[0001] L'invention concerne une antenne de type micro-ruban à faible épaisseur mais à large
bande passante.
[0002] On rappellera ici que, dans le domaine radio fréquence, une onde électromagnétique,
notamment caractérisée par sa longueur d'onde λ (rapport de la vitesse de la lumière
à la fréquence du signal transmis), porteuse d'énergie et généralement support d'information,
peut se propager dans différents milieux dont les principaux sont :
- milieu à propagation guidée (câbles, lignes, guides d'onde...),
- milieu à propagation libre (espace homogène ou non, isotrope ou non ...).
[0003] Une antenne peut être considérée comme un interface entre ces deux types de milieux,
permettant le transfert, total ou partiel, de l'énergie électromagnétique de l'un
vers l'autre. L'antenne à l'émission fait passer cette énergie d'un milieu de propagation
guidée vers un milieu à propagation libre et l'antenne à la réception inverse le sens
du transfert énergétique entre les milieux. Dans la suite, nous nous référerons en
général implicitement à une antenne travaillant à l'émission. Toutefois, le principe
d'équivalence garantit la réciprocité de toutes les propriétés énoncées avec une antenne
à la réception.
[0004] On appelle circuit(s) ou dispositif d'alimentation de l'antenne, l'ensemble des éléments
constitutifs de tout ou partie du milieu à propagation guidée, dirigeant ou collectant
l'énergie électromagnétique à transférer et comprenant des éléments passifs ou actifs,
réciproques ou non.
[0005] On associe souvent à une antenne élémentaire, un ou plusieurs points géométriques,
appelés centre de phase, d'où semble provenir l'onde électromagnétique, pour une direction
donnée, dans le cas d'une antenne considérée comme travaillant à l'émission.
[0006] La résonance de l'antenne se manifeste à la (ou aux) fréquence(s) pour lesquelles
le transfert de l'énergie transmise de la ligne d'alimentation à l'espace via l'antenne
est optimal, ce qui se traduit mathématiquement par le fait que, à la fréquence de
résonance fr l'impédance complexe Z à l'entrée de l'antenne a une partie imaginaire
nulle et une partie réelle maximale.
[0007] En hyperfréquences on a l'habitude de représenter le lieu des impédances Z (en fonction
de la fréquence) sur une abaque dite abaque de SMITH où chaque résonance se manifeste
sous la forme d'une boucle.
[0008] Avec les moyens de mesure actuels cette résonance est "vue" au travers de l'adaptation
qui caractérise le transfert de l'énergie de la ligne d'alimentation vers l'antenne.
Cette vision du comportement de l'antenne peut être appelée réponse de l'antenne et
est quantifiée à l'aide des pertes par désadaptation ou du Taux d'Onde Stationnaire
(TOS) - en anglais Voltage Standing Wave Ratio (VSWR) - définis ci-dessous.
[0009] Si Z est l'impédance au point où on fait la mesure d'adaptation, et Zc l'impédance
caractéristique de la ligne d'alimentation (le standard généralement admis est Zc
= 50 Ohms), alors posant z = Z/Zc on appelle coefficient de réflexion ou pertes par
désadaptation le rapport complexe :

[0010] Le taux d'onde stationnaire est alors défini par :

[0011] En définitive l'antenne est caractérisée par un certain nombre de performances dont
:
- le Taux d'Onde Stationnaire (TOS) qui rend compte de la qualité de l'adaptation, c'est-à-dire
la quantité d'énergie transmise de la ligne d'alimentation à l'antenne (il est d'autant
plus proche de l'unité que cette qualité est bonne),
- le diagramme de rayonnement qui figure la distribution dans l'espace du champ électromagnétique
E porteur de l'onde,
- auquel sont associés des paramètres classiques (le gain, la directivité, le rendement,
l'ouverture à -3 dB, la probabilité de couverture ....).
[0012] Par convention, le diagramme de rayonnement est représenté dans un référentiel centré
en un point de l'antenne (si possible son centre de phase), et fourni sous forme de
"coupes" dans un système de coordonnées sphériques standard (ϑ, φ). Une coupe dite
à "φ constant" est la courbe de variation du champ E, projeté sur une polarisation
donnée (soit (Eϑ, soit Eφ), ϑ variant de 0 à 180° (ou de -180 à + 180°). De même,
une coupe dite à "ϑ constant" est la courbe de variation du champ E, projeté sur une
polarisation donnée (soit Eϑ, soit Eφ), φ) variant de 0 à 360°.
[0013] Une association d'antennes élémentaires est appelée réseau d'antennes quand celles-ci
ont des parties communes dans leurs circuits d'alimentation ou bien quand un couplage
existe entre ces antennes élémentaires rendant le diagramme de rayonnement global
du réseau, dans une plage de fréquences données, tributaire de celui de chacun des
antennes ou éléments rayonnants.
[0014] Le réseau obtenu par la répartition d'antennes semblables à une ou plusieurs antennes
élémentaires données, sur une surface donnée, est souvent dénommée antenne réseau,
impliquant généralement une notion de répétition géométrique des antennes élémentaires.
[0015] Elles sont généralement utilisées pour obtenir un diagramme de rayonnement à directivité
élevée dans une direction donnée par rapport au réseau.
[0016] L'espacement Δ entre les centres de phases des antennes élémentaires du réseau, rapporté
à la longueur d'onde λ
o dans l'air ou le vide, est souvent un paramètre critique.
[0017] Par exemple, pour des valeurs de Δ/λ
o > 0.5, l'apparition de lobes de réseaux importants, en dehors de la zone de rayonnement
utile, pénalise les bilans de transmission énergétiques dans le milieu à propagation
libre.
[0018] Pour ce qui est de la technologie micro-ruban, elle consiste à empiler plusieurs
couches de matériaux conducteurs ou diélectriques comme par exemple une couche de
substrat diélectrique (du verre - PTFE par exemple) revêtue sur sa face inférieure
(ou face I) d'une feuille conductrice (cuivre, or, etc...) appelée plan de masse et
portant sur sa face supérieure (ou face S) une feuille conductrice partiellement découpée
selon un dessin géométrique donné (on parle couramment de motifs, d'aériens ou de
"patches").
[0019] Cet ensemble permet :
- soit de guider une onde électromagnétique (ligne micro-ruban),
- soit de rayonner un champ électromagnétique (antenne micro-ruban).
[0020] Le milieu de propagation des courants de surface est :
- soit l'interface air-substrat,
- soit l'interface air-conducteur-substrat.
[0021] Dans le premier cas, on peut définir (voir l'ouvrage MICROSTRIP ANTENNAS de I.J.
BAHL et P. BHARTIA, édité chez ARTECH HOUSE en 1980), la constante diélectrique "effective"
du milieu par :

