[0001] La présente invention concerne le pompage de suspensions fibreuses telles qu'on les
rencontre notamment dans l'industrie papetière et en particulier des suspensions concentrées,
comportant au moins 8% en poids de fibres.
[0002] Le transport par pompage de suspensions fibreuses présente une difficulté particulière
qui réside dans la capacité qu'ont les fibres de retenir les gaz et en particulier
l'air qui est introduit dans ladite suspension lors des différentes phases de fabrication.
Ainsi on constate notamment que lorsque la pâte à papier est mise en dilution à l'aide
d'un agitateur, cette opération de malaxage a pour effet d'emprisonner une quantité
non négligeable d'air dans les fibres en suspension. Lors du transfert d'une telle
suspension aérée par pompage, on constate une diminution très sensible des caractéristiques
de la pompe allant jusqu'à son désamorçage.
[0003] Ce phénomène bien connu est expliqué par le fait qu'il se crée une dépression à l'entrée
de la roue de la pompe, et que cette dépression conduit à une augmentation du volume
et une accumulation du gaz, créant une poche de gaz qui empêche la circulation normale
de la suspension fibreuse.
[0004] Le transport des liquides chargés est normalement assuré à l'aide de pompes centrifuges.
S'agissant de suspensions fibreuses, dont la préparation a été faite sans précautions
particulières, on admet que les pompes centrifuges classiques sont utilisables jusqu'à
des concentrations de l'ordre de 4 à 5% en poids de fibres.
[0005] Pour transporter des suspensions fibreuses de concentrations plus élevées, soit il
faut prendre des précautions au niveau des phases opératoires de préparation, de manière
à limiter autant que faire se peut l'introduction du gaz dans la suspension soit il
faut utiliser des pompes centrifuges modifiées en sorte de pouvoir évacuer la poche
de gaz au fur et à mesure de son apparition.
[0006] A ce titre , le document US.5,087,171 propose une pompe centrifuge dont la roue est
perçée d'ouvertures mettant en communication la face avant et la face arrière de la
roue et qui comporte un système d'aspiration relié à la face arrière de la roue. Ainsi
, la poche d'air qui se forme à l'entrée de la roue devrait être aspirée à travers
lesdits orifices vers le dispositif d'aspiration.
[0007] Il est indiscutable que la présence d'un tel dispositif d'aspiration améliore les
performances de la pompe et permet de transporter des suspensions fibreuses de plus
forte concentration. Cependant, à la connaissance du demandeur, même avec de tels
perfectionnements, il n'est pas possible de transporter des suspensions fibreuses
ayant une concentration en fibres supérieure à 15%. De plus la présence du dispositif
d'aspiration est consommatrice d'énergie et provoque également une perte de rendement
de la pompe.
[0008] Le but que s'est fixé le demandeur est de pallier aux inconvénients constatés en
proposant un dispositif de pompage qui permette de transporter des suspensions fibreuses
de concentration d'au moins 8% en fibres, sans faire appel à des précautions particulières
lors des opérations préliminaires de préparation.
[0009] Pour atteindre ce but, le demandeur a eu l'idée d'utiliser une pompe hélice à au
moins trois étages et a constaté que contrairement à toute attente, l'utilisation
d'une telle pompe hélice permettait de transférer par pompage des suspensions fibreuses,
renfermant du gaz et comportant au moins 8% en poids de fibres, avec des caractéristiques
de pompe au moins équivalentes à celles d'une pompe centrifuge utilisée dans les mêmes
conditions pour transporter des suspensions fibreuses de 4 à 5% en poids de fibres.
[0010] Certes les pompes hélice multiétagées sont bien connues par ailleurs. Chaque étage
consiste en un rotor à aubes , monté rotatif sur un arbre axial , et en un stator
fixe jouant le rôle de redresseur. On conçoit que la succession sur l'arbre axial
des stators et des rotors conduit à un encombrement très important de cette pompe.
C'est son principal inconvénient qui fait qu'à encombrement égal, une pompe hélice
multiétagée développe beaucoup moins de pression qu'une pompe centrifuge.
[0011] A l'inverse, ce type de pompe est utilisé principalement lorsqu'on veut la placer
dans un encombrement qui est réduit sur le plan diamétral.
