[0001] La présente invention concerne un dispositif permettant de gérer le chauffage dans
un sèche-linge.
[0002] De façon générale, un sèche-linge comprend un tambour dans lequel est placé le linge,
un élément chauffant destiné à élever la température de l'air environnant le linge
et une turbine à pales destinée à ventiler l'air chauffé en direction du linge.
[0003] Afin de brasser le linge, le tambour est animé d'un mouvement de rotation. De façon
à éviter que le linge ne se noue, le sens de rotation du tambour est régulièrement
inversé durant le cycle de chauffage.
[0004] Selon un mode de réalisation très répandu, un seul moteur entraîne à la fois le tambour
et la turbine. D'autre part, les pales de la turbine sont choisies courbes afin d'améliorer
le débit d'air, ce qui a pour conséquence avantageuse de réduire le temps de séchage.
[0005] Cependant, du fait que les pales présentent une courbure, le débit d'air ne se trouve
amélioré que dans un seul sens de rotation de la turbine. Dans la suite de la demande
ce sens de rotation sera nommé "sens direct".
[0006] Lorsque la rotation de la turbine est en sens inverse du sens direct, le débit d'air
est fortement réduit. L'air n'est pas assez brassé. La température atteinte dans le
tambour et dans l'environnement de l'élément chauffant peut alors dépasser la température
maximale que peut supporter le linge et les pièces constituant cet environnement.
Dans la suite de la demande ce sens de rotation sera nommé "sens inverse".
[0007] Même une réduction de la durée de brassage en sens inverse n'est pas suffisante pour
diminuer l'échauffement excessif du linge. Ainsi, le chauffage doit-il être coupé
pendant la rotation du tambour en sens inverse. La coupure du chauffage est mise en
oeuvre soit à l'aide de contacts d'un programmateur, soit à l'aide de contacts d'un
relais contrôlés par une carte de commande. Dans les dispositifs selon l'art antérieur
il est donc nécessaire de prévoir des circuits électriques spécifiques permettant
de couper l'alimentation de l'élément chauffant pendant le cycle de chauffage.
[0008] L'invention ne présente pas cet inconvénient.
[0009] La présente invention a pour objet un sèche linge comprenant un tambour dans lequel
est placé le linge, ledit tambour étant entraîné en rotation à l'aide d'un moteur
d'entraînement, un élément chauffant destiné à élever la température de l'air environnant
le linge, une turbine à pales destinée à ventiler l'air chauffé en direction du linge,
ladite turbine étant entraînée par un moteur d'entraînement, et des moyens de gestion
du chauffage destinés d'une part à autoriser le chauffage quand la turbine tourne
dans un premier sens et d'autre part à interrompre ledit chauffage quand la turbine
tourne dans un deuxième sens, caractérisé en ce que les moyens de gestion du chauffage
sont constitués de moyens mécaniques et d'un micro-contact placé en série avec l'élément
chauffant, lesdits moyens mécaniques permettant de commander l'ouverture et la fermeture
dudit micro-contact.
[0010] Un avantage de l'invention est donc de simplifier les circuits électriques permettant
de gérer le chauffage dans un sèche-linge.
[0011] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture d'un
mode de réalisation préférentiel fait avec référence aux figures ci-annexées dans
lesquelles :
- la figure 1 représente le schéma de principe d'un sèche-linge selon l'art antérieur
;
- la figure 2A représente le schéma de principe d'un sèche-linge selon l'invention lorsque
la rotation du tambour s'effectue dans le sens direct ;
- la figure 2B représente le schéma de principe d'un sèche-linge selon l'invention lorsque
la rotation du tambour s'effectue dans le sens inverse du sens direct ;
- la figure 3 représente le schéma de principe d'un sèche-linge selon l'invention dans
le cas où la courroie d'entraînement du tambour est rompue.
[0012] Sur toutes les figures, les mêmes repères désignent les mêmes éléments.
[0013] La figure 1 représente le schéma de principe d'un sèche-linge selon l'art antérieur.
Un moteur 1 entraîne, par l'intermédiaire d'une courroie 2, un tambour 3. La tension
de la courroie est ajustée à la fois à l'aide du galet 4, solidaire du moteur 1, et
à l'aide du ressort 5, lui aussi solidaire du moteur 1 par l'intermédiaire de l'ergot
6. Lorsque le cycle de chauffage est programmé, l'interrupteur de chauffage 8 se ferme
sous l'action de la commande C1. La gestion de l'alimentation de l'élément chauffant
est alors effectuée à l'aide de la commande C2 qui agit sur l'interrupteur d'inversion
9.
