[0001] La présente invention concerne les têtes de lecture de magnétoscopes, en particulier
la tête de lecture dite de contrôle qui doit être commutée en mode lecture très rapidement
après avoir effectué une écriture.
[0002] De nombreux magnétoscopes permettent un comptage en temps réel de la longueur de
bande. Pour cela, lors de l'enregistrement d'un programme sur la bande, on enregistre
également sur une piste de contrôle de cette bande, à l'aide d'une tête de contrôle,
un signal rectangulaire d'une fréquen d'environ 25 Hz. Ainsi, lorsque la bande est
relue, ce signal rectangulaire de contrôle permet un comptage en temps réel du défilement
de la bande quelle que soit la vitesse de la bande (recherche rapide, ralenti, lecture
normale...). En outre, certains modèles de magnétoscope permettent d'utiliser le signal
de contrôle pour enregistrer en même temps des repères aussi appelés index. Un index
permet, par exemple, d'atteindre en recherche rapide le début d'une séquence marquée
de l'index.
[0003] La figure 1 représente l'allure d'un exemple de signal rectangulaire de contrôle
C enregistré sur une bande et l'allure H d'un signal fourni par la tête de lecture
lisant le signal C.
[0004] Lors des deux premières périodes représentées du signal C, ce signal présente un
rapport cyclique de 50 % correspondant à une situation où la bande n'est pas marquée
d'un index. La troisième période représentée du signal C présente un rapport cyclique
de 27,5 % et la quatrième période un rapport cyclique de 60 %. Ces rapports de 27,5
% et 60 %, normalisés, correspondent respectivement à des valeurs binaires 1 et 0.
Ainsi, pour marquer la bande d'un index numérique de n bits, on enregistre une combinaison
de rapports cycliques de 27,5 et 60 % sur n périodes successives du signal C.
[0005] La tête de contrôle se comporte en fait comme un dérivateur dérivant le signal de
contrôle C. Ainsi, comme cela est représenté, le signal H délivré par la tête de contrôle
présente une impulsion positive à chaque front montant du signal Cet une impulsion
négative à chaque front descendant du signal C. Les fronts montants du signal C sont
espacés d'une période constante, ce qui permet, en détectant les impulsions positives
du signal H (par le dépassement d'un seuil positif Vs) d'effectuer le comptage en
temps réel du défilement de la bande. Ce sont les fronts descendants du signal C qui
sont modulés dans le temps et correspondent aux rapports cycliques susmentionnés.
Ainsi, en détectant les impulsions négatives du signal H (par le dépassement d'un
seuil négatif -Vs) on peut vérifier si le signal de contrôle C comporte des données
binaires 0, 1 ou non.
[0006] Le marquage d'un index sur la bande lorsque, par exemple, un utilisateur désire repérer
une séquence sur la bande, s'effectue de la manière suivante. Un circuit de marquage
détecte un front montant du signal C en mode lecture, passe en mode écriture, écrit
une valeur haute pendant l'intervalle de temps nécessaire (27,5 % ou 60 % de la période)
puis écrit une valeur basse au moins jusqu'à 60 % de la période dans le cas où on
a précédemment écrit une valeur haute pendant 27,5 % seulement de la période. Ensuite,
ce dispositif doit rapidement repasser en mode lecture pour lire le prochain front
montant du signal C. La transition du mode écriture au mode lecture pose certains
problèmes de démagnétisation de la tête de lecture et de stabilisation du circuit
d'amplification de lecture afin de ne pas inscrire des impulsions parasites sur la
bande et de détecter correctement le prochain front montant du signal de contrôle.
Ces problèmes seront décrits plus en détail en relation avec la figure 2.
[0007] La figure 2 représente schématiquement un circuit classique d'exploitation d'une
tête de lecture de contrôle 10. Une borne A de la tête de lecture 10 est reliée à
l'entrée non inverseuse V+ d'un amplificateur différentiel de grand gain 12 et l'autre
borne B de la tête 10 est reliée à l'entrée inverseuse V- de l'amplificateur 12. L'entrée
V+ de l'amplificateur 12 est polarisée par une résistance R1 reliée à une tension
de référence Vref approximativement égale à la moitié de la tension d'alimentation
VCC du circuit représenté. L'entrée V- de l'amplificateur 12 est par ailleurs reliée
à la masse à travers une capacité C1 et à la sortie H de l'amplificateur 12 à travers
une résistance R2. Cette disposition particulière de l'amplificateur 12 permet d'obtenir
une régulation de la tension de repos en sortie de l'amplificateur à une valeur d'environ
Vref, quelle que soit la tension de décalage parasite en entrée de l'amplificateur.
