[0001] La présente invention a pour objet une chaussure de ski en matière plastique comprenant
une coque à volume variable entourant le pied et le talon et présentant deux rabats
longitudinaux se chevauchant sur au moins une partie du pied mais dont un seul s'étend
à la fois sur et au-dessus le cou-de-pied, c'est-à-dire au niveau du bas de la jambe,
une pièce auxiliaire rapportée coopérant avec ledit seul rabat pour recouvrir le cou-de-pied,
une tige en forme de collier rapportée à la coque et des moyens de serrage de la coque
et du collier.
[0002] Du document EP-A-0 353 532, on connaît une chaussure de ce type, dans laquelle la
pièce auxiliaire rapportée est constituée d'un volet fixé latéralement à la coque
en un ou deux points et venant, d'une part, recouvrir le cou-de-pied avec le rabat
de la coque s'étendant au-dessus du cou-de-pied et, d'autre part, recouvrir le bord
transversal du rabat interrompu de la coque. Cette construction a pour but d'assurer
une fixation optimale du pied à l'intérieur de la chaussure et en même temps une adaptation
optimale au pied du skieur. Il n'a pas été tenu compte du fait que tous les appuis
sur le ski se font par le côté intérieur de la chaussure, car dans cette construction
l'appui interne a lieu sur une pièce rapportée donc peu rigide et la transmission
des efforts au ski n'est pas optimale. En outre le serrage du pied se fait au moyen
d'une boucle agissant sur la pièce auxiliaire, c'est-à-dire près du cou-de-pied. Avec
les deux boucles du collier, on obtient une chaussure à trois boucles. Or, pour assurer
une bonne tenue du pied, il est nécessaire d'avoir une quatrième boucle plus en avant
sur le pied. Toutefois, en serrant le pied au moyen d'une quatrième boucle, on risque
fort de créer un espace entre la coque et la pièce auxiliaire dans le cas où le serrage
sur la pièce auxiliaire est plus faible que sur l'avant pied, ce qui est souvent le
cas, car, près du cou-de-pied, il convient de laisser au tendon du pied un certain
jeu pour se dilater. Le jeu créé à pour effet de supprimer l'étanchéité de la chaussure
d'où, finalement, la nécessité de renoncer à la quatrième boucle.
[0003] De la demande de brevet italien N° 22791B/73, on connaît par ailleurs une chaussure
dont la coque présente deux fentes s'étendant parallèlement de chaque côté du pied
et définissant une languette recouvrant le pied et le cou-de-pied, cette languette
étant recouverte partiellement par un manchon fendu entourant la coque et recouvrant
les fentes. La languette étendue facilite le chaussage, mais les fentes réduisent
fortement la rigidité de la coque de chaque côté de celle-ci et partant sa capacité
de transmettre les efforts au ski.
[0004] Du document FR-A-2 498 431, on connaît d'autre part une chaussure en matière plastique
dont le coque présente une ouverture disposée le long du cou-de-pied destinée à permettre
l'introduction du pied dans la coque, cette ouverture étant recouverte par une langue
articulée sur l'avant de la coque. Cette construction n'est toutefois pas utilisable
avec une tige en forme de collier, mais avec une tige en deux parties en forme de
gouttière.
[0005] La présente invention a pour but de réaliser une chaussure à coque à volume variable
et tige en forme de collier dont le chaussage est facilité sans risque de perte d'étanchéité
et assurant une transmission optimale des efforts de la jambe au ski.
[0006] La chaussure selon l'invention est caractérisée en ce que le rabat de la coque s'étendant
jusqu'au-dessus du cou-de-pied est le rabat du côté intérieur de la chaussure et que
ladite pièce auxiliaire rapportée est solidaire d'une pièce de recouvrement de la
zone métatarsophalangienne.
[0007] La transmission des efforts de la jambe du côté interne de la chaussure pour assurer
la prise de carre s'effectue directement sur la coque elle-même et elle est donc beaucoup
plus efficace.
[0008] D'autre part, une continuité étant assurée entre la pièce de recouvrement de la zone
métatarsienne et la pièce auxiliaire, un serrage différencié en deux points de la
pièce de recouvrement n'a aucun effet négatif sur l'étanchéité.
[0009] En outre, il s'avère que la libération du côté extérieur de la chaussure facilite
davantage l'introduction du pied dans la chaussure que la libération du côté intérieur.
[0010] La pièce de recouvrement peut être soit enveloppante, en forme de bande entourant
la coque sur un peu plus de 360° en position fermée et serrée, soit en forme de capot
maintenu par des câbles de serrage.
[0011] La pièce auxiliaire peut être venue d'une pièce d'injection avec la pièce de recouvrement
ou bien rapportée, par exemple par soudage à ultrasons ou surmoulage. Dans ce cas,
la pièce auxilaire peut avantageusement présenter une résistance et une dureté différentes
de la pièce de recouvrement. La pièce de recouvrement peut ainsi être réalisée en
matériau relativement rigide, par exemple en polyuréthane chargé avec du KEVLAR (marque
déposée), tandis que la pièce auxiliaire est réalisée en un matériau plus souple pour
faciliter le chaussage. Une telle structure peut également être obtenue par la technique
de bi-injection.
