[0001] L'invention concerne les circuits-intégrés, et plus précisément les dispositifs de
protection d'un circuit contre les surtensions d'origine électrostatique pouvant apparaître
sur les plots de connexion extérieure du circuit.
[0002] Les surtensions peuvent provenir notamment de la manipulation des puces de circuit
intégré soit au cours de la fabrication soit au cours de l'utilisation, et elles peuvent
atteindre plusieurs dizaines de kilovolts. Elles sont donc susceptibles de détruire
le circuit intégré.
[0003] C'est pourquoi des dispositifs de protection sont prévus dans la puce, en général
à proximité immédiate de chaque plot de connexion, interposés entre ce plot et les
éléments de circuit qui pourraient être endommagés par la surtension.
[0004] Les dispositifs de protection habituels utilisent principalement des résistances
et des diodes ou des transistors, pour d'une part limiter le courant susceptible de
circuler dans la puce en cas de décharge, et d'autre part écrêter les tensions susceptibles
d'être transmises aux éléments de circuit à protéger.
[0005] Un dispositif de protection classique utilise par exemple un transistor bipolaire
latéral interposé entre un plot de connexion et la masse. Dans le cas habituel d'un
substrat semiconducteur de type P⁻, le collecteur du transistor est une diffusion
superficielle de type N+ raccordée au plot; l'émetteur est une autre région superficielle
de type N+ diffusée dans le substrat et raccordée à la masse; la base est constituée
par le substrat entre les deux diffusions N+; le substrat est en principe aussi à
la masse.
[0006] En cas de surtension positive importante apparaissant sur le plot (surtension mesurée
par rapport à la masse), le transistor bipolaire latéral passe en avalanche (avalanche
de la jonction collecteur-base). Le seuil de déclenchement de l'avalanche est d'environ
20 volts dans les technologies usuelles. Aussitôt l'avalanche déclenchée, le transistor
devient fortement conducteur et dissipe l'énergie de la décharge électrostatique apparue
sur le plot. Mais sa résistance interne dans l'état conducteur n'est pas nulle. En
pratique une chute de tension d'au moins 10 volts environ subsiste entre le collecteur
et l'émetteur, c'est-à-dire entre le plot et la masse.
[0007] Il y a alors production de chaleur importante du fait du courant élevé qui peut passer
alors que la tension résiduelle est également forte. Il y a risque de destruction
thermique de la puce.
[0008] On pourrait envisager d'utiliser un thyristor plutôt qu'un transistor pour accomplir
la même fonction, car un thyristor présente la particularité d'avoir une très faible
chute de tension résiduelle entre ses bornes une fois que sa conduction est déclenchée.
[0009] L'inconvénient d'une telle structure est le risque de déclenchement intempestif du
thyristor et donc sa mise en court-circuit dans des cas où ce ne serait pas strictement
nécessaire compte-tenu de l'énergie limitée dissiper. Pour ces cas, une protection
par transistor latéral suffirait et l'énergie dissipée même sous 10 volts ne détruirait
pas le composant. Mais avec un thyristor on aboutit à un autre risque : si on suppose
par exemple que le plot à protéger est un plot d'alimentation à 5 volts, ce plot se
retrouve en court-circuit avec la masse dès que le thyristor se déclenche, détruisant
la connexion d'amenée de courant sur ce plot.
[0010] Compte-tenu de ces problèmes, la présente invention propose un circuit intégré comportant
au moins un plot de connexion protégé contre les surtensions susceptibles d'apparaître
sur ce plot (notamment en raison de décharges électrostatiques), ce dispositif de
protection ayant les particularités suivantes : il comprend une structure intégrée
de thyristor connectée entre le plot de connexion et une masse électrique du circuit,
ce thyristor comprenant quatre régions semiconductrices alternées successives PNPN
parmi lesquelles une région extrême de l'alternance, et une région intermédiaire dite
région de gâchette adjacente à la région extrême, ces deux régions étant reliées au
plot, avec une résistance de faible valeur interposée entre la région de gâchette
et le plot.
[0011] Cette résistance de faible valeur (ordre de grandeur : quelques ohms) a pour rôle
d'augmenter la valeur du courant de déclenchement du thyristor par rapport à ce que
serait ce courant de déclenchement si la région de gâchette était flottante.
[0012] On s'est aperçu en effet selon l'invention que les inconvénients liés à l'utilisation
d'un thyristor résultaient surtout de ce que le thyristor avait tendance à se déclencher
trop facilement; il se déclenche même lorsque la décharge électrostatique dont il
faut se protéger conduit à des courants relativement modérés.