La constante de temps R2xC1 est choisie élevée pour obtenir aux bornes de la capacité
C1 une tension sensiblement constante égale à la tension moyenne H de sortie de l'amplificateur
12.
[0008] La sortie H de l'amplificateur 12 est reliée à un comparateur 14 à hystérésis ayant
des valeurs seuil haute Vs et basse -Vs, indiquées à la figure 1. Ce comparateur 14
sert à détecter les impulsions positives et négatives de la tension H. Si on ne régulait
pas la tension de repos de l'amplificateur 12, celle-ci pourrait varier avec la tension
de décalage qui varie elle même fortement en fonction de la température. Il pourrait
alors arriver que le comparateur 14 ne détecte plus les impulsions positives ou les
impulsions négatives du signal H. La sortie du comparateur 14 est utilisée par des
circuits non représentés pour le comptage en temps réel du défilement de la bande
et pour la détection d'index.
[0009] La borne B de la tête de lecture 10 peut être reliée à la tension Vref par un interrupteur
S1. La borne A peut être reliée à la tension VCC par un interrupteur S2 ou à la masse
à travers un interrupteur S3 et une source de courant 11. En outre, la borne A peut
être reliée à la masse par le montage en série d'un interrupteur S4 et d'une source
de courant réglable 12. La source de courant réglable 12 est pilotée par un amplificateur
inverseur 16 dont l'entrée est reliée à la tension VCC par une source de courant 13
et à la masse par une capacité C2. La capacité C2 peut être court-circuitée par un
interrupteur S5.
[0010] La résistance R2 peut être court-circuitée par un interrupteur S6.
[0011] La sortie du comparateur 14 peut être mise à haute impédance par un interrupteur
S7.
[0012] Les interrupteurs S1 à S7 sont pilotés par un circuit de commande (CTRL) 18 d'une
manière décrite ci-après pour mettre la tête en mode lecture ou écriture et dans ce
dernier cas inscrire sur la bande une valeur binaire 0 lors de l'activation d'un signal
BO ou une valeur binaire 1 lors de l'activation d'un signal B1. Le séquencement des
interrupteurs S1 à S7 est déterminé par le circuit de commande 18 en fonction de la
tension aux bornes de la capacité C2 qui constitue avec la source 13 et l'interrupteur
S5 un générateur de rampe de tension.
[0013] La figure 3 représente l'allure de divers signaux entrant en jeu dans le circuit
de la figure 2 lorsque l'on veut écrire une valeur binaire sur la bande. L'exemple
illustré correspond à l'écriture d'un créneau de rapport cyclique de 60 %, c'est-à-dire
à l'écriture d'une valeur binaire 0.
[0014] La courbe BO représente l'allure du signal BO d'ordre d'écriture de valeur 0. La
courbe C représente l'allure du signal de contrôle enregistré sur la bande. Les courbes
S1 à S7 représentent respectivement les signaux de commande appliqués aux interrupteurs
S1 à S7, l'état haut d'un de ces signaux correspondant à un interrupteur fermé. La
courbe VC2 représente la tension aux bornes de la capacité de génération de rampe
C2. La courbe VH représente en trait plein la tension V+ de l'entrée non inverseuse
de l'amplificateur 12 (ou de la borne A), et en pointillés la tension V- de l'entrée
inverseuse de l'amplificateur 12 (ou de la borne B). La tension V- représente aussi
la tension aux bornes de la capacité C1. La courbe 1
10 représente le courant dans la tête 10. Finalement, la courbe H représente la tension
de sortie de l'amplificateur 12.
[0015] L'intervalle de temps où le signal C est à l'état haut (27,5 ou 60 % de la période
du signal C) a été représenté à une échelle comprimée pour mieux faire apparaitre
les événements importants se produisant dans le dernier intervalle de 40 % de la période
du signal C.
