[0001] La présente invention concerne un élément de calage articulé pour utilisation sur
un établi, une table de machine, une table à dépression ou analogue.
[0002] Actuellement on connait déjà des machines pour l'usinage, le défonçage du bois ou
autre équipées de tables à dépression. Ces tables sont rainurées à un pas prédéterminé
et un joint caoutchouc introduit dans les rainures de la table permet de délimiter
une zone sur laquelle on maintient une pièce par dépression à travers des trous de
la table. L'inconvénient majeur du dispositif est qu'il ne permet pas de surélever
la pièce, donc certains types de travaux ne sont pas possibles comme par exemple le
perçage de la pièce.
[0003] On connait également un système d'étanchéité en forme de grille ou de quadrillage,
décrit dans le document DE-2.258.007. Il est réalisé en caoutchouc et il subit une
compression lors de l'aspiration de la pièce. Ce dispositif ne permet donc pas la
rehausse précise d'une pièce à un niveau prédéterminé, certains types de travaux ne
sont donc pas permis. De plus il n'est pas articulé ni adaptable à la forme d'une
pièce.
[0004] Par ailleurs, on sait surélever la pièce tout en assurant l'étanchéité, au moyen
de gabarits.
[0005] Mais ces gabarits nécessitent de la main d'oeuvre pour leur réalisation et leur installation,
ils sont donc coûteux. De plus un gabarit correspond à un profil de pièce figé et
il est nécessaire de réaliser un gabarit à chaque nouveau type de pièce ce qui entraîne
des coûts de réalisation et de matière importants et un problème de stockage.
[0006] Le but de l'invention est de palier tous les inconvénients de l'art antérieur.
[0007] Son application n'est pas limitée aux tables à dépression rainurées. On peut l'utiliser
aussi sur table lisse.
[0008] Plus particulièrement l'invention consiste en un élément de calage articulé pour
utilisation sur un établi, une table de machine, une table à dépression ou analogue,
caractérisé en ce qu'il est composé d'un joint souple comportant, pour réhausser une
pièce à une hauteur H prédéterminée, des éléments de rehausse rigides répartis sur
la longueur du joint et séparés entre eux par des jeux fonctionnels permettant de
couder l'élément de calage.
[0009] Ces éléments de rehausse sont non limitativement des plots disposés par deux symétriquement
de part et d'autre du joint souple, deux plots consécutifs étant séparés par un intervalle
fonctionnel.
[0010] Ces plots ont non limitativement une section en triangle rectangle isocèle avec une
rainure supérieure et un prolongement inférieur dont le joint souple dépasse.
[0011] On comprendra mieux l'invention à l'aide de la description ci-après faite en référence
aux figures annexées suivantes :
- Figure 1 : vue de dessus du joint articulé selon l'invention,
- Figure 2 : vue en coupe verticale du joint articulé selon l'invention,
- Figure 3 : vue de dessus d'un exemple d'utilisation de l'invention,
- Figure 4 : vue en coupe verticale de la figure 3.
[0012] Le joint articulé (1) est composé d'un joint (2) souple par exemple en mousse sur
les flancs duquel sont collés des plots (3) identiques, symétriquement disposés par
rapport au joint mousse (2).
[0013] Selon un mode de réalisation non limitatif de l'invention :
- chaque plot (3) a une section horizontale en triangle rectangle isocèle dont le sommet
à 90° est coupé et dont l'hypothénuse est collée au joint mousse (2). La hauteur (H)
du plot correspond à la hauteur dont on veut surélever la pièce.
- la face (4) du plot (3) appliquée contre le joint comporte dans sa partie supérieure
une rainure longitudinale (5) permettant l'écrasement de la tête du joint par la pièce.
- cette face comporte encore un prolongement longitudinal (6) destiné à entrer dans
une rainure de la table.
[0014] Sur toute la longueur du joint mousse (2) on dispose les plots par groupe de deux
face à face. Deux groupes de plots sont séparés l'un de l'autre par un intervalle
fonctionnel (7) calculé pour permettre de couder le joint articulé (1).
[0015] Pour utiliser le joint selon l'invention, par exemple sur une table rainurée, on
délimite la zone de dépression, choisie en fonction de la forme de la pièce, en l'introduisant
par ses prolongements (6) dans les rainures de la table. Les bases (8) prennent appui
sur les plans supérieurs de la table. La partie dépassante (9) inférieure s'écrase
en fond de gorge pour l'étanchéité inférieure.