[0012] C'est le mérite du demandeur que d'avoir mis en oeuvre une telle pompe hélice comportant
au moins trois étages, pour le transfert de suspensions fibreuses renfermant de l'air
et d'avoir constaté que cette pompe permettait , à rendement comparable , de transporter
des solutions fibreuses au moins deux fois plus concentrées qu'avec une pompe centrifuge.
[0013] On peut expliquer ce résultat particulièrement inattendu par le fait que le phénomène
de formation des poches de gaz est moins brutal que dans le cas de la pompe centrifuge.
En effet le demandeur a pu vérifier qu'il se forme non une poche de gaz mais une succession
de poches de gaz à chaque étage. Ainsi le volume occupé par la poche de gaz à chaque
étage est nettement inférieur à celui occupé globalement dans le cas d'une pompe centrifuge.
[0014] Par ailleurs le demandeur a pu vérifier que le volume de la poche de gaz qui se crée
au premier étage est supérieur à celui qui se crée au second et lui-même étant supérieur
à celui qui se crée au troisième étage. Cette dégressivité du volume de poche de gaz
doit être fonction de l'évolution corrélative de la compression à l'intérieur de la
pompe.
[0015] Il en résulte que la baisse de rendement et de caractéristique de la pompe s'effectue
de manière beaucoup plus progressive que pour la pompe centrifuge , le second et surtout
le troisième étage étant beaucoup moins perturbés que le premier.
[0016] C'est un autre objet de l'invention que de proposer une pompe hélice multiétagée
spécialement adaptée pour l'utilisation précitée.
[0017] Cette pompe comporte de manière connue au moins trois étages composés chacun d'une
hélice rotative , montée autour d'un arbre axial et d'un redresseur fixe. Selon l'invention,
chaque pale de l'hélice , est conformée en creux avec un embrèvement dans l'extrados
de la pale. Cette disposition concerne au moins le premier étage de la pompe.
[0018] Le demandeur a en effet vérifié que , dans le cas d'une pompe hélice, la formation
de la poche de gaz se fait sur l'extrados de la pale de l'hélice et dans une zone
sensiblement périphérique.
[0019] Le fait de créer, dans l'extrados de la pale , un encaissement permet de piéger la
poche de gaz dans cette zone particulière.
[0020] Selon un mode préféré de réalisation, l'arbre axial supportant les hélices est creux
, les pales de l'hélice située au moins au premier étage sont pourvues sur leur extrados
d'orifices d'évacuation et la pompe hélice est équipée d'un dispositif de soutirage
de gaz qui est relié auxdits orifices par l'intermédiaire de l'arbre creux.
[0021] Ainsi, grâce à l'un de ces dispositifs particuliers, il est possible d'extraire la
poche de gaz qui se forme sur l'extrados des pales , dès la formation de celle-ci.
[0022] De préférence chaque pale est creuse avec une chambre d'aspiration débouchant d'une
part dans l'évidement intérieur de l'arbre creux et d'autre part dans les orifices
pratiqués sur l'extrados. On peut ainsi disposer une multiplicité d'orifices sur toute
la zone périphérique de l'extrados de la pale, lesdits orifices communiquant avec
la chambre d'aspiration située à l'intérieur de la pale. Grâce à cette multiplicité,
on est assuré d'obtenir l'évacuation de la poche de gaz.
[0023] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va maintenant
être faite d'un exemple d'utilisation d'une pompe hélice à quatre étages pour le pompage
de suspensions fibreuses, renfermant de l'air à haute concentration en fibres, illustré
par le dessin annexé dans lequel:
La figure 1 est une représentation schématique d'une pompe hélice à quatre étages,
La figure 2 est une vue en perspective d'une hélice avec systèmes d'aspiration,
La figure 3 est une vue schématique en coupe du système de raccordement étanche entre
l'arbre creux et le dispositif de soutirage d'air,
La figure 4 est une courbe montrant la caractéristique de la pompe avec la variation
de pression en fonction du débit, sans aspiration,
La figure 5 est une courbe montrant la caractéristique de la pompe avec aspiration
au premier étage (pression en fonction du débit).
