[0001] La présente invention est relative aux équipements d'allumage de moteurs thermiques
à combustion interne et, plus particulièrement, elle vise l'allumage des moteurs à
explosions, du type à allumage commandé équipant les véhicules automobiles. Il doit,
toutefois, être considéré que l'objet de l'invention se rapporte, principalement,
aux équipements d'allumage de moteurs thermiques et, en conséquence, l'invention peut
être mise en oeuvre pour des moteurs destinés à équiper des appareillages fixes ou
destinés à constituer une source d'énergie principale ou auxiliaire, par exemple,
pour les bateaux.
[0002] Les moteurs du type ci-dessus comportent, pour chaque cylindre, une bougie d'allumage
qui est reliée par un conducteur électrique à une source de production, du type bobine
à induction.
[0003] La liaison est établie au moyen de cosses de connexion équipant les câbles électriques,
destinées à être clipsées sur les bornes et sur lesquelles sont enfilés des capuchons
en élastomère chargés de maintenir une bonne liaison électrique, ainsi qu'une connexion
mécanique sûre tout en réduisant les pertes diélectriques.
[0004] L'évolution de la technologie d'allumage a conduit à réaliser des bobines à induction
de forme unitaire, sur le dessus desquelles s'élèvent des tourelles de protection
entourant des bornes. De telles bobines multisorties présentent certainement un intérêt
de construction et un avantage fonctionnel, dans la mesure où elles permettent de
supprimer les inconvénients des distributeurs traditionnels.
[0005] De telles bobines présentent, toutefois, un inconvénient en ce sens que les bornes
devant être affectées à l'allumage des différents cylindres sont peu facilement ou
difficilement identifiables, de sorte qu'un risque de mauvais raccordement ou permutation
est à considérer au moment du montage des conducteurs reliant lesdites bornes aux
différentes bougies d'allumage.
[0006] Dans un tel cas, des ratés d'allumage interviennent, étant donné que l'étincelle
est produite, soit en avance, soit en retard par rapport au cycle du cylindre considéré.
[0007] Si au plan fonctionnel pur, de tels ratés ou défauts d'allumage peuvent être considérés
comme insus- ceptibles de produire des dysfonctionnements parti- cul ièrement graves,
il en va tout autrement lorsque les moteurs sont équipés d'un pot d'échappement du
type catalytique. En effet, il est connu que des bouffées de gaz combustible non brûlé
sont particulièrement néfastes à de tels pots, au point, si de telles conditions se
répètent, de pouvoir provoquer leur destruction irrémédiable.
[0008] Pour tenter de supprimer ce risque de mauvais raccordement, la technique antérieure
a proposé, notamment par le brevet US-4 743 211, d'adapter les différents conducteurs
d'allumage des cylindres d'un même moteur dans un boîtier de raccordement. L'adaptation
est effectuée de façon que les capuchons et/ou cosses de connexion se trouvent organisés
selon une implantation exactement complémentaire à celle en plan des bornes de connexion
de la bobine à induction.
[0009] Il est certainement à retenir qu'un tel connecteur permet un raccordement simultané
sur les différentes bornes. Cependant, les moyens mis en oeuvre pour constituer un
tel connecteur relèvent du simple assemblage, à l'intérieur d'un boîtier creux, des
parties terminales des conducteurs équipées des capuchons et qui sont maintenues en
place par un support ajouré emboîté dans le boîtier. De tels moyens n'assurent pas
une immobilisation convenable dans le temps et ne fournissent aucune garantie de montage
correct et de bon contact, dès lors que le boîtier ou corps creux a été emboîté sur
les têtes multiples de la bobine.
[0010] La technique antérieure connaît une autre solution préconisée par la demande française
90-03 829 décrivant un connecteur constitué sous la forme d'un boîtier creux, ouvert
sur le dessus, de façon à permettre l'implantation et l'immobilisation des parties
terminales des différents conducteurs électriques dont les cosses de connexion coudées
sont engagées dans des orifices du fond du boîtier. L'immobilisation des conducteurs
est assurée par l'intermédiaire de pinces et par un remplissage ou enrobage en résine
occupant le volume utile du boîtier, sauf une réserve sensiblement centrale dans laquelle
le fond laisse subsister une fenêtre d'encliquetage d'une tige à déformation élastique
s'élevant à partir du dessus de la bobine.
