[0001] La présente invention concerne les fauteuils utilisés par les handicapés et les invalides
et elle vise, plus particulièrement, les fauteuils roulants, qu'ils soient pliants
ou non.
[0002] Il est incontestable que les fauteuils roulants ont apporté une possibilité de mobilité
aux handicapés et invalides. Ces fauteuils roulants possèdent, toutefois, plusieurs
inconvénients tenant au fait que les utilisateurs ne peuvent occuper qu'une position
assise, par ailleurs, maintenue en général pendant des durées relativement longues.
[0003] En premier lieu, cette seule position assise pouvant être adoptée, ne permet pas
une réadaptation à la vie courante et ne facilite pas les contacts sociaux.
[0004] En second lieu, cette seule position assise, maintenue pendant des durées généralement
longues, est responsable d'une dégradation physique faisant apparaître une perte d'amplitude
de mobilité angulaire des membres inférieurs, une circulation sanguine défectueuse,
un ralentissement marqué des fonctions digestives et intestinales, une fragilité osseuse,
etc.
[0005] Pour tenter de remédier à ces inconvénients, différentes propositions ont été formulées
à partir d'une conception faisant intervenir, sur le châssis du fauteuil, une structure
articulée comprenant un dossier, une assise et un repose-pieds. En règle générale,
une telle structure articulée est montée sur l'assise par un axe frontal, horizontal,
perpendiculaire au plan de symétrie vertical du châssis.
[0006] Parmi les propositions, l'une d'elles consiste à interposer entre le châssis et la
structure, un vérin à moteur électrique pouvant être commandé pour provoquer l'élévation
ou l'abaissement de la structure articulée.
[0007] Une autre proposition a été de disposer entre la structure et le châssis du fauteuil,
d'une part, au moins un organe élastique compensateur et, d'autre part, au moins un
ensemble de manoeuvre chargé d'assumer une fonction de commande et de contrôle du
pivotement relatif de la structure articulée et une fonction de verrouillage géométrique
de ladite structure, en position d'abaissement ou d'élévation par rapport au châssis.
[0008] Une telle proposition est illustrée par le brevet français
2 529 456.
[0009] La solution technique, ainsi proposée, présente des avantages de légèreté, de simplification
de construction et de montage, et permet à l'utilisateur d'agir, sans dépense d'énergie
physique importante, sur les ensembles de manoeuvre pour commander et contrôler les
courses d'élévation et d'abaissement de la structure articulée sur laquelle il repose.
[0010] Dans la conception d'une telle proposition, il a été retenu de concevoir les ensembles
de manoeuvre, de manière à disposer en position abaissée et en position élevée de
deux états à verrouillage géométrique certain, conférant ainsi deux positions stables
extrêmes assurant toute sécurité à l'utilisateur pour éviter, soit une élévation intempestive
sous l'action du compensateur élastique, soit un abaissement inopiné à partir de la
position d'élévation ou de verticalisation.
[0011] Il doit certainement être considéré, qu'une telle proposition donne entière satisfaction
aux utilisateurs par la souplesse d'utilisation qu'elle leur procure ainsi que par
la liberté de déplacement qu'elle confère.
[0012] Les études de mise en service, d'utilisation et d'appréciation fonctionnelle de tels
fauteuils élévateurs ou verticalisateurs, ont permis de faire apparaître que, dans
certains cas, les utilisateurs auraient souhaité pouvoir disposer temporairement d'une
sorte d'aide pour alléger ou réduire l'action physique qu'ils doivent porter sur les
ensembles de manoeuvre. Tel est le cas, lorsque l'utilisateur est sujet à une fatigue
passagère naturelle ou consécutive à une intervention ou a vu, depuis le début d'utilisation
d'un tel fauteuil, ses forces physiques décroîtrent légèrement sans perte de poids,
au point que le règlage du compensateur élastique ou son remplacement deviennent inopérants.
[0013] Le problème s'est alors posé de pouvoir disposer d'une assistance motorisée partielle
et temporaire, adaptable sur un fauteuil élévateur ou verticalisateur à commande manuelle
du type ci-dessus, sans transformer un tel fauteuil en un équipement d'assistance
complète, comme ceux du type de la première proposition évoquée ci-avant.