[0013] L'idée de l'invention est de relever le courant de déclenchement d'une quantité importante.
Ainsi on peut faire en sorte par exemple que le courant de déclenchement ait une valeur
se rapprochant du courant limite qui serait acceptable d'un point de vue thermique
avec une chute de tension d'une dizaine de volts. Le thyristor ne se déclenchera qu'au
delà de ce courant.
[0014] De préférence la valeur de la résistance est telle que le courant de déclenchement
du thyristor soit d'au moins 100 milliampères et si possible d'environ 200 à 500 milliampères,
voire même 1 ampère. Ceci conduit à une résistance d'environ 1 ohm (pour 600 milliampères)
à 6 ohms (pour 100 milliampères).
[0015] La résistance est de préférence réalisée dans une couche métallique ou une couche
de silicium polycristallin déposée sur le circuit intégré et gravée selon une forme
et des dimensions correspondant à la valeur de résistance à réaliser.
[0016] Le thyristor peut être constitué de la manière suivante: première région de type
N+ diffusée superficiellement dans un substrat de type P⁻ et en contact avec un conducteur
de masse du circuit; deuxième région constituée par une zone de substrat P⁻ située
entre la première région et un caisson N⁻ diffusé dans le substrat; troisième région
(région de gâchette) constituée par le caisson de type N⁻; quatrième région de type
P+ diffusée superficiellement dans le caisson de type N⁻ et en contact direct avec
le plot de connexion.
[0017] La résistance de faible valeur est connectée entre le plot et le caisson N⁻.
[0018] De préférence, une cinquième région diffusée de type N+ est formée au dessus de la
jonction entre le caisson N⁻ et le substrat, cette région servant de contact ohmique
pour la liaison entre le caisson N⁻ et la résistance. Cette cinquième région s'étend
de préférence également en dehors du caisson, à la surface du substrat P⁻; à son extrémité
située hors du caisson, elle est reliée à une entrée proprement dite du circuit intégré.
Dans le caisson, cette cinquième région sert de contact avec la région de gâchette
et c'est elle qui est reliée à la résistance de faible valeur.
[0019] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de
la description détaillée qui suit et qui est faite en référence aux dessins annexés
dans lesquels :
- la figure 1 représente un schéma équivalent de circuit de protection selon l'invention;
- la figure 2 représente, en coupe latérale selon la ligne II-II de la figure 3, la
structure de protection selon un premier mode de réalisation préféré de l'invention;
- la figure 3 représente, en vue de dessus, la structure de protection selon le premier
mode de réalisation, dans laquelle on a représenté les différentes zones diffusées
mais pas les métallisations;
- la figure 4 représente en vue de dessus les métallisations recouvrant la structure
de protection;
- la figure 5 représente une courbe courant-tension schématisant le comportement de
la structure de protection;
- la figure 6 représente, en coupe latérale, un deuxième mode de réalisation de l'invention;
- la figure 7 représente une vue de dessus du deuxième mode de réalisation.
[0020] Sur la figure 1, la référence PL désigne un plot de connexion extérieure d'une puce
de circuit intégré. Ce plot doit être protégé contre des surtensions d'origine électrostatique.
Ce plot sert de borne d'accès pour transmettre un courant ou une tension entre l'extérieur
de la puce et les circuits internes (non représentés) de la puce; sur la figure 1,
le noeud E représente un point de circuiterie interne ainsi relié au plot d'accès
PL. Les éléments de circuit intermédiaires entre le plot PL et le noeud E font partie
du circuit de protection selon l'invention.
[0021] L'élément essentiel de ce circuit de protection est un thyristor placé entre le plot
et une masse électrique Vss du circuit intégré. Le thyristor est une succession de
quatre régions semiconductrices de types de conductivité alternés PNPN, classiquement
représenté par un transistor PNP T1 imbriqué avec un transistor NPN T2, la base de
chaque transistor étant reliée au collecteur de l'autre.
[0022] L'émetteur du transistor NPN constitue une première borne extrême du thyristor et
est reliée à la masse Vss. L'émetteur du transistor PNP constitue une deuxième borne
extrême du thyristor et est reliée au plot PL. La base du transistor PNP, c'est-à-dire
aussi le collecteur du transistor NPN, constitue la région de gâchette du thyristor.
