[0001] L'invention concerne l'obturation ou operculage des extrémités d'un tube de lancement,
en pratique mobile, pour missile, roquette ou munition analogue.
[0002] Ainsi qu'on le sait, il existe des tubes ou caissons servant aussi bien au stockage
d'une munition qu'à son lancement. De manière à éviter, avant le lancement, toute
pénétration dans le tube de produits indésirables susceptibles de perturber la phase
de lancement, avec parfois des conséquences dramatiques, il est connu de munir le
tube de lancement, après y avoir incorporé la munition, de capots en obturant les
extrémités avant et arrière. De la sorte, y compris après d'éventuelles manipulations
en milieu hostile, l'opérateur n'a plus qu'à vérifier l'intégrité des capots pour
s'assurer au moment de tirer du bon état de propreté de son arme.
[0003] Ces capots ou éléments d'obturation peuvent être de plusieurs types, selon que leur
dégagement vis à vis de l'extrémité de tube qu'ils obturent se fait de manière autonome
avant le tir (on parle parfois de portes) ou au début même du tir.
[0004] Le premier cas correspond le plus souvent à de l'armement lourd en pratique configuré
en batterie. Ainsi par exemple le document FR-2.620.808, qui concerne des conteneurs
de missiles notamment embarqués sur des bâtiments de guerre, et le document FR-2.555.725,
concernant des systèmes de missiles "conteneurisés" sur véhicules, à terre ou sur
navire, prévoient des couvercles ou portes articulés.
[0005] Le deuxième cas correspond en pratique à de l'armement léger, par exemple porté et
manipulé par son servant. Le dégagement de l'extrémité avant du tube de lancement
se fait alors par éjection ou fragmentation de l'élément d'obturation. En fait plusieurs
cas se présentent selon que l'éjection ou fragmentation résulte de l'action d'un élément
pyrotechnique ou d'un cordon explosif déclenché au moment du tir (voir par exemple
les documents FR-2.555.725, US-4.301.708, ou US-3.962.951), de la pression des gaz
générée par la mise à feu (voir notamment les documents DE-1.016.603, EP-0.022.756
ou FR-2.230.955) ou de la poussée exercée par le nez même de la munition en train
d'être lancée (voir notamment les documents EP-0.434.938, FR-1.436.333, FR-2.038.112,
GB-1.206.945 ou US-4.498.368). Lorsqu'il y a fragmentation, une retenue de tout ou
partie des fragments peut être prévue à la périphérie de l'extrémité du tube considérée
(voir par exemple les documents précités FR-1.436.333 ou US-4.498.368, ou encore le
document précité EP-2.620.808 qui prévoît une réobturation substantielle de l'extrémité
arrière de conteneurs lance-missiles montés en batterie).
[0006] Ces diverses solutions connues, à dégagement des extrémités au moment même du tir,
ont l'inconvénient de faire immanquablement apparaître des débris qui sont éjectés
de manière non contrôlée, surtout lorsqu'on augmente les exigences quant au niveau
de protection que doit assurer l'élément d'obturation considéré. En outre, ces solutions
sont généralement complexes.
[0007] L'invention a pour objet de pallier les inconvénients précités grâce à un élément
d'obturation pour l'une au moins des extrémités, notamment avant, d'un tube de stockage
et de lancement de munition, de préférence portatif, qui puisse, malgré une construction
simple, assurer en phase de stockage, en combinaison avec le tube lui-même, un niveau
de protection élevé et durable au cours du temps vis à vis d'agressions climatiques,
mécaniques, électromagnétiques, nucléaires, biologiques et/ou chimiques, tout en garantissant
de façon fiable, même après une longue période de stockage (pouvant typiquement atteindre,
voire dépasser, 10 ans), le dégagement complet de ladite extrémité sous l'effet du
front de pression apparaissant au moment du tir, et ce sans éjection incontrôlée de
débris ni faire courir de risque au servant dudit tube.
