[0001] L'invention se rapporte à un appareillage pour l'alimentation en haute tension à
fréquence élevée de tubes à décharge en atmosphère gazeuse, comprenant une source
de tension continue alimentée à partir d'un réseau de distribution, un circuit résonnant,
constitué d'un condensateur en série avec une inductance, branché entre pôles de la
source, l'inductance incluant un primaire de transformateur couplé à un secondaire
connecté au tube à décharge, et un transistor commutateur avec un espace émetteur-collecteur
monté en sorte de moduler, avec une phase appropriée, une injection de charges électriques
dans le circuit résonnant en réponse à un signal appliqué sur sa base par un circuit
de rétroaction présentant un enroulement couplé à l'inductance.
[0002] Les tubes à décharge en atmosphère gazeuse dont il s'agit sont essentiellement destinés
aux enseignes lumineuses ; ils comportent, aux extrémités d'un tube dont le développé
peut atteindre plusieurs mètres, des électrodes froides.
[0003] Les caractéristiques courant/tension de tels tubes sont extrêmement différentes des
caractéristiques d'impédances passives, et imposent des précautions particulières
d'emploi. Schématiquement, si l'on fait croître progressivement la tension entre électrodes
en partant de zéro, pratiquement aucun courant ne passe tant que la tension n'a pas
atteint une valeur d'amorçage. Puis la décharge s'amorce et le gaz ionisé s'illumine
; la tension entre électrodes s'établit à une valeur, dite tension de décharge, inférieure
à la tension d'amorçage et, en première approximation indépendante du courant qui
traverse le tube mais fonction directe de la longueur de celui-ci. La source doit
donc présenter une impédance interne élevée pour contrôler la puissance dans la décharge.
Par ailleurs, si l'on fait décroître la force électromotrice de la source en dessous
de la tension de décharge, le tube cesse d'être conducteur.
[0004] Les appareillages d'alimentation pour ces tubes délivrent pratiquement toujours des
tensions alternatives, et à chaque demi-alternance le tube décrit le cycle amorçage,
décharge entretenue, extinction. On évite ainsi un vieillissement dissymétrique du
tube notamment au voisinage des électrodes, et d'autre part, la limitation du courant
traversant est plus aisée, et l'obtention d'une tension élevée d'alimentation du tube
peut se faire par un transformateur.
[0005] Le rapport entre la tension d'amorçage et la tension de décharge dépend de nombreux
facteurs dont les plus importants sont la température du gaz avant l'amorçage, et
la durée qui sépare l'amorçage de l'extinction précédente; on notera que cette durée
doit descendre à quelques dizaines de microsecondes pour avoir un effet significatif
sur le rapport tension d'amorçage/tension de décharge.
[0006] Dans la pratique, on admet couramment que la tension d'amorçage d'un tube froid peut
atteindre 2,3 fois la tension de décharge ; plus exactement on prévoit, pour être
certain d'obtenir un amorçage du tube dans les conditions d'environnement les plus
difficiles, que la tension crête délivrée par l'appareillage d'alimentation à vide
sera 2,3 fois la tension efficace nominale du tube en fonctionnement. La tension de
décharge peut s'écarter quelque peu de cette tension nominale en raison de variations
de la pression du gaz, et donc sa température dans le tube en fonctionnement, et de
variations propres au tube (état des électrodes-pression de remplissage, vieillissement).
[0007] Usuellement, les tensions de décharge sont de quelques kilovolts, et les courants
d'une fraction d'ampère. Typiquement, un appareillage fournira à vide 4 500 volts
efficaces pour un courant nominal de décharge de 100 mA.
[0008] Les appareillages actuels sont de deux types :
- Des transformateurs à fréquence industrielle classiques sur noyau de tôles, comportant
une fuite magnétique pour limiter le courant de décharge dans le tube ; ces appareillages
sont lourds, encombrants, difficiles à protéger, et sources de pertes. Mais ils sont
économiques.
- Des appareillages électroniques, fonctionnant à haute fréquence (entre 20 et 30 kHz),
de taille et poids réduits, avec un bon rendement énergétique et de protection aisée.