[0016] A un instant t0 arrive un ordre d'écriture d'une valeur 0 sur la bande sous la forme
d'une impulsion B0. Le circuit de contrôle est en mode lecture (les signaux S1 à S6
sont à bas niveau et le signal S7 est à haut niveau) et le reste jusqu'au prochain
front montant du signal de contrôle C, à un instant t1.
[0017] A un instant t2 antérieur à la survenue possible d'un front descendant du signal
de contrôle C (27,5 % de la période du signal C après l'instant t1 pour une valeur
binaire 1 enregistrée), on entre en mode écriture de la bande. En même temps, l'interrupteur
S7 est ouvert pour que les variations de la sortie H de l'amplificateur 12 ne soient
pas prises en compte au cours de ce mode écriture et d'un mode de transition ultérieur.
Le mode écriture comprend deux phases numérotées 1 et 2 au niveau de la courbe 1
10.
[0018] La phase 1 consiste à faire circuler un courant positif dans la tête 10 pour écrire
un niveau haut sur la bande. Pour cela, l'interrupteur S1 est fermé pour relier la
borne B de la tête 10 à la tension Vref et l'interrupteur S2 est fermé pour relier
la borne A de la tête 10 à la tension VCC. Ainsi, on applique une tension de VCC-Vref
aux bornes de la tête 10. L'interrupteur S1 est fermé pour maintenir constante la
tension aux bornes de la capacité C1 afin que cette tension ne soit pas affectée par
les variations à venir de la tension de sortie H de l'amplificateur 12. Avant la fermeture
de l'interrupteur S1, la tension V- aux bornes de la capacité était, comme le représente
la courbe VH, légèrement supérieure à la tension Vref. La tension appliquée sur la
tête 10 durant cette phase entraine un courant positif dans la tête qui inscrit une
valeur haute du signal de contrôle sur la bande. La phase 1 dure jusqu'à un instant
t3 survenant, dans cet exemple, à 60 % de la période du signal C. Lors de l'écriture
d'une valeur binaire 1 sur la bande, ce qui n'est pas représenté, l'instant t3 survient
à 27,5 % de la période du signal C.
[0019] A l'instant t3 on entre dans la phase 2 du mode écriture. Cette phase consiste à
inscrire un front descendant du signal de contrôle C. Dans tous les cas (écriture
d'une valeur binaire 0 ou 1 sur la bande), la phase 2 se prolonge légèrement au delà
de 60 % de la période du signal C, par exemple jusqu'à 61 %. Lors de l'écriture d'une
valeur binaire 1, ce qui n'est pas représente, cette phase dure de 27,5 % à 60 % de
la période du signal C afin d'effacer une possible valeur binaire 0 enregistrée auparavant.
L'interrupteur S2 est ouvert et l'interrupteur S3 est fermé. L'interrupteur S3 relie
la borne A de la tête 10 à la masse par l'intermédiaire de la source de courant 11.
Ainsi, on impose un courant négatif dans la tête 10 qui inscrit une valeur basse sur
la bande. La tension V+ chute à une valeur basse correspondant à la circulation du
courant négatif dans la tête.
[0020] A un instant t4, le mode écriture se termine et un mode de transition commence pour
passer rapidement au mode lecture avant l'arrivée du prochain front montant du signal
C. Le mode de transition comprend trois phases successives numérotées 3 à 5 au niveau
de la courbe 1
10. La phase 3 est en fait une phase de latenoe non souhaitée. Après le mode écriture,
il faut ramener le courant présent dans la composante inductive de la tête 10 à une
valeur nulle de manière suffisamment lente pour ne pas créer de surtension et l'écriture
d'une impulsion parasite sur la bande. On tente pour cela d'imposer à la tête 10 une
rampe de courant décroissant en valeur absolue. A l'instant t4, on ouvre l'interrupteur
S5 en permettant la charge de la capacité C2 par la source de courant 13. La tension
VC2 aux bornes de la capacité C2 se met à croître li- néairement. A l'instant t4,
on ouvre aussi l'interrupteur S3 et on ferme l'interrupteur S4 reliant la source de
courant commandée 12 à la borne A de la tête 10. La source 12 étant pilotée négativement
par la tension VC2, son courant 12 décroît en valeur absolue en fonction de la tension
VC2. Le courant 12 décroit à partir d'une valeur maximale théorique 12max choisie
aussi proche que possible de la valeur 11 du courant présent dans la tête 10 à la
fin de la phase 2. Cette valeur 12max doit toutefois être choisie supérieure à 11
de façon à éviter, par des dispersions de fabrication et des variations de température,
que ce courant 12max devienne inférieur à 11, ce qui entrainerait un échelon de courant
dans la tête et l'écriture d'une impulsion parasite sur la bande. Ainsi, à l'instant
t4 et jusqu'à ce que le courant 12 atteigne la valeur 11, la source 12 est saturée,
c'est-à-dire que la tête 10 consomme un courant inférieur à celui que tend à fournir
la source 12. Etant donné que la pente du courant 12 est faible, la phase 3 dure longtemps.