[0008] L'invention propose à cet effet un élément d'obturation destiné à être monté sur
une extrémité d'un tube de stockage et de lancement d'une munition pour en protéger
l'intérieur vis à vis d'agressions externes, comportant un opercule destiné à s'étendre
sur toute la section de l'extrémité de tube et à être assujetti de façon étanche tout
au long du bord de cette extrémité de tube et à se dégager au moins en partie vis
à vis de cette extrémité au moment du lancement, caractérisé en ce que cet opercule
est fixé à l'intérieur d'une coiffe protectrice en matériau souple comportant une
patte de retenue fixée extérieurement au tube près de cette extrémité, grâce à quoi
l'opercule est récupéré au moment du lancement par la coiffe protectrice.
[0009] De la sorte, lorsque l'opercule se détache au moins en partie de l'extrémité du tube,
il est, dans sa totalité, retenu au tube notamment grâce à la patte de la coiffe protectrice.
Il n'y a donc pas d'éjection incontrôlée de débris. L'opercule est en pratique en
matériau rigide en sorte d'assurer le niveau voulu de protection, notamment mécanique,
tandis que la coiffe protectrice peut assurer la protection sonore et visuelle de
cet opercule (c'est-à-dire peut servir à absorber toute onde incidente sonore ou lumineuse
dont le renvoi trahirait la présence de l'arme). On appréciera que l'invention va
à l'encontre de l'habitude antérieure visant à conserver une symétrie de fixation
de l'opercule par rapport à l'axe du tube.
[0010] Selon des enseignements préférés de l'invention éventuellement combinés :
- l'opercule comporte une paroi de fond et une jupe destinée à longer extérieurement
l'extrémité de tube et à lui être fixée,
- l'opercule comporte, entre cette paroi de fond et cette jupe, une zone annulaire de
moindre résistance,
- cette zone annulaire de moindre résistance est une zone de raccordement à angle droit
réalisée par emboutissage entre la jupe et la paroi de fond,
- l'opercule est fixé à la coiffe protectrice par sa seule paroi de fond,
- l'opercule est fixé à la coiffe par de la colle,
- cette colle est thermofusible,
- la patte de fixation se raccorde à une bande annulaire destinée à entourer l'extrémité
de tube,
- la coiffe longe circonférentiellement cette bande,
- la coiffe et la bande annulaire sont, en plus de la patte de fixation, reliées par
des zones frangibles (faciles à rompre),
- le matériau souple de la coiffe protectrice est thermorétractable,
- le matériau souple est du polyéthylène,
- l'opercule est en un matériau électriquement conducteur,
- ce matériau électriquement conducteur est à base de cuivre.
[0011] L'invention vise également un tube de lancement muni en une, de préférence en chaque,
extrémité d'un tel élément d'obturation. Lorsque le tube comporte une paroi métallique
électriquement conductrice, l'opercule est de préférence lui aussi électriquement
conducteur, la liaison entre cette paroi (éventuellement dénudée auprès de l'extrémité)
et l'opercule étant avantageusement réalisée par une colle électriquement conductrice.
A l'extrémité avant, l'élément d'obturation est de préférence relié au tube par une
bande annulaire à laquelle se raccorde la patte de la coiffe alors que, à l'extrémité
arrière, la patte de la coiffe peut suffire à elle seule pour assurer la fixation
au tube.
[0012] Des objets, caractéristiques et avantages de l'invention ressortent de la description
qui suit, donnée à titre d'exemple non limitatif, en regard des dessins annexés sur
lesquels :
- la figure 1 est une vue éclatée en coupe axiale de l'extrémité avant d'un tube de
lancement et de son élément d'obturation,
- la figure 2 est une vue en élévation à plus grande echelle de la coiffe protectrice
de la figure 1, après rotation de 90° autour de l'axe du tube,
- la figure 3 est une vue en coupe axiale de la coiffe de l'élément d'obturation de
l'extrémité arrière du tube de la figure 1,
- la figure 4 est une vue en élévation, après rotation de 90° autour de l'axe du tube,
de la coiffe de la figure 3, et
- la figure 5 est une vue en coupe axiale, avec arrachement partiel, de l'extrémité
de tube et de l'élément d'obturation de la figure 1 et d'un outillage pour la fixation
de cet élément sur cette extrémité de tube.
