de l'antenne selon l'invention. On doit
nécessairement avoir recours à un plus grand nombre d'hydrophones pour une antenne
imbriquée d'une longueur déterminée.
[0056] La figure 5 illustre la variation du rapport normalisé (X
i/P
0) (en coordonnée logarithmique) en fonction de i (en abscisse) pour les deux types
d'antenne : antenne à pas géométrique selon l'invention et antenne imbriquée selon
l'Art Connu. Comme précédemment N = 8 et R = 16/15. On voit que jusqu'à i = 16, les
deux courbes représentatives sont confondues. La courbe matérialisant les variations
de (X
i/P
0) pour l'antenne de l'art connu a été représentée en pointillé et la courbe matérialisant
les variations de (X
i/P
0) pour l'antenne de l'invention en traits pleins.
[0057] On voit clairement que, pour une même longueur d'antenne, le nombre d'hydrophones
nécessaires est plus important pour une antenne selon l'Art Connu (en dehors de la
portion centrale commune, c'est-à-dire pour i > 2N).
[0058] La figure 6 illustre de façon détaillée le pourcentage, G
c, d'hydrophones économisées, ou plus généralement de capteurs, en fonction de différentes
longueurs d'antennes.
[0059] De manière plus précise l'axe horizontal a été gradué en longueurs d'ondes constantes
: graduation repéré "longueur/lambda" sur la figure 6.
[0060] On a représenté six courbes K
1 à K
6 illustrant les gains obtenus pour, respectivement, trois octaves (K
1), quatre octaves (K
2), cinq octaves (K
3), six octaves (K
4), sept octaves (K
5) et huit octaves (K
6).
[0061] On voit que le pourcentage d'hydrophones économisés augmente avec le nombre d'octaves
couverts, c'est-à-dire avec la longueur de l'antenne. tenne. Dans l'exemple illustré,
l'économie atteinte est comprise dans une gamme de 23% à 35%.
[0062] La méthode de formation des voies va maintenant être explicitée. Comme il a été indiqué
cette terminologie est utilisée essentiellement dans les domaines acoustiques. Pour
ce qui concerne le radar, on parle plus couramment de formation de faisceaux. On adopte
les conventions suivantes : θ = 0, lorsque depuis le centre de l'antenne on regarde
les hydrophones de rangs positifs et θ varie de 0 à 180 degrés dans le sens des aiguilles
d'une montre. Pour pointer une voie m dans une direction θ
(m), on effectue une somme pondérée des signaux des hydrophones après compensation des
retards géométriques pour la direction de consigne θ
(m). Les signaux étant dans la plupart des cas prélevés dans une mémoire numérique, il
n'y a aucune difficulté de principe à introduire des retards négatifs.
[0063] Le signal du capteur de rang +i doit recevoir un retard :

[0064] Pour X
i > 0 et cos[θ
(m)] > 0, le retard est positif, car les signaux sont en avance par rapport au centre
de phase qui est le centre de symétrie de l'antenne.
[0065] Ce retard doit généralement être réalisé avec précision (ou avec une quantification
inférieure à 5% de la période de la fréquence maximum) soit par suréchantillonnage
au moment de la conversion analogique-numérique des signaux fournis par les hydrophones,
soit en effectuant une interpolation temporelle.
[0066] Chaque capteur est également pondéré en amplitude par un coefficient dépendant à
la fois de son abscisse X
i et de la fréquence F du signal reçu.
[0067] Cette opération est réalisée en appliquant le signal de chaque capteur à l'entrée
d'un filtre spécifique passe-bas dont la fréquence de coupure F
c0 varie avec X
(i) selon la loi :

[0068] Le même type de filtre est utilisé pour les capteurs de rangs +i et -i.
[0069] Un gabarit de filtrage particulièrement intéressant est le filtre Gaussien, de fonction
de transfert :


[0070] La réponse percusionnelle h(t) de ce filtre est également gaussienne :

t est le paramètre temps.
[0071] On pose

[0072] On en déduit :

[0073] Si l'antenne était constituée d'un continuum d'hydrophones, le diagramme de directivité
correspondant à cette pondération serait :

soit encore :