[0011] Le fond du boîtier est prolongé par des manchons rigides qui sont destinés à emboîter,
lors du montage, les tourelles des bornes de la bobine, avec interposition de garnitures
d'étanchéité destinées à assumer la fonction des capuchons traditionnels.
[0012] Il peut être considéré qu'une telle proposition fournit des moyens capables d'assurer
plus précisément l'immobilisation des cosses de connexion des parties terminales des
câbles, puisque de telles cosses sont préalablement introduites et immobilisées dans
des orifices du fond du boîtier.
[0013] Toutefois, les moyens préconisés ne sont pas de nature à donner entière satisfaction,
car la garniture en élastomère équipant chaque manchon est disposée à l'intérieur
de ce dernier pour coopérer avec la périphérie de la tourelle correspondante.
[0014] Un risque de dégagement intempestif, non perceptible visuellement, est attaché à
un tel montage, de sorte que la connexion électrique établie peut être imparfaite
et ne plus fournir le caractère d'étanchéité normalement requis.
[0015] L'équipement de chaque manchon avec une garniture individuelle en élastomère qui
est aisément détachable et perdable, en raison même de sa constitution et de son mode
de simple emboîtement à l'intérieur du manchon, constitue un inconvénient majeur,
car il peut être la source de deux problèmes fonctionnels. Tout d'abord, la connexion
électrique peut être imparfaite si la garniture n'occupe plus la position qui lui
est assignée. Par ailleurs, la connexion, bien que parfaite, peut s'avérer non satisfaisante,
si le caractère d'étanchéité normalement requis n'est pas établi sûrement et durablement.
[0016] Un autre inconvénient encore devant être porté à une telle technologie réside dans
l'absence de contrôle résultant d'un montage correct ou incorrect. En effet, à supposer
que la tige de verrouillage, s'élevant à partir du dessus de la bobine, se trouve
détériorée, cassée ou rompue, aucun indice ne fournit à l'opérateur un élément d'information
le prévenant que le montage du connecteur, bien qu'effectué correctement, n'est pas
assuré dans le temps par un verrouillage positif et que, dès lors, un risque de dégagement
intempestif, par vibration ou analogue, peut intervenir.
[0017] La présente invention a pour objet de proposer des moyens nouveaux pour réaliser
un connecteur pour circuit d'allumage de moteur à combustion interne, à explosions
et et à allumage commandé, un tel connecteur étant conçu pour éliminer les inconvénients
ci-dessus et permettre une connexion simple, rapide, efficace, fiable et durable,
quelles que soient les conditions d'utilisation du moteur, avec en plus fourniture
à l'opérateur d'un témoin visuel de mise en place correcte, verrouillée ou non, du
connecteur.
[0018] Un autre objet de l'invention est de proposer des moyens tels que le connecteur puisse
être fabriqué sous une forme unitaire, par simple assemblage des pièces élémentaires
suivant un cycle éventuellement automatique exempt de toute intervention manuelle.
[0019] Pour atteindre les objectifs ci-dessus, le connecteur pour circuit d'allumage est
caractérisé en ce que :
- les manchons sont formés par le dessus du corps creux et sont aptes à recevoir et
retenir par encliquetage chacun un capuchon équipant la partie terminale d'un conducteur
et formant une jupe d'emboîtement d'une tourelle de la bobine,
- et les moyens de verrouillage comprennent :
. un puits ouvert sur le dessus,
. deux languettes élastiques,
. deux pattes complémentaires d'encliquetage des languettes s'élevant à partir de
la bobine,
. une clé de verrouillage engagée dans le puits et à même d'occuper deux positions
stables dans lesquelles elle libère la faculté de déformation élastique des languettes
et elle verrouille ces dernières dans les pattes respectivement.