Ces appareillages sont plus coûteux et moins fiables que les transformateurs à fuite
classiques, et en outre sont générateurs de parasites.
[0009] On notera que les tubes à décharge à atmosphère gazeuse présentent un fonctionnement
de soi générateur de parasites, en raison des tensions élevées mises en jeu, et des
transitions brusques de courant à l'amorçage. Les transformateurs à fuites d'une part
créent des parasites à fondamentale de 100 Hz, dont le spectre d'harmoniques est très
atténué dans la gamme des ondes radioélectriques longues (qui commence à 150 kHz),
et leur inductance de fuite fait obstacle au retour sur le réseau des parasites créés
sur leur secondaire.
[0010] Mais les fréquences de fonctionnement des appareillages électroniques sont nettement
plus proches des gammes de fréquences radioélectriques. De plus beaucoup d'appareillages
électroniques fonctionnent en générateur de signaux plus ou moins proches de signaux
carrés, avec des transformateurs dont le primaire est attaqué par des transistors
pilotés par un relaxateur. Les tensions et courants ont des spectres riches en harmoniques.
Le document FR-A-2 503 522, par exemple, décrit un dispositif pour l'alimentation
d'un tube à décharge comportant un transistor monté en oscillateur bloquant.
[0011] On a proposé, notamment pour l'alimentation de tubes fluorescents, des oscillateurs
à circuit résonnant (voir par exemple FR-A-2 578 709). Les tubes fluorescents, qui
sont des tubes à décharge à cathodes chaudes, présentent des caractéristiques courant/tension
analogues à celles de tubes à électrodes froides, et requièrent, pour leur alimentation
des appareillages à grande impédance interne également ; toutefois les tensions mises
en oeuvre sont nettement plus faibles. Ces oscillateurs comportent un circuit résonnant,
constitué d'un condensateur et d'une inductance, alimenté à travers au moins un transistor
dont la base reçoit une tension dérivée de la tension aux bornes du circuit résonnant
par un enroulement couplé à l'inductance. Cette dernière inclut un primaire de transformateur
dont le secondaire est connecté aux électrodes du tube à décharge. Une polarisation
convenable de la base du transistor assure que le courant qui alimente le circuit
résonnant est injecté pendant une fraction appropriée du cycle d'oscillation.
[0012] Ces oscillateurs à circuit résonnant présentent un spectre d'harmoniques réduit,
en raison du facteur de surtension du circuit résonnant. Les pertes de commutation
dans le transistor sont toutefois relativement élevées, la commutation ne se produisant
pas à des instants où la tension sur l'espace émetteur-collecteur est nulle. Les pertes
deviennent prohibitives si l'on recherche des puissances de sortie relativement élevées.
[0013] L'invention a pour objectif la réalisation d'un appareillage d'alimentation de tubes
à décharge dans un gaz, qui, par rapport aux appareillages existants, produisent des
parasites à un niveau réduit, dont le rendement énergétique soit excellent, qui présente
une fiabilité améliorée, qui soit d'un prix de revient relativement bas, et dont l'encombrement
et le poids soient réduits.
[0014] Cet objectif est atteint par un appareillage pour l'alimentation en haute tension
à fréquence élevée de tubes à décharge en atmosphère gazeuse, comprenant une source
de tension continue alimentée à partir d'un réseau de distribution, un circuit résonnant
constitué d'un condensateur en série avec une inductance branché entre pôles de la
source, l'inductance incluant un primaire de transformateur de sortie couplé à un
secondaire connecté au tube à décharge, et un transistor commutateur monté en sorte
de moduler, avec une phase appropriée, une injection de charges électriques dans le
circuit résonnant en réponse à un signal appliqué sur sa base par un circuit de rétroaction
présentant un enroulement couplé à l'inductance, caractérisé en ce que, l'espace émetteur-collecteur
du transistor commutateur étant branché en parallèle sur le condensateur, avec un
moyen de diode de récupération montée tête-bêche avec l'espace émetteur-collecteur,
le circuit de rétroaction comporte un étage pilote sensible au courant délivré par
la source au circuit résonnant, et monté pour bloquer le transistor commutateur en
réponse à un courant délivré dépassant une valeur fixée.