[0074] La forme du diagramme est donc bien invariante avec la fréquence, cependant il y
a un terme d'amplitude en 1/F qu'il convient de corriger en sortie de voie par un
filtre. Pour ce faire, on utilise un filtre d'emphase, c'est-à-dire un filtre dont
le gain varie suivant la fonction 20log(F). Le coefficient sans dimension k permet
d'ajuster la largeur du lobe à -3db :

relation dans laquelle 2δcos - 3dB est la largeur du lobe à -3 décibels, c'est-à-dire
à demi-puissance.
[0075] L'antenne, sauf dans sa partie centrale (i ≤ 2N), est constituée d'hydrophones à
espacement non uniforme. Il faut donc introduire un coefficient d'amplitude Ca
i fonction de l'espacement moyen local.
[0076] Dans la portion centrale de pas P
0 = cte, le coefficient Ca
i est également constant :

[0077] En dehors de cet intervalle (|i| > 2N) :

[0078] En remplaçant X
i et R par leurs valeurs tirées des relations (9) et (4) respectivement, on en déduit
Ca
i :

[0079] La figure 7 illustre un dispositif de formation de voies mettant en oeuvre une antenne
conforme à l'invention et traitant les signaux de la manière qui vient d'être décrite.
[0080] Chaque hydrophone fournit un signal de type analogique. Ce signal subit une amplification
et un pré-traitement par des moyens conventionnels. Il est ensuite, comme il a été
indiqué, converti en signal numérique. Toutes ces opérations sont bien connues de
l'Homme de Métier et n'ont pas été représentées sur la figure 7.
[0081] On suppose, dans le cadre de l'invention, disposer d'une série de signaux numériques
notés S
-i max à S
+i max, fournis par les hydrophones de rangs correspondants, comprenant le signal S
0 fourni par l'hydrophone central C
0 (fig. 3).
[0082] Chaque signal, S
-i à S
+i est appliqué à l'entrée d'un filtre transversal qui lui est spécifique et dont la
réponse percusionnelle a une longueur proportionnelle à la valeur absolue de l'abscisse
X
i de l'hydrophone correspondant. Cette disposition entraîne une fréquence de coupure
inversement proportionnelle à l'abscisse X
i conformément à la relation (15). Sur la figure 7, les filtres sont repérés 1.(-i
max), ..., 1.0, ..., 1.(+i
max).
[0083] Les réponses percusionnelles sont matérialisées par des coefficients stockées dans
une mémoire numérique 10 associée au dispositif de traitement du signal utilisé pour
former les voies.
[0084] Pour minimiser la puissance de calcul nécessaire, dans une variante préférée, on
tronque les réponses.
[0085] Pour fixer les idées, on néglige les coefficients inférieurs à 1%. Si on opère de
cette manière, il faut cependant recaler les retards des filtres sur cette valeur
en ajoutant un retard fixe.
[0086] Il est ensuite nécessaire d'appliquer un coefficient d'amplitude Ca
i, propre à chaque signal. Pour ce faire, des circuits sont disposés en sortie des
filtres. Sur la figure 7, seuls les étages de traitement du signal S
0 ont été représentés in extenso et donc seul le circuit 2.0 d'application du coefficient
Ca
i a été repéré sur la figure. Il est cependant bien entendu que chaque signal est traité
de la même manière.
[0087] Comme il a été indiqué (relation (22) à (24)), les 2N signaux, de part et d'autre
du signal central, ainsi que ce dernier, se voient appliquer un coefficient d'amplitude
constant, égal à 1. En dehors de cet intervalle, le coefficient d'amplitude est variable
(relation (24)). Ces coefficients peuvent être également stockés dans la mémoire 10.
[0088] Les retards τ
i nécessaires à la formation de la voie sont introduits sur les signaux par interpolation
temporelle. Si on désire former plusieurs voies simultanément, il est nécessaire de
tenir compte de deux paramètres : l'angle θ
m propre à chaque voie m et un retard τ
im dépendant de la voie et du numéro de l'hydrophone. Les retards et autres paramètres
utiles sont stockés de nouveau dans la mémoire 10. Comme il a été indiqué, un retard
négatif ne pose aucune difficulté puisqu'il s'agit de signaux numériques. Les circuits
3.0 accomplissent les taches qui viennent d'être décrites, pour les signaux de rang
zéro. Des circuits analogues, non représentés, sont utilisés pour les autres signaux.
[0089] Les signaux ainsi traités et remis en synchronisme sont ensuite additionnés dans
un sommateur 4 (signaux de rangs -i
max à +i
max).
[0090] Enfin, la sortie du sommateur est transmise à un filtre d'emphase 5 effectuant la
correction du niveau en 1/F (relation (21)) et qui délivre en sortie le signal SO
de formation de voies.
[0091] La mémoire 10 communique avec les autres circuits par des liaisons spécifiques représentées
sous la référence générale 100. Il va de soit que des circuits fournissant des signaux
habituels de service : horloge, etc... sont utilisés. Ces circuits sont bien connus
et il est inutile de les décrire.
[0092] Dans une variante non représentée, si l'on a besoin de former qu'une seule voie,
il est plus intéressant du point de vue puissance de calcul de commencer par la correction
du retard géométrique, puis de former les sommes partielles sur les paires d'hydrophones
symétriques par rapport au centre de l'antenne (abscisses : + X
i et X
-i), car les hydrophones symétriques sont traités par des filtres identiques. On réalise
ainsi une économie substantielle en puissance de calcul.
[0093] Il doit en outre être bien entendu que l'ordre des traitements est indifférent et
que les circuits de la figure 7 peuvent être permutés avant sommation des signaux.
[0094] On va maintenant préciser la réponse impulsionnelle ou percusionnelle des filtres
transversaux. On utilise, dans une variante préférée, des filtres connus sous la dénomination
anglo-saxonne "'FIR" pour "'Finite Impulse Response".
[0095] La longueur des filtres est un paramètre dimensionnant la réalisation de la fonction
"formation de voies".
[0096] Comme il a été indiqué, la réponse des filtres peut être tronquée lorsque l'amplitude
de la fonction gaussienne devient inférieure à une valeur prédéterminée, 1% dans l'exemple
illustré. Ce choix ne provoque pas de dégradations notables.
[0097] Si l'on extrait la partie "fonction exponentielle" de la relation (16), on obtient
:

ce qui entraîne :

[0098] La largeur tronquée est donc :

[0099] Pour fixer les idées, on va illustrer le dispositif de l'invention, en considérant
le traitement de signaux fournis par une antenne dont le tronçon central comporte
4N intervalles de longueur P
0 = (λ
min/2), c'est-à-dire une antenne équivalente à une antenne de l'Art Connu à pas fixe
P
0 comportant (4N + 1) hydrophones. On choisit N = 8.
[0100] L'antenne imbriquée de l'Art Connu comporte (4N+1) = 33 hydrophones au pas

[0101] L'antenne selon l'invention présente une partie commune pour |i| ≤ 2N.
[0102] L'abscisse X
2N = X
16 = 16P
0
[0103] La raison de la progression géométrique, en dehors de la zone centrale à pas constant,
est

[0104] Pour couvrir 6 octaves, par exemple, il faut dépasser l'abscisse X
max = 64 X
(2N) = 1024P
0
[0105] Pour i
max = 65, on atteint l'abscisse X
65 donnée par la relation (9), soit X
65 ≃ 1061P
0
[0106] L'antenne de l'invention nécessite donc 2x66 + 1 = 131 hydrophones alors que l'antenne
de l'Art Connu nécessite 32+32+32+32+32+32 = 193 hydrophones pour X
max = 1024P
0.
[0107] Le gain en hydrophone est donc égal à 32%.

soit 4 degrés environ par le travers de l'antenne. On en déduit T (relation 27) :


d'où

[0108] On choisit habituellement la fréquence d'échantillonnage des signaux F
e de l'ordre de 2,5F
max.
[0109] On en déduit le nombre d'échantillons M de la réponse percusionnelle maximale, soit
:

[0110] Afin de faciliter l'égalisation des retards, on choisit le nombre impair immédiatement
supérieur, soit 799.
[0111] Le retard de groupe d'un filtre est donné par la relation :