où ε
r est la constante diélectrique du substrat.
[0022] Dans le second cas, on écrit

où h est l'épaisseur de ce substrat
et W est la largeur du ruban ("strip" en anglais) conducteur.
[0023] On peut généralement prévoir divers types de composants et autres éléments (éventuellement
actifs) sur la face S de la structure.
[0024] Par définition, une antenne micro-ruban est un élément de forme géométrique en matériau
conducteur rapporté sur la face S d'une couche diélectrique. On choisit souvent une
forme rectangulaire ou circulaire pour les raisons suivantes :
- on peut prévoir dans une bonne mesure le diagramme de rayonnement,
- le dimensionnement de ces motifs ou aériens pour résonner à une fréquence donnée est
bien connu.
[0025] Un motif micro-ruban rectangulaire est assimilable dans une certaine mesure à deux
fentes parallèles coïncidant avec deux bords du rectangle dits rayonnants. La sélection
de ceux des bords d'un motif rectangulaire qui doivent rayonner (et a contrario de
ceux qui ne doivent pas rayonner) se fait par un choix approprié de la zone du rectangle
qui est connectée au circuit d'alimentation.
[0026] En général on alimente le motif rectangulaire près ou sur la médiane reliant les
côtés que l'on veut faire rayonner. De cette manière, le mode excité dans le résonateur
produit une polarisation linéaire de bonne qualité. La direction de cette polarisation
est perpendiculaire au bord rayonnant du motif.
[0027] Cette connection peut se faire au travers du substrat diélectrique, ou sur la périphérie
du motif, par une ligne micro-ruban portée par la face S (on parle parfois d'alimentation
coplanaire) tel que cela est notamment décrit par le document FR-2.226.760.
[0028] C'est essentiellement la distance L entre ces bords (appelée "longueur" du motif)
qui va déterminer la fréquence de résonance de l'antenne.
[0029] Des équations, voire des abaques, ont été élaborées et construites à ce sujet.
[0030] Ainsi, à titre d'exemple, on trouve dans l'ouvrage MICROSTRIP ANTENNAS de I.J. BAHL
et P. BHARTIA, édité chez ARTECH HOUSE en 1980, que pour résonner à la fréquence fr
un motif rectangulaire doit présenter une longueur L telle que :

où :

ε
e est la constante diélectrique du substrat diélectrique
h est la hauteur (ou épaisseur) de ce substrat
λ
o est la longueur d'onde dans l'air associée à fr (c'est-à-dire le rapport entre la
vitesse de la lumière et cette fréquence)
et W est la largeur du motif, par exemple définie selon cet ouvrage précité par la
formule :

[0031] Le choix de la largeur W va conditionner dans une bonne mesure la qualité du rayonnement
à savoir son rendement et sa forme (diagramme de rayonnement).
[0032] Toujours d'après le document précité, le rayon d'un motif circulaire est obtenu grâce
à la formule ci-dessous :