[0015] Le circuit résonnant produit une tension alternative sinusoïdale dont le spectre
d'harmonique est peu étendu : le rendement énergétique est excellent, car les commutations
du transistor, entre l'état bloquant et l'état saturé, et inversement se produisent,
comme on le verra lors de l'analyse du fonctionnement, lorsque la tension entre émetteur
et collecteur passe sensiblement par zéro. Ainsi, les pertes des transistors sont
réduites au minimum, ce qui accrolt la fiabilité du montage. Le moyen de diode de
récupération, qui déplace la plage d'excursion de tension aux bornes du condensateur
de circuit résonnant permet au transistor commutateur de piloter ce circuit résonnant
sur la totalité de l'alternance, de sorte qu'il n'est pas nécessaire de faire appel
à une paire de transistors de puissance.
[0016] De préférence l'étage pilote comporte une résistance montée en série entre un premier
pôle de la source et l'émetteur du transistor commutateur et un transistor pilote
avec sa base reliée par un pont de résistances à l'émetteur du transistor commutateur,
son émetteur relié au premier pôle de la source continue, et son collecteur à la base
du transistor commutateur. De ce montage il résulte que, lorsque le courant dans la
résistance montée en série entre premier pôle de source et émetteur du transistor
commutateur atteint une valeur déterminée, le transistor pilote conduit et se sature,
polarisant la base du transistor commutateur de façon à bloquer ce dernier. Inversement
lorsque le courant dans la résistance décroîtra en dessous de la valeur déterminée,
le transistor pilote se bloque et le transistor commutateur conduit.
[0017] De préférence, le circuit de rétroaction comporte un enroulement formé sur le transformateur
de sortie avec une extrémité reliée à l'émetteur du transistor commutateur, et une
seconde extrémité reliée à travers une résistance à la base de ce transistor commutateur.
Ce montage permet de renvoyer sur la base du transistor commutateur un signal image
de la tension oscillante dans le transformateur de sortie, tout en permettant le blocage
du transistor commutateur par le transistor pilote.
[0018] En variante l'enroulement d'entretien est couplé à une inductance qui complète le
primaire du transformateur de sortie, et branché entre l'émetteur du transistor commutateur
et une résistance reliée à la base de ce transistor, un transistor monté en correcteur
de phase ayant son collecteur relié à la base du transistor commutateur, son émetteur
relié à l'émetteur de ce transistor commutateur et sa base attaquée, à travers un
condensateur par la jonction de l'enroulement et de sa résistance série. On comprend
que le déphasage entre la tension aux bornes de l'inductance complémentaire et celle
qui se développe sur le primaire du transformateur de sortie est compensé par le montage
du transistor en correcteur de phase.
[0019] En disposition préférée, l'appareillage comporte un circuit de lancement couplé à
la source de tension continue et apte à délivrer sur la base du transistor de commutation
une impulsion unique en réponse à la croissance d'une tension témoin issue de la source
entre une valeur faible et un seuil de déclenchement.
[0020] Si la croissance de la tension est trop lente après la mise sous tension secteur
de l'appareillage, il se peut qu'un état de régime stable s'établisse, sans génération
d'oscillations. L'impulsion créée par le circuit de lancement interdit l'établissement
de ce régime stable.
[0021] De préférence, l'appareillage comportera des circuits auxiliaires pour diverses sécurités.
[0022] Des caractéristiques secondaires, et les avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs
de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence à la figure unique
annexée.
[0023] Selon la forme de réalisation choisie et représentée, l'appareillage pour l'alimentation
en haute tension de tubes à décharge dans un gaz comprend un oscillateur 1 dans son
ensemble, alimenté par une source de tension continue 10 dans son ensemble, reliée
à un réseau de distribution électrique 14 ou secteur, à tension alternative. Cette
source 10 se compose d'un redresseur à quatre diodes en pont 11, avec un premier pôle
continu 11
a, négatif, un second pôle continu 11
b, positif et deux pôles alternatifs 11
c et 11
d. Un condensateur de filtrage et lissage 12 est disposé entre pôles négatif 11
a et positif 11
b, Un circuit de filtrage antiparasite 13 est disposé entre le secteur 14 et le pont
11, et comporte une inductance à double enroulement et noyau unique, et deux condensateurs
montés entre pôles alternatifs 11
c et 11
d et terre. On notera que le pôle négatif ou premier pôle continu 11
a est relié à une masse interne de l'appareillage.