[0014] On pourrait penser qu'un tel besoin peut être satisfait en prévoyant une installation
de motorisation agissant directement sur les ensembles de commande latéraux. Les expérimentations
qui ont été faites dans ce sens montrent, toutefois, qu'une telle façon d'agir est
pratiquement impossible et conduit à des ruptures, soit des ensembles latéraux directement,
soit de leurs organes d'articulation en raison des forces élévées qui doivent être
appliquées pour combattre l'effet multiplicateur qui est attaché par construction
aux ensembles latéraux.
[0015] On pourrait penser, également, qu'il suffit d'agir en association avec le compensateur
élastique sur la structure articulée et plus particulièrement, sur l'assise, par exemple,
au moyen d'une biellette articulée commandée par un organe moteur approprié. En réalité,
une telle proposition n'est pas non plus réaliste car elle ne prend pas en compte
la nécessité de neutraliser les positions de verrouillage haute et basse, avant d'initier
toute commande de pivotement de la structure articulée en mouvement d'élévation ou
en mouvement d'abaissement.
[0016] Une difficulté supplémentaire à résoudre tient à la volonté de maintenir au fauteuil
verticalisateur sa caractéristique de commande manuelle et de prévoir d'éventuels
moyens d'assistance motorisée qui soient adaptables, de façon amovible, rapidement
et pratiquement, sans que leur mise en place vienne perturber les caractéristiques
de fonctionnement habituel, ainsi que celles de stabilité roulante, à poste fixe en
position abaissée ou élevée.
[0017] L'objet de l'invention est de répondre à la demande ainsi perçue, en proposant des
moyens techniques qui permettent de surmonter les problèmes ci-dessus en offrant une
solution pratique, relativement peu onéreuse, facile d'adaptation et de démontage
pour rendre un fauteuil élévateur ou verticalisateur éventuellement pourvu ou dépourvu
d'un dispositif d'assistance motorisée.
[0018] Pour atteindre les objectifs ci-dessus, l'invention propose un dispositif d'assistance
motorisée, adaptable sur un fauteuil élévateur qui comprend un châssis supportant
une structure articulée reliée audit châssis par au moins un ensemble de manoeuvre
manuelle, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend :
- un berceau porteur destiné à être adapté sur le châssis.
- un groupe de motorisation monté sur le berceau et comportant un organe mobile, à déplacement
réversible, lié à une transmission portée par le berceau.
- au moins un système articulé attaqué par la transmission et comprenant un premier
jeu de leviers destiné à agir sur la structure articulée, et un second jeu de leviers
actionné par le premier et destiné à agir sur l'ensemble de manoeuvre.
- et un boîtier de commande du fonctionnement du groupe de motorisation.
[0019] L'invention a aussi pour objet, un fauteuil élévateur, du type comprenant un châssis
supportant une structure articulée formée par un dossier, une assise et un repose-pieds
articulés dans le prolongement l'un de l'autre, ledit fauteuil comportant au moins
un organe élastique interposé entre la structure articulée et le châssis, et au moins
un ensemble de manoeuvre qui est interposé entre la structure et le châssis sur lesquels
il est articulé et qui possède un organe de commande manuelle, ledit fauteuil étant
caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif d'assistance motorisée comprenant :
- un berceau adapté sur le châssis,
- un groupe de motorisation monté sur le berceau et comportant un organe mobile, à déplacement
réversible, lié à une transmission portée par le berceau,
- au moins un système articulé, attaqué par la transmission, et comprenant un premier
jeu de leviers lié à la transmission et un second jeu de leviers lié au premier et
monté articulé sur l'assise et sur l'organe de commande manuelle,
- et un boîtier de commande du groupe de motorisation, placé à la disposition de l'utilisateur.
[0020] Diverses autres caractéristiques ressortent de la description faite ci-dessous en
référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples non limitatifs, des
formes de réalisation de l'objet de l'invention.
[0021] La
fig. 1 est une élévation latérale montrant schématiquement un fauteuil roulant pour handicapé
ou invalide, équipé d'un dispositif conforme à l'invention.
[0022] La
fig. 2 est une vue latérale analogue à la
fig. 1 mais illustrant l'objet de l'invention dans une autre position caractéristique.
[0023] La
fig. 3 est une coupe partielle prise sensiblement selon la ligne
III -
III de la
fig. 1.
[0024] Les
fig. 4, 5, et 6 sont des élévations latérales illustrant trois positions caractéristiques de fonctionnement
de l'objet de l'invention.
