[0001] La présente invention a pour objet un procédé de protection temporaire contre la
corrosion d'une pièce métallique, notamment d'une tôle métallique.
[0002] Le problème de la protection des surfaces métalliques et, plus particulièrement,
des tôles métalliques, contre la corrosion atmosphérique, est une préoccupation constante
des industriels.
[0003] Des procédés de protection de surfaces métalliques sont décrits dans les brevets
US-A-3 597 152, WO-A-9 105 033 et FR-A-2 325 730.
[0004] En effet, après les opérations de laminage à chaud des produits plats et de laminage
à froid en vue d'en réduire l'épaisseur, on fait subir aux tôles obtenues un décapage,
puis on les stocke dans un entrepôt. Les tôles sont alors souvent exposées directement
aux agressions du milieu ambiant et se corrodent au cours du temps avant de parvenir
chez l'utilisateur.
[0005] Toute altération ou dégradation de l'état de surface des tôles métalliques perturbe
de manière importante les traitements postérieurs effectués sur les tôles, notamment
la phosphatation, l'emboutissage et le soudage.
[0006] Afin d'éviter ces inconvénients, il convient d'isoler les tôles du milieu ambiant
en les recouvrant d'un matériau étanche et résistant aux agressions du milieu ambiant.
[0007] Après décapage chimique et rinçage des produits métalliques, notamment des produits
plats tels que les tôles, ceux-ci sont traités différemment selon qu'ils sont livrés
sans traitement ultérieur ou selon qu'ils subissent différentes opérations de parachèvement
avant leur livraison aux utilisateurs.
[0008] Dans le premier cas, il convient de conférer une protection d'une durée minimale
de trois mois. Un procédé connu pour protéger les tôles métalliques contre la corrosion
pendant une durée d'au moins trois mois consiste à appliquer sur les tôles préalablement
décapées et séchées un film formé d'une huile, par trempage des tôles dans un bain
d'huile af in de leur conférer un revêtement gras d'une densité surfacique de l'ordre
de 1 à 3 g/m
2.
[0009] Dans le second cas, les produits préalablement décapés sont tout d'abord protégés
pour une durée de l'ordre de quelques jours par des inhibiteurs de corrosion, tels
que des inhibiteurs de corrosion à base d'amines, par exemple le produit RC 305 commercialisé
par la société CRODA. Après les opérations de parachèvement, les produits sont protégés
plus durablement par application d'un film protecteur gras tel que décrit précédemment
ou sont livrés à l'utilisateur sans protection particulière.
[0010] Le procédé consistant à appliquer sur les produits décapés ayant éventuellement subi
des opérations de parachèvement un film gras d'huile, comporte plusieurs inconvénients
importants.
[0011] En Effet, l'utilisateur doit avant toute utilisation, par exemple la mise en peinture,
l'émaillage ou la galvanisation, dégraisser longuement les surfaces desdits produits
afin d'éviter une pollution inutile des outils (cisaille, refendeuse) et des installations,
et de permettre l'adhérence des revêtements.
[0012] En outre, ces films gras polluent les bains de nettoyage qui doivent donc être fréquemment
renouvelés.
[0013] Ainsi, pour s'affranchir des problèmes inhérents à la présence du film protecteur
gras sur les produits métalliques décapés et notamment sur les tôles, on peut choisir
soit de ne pas protéger les produits, soit d'utiliser des produits classiques contre
la corrosion mais présentant une résistance à la corrosion limitée dans le temps,
de l'ordre de quelques jours.
[0014] Au-delà de cette durée, le phénomène de corrosion apparaît et dégrade très rapidement
les produits décapés.
[0015] La présente invention a donc pour but de remédier aux inconvénients de l'art antérieur
en proposant un procédé qui permet de protéger de manière efficace contre la corrosion
des pièces métalliques, notamment des tôles métalliques, et de s'affranchir des opérations
de nettoyage desdits produits avant leur utilisation.
[0016] La présente invention a ainsi pour objet un procédé de protection temporaire contre
la corrosion d'une pièce métallique décapée, notamment d'une tôle, caractérisé en
ce qu'il comprend les étapes consistant à :
- sécher ladite pièce métallique,
- appliquer sur une partie au moins de ladite pièce métallique une émulsion obtenue
par dispersion dans de l'eau de 3 à 13 % en volume d'une phase huileuse comprenant
de 75 à 90 % en volume d'au moins une huile minérale, de 5 à 10 % en volume d'au moins
un agent tensioactif et de 5 à 15 % en volume d'au moins un inhibiteur de corrosion,
- sécher ladite pièce métallique revêtue, par chauffage à une température comprise entre
70° et 100°C,
de façon à obtenir un film sec comprenant de 300 à 800 mg/m
2 de produit déposé.