[0024] L'oscillateur 1 comprend un transformateur de sortie 2, avec un primaire à deux bornes
23 et 24 reliées respectivement au second pôle 11
b de la source de tension continue 10, et une extrémité d'une inductance complémentaire
3, un secondaire haute tension avec un point milieu 20 relié à la terre à travers
un circuit de sécurité dont on reparlera plus loin, et deux bornes extrêmes 21 et
22, qui attaqueront les deux électrodes d'un tube à décharge, non représenté.
[0025] Le transformateur 2 comporte en outre deux enroulements auxiliaires 25 et 26, dont
les fonctions seront précisées plus loin.
[0026] Au-delà de l'inductance complémentaire 3 en direction du premier pôle de la source,
le circuit se divise en trois branches parallèles qui se rejoignent sur un conducteur
commun 6. Une première branche est constituée d'un condensateur 4, destiné à résonner
avec le transformateur 2 et l'inductance complémentaire 3, la seconde branche d'une
série 4
a de deux diodes de récupération montées bloquantes de l'inductance 3 au conducteur
commun 6, et la troisième branche de l'espace émetteur-collecteur d'un transistor
commutateur 5, en série avec une diode de protection 5
a passante de l'inductance complémentaire 3 vers le collecteur du transistor commutateur
5, l'émetteur de ce dernier étant relié au conducteur commun 6.
[0027] La base du transistor commutateur 5 est reliée à un circuit de rétroaction qui se
compose de l'enroulement auxiliaire 25 du transformateur de sortie 2, dont une extrémité
est reliée au conducteur commun 6, tandis que l'autre est reliée à la base du transistor
5 à travers une résistance 9. Par ailleurs, le conducteur commun 6 est relié au premier
pôle 11
a du pont 11 de la source continue 10 par une résistance 7, qui sera parcourue par
le courant délivré à l'oscillateur 1.
[0028] Un transistor pilote 8 est disposé avec son émetteur au premier pôle 11
a, son collecteur à la base du transistor commutateur 5, tandis que sa base est attaquée
par une tension dérivée par un pont de résistances 8
a de la tension développée sur la résistance 7 par le courant dans l'oscillateur 1.
[0029] Pour décrire le fonctionnement de l'oscillateur, on partira d'un instant origine
où le transistor commutateur 5 est passant, le condensateur 4 déchargé, le courant
délivré à l'oscillateur est nul et donc le transistor pilote 8 bloqué. Dans tout ce
qui suit, la diode de protection 5
a ne sera pas évoquée, étant donné que son rôle n'est que d'empêcher que le transistor
5 ne soit soumis à une tension inverse. Par ailleurs, étant donné que, lorsque le
secondaire du transformateur 2 débitera dans le tube à décharge, l'impédance du primaire
23-24 est approximativement ohmique, l'inductance complémentaire 3 formera l'essentiel
de l'inductance résonnant avec le condensateur 4.
[0030] A l'instant d'origine, tel que défini ci-dessus, la tension continue de source 11
est en quasi totalité appliquée à l'inductance du circuit résonnant (formé de l'inductance
de fuite du primaire de transformateur 2 et de l'inductance complémentaire 3). Le
courant qui traverse l'oscillateur 1 croît linéairement avec le temps ; parallèlement
l'enroulement auxiliaire 25, siège d'une tension croissante, injecte dans la base
du transistor commutateur 5, à travers la résistance 9, des charges qui maintiennent
ce transistor en saturation.
[0031] Lorsque le courant dans la résistance 7 atteint une valeur de seuil choisie, le transistor
pilote 8 devient conducteur, et porte la base du transistor commutateur 5 au potentiel
du premier pôle 11
a, inférieur au potentiel du conducteur commun 6, de sorte que le transistor commutateur
5 se bloque. Le courant débité par la source 10 est dérivé dans le condensateur, et
l'ensemble du condensateur 4 et des inductances résonne. Le courant dans l'inductance
décroît avec la charge du condensateur, puis s'annule et s'inverse pour décharger
le condensateur à travers les diodes de récupération 4
a. La tension aux bornes de l'inductance décrit une demi-sinusoïde, approximativement.