[0021] A un instant t5, le courant de la source 12 atteint la valeur 11 et on entre dans
la phase 4 de décharge effective du courant accumulé dans la tête 10.
[0022] A un instant t6, le courant dans la tête 10 s'annule. Cet instant est approximativement
détecté lorsque la tension VC2 atteint une valeur seuil V1 adéquatement choisie. A
l'instant t6, on se trouve dans une situation où la tension V+ est au dessus de sa
valeur initiale et la tension V-, tension aux bornes de la capacité C1, est en dessous
de sa valeur initiale. On entre dans la phase 5 qui a pour but de ramener les tensions
d'entrée V+, V- de l'amplificateur 12 aux valeurs initiales le plus rapidement possible.
Les interrupteurs S1 et S4 sont ouverts. L'amplificateur 12 retrouve ainsi sa configuration
à régulation de tension de repos. De plus, on ferme l'interrupteur S6 qui court-circuite
la résistance R2. Ceci entraîne que l'état d'équilibre de l'amplificateur 12 est atteint
très rapidement grâce à la charge rapide de la capacité C1. Comme cela est représenté,
les tensions V+ et V- rejoignent rapidement leurs valeurs initiales.
[0023] La phase 5 doit se prolonger suffisamment longtemps pour que l'on soit sûr que les
tensions V+ et V-rejoignent leurs valeurs initiales avant la fin de cette phase. La
phase 5 se termine à un instant t7 déterminé par le fait que la tension VC2 aux bornes
de la capacité C2, toujours chargée par la source 13, atteint une valeur seuil V2
convenablement choisie. L'interrupteur S6 est ouvert et l'amplificateur 12 est ramené
à sa configuration initiale de régulation lente de tension de repos. Le mode lecture
pourrait être rétabli à l'instant t7. Il est en fait rétabli à un instant t8 ultérieur
où l'interrupteur S7 est refermé pour valider la sortie du comparateur 14.
[0024] Toutefois, la brusque ouverture de l'interrupteur S6 entraîne qu'un courant de polarisation
i de l'amplificateur 12 a le temps de charger la capacité C1 avant l'entrée en jeu
de la régulation de tension de repos. Comme cela est représenté par la courbe VH,
la tension V- croît légèrement, puis se met à décroître lentement grâce à la régulation
de tension de repos.
[0025] Comme le représente la courbe H, la sortie de l'amplificateur 12 suit les évolutions
de la différence de tension V+ - V-. Ces évolutions ne sont pas prises en compte entre
l'instant t2 et l'instant t8 grâce au fait que l'interrupteur S7 reste ouvert entre
ces instants. L'instant t8 est détecté par le fait que la tension VC2 aux bornes de
la capacité C2 atteint une valeur seuil V3 légèrement inférieure à la valeur finale
atteinte par la tension VC2 (approximativement VCC).
[0026] A un instant t9 survient le prochain front montant du signal C. Comme cela est représenté
par la courbe H, la tension de sortie de l'amplificateur 12 se trouve à l'instant
t9 encore en dessous de sa valeur de repos, à cause de la charge parasite de la capacité
C2 par le courant i. Si à l'instant t9 la tension de sortie de l'amplificateur 12
est encore trop loin de la valeur de repos, il se peut que l'impulsion correspondant
au front montant du signal C ne soit pas détectée par le comparateur 14. En pratique,
on dispose de moins de 40 % de la période du signal C, environ 15 ms, pour stabiliser
la sortie de l'amplificateur 12 à une valeur convenable (permettant de détecter le
prochain front montant du signal C) après une écriture.