[0025] La
fig. 7 est une élévation partielle montrant, à plus grande échelle, une variante de réalisation
de l'un des éléments constitutifs de l'objet de l'invention.
[0026] La
fig. 8 est une vue latérale, en partie arrachée, prise selon la ligne
VIII -
VIII de la
fig. 7.
[0027] Les
fig. 9 à 11 sont trois vues schématiques transversales illustrant une autre caractéristique de
l'objet de l'invention.
[0028] Les
fig. 1 à 3 montrent schématiquement, un fauteuil roulant
1 comprenant un châssis
2 constitué par des montants antérieurs
3 et postérieurs
4 réunis entre eux par des longerons
5a et
5b, par exemple, et par des traverses telles que
6. Le châssis
2 est pourvu de façon habituelle de roues porteuses et motrices
10 et de roues orientables
11.
[0029] Le châssis
2 peut correspondre, indifféremment, à une conception rigide ou éventuellement pliante
et dans un tel cas, les traverses
6 sont conçues à partir d'éléments articulés verrouillables en position déployée, d'une
manière connue, ne faisant pas partie de l'objet de l'invention.
[0030] Le châssis
2 est équipé d'un dispositif élévateur réalisé sous la forme d'une structure articulée,
désignée dans son ensemble par la référence
12. La structure articulée
12 comprend une assise
13 qui est, par exemple, constituée par deux longerons supérieurs
14 articulés par deux axes frontaux
15 sur des prolongements des montants antérieurs
3. L'assise
13 est composée également par deux longerons secondaires
16 qui sont montés par des points d'articulation
17 sur les longerons supérieurs
5b et en retrait des montants antérieurs
3.
[0031] Les extrémités postérieures des longerons
14 et
16 sont liées par des pointsd'articulation
18 et
19 à un cadre ou analogue
20 constituant un élément de dossier. Les longerons supérieurs
14 sont pourvus, au-delà des points de pivotement
15, de prolongements
21 sur lesquels se trouve articulé un repose-pieds
22 constitué par des jambages
23 reliés aux montants antérieurs
3 par des barrettes d'écartement
24 qui sont articulées chacune par un point
25 sur le jambage, et par un point
26 sur le montant antérieur
3.
[0032] La structure articulée
12 est liée au châssis
5 par au moins un organe élastique
27 interposé entre l'assise
13 et le châssis
5. L'organe élastique
27 est, de préférence, disposé entre les longerons supérieurs
14 de l'assise
13 et les longerons inférieurs
5a du châssis
2. L'organe élastique
27 est conçu pour assumer une fonction de compensation de poids et d'absorption d'énergie,
ainsi qu'une fonction de restitution, et peut être formé par un ressort compensateur
ou de préférence par un vérin du type à gaz.
[0033] La structure articulée
12 est, en outre, liée au châssis
5 par deux ensembles de manoeuvre latéraux
30 destinés à assumer une fonction de commande et de contrôle manuel de pivotement relatif
de la structure
12 par rapport au châssis et une fonction de butée et de verrouillage dans une position
d'abaissement maximale telle qu'illustrée par la
fig. 1 et dans une position d'élévation maximale telle qu'elle ressort de la
fig. 2.
[0034] A cette fin, chaque ensemble de manoeuvre
30 comprend un levier
31 monté articulé par un point
32 sur l'élément d'assise
13 et, plus particulièrement, le longeron inférieur
16 à proximité du point d'articulation
19. Le levier
31 forme une première branche ou un volant
33 constituant un organe de commande manuel et une seconde branche
34 qui est liée par un axe d'articulation
35 à une bielle
36 montée par un axe d'articulation
37 sur la partie arrière du longeron supérieur
5b du châssis
2.
[0035] Les longueurs relatives entre la branche
34 et la biellette
36 ainsi que les positions des points d'articulation
32 et
37, sont choisies pour que, dans l'état d'abaissement selon la
fig. 1, le point d'articulation
32 soit disposé en dessous de la ligne fictive passant par les points d'articulation
35 et
37. Il en résulte un verrouillage géométrique s'opposant à tout pivotement intempestif
du levier
31 dans le sens de la flèche
f₁.