[0032] Bien que le courant dans la résistance 7 se soit annulé avec le courant dans l'inductance,
la tension négative induite dans l'enroulement 25, image de la tension aux bornes
des inductances prend la suite de la saturation du transistor pilote 8 pour maintenir
le transistor commutateur 5 à l'état bloqué, jusqu'à ce que le condensateur 4 soit
déchargé. A ce moment l'oscillateur 1 est revenu dans son état d'origine, et le transistor
5 se débloque, la tension émetteur-collecteur étant nulle, puis un nouveau cycle intervient.
[0033] Si l'on couplait l'enroulement 25 à l'inductance 3 pour bénéficier d'un meilleur
découplage vis-à-vis de la charge par le tube à décharge, on disposerait un transistor
en déphaseur, avec son collecteur à la base du transistor commutateur 5, son émetteur
relié au conducteur commun 6, et sa base attaquée par la jonction entre l'enroulement
25 et la résistance 9, à travers une capacité formant constante de temps avec une
résistance entre base et émetteur. Le déphasage obtenu compenserait le déphasage de
tension aux bornes de l'inductance 3 et du primaire de transformateur 2.
[0034] On a admis un état d'origine, où le transistor commutateur 5 est saturé, et le condensateur
4 déchargé. Or, à la mise sous tension de l'appareillage, la haute tension continue
croît relativement lentement aux bornes du condensateur de lissage/filtrage 12. Il
peut alors se produire un état d'équilibre où les transistors 5 et 8 sont tous deux
partiellement passants, sous une tension entre émetteur et collecteur notable. On
a donc prévu un circuit de lancement 30 dans son ensemble. Ce circuit 30 comprend
un transistor 32 avec son émetteur au premier pôle 11
a, sa base attaquée par un pôle alternatif 11
c du pont 11 à travers un circuit 33 à constante de temps, et son collecteur relié
par une résistance 34 à ce même pôle alternatif 11
c. En parallèle avec l'espace émetteur-collecteur du transistor 32 est disposé un condensateur
35, et le collecteur du transistor 32 est relié à la base du transistor commutateur
5 à travers un diac 31. Ce circuit de lancement fonctionne comme suit :
sur le pôle alternatif 11
c naît une tension, par rapport au premier pôle continu 11
a qui comporte une composante continue égale à la demi-tension redressée, et une composante
alternative d'amplitude égale à la composante continue.
[0035] Cette tension, témoin de la présence de tension continue sur l'oscillateur 1, va
charger le condensateur 35 à travers la résistance 34, tandis que le transistor 32
reste bloqué, la tension appliquée à sa base croissant plus lentement à travers le
circuit de constante de temps 33. Lorsque la tension de charge du condensateur 35
atteint la tension de claquage du diac 31, celui-ci transmet une impulsion positive
sur la base du transistor commutateur 5, et le cycle d'oscillation commence, comme
décrit ci-dessus. Puis le transistor 32 se débloquant en raison de la croissance de
sa polarisation de base, le condensateur 35 reste déchargé, tant que la tension témoin
subsiste.
[0036] Plusieurs circuits de sécurité sont prévus sur l'appareillage. Tous ces circuits
aboutissent à la grille d'un transistor MOS 15 dont la source est reliée au conducteur
commun, 6, et le drain à la base du transistor commutateur 5. La présence d'une tension
positive sur la grille du MOS 15 entraîne le blocage du transistor 5, et l'arrêt du
fonctionnement de l'oscillateur 1.
[0037] Une première sécurité 40 intervient si la charge du secondaire 21, 22 du transformateur
de sortie 2 disparaît, ce qui se traduit par des surtensions dans ce transformateur
2. L'enroulement auxiliaire 26, dont une extrémité est reliée au conducteur commun
6, attaque par son autre extrémité un circuit de détection constitué d'une diode 42
et d'un condensateur 43 en parallèle avec une résistance. Un diac 41 est disposé entre
le circuit de détection précédent et la grille du MOS 15.