[0014] Lors de la rotation du tambour dans le sens direct, l'interrupteur d'inversion 9
est fermé et l'élément de chauffage 7 est alimenté. Lors de la rotation du tambour
dans le sens inverse, l'interrupteur d'inversion 9 est ouvert et l'élément de chauffage
7 n'est plus alimenté. Les commandes C1 et C2 sont issues d'un dispositif de minuterie
non représenté sur la figure.
[0015] La figure 2A représente le schéma de principe d'un sèche-linge selon le mode de réalisation
préférentiel de l'invention, lorsque la rotation du tambour s'effectue dans le sens
direct.
[0016] Le moteur 1 est monté coulissant sur ses bagues de fixation 10. Lorsque le moteur
entraîne la turbine dans le sens direct le stator du moteur tourne sur lui-même dans
le sens inverse de rotation du rotor (flèche A sur la figure) jusqu'à ce qu'un premier
ergot 11, solidaire du stator, vienne en butée dans la lumière 15 de la pièce mécanique
16. Un deuxième ergot 12, lui aussi solidaire du stator, est alors en appui sur un
troisième ergot 13 appartenant au micro-contact 14 de façon à fermer ledit micro-contact.
L'interrupteur 8 étant fermé, le chauffage est autorisé.
[0017] La figure 2B représente le schéma de principe d'un sèche-linge selon le mode de réalisation
préférentiel de l'invention, lorsque la rotation du tambour s'effectue dans le sens
inverse.
[0018] Le stator du moteur 1, monté coulissant sur ses bagues de fixation 10, tourne sur
lui-même dans le sens inverse du sens de rotation du rotor au moment de l'inversion.
Le premier ergot 11 vient alors se positionner en butée dans la lumière 15 de la pièce
mécanique 16, mais cette fois à l'autre extrémité de ladite lumière. Le deuxième ergot
12 est alors dégagé de la position qui lui permettait de faire pression sur le troisième
ergot 13. Le micro-contact 14 s'ouvre et le chauffage n'est plus autorisé. Les dimensions
de la lumière 15 sont ajustées de façon à assurer le bon fonctionnement du micro-contact
14.
[0019] Selon le mode de réalisation préférentiel de l'invention, la courroie est du type
"élastique" et ne nécessite pas, en, conséquence, de système de tension. C'est la
courroie qui, selon ce mode de réalisation, positionne l'ergot 11 en butée dans la
himière de façon que le principe de gestion du chauffage puisse être réalisé tel que
décrit en figures 2A et 2B.
[0020] Selon d'autres modes de réalisation, la courroie peut aussi être tendue à l'aide
de systèmes spécifiques de tension de courroie. Ces systèmes sont connus de l'homme
de l'art et il n'est donc pas nécessaire de les rappeler ici.
[0021] Un avantage de l'invention réside en ce que le micro-contact 14 détecte le sens de
rotatlon de la turbine directement via le moteur.
[0022] Il n'est donc pas nécessaire d'utiliser d'interrupteurs d'inversion du type de celui
de l'art antérieur et le dispositif de minuterie se trouve simplifié puisque les circuits
spécifiques permettant de générer la commande C2 ne sont plus nécessaires.
[0023] La figure 3 représente le schéma de principe d'un sèche-linge selon l'invention dans
le cas où la courroie d'entraînement du tambour est rompue.
[0024] Parmi les pannes auxquelles les sèches-linges donnent lieu, l'une est la rupture
de la courroie.
[0025] Lorsque la courroie se rompt le tambour n'est plus entraîné. Il est alors nécessaire
de détecter l'élévation de température des flasques du tambour. Selon l'art antérieur,
un thermostat permet de maintenir la température du tambour constante lorsque celle-ci
atteint une valeur donnée.
[0026] Selon l'invention, le moteur 1 vient en butée dans la lumière 17 de la pièce mécanique
16 quand la courroie est cassée. Ainsi, quel que soit le sens de rotation initial
du moteur, le deuxième ergot 12 ne peut plus faire contact avec le troisième ergot
13 et le chauffage n'est plus autorisé. C'est sous l'action de son propre poids que
le moteur 1 se place dans cette position. Un ressort 18 peut éventuellement contribuer
à positionner le moteur comme décrit ci-dessus. Ce ressort est représenté sur la figure
3 mais sa présence n'est pas indispensable.