[0036] Les caractéristiques données précédemment sont également prévues pour que dans l'état
d'élévation, tel qu'illustré par la
fig. 2, le point d'articulation
35 soit placé en dessous de la ligne fictive passant par les points d'articulation
32 et
37. Il en résulte également dans cet état, un verrouillage géométrique s'opposant au
déplacement intempestif du levier
31 dans le sens de la flèche
f₂.
[0037] Le fauteuil verticalisateur décrit, ci-dessus, peut donc occuper une position d'abaissement,
tel qu'illustré par la
fig. 1, offrant une position d'assise stable. Dans cet état, le ou les organes compensateurs
27 sont comprimés.
[0038] Lorsque le sujet désire être transféré de la position assise à une position de verticalisation,
il agit sur les leviers
31 et, plus particulièrement, les branches
33 dans le sens de la flèche
f₁, de manière à provoquer le déplacement des points d'articulation
32 au dessus des biellettes
36, pour rompre le verrouillage géométrique et ainsi liberer le déplacement de la structure
articulée
12. Les leviers
31 peuvent alors, avec l'aide du ou des organes compensateurs élastiques
27, donner à l'utilisateur le contrôle de l'élévation de la structure
12 jusqu'à atteindre l'état stable selon la
fig. 2 dans laquelle le repose-pieds
22 prend appui sur le sol
S, alors que l'axe
35 est passé au dessus de la ligne fictive joignant les points d'articulation
32 et
37.
[0039] Dans cet état, un verrouillage géométrique s'établit, conférant une stabilité de
sécurité à la position élevée.
[0040] L'objet de l'invention est de proposer un dispositif qui tienne compte des caractéristiques
structurelles et fonctionnelles ci-dessus, et qui permette d'adapter, lorsque cela
est nécessaire, un dispositif d'assistance motorisée chargé temporairement de prendre
la relève de commande du sujet n'ayant pas momentanément la capacité physique d'agir
sur les ensembles de manoeuvre
30.
[0041] Les
fig. 1 et
3 montrent que le dispositif d'assistance motorisée, adaptable sur un fauteuil élévateur
du type ci-dessus, comprend un berceau rigide
40, par exemple, réalisé sous la forme d'un cadre pouvant être adapté par des organes
de fixation
41 sur le châssis
2 et plus particulièrement les longerons
5a. Suivant une disposition avantageuse de l'invention, le berceau
40 est conçu pour être adapté à la partie arrière du châssis
2 et sous l'axe de rotation ou essieu
x-
x', correspondant aux roues arrières
10, de façon à contribuer à un abaissement du centre de gravité pour conférer, dans
toutes les positions du fauteuil, une stabilité de sécurité appréciable et remarquable.
De préférence, le berceau
40 est conçu pour être adapté sur des prolongements arrière
42 des longerons
5a et pour être, par exemple, immobilisé en translation par les organes
41 qui peuvent être associés à tout moyen de fixation amovible par bouton de serrage
ou analogue.
[0042] Les
fig. 1 et 3 montrent qu'il peut être avantageux de réaliser les organes
41 sous la forme de pattes ou de mains coudées, susceptibles d'enserrer les longerons
inférieurs
5a notamment de part et d'autre des montants postérieurs
4.
[0043] Dans tous les cas, le berceau
40 est conçu pour être adapté de façon amovible pour permettre un montage et un démontage
rapides.
[0044] Le berceau
40 porte un groupe de motorisation
43 comprenant avantageusement un moteur électrique réversible et une batterie d'accumulateurs
rechargeable. Un tel groupe de motorisation
43 doit être considéré comme relevant du commerce.
[0045] Le groupe de motorisation
43 est pourvu d'un boîtier
44 de commande à distance, par exemple, au moyen d'un cordon
45. Le boîtier
44 est placé à la disposition de l'utilisateur en étant, par exemple, adapté de façon
amovible sur l'un des éléments de la structure articulée
12 et, par exemple, un accoudoir.
[0046] Le groupe de motorisation
43, monté sur le berceau
40 par une articulation
43a, comporte un organe mobile de commande
46 qui est, par exemple, analogue à la tige d'un vérin, orienté pour attaquer une transmission
47 qui est, de préférence, conçue pour introduire une transformation du déplacement
rectiligne alternatif de la tige
46. La transmission
47 comprend, par exemple, une manivelle
48 portée par un arbre
49 monté susceptible de tourner dans des paliers portés par le berceau
40.