[0016] Les prolongements (6) réalisent le blocage.
[0017] La partie dépassante supérieure (10) sera écrasée par la pièce pour l'étanchéité
supérieure. Dans un angle tel que (11), deux faces latérales de deux plots successifs
s'appuient l'une sur l'autre grâce à leur inclinaison à 45° par rapport au joint mousse
(2).
[0018] Une seule extrémité vient fermer la zone et le surplus (jusqu'à la deuxième extrémité)
est placé à l'intérieur de la zone.
[0019] Ce joint articulé permet de :
- réhausser une pièce d'une hauteur (H) correspondant au champ des plots,
- réhausser une pièce de la hauteur voulue en choisissant un joint articulé de hauteur
appropriée,
- délimiter la zone de dépression à la demande,
- adapter la zone de dépression à tout profil de pièce.
[0020] On notera que d'autres formes de plots sont possibles, par exemple des plots ou demi-cercles
séparés par un intervalle fonctionnel suffisant pour que deux plots consécutifs d'un
coude (11) soient en contacts l'un de l'autre.
[0021] Selon l'application prévue les rainures (5), prolongement (6) parties dépassantes
(9) (10) peuvent être supprimés et les éléments de rehausse ou plots (3) peuvent être
disposés sur une seule des deux faces latérales du joint (2).
[0022] A titre d'exemple d'utilisation sur table lisse on se reportera aux figures 3 et
4. La hauteur du joint (2) est sensiblement celle des éléments de rehausse (H) d'une
pièce. On donne au joint articulé la forme adaptée à celle de la pièce, le surplus
(12) non équipé de plots assurant l'étanchéité sur le premier plot. On peut utiliser
cette variante sur table lisse métallique ou magnétique en association avec des plots
magnétiques ou métalliques.
[0023] Dans les deux cas, le magnétisme est utilisé pour maintenir le joint en place entre
deux changements de pièces et pour éviter que la zone fermée ne se rétracte sous l'effet
d'une dépression amenée par la bouche d'aspiration (13).
1. Elément de calage articulé (1) pour utilisation sur un établi, une table de machine,
une table à dépression ou analogue, caractérisé en ce qu'il est composé d'un joint
souple (2) comportant, pour réhausser une pièce à une hauteur H prédéterminée, des
éléments de rehausse rigides (3) répartis sur ou moins un des flancs du joint (2),
et séparés entre eux par des jeux fonctionnels permettant de couder l'élément de calage
(1).
2. Elément de calage articulé selon la revendication précédente caractérisé en ce que
les éléments de rehausse sont des plots (3) disposés par deux symétriquement de part
et d'autre du joint souple (2), deux plots consécutifs étant séparés par un intervalle
fonctionnel.
3. Elément de calage articulé selon la revendication 2 caractérisé en ce que les plots
ont une section horizontale en triangle rectangle isocèle à sommet coupé.
4. Elément de calage articulé selon l'une des revendications précédentes caractérisé
en ce qu'ils comportent une rainure supérieure (5).
5. Elément de calage articulé selon l'une des revendications précédentes caractérisé
en ce qu'ils comportent des prolongements (6).
6. Elément de calage articulé selon la revendication 4 caractérisé en ce que le joint
mousse (2) comporte une partie dépassante (10) s'écrasant dans la rainure (5).
7. Elément de calage articulé selon la revendication 5 caractérisé en ce que le joint
mousse (2) comporte une partie dépassante (9) s'écrasant dans le fond de gorge d'une
rainure de la table.
8. Elément de calage articulé selon l'une au moins des revendications précédentes caractérisé
en ce que les éléments de rehausse (3) sont métalliques pour une association avec
une table magnétique.
9. Elément de calage articulé selon l'une au moins des revendications 1 à 7 caractérisé
en ce que les éléments de rehausse (3) sont magnétiques pour une association avec
une table métallique.
10. Elément de calage articulé selon l'une au moins des revendications 1, 2, 3, 8, 9 caractérisé
en ce que la hauteur du joint (2) est sensiblement identique à celle des éléments
de rehausse rigide (3) pour une association avec une table lisse.