[0027] Selon l'invention, la lumière 17 de la pièce mécanique 16 doit présenter un dégagement
permettant au moteur de s'affaisser sous l'action de son propre poids avec ou sans
la contribution du ressort 18.
[0028] Un autre avantage de l'invention est donc de ne plus nécessiter de thermostat afin
d'éviter l'échauffement du tambour lors de la cassure de la courroie.
[0029] De façon plus générale, le ressort 18 peut aussi être utilisé de façon que le micro-contact
14 n'autorise plus le chauffage lorsque le moteur est à l'arrêt, par exemple suite
à une panne du circuit électrique de commande du moteur. Le ressort 18 permet en effet
de tirer le stator monté coulissant, de façon que les deux ergots 12 et 13 ne soient
plus en contact.
[0030] Selon le mode de réalisation préférentiel décrit précédemment, le même moteur entraîne
le tambour et la turbine. Il est évident que l'invention peut aussi s'appliquer à
des sèches-linges dont le moteur qui entraîne le tambour est différent du moteur qui
entraîne la turbine.
[0031] De même, selon ce même mode de réalisation préférentiel, les pales de la turbine
sont courbes afin d'améliorer le débit d'air dans le sens de rotation direct. Il est
évident que l'invention peut aussi s'appliquer à des turbines à pales plates.
1. Sèche-linge comprenant un tambour (3) dans lequel est placé le linge, ledit tambour
étant entraîné en rotation à l'aide d'un moteur d'entraînement, un élément chauffant
(7) destiné à élever la température de l'air environnant le linge, une turbine à pales
destinée à ventiler l'air chauffé en direction du linge, ladite turbine étant entraînée
par un moteur d'entraînement, et des moyens de gestion du chauffage destinés d'une
part à autoriser le chauffage quand la turbine tourne dans un premier sens (A) et
d'autre part à interrompre ledit chauffage quand la turbine tourne dans un deuxième
sens (B), caractérisé en ce que les moyens de gestion du chauffage sont constitués
de moyens mécaniques (11, 12, 16) et d'un micro- contact (14) placé en série avec
l'élément chauffant (7), lesdits moyens mécaniques permettant de commander l'ouverture
et la fermeture dudit micro-contact.
2. Sèche-linge selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens mécaniques
(11, 12, 16) sont constitués d'une pièce mécanique (16) dans laquelle est réalisée
une lumière (15), d'un premier ergot (11) et d'un deuxième ergot (12), tous deux solidaires
du stator du moteur entraînant la turbine, ledit premier ergot (11) étant positionné
à l'une des deux extrémités de la lumière (15) quand la turbine tourne dans le premier
sens (A) et à l'autre extrémité de la lumière quand la turbine tourne dans le deuxième
sens, et ledit deuxième ergot (12) venant s'appuyer sur un troisième ergot (13) appartenant
au micro-contact (14) de façon à fermer ce dernier quand la turbine tourne dans le
premier sens (A) et n'étant plus en contact avec ledit troisième ergot (13) de façon
à ouvrir le micro-contact quand la turbine tourne dans le deuxième sens (B).
3. Sèche-linge selon la revendicatlon 1 ou 2, caractérisé en ce que le moteur (1) d'entraînement
du tambour est celui qui entraîne la turbine.
4. Sèche-linge selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il
contient une courroie élastique (2) permettant d'entraîner le tambour (3).
5. Sèche-linge selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il
contient une courroie (2) permettant d'entraîner le tambour (3) et un système de tension
de ladite courroie.
6. Sèche-linge selon l'une quelconque des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que
la pièce mécanique (16) comprend une deuxième lumière (17) permettant aux bagues (10)
de fixation du moteur de venir en butée sur une extrémité de ladite deuxième lumière,
lorsque le moteur (1) s'affaisse sous l'action de son propre poids suite à la rupture
de la courroie (2), de façon à ouvrir le micro-contact (14).
7. Sèche-linge selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en
ce que les pales de la turbine sont courbes.
8. Sèche-linge selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que
les pales de la turbine sont plates.