[0017] L'objet de l'invention concerne aussi une tôle revêtue telle que définie à la revendication
9 et ses utilisations telles que définies aux revendications 10 à 13.
[0018] L'huile contenue dans la phase huileuse de l'émulsion peut être constituée d'une
huile végétale ou animale.
[0019] Avantageusement, l'huile minérale de la phase huileuse est une huile de type paraffinique.
[0020] On préfère utiliser comme agent tensioactif de la phase huileuse un tensioactif de
type polyoxyéthylénique.
[0021] On utilise avantageusement comme inhibiteur de corrosion de la phase huileuse, un
acide carboxylique, un alkyl-sulfonate de baryum ou de sodium ou un sel d'amine et
d'acide gras.
[0022] Avantageusement, l'émulsion aqueuse est appliquée par pulvérisation.
[0023] Avantageusement, le procédé comprend les étapes consistant à :
- sécher ladite pièce métallique en la chauffant à une température comprise entre 30°C
et 90°C pendant une durée comprise entre 2 et 20 secondes,
- appliquer sur une partie au moins de ladite pièce métallique une émulsion obtenue
par dispersion dans de l'eau de 3 à 13 % en volume d'une phase huileuse comprenant
de 75 à 90 % en volume d'au moins une huile minérale, de 5 à 10 % en volume d'au moins
un agent tensioactif et de 5 à 15 % en volume d'au moins un inhibiteur de corrosion,
- sécher ladite pièce métallique revêtue jusqu'à obtention d'un film sec, de préférence
en chauffant ladite pièce métallique à une température comprise entre 70 et 100°C
pendant une durée comprise entre 2 et 20 secondes.
[0024] L'opération de séchage préalable favorise la réactivité de la tôle ainsi que les
mécanismes d'accrochage du produit qui sera appliqué ultérieurement sur ladite tôle.
[0025] Un exemple préféré de phase huileuse utilisée dans l'émulsion aqueuse est constitué
par le produit commercialisé sous la dénomination PREVOX 6767
R par HENKEL.
[0026] Un autre exemple est le produit commercialisé sous la dénomination 112 STS
R par QUAKER.
[0027] La pièce métallique est de préférence une tôle métallique, le film sec étant formé
sur une face au moins de ladite tôle.
[0028] L'invention a également pour objet une tôle métallique revêtue d'un film sec de protection
contre la corrosion obtenue par le procédé selon l'invention, caractérisée en ce que
le film sec comprend de 300 à 800 mg/m
2 de produit déposé obtenu à partir de l'émulsion appliquée, la quantité de produit
étant déterminée par dosage chimique de l'agent tensioactif selon la norme NFT 73258.
[0029] L'invention sera mieux comprise à l'aide des exemples suivants se rapportant à une
tôle d'acier préalablement décapée et mise en oeuvre sur une ligne de traitement,
par exemple à partir d'une tôle laminée à chaud, et à la figure unique représentant
l'évolution de la corrosion au cours du temps d'une tôle non traitée, d'une tôle traitée
au moyen d'un inhibiteur de corrosion classique et de tôles traitées selon le procédé
de l'invention.
[0030] La tôle d'acier est d'abord décapée par un décapage dans les bains acides, par exemple
dans l'acide chlorhydrique, afin d'éliminer les substances chimiques, comme les oxydes
de fer constituant la calamine, adhérentes à la surface de la tôle et qui gêneraient
l'application ultérieure d'un revêtement. Ensuite la tôle est immergée dans les bacs
d'eau de rinçage pour enlever toute trace d'acide.
[0031] On applique alors par pulvérisation sur la tôle l'émulsion selon l'invention.
[0032] Afin de déterminer l'efficacité de protection du film sec protecteur à la surface
de la tôle, on effectue un dosage chimique du film conformément à la norme NFT 73258
relative à la détermination des agents tensioactifs et détergents.