[0047] La transmission
47 est conçue pour commander, simultanément et en synchronisme, deux systèmes articulés
latéraux
50 composés chacun de deux jeux de leviers
51 et
52. Le premier jeu de leviers
51 comprend un levier coudé
53 monté par un point d'articulation
54 pour tourner sur le berceau
40. L'axe de rotation
54 peut être confondu avec l'arbre
49 et dans un tel cas, la manivelle
48 est assimilable à l'une des branches de chacun des leviers coudés
53. Il doit être considéré qu'une disposition différente pourrait aussi intervenir consistant,
par exemple, à lier la tige
46 du groupe de motorisation
43 avec l'arbre
49 qui assurerait une liaison physique entre les branches correspondantes des deux leviers
latéraux
53.
[0048] Dans tous les cas de construction possible, les leviers coudés
51 comportent des branches solidaires angulairement, de telle sorte que la seconde branche,
désignée par la référence
55, se trouve liée par un point d'articulation
56 à une bielle
57 elle-même liée au second jeu de levier
52.
[0049] La
fig. 2 met plus précisément en évidence que le second jeu
52 comprend un levier coudé
58 qui est monté par un point d'articulation
59 sur le longeron
16. Le levier
58 est articulé par sa petite branche à la bielle
57 par une articulation
60 et par sa grande branche à une biellette
61 au moyen d'une articulation
62. La biellette
61 est liée par une articulation
63 à l'organe de commande manuelle
30, de telle manière que l'articulation
63 se trouve disposée entre le point de pivotement
32 et l'extrémité de la branche
33.
[0050] Le dispositif d'assistance motorisée en liaison avec un fauteuil du type décrit ci-dessus,
fonctionne de la façon suivante, à partir de la position correspondante à un état
stable d'abaissement de la structure articulée
12.
[0051] Lorsque l'utilisateur désire passer en position de verticalisation, il appuie sur
l'organe de commande approprié du boîtier
44 pour assurer l'alimentation du groupe de motorisation
43 dans le sens pour lequel la tige
46 effectue sa course d'extension. Le ou les leviers
53 des premiers jeux
51, pivotent alors dans le sens de la flèche
f₃ et poussent les biellettes
57 qui font pivoter les leviers
58 des jeux
52 dans le sens de la flèche
f₄. En raison du verrouillage géométrique établi, l'action des biellettes
57 n'a pas d'incidence immédiate sur le pivotement de la structure articulée
12 sur les points d'articulation
15 et fait uniquement pivoter les leviers coudés
58 qui, par leur grande branche, agissent en traction sur les biellettes
61. Les organes de commande
30 sont astreints à pivoter dans le sens de la flèche
f₁, de sorte que les points d'articulation
35 s'abaissent et font passer les biellettes
36 dans la position illustrée par la figure
4, dans laquelle les points de pivotement
32 sont placés relativement au dessus de ces biellettes en libérant ainsi le verrouillage
géométrique précédemment établi. Dans cette position, l'action de poussée des biellettes
57, tout en produisant le pivotement des leviers
58, assure l'élévation de l'assise
13 dans le sens de la flèche
f₅ en association avec la restitution de travail emmagasiné par le ou les organes élastiques
27. La structure articulée
12 est ainsi progressivement amenée dans une position d'élévation intermédiaire telle
qu'illustrée par la
fig 5.
[0052] En fin d'élévation illustrée par la
fig. 6, l'action de la tige
46 se heurte à une impossibilité de développement supplémentaire de la structure articulée
12 amenée à prendre appui sur le sol
S par le repose-pieds
22.
[0053] Dans cet état, les biellettes
57 agissent uniquement pour faire tourner les leviers coudés
58 des deux jeux
52, de façon à forcer la rotation des leviers
31 dans le sens de la flèche
f₆ (fig. 6) pour faire passer l'axe d'articulation
35 au-delà de la ligne fictive passant par les points de pivotement
32 et
37, comme cela est illustré par la
fig 2. Dans cette position, le verrouillage géométrique est intervenu pour stabiliser la
structure articulée
12 dans un état de verticalisation de sécurité pour le sujet.
[0054] Lorsqu'il convient de commander la course d'abaissement de la structure articulée
12, le sujet agit sur le boîtier
44 pour commander l'alimentation inverse du groupe de motorisation
43 afin de solliciter la tige
46 en course de rétraction.