[0023] La région de gâchette est ici reliée au plot PL, non pas directement mais à travers
une résistance R1 de faible valeur. Elle est aussi reliée à l'entrée E du circuit
intégré par une résistance R2. Cette résistance R2 est en pratique, comme on le verra,
réalisée sous forme d'une bande diffusée N+ dans un substrat P, ce qui constitue en
même temps une jonction NP allongée s'étendant sur toute la longueur de la résistance;
c'est pourquoi on a représenté sur la figure 1 une diode D1 entre la résistance R2
et la masse, cette diode étant répartie sur toute la résistance.
[0024] La réalisation pratique de cette structure de protection peut se faire comme représenté
à la figure 2 et à la figure 3. La figure 3 est une vue de dessus des régions diffusées,
sans les métallisations; la figure 2 est une coupe transversale selon la ligne II-II
de la figure 3. La figure 2 est à une échelle agrandie par rapport à la figure 3.
[0025] Le substrat de la puce de circuit intégré est de préférence une couche épitaxiale
10 de silicium de type P⁻. Ceci n'est cependant pas nécessaire. En effet la plupart
des circuits CMOS n'ont pas de couche épitaxiale, entre autres pour des raisons de
coût. Dans ce substrat est diffusé un caisson profond N⁻ 12. Des diffusions superficielles
d'impuretés de type P+ et N+, moins profondes et plus dopées que le substrat et le
caisson, sont formées à la surface de la puce, à la fois dans le caisson et dans le
substrat et même éventuellement à cheval sur la frontière entre le caisson et le substrat.
Ces diffusions superficielles sont séparées les unes des autres par des régions isolantes
14, formées en principe par oxydation thermique profonde du silicium.
[0026] Le thyristor comporte les régions successives suivantes : une première région 16
constituée par une zone superficielle dopée de type N+ dans le substrat P⁻, cette
zone étant éloignée du caisson 12. Cette première région est en contact direct avec
un conducteur 18 qui est une métallisation (aluminium en général) reliée à la masse
Vss.
[0027] Une deuxième région du thyristor est une zone superficielle du substrat P⁻ (c'est-à-dire
non autrement dopée), située entre la région N+ 16 et le caisson 12.
[0028] La troisième région du thyristor est le caisson N⁻ 12. C'est la région de gâchette.
[0029] La quatrième région est une zone superficielle 22 de type P+ diffusée dans le caisson
12. Elle est en contact direct avec un conducteur 24 qui est une métallisation (aluminium)
reliée directement au plot PL non visible sur la figure 2.
[0030] La résistance R2 de la figure 1 est de préférence constituée par une bande superficielle
26 dopée de type N+ comportant à la fois une partie dans le caisson 12 et une partie
dans le substrat 10 en dehors du caisson. Sur la figure 2, on a représenté cette bande
à un endroit où elle chevauche la bordure du caisson.
[0031] On utilise la partie de bande 26 qui est dans le caisson comme contact ohmique d'accès
au caisson. Cette partie constitue une première extrémité de la résistance R1 de la
figure 1; c'est l'extrémité qui est reliée à la gâchette, c'est-à-dire à la base du
transistor PNP T1. L'autre extrémité de la résistance R1 est le conducteur 24 relié
au plot PL. Entre les deux, sur la figure 2, la résistance R1 n'a été représentée
que sous forme symbolique.
[0032] La résistance R1 peut être réalisée de préférence par une métallisation gravée, faisant
partie du même niveau de métallisation que le plot PL, le conducteur 24 et le conducteur
18. L'extrémité 28 de cette métallisation en contact avec la région N+ 26 est visible
sur la figure 2. De cette façon on aboutit à une valeur faible de cette résistance
alors que sa réalisation sous une forme diffusée, du fait des résistances présentes
(en série) à l'endroit des connexions de la bande diffusée au circuit, ne peut conduire
qu'à des résistances trop fortes.
[0033] La résistance R1 peut aussi être réalisée par un niveau de métallisation différent
du niveau du plot PL ou des autres conducteurs. Elle peut également être réalisée
par une couche gravée de silicium polycristallin en contact d'un côté avec le conducteur
24 et de l'autre avec la région 26.
[0034] Pour terminer la description de la figure 2, il faut encore mentionner que le conducteur
de masse à Vss (métallisation 18) est de préférence en contact direct avec le substrat
par l'intermédiaire d'une zone dopée 30 de type P+ diffusée superficiellement dans
le substrat. La région N+ 16 est située entre le caisson et la zone P+ 30.
[0035] Sur la figure 3 on a désigné par la référence 120 le contour du caisson N⁻; 160 le
contour de la région N+ 16; 220 le contour de la région P+ 22; 260 le contour de la
région N+ 26 à la fois au dehors et en dedans du caisson 12; 300 le contour de la
région P+ 30.