[0020] Diverses autres caractéristiques ressortent de la description faite ci-dessous en
référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples non limitatifs, des
formes de réalisation de l'objet de l'invention.
[0021] La Fig. 1 est une perspective du connecteur conforme à l'invention.
[0022] La Fig. 2 est une vue de dessus selon la Fig. 1.
[0023] La Fig. 3 est une vue de dessous correspondant à la Fig. 1.
[0024] La Fig. 4 est une coupe partielle prise selon la ligne IV-IV de la Fig. 2.
[0025] La Fig. 5 est une coupe transversale, à plus grande échelle, prise selon la ligne
V-V de la Fig. 4.
[0026] La Fig. 6 est une coupe longitudinale prise, à plus grande échelle, selon la ligne
VI-VI de la Fig. 2.
[0027] Les Fig. 7 et 8 sont des vues latérales prises respectivement selon les lignes VII-VII
et VIII-VIII de la Fig. 6.
[0028] La Fig. 9 est une perspective montrant, à plus grande échelle, l'un des éléments
constitutifs illustrés aux Fig. 10 et 11.
[0029] Les Fig. 10 et 11 sont des coupes-élévations illustrant deux positions caractéristiques
de mise en place de l'élément constitutif selon la Fig. 9.
[0030] La Fig. 12 est une perspective partielle d'une variante de réalisation.
[0031] La Fig. 13 est une coupe-élévation partielle mettant en évidence un avantage de la
variante selon la Fig. 12.
[0032] La Fig. 14 est une coupe transversale illustrant un développement de l'invention.
[0033] Selon les Fig. 1 à 5, le connecteur selon l'invention comprend un corps creux 1 composé
d'un dessus 2 pourvu d'un bord périphérique 3 avec lequel il délimite un boîtier creux
4 ouvert sur le dessous. Le corps creux peut être réalisé en toute matière appropriée
et, de préférence, par moulage en une matière plastique isolante, telle qu'en PBT
chargée de fibres de verre.
[0034] Le bord 3 forme localement une sorte de râtelier 5 délimitant des encoches ou pinces
6 destinées à l'insertion des parties terminales 7a de câbles ou conducteurs électriques
7, de conception traditionnelle connue. Dans l'exemple illustré, le connecteur est
prévu pour l'allumage d'un moteur du type à quatre cylindres et comporte, à cette
fin, un râtelier 5 délimitant quatre encoches ou pinces 6 pour la réception de quatre
câbles 7. Un nombre différent peut éventuellement être retenu, par exemple pour une
application à des moteurs à cinq ou six cylindres.
[0035] Le dessus 2 du connecteur comporte, à partir de sa face inférieure et dans le même
sens que le bord 3, des manchons 8 venus de moulage qui sont disposés pour présenter
en plan, notamment comme cela apparaît à la Fig. 3, une implantation géométrique correspondant
à celle de tourelles 9 s'élevant à partir du dessus d'une bobine à induction 10. Une
telle implantation peut être généralement choisie pour posséder une fonction dite
de détrompage, de telle sorte qu'une seule orientation de montage en vis-à-vis se
trouve déterminée.
[0036] Chaque manchon 8 affecte une forme tubulaire, cylindrique, comportant, dans la paroi
périphérique 11, une ouverture 12 dont la fonction apparaît dans ce qui suit. La paroi
11 est également réalisée pour délimiter des sortes de pétales 13 séparés par rapport
à la face inférieure du dessus 2, de manière à posséder une faculté de déformation
élastique par flexion à proximité du bord extrême du manchon. Les différents pétales
13, par exemple au nombre de trois dans la paroi 11, sont pourvus, sur leur face interne
et à proximité de leurs bords séparés du dessus, de rebords 14 qui sont alignés parallèlement
au dessus 2.