[0027] Toutefois, les recommandations de normes actuelles tendent à imposer que cette stabilisation
s'effectue plus rapidement. Ceci devient difficile avec le circuit classique que l'on
vient de décrire.
[0028] Un objet de la présente invention est de prévoir un circuit de commutation entre
modes lecture et écriture d'une tête de lecture, capable d'une commutation particulièrement
rapide du mode écriture vers le mode lecture.
[0029] La présente invention se base sur l'analyse détaillée ci-dessus d'un circuit classique
et propose, d'une part, un dispositif d'accélération de la décroissance du courant
de la source 12 pendant la phase 3 et, d'autre part, un dispositif de commutation
douce en fin de phase 5.
[0030] La présente invention vise plus particulièrement un dispositif de commutation d'un
mode écriture à un mode lecture d'une tête de lecture, comprenant : des moyens de
génération d'une rampe de tension, actifs après une écriture ; et une source de courant
variable de décharge du courant de la tête de lecture, commandée en décroissance proportionnellement
à ladite rampe entre le début de la rampe et un seuil de la rampe, cette source de
courant ayant une valeur maximale initiale supérieure au courant initial de la tête.
Selon l'invention, le dispositif comprend des moyens d'accentuation de la pente de
la rampe entre le début de la rampe et un instant où le courant de décharge devient
égal au courant présent dans la tête.
[0031] Les moyens de génération de rampe comprennent une capacité chargée par une première
source de courant constant. Selon un mode de réalisation de la présente invention,
les moyens d'accentuation de la pente comprennent une deuxième source de courant constant
de valeur grande par rapport à celle de la première source, et un moyen interrupteur
reliant la deuxième source en parallèle sur la première entre le début de la rampe
et l'instant où le courant de la source variable devient égal à celui présent dans
la tête.
[0032] Selon un mode de réalisation de la présente invention, les moyens d'accentuation
de la pente comprennent des moyens de détection de la saturation de la source de courant
variable, qui commandent ledit moyen interrupteur lorsque la source de courant variable
est saturée.
[0033] Selon un mode de réalisation de la présente invention, les moyens d'accentuation
de la pente de la rampe comprennent un transistor de détection relié en série entre
la source de courant variable et l'entrée d'un miroir de courant, l'émetteur du transistor
étant relié à la source de courant variable, la sortie du miroir de courant alimentant
ladite capacité, la base du transistor recevant une tension au moins égale à la somme
de la tension de saturation de la source de courant variable et de la chute de tension
entre la base et l'émetteur du transistor.
[0034] La tête de lecture est reliée entre des première et deuxième bornes d'entrée d'un
amplificateur différentiel, la deuxième borne d'entrée étant reliée à un potentiel
constant par l'intermédiaire d'une deuxième capacité et à la sortie de l'amplificateur
par l'intermédiaire d'une résistance. Il est prévu des moyens de commutation de ladite
résistance à une valeur basse, au moins entre ledit seuil et un autre seuil de la
rampe. Selon un mode de réalisation de la présente invention, le dispositif comprend
des moyens de détection dudit autre seuil assurant, au voisinage de ce seuil, une
commande progressive desdits moyens de commutation.
[0035] Selon un mode de réalisation de la présente invention, les moyens de commutation
comprennent deux transistors de commutation de même type disposés en parallèle sur
ladite résistance et en opposition l'un par rapport à l'autre.
[0036] Selon un mode de réalisation de la présente invention, les moyens de détection dudit
autre seuil comprennent deux transistors montés en étage différentiel dont une entrée
reçoit une tension égale audit autre seuil et l'autre entrée reçoit ladite rampe,
des moyens étant prévus pour fournir aux bases des transistors de commutation un courant
proportionnel au courant circulant dans l'un ou l'autre des transistors de l'étage
différentiel.
[0037] Selon un mode de réalisation de la présente invention, le dispositif comprend un
miroir de courant disposé pour copier dans les bases des transistors de commutation
le courant circulant dans l'un ou l'autre des transistors de l'étage différentiel.