[0038] Si la charge au secondaire du transformateur 2 disparaît, la tension détectée par
la diode 42 dépasse la tension de claquage du diac 41, et le MOS 15 conduit.
[0039] Le circuit de sécurité 50 présente une double fonction : d'une part, arrêter l'oscillation
dès la disparition de la tension secteur, et d'autre part, provoquer une disjonction
si des fuites au secondaire du transformateur 2 apparaissent.
[0040] L'arrêt de l'oscillateur dès la disparition de la tension secteur est utile pour
permettre de commander des allumages et extinctions rapides, permettant d'attirer
l'attention du public plus aisément sur le message de l'enseigne lumineuse.
[0041] Pour cela, la tension témoin prélevée sur le pôle alternatif 11
c vient polariser, à travers une résistance 54, la base d'un transistor 52, dit transistor
de veille, dont l'espace émetteur-collecteur est en parallèle sur un condensateur
53, susceptible d'être chargé à travers une résistance 53
a par la haute tension aux bornes du condensateur 12. Un diac 51 relie le collecteur
du transistor 52 à la grille du transistor MOS 15.
[0042] Tant que la tension témoin polarise la base du transistor 52, celui-ci conduit et
empêche la charge du condensateur 53. Si la tension secteur, et donc la tension témoin
disparaissent, le transistor 52 se bloque, le condensateur 53 se charge et atteint
la tension de claquage du diac 51, provoquant la disjonction.
[0043] Par ailleurs, entre point milieu 20 du secondaire du transformateur 2 et la terre,
on a disposé un circuit détecteur 50' composé de deux diodes 59 et 58 à sens de passage
inverse, avec interposition entre cathode de la diode 58 et terre d'une résistance
57 shuntée par une capacité. Si une fuite apparaît entre une des bornes 21 ou 22 du
transformateur de sortie 2 et la terre, une tension apparaîtra aux bornes de la résistance
57.
[0044] Aux bornes de la résistance 57 est disposée une diode électroluminescente 56, optiquement
couplée à un phototransistor 55 placé dans le circuit de sécurité 50, avec son espace
émetteur-collecteur en parallèle sur l'espace émetteur base du transistor 52. Lorsque
la lumière émise par la diode électroluminescente 56 frappe le phototransistor 55,
celui-ci conduit et annule la tension témoin appliquée, à travers la résistance 54,
à la base du transistor 52. Ainsi, une fuite à la terre du secondaire du transformateur
de sortie 2 commande la disjonction dans les mêmes conditions qu'une coupure de tension
secteur.
[0045] Bien entendu l'invention n'est pas limitée à l'exemple décrit, mais en embrasse toutes
les variantes d'exécution, dans le cadre des revendications.
[0046] Notamment, les circuits auxiliaires prévus pour le lancement 30 et les sécurités
40, 50, 50' pourraient revêtir toute forme appropriée adaptée aux fonctions recherchées.
1. Appareillage pour l'alimentation en haute tension à fréquence élevée de tubes à décharge
en atmosphère gazeuse, comprenant une source de tension continue (10) alimentée à
partir d'un réseau de distribution (14), un circuit résonnant constitué d'un condensateur
(4) en série avec une inductance (3, 2) branché entre pôles (11a, 11b) de la source (10), l'inductance incluant un primaire (23-24) de transformateur de
sortie (2) couplé à un secondaire (21-22) connecté au tube à décharge, et un transistor
commutateur (5) monté en sorte de moduler, avec une phase appropriée, une injection
de charges électriques dans le circuit résonnant (2, 3, 4) en réponse à un signal
appliqué sur sa base par un circuit de rétroaction présentant un enroulement (25)
couplé à l'inductance (2, 3), caractérisé en ce que, l'espace émetteur-collecteur
du transistor commutateur (5) étant branché en parallèle sur le condensateur (4),
avec un moyen de diode (4a) de récupération montée tête-bêche avec l'espace émetteur-collecteur, le circuit
de rétroaction comporte un étage pilote (7, 8) sensible au courant délivré par la
source (10) au circuit résonnant, et monté pour bloquer le transistor commutateur
(5) en réponse à un courant délivré dépassant une valeur fixée.