[0024] La pompe hélice 1 qui est représentée à la figure 1 est une pompe à quatre étages
2,3,4,5. On désigne sous ce terme d'étage la succession sur l'arbre 6 de la pompe
1 de deux éléments , à savoir d'une part une hélice 7 qui est fixée à l'arbre 6 et
qui est donc rotative , en même temps que cet arbre 6 et d'autre part un redresseur
8 qui est fixé sur le corps extérieur 9 et cylindrique de la partie avant 10 de la
pompe 1.
[0025] Les hélices 7 comportent des pâles 11, disposées de manière classique selon la configuration
illustrée à la figure 5.
[0026] La partie avant 10 de la pompe, qui constitue la partie active de celle-ci , débouche
dans un coude 12 d'évacuation du liquide transporté. L'arbre 6 est monté en porte-à-faux
sur un pallier 13 et est entraîné en rotation grâce au moteur 14.
[0027] Une telle pompe hélice est bien connue de l'homme du métier et sa description ne
sera pas poussée plus avant.
[0028] Sur la figure 1 on a représenté sous la forme de deux flèches F le sens de circulation
du liquide véhiculé par une telle pompe 1.
[0029] Comme on peut le constater à l'examen de la figure 1, l'inconvénient de la pompe
hélice multiétagée consiste dans son encombrement axial dû à la succession des hélices
et des redresseurs le long de l'arbre et à la présence du coude 12 d'évacuation. Au
contraire, dans le cas d'une pompe centrifuge il n'y a qu'une seule roue et le coude
d'évacuation est remplacé par une volute disposée annulairement par rapport à la roue.
Pour un même encombrement longitudinal, la pompe centrifuge développe beaucoup plus
de pression que la pompe hélice décrite ci-dessus.
[0030] Le demandeur a eu l'idée de mettre en oeuvre une telle pompe hélice pour le transfert
des liquides chargés renfermant du gaz, et en particulier mais non limitativement
les suspensions fibreuses, notamment dans le domaine de la papeterie.
[0031] On sait que le pompage des liquides renfermant du gaz présente un inconvénient majeur
qui est que la mise en dépression localisée du gaz qui est contenu dans ces liquides
provoque la formation à l'intérieur de la pompe de poches de gaz, qui, en se développant
entraînent non seulement une chute des caractéristiques et du rendement de la pompe
mais peut aller jusqu'au désamorçage de celle-ci.
[0032] Ce phénomène de formation de poches de gaz est d'autant plus marqué que la quantité
de gaz contenue dans le liquide est importante. Dans le domaine papetier, les fibres
mises en suspension sont des fibres hydrophiles qui de plus ont la capacité de retenir
du gaz dans une grande proportion. Ceci est obtenu notamment lors de la mise en dilution
de la pâte à papier, réalisée dans des malaxeurs. La pâte à papier est ajoutée dans
de l'eau et soumise à une agitation mécanique intense au cours de laquelle il se forme
un mélange d'air et d'eau : une bonne partie de cet air est retenue par les fibres
en suspension. Dans le cas où aucune précaution particulière n'est prise pour éviter
ce phénomène d'aération de la suspension fibreuse, un désamorçage de la pompe centrifuge
utilisée pour le transport de telles suspensions peut intervenir pour des suspensions
peu concentrées, par exemple ne contenant en poids que 4% de fibres.
[0033] Ceci est un inconvénient majeur pour les papetiers dans la mesure où il est le plus
souvent préférable de stocker et de manipuler des suspensions beaucoup plus concentrées,
qui occupent, à poids égal de fibres, des volumes moins importants.
[0034] Pour rendre possible le pompage de suspensions plus concentrées en fibres, il est
soit nécessaire de prendre des précautions particulières pour éviter l'aération du
liquide lors de la mise en dilution de la pâte soit de modifier la pompe centrifuge
par exemple comme cela a été proposé dans le document US.5,087,171. Cette modification
consiste à percer de part en part la roue de la pompe centrifuge et à disposer à l'arrière
de celle-ci un système de soutirage de l'air, par exemple à l'aide d'une pompe à vide.
Une telle modification permet d'aspirer la poche de gaz qui se forme à l'entrée de
la roue et de l'évacuer par l'arrière de celle-ci. Avec des pompes centrifuges présentant
de tels systèmes d'aspiration, il est possible de pomper des suspensions fibreuses
jusqu'à environ 15% de fibres. Cependant ces modifications entraînent une consommation
énergétique supplémentaire et également une perte de rendement de la pompe.