[0055] Un tel déplacement de la tige
46 produit, tout d'abord, le déverrouillage de la position verticalisation par déplacement
de l'articulation
35 en deçà de la ligne fictive joignant les points de pivotement
32 et
37.
[0056] A partir de cet état illustré par la
fig. 6, l'entrainement des ensembles de manoeuvre
30 s'effectue alors concomitamment à l'abaissement de l'assise par pivotement sur les
axes frontaux
15, ramenant la structure articulée
12 dans la position intérmédaire, selon la
fig. 5, pour atteindre, ensuite, selon un principe de fonctionnement inverse à ce qui est
décrit précédemment, l'état d'abaissement selon la
fig. 4 puis finalement l'état stable verrouillé en position abaissée telle qu'illustrée
par la
fig 1.
[0057] Dans ce qui précède, il est indiqué que le dispositif selon l'invention est prévu
pour fournir, lorsque cela est nécessaire, une assistance motorisée à un fauteuil
verticalisateur ou élévateur à commande manuelle. Il est donc particulièrement prévu
selon l'invention une adaptation amovible, rapide, simple et efficace du dispositif
sur le châssis
2. A cet effet, les systèmes articulés
50 sont réalisés préférentiellement de telle manière qu'il soit possible de rompre facilement
la liaison entre les deux jeux
51 et
52.
[0058] Les
fig. 7 et 8 montrent un tel exemple de réalisation, consistant à prévoir sur la petite branche
de chaque levier coudé
58 un tourillon
70 pour l'engagement de l'extrémité correspondante de la bielle
57. L'immobilisation de la bielle
57 sur le tourillon est, par exemple, assurée par une patte
71 montée mobile sur un axe
72 du levier
58 et comportant à son extremité opposée une encoche
73 destinée à chevaucher le tourillon
70 après mise en place de la bielle
57.
[0059] De cette manière, après rotation libre commandée dans le sens de la flèche
f₇ de la patte
71, il devient possible, par flexion dans le sens de la flèche
f₈, de dégager la bielle
57 en laissant subsister sur la structure articulée les deux jeux
52 constitutifs des systèmes
50. L'ensemble du dispositif peut alors être extrait du châssis
2 par démontage du berceau
40 emportant avec lui le groupe de motorisation
43, la transmission
47, le ou les deux jeu(x) de leviers
51 et les bielles
57.
[0060] Les
fig. 9 à 11 montrent une possibilité d'adaptation rapide du berceau
40 sur le châssis
2, plus particulièrement, lorsque ce dernier est constitué sous une forme pliante tel
que cela est fréquemment le cas pour ce qui concerne les fauteuils roulants. Dans
un tel cas, les longerons
5a, solidarisés par les montants
3 et
4, sont réunis également par un ou plusieurs jeux de ciseaux
80 associés à une ou plusieurs barre d'accouplement
81. La mise en place du berceau
40 s'effectue, alors, lorsque le châssis
2 est dans une position partiellement pliée, comme illustrée par la
fig. 9, de manière que l'écartement transversal entre les longerons
5a soit inférieur à l'écartement fixe entre les organes
41 qui peuvent avantageusement être constitués, comme dit précédemment, par des pattes
ou mains coudées. De cette manière, il est possible de disposer aisément le berceau
40 dans le plan des longerons
5a, d'assurer son engagement latéral sur l'un de ces derniers et de commander par action
manuelle, notamment sur les barres d'accouplement
81, une ouverture transversale du châssis conduisant à l'engagement simultané des deux
longerons
5a dans les organes
41.
[0061] L'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et représentés car diverses modifications
peuvent y être apportées sans sortir de son cadre.
1 - Dispositif d'assistance motorisée, adaptable sur un fauteuil élévateur qui comprend
un châssis
2 supportant une structure
12 articulée reliée audit châssis par au moins un ensemble de manoeuvre manuelle
30 caractérisé en ce que le dispositif comprend :
- un berceau porteur 40 destiné à être adapté sur le châssis 2.
- un groupe de motorisation 43 monté sur le berceau et comportant un organe mobile 46, à déplacement réversible, lié à une transmission 47 portée par le berceau.
- au moins un système articulé 50 attaqué par la transmission et comprenant un premier jeu 51 de leviers destiné à agir sur la structure articulée, et un second jeu 52 de leviers actionné par le premier et destiné à agir sur l'ensemble de manoeuvre.