[0012] Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution de l'invention.
[0013] La figure 1 est une vue éclatée en perspective des pièces constitutives de la coque
de la chaussure selon une première forme d'exécution.
[0014] La figure 2 est une vue en perspective de la coque après assemblage.
[0015] La figure 3 représente une variante d'exécution de la figure 2.
[0016] La figure 4 est une vue éclatée d'une coque avec sa tige réalisée selon la première
forme d'exécution.
[0017] La figure 5 représente une chaussure complète réalisée selon la figure 4.
[0018] La figure 6 représente une deuxième forme d'exécution d'une chaussure complète sans
les boucles et levier-tendeur.
[0019] La figure 7 est une vue éclatée, analogue à la figure 1, d'une troisième forme d'exécution.
[0020] La figure 8 est une vue analogue d'une quatrième forme d'exécution.
[0021] La figure 9 est un détail de la figure 8.
[0022] La figure 1 représente une coque 1, par exemple en polyuréthane, comprenant la semelle
et entourant le pied et le talon. Cette coque est à volume variable, c'est-à-dire
qu'elle peut s'ouvrir selon une ligne longitudinale sur le pied, cette ouverture étant
obtenue par deux rabats 2 et 3. Le rabat 2 s'arrête un peu au-dessus de la malléole,
tandis que le rabat 3 s'étend sur et au-dessus du cou-de-pied par une partie 3a qui
enveloppe partiellement le côté intérieur de la cheville. A l'arrière, la coque 1
est munie d'une languette 4 venant recouvrir le tendon d'Achille.
[0023] La coque est complétée par une pièce de recouvrement 5 en forme de collier, le côté
extérieur de ce collier étant prolongé par une pièce auxiliaire 6 de forme galbée
et s'étendant vers le haut et vers l'arrière et de forme à peu près symétrique à celle
de la partie 3a.
[0024] Comme représenté à la figure 2, la pièce de recouvrement 5 vient entourer la coque
1 dans la région métatarsophalangienne, ses extrémités formant deux rabats 5a et 5b
qui viennent se superposer de la même manière que les rabats 2 et 3 de la coque. La
partie auxiliaire 6 vient recouvrir la partie laissée libre par le rabat 2 au-dessus
de la malléole en remplaçant ainsi la partie manquante du rabat 2. La partie auxiliaire
6 est reliée à la pièce de recouvrement 5 par une partie relativement étroite facilitant
la flexion de la partie 6 dans cette zone.
[0025] Lors de l'introduction du pied dans la chaussure, la partie auxiliaire 6 s'écarte
ainsi aisément, facilitant l'introduction du pied dans la coque.
[0026] Le serrage de la partie métatarsienne de la coque se fait par le serrage de la partie
de recouvrement 5, de la même manière que le serrage d'une coque conventionnelle à
volume variable. Les boucles de serrage sont fixées sur la pièce de recouvrement 5,
de telle sorte qu'il n'est nécessaire de faire aucun trou dans la coque elle-même,
et que celle-ci présente par conséquent une continuité avantageuse et une plus grande
résistance. La coque peut être également allégée.
[0027] La réparation de la chaussure en cas de déchirement ou d'arrachement dans la bouclerie
peut se faire en changeant simplement la partie 5, la coque elle-même n'étant pas
concernée.
[0028] La coque 1 et la pièce de recouvrement 5 peuvent également être assemblées comme
représenté à la figure 3. Dans ce cas, le rabat 5b de la pièce de recouvrement 5 est
pris entre le rabat inférieur 2 et le rabat supérieur 3 de la coque et la pièce auxiliaire
6 vient à l'intérieur de la coque, sous la partie 3a. On constate immédiatement que
cette solution présente une meilleure continuité entre la zone métatarsienne et le
cou-de-pied. Le comportement en flexion de la chaussure au niveau du cou-de-pied est
donc meilleur, ainsi que l'étanchéité.
[0029] La chaussure, dont les éléments plastiques sont représentés en éclaté à la figure
4, utilise le mode d'exécution selon la figure 2. La coque est complétée par un collier
7 articulée sur la coque 1 et formant la tige de la chaussure. Ce collier 7 est échancré
à l'arrière, l'échancrure étant fermée par un capot 8 également articulé sur la coque.
Cette construction est décrite dans les brevets US 4 839 973 et EP 0 286 586.
[0030] La figure 5 représente la même chaussure complète. On distingue la pièce de recouvrement
5 et le départ 6a de la pièce auxiliaire 6 recouverte ici par le collier 7 articulé
en 9 sur la coque 1. Le capot 8 est articulé en 10 sur la coque. La partie métatarsienne
du pied est serrée au moyen de deux boucles 11 et 12 fixées sur le côté extérieur
de la pièce de recouvrement 5 et permettant d'exercer une traction sur deux câbles
13 et 14 ancrés dans le rabat 5a ou plus en arrière de celui-ci. Le collier 7 est
fermé et serré de manière connue au moyen de deux boucles 15 et 16.