[0013] La figure 1 représente une extrémité 1A, de préférence l'extrémité avant, d'un tube
de lancement désigné dans son ensemble par la référence 1 et qui sert au stockage
d'une munition telle que missile, roquette ou analogue puis à son lancement. Ce tube
en soi, avec sa munition (non représentée), est de tout type connu approprié et ne
sera pas décrit de façon détaillée.
[0014] Il sera juste indiqué ici que ce tube, de préférence portatif, est formé en son extrémité
avant d'un feuillard cylindrique électriquement conducteur 2 d'axe X-X, entouré d'une
paroi externe 3. A titre d'exemple, le feuillard est en cuivre et la paroi externe
est un bobinage de fibres de carbone.
[0015] La paroi externe s'arrête avantageusement à une courte distance de la tranche ou
bord libre du feuillard en sorte de le laisser nu sur cette courte distance.
[0016] Le feuillard en cuivre participe notamment à la résistance mécanique du tube et à
son blindage électromagnétique.
[0017] Sur cette extrémité 1A du tube vient se monter un élément d'obturation désigné dans
son ensemble par la référence 4, et formé d'un opercule 5 et d'une coiffe protectrice
6 en matériau souple.
[0018] L'opercule 5, destiné à obturer de façon étanche la section de l'extrémité 1A, comporte
une paroi de fond 7, en pratique plane, s'étendant sur toute cette section et est
assujetti de façon étanche tout au long du bord de cette extrémité grâce à une jupe
8, ici cylindrique, destinée à longer extérieurement l'extrémité du tube, de préférence
sur tout ou partie de la distance
d sur laquelle le feuillard métallique 2 est laissé à nu. Cet opercule est avantageusement
obtenu par emboutissage.
[0019] Cet opercule est de préférence électriquement conducteur (ici en cuivre), comme le
feuillard, en sorte de permettre une continuité électromagnétique tube-opercule.
[0020] La solidarisation de l'opercule au tube est de préférence assurée par cette jupe,
par sertissage, collage ou soudage. Dans l'exemple considéré cette liaison est assurée
par de la colle avantageusement conductrice en sorte de renforcer la continuité électromagnétique
précitée. L'existence de cette jupe permet une très bonne fixation mécanique et une
bonne étanchéité.
[0021] Cet opercule 5 est fixé à l'intérieur de la coiffe protectrice 6, de préférence par
sa seule paroi de fond, ce qui permet d'éviter que la matière de fixation, par exemple
de la colle (avantageusement thermofusible) risque de déborder sur le tube proprement
dit.
[0022] Cette coiffe 6 comporte aussi une paroi de fond 9 raccordee à sa périphérie à une
jupe cylindrique 10 longeant la jupe 8 de l'opercule, de préférence sur une distance
au moins égale à la dimension axiale de la jupe 8 de l'opercule de manière à bien
marquer ce dernier et à s'étendre autour du tube proprement dit. Le fait qu'il n'y
ait pas de colle entre les jupes 10 et 8 évite qu'il puisse y avoir un collage intempestif
de la jupe 10 sur le tube lui-même.
[0023] Cette jupe 10 se prolonge axialement à l'opposé de la paroi de fond 9 par une patte
de fixation 11 fixée extérieurement au tube à distance de cette extrémité.
[0024] De préférence, plus précisément, cette patte se prolonge circonférentiellement en
sorte de former une bande annulaire 12 destinée à ceinturer le tube au delà de la
zone dénudée.
[0025] De manière préférée, cette bande annulaire longe circonférentiellement la jupe 10
en sorte de n'en être séparée que par une fente 13 s'étendant sur un secteur angulaire
inférieur à 360° en sorte de laisser subsister la patte 11 sur une amplitude angulaire
(par exemple entre 20° et 50°, de préférence 40°) suffisante pour permettre à la patte
11 de résister à l'arrachement lors de l'éjection de l'opercule.
[0026] Cette fente n'a pas besoin d'être complète, c'est-à-dire qu'elle peut s'étendre sur
une partie seulement de l'épaisseur de l'ensemble 10 + 12, ou être en pointillés du
moment qu'elle détermine une ligne non fermée de moindre résistance (par exemple de
moindre épaisseur).