[0037] Chaque manchon 8 est destiné au montage par encliquetage d'un capuchon 15 en une
matière souple, isolante et élastique équipant la partie terminale 7a s'étendant à
l'intérieur du boîtier constitué par le corps creux 1. L'immobilisation de chaque
partie terminale 7aest assurée par l'intermédiaire d'encoches ou de pinces ou encore
de griffes 16, éventuellement à caractère déformable élastiquement, venues de moulage
en saillie à partir du corps creux 1, soit directement à partir du dessus 2, soit
à partir du bord 3. Chaque capuchon 15 comporte une queue tubulaire 17 destinée à
enserrer étroitement avec étanchéité la partie terminale 7a. La queue 17 s'étend radialement
par rapport à une jupe 18 entourant à distance un embout de centrage 19 à caractère
tubulaire, au centre duquel fait saillie la branche de connexion 20 d'une cosse 21
équipant la partie terminale 7a et noyée ou disposée à l'intérieur du capuchon 15.
La jupe 18 est réalisée de manière à pouvoir être emboi- tée sur la tourelle 9 dans
laquelle l'embout 19 est à même de pénétrer. L'embout 19 maintient un élément de connexion
22 réalisé en toute manière appropriée, par exemple sous la forme d'un ressort métallique,
hélicoïdal, travaillant à la compression et destiné à coopérer avec un plot de contact
23 s'élevant à partir du fond de la tourelle 9.
[0038] Le capuchon 15 comporte, à la base de la jupe 18 et dans la partie de raccordement
de cette dernière à la queue 17, une gorge 25 quasi périphérique qui est distante
d'une surface plane de tête 26 d'une mesure h correspondant sensiblement à l'intervalle
existant entre le plan des rebords 14 et la face interne du dessus 2.
[0039] Chaque capuchon 15 équipant la partie terminale 7aest monté dans le manchon correspondant
par engagement axial avec orientation de la queue 17 dans l'ouverture 12, de manière
à faire pénétrer le capuchon pour que le plat de tête 26 soit amené en appui contre
la face interne du dessus 2, lorsque les rebords 14 sont engagés par encliquetage
dans la gorge 25 de la jupe 18. Dans cet état, la queue 17 est également immobilisée
par insertion entre des pinces élastiques 16 saillant à partir du dessus 2, de sorte
qu'une immobilisation angulaire est réalisée simultanément à un maintien axial de
chaque capuchon.
[0040] Le connecteur décrit ci-dessus constitue un ensemble unitaire pouvant être monté
en usine pour constituer, avec les câbles 7 et les équipements de raccordement complémentaires
aux bougies de cylindres, un faisceau adapté à chaque type de moteur.
[0041] Il est avantageux de conférer aux conducteurs 7 des longueurs également adaptées,
de façon qu'un raccordement obligé ne puisse intervenir qu'entre le câble correspondant
et la bougie du cylindre affecté.
[0042] Le montage de l'ensemble unitaire que constitue le connecteur permet d'assurer simultanément
l'emboîtement des jupes 18 sur les différentes tourelles 9 avec centrage automatique
par les embouts 19, de sorte qu'une connexion électrique est établie de façon positive
et assurée entre chaque plot 23 et chaque cosse 21 par l'intermédiaire de l'élément
élastique 22.
[0043] Ainsi que cela apparaît à la Fig. 5, un tel montage, établi simultanément pour chaque
jupe, réalise une immobilisation mécanique convenable de la connexion électrique,
ainsi qu'une étanchéité périphérique maintenant cette connexion à l'abri des infiltrations
d'eau.
[0044] Selon une autre disposition de l'invention, le connecteur est pourvu de moyens de
verrouillage mécanique qui sont conçus de manière à fournir une appréciation visuelle
d'une simple position emboîtée ou d'une position emboîtée et verrouillée du connecteur
sur la bobine à induction.
[0045] Les moyens de verrouillage comprennent, selon les Fig. 6 à 8, dans la partie sensiblement
centrale du dessus 2 correspondant à l'implantation des manchons 8, un puits de verrouillage
30 s'ouvrant dans le dessus 2 par une entrée 31. Le puits 30 est délimité par deux
languettes 32 déformables élastiquement, établies parallèlement l'une à l'autre et
s'étendant à partir de la face interne du dessus 2 sur une longueur supérieure à la
hauteur H du bord 3 et à la longueur des manchons 8 et des jupes 18.