où

[0033] Tout motif micro-ruban peut être utilisé comme élément d'un réseau de type :
- série,
- parallèle,
- combinaison des deux précédents.
[0034] Cette technologie permet d'obtenir des antennes (ou réseau d'antennes) :
- peu épaisses,
- légères,
- peu coûteuses (fabrication rapide et facile)
- que l'on peut "conformer" pour les appliquer à des structures développables, cylindriques
ou coniques par exemple.
[0035] L'antenne micro-ruban est en fait un résonateur électronique qui, par construction
a un facteur de qualité Q élevé. De ce fait, les antennes développées dans cette technologie
présentent toujours une faible bande passante, c'est-à-dire que la résonance ne se
produit que ponctuellement, c'est-à-dire à la fréquence pour laquelle l'antenne a
été dimensionnée et à des fréquences très proches de cette dernière.
[0036] Par exemple une antenne micro-ruban rectangulaire classique dimensionnée pour résonner
à 1600 Mhz sur un substrat de 1 mm d'épaisseur et de constante diélectrique εr = 2,2
n'est utilisable que dans une bande de fréquence de l'ordre de 1 % de la valeur de
la fréquence de résonance, ce qui est insuffisant pour la plupart des applications
(téléinformation ...).
[0037] On a déjà proposé plusieurs méthodes pour surmonter cette difficulté, dont une revue
est présentée dans l'article BANDWIDTH EXTENSION TECHNIQUES IN PRINTED CONFORMAL ANTENNAS
de A. HENDERSON, J.R. JAMES et C.M. HALL (Military Microwaves 1986).
[0038] La méthode la plus simple pour élargir la bande passante de l'antenne consiste à
épaissir la couche de diélectrique. En effet si l'on considère la structure résonante
comme une cavité dont les parois (murs magnétiques) seraient :
1 - la surface conductrice du motif,
2 - la partie du plan de masse correspondant à la projection perpendiculaire de cette
surface sur le plan de masse,
3 - les murs magnétiques coïncidant avec les bords du motif à travers toute l'apaisseur
de substrat et dont la hauteur est cette épaisseur,
épaissir la couche de diélectrique revient à allonger les murs magnétiques, ce
qui tend à accroître la bande passante de la cavité.
[0039] Cette méthode présente les inconvénients suivants :
- faible augmentation de la bande passante,
- augmentation des pertes ohmiques dans le substrat,
- génération d'ondes de surfaces,
- accroissement de l'encombrement de l'antenne.
[0040] Le concept le plus courant consiste à empiler des éléments rayonnants non alimentés
(avec leur couche de diélectrique associée) sur l'élément alimenté. Ces éléments sont
appelés "éléments parasites". Chacun de ces éléments i est dimensionné pour résonner
à une fréquence Fi voisine de la fréquence Fa de l'élément alimenté. Le couplage électromagnétique
entre ces éléments et l'élément alimenté assure le transfert d'énergie vers les "parasites".
La réponse en fréquence de l'ensemble est l'enveloppe des réponses de chacun des éléments.
[0041] Les inconvénients de cette structure dite multicouches et des structures qui en dérivent
sont les suivants :
- épaisseur accrue, ce qui peut être rédhibitoire si on demande à l'antenne d'être mince,
notamment si elle doit être conformée (application aéronautique, lanceur),
- discontinuités et inhomogénéités mécaniques affectant les performances de l'antenne
si elle doit subir des agressions mécaniques ou thermiques (antenne embarquée sur
aéronef, missile ou satellite),
- difficultés lors de la fabrication de l'antenne pour respecter les dimensions et positions
relatives des différentes couches (impact sur les performances radio-électriques).
[0042] Le besoin existe donc pour certaines applications de mettre au point une antenne
large bande en structure mono-couche (une seule couche de diélectrique) permettant
d'éviter les inconvénients précédents.
[0043] Il a déjà été proposé de placer deux motifs parasites rectangulaires le long des
côtés non-rayonnants d'un motif rectangulaire alimenté, voire quatre motifs parasites
rectangulaires le long des côtés de ce motif de manière à permettre un couplage fort
entre les côtés en regard de ces motifs. On peut notamment se référer à ce propos
au document WO-89/07838 ou à l'article "Non-radiating Edges and Four Edges Gap-Coupled
Multiple Resonator Broad Band Microstrip Antennas" de G. KUMAR et K.C. GUPTA paru
dans I.E.E.E. Transactions on Antennas and Propagation Vol. AP 33 n° 2, February 1985.
De manière préférée, les motifs parasites, de dimensions au moins voisines de celles
du motif central, sont au nombre de quatre.
[0044] La mise en réseau de telles antennes consiste à reproduire de façon périodique, selon
une voire deux direction(s) d'un plan des groupes de trois (de préférence cinq) motifs
dont un seul est alimenté, ce qui pose des problèmes d'encombrement : il est difficile
de satisfaire par exemple une contrainte d'espacement du type Δ < 0,5 λ
o, puisqu'entre deux motifs alimentés il y a deux motifs parasites séparés par un espace
substantiel ; en outre l'alimentation ne peut se faire que par une ligne dans une
sous-couche se trouvant sous le plan de masse (voir en particulier le document WO-89/07838
qui est le seul des deux documents précités à prévoir expréssément une telle mise
en réseau). On retrouve donc les inconvénients d'ordre géométrique ou mécanique inhérents
à la technique multi-couche.