- et un boîtier 44 de commande du fonctionnement du groupe de motorisation.
2 - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que la transmission agit sur
deux systèmes articulés latéraux 50.
3 - Dispositif selon la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que la transmission assure
une fonction de transformation du mouvement de l'organe mobile 46 du groupe 43 de motorisation.
4 - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le groupe 43 est du type électrique réversible, est monté articulé sur le berceau 40 et comporte un accumulateur d'énergie intégré rechargeable.
5 - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que chaque système articulé
50 comprend un premier jeu 51 de leviers comportant, un levier coudé 53 monté pivotant sur le berceau et lié par une branche à la transmission47, et par l'autre à une bielle 57 qui est montée pivotante sur le second jeu 52 de leviers.
6 - Dispositif selon la revendication 1 ou 5 caractérisé en ce que chaque système articulé
50 comprend un second jeu 52 de leviers, comportant un levier coudé 58 articulé sur la structure 12 et lié par l'une des branches à la bielle 57, et par l'autre à une biellette 61 montée articulée sur l'ensemble de manoeuvre 30 correspondant.
7 - Dispositif selon la revendication 6 caractérisé en ce que la biellette 61 est montée articulée sur l'ensemble de manoeuvre 30 au moyen d'une articulation 63 située entre le point 32 de pivotement de l'ensemble sur la structure et l'organe d'actionnement manuel 33.
8 - Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 6 caractérisé en ce que le premier
jeu 51 de leviers est lié au second jeu par un moyen de démontage rapide 70, 71.
9 - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le berceau 40 comporte des moyens 41 de fixation amovible sur le châssis.
10 - Fauteuil élévateur pour handicapé ou invalide, du type comprenant un châssis
2 supportant une structure articulée
12 formée par un dossier
20, une assise
13 et un repose-pieds
22, articulés dans le prolongement l'un de l'autre, ledit fauteuil comportant au moins
un organe élastique
27 interposé entre la structure articulée et le châssis, et au moins un ensemble de
manoeuvre
30 qui est interposé entre la structure et le châssis sur lesquels il est articulé et
qui possède un organe de commande manuelle
33, caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif d'assistance motorisée comprenant
:
- un berceau 40 adapté sur le châssis 2,
- un groupe de motorisation 43 monté articulé sur le berceau 40 et comportant un organe mobile 46 , à déplacement réversible, lié à une transmission 47 portée par le berceau,
- au moins un système articulé 50, attaqué par la transmission, et comprenant un premier jeu 51 de leviers lié à la transmission, et un second jeu 52 de leviers lié au premier et monté articulé sur l'assise 12 et sur l'organe de commande manuelle 31,
- et un boîtier 44 de commande du groupe de motorisation placé à la disposition de l'utilisateur.
11 - Fauteuil élévateur selon la revendication 10 caractérisé en ce que le dispositif
d'assistance motorisée comprend deux systèmes articulés latéraux 50.
12 - Fauteuil élévateur selon la revendication 10 ou 11 caractérisé en ce que chaque système
articulé 50 comprend un premier jeu 51 de leviers, composé d'un levier coudé 53 articulé sur le berceau 40 et lié à la transmission 47 et une bielle 57 articulée sur le levier coudé, et un second jeu 52 de leviers composé d'un levier coudé 58 articulé sur l'assise 12 et lié par une branche à la bielle 57, et par l'autre à une biellette 61 articulée sur l'ensemble de manoeuvre 30.
13 - Fauteuil élévateur selon l'une des revendications 10 à 11 caractérisé en ce que chaque
système articulé 50 comprend une biellette 61 qui est montée sur l'ensemble de manoeuvre 30 par une articulation 63 située entre un point de pivotement 32 de l'ensemble sur l'assise et un organe de commande manuelle 33 qu'il comporte.
14 - Fauteuil élévateur selon l'une des revendications 10 à 13 caractérisé en ce que chaque
système articulé 50 comprend une liaison 70,71 à démontage rapide entre la bielle et le levier coudé du second jeu, et en ce que
le berceau est adapté de façon amovible sur le châssis.
15 - Fauteuil-élévateur selon l'une des revendications 10 ou 14 caractérisé en ce que
le berceau est adapté à la partie arrière basse du châssis et en dessous du niveau
de l'axe de rotation des roues arrières du fauteuil.