[0046] Les languettes 32 comportent, en bout et sur leur face externe, des saillies d'engagement
33 destinées à coopérer avec des dégagements 34 délimités par des pattes rigides 35
s'élevant à partir du dessus de la bobine 10.
[0047] Les languettes 32 comportent, aussi, sur leurs faces internes en vis-à-vis et à proximité
de leurs extrémités libres, des rampes de verrouillage 36 aboutissant à des talons
de butée 36a. Les faces internes des languettes élastiques 32 sont également pourvues,
en vis-à-vis et à proximité du dessus 2, de deux épaulements 37 constitués chacun
par une rampe inclinée 38 prenant sensiblement naissance à partir du dessus 2 et aboutissant
à une face abrupte 39.
[0048] Le puits de verrouillage 30 est destiné à recevoir une clé de verrouillage 40 constituée,
comme cela ressort de la Fig. 9, par une épingle en U dont les dimensions en section
droite transversale correspondent à celles de l'entrée 31. L'épingle comporte une
âme 41 reliant, notamment par l'intermédiaire de pans inclinés 42, deux branches 43
déformables élastiquement. Les branches 43 comprennent chacune sur leurface extérieure
un double redan 44 délimitant en quelque sorte deux rainures ou crans 45a et 45b.
Le cran 45a est défini par deux surfaces en V 46 et 47, alors que le cran 45b est
constitué par une surface inclinée 48 aboutissant à un bord de butée 49. L'une des
branches 43 est pourvue d'un retour de tête 50 dont la fonction apparaît dans ce qui
suit.
[0049] La clé 40 est normalement engagée dans le puits de verrouillage 30 dans une position
d'attente, telle qu'illustrée par la Fig. 10. Cette position d'attente stable, dite
déverrouillée, est déterminée par l'engagement des épaulements 37 dans le cran 45a
avec butée à l'extraction de l'épingle par la coopération des faces 39 et des bords
49. Dans cette position, les pans 42 se trouvent situés à distance des rampes 36,
alors que simultanément le retour de tête 50 fait saillie extérieurement au dessus
2 pour constituer un témoin visuel.
[0050] Lors de la mise en place du connecteur, les jupes 18 sont simultanément emboîtées
sur les tourelles 9 et les parties terminales des languettes 32 sont engagées entre
les pattes rigides 35. La flexion nécessaire à cet engagement est autorisée par le
retrait de l'épingle dont les pans 42 sont éloignés des rampes 36. En fin d'emboîtement,
les saillies 33 pénètrent dans les dégagements 34 et confèrent une position d'attente
et de maintien temporaire permettant, le cas échéant, un dégagement rapide, dans le
cas d'une vérification nécessaire.
[0051] Cette position d'engagement temporaire, dite déverrouillée, est illustrée par la
Fig. 10.
[0052] Lorsqu'il convient d'immobiliser le connecteur dans une position de connexion verrouillée,
après emboîtement et montage comme dit ci-dessus, il suffit d'exercer sur le retour
de tête 50 une pression dans le sens de la flèche f
1 pour provoquer, par flexion élastique des branches 43, le passage des redans 44 par
rapport aux épaulements 37 et l'engagement de ces derniers dans les crans supérieurs
45b, comme cela est illustré par la Fig. 11. La longueur des branches 43 est choisie
de telle manière pour que dans cette position, les méplats 42 viennent agir sur les
rampes 36 pour empêcher toute flexion de retour des languettes 32 dont les saillies
de verrouillage 33 sont immobilisées à l'intérieur des dégagements 34. Dans cette
position, l'âme 41 vient en appui sur les talons de butée 36a et définit un arrêt
plaçant le retour de tête 50 dans une position stable correspondant sensiblement à
un alignement avec le dessus 2.