[0045] Le même type d'inconvénients, notamment, se retrouve avec les concepts proposés par
les documents US-4.933.680 et GB-2.067.842.
[0046] Il a par ailleurs été proposé (cf revue de synthèse citée ci-dessus) un motif micro-ruban
en anneau qui permet d'obtenir une bande passante valant trois fois la bande passante
obtenue pour un disque micro-ruban plein. Toutefois ce concept présente les inconvénients
suivants :
- le diamètre extérieur de l'anneau est beaucoup plus grand que celui du disque correspondant
(c'est-à-dire ayant la même fréquence centrale de résonance). Ce concept est donc
incompatible avec le souhait d'une distance faible entre centre de phase (par exemple
Δ/λo, < 0.5),
- la large bande passante n'est obtenue que poour un mode d'excitation bien particulier
(TM12), nécessitant de connecter la source d'énergie en des points précis de l'anneau,
à des distances précises de ses bords interne et externe : ce type d'alimentation
n'est pas compatible avec le souhait d'une alimentation coplanaire.
[0047] L'invention a pour objet de pallier les inconvénients précités en proposant un motif
élémentaire d'antenne combinant les avantages suivants :
- bande passante élargie par rapport au cas de motifs connus d'encombrement équivalent,
- faible épaisseur globale (c'est-à-dire notamment faible épaisseur de diélectrique),
- faisabilité en structure mono-couche (une seule couche de diélectrique) aussi bien
qu'en structure multi-couches,
- possibilité de conformer l'antenne combinée à une tenue mecanique acceptable,
- possibilité d'emploi d'un réseau d'alimentation coplanaire, c'est-à-dire rapporté
sur la même face du circuit que les motifs rayonnants,
- lors d'une mise en réseau, possibilité de respecter des contraintes d'espacement sévères
(par exemple : Δ/λo < 0,5) entre les centres de phase des éléments voulues pour des raisons d'encombrement
ou pour un meilleur contrôle du diagramme de rayonnement,
- facilité de fabrication.
[0048] L'invention propose à cet effet une antenne élémentaire comportant unsubstrat diélectrique
d'épaisseur constante longé, sur une face par une couche métallique conductrice formant
plan de masse et sur son autre face par un motif rayonnant connecté électriquement
à une ligne d'alimentation, caractérisés en ce que le motif est formé d'une boucle
conductrice de largeur constante
l, entourant un motif parasite interne non alimenté en étant séparée de ce motif parasite
interne par une fente continue fermée sur elle-même de largeur constante
e propre à assurer un couplage entre la boucle et le motif parasite interne.
[0049] Il faut noter qu'un tel motif élémentaire présente des différences essentielles par
rapport aux enseignements du document US-4.771.291 qui concerne un motif d'antenne
micro-ruban à fréquence double.
[0050] Tout d'abord ce document, prenant acte de l'étroitesse des bandes passantes des motifs
d'antenne micro-ruban connus, relève que le fonctionnement qui est recherché en pratique
ne se fait pas sur une bande continue, mais à deux ou plusieurs fréquences discrètes.
Ce document ne se préoccupe donc pas d'obtenir une large bande passante, ce qui suffit
déjà à le distinguer de l'invention.
[0051] D'autre part, ce document met en oeuvre un mode d'alimentation tout à fait particulier
puisque c'est au plan de masse que sont appliqués les signaux ayant les fréquences
radio envisagées, ce qui est tout à fait incompatible avec le principe d'une alimentation
coplanaire.
[0052] En outre, ce document enseigne de ménager des fentes dans les motifs, généralement
en combinaison avec des pions traversant le diélectrique en des emplacements très
précis pour la mise en court-circuit de ces motifs avec le plan de masse (ce qui là
encore empêche une alimentation coplanaire). Le cas particulier d'une fente en C est
prévu avec formation d'un motif rectangulaire (aucune autre forme n'est envisagée)
raccordé à une ligne conductrice qui l'entoure. Le fait qu'il est spécifié à plusieurs
reprises que ce motif et cette ligne sont connectés en parallèle va tout à fait à
l'encontre de l'invention qui distingue une bande alimentée et un motif non alimenté
entouré par cette bande en étant simplement couplé électromagnétiquement. On peut
noter à ce propos que ce document vise à pouvoir négliger l'effet de couplage.
[0053] On appréciera que l'invention se prête fort bien à une construction par circuit imprimé,
puisqu'elle permet que l'ensemble des lignes d'alimentation, des bandes alimentées
et des motifs pleins non alimentés (ou parasites) soient fabriquées sur une seule
face, sans aucune traversée du diélectrique. Cela est fort avantageux lorsque plusieurs
motifs du type précité sont montés en réseau.
[0054] L'invention propose également une antenne-réseau formée d'une pluralité de motifs
élémentaires formés d'une bande alimentée entourant un motif plein en en étant séparé
par une fente en boucle fermée, que ces motifs soient montés en série, en parallèle
ou selon une configuration mixte série/parallèle. Une telle antenne se prête fort
bien à une contrainte sévère d'encombrement telle Δ/λ
o inférieure à 1 voire 0,5.
[0055] Selon des enseignements préférés de l'invention, éventuellement combinés :
- le rapport l/e vaut entre 1/5 et 5, l'une au moins des grandeurs l ou e étant au moins approximativement comprise entre 0,001 et 0,1 fois le rapport