[0038] Ces objets, caractéristiques et avantages ainsi que d'autres de la présente invention
seront exposés en détail dans la description suivante de modes de réalisation particuliers
faite en relation avec les figures jointes parmi lesquelles :
les figures 1 à 3, précédemment décrites, sont destinées à illustrer l'état de la
technique ;
la figure 4 représente un mode de réalisation de circuit de commutation selon la présente
invention ;
la figure 5 représente un mode de réalisation détaillé d'un élément du circuit de
la figure 4 ; et
la figure 6 représente les allures de divers signaux du circuit de la figure 4 lors
du passage du mode écriture au mode lecture.
[0039] Dans la figure 4 on retrouve des mêmes éléments qu'à la figure 2, désignés par des
mêmes références. Pour simplifier la figure, on n'a repris de la figure 2 que certains
des éléments.
[0040] Selon l'invention, l'entrée inverseuse d'un comparateur 20 est reliée entre l'interrupteur
S4 et la souroe de courant commandée 12. L'entrée non inverseuse du comparateur 20
est reliée à une tension Vsat sensiblement égale à la tension de saturation de la
source 12. La sortie du comparateur 20 commande un interrupteur S8 disposé en série
avec une source 14. La source 14 et l'interrupteur S8 sont disposés en parallèle sur
la source 13 de charge de la capacité C2. Le courant délivré par la source 14 est
important par rapport à celui délivré par la source 13.
[0041] Ce circuit, comme cela sera décrit en relation avec la figure 6, permet de réduire
la phase de latence 3 susmentionnée à une durée négligeable.
[0042] Selon un autre aspect de l'invention, un étage différentiel formé de deux transistors
NPN Q1 et Q2, compare la tension aux bornes de la capacité C2 à une tension seuil
V2 qui peut être identique à celle de la figure 6. Les transistors 01 et Q2 sont reliés
par des résistances d'émetteur R3 et R4 à une source de courant 15, elle-même reliée
à la masse. La source 15 peut être activée ou désactivée par un signal E5. Les résistances
R3 et R4 sont destinées à limiter et à linéa- riser le gain de l'étage différentiel.
La base du transistor Q1 reçoit la tension seuil V2 et la base du transistor Q2 reçoit
la tension VC2 aux bornes de la capacité C2. Le collecteur du transistor Q2 est relié
à la tension VCC et le collecteur du transistor Q1 est relié à l'entrée d'un miroir
de courant M 1, lui-même relié à la tension VCC. Le miroir M1 comprend deux sorties
alimentant les bases de deux transistors NPN Q3 et Q4 disposés en anti-parallèle.
Les transistors Q3 et Q4 forment l'interrupteur S6 permettant de court- circuiter
la résistance R2.
[0043] Comme on le verra en relation avec la figure 6, ce circuit permet pratiquement d'annuler
la variation de la tension V- à la fin de la phase 5 décrite en relation avec la figure
3.
[0044] La figure 5 représente un mode de réalisation de l'ensemble du comparateur 20, de
la source 14 et de l'interrupteur S8. La capacité C2 est chargée par la source de
courant 13 et éventuellement en outre par la sortie d'un miroir de courant M2 relié
à la tension VCC. Un transistor NPN Q5 est disposé en série entre la source de courant
commandée 12 et l'entrée du miroir M2. Ce transistor Q5 reçoit sur sa base la somme
de la tension Vsat précédemment mentionnée et d'une tension Vbe égale à la tension
de la jonction base-émetteur du transistor Q5. Avec cette disposition, lorsque la
tension aux bornes de la source 12 est inférieure à Vsat, c'est-à-dire lorsque la
source 12 est saturée, le transistor Q5 est passant et la différence entre le courant
fourni par la source 12 et le courant 1
10 est fournie à l'entrée du miroir M2. Ce courant d'entrée est éventuellement multiplié
par un facteur K dans le miroir M2 et fourni à la capacité C2. Lorsque la source 12
n'est pas saturée, le transistor Q5 est bloqué et la capacité C2 n'est chargée que
par la source 13.
[0045] La figure 6 représente les allures de divers signaux du circuit de la figure 4 dans
une situation identique à celle de la figure 3. On retrouve dans cette figure de mêmes
courbes, instants et phases, désignés par des mêmes références qu'à la figure 3.