[0027] La coiffe protectrice 6 est ici fixée au tube par collage tout au long de la bande
annulaire, par exemple par la même colle thermofusible que celle utilisée pour fixer
les parois de fond de l'opercule et de la coiffe.
[0028] La figure 2 représente cette coiffe 6 avec des couches 14 et 15 de préencollage.
[0029] Cette coiffe est de préférence en un matériau thermorétractable, du polyéthylène
par exemple.
[0030] Les figures 3 et 4 représentent une autre coiffe 16 destinée à recevoir un opercule
(non représenté) de même type que celui, 5, de la figure 1. L'élément d'obturation
ainsi constitué, notamment utilisable pour l'extrémité arrière du tube 1, ne se différencie
de celui de la figure 1 que par le fait que la paroi de fond 19 et la jupe 20 de la
coiffe sont raccordées au tube par une simple patte 21, de dimension circonférentielle
constante ainsi que cela ressort clairement de la figure 4. Des zones de préencollage
sont désignées à la figure 3 par les références 24 et 25.
[0031] Dans ce cas la patte est avantageusement non rétractable.
[0032] Pour le montage (voir la figure 5) de l'élément d'obturation 4 sur l'extrémité 1A
on peut suivre les opérations suivantes, après avoir éventuellement mis à nu le feuillard
2 à proximité immédiate de la tranche de celui-ci :
a. on met en place l'opercule 5 après avoir mis la colle électriquement conductrice
entre la partie à nu du feuillard et la jupe 8 de l'opercule,
b. on met en place sur l'opercule et le tube la coiffe 6, préencollée et prédécoupée,
c. on met en place sur et autour de la coiffe 6 un outillage de collage et de rétraction
schématisé en 30 à la figure 5, comportant une paroi de fond 31 et, solidaire de cette
paroi en alliage d'aluminium série 2000 (par exemple 2024, c'est-à-dire un alliage
Al-Cu) une jupe 32 longées extérieurement par des résistances chauffantes 33 et 34
noyées dans une résine polymérisée sur la paroi et la jupe,
d. on alimente électriquement les résistances chauffantes 33 et 34, ce qui assure
:
* la polymérisation de la colle conductrice,
* la rétraction de la coiffe 6 sur l'opercule et le tube ainsi que la fusion de la
colle thermofusible.
[0033] Une contrainte de pression peut être apportée radialement à la jonction tube-opercule,
par exemple grâce à la rétraction de la coiffe, ce qui évite d'avoir à manoeuvrer
l'outillage de collage.
[0034] L'opération
d peut être réalisée dans un temps relativement court (30 secondes par exemple).
[0035] En variante, en jouant sur le coefficient de dilatation du polyéthylène, la succession
des étapes est modifiée comme suit : avant de monter la coiffe sur l'opercule, on
la fait chauffer en étuve pendant par exemple 10 mn à 100°C ; après mise en place
sur l'opercule et sur le tube, on laisse le polyéthylène se rétracter à l'air libre,
avec prépolymérisation de la colle conductrice.
[0036] Il n'y a alors plus besoin d'outillage.
[0037] On procède ensuite à un traitement final complétant la polymérisation de la colle
conductrice.
[0038] A titre d'exemple la coiffe est en polyéthylène fourni par RAYCHEM au Danemark, ou
par HELLERMAN en Angleterre ; l'outillage est obtenu après de WATLOW France (à Pontoise)
qui l'importe d'Allemagne (Société WAHOW, RFA) tandis que la colle conductrice, par
exemple, à base de particule d'argent est obtenue auprès de RAYCHEM sous la référence
SS 1184 ou auprès de CHOMERICS sous la référence CHO-BOND 584-29 ; la colle thermofusible
est obtenue auprès de RAYCHEM sous la référence S 1112 ou auprès de HELLERMANN sous
la référence WM 250.
[0039] L'opercule a par exemple une épaisseur de 0,1 mm et un diamètre final de 168 mm et
une hauteur de jupe de 6 mm. La coiffe de la figure 2 a une épaisseur de 1,5 mm, une
température de rétraction inférieure ou égale à 150° et une hauteur de jupe de 20
mm, c'est-à-dire supérieure à la hauteur précitée de la jupe de l'opercule ; la bande
annulaire a une hauteur de 30 mm.