si λo est la longueur d'onde associée à la fréquence de fonctionnement de l'antenne et
εe la constante diélectrique effective du milieu de propagation constitué par le substrat
et le motif,
- l'une au moins des grandeurs l ou e est au moins approximativement comprise entre 0,003 et 0,05 fois le rapport

- le motif parasite interne est circulaire, la boucle conductrice et la fente lui étant
concentriques,
- le diamètre du motif parasite interne vaut au moins approximativement 0,5 fois le
rapport

- le motif parasite interne est polygonal,
- le motif parasite interne est carré,
- le côté du motif parasite interne vaut au moins approximativement 0,5 fois le rapport

- la ligne d'alimentation (5, 15, 25) est coplanaire audit motif.
[0056] Des objets, caractéristiques et avantages de l'invention ressortent de la description
qui suit, donnée à titre d'exemple non limitatif, en regard des dessins annexés sur
lesquels :
- la figure 1 est une vue de principe, en perspective, d'un motif élémentaire d'antenne
conforme à l'invention,
- la figure 2 est une courbe d'impédance en fonction de la fréquence rapportée dans
une abaque de SMITH pour une antenne conforme à la figure 1, mais non optimisée,
- la figure 3 est la courbe d'impédance de cette antenne, également rapportée dans une
abaque de SMITH, après optimisation,
- la figure 4 est une vue d'un motif rayonnant conforme à la figure 1 mais de forme
circulaire,
- la figure 5 est une représentation dans une abaque de SMITH de la courbe d'impédance
d'un élément d'antenne conforme à la figure 4, dans la gamme de fréquence 2,3 GHz
- 2,4 GHz,
- la figure 6 est un référentiel associé à un élément d'antenne de motif conforme à
la figure 4, permettant de définir des coupes du diagramme de rayonnement,
- les figures 7A à 7F représentent les coupes φ=0 et φ=90° pour 2,3 GHz, pour 2,35 GHz,
et pour 2,4 GHz, respectivement,
- la figure 8 est une vue d'un motif rayonnant conforme à la figure 1, mais de forme
carrée,
- la figure 9 est une antenne-réseau formée d'un alignement de 24 éléments d'antenne
identiques conformes à celui de la figure 4,
- les figures 10A et 10B donnent la réponse en fréquence de l'antenne-réseau de la figure
9, dans un diagramme TOS/fréquence, et dans une abaque de SMITH, respectivement, dans
la gamme de fréquence 2,29 GHz - 2,42 GHz,
- la figure 11 est une vue éclatée d'une antenne-réseau ceinturant un corps cylindrique
et formée de quatre antennes-réseau conformes à la figure 10, et
- les figures 12A et 12B sont des coupes φ=0 et φ=90° dans le référentiel de la figure
11, du diagramme de rayonnement de l'antenne de cette figure 11.
[0057] Le schéma de principe d'un élément d'antenne conforme à l'invention est donné à la
figure 1.
[0058] Cet élément d'antenne, repéré 1 dans son ensemble, comporte un substrat diélectrique
2 longé, sur sa face inférieure (ou I) par une couche métallique conductrice 3 formant
plan de masse et, sur sa face supérieure (ou S) d'un motif 4 réalisé en technologie
micro-ruban en matériau conducteur et connecté à une ligne d'alimentation 5 de préférence
coplanaire au motif 4.
[0059] Le substrat 2 est en pratique homogène d'épaisseur constante.
[0060] Selon une variante non représentée, ce motif peut être alimenté par contact direct
avec un câble traversant le substrat en étant isolé vis à vis du plan de masse 3.
[0061] Selon l'invention, le motif 4 est formé d'une boucle conductrice 6 de largeur
l constante entourant un motif interne plein 7 isolé (c'est-à-dire non connecté) de
la boucle, dont le bord extérieur suit le bord interne de la boucle à une distance
e constante non nulle en sorte de former une fente continue 9 fermée sur elle-même
d'épaisseur
e constante.
[0062] On appréciera que le motif interne 7 n'est pas directement alimenté, et n'est que
couplé à la boucle interne : il se comporte donc comme un parasite interne.
[0063] Le contour de ce parasite interne est tout à fait quelconque à la figure 1. En pratique,
ce contour a une forme géométrique simple (cercle, carré, rectangle, polygone à coins
éventuellement arrondis, ellipse, ovale ...).
[0064] Ce motif 4 pour son dimensionnement, peut être analysé comme étant un motif classique
adapté à résonner à une fréquence voulue (lorsqu'il est alimenté) entouré d'une boucle
conductrice qui en dégrade le facteur de qualité, c'est-à-dire qui en élargit le pic,
c'est-à-dire qui en élargit la bande passante.
[0065] En d'autres termes, la fréquence centrale de l'élément d'antenne (ou antenne élémentaire)
1 est définie par la forme et les dimensions du parasite interne 7 en utilisant les
règles classiques (équations ou abaques) de dimensionnement, par exemple celles rappelées
ci-dessus, données par l'ouvrage précité "Microstrip Antennas" de BAHL et BARTHIA.
[0066] La largeur
e de la fente est choisie en sorte d'assurer un couplage fort entre la boucle 6 alimenté
et le motif parasite 7. La largeur
l de la boucle conductrice est choisie notamment en sorte de permettre un bon couplage
au travers de la fente tout au long de celle-ci.
[0067] La réponse en fréquence du motif 4 dépend bien sûr du choix exact des dimensions
du parasite interne, de la fente et de la boucle. En fonction du cahier des charges
imposé à l'élément d'antenne (ou d'une antenne-réseau indépendamment des performances
individuelles des éléments d'antenne) le dimensionnement définitif se fait par exemple
par itération à partir d'un dimensionnement arbitraire de départ.
[0068] A titre d'exemple, après avoir dimensionné (voir ci-dessus) le parasite interne en
fonction de la fréquence centrale visée, on peut choisir arbitrairement les grandeurs
l et
e en respectant les inégalités définies ci-dessus, si λ
o est la longueur d'onde associée à ladite fréquence centrale et ε
e est la constante diélectrique effective du milieu de propagation constitué par l'élément
d'antenne (voir ci-dessus) :
- la rapport l/e est compris entre 1/5 et 5 environ,
- l'une au moins de ces grandeurs l ou e est au moins approximativement comprise entre 0,001 et 0,1 (de préférence entre 0,003
et 0,05) fois le rapport