[0046] L'écriture d'une valeur 1 ou 0 sur la bande, se produisant entre les instants t0
et t4, est effectuée de manière identique à celle décrite en relation avec la figure
3. Par conséquent, on retrouve la même phase 1 d'écriture d'une valeur haute sur la
bande et la même phase 2 d'écriture d'une valeur basse.
[0047] A l'instant t4 on décide de charger la capacité C2 pour générer une rampe permettant
grâce à la source commandée 12 de progressivement décharger le courant de la tête
de lecture. L'interrupteur S5 est ouvert et l'interrupteur S4 est fermé. La source
de courant 12 sature car elle est prévue pour avoir une valeur initiale 12max superieure,
en valeur absolue, à la valeur 11 du courant présent à l'instant t4 dans la tête 10.
Cette saturation est détectée par le comparateur 20 qui ferme l'interrupteur S8 mettant
en parallèle la source de valeur importante 14 sur la source 13. Ainsi, la tension
aux bornes de la capacité C2 croît très rapidement. Corrélativement, le courant fourni
théoriquement par la source 12 décroît pour atteindre rapidement le courant 11 à l'instant
t5. Alors, la source 12 n'est plus saturée, ce qui est détecté par le comparateur
20 qui ouvre l'interrupteur S8. La capacité C2 se charge alors normalement grâce à
la source 13 pendant la phase 4 qui est identique à la phase 4 de la figure 3.
[0048] Ainsi, la phase de latence 3 est considérablement réduite et elle est d'autant plus
courte que le courant de la source 14 est important par rapport à celui de la source
13.
[0049] A l'instant t6, la source de courant 15 de l'étage différentiel Q1, Q2 est activée.
L'étage Q1, Q2 est alors saturé car la tension de base V2 du transistor Q1 est suffisamment
supérieure à la tension de base VC2 du transistor Q2. Le transistor Q1 dérive la totalité
du courant de la source 15. Le courantdu transistor Q1 est recopié dans les bases
des transistors Q3 et Q4 formant l'interrupteur S6. L'un de ces transistors Q3, Q4,
en fonction des polarités des tensions V- et H, sature et court-circuite la résistance
R2. On obtient un début de phase 5 de stabilisation identique à la phase 5 de la figure
3.
[0050] Lorsque la tension VC2 s'approche de la tension V2, l'étage différentiel Q1, Q2 entre
en régime linéaire. Au fur et à mesure que la tension VC2 continue à croître, le courant
dans le transistor Q1 diminue alors que le courant dans le transistor Q2 augmente.
Ainsi, le courant fourni aux bases des transistors Q3, Q4 de l'interrupteur S6 diminue,
et ces transistors se bloquent progressivement. Les transistors Q3, Q4 sont définitivement
bloqués lorsque la tension VC2 atteint une valeur suffisamment grande par rapport
à V2. Alors, l'étage différentiel Q1, Q2 sature et le transistor Q2 dérive tout le
courant de la source 15.
[0051] Ainsi, on réalise une commutation progressive de la résistance R2 d'une valeurfaible
vers sa valeurfor- te initiale, ce qui laisse le temps à la boucle de régulation de
tension de repos de compenser la charge de la capacité C1 par le courant de polarisation
i. Comme cela est représenté, autour de l'instant t7 de cette commutation progressive,
on ne remarque pratiquement aucune variation de la tension V-. Cela signifie que le
prochain front montant du signal C peut survenir juste après l'instant t7. La combinaison
de la réduction de la phase de latence 3 et de la commutation douce à l'instant t7
permet une réduction considérable du temps nécessaire à la commutation du mode écriture
vers le mode lecture de la tête 10.
[0052] Comme dans le cas du circuit de la figure 3, la sortie de l'amplificateur 12 est
validée lorsque la tension VC2 atteint la valeur seuil V3. Le signal E5 de commande
de la source 15, comme cela a été indiqué, est activé à l'instant t6. Il pourra être
désactivé lorsque le transistor Q2 dérive tout le courant de la source 15, par exemple,
à l'instant t8 où on valide la sortie du comparateur 14.