[0053] Dans cette position, la clé 40 est complètement engagée à l'intérieur du puits 30
et fournit à l'opérateur, par simple appréciation visuelle, une certitude de montage
correct et de connexion dûment établie entre les différentes tourelles et les capuchons
qui leur correspondent.
[0054] Dans le cas où il est nécessaire de provoquer le dégagement du connecteur, il suffit
d'engager un outil approprié sous le retour de tête 50 par l'entrée 31 pour soumettre
la clé 40 à un effort de traction permettant, par la flexion des branches 43, de faire
passer les doubles redans 44 dans la position illustrée par la Fig. 10 dans laquelle
les languettes élastiques 32 peuvent alors être soumises à une flexion autorisant
la sortie des saillies 33 par rapport aux dégagements 34. Pour faciliter cette opération,
il peut être prévu de munir le retourde tête d'un anneau de traction ou analogue solidaire
du retour de tête 50.
[0055] La Fig. 12 montre en perspective une variante qui consiste à munir la face inférieure
du dessus 2 et, par exemple selon une direction parallèle aux languettes 32, d'une
barrette 51 s'étendant entre deux manchons 8. La partie terminale de la barrette 51
est découpée par une encoche 52 destinée à emboîter un épaulement 53 de la patte 35
dans la position emboîtée verrouillée du connecteur. Selon cette variante, la seconde
patte 35 est conformée pour comporter, à partir de son épaulement 53, un prolongement
54 qui constitue une butée d'engagement pour la barrette 51, dans le cas où le connecteur
est présenté de façon inadaptée, par exemple avec un retournement de 180° dans son
plan.
[0056] La barrette 51, l'encoche 52, l'épaulement 53 et la prolongement 54 forment des moyens
de détrompage interdisant toute inversion du sens de montage et s'opposant ainsi à
un risque de permutation de raccordement entre les bornes et les conducteurs, comme
cela est illustré par la Fig. 13.
[0057] Il doit être considéré que les moyens de verrouillage décrits ci-dessus pourraient
être inversés sans sortir de la fonction assumée. Ainsi, les languettes 32 pourraient
s'élever du dessus de la bobine 10 pour coopérer avec des pattes rigides 35 formées
par le dessus 2 en bordure du puits 30 à même de recevoir la clé 40.
[0058] La Fig. 14 montre un développement de l'invention consistant à monter un profilé
55 sur le ratelier 5, de manière à fermer les encoches 6. Le profilé 55 peut, par
exemple, être verrouillé par des branches d'encliquetage 56 dans des trous débouchants
57 qui sont ménagés dans le dessus 2.
[0059] L'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et représentés, car diverses modifications
peuvent y être apportées sans sortir de son cadre.
1 - Connecteur pour circuit d'allumage de moteur à combustion interne, à explosions
et à allumage commandé, du type comprenant, pour le raccordement entre les conducteurs
(7) et les sorties d'une bobine à induction (10), un corps creux (1) dans lequel sont
maintenues les parties terminales (7a) des conducteurs qui font saillie par des cosses
à ressort (20) à l'intérieur de manchons de connexion (8) destinés à emboîter des
tourelles (9) formées par la bobine pour entourer des bornes de contact (23), ledit
corps creux comportant des moyens de verrouillage aptes à coopérer avec des moyens
complémentaires portés par la bobine, après emboîtement des manchons sur les tourelles,
caractérisé en ce que :
- les manchons (8) sont formés par le dessus (2) du corps creux (1) et sont aptes
à recevoir et retenir par encliquetage chacun un capuchon (15) équipant la partie
terminale (7a) d'un conducteur et formant une jupe (18) d'emboi- tement d'une tourelle
(9) de la bobine (10),
- et les moyens de verrouillage comprennent :
. un puits (30) ouvert sur le dessus,
. deux languettes élastiques (32)
. deux pattes complémentaires (35) d'encliquetage des languettes s'élevant à partir
de la bobine,
. une clé de verrouillage (40) engagée dans le puits et à même d'occuper deux positions
stables dans lesquelles elle libère la faculté de déformation élastique des languettes
et elle verrouille ces dernières dans les pattes respectivement.