[0069] Le mode d'alimentation électrique de la boucle influe sur le comportement de l'antenne
élémentaire, principalement sur la polarisation principale de celle-ci (qui est en
pratique parallèle à une ligne fictive reliant le point d'alimentation à un point
central du parasite interne 7).
[0070] A partir d'un tel dimensionnement de principe il est à la portée de l'homme de métier
de conduire une optimisation en fonction des contraintes particulières du cahier des
charges visé. Ainsi par exemple, comme cela est connu, le processus d'optimisation
en vue de satisfaire un coefficient TOS donné (par exemple 2, voire 1,5) conduit l'homme
de métier à ajuster les dimensions en sorte d'amener, dans une abaque connue sous
le nom d'abaque de SMITH, la plus grande partie possible de la courbe d'impédance,
pour une gamme de fréquence (f₁, f₂) donnée, de l'élément d'antenne (ou de l'antenne-réseau
le cas échéant) dans un cercle de rayon d'autant plus petit que le TOS exigé est faible.
Plus grande est la partie de la courbe contenue dans le cercle, plus large est la
bande passante.
[0071] A titre d'exemple le processus d'optimisation amènera à passer de la courbe A de
la figure 2, qui intercepte à peine le cercle C représentatif du TOS visé, à la courbe
B de la figure 3 dont toute une boucle est contenue dans le cercle C (il est rappelé
à ce propos que dans l'abaque de SMITH chaque boucle correspond à une résonance).
[0072] La figure 4 présente un motif 14, conforme au motif 4 de la figure 1, mais pour une
forme circulaire : ce motif 14 comporte un parasite interne 17 de diamètre D séparé
d'une boucle circulaire environnante 16 par une fente circulaire 18.
[0073] La boucle 16 est alimentée par une ligne coplanaire 15.
[0075] Ces ordres de grandeur permettent d'obtenir de manière sûre un dimensionnement au
premier ordre de l'élément, c'est-à-dire un point de départ en vue d'une mise au point
par itérations.
[0076] L'optimisation du dimensionnement dépend comme cela a été dit, des performances visées,
par exemple d'une contrainte concernant le TOS.
[0077] A titre d'exemple dans le cas d'un substrat diélectrique d'épaisseur 2,28 mm (par
exemple en matériau TLX de chez TACONIC aux Etats-Unis) et de coefficient DK = 2,55
(où DK désigne la constante diélectrique) avec des plans de masse et des motifs d'épaisseurs
égales à 35 µm et constitués de cuivre, l'optimisation du dimensionnement, pour un
rayonnement dans la plage 2,3 GHz - 2,4 GHz a abouti à :
l = 0,5 mm
e = 1 mm
D = 47 mm
[0078] Dans cet exemple l vaut 0,5 e. D'autres essais ont montré que des résultats satisfaisants
pour d'autres valeurs telles que l = 3e.
[0079] La figure 5 montre la courbe d'impédance ainsi obtenue entre les points F1 et F2
correspondant respectivement à 2,3 GHz et 2,4 GHz, après adaptation à l'aide d'un
dispositif quart d'onde de tout type connu approprié non représenté, tel par exemple
qu'un élargissement sur une distance de