soit Tg
65 = 399
[0112] De la même manière, le filtre n° 64 comporte 747 échantillons et son retard de groupe
est de 373 échantillons. Il faut donc lui adjoindre un retard de compensation de 26
échantillons car 373 + 26 = 399 ; et ainsi de suite.
[0113] On constate que les longueurs des réponses percusionnelles diminuent quand on se
rapproche du centre de l'antenne. Par contre-partie, les retards de compensation augmentent.
Ces retards de compensation sont dûs au fait que l'on a tronqué la réponse des filtres
pour économiser des temps de calcul, sauf pour les deux filtres extrêmes de rangs
+i
max et -i
max.
[0114] Les réponses impulsionnelles comportent des zéros sauf précisément les réponses des
deux filtres ci-dessus qui comportent 799 échantillons non nuls. La figure 8 illustre
schématiquement ce phénomène.
[0115] Sur celle-ci, on a fait figurer trois courbes : f
i, f
p et f
0 représentant les réponses percusionnelles de trois filtres : le filtre de rang zéro,
un filtre intermédiaire de rang p, avec 0 < p < i
max, et le filtre de rang i
max.
[0116] Il est bien entendu que les filtres de rang +p et -p sont identiques, quelque soit
p.
[0117] On a également représenté sur la figure 8, les retards de compensation : nul pour
f
i max, tp pour f
p et t
0 pour f
0.
[0118] Si pour des raisons de commodité et pour fixer les idées, l'invention a été décrite
dans le cadre d'une antenne acoustique utilisant des hydrophones, comme il a été indiqué,
cette application n'est pas la seule possible. L'invention concerne aussi bien les
antennes acoustiques (aérienne, sous-marine, médicale) qu'électromagnétiques (radar).
[0119] On utilise dans le premier cas des transducteurs électroacoustiques et dans le second
cas des transducteurs électromagnétiques.
[0120] De la même manière, en ce qui concerne le dispositif de formation de voies (ou de
faisceaux pour les applications radar), l'invention n'est pas limitée à ce qui a été
décrit précisément en relation avec la figure 7.
1. Antenne linéaire à directivité constante destinée à détecter des ondes dont la longueur
d'onde minimale est égale à une valeur prédéterminée (λmin), antenne constituée de capteurs convertissant lesdites ondes en signaux électriques,
répartis le long d'un axe déterminé (X'X) ; caractérisé en ce qu'elle comporte une
zone centrale présentant un centre de symétrie commun au centre de l'antenne, dans
laquelle les capteurs sont répartis avec un pas constant de part et d'autre du centre
de symétrie et des zones latérales dans lesquelles les capteurs sont répartis avec
un pas continûment variable selon une loi de progression géométrique.
2. Antenne selon la revendication 1; caractérisé en ce qu'elle comporte un tronçon central
de longueur L divisible en intervalles de longueur constant P0 égale à la demi-longueur d'onde minimale (λmin), le centre dudit tronçon étant confondu avec le centre de symétrie ; et en ce que
le pas (Pi) de répartition des capteurs extérieurs au tronçon central est continûment variable
et obéit à ladite loi de progression géométrique.
3. Antenne selon la revendication 2 ; caractérisée en ce que la raison R de ladite progression
géométrique est choisie telle que la relation suivante soit satisfaite :

dans laquelle L
0 est la demi-longueur du tronçon central et P
0 le pas intercepteur du tronçon central.
4. Antenne selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 ; caractérisée en ce que lesdits
capteurs sont des transducteurs électroacoustiques.
5. Antenne selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 ; caractérisée en ce que lesdits
capteurs sont des transducteurs électromagnétiques.
6. Dispositif de formation d'au moins une voie d'une antenne selon l'une quelconque des
revendications 1 à 5 ; ledit dispositif comprenant au moins des circuits de traitement
transformant les signaux convertis par lesdits capteurs en une suite de signaux numériques

caractérisé en ce qu'il comprend en outre, pour chaque signal numérique, au moins
les circuits de traitement supplémentaire suivants :
- un circuit de pondération en amplitude (1.(-i) à 1.(+i)) par un coefficient dépendant
de l'abscisse (Xi) du capteur à l'origine dudit signal numérique et de la fréquence (F) de ce signal
- un circuit de correction d'espacement (2.0) appliquant un coefficient d'amplitude
(Cai) au signal numérique dépendant de l'espacement moyen (Pi) entre capteurs pour le capteur à l'origine de ce signal
- un circuit de correction de délai (3.0) introduisant dans ledit signal numérique,
pour chacune desdites voies, un retard dépendant de l'abscisse (Xi) du capteur origine du signal
- et un circuit sommateur (4) des signaux traités par lesdits circuits de traitements
supplémentaires.
7. Dispositif selon la revendication 6 ; caractérisé en ce que lesdits circuits de pondération
(1.(-i) à 1.(+i)) sont constitués par des filtres transversaux passe-bas, de fréquence
de coupure inversement proportionnelle à la valeur absolue de l'abscisse (Xi) du capteur auxquels ils sont associés.
8. Dispositif selon la revendication 7 ; caractérisé en ce que le gabarit de filtrage
desdits filtres transversaux est du type Gaussien, de fonction de transfert H(F) obéissant
à la relation :