2 - Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les languettes (32)
font saillie à partir du dessus dans la même direction que les manchons et en ce que
les pattes (35) s'élèvent à partir du dessus de la bobine.
3 - Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les languettes (32)
s'élèvent à partir du dessus de la bobine et les pattes (35) s'étendent à partir du
corps creux en bordure du puits.
4 - Connecteur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les manchons (8)
et les languettes (32) du puits font saillie à partir du dessus (2) d'une mesure supérieure
à la hauteur (H) d'un bord périphérique (3) formé par le dessus et qui délimite localement
un ratelier (5) d'encliquetage élastique des parties terminales (7a) des conducteurs.
5 - Connecteur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les manchons (8)
sont de forme générale cylindrique et comportent chacun une paroi (11) ouverte délimitant
des pétales (13) élastiques pourvus de rebords internes (14) alignés engageant une
gorge (25) ménagée sur la quasi périphérie du capuchon (15).
6 - Connecteur selon la revendication 1 ou 3, caractérisé en ce que chaque capuchon
(15) est réalisé en une matière isolante, souple et élastique et entoure la partie
terminale (7a) du conducteur par une queue radiale (17) engagée dans l'ouverture (12)
de paroi (11) du manchon et forme une jupe d'emboîtement (18) s'élevant sensiblement
à partir de la gorge et entourant un embout (19) dans lequel fait saillie une cosse
(21) associée à un ressort de contact (22) équipant l'extrémité de la partie terminale
(7a).
7 - Connecteur selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que les languettes
(32) sont parallèles entre elles et comportent :
- en bout et sur leurs faces externes, des saillies (33) aptes à coopérer avec des
dégagements en retrait (34) offerts par les pattes (35),
- et sur les faces internes en regard, d'une part, des épaulements (37) d'immobilisation
de la clé (40) dans les deux positions de cette dernière et, d'autre part, des rampes
de blocage (36) aptes à coopérer avec la clé dans la position de verrouillage de cette
dernière.
8 - Connecteur selon la revendication 1 ou 7, caractérisé en ce que la clé est constituée
par une épingle en U comportant une âme (41) apte à coopérer avec les rampes (36)
et deux branches élastiques (43) formant chacune un double redan extérieur (44) de
coopération avec l'épaulement (37) d'immobilisation correspondant.
9 - Connecteur selon la revendication 8, caractérisé en ce que la clé (40) comporte
les doubles redans (44) qui sont formés pour définir une première position stable,
dite déverrouillée, dans laquelle la clé fait saillie hors du dessus, alors que l'âme
(41) est éloignée des rampes de blocage (36) des languettes et une seconde position
stable, dite verrouillée, dans laquelle la clé affleure sensiblement le dessus, alors
que l'âme coopère avec les rampes.
10 - Connecteur selon l'une des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que les rampes
(36) sont pourvues de talons de butée (36a) délimitant positivement la position verrouillée
de la clé.
11 - Connecteurselon l'une des revendications 1, 8 ou 9, caractérisé en ce que la
clé (40) comporte une branche (43) prolongée par un retour de tête (50) apte à fermer
partiellement l'entrée (31) du puits en position verrouillée de la clé et à faire
saillie par rapport au dessus pour constituer un témoin visuel de la position déverrouillée.
12 - Connecteur selon la revendication 11, caractérisé en ce que le retour de tête
(50) est prolongé par un organe de préhension et de traction.
13 - Connecteur selon la revendication 4, caractérisé en ce que le ratelier (5) délimite
pour les conducteurs des entrées ouvertes (6) qui sont fermées, après mise en place
desdits conducteurs (7), par un profilé encliqueté (55).
14 - Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que des moyens de détrompage
sont interposés entre le dessus et la bobine.
15 - Connecteur selon la revendication 14, caractérisé en ce que les moyens de détrompage
comprennent une barrette (51) possédant une partie encochée (52) apte à emboîter l'épaulement
(53) de l'une des pattes (35) dont l'autre est pourvue d'un prolongement (54) s'opposant
à l'engagement de la barrette.