de la ligne d'alimentation auprès de sa connection à la boucle conductrice.
[0080] On observe que la réponse en fréquence est très régulière et homogène sur toute la
bande envisagée (TOS < 2). Cela montre que le phénomène mis en jeu ne résulte pas
d'une succession de résonances mais d'une seule résonance dont la qualité a été "dégradée".
[0081] La figure 6 représente un référentiel associé à un élément d'antenne de motif conforme
à celui de la figure 4 dans lequel sont définies les coupes du diagramme de rayonnement
données par les figures 7A à 7F, pour φ = 0 et φ = 90° et pour 2,3 - 2,35 - 2,4 GHz,
c'est-à-dire trois fréquences de la bande de fréquence envisagée ci-dessus.
[0082] Ces coupes principales du diagramme de rayonnement mesuré à la fréquence centrale
de 2,35 GHz montrent que celui-ci est au moins équivalent en qualité (c'est-à-dire
à caractère hémisphérique et stable en forme en fonction de la fréquence) au diagramme
d'un motif micro-ruban classique à bande passante étroite.
[0083] Le motif de la figure 4 répond donc bien aux objectifs de l'invention.
[0084] La figure 8 représente un motif comparable à celui de la figure 1, mais de forme
carrée : ce motif, repéré 24 dans son ensemble, comporte un parasite interne 27 de
côté L séparé d'une boucle conductrice carrée 26 qui l'entoure, de largeur
l, par une fente 28 d'épaisseur
e.
[0085] A titre d'exemple de dimensionnement de départ, on utilise les mêmes règles que pour
le motif de la figure 4, en remplaçant D par L.
[0086] Des performances acceptables ont été contenues en prenant :
l = 1 mm
e = 0,5 mm
L = 47 mm
pour les mêmes matériaux que dans l'exemple de motif circulaire précité, et en explorant
sensiblement la même gamme de fréquences.
[0087] En fait une forme circulaire peut paraître préférable à une forme rectangulaire ou
carrée (voir polygonale) dans la mesure où, lors d'une émission à forte puissance,
les coins présentent une prédisposition à la formation d'un arc électrique susceptible
de détruire localement l'élément d'antenne.
[0088] Comme cela a été précisé ci-dessus, l'invention se généralise à d'autres formes de
parasite interne telles que polygone à coins éventuellement arrondis, ellipse, ovale
notamment.
[0089] Il a déjà été indiqué ci-dessus que le dimensionnement de l'élément doit tenir compte
de son application future.
[0090] Par exemple, si l'élément doit être utilisé de manière répétitive dans un réseau,
la bande passante de l'ensemble du réseau sera une fonction de la bande passante de
l'élément, mais ne sera pas nécessairement la même.
[0091] Par exemple, si la distance entre les éléments (tous identiques) d'un réseau parallèle
est telle que les couplages entre motifs sont non négligeables, alors la réponse du
réseau sera différente de la réponse de chaque élément pris individuellement. On observe
en général que la boucle de résonance du réseau est plus petite que celle de l'élément
isolé. Dans ce cas, il est judicieux d'utiliser un élément présentant une boucle de
résonance légèrement surdimensionnée (comme la boucle A de la figure 2).
[0092] Les sens de variation sont les suivants :
- lorsque l croît, e étant constante,
- lorsque e croît, l étant constante,
les effets observés sont similaires à savoir que la boucle de la résonance du motif
s'agrandit.
[0093] Les figures 9 à 12B présentent l'application finale du concept d'antenne élémentaire
présentée ci-dessus à une mise en réseau de l'élément optimisé.
[0094] Le réseau de la figure 9 est de type parallèle à une seule dimension. Toutefois,
cette application étant montrée à titre d'exemple non limitatif, on peut très bien
utiliser l'élément objet de l'invention sur un réseau de type série ou un réseau à
deux dimensions, plan ou conformé.
[0095] La figure 9 représente une antenne-réseau 50 formée de 24 éléments optimisés 14 conformes
à la figure 4.
[0096] Ces 24 éléments sont alimentés à partir d'un point O par un réseau au moins en partie
coplanaire comportant un diviseur par 2, repéré 51, alimentant deux autres diviseurs
par 2, repérés 51A et alimentant chacun deux diviseurs par 2, repérés 52, eux-mêmes
alimentant chacun deux diviseurs par 3 repérés 53.
[0097] Les réponses en fréquence de cette antenne-réseau sont présentées aux figures 10A
et 10B, où les fréquences désignées par 1, 2 et 3 correspondent respectivement à 2,29
GHz, 2,42 GHz, et 2,3576 GHz.
[0098] On observe que la bande passante pour un TOS inférieur à 2 vaut 115 MHz, ce qui représente
4,9 % de la fréquence centrale ce qui est supérieur à ce qu'on obtiendrait avec un
élément classique de forme circulaire plein et de même encombrement.
[0099] Plusieurs réseaux 50A, 50B, 50C et 50D conformes à celui de la figure 9, sont ensuite
appliqués sur une structure cylindrique de façon que :
- les éléments soient équi-répartis uniformément sur la structure à une même hauteur,
- les éléments sont alimentés de manière équi-phase et équi-amplitude à une tolérance
donnée près.
[0100] Cette disposition permet d'obtenir un diagramme de rayonnement très omnidirectionnel
ce qui est l'objectif dans la plupart des applications télémétriques. Afin d'optimiser
ce diagramme de rayonnement, un calcul du nombre optimal d'éléments peut être effectué
par logiciel. En général ce calcul aboutit à un résultat voisin de celui évoqué plus
haut à savoir une distance entre éléments successifs au plus voisine de la moitié
de la longueur d'onde dans l'air (Δ/λ
o, < 0,5). Le nombre d'éléments doit de plus tenir compte du réseau d'alimentation
et des contraintes qui lui sont associées (diviseurs de puissance, etc...).
[0101] Dans le cas présenté à la figure 11, sur un cylindre 100 de rayon égal à un mètre,
à 2350 MHz, on répartit 96 éléments sur la structure, c'est-à-dire quatre réseaux
50 (notés 50A à 50D). Comme indiqué ci-dessus, il faut prévoir pour chaque réseau
50 trois étages diviseurs par deux et un étage diviseur par trois (24 = 2³ x 3) pour
alimenter les motifs élémentaires.
[0102] Les étages diviseurs permettant de distribuer le signal aux quatre sous-réseaux sont
de type coaxial. Les autres étages internes aux sous-réseaux sont de type micro-ruban,
inclus dans l'alimentation coplanaire comme indiqué sur la figure 9.
[0103] On notera sur la figure 9 que le diviseur par trois présente la particularité suivante
: chacune des branches du diviseur présente la même longueur à λ
o près. En fait, la branche médiane présente une longueur quelconque l alors que les
branches latérales ont une longueur L = l + λ
o où λ
o est la longueur d'onde dans l'air à la fréquence centrale de la bande utile (ici
: 2350 MHz). Le caractère "équi-phase" de l'alimentation n'est plus rigoureusement
respecté. On admet une erreur de +/- 12° sur la totalité de la bande utile.
[0104] Ce genre de considération est évidemment à prendre en compte au cas par cas en fonction
du type d'application. Par exemple, pour un réseau similaire sur un cylindre de rayon
égal à 650 mm, à la même fréquence, le nombre d'éléments à répartir serait égal à
64 et un réseau d'alimentation à 6 diviseurs par deux remplirait la mission demandée.
[0105] On retiendra donc que l'élément décrit se prête très bien à toute mise en réseau
avec des contraintes classiques d'espacement entre les éléments rayonnants du réseau.
[0106] Sur la figure 12 sont fournies les coupes Θ + 90° et Φ = 0° du diagramme de rayonnement
de l'antenne cylindrique mesuré dans le repère de la figure 11.
[0107] On observe que le diagramme de cette antenne-ceinture présente un caractère très
omnidirectionnel. La répartition énergétique du rayonnement est très homogène, ce
qui correspond tout à fait aux besoins associés aux liaisons télémétriques.
[0108] Les antennes présentées peuvent être utilisées :
- appliquées sur un plan,
- appliquées sur une forme cylindrique,
pour tout système de télécommunication. L'application ci-dessus a été développée pour
une application télémétrique sur un mobile.
[0109] Ce concept se prête particulièrement bien à l'application sur un mobile de par ses
qualités :
- possibilité de travailler avec une seule couche de diélectrique Technologie de l'antenne
très simple : élimination des risques de délamination de couches et des problèmes
de collages et de tenue mécanique),
- faible épaisseur (conservation de caractéristiques aérodynamiques).
[0110] Il va de soi que la description qui précède n'a été proposée qu'à titre d'exemple
non limitatif et que de nombreuses variantes peuvent être proposées par l'homme de
l'art sans sortir du cadre de l'invention.
1. Antenne élémentaire (1) comportant unsubstrat diélectrique (2) d'épaisseur constante
longé, sur une face par une couche métallique conductrice (3) formant plan de masse
et sur son autre face par un motif rayonnant (4, 14, 24) connecté électriquement à
une ligne d'alimentation (5), caractérisés en ce que le motif (4, 14, 24) est formé
d'une boucle conductrice (6, 16, 26) de largeur constante l, entourant un motif parasite interne (7, 17, 27) non alimenté en étant séparée de
ce motif parasite interne par une fente continue (8, 18, 28) fermée sur elle-même
de largeur constante e propre à assurer un couplage entre la boucle et le motif parasite interne.
2. Antenne élémentaire selon la revendication 1, caractérisée en ce que le rapport l/e
vaut entre 1/5 et 5, l'une au moins des grandeurs
l ou
e étant au moins approximati- vement comprise entre 0,001 et 0,1 fois le rapport