[0035] Le demandeur a cherché le moyen de pomper des liquides chargés et comportant une
forte proportion de gaz, notamment des suspensions fibreuses concentrées, sans avoir
à prendre de précautions particulières au niveau de la préparation du liquide et si
possible sans avoir à modifier le moyen de pompage.
[0036] De manière inattendue, il s'est avéré que la mise en oeuvre d'une pompe hélice classique,
à au moins trois étages, donnait le résultat recherché pour des suspensions fibreuses
d'au moins 8% en poids de fibres.
[0037] Le demandeur a réalisé un matériel expérimental dans lequel le corps 9 supportant
les redresseurs 8 ainsi que l'enveloppe extérieure 16 de la partie avant 10 de la
pompe 1 est dans un matériau transparent. Ce montage a permis de visualiser la formation
des poches de gaz, en fonction des concentrations des suspensions fibreuses véhiculées
par la pompe.
[0038] A faible concentration , quel que soit le débit de la pompe, on observe un mélange
homogène.
[0039] Lorsque la concentration en fibres augmente, on constate l'apparition d'une poche
stable de gaz sur l'extrados 17 des pâles 11 de l'hélice 7 du premier étage 2. Lorsque
la concentration en fibres augmente encore, le même phénomène d'apparition d'une poche
stable de gaz intervient sur les pales des hélices des étages suivants.
[0040] La concentration maximale admissible correspond à celle pour laquelle on arrive à
la formation d'une telle poche de gaz sur l'extrados des pales du dernier étage, avant
le désamorçage de la pompe.
[0041] En vue d'améliorer les bons résultats déjà obtenus à l'aide d'une pompe hélice classique,
le demandeur a modifié celle-ci à l'aide d'un système de soutirage de gaz. La particularité
de ce système est de venir prélever le gaz à l'endroit où se forme la poche stable
de gaz, c'est-à-dire sur l'extrados des pales de l'hélice, au moins sur celle qui
est située au premier étage de la pompe 1. Pour ce faire , l'arbre 6 est creux , il
comporte un évidement intérieur 18 qui est connecté, au-delà du coude d'évacuation
12 et de manière étanche , à une pompe à vide ou à un éjecteur non représenté.
[0042] La figure 3 montre un mode de réalisation du système de connexion étanche entre l'évidement
de l'arbre 6 et le dispositif proprement dit d'aspiration. L'arbre 6 est entouré par
un boîtier presse étoupe 19, délimitant d'une part un logement intérieur 20 à l'intérieur
duquel sont placées des tresses d'étanchéité 21 de part et d'autre d'une chambre 22.
Cette chambre annulaire 22 est raccordée par un orifice de connexion 23 à la pompe
à vide ou à l'éjecteur non représenté. D'autre part l'arbre 6, au droit de la chambre
22, est perçé de plusieurs trous radiaux 24 qui débouchent dans l'évidement central
18 de l'arbre 6.
[0043] Lors de la mise en fonctionnement de la pompe à vide ou de l'éjecteur, il se crée
corrélativement une dépression à l'intérieur de l'évidement central 18 de l'arbre
6.
[0044] Au moins au premier étage 2 de la pompe 1, chacune des pales 11 de l'hélice 7 est
modifiée en sorte de pouvoir évacuer vers l'évidement intérieur 18 de l'arbre 6 la
poche de gaz qui se forme sur l'extrados 17 de ladite pale 11.
[0045] On comprend que pour ce faire il est nécessaire que le corps central 25 de l'hélice
7 soit muni de canalisations raccordant l'évidement intérieur 18 de l'arbre 6 à la
zone de l'extrados 17 où se forme la poche de gaz.
[0046] Selon une variante de réalisation, la pale 11 est creuse et renferme une chambre
intérieure 26. Cette chambre 26 donne d'une part sur l'évidement intérieur 18 de l'arbre
6 grâce à des canalisations 27 et d'autre part donne sur l'extrados 17 de la pale
11 grâce à des perforations multiples 28.