[0036] Les emplacements des contacts entre une métallisation et une région diffusée sont
représentés par des rectangles en traits tiretés; ce sont les contacts : 181 entre
la métallisation de masse 18 et la région N+ 16; 182 entre la métallisation 18 et
la région P+ 30; 240 entre la métallisation 24 et la région P+ 22; 280 entre la métallisation
28 et la région N+ 26; 320 entre un conducteur d'entrée E du circuit intégré et l'extrémité
de résistance R2 (région 260) la plus éloignée du caisson 12.
[0037] Sur la figure 4 on a redessiné les mêmes éléments qu'à la figure 3 avec en outre,
en traits épais, les contours des différentes métallisations, dans un mode de réalisation
préféré où la résistance R1 est une formée par une métallisation de même niveau que
les autres métallisations du schéma.
[0038] Les différents conducteurs visibles sur la figure 4 sont : le conducteur de masse
18 en contact sur les emplacements 181 et 182 avec les régions 16 et 30 respectivement;
le conducteur d'entrée E du circuit intégré, en contact avec la région 26 sur l'emplacement
320; le plot d'accès PL dont une région centrale peut recevoir un fil soudé non représenté;
le conducteur 24 qui prolonge le plot PL et qui vient en contact avec avec la région
P+ 22 sur l'emplacement 240; le conducteur 28 en contact sur l'emplacement 280 avec
l'extrémité de région 26 située au dessus du caisson 12; et enfin le conducteur (de
préférence étroit et allongé) constituant la résistance R1, dont une extrémité est
raccordée au plot PL et l'autre au conducteur 28.
[0039] Le fonctionnement de cette structure peut se schématiser à partir de la courbe courant-tension
représentée à la figure 5. Cette courbe présente le courant absorbé dans le plot en
fonction de la tension entre le plot et la masse.
[0040] Lorsque la tension s'élève au dessus d'une vingtaine de volts environ, la jonction
collecteur-base du transistor NPN T2 (fig 1) passe en avalanche, le transistor NPN
se met à conduire un courant, et la tension entre collecteur et émetteur tombe à environ
une dizaine de volts; le courant croît; si la capacité de débit de courant de la source
de décharge électrostatique est limitée, la situation reste celle-ci jusqu'à la fin
de la décharge; seul le transistor NPN participe à l'évacuation de la décharge. Mais
si la capacité de fourniture de courant de la source de décharge est plus élevée et
atteint une valeur telle que la chute de tension dans la résistance R1 dépasse 0,6
volts environ, le transistor PNP commence à conduire et la conduction du thyristor
est déclenchée. Le thyristor passe alors en régime de quasi-court-circuit avec une
tension résiduelle ne dépassant guère 0,7 volts à ses bornes.
[0041] On comprend donc que le déclenchement du thyristor ne se produit que si le courant
de la source de décharge atteint une valeur de plusieurs centaines de milliampères
dès lors qu'une résistance de quelques ohms est présente entre le plot et la gâchette.
Sinon, la protection ne se fait que par le transistor NPN et la tension résiduelle
aux bornes reste d'une dizaine de volts, évitant ainsi de court-circuiter par exemple
une source de tension appliquée au plot.
[0042] La valeur qu'il faut donner à la résistance R1 se déduit de ce qui précède, en fonction
du courant qu'on tolère dans le transistor NPN lorsqu'il a une dizaine de volts à
ses bornes. Si le courant maximal accepté est I en ampères, la résistance R1 doit
avoir une valeur sensiblement de 0,6/I ohms.
[0043] Des valeurs acceptables pour I seront en général comprises entre 100 milliampères
et un ampère, conduisant à des résistances de 6 ohms à 0,6 ohms environ. Il s'agit
donc bien de résistances de faibles valeurs.
[0044] On peut prévoir des modifications à la structure ainsi décrite, comme par exemple
l'adjonction d'une diode directement entre le plot PL et le conducteur de masse, pour
éviter l'endommagement de la résistance R1 en cas de décharges négatives avec fort
courant.
[0045] En effet, en cas de décharge négative sur le plot, le courant tend à passer à travers
le conducteur de masse 18, le substrat P⁻, le caisson N⁻, la région N+ 26, le conducteur
28, la résistance R1 et le plot PL. Si ce courant est trop important, la résistance
R1 est endommagée. On prévoit donc une liaison directe entre le plot PL et le caisson
12, avec contact ohmique de type N+, qui court-circuite la résistance R1 dans ce cas.