[0040] On observe en effet sur la figure 5 que la fente 13 se trouve en-dessous du bord
libre de la jupe de l'opercule, de préférence en regard de la couche 3 protégeant
le feuillard 2.
[0041] La masse des éléments avant et arrière du tube est typiquement d'au plus 100 g.
[0042] Un tel élément d'obturation a résisté notamment à de la chaleur sèche (+ 71°C), à
du froid (-46°C), à la corrosion notamment par la soude caustique (solution aqueuse
à 2 %), par l'acide borique (solution aqueuse à 1,7 %) ou par du fréon concentré.
[0043] Au plus tard au moment de sa mise en service, le tube (classique) est muni de ses
accessoires permettant le tir (déclencheur, viseur ....).
[0044] Lors de la séquence de mise à feu du missile, la pile missile et les gyroscopes sont
activés, le dispositif de lancement des gyroscopes crée une surpression dans le tube
de lancement.
[0045] Les opercules avant et arrière résistent à cette surpression.
[0046] L'allumage des propulseurs de lancement engendre une onde de pression, dont une partie
est réfléchie par l'opercule arrière, permettant la rupture de l'opercule avant qui
est récupéré par sa coiffe protectrice, celle-ci restant liée au tube de lancement.
[0047] Au début de la phase d'allumage des propulseurs, l'opercule arrière résiste à une
montée en pression avant d'être rompu et récupéré par sa coiffe protectrice, l'ensemble
restant à l'intérieur du cône de sécurité.
[0048] La rupture de l'opercule au niveau de la paroi de fond est ici garantie par le fait
que l'opercule est obtenu par emboutissage : la liaison entre la paroi de fond et
la jupe est une zone de moindre résistance, par exemple fragile, typiquement représentée
par un rayon de 0,1 mm. En variante, une ligne annulaire de moindre résistance, destinée
à être rompue lors du lancement, peut être obtenue par tout moyen connu approprié
(tiretés, entaille ...) ne nuisant pas au niveau de protection désiré.
[0049] Lors de la rupture de l'opercule, typiquement au niveau de la paroi de fond, la coiffe
bascule autour de la patte qui forme charnière. La retenue de l'opercule par la patte
est améliorée par le fait que, n'étant pas liée à l'opercule, la jupe de la coiffe
peut participer par sa déformation, à l'absorption de l'énergie d'éjection.
[0050] La position angulaire de cette patte est choisie en sorte que, après rupture, l'opercule
et la coiffe ne gênent ni les moyens de visée ni les moyens de guidage associés au
tube.
[0051] L'élément d'obturation avant a une résistance à la rupture typiquement comprise entre
1 bar et 1,5 bar tandis que celle de l'élément arrière est typiquement comprise entre
1,5 bar et 3,5 bar.
[0052] Il va de soi que la description qui précède n'a été proposée qu'à titre d'exemple
non limitatif et que de nombreuses variantes peuvent être proposées par l'homme de
l'art sans sortir du cadre de l'invention.
1. Elément d'obturation destiné à être monté sur une extrémité d'un tube de stockage
et de lancement d'une munition pour en protéger l'intérieur vis à vis d'agressions
externes, comportant un opercule (5) destiné à s'étendre sur toute la section de l'extrémité
de tube et à être assujetti de façon étanche tout au long du bord de cette extrémité
de tube et à se dégager au moins en partie vis à vis de cette extrémité au moment
du lancement, caractérisé en ce que cet opercule est fixé à l'intérieur d'une coiffe
protectrice (6, 16) en matériau souple comportant une patte de retenue (11, 21) fixée
extérieurement au tube près de cette extrémité, grâce à quoi l'opercule est récupéré
au moment du lancement par la coiffe protectrice.
2. Elément d'obturation selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'opercule (5)
comporte une paroi de fond (7) et une jupe (8) destinée à longer extérieurement l'extrémité
(1A) de tube et à lui être fixée.
3. Elément d'obturation selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'opercule comporte,
entre cette paroi de fond et cette jupe, une zone annulaire de moindre résistance.
4. Elément d'obturation selon la revendication 3, caractérisé en ce que cette zone annulaire
de moindre résistance est une zone de raccordement à angle droit réalisée par emboutissage
entre la jupe et la paroi de fond.