dans laquelle k est une constante, F la fréquence de l'onde, X
i l'abscisse dudit capteur et C la vitesse de l'onde.
9. Dispositif selon la revendication 8 ; caractérisé en ce qu'il comprend un cinquième
circuit (5) constitué par un filtre d'emphase dont le gain varie suivant la loi 20log(F)
destiné à corriger, en sortie dudit sommateur (4), des termes inversement proportionnels
à la fréquence F introduits par la réponse percusionnelle desdits filtres passe-bas.
10. Dispositif selon la revendication 6 ; caractérisé en ce que lesdits circuits de correction
d'espacement (2.0) appliquent un coefficient d'amplitude (Ca
i) constant égal à l'unité aux signaux ayant pour origine les capteurs à pas de répartition
constant (P
0) et un coefficient d'amplitude (Ca
i) aux autres capteurs tel que la relation suivante soit satisfaite :

dans laquelle P
i est le pas moyen pour un capteur d'abscisse X
i le long dudit axe (X'X) et P
0 ledit pas constant, P
i étant égal à

(X
i+1 - X
i-1) avec X
i+1 et X
i-1 les abscisses respectives des capteurs de rangs (i+1) et (i-1).
11. Dispositif selon la revendication 6 ; caractérisé en ce que lesdits circuits de correction
de délai (3.0) introduisent au moins un retard τ(i,m) dans les signaux numériques
par interpolation temporelle tel que la relation suivante soit satisfaite :

relation dans laquelle X
i est l'abscisse d'un capteur origine du signal numérique de rang i déterminé, C la
vitesse de l'onde et θ
m la direction d'une voie m par rapport audit axe (X'X).
12. Dispositif selon la revendication 11 ; caractérisé en ce que plusieurs voies sont
formées et en ce que lesdits premiers circuits (1.(-i) à 1.(+i)) introduisent plusieurs
retards τ(i,m), le nombre de retards étant égal au nombre de voies et différant l'un
de l'autre, pour un signal déterminé, par le facteur cos[θm].
1. Lineare Antenne mit konstanter Richtcharakteristik, die zur Erfassung von Wellen bestimmt
ist, deren kleinste Wellenlänge gleich einem vorbestimmten Wert (λmin) ist, wobei die Antenne aus Aufnehmern gebildet ist, die die Wellen in elektrische
Signale umwandeln und entlang einer bestimmten Achse (X'X) verteilt sind, dadurch
gekennzeichnet, daß sie eine zentrale Zone enthält, die einen Symmetriemittelpunkt
aufweist, der mit dem Mittelpunkt der Antenne zusammenfällt, und in der die Aufnehmer
mit konstanter Teilung zu beiden Seiten des Symmetriemittelpunkts verteilt sind, sowie
seitliche Zonen, in denen die Aufnehmer mit einer Teilung verteilt sind, die gemäß
dem Gesetz einer geometrischen Reihe kontinuierlich veränderlich ist.
2. Antenne nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß sie einen zentralen Abschnitt
der Länge L hat, die in Intervalle konstanter Länge P0 teilbar ist, die gleich der Hälfte der kleinsten Wellenlänge (λmin) ist, wobei der Mittelpunkt dieses Abschnitts mit dem Symmetriemittelpunkt zusammenfällt,
und daß die Teilung (Pi) der Verteilung der Aufnehmer außerhalb des zentralen Abschnitts kontinuierlich veränderlich
ist und das Gesetz einer geometrischen Reihe befolgt.
3. Antenne nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß das Verhältnis R der geometrischen
Reihe so gewählt ist, daß die folgende Beziehung erfüllt ist:

worin L
0 die halbe Länge des zentralen Abschnitts und P
0 die Aufnehmer-Teilung des zentralen Abschnitts ist.
4. Antenne nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß die Aufnehmer
elektroakustische Wandler sind.
5. Antenne nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß die Aufnehmer
elektromagnetische Wandler sind.
6. Anordnung zur Bildung wenigstens eines Richtwegs einer Antenne nach einem der Ansprüche
1 bis 5, wobei die Anordnung wenigstens Verarbeitungsschaltungen enthält, welche die
von den Aufnehmern umgewandelten Signale in eine Folge von digitalen Signalen S-
imax bis S
+imax umsetzen, dadurch gekennzeichnet, daß sie außerdem für jedes digitale Signal wenigstens
die folgenden zusätzlichen Verarbeitungsschaltungen enthält:
- eine Gewichtungsschaltung (1.(-i) bis 1.(+i)) zur Amplitudengewichtung mit einem
Koeffizient, der von der Abszisse (Xi) des Aufnehmers, von dem das digitale Signal stammt, und von der Frequenz (F) dieses
Signals abhängt,
- eine Abstandskorrekturschaltung (2.0), die auf das digitale Signal einen Amplitudenkoeffizienten
(Cai) anwendet, der von dem mittleren Abstand (Pi) zwischen Aufnehmern bei dem Aufnehmer, von dem das Signal stammt, abhängt,
- eine Verzögerungskorrekturschaltung (3.0), die in das digitale Signal für jeden
der Richtwege eine Verzögerung einführt, die von der Abszisse (Xi) des Aufnehmers abhängt, von dem das Signal stammt,
- und eine Summierschaltung (4) für die von den zusätzlichen Verarbeitungsschaltungen
behandelten Signale.
7. Anordnung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß die Gewichtungsschaltungen
(1.(-i) bis 1.(+i)) durch Tiefpaß-Transversalfilter gebildet sind, deren Grenzfrequenz
umgekehrt proportional zu dem Absolutwert der Abszisse (Xi) des Aufnehmers ist, dem sie zugeordnet sind.
8. Anordnung nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, daß die Filterkurve der Transversalfilter
vom Gaußschen Typ ist, mit einer Übertragungsfunktion H(F) gemäß der folgenden Beziehung:

worin k eine Konstante, F die Frequenz der Welle, X
i die Abszisse des Aufnehmers und C die Geschwindigkeit der Welle sind.
9. Anordnung nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, daß sie eine fünfte Schaltung (5)
enthält, die durch ein Emphasefilter gebildet ist, dessen Übertragungsfaktor gemäß
der Gesetzmäßigkeit 20log(F) veränderlich ist und das dazu bestimmt ist, am Ausgang
der Summierschaltung (4) zur Frequenz F umgekehrt proportionale Terme zu korrigieren,
die durch die Stoßantwort der Tiefpaßfilter eingeführt worden sind.
10. Anordnung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß die Abstandskorrekturschaltungen
(2.0) einen konstanten Amplitudenkoeffizienten (Ca
i), der gleich Eins ist, auf die Signale anwenden, die von den Aufnehmern mit konstanter
Teilung (P
0) stammen, und auf die anderen Aufnehmer einen Amplitudenkoeffizienten (Ca
i), für den die folgende Beziehung erfüllt ist:

in der P
i die mittlere Teilung für einen Aufnehmer der Abszisse X
i entlang der Achse (X'X) und P
0 die konstante Teilung sind, wobei P
i gleich (X
i+1 - X
i-1)/2 ist, worin X
i+1 und X
i-1 die Abszissen der Aufnehmer mit den Ordnungszahlen (i+1) bzw. (i-1) sind.
11. Anordnung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß die Verzögerungskorrekturschaltungen
(3.0) in die digitalen Signale wenigstens eine Verzögerung τ(i,m) durch zeitliche
Interpolation derart einführen, daß die folgende Beziehung erfüllt ist:

in der X
i die Abszisse eines Aufnehmers, von dem das digitale Signal mit einer bestimmten Ordnungszahl
i stammt, C die Geschwindigkeit der Welle und θ
m die Richtung eines Richtwegs in bezug auf die Achse (X'X) sind.
12. Anordnung nach Anspruch 11, dadurch gekennzeichnet, daß mehrere Richtwege gebildet
werden und daß die ersten Schaltungen (1.(-i) bis 1.(+i)) mehrere Verzögerungen τ(i,m)
einführen, wobei die Anzahl der Verzögerungen gleich der Anzahl der Richtwege ist
und sich voneinander für ein bestimmtes Signal um den Faktor cos[θm] unterscheiden.
1. Constant directivity linear antenna intended to detect waves whose minimum wavelength
is equal to a predetermined value (λmin), which antenna consists of sensors which convert the said waves into electrical
signals and are distributed along a specified axis (X'X); characterized in that it
includes a central region having a centre of symmetry which is common with the centre
of the antenna, in which region the sensors are distributed with a constant spacing
on either side of the centre of symmetry and lateral regions in which the sensors
are distributed with a spacing which varies continuously according to a law of geometric
progression.
2. Antenna according to Claim 1, characterized in that it includes a central span of
length L which can be divided into intervals of constant length P0 equal to half the minimum wavelength (λmin), the centre of the said span being coincident with the centre of symmetry; and in
that the spacing (Pi) with which the sensors are distributed outside the central span varies continuously
and obeys the said law of geometric progression.
3. Antenna according to Claim 2, characterized in that the common ratio R of the said
geometric progression is chosen such that the following relation is satisfied:

in which L
0 is the semi-length of the central span and P
0 the intersensor spacing of the central span.
4. Antenna according to any one of Claims 1 to 3, characterized in that the said sensors
are electro-acoustic transducers.
5. Antenna according to any one of Claims 1 to 3, characterized in that the said sensors
are electromagnetic transducers.
6. Device for forming at least one channel of an antenna according to any one of Claims
1 to 5, the said device comprising at least processing circuits which transform the
signals converted by the said sensors into a string of digital signals (S
-i max to S
+i max), characterized in that it furthermore comprises, for each digital signal, at least
the following additional processing circuits:
- a circuit for amplitude weighting (1.(-i) to 1.(+i)) by a coefficient which depends
on the abscissa (Xi) of the sensor from which the said digital signal arises and on the frequency (F)
of this signal.
- a separation correction circuit (2.0) which applies an amplitude coefficient (Cai) to the digital signal depending on the mean separation (Pi) between sensors in respect of the sensor from which this signal arises.
- a lag correction circuit (3.0) which introduces into the said digital signal, for
each of the said channels, a delay which depends on the abscissa (Xi) of the sensor from which the signal arises.
- and a summator circuit (4) for the signals processed by the said additional processing
circuits.
7. Device according to Claim 6, characterized in that the said weighting circuits (1.(-i)
to 1.(+i)) consist of low-pass transverse filters whose cut-off frequency is inversely
proportional to the absolute value of the abscissa (Xi) of the sensor with which they are associated.
8. Device according to Claim 7, characterized in that the filtering template of the said
transverse filters is of the Gaussian type, with transfer function H(F) obeying the
relation:

in which k is a constant, F the frequency of the wave, X
i the abscissa of the said sensor and C the speed of the wave.
9. Device according to Claim 8, characterized in that it comprises a fifth circuit (5)
consisting of an emphasizing filter whose gain varies according to the law 20log(F)
and which is intended to correct, at the output of the said summator (4), terms which
are inversely proportional to the frequency F and which are introduced by the impulse
response of the said low-pass filters.
10. Device according to Claim 6, characterized in that the said separation correction
circuits (2.0) apply a constant amplitude coefficient (Ca
i) equal to unity to the signals arising from the sensors with constant distribution
spacing (P
0) and an amplitude coefficient (Ca
i) to the other sensors such that the following relation is satisfied:

in which P
i is the mean spacing for a sensor with abscissa X
i along the said axis (X'X) and P
0 the said constant spacing, P
i being equal to 1/2 (X
i+1 - X
i-1) with X
i+1 and X
i-1 the respective abscissae of the sensors with indices (i+1) and (i-1).
11. Device according to Claim 6, characterized in that the said lag correction circuits
(3.0) introduce at least one delay τ(i,m) into the digital signals through temporal
interpolation such that the following relation is satisfied:

in which relation X
i is the abscissa of a sensor from which the digital signal of specified index i arises,
C the speed of the wave and θ
m the direction of a channel m with respect to the said axis (X'X).
12. Device according to Claim 11, characterized in that several channels are formed and
in that the said first circuits (1.(-i) to 1.(+i)) introduce several delays τ(i,m),
the number of delays being equal to the number of channels and differing from one
another, for a specified signal, by the factor cos[θm].