[0031] On reconnaît en outre un chausson intérieur 10 et une sangle 18 pour assurer l'appui
du tibia lors de la flexion.
[0032] La figure 6 représente une autre forme d'exécution dans laquelle la pièce de recouvrement
est en forme de capot 20. Au capot 20 sont attachés des câbles tels que les câbles
21 et 22, eux-mêmes reliés à des dispositifs tendeurs pour le serrage de l'avant pied
et du cou-de-pied. Les câbles peuvent également servir à la retenue du capot 20. Le
câble 21 peut former une boucle sur l'autre côté du capot 20. Le câble 22 est ancré
au capot 20 en un point 23 et il passe au-dessous du rivet d'articulation 10 de l'étrier
8 pour ressortir sensiblement verticalement sur le collier 7 par un passage 24 où
il est attaché à un levier-tendeur non représenté fixé sur le collier.
[0033] Une troisième forme d'exécution est représentée à la figure 7. Cette forme d'exécution
diffère de la première forme d'exécution en ce que la coque 1 présente une découpe
25 sur le pied ne laissant subsister que des amorces de rabats 2 et 3 sauf sur le
cou-de-pied en 26 et à leurs extrémités avant en 27 où ils se recouvrent comme dans
la première forme d'exécution. La découpe 25 est recouverte par la pièce de recouvrement
5.
[0034] Une quatrième forme d'exécution est représentée aux figures 8 et 9. Celle-ci se distingue
de la troisième forme d'exécution en ce que la coque 1 présente une découpe 28 analogue
à la découpe 25, mais plus large et s'étendant jusqu'à l'extrémité avant des rabats
2 et 3 de telle sorte que ces rabats sont supprimés sauf en 26 sur le cou-de-pied.
La pièce de recouvrement 5 vient recouvrir l'avant de la découpe 28, l'étanchéité
étant assurée par une garniture de joint 29 collée sur une portée 30 de la coque légèrement
en retrait de la surface de la coque.
1. Chaussure de ski en matière plastique comprenant une coque à volume variable (1) entourant
le pied et le talon et présentant deux rabats longitudinaux (2, 3) se chevauchant
sur au moins une partie du pied, mais dont un seul (3) s'étend à la fois sur et au
moins en partie au-dessus du cou-de-pied, c'est-à-dire au niveau du bas de la jambe,
une pièce auxiliaire rapportée coopérant avec ledit seul rabat pour recouvrir le cou-de-pied,
une tige en forme de collier (7) rapportée à la coque et des moyens de serrage de
la coque et du collier, caractérisée en ce que le rabat (3) de la coque s'étendant
au-dessus du cou-de-pied est le rabat du côté intérieur de la chaussure et que ladite
pièce auxiliaire rapportée (6) est solidaire d'une pièce (5; 20) de recouvrement enveloppant
la zone métatarsophalangienne.
2. Chaussure selon la revendication 1, caractérisée en ce que la pièce de recouvrement
(5) est en forme de collier passant sous la coque en formant deux rabats (5a, 5b)
coïncidant au moins localement approximativement avec les rabats de la coque, la pièce
auxiliaire (6) constituant le prolongement du rabat (5b) situé du côté extérieur de
la chaussure.
3. Chaussure selon la revendication 2, caractérisée en ce que les deux rabats (5a, 5b)
de la pièce de recouvrement se recouvrent mutuellement à l'extérieur de la coque et
que ladite pièce auxiliaire (6) recouvre le bord du rabat (3a) de la coque s'étendant
sur le cou-de-pied.
4. Chaussure selon la revendication 2, caractérisée en ce que le rabat (5b) de la pièce
de recouvrement (5) vient s'intercaler entre les deux rabats (2, 3) de la coque, de
telle sorte que la pièce auxiliaire (6) vient également s'engager sous le rabat supérieur
(3) de la coque dans la région du cou-de-pied et au-dessus.
5. Chaussure selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite pièce de recouvrement
est en forme de capot (20).
6. Chaussure selon la revendication 5, caractérisée en ce que le capot (20) est retenu
par des câbles (21, 22) constituant une partie des moyens de serrage du pied.
7. Chaussure selon l'une des revendications 1, 2, 5 ou 6, caractérisée en ce que la coque
(1) présente une découpe (25) sur le pied et que ses rabats ne se recouvrent que sur
le cou-de-pied (26) et à l'avant (27) du pied.
8. Chaussure selon l'une des revendications 1 , 2, 5 ou 6, caractérisée en ce que la
coque (1) présente une découpe (28) sur le pied, que ses rabats ne se recouvrent que
sur le cou-de-pied (26) et que l'étanchéité est assurée à l'avant du pied par une
garniture (29).
9. Chaussure selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que la pièce auxiliaire
(6) présente une rigidité et une dureté inférieures à celles de la pièce de recouvrement
(5; 20).
10. Chaussure selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que la pièce auxiliaire
(6) est venue d'une pièce avec la pièce de recouvrement (5; 20).