5. Elément d'obturation selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé
en ce que l'opercule (5) est fixé à la coiffe protectrice (6, 16) par sa seule paroi
de fond (7).
6. Elément d'obturation selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé
en ce que l'opercule est fixé à la coiffe par de la colle.
7. Elément d'obturation selon la revendication 6, caractérisé en ce que cette colle est
thermofusible.
8. Elément d'obturation selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé
en ce que la patte de fixation (11) se raccorde à une bande annulaire (12) destinée
à entourer l'extrémité de tube.
9. Elément d'obturation selon la revendication 8, caractérisé en ce que la coiffe longe
circonférentiellement cette bande.
10. Elément d'obturation selon la revendication 9, caractérisé en ce que la coiffe et
la bande annulaire sont, en plus de la patte de fixation, reliées par des zones frangibles.
11. Elément d'obturation selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé
en ce que le matériau souple de la coiffe protectrice est thermo-rétractable.
12. Elément d'obturation selon la revendication 11, caractérisé en ce que le matériau
souple est du polyéthylène.
13. Elément d'obturation selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé
en ce que l'opercule est en un matériau électriquement conducteur.
14. Elément d'obturation selon la revendication 13, caractérisé en ce que ce matériau
électriquement conducteur est à base de cuivre.
15. Tube (1) de stockage et de lancement d'une munition muni en au moins une (1A) de ses
deux extrémités avant et arrière d'un élément d'obturation (4) comportant un opercule
(5) s'étendant sur toute la section de cette extrémité et assujetti de façon étanche
tout au long du bord de cette extrémité, caractérisé en ce que cet opercule est fixé
à l'intérieur d'une coiffe protectrice (6, 16) en matériau souple comportant une patte
(11, 21) fixée extérieurement au tube près de cette extrémité.
16. Tube de stockage et de lancement selon la revendication 15, caractérisé en ce que
l'opercule (5) comporte une paroi de fond (7) et une jupe (8) longeant extérieurement
l'extrémité de tube en lui étant fixée.
17. Tube de stockage et de lancement selon la revendication 16, caractérisé en ce que
l'opercule est fixé à la coiffe protectrice par sa seule paroi de fond.
18. Tube de stockage et de lancement selon l'une quelconque des revendications 15 à 17,
caractérisé en ce que cette extrémité comporte une paroi électriquement conductrice,
l'opercule est en matériau électriquement conducteur et est fixé à cette paroi par
une colle électriquement conductrice.
19. Tube de stockage et de lancement selon la revendication 18, caractérisé en ce que
l'opercule est à base de cuivre.
20. Tube de stockage et de lancement selon l'une quelconque des revendications 15 à 19,
caractérisé en ce que l'opercule est fixé à la coiffe protectrice par de la colle
thermofusible.
21. Tube de stockage et de lancement selon l'une quelconque des revendications 15 à 20,
caractérisé en ce que cette extrémité étant l'extrémité avant du tube, la patte de
fixation se raccorde à une bande annulaire entourant cette extrémité.
22. Tube de stockage et de lancement selon la revendication 21, caractérisé en ce que
la coiffe longe circonférentiellement cette bande.
23. Tube de stockage et de lancement selon la revendication 22, caractérisé en ce que
la coiffe et la bande annulaire sont, en plus de la patte de fixation, reliées par
des zones frangibles.
24. Tube de stockage et de lancement selon l'une quelconque des revendications 15 à 23,
caractérisé en ce que le matériau souple de la coiffe protectrice est thermi-rétractable.
25. Tube de stockage et de lancement selon l'une quelconque des revendications 15 à 24,
caractérisé en ce que le matériau souple est du polyéthylène.
26. Tube de stockage et de lancement selon l'une quelconque des revendications 15 à 25,
caractérisé en ce qu'il comporte en son autre extrémité un second élément d'obturation
comportant un opercule assujetti de façon étanche tout au long du bord de cette autre
extrémité, et fixé à l'intérieur d'une seconde coiffe protectrice en matériau souple
comportant une patte fixée extérieurement au tube près de cette extrémité.