[0033] Suivant la norme précitée, on prélève le produit constituant le film sur une surface
déterminée égale à S (m
2) de la tôle par lavage au chloroforme. On recueille le prélèvement dans une fiole
jaugée de 200 ml à laquelle on ajoute 10 ml d'eau.
[0034] On effectue alors un dosage volumétrique du prélèvement à l'aide d'un indicateur
mixte, l'hyamine, la solution d'hyamine étant titrée à 0,004 mol/l jusqu'à ce que
la couleur rose vire au bleu. En désignant par V le volume d'hyamine versé (ml) et
par S la surface de prélèvement, la quantité en teneur d'agent tensioactif présent
à la surface de la tôle a pour valeur :

ce qui correspond à une teneur d'agent tensioactif de y g/m
2.
EXEMPLE 1
[0035] La tôle décapée à l'acide chlorhydrique et rincée est chauffée à une température
de 60°C en vue de la sécher, en utilisant des sécheurs à air chaud.
[0036] Après le séchage, on pulvérise sur une face de la tôle d'acier décapée une émulsion
aqueuse contenant 5% en volume d' une phase huileuse constituée par le produit commercialisé
sous la dénomination PREVOX 6767
R par HENKEL.
[0037] La pulvérisation est effectuée au moyen de buses d'aspersion classiques de type "VEEJET"
avec un angle d'ouverture de 65° qui permet de couvrir un carré de 25 cm de coté sur
substrat placé à 20 cm de la buse.
[0038] Le produit étant ainsi réparti sur la face de la tôle, on procède au chauffage de
la tôle revêtue à une température de 90°C au moyen de sécheurs à air chaud disposés
de manière appropriée.
[0039] On forme ainsi un film sec et mince à la surface de la tôle d'acier décapée permettant
de protéger celle-ci contre la corrosion pendant une durée minimale de trois mois.
[0040] La tôle revêtue est ensuite bobinée et placée dans une halle de stockage.
[0041] Les bobines peuvent être directement livrées aux utilisateurs sans recevoir de traitement
particulier, ceux-ci disposant alors d'un délai de trois mois pour procéder à la transformation
de la tôle en toute sécurité vis-à-vis de la corrosion.
[0042] Des essais de mise en peinture ont été réalisés à partir de prélèvements issus de
telles bobines directement sur la tôle revêtue de son film sec anticorrosion, d'une
part avec un apprêt de type polyuréthane et d'autre part, avec une peinture poudre
de type polyester.
[0043] Les tests d'adhérence du revêtement de peinture (quadrillage, test dit "du chevron")
ont permis de montrer que l'aptitude à la mise en peinture de ladite tôle non dégraissée,
c'est-à-dire non débarrassée de son film sec, est aussi bonne que celle de la tôle
nue.
[0044] Il en est de même pour la galvanisation au trempé à chaud et l'émaillage par pulvérisation
électrostatique.
[0045] Un simple dégraissage est suffisant pour éliminer toute trace de produit à la surface
de la tôle et les utilisateurs sont également assurés de ne pas polluer leurs installations.
[0046] En outre, les bobines peuvent être déroulées pour procéder au parachèvement des tôles
et être éventuellement refendues avant d'être livrées aux utilisateurs.
[0047] Le dosage du film sec déposé conformément à la méthode ci-dessus décrite a donné
les valeurs suivantes :
S = 0,016 m2
V = 2 ml
ce qui correspond à une quantité d'agent tensioactif de 50 µeq/m
2, soit une teneur de l'ordre de 0,5 g/m
2.
EXEMPLE 2
[0048] La tôle est préalablement décapée comme décrit précédemment à l'exemple 1, rincée
puis séchée à l'aide de sécheurs à air chaud par chauffage à une température égale
à 60°C pour favoriser la réactivité de la tôle ainsi que les mécanismes d'accrochage
du produit.
[0049] On pulvérise alors sur une face de la tôle d'acier décapée et séchée une émulsion
aqueuse contenant 5% en volume d'une phase huileuse constituée par le produit commercialisé
sous la dénomination 112 STS
R par QUAKER.
[0050] La pulvérisation est effectuée au moyen de buses d'aspersion classiques de type "VEEJET"
avec un angle d'ouverture de 65° qui permet de couvrir un carré de 25 cm de coté sur
un substrat placé à 20 cm de la buse.
[0051] Après avoir réparti le produit sur la surface de la tôle, on chauffe celle-ci au
moyen de sécheurs à air chaud à une température de 90°C afin de la sécher et donc
de favoriser l'évaporation de l'eau présente à sa surface.