[0053] Les signaux S1 à S5 et S7 sont ceux qui sont classiquement fournis par le circuit
de commande 18 de la figure 2. L'homme du métier saura réaliser un circuit fournissant
un signal de validation E5 oonve- nable, par exemple grâce à un interrupteur disposé
en série avec la source 15 et commandé par un comparateur à fenêtre ayant des valeurs
seuil V1 et v3. La source 15 pourrait être active en permanence, ce qui entraînerait
la fermeture de l'interrupteur S6 à partir de l'instant t2. Ceci perturberait la sortie
H de l'amplificateur 12, ce qui est sans importance car on ne tient pas compte de
cette sortie entre les instants t2 et t8.
[0054] De nombreuses variantes et modifications de la présente invention apparaîtront à
l'homme du métier, notamment en ce qui concerne la réalisation des sources de courant
et des interrupteurs associés.
1. Dispositif de commutation d'un mode écriture à un mode lecture d'une tête de lecture
(10), comprenant :
des moyens (13, C2, S5) de génération d'une rampe de tension, actifs après une écriture
; et
une source de courant variable (12) de décharge du courant de la tête de lecture,
commandée en décroissance proportionnellement à ladite rampe entre le début (t4) de
la rampe et un seuil (V1) de la rampe, cette source de courant ayant une valeur maximale
initiale (12max) supérieure au courant initial (11) de la tête ;
caractérisé en ce qu'il comprend des moyens (20, 14, S8) d'accentuation de la pente
de la rampe entre le début (t4) de la rampe et un instant (t5) où le courant de décharge
devient égal au courant présent dans la tête.
2. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel les moyens de génération de rampe
comprennent une capacité (C2) chargée par une première source de courant constant
(13), caractérisé en ce que les moyens d'accentuation de la pente comprennent une
deuxième source de courant constant (14) de valeur grande par rapport à celle de la
première source, et un moyen interrupteur (S8) reliant la deuxième source en parallèle
sur la première entre le début (t4) de la rampe et l'instant (t5) où le courant de
la source variable devient égal à celui présent dans la tête.
3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens d'accentuation
de la pente comprennent des moyens (20) de détection de la saturation de la source
de courant variable (12), qui commandent ledit moyen interrupteur (S8) lorsque la
source de courant variable est saturée.
4. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens d'accentuation
de la pente de la rampe comprennent un transistor de détection (Q5) relié en série
entre source de courant variable (12) et l'entrée d'un miroir de courant (M1), l'émetteur
du transistor étant relié à la source de courant variable, la sortie du miroir de
courant alimentant ladite capacité (C2), la base du transistor recevant une tension
au moins égale à la somme de la tension de saturation de la source de courant variable
et de la chute de tension (Vbe) entre la base et l'émetteur du transistor.
5. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel la tête de lecture (10) est reliée
entre des première (A) et deuxième (B) bornes d'entrée d'un ampli- ficateurdifférentiel
(12), la deuxième borne d'entrée étant reliée à un potentiel constant par l'intermédiaire
d'une deuxième capacité (C1) et à la sortie de l'amplificateur par l'intermédiaire
d'une résistance (R2),le dispositif comprenant des moyens (S6) de commutation de ladite
résistance à une valeur basse, au moins entre ledit seuil (V1) et un autre seuil (V2)
de la rampe ; caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de détection (Q1, Q2) dudit
autre seuil assurant, au voisinage de ce seuil, une commande progressive desdits moyens
de commutation.
6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les moyens de commutation
comprennent deux transistors de commutation (Q3, Q4) de même type disposés en parallèle
sur ladite résistance (R2) et en opposition l'un par rapport à l'autre.
7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens de détection
dudit autre seuil (V2) comprennent deux transistors (Q1, Q2) montés en étage différentiel
dont une entrée reçoit une tension égale audit autre seuil (V2) et l'autre entrée
reçoit ladite rampe, des moyens (M 1) étant prévus pour fournir aux bases des transistors
de commutation (Q3, Q4) un courant proportionnel au courant circulant dans l'un ou
l'autre des transistors de l'étage différentiel.
8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend un miroir
de courant (M1) disposé pour copier dans les bases des transistors de commutation
(Q3, Q4) le courant circulant dans l'un ou l'autre des transistors de l'étage différentiel.