si λ
o est la longueur d'onde associée à la fréquence de fonctionnement de l'antenne et
ε
e la constante diélectrique effective du milieu de propagation constitué par le substrat
et le motif.
3. Antenne élémentaire selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'une au moins
des grandeurs
l ou
e est au moins approximativement comprise entre 0,003 et 0,05 fois le rapport
4. Antenne élémentaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée
en ce que le motif parasite interne (14) est circulaire, la boucle conductrice (16)
et la fente (18) lui étant concentriques.
5. Antenne élémentaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée
en ce que le diamètre du motif parasite interne (14) vaut au moins approximativement
0,5 fois le rapport
6. Antenne élémentaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée
en ce que le motif parasite interne (24) est polygonal.
7. Antenne élémentaire selon la revendication 6, caractérisée en ce que le motif parasite
interne est carré.
8. Antenne élémentaire selon la revendication 7, caractérisée en ce que le côté du motif
parasite interne (24) vaut au moins approximativement 0,5 fois le rapport
9. Antenne élémentaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée
en ce que la ligne d'alimentation (5, 15, 25) est coplanaire audit motif.
10. Antenne (50) formée d'un réseau selon au moins une direction d'antennes élémentaires
(14) conformes à la revendication 1, alimentées en série et/ou en parallèle.
11. Antenne selon la revendication 10, caractérisée en ce que les antennes élémentaires
sont alimentées par un réseau d'alimentation au moins en partie coplanaire aux motifs.
12. Antenne selon la revendication 10 ou la revendication 11, caractérisée en ce que les
antennes élémentaires sont alimentées avec la même phase et la même amplitude.
13. Antenne selon l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisée en ce qu'elle
est formée sur un cylindre d'une série annulaire d'antennes élémentaires équidistantes
disposée dans un plan transversal de ce cylindre.