2. Appareillage selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étage pilote comporte
une résistance (7) montée en série entre un premier pôle (11a) de la source (10) et l'émetteur de transistor commutateur (5) et un transistor pilote
(8) avec sa base reliée, à travers un pont de résistances (8a) à l'émetteur du transistor
commutateur (5), son émetteur relié au premier pôle (11a) de la source de courant continu (10), et son collecteur à la base du transistor
commutateur (5).
3. Appareillage selon la revendication 2, caractérisé en ce que le circuit de rétroaction
comporte un enroulement (25) formé sur le transformateur de sortie (2), avec une extrémité
reliée à l'émetteur du transistor commutateur (5), et une seconde extrémité reliée,
à travers une résistance (9), à la base de ce transistor commutateur.
4. Appareillage selon la revendication 2, caractérisé en ce que le circuit de rétroaction
comporte un enroulement d'entretien couplé à une inductance (3) complétant le primaire
du transformateur de sortie, et branché entre l'émetteur du transistor commutateur
(5) et une résistance reliée à la base de ce transistor, un transistor monté en correcteur
de phase étant disposé avec son émetteur relié à celui du transistor commutateur (5),
son collecteur relié à la base de ce transistor, et sa base reliée, à travers un condensateur,
à la jonction entre enroulement d'entretien et résistance.
5. Appareillage selon une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il
comporte un circuit de lancement (30) couplé à la source (10) de tension continue
et apte à délivrer sur la base du transistor commutateur une impulsion unique en réponse
à la croissance d'une tension témoin (11c) issue de la source (10), entre une valeur faible et un seuil de déclenchement.
6. Appareillage selon la revendication 5, caractérisé en ce que le circuit de lancement
(30) comporte un condensateur (35) chargé par ladite tension témoin (11c) à travers une résistance (34) qui définit, conjointement avec le condensateur (35),
une première constante de temps, un diac (31) sensible à la tension de charge du condensateur
(35) en liaison entre celui-ci et la base du transistor commutateur (5), et un transistor
(32) avec son espace émetteur-collecteur en parallèle sur le condensateur (35) et
attaqué sur sa base par ladite tension témoin (11c) à travers une constante de temps
RC (33) supérieure à la première.
7. Appareillage selon une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il
comporte un circuit de disjonction comprenant un transistor MOS (15) avec un espace
source drain en parallèle sur l'espace émetteur base du transistor commutateur (5),
ce transistor MOS (15) étant rendu passant par un signal de disjonction appliqué à
sa grille.
8. Appareillage selon la revendication 7, caractérisé en ce que le circuit de disjonction
comporte un enroulement (26) couplé au transformateur de sortie (2) et chargeant un
condensateur (43) à travers une diode (42), et un diac (41) sensible à la tension
de charge du condensateur (43) reliant celle-ci à la grille du transistor MOS (15).
9. Appareillage selon une des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que le circuit
de disjonction comporte un circuit auxiliaire (50) sensible à une tension témoin (11c) issue de la source (10) et apte à délivrer sur la grille du transistor MOS (15)
un signal de disjonction en réponse à la disparition de la tension témoin.
10. Appareillage selon la revendication 9, caractérisé en ce que le circuit auxiliaire
(50) comporte un transistor de veille (52) avec son espace émetteur-collecteur en
parallèle sur un condensateur (53) chargé par la tension continue à partir du second
pôle (11b) à travers une résistance (53a), le transistor de veille (52) étant rendu passant par application de la tension
témoin (11c) sur sa base, le collecteur du transistor de veille (52) étant relié à la grille
du transistor MOS (15) à travers un diac (51).
11. Appareillage selon la revendication 10, caractérisé en ce que le secondaire du transformateur
de sortie (2) possède un point milieu (20) relié à la terre à travers un circuit détecteur
(50'), le circuit détecteur (50') comportant une diode électroluminescente (56) sensible
à la tension détectée, et couplée optiquement à un phototransistor (55) en parallèle
sur l'espace émetteur base du transistor de veille (52).