[0052] On dose alors de manière volumétrique le prélèvement à l'aide d'une solution titrée
d'hyamine à 0,004 mol/l comme décrit précédemment.
[0053] Le dosage du film sec déposé conformément à la méthode ci-dessus décrite a donné
les valeurs suivantes :
S = 0,013 m2
V = 0,12 ml
ce qui correspond à une quantité d'agent tensioactif de 45 µeq/m
2, soit une teneur de l'ordre de 0,5 g/m
2.
[0054] La tôle ainsi protégée contre la corrosion pour une durée d'au moins trois mois peut
alors être directement livrée à l'utilisateur ou subir un parachèvement comme expliqué
pour l'exemple 1.
[0055] La Demanderesse s'est aperçue de manière tout-à-fait inattendue que le film protecteur
de la tôle n'altérait pas l'aptitude de celle-ci aux traitements ultérieurs, tels
que la phosphatation et la mise en peinture.
[0056] Les résultats de l'essai décrit ci-après permettent de mettre en évidence d'une manière
significative les propriétés des tôles revêtues par le procédé de l'invention.
ESSAI
[0057] L'essai est réalisé sur des éprouvettes de tôles d'acier de dimensions 50 x 100 mm
qui ont été décapées dans une solution d'acide chlorhydrique, les concentrations en
acidité libre et en chlorures ferreux étant respectivement égales à 80 g/l et 90 g/l,
à une température de 85°C.
[0058] Après le décapage, les éprouvettes sont ensuite rincées dans deux bacs successifs
d'eau puis séchées par rotation des éprouvettes.
[0059] On pulvérise ensuite sur une première partie des éprouvettes une émulsion aqueuse
contenant 3% en volume de phase huileuse constituée par le produit commercialisé sous
la dénomination PREVOX 6767
R par HENKEL(1).
[0060] On pulvérise sur une deuxième partie des éprouvettes une émulsion aqueuse contenant
3% en volume de phase huileuse constituée par le produit commercialisé sous la dénomination
112 STS
R par QUAKER(2).
[0061] On pulvérise également sur une troisième partie des éprouvettes une émulsion aqueuse
contenant 3% en volume de phase huileuse constituée par le produit commercialisé sous
la dénomination RC 305
R par CRODA CHEMICALS (3). Ce produit, connu pour ses propriétés anticorrosion, est
constitué essentiellement d'amines.
[0062] Une éprouvette n'ayant subi aucun traitement contre la corrosion sert d'échantillon
témoin(4).
[0063] Toutes les éprouvettes sont séchées à l'aide de sécheurs à air chaud dont la température
est également de 90°C.
[0064] Les éprouvettes sont alors exposées aux conditions atmosphériques dans une halle
de stockage à une température de l'ordre de 30°C et une humidité relative de l'ordre
de 70%.
[0065] Pendant plusieurs jours on observe les différentes éprouvettes en prenant en compte
l'aspect de la corrosion en fonction du temps. L'aspect de la corrosion est relevé
sur une échelle de cotation allant de 1 à 4, le coefficient 1 étant attribué à une
éprouvette sur laquelle les premières piqûres apparaissent, le coefficient 4 correspondant
à toute la surface corrodée.
[0066] La courbe représentée à la figure annexée représente l'évolution comparée de la corrosion
au cours du temps pour les quatre essais.
[0067] Les résultats des essais montrent la supériorité des produits conformes à l'invention
sur un inhibiteur de corrosion classique tel que le RC 305, le processus de dégradation
des tôles s'engageant très rapidement avec ce dernier.
[0068] Les tôles revêtues du film sec anticorrosion selon l'invention peuvent subir sans
dégraissage préalable les opérations de revêtement du type galvanisation au trempé,
mise en peinture ou émaillage, tout en bénéficiant d'une très bonne protection anticorrosion
et ceci même après une longue période de stockage. De plus, le dégraissage des tôles
reste très aisé après un stockage prolongé.