[0047] Selon une deuxième variante de réalisation, la pale est conformée en creux avec un
embrèvement 29 pratiqué dans l'extrados 30, comme cela est représenté pour la pale
11' de la figure 2. Cet embrèvement pratiqué le long du bord d'attaque 31 de la pale
constitue un décrochement 32 qui délimite la partie en creux 33 dans l'extrados 30.
Cette partie en creux 33 réalise en quelque sorte une chambre ouverte pratiquée dans
l'extrados.
[0048] Lors du fonctionnement de la pompe, le demandeur a pu constater que la poche de gaz
qui se forme sur l'extrados vient se loger préférentiellement le long de l'embrèvement
29 à l'intérieur de la partie en creux 33.
[0049] La présence de cette partie en creux , le long de l'embrèvement , permet de diminuer
en valeur relative le volume occupé par la poche de gaz et permet, même sans aspiration
, de diminuer l'effet de cette poche.
[0050] De préférence, comme illustré à la figure 2, la partie en creux 33, est reliée à
l'évidement intérieur 18 de l'axe 6 par une canalisation 34. Ainsi il est possible
d'aspirer la poche de gaz formée dans cette partie en creux 33 à l'aide du système
de soutirage de gaz équipant la pompe 1.
[0051] Ces résultats seraient encore améliorés en équipant non seulement le premier étage
mais également le deuxième et éventuellement le troisième étages de la pompe hélice
1.
[0052] La comparaison des courbes représentée aux figures 4 et 5 permet d'apprécier l'amélioration
apportée par l'aspiration de la poche de gaz se formant sur l'extrados. Ces courbes
montrent les caractéristiques de la pompe (variation de pression en fonction du débit)
pour différentes concentrations en gaz dans le liquide pompé. En regard de chaque
courbe est portée la concentration en gaz correspondante. Pour les courbes de la figure
4, la pompe est une pompe hélice traditionnelle sans aspiration ; pour les courbes
de la figure 5, la pompe à hélice est munie d'une aspiration sur les pâles de l'hélice
du premier étage. Sans arriver au désamorçage de la pompe, il a été possible de pomper
dans ce dernier cas des liquides comportant jusqu'à 45% de gaz.
[0053] L'invention n'est pas limitée au mode de réalisation qui a été décrit ci-dessus à
titre d'exemple non exhaustif.
[0054] L'invention n'est pas limitée au pompage des suspensions fibreuses concentrées ;
elle peut également s'appliquer pour le pompage d'autres liquides chargés renfermant
une quantité importante de gaz par exemple des émulsions dans le domaine agro-alimentaire.
1. Utilisation d'une pompe hélice à au moins trois étages pour le pompage des liquides
chargés, renfermant une quantité importante de gaz.
2. Utilisation selon la revendication 1 caractérisée en ce que les liquides chargés sont
des suspensions fibreuses comportant au moins 8% en poids de fibres.
3. Pompe hélice multiétagée spécialement adaptée pour l'utilisation de l'une des revendications
1 à 2 , comportant au moins trois étages composés chacun d'une hélice rotative, montée
autour d'un arbre axial et d'un redresseur fixe, caractérisée en ce que, chaque pale
de l'hélice , située au moins au premier étage de la pompe, est conformée en creux
(33) avec un embrèvement (32) dans l'extrados (30) de la pale (11').
4. Pompe hélice multiétagée spécialement adaptée pour l'utilisation selon l'une des revendications
1 à 2 ou pompe hélice selon la revendication 3 caractérisée en ce que l'arbre axial
(6) supportant les hélices est creux, les pales (11) de l'hélice (7) située au moins
au premier étage (2) sont pourvues sur leur extrados (17) au moins d'un orifice d'évacuation
(28) et la pompe hélice est équipée d'un dispositif de soutirage de gaz qui est relié
audit orifice (28) par l'intermédiaire de l'arbre creux (6).
5. Pompe hélice selon la revendication 4 caractérisée en ce que chaque pale (11) est
creuse avec une chambre d'aspiration (26) débouchant d'une part dans l'évidement intérieur
(18) de l'arbre creux (6) et d'autre part dans des orifices multiples (28) pratiqués
sur l'extrados (17).
6. Pompe hélice selon les revendications 3 et 4 caractérisée en ce que l'orifice d'évacuation
débouche dans la partie en creux (33) pratiquée dans l'extrados (30).