[0046] Pour réaliser cette liaison directe, on forme une région diffusée supplémentaire
34 N+ dans le caisson 12. Elle est placée à une distance suffisante de la région P+
22 pour ne pas gêner le fonctionnement du thyristor en cas de décharge positive. Elle
est située sous le conducteur 24 ou sous le plot PL et est en contact avec l'un ou
l'autre.
[0047] Les figures 6 et 7 représentent respectivement en coupe et en vue de dessus la structure
correspondant à cette modification. Le contour de la diffusion supplémentaire 34 est
désigné par 340 et l'emplacement de contact avec le conducteur 24 est désigné par
241.
[0048] L'ensemble de la structure selon l'invention a été décrit à propos d'un circuit intégré
sur substrat P⁻ avec caisson N⁻. Il va de soi qu'une structure équivalente peut être
formée en inversant tous les types de conductivité. Seule la structure sur substrat
P⁻ a été décrite pour ne pas alourdir inutilement la description et les revendications.
1. Circuit intégré comportant au moins un plot de connexion extérieure (PL) et un dispositif
de protection contre les surtensions susceptibles d'apparaître sur ce plot notamment
en raison de décharges électrostatiques, ce dispositif de protection comportant une
structure intégrée de thyristor connectée entre le plot et une masse électrique (18)
du circuit, ce thyristor comprenant quatre régions semiconductrices alternées successives
PNPN (22, 12, 20, 16) parmi lesquelles une région extrême de l'alternance (22) et
une région intermédiaire (12) dite région de gâchette adjacente à la région extrême
sont reliées au plot avec une résistance (R1) interposée entre la région de gâchette
et le plot, caractérisé en ce que la résistance est de faible valeur, en métal ou
en silicium polycristallin.
2. Circuit intégré selon la revendication 1, caractérisé en ce que la résistance a une
valeur telle que le courant de déclenchement de la conduction du thyristor soit d'environ
100 milliampères à 1 ampère.
3. Circuit intégré selon la revendication 2, caractérisé en ce que la résistance a une
valeur d'environ 0,6 à 6 ohms.
4. Circuit intégré comportant un substrat semiconducteur de type P⁻ (10) et au moins
un plot de connexion (PL), et un dispositif de protection de ce plot contre les surtensions
susceptibles d'apparaître sur ce plot, caractérisé en ce que le dispositif de protection
comprend :
- une région superficielle (16) dopée de type N+, formée dans le substrat et en contact
avec un conducteur de masse (18) du circuit, cette région constituant une première
région d'une succession de quatre régions de types de conductivité alternés formant
un thyristor,
- un caisson de type N⁻ (12) diffusé dans le substrat et séparé de la première région
par une zone de substrat de type P⁻, cette zone constituant une deuxième région du
thyristor et le caisson constituant une troisième région dite région de gâchette,
- une région (22) de type P+ formée superficiellement dans le caisson, cette région
constituant la quatrième région du thyristor, en contact électrique direct avec le
plot de connexion,
- et une résistance de faible valeur en métal ou en silicium polycristallin reliant
le plot et la région de gâchette.
5. Circuit selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comporte une cinquième région
de type N+ (26) diffusée superficiellement au dessus du caisson, cette région formant
un contact ohmique pour une liaison électrique entre une extrémité de la résistance
et le caisson N⁻, l'autre extrémité de la résistance étant reliée directement au plot.
6. Circuit selon la revendication 5, caractérisé en ce que la cinquième région (26) s'étend
à la fois au dessus du caisson et dans le substrat hors du caisson, et en ce qu'elle
est reliée, à une extrémité située hors du caisson, à un conducteur (E) d'entrée du
circuit intégré.
7. Circuit selon la revendication 6, caractérisé en ce que la résistance (R1) est constituée
par une couche de métal ou de silicium polycristallin en contact à une extrémité avec
le plot et à une autre extrémité avec une partie de la cinquième région située au
dessus du caisson N⁻.
8. Circuit selon l'une des revendications 4 à 7, caractérisé en ce qu'une sixième région
(34) de type N+ est formée superficiellement dans le caisson, écartée de la quatrième
région de type P+, cette région étant en contact électrique direct avec le plot.
9. Circuit selon l'une des revendications 4 à 8, caractérisé en ce qu'il comprend une
région (30) de type P+ formée superficiellement dans le substrat et reliée directement
au conducteur de masse (18).
10. Circuit selon l'une des revendications 4 à 9, caractérisé en ce que les diverses régions
superficielles dopées de type P+ et N+ sont séparées les unes des autres par des zones
d'oxyde épais.