1. Procédé de protection temporaire contre la corrosion d'une pièce métallique décapée,
notamment d'une tôle, caractérisée en ce qu'il comprend les étapes consistant à :
- sécher ladite pièce métallique,
- appliquer sur une partie au moins de ladite pièce métallique une émulsion obtenue
par dispersion dans de l'eau de 3 à 13 % en volume d'une phase huileuse comprenant
de 75 à 90 % en volume d'au moins une huile minérale, de 5 à 10 % en volume d'au moins
un agent tensioactif et de 5 à 15 % en volume d'au moins un inhibiteur de corrosion,
- sécher ladite pièce métallique revêtue, par chauffage à une température comprise
entre 70° et 100°C,
de façon à obtenir un film sec comprenant de 300 à 800 mg/m
2 de produit déposé.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'huile minérale de la phase
huileuse est une huile de type paraffinique.
3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'agent tensioactif de la
phase huileuse est un tensioactif de type polyoxyéthylénique.
4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'inhibiteur de corrosion
de la phase huileuse est un acide carboxylique, un alkyl-sulfonate de baryum ou de
sodium ou un sel d'amine et d'acide gras.
5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'émulsion aqueuse est appliquée
par pulvérisation.
6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la première étape
de séchage est réalisée par chauffage de ladite pièce métallique à une température
comprise entre 30 et 90° C pendant une durée comprise entre 2 et 20 secondes.
7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que ladite pièce métallique revêtue
est séchée pendant une durée comprise entre 2 et 20 secondes.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que
la pièce métallique est une tôle métallique, le film sec étant formé sur une face
au moins de ladite tôle.
9. Tôle métallique revêtue d'un film sec de protection contre la corrosion obtenue par
le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que
le film sec comprend de 300 à 800 mg/m2 de produit déposé obtenu à partir de l'émulsion appliquée selon l'une quelconque
des revendications précédentes.
10. Utilisation d'une tôle métallique revêtue d'un film sec obtenu par séchage préalable
de ladite tôle métallique et application d'une émulsion obtenue par dispersion dans
de l'eau de 3 à 13 % en volume d'une phase huileuse comprenant de 75 à 90 % en volume
d'au moins une huile minérale, de 5 à 10 % en volume d'au moins un agent tensioactif
et de 5 à 15 % en volume d'au moins un inhibiteur de corrosion, puis séchage de la
pièce métallique par chauffage à une température comprise entre 70 et 100° C, de façon
à obtenir un film sec comprenant de 300 à 800 mg/m2 de produit déposé, pour l'application directe sur ladite tôle d'un revêtement sans
dégraissage préalable.
11. Utilisation d'une tôle selon la revendication 10 pour mise en peinture sans dégraissage
préalable.
12. Utilisation d'une tôle selon la revendication 10 pour émaillage sans dégraissage préalable.
13. Utilisation d'une tôle selon la revendication 10 pour galvanisation au trempé sans
dégraissage préalable.
1. Verfahren zum zeitweiligen Schutz eines decapierten Metallstücks, insbesondere eines
Blechs, gegen Korrosion,
dadurch gekennzeichnet, daß es die Verfahrensstufen umfaßt, die bestehen in
- dem Trocknen des metallischen Stücks,
- dem Aufbringen einer Emulsion auf wenigstens einen Teil diesen metallischen Stücks,
erhalten durch Dispergieren von 3 bis 13 Vol. % einer öligen Phase, die 75 bis 90
Vol. % wenigstens eines Mineralöls, 5 bis 10 Vol. % wenigstens eines oberflächenaktiven
Mittels und 5 bis 15 Vol. % eines Korrosionsschutzmittels enthält, in Wasser,
- Trocknen des überzogenen Metallstücks durch Erwärmen auf eine Temperatur zwischen
70° und 100°C derart, daß ein trockener Film erhalten wird, der 300 bis 800 mg/m2 des abgeschiedenen Produkts enthält.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das Mineralöl der Ölphase ein Öl vom Paraffintyp ist.
3. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das oberflächenaktive Mittel der öligen Phase ein Tensid vom Polyoxyethylen-Typ
ist.
4. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das Korrosionsschutzmittel der öligen Phase eine Carbonsäure, ein Alkylsulfonat
von Barium oder von Natrium oder ein Salz eines Amins und einer Fettsäure ist.
5. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die wäßrige Emulsion duch Zerstäuben aufgetragen wird.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß die erste Stufe des Trocknens durchgeführt wird durch Erwärmen des Metallstücks
auf eine Temperatur zwischen 30 und 90°C während einer Dauer zwischen 2 und 20 Sek.
7. Verfahren nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß das überzogene Metallstück während einer Dauer zwischen 2 und 20 Sek. getrocknet
wird.
8. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß das Metallstück ein Metallblech und der trockene Film wenigstens auf einer Seite
dieses Blechs ausgebildet ist.
9. Mit einem trockenen Schutzfilm gegen Korrosion beschichtetes Metallblech, erhalten
nach dem Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß der Film 300 bis 800 mg/m2 des, ausgehend von der nach einem der vorhergehenden Ansprüche aufgetragenen Emulsion,
erhaltenen abgeschiedenen Produkts umfaßt.
10. Verwendung eines mit einem trockenen Film überzogenen Metallblechs, das durch vorheriges
Trocknen des Metallblechs und Auftragen einer Emulsion erhalten wird, wobei die Emulsion
erhalten wird durch Dispergieren von 3 bis 13 Vol. % einer öligen Phase, die 75 bis
90 Vol. % wenigstens eines Mineralöls, 5 bis 10 Vol. % wenigstens eines oberflächenaktiven
Mittels und 5 bis 10 Vol. % wenigstens eines Korrosionsschutzmittels enthält, in Wasser,
anschließendes Trocknen des Metallstücks durch Erwärmen auf eine Temperatur zwischen
70 und 100°C derart, daß ein trockener Film erhalten wird, der 300 bis 800 mg/m2 des abgeschiedenen Produkts enthält, zum direkten Aufbringen eines Überzugs ohne
vorheriges Entfetten auf das Blech.
11. Verwendung eines Blechs nach Anspruch 10 in der Malerei ohne vorheriges Entfetten.
12. Verwendung eines Blechs nach Anspruch 10 zum Emaillieren ohne vorheriges Entfetten.
13. Verwendung eines Blechs nach Anspruch 10 zur Tauchgalvanisierung ohne vorheriges Entfetten.
1. A process for temporarily protecting against corrosion in a pickled metal part, in
particular a sheet, characterized in that it comprises steps consisting in:
- drying the said metal part,
- applying to at least part of the said metal part an emulsion obtained by dispersing
in water from 3 to 13% by volume of an oil phase comprising from 75 to 90% by volume
of at least one mineral oil, from 5 to 10% by volume of at least one surfactant and
from 5 to 15% by volume of at least one corrosion inhibitor,
- drying the said coated metal part by heating it to a temperature between 70° and
100°C,
so as to obtain a dry film comprising from 300 to 800 mg/m
2 of deposited product.
2. A process according to Claim 1, characterized in that the mineral oil of the oil phase
is a paraffin-type oil.
3. A process according to Claim 1, characterized in that the surfactant of the oil phase
is a polyoxyethylene-type surfactant.
4. A process according to Claim 1, characterized in that the corrosion inhibitor of the
oil phase is a carboxylic acid, a barium or sodium alkylsulphonate or an amine and
fatty acid salt.
5. A process according to Claim 1, characterized in that the aqueous emulsion is applied
by spraying.
6. A process according to one of Claims 1 to 5, characterized in that the first stage
of drying is carried out by heating the said metal part to a temperature between 30
and 90°C for a period of between 2 and 20 seconds.
7. A process according to Claim 6, characterized in that the said coated metal part is
dried for a period of between 2 and 20 seconds.
8. A process according to any one of the preceding claims, characterized in that the
metal part is a metal sheet, the dry film being formed on at least one face of the
said sheet.
9. A metal sheet coated with a dry film for protecting against corrosion, obtained by
the process according to any one of Claims 1 to 7, characterized in that the dry film
comprises from 300 to 800 mg/m2 of deposited product obtained from the emulsion applied according to any one of the
preceding claims.
10. The use of a metal sheet coated with a dry film obtained by previously drying the
said metal sheet and applying an emulsion obtained by dispersing in water from 3 to
13 % by volume of an oil phase comprising from 75 to 90% by volume of at least one
mineral oil, from 5 to 10% by volume of at least one surfactant and from 5 to 15%
by volume of at least one corrosion inhibitor, then drying the metal part by heating
it to a temperature of between 70 and 100°C so as to obtain a dry film comprising
from 300 to 800 mg/m2 of deposited product, for applying a coating directly to the said sheet, without
previous degreasing.
11. The use of a sheet according to Claim 10 for painting without previous degreasing.
12. The use of a sheet according to Claim 10 for enamelling without previous degreasing.
13. The use of a sheet according to Claim 10 for dip galvanizing without previous degreasing.