[0001] La présente invention se rapporte à un ski tel qu'un ski alpin, un ski de fond, un
monoski ou un surf pour neige. Elle est relative plus particulièrement à un ski équipé
d'un dispositif d'amortissement des vibrations.
[0002] On connaît déjà différents types de skis réalisés grâce à une structure plus ou moins
souple. Il en existe de très nombreuses variantes, qui sont constituées par une poutre
de forme allongée dont l'extrémité avant est courbée vers le haut pour constituer
une spatule, l'extrémité arrière l'étant aussi plus légèrement pour constituer le
talon.
[0003] Les skis actuels ont généralement une structure composite dans laquelle sont combinés
différents matériaux de manière que chacun d'eux intervienne de façon optimale, compte-tenu
de la distribution des contraintes mécaniques lors de l'utilisation du ski. Ainsi,
la structure comprend généralement des éléments de protection périphériques, des éléments
internes de résistance pour résister aux contraintes de flexion et de torsion, et
un noyau. Ces éléments sont assemblés par collage ou par injection, l'assemblage s'effectuant
généralement à chaud dans un moule présentant la forme définitive du ski, avec une
partie avant fortement relevée en spatule, une partie arrière légèrement relevée en
talon, une partie centrale cambrée.
[0004] Malgré le souci des constructeurs de fabriquer des skis de bonne qualité, ceux-ci
n'ont pas, à ce jour trouvé un ski de haute performance satisfaisant dans toutes les
conditions d'utilisation.
[0005] Les skis actuels présentent un certain nombre d'inconvénients et en particulier,
celui d'avoir un mauvais comportement lors des oscillations dues aux vibrations ou
aux flexions du ski. En effet, les vibrations persistantes provoquent une perte d'adhérence
et donc, une mauvaise conduite du ski. Il est donc très important d'amortir les vibrations
dans de bonnes conditions, ainsi il a déjà été proposé des solutions. Notons par exemple
les solutions proposées dans les demandes de brevet français n° 2 503 569 et n° 2
575 393. Mais ces dispositifs d'amortissement n'ont en fait que des effets tout à
fait mineurs et imperceptibles pour le skieur.
[0006] Le document EP-A-0 490 044 est un ski muni d'un raidisseur relié à une embase de
manière souple par deux interfaces souples distantes l'une de l'autre. Le raidisseur
sert à compléter la raideur de l'embase sans qu'un effet d'amortissement soit recherché
à proprement parlé.
[0007] La présente invention veut remédier aux différents inconvénients évoqués précédemment
et propose une solution particulièrement simple, efficace et fiable aux problèmes
d'amortissement des vibrations, en combinant les avantages de la dissipation des vibrations
de manière locale par des déformations minimes, et de manière décalée en profitant
du déplacement beaucoup plus important. Le dispositif de l'invention n'apporte pas
par ailleurs de raideur locale additionnelle trop importante au ski.
[0008] Ainsi, le ski équipé d'un dispositif d'amortissement du type comprend une pièce de
flexion reliée au ski par des moyens d'amortissement. La pièce de flexion est une
lame de flexion souple dont la raideur est négligeable par rapport au ski proprement
dit et qui est reliée au ski de façon mobile, par au moins deux moyens d'amortissement
formant chacun un moyen de liaison souple de la lame de flexion sur le ski, constitué
par une interface en matériau souple sollicitée au cisaillement lors du déplacement
relatif de la lame de flexion par rapport au ski ; lesdits moyens d'amortissement
étant espacés longitudinalement d'une certaine distance "D" ; le premier moyen étant
situé dans la zone de maximum de déformation par le troisième mode de flexion et le
premier mode de torsion ou dans la zone de maximum de déformation par le deuxième
mode de flexion et le second moyen étant situé dans la zone de maximum de déformation
par le premier mode de flexion.
[0009] Selon une caractéristique complémentaire, la lame de flexion est une lame, un profilé
ou un jonc métallique, en aluminium ou en acier, ou en matériau composite. Elle a
une section comprise entre 5 et 300 mm
2. Sa longueur est comprise entre 100 et 1 200 millimètres. Il faut préciser que la
lame est souple en flexion et ne génère pas de raideur statique en flexion, supplémentaire
(c'est-à-dire que la raideur est négligeable par rapport au reste du ski).
[0010] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention se dégageront de la description
qui va suivre en regard des dessins annexés qui ne sont donnés qu'à titre d'exemples
non limitatifs.
[0011] Les figures 1 à 3 représentent un premier mode de réalisation de l'invention.
[0012] La figure 1 est une vue latérale, les figures 1a et 1b illustrant des détails de
construction.
[0013] La figure 2 est une vue de dessus.
[0014] La figure 3 est une vue latérale du ski en position de flexion, les figures 3a et
3b illustrant des détails de fonctionnement.
[0015] Les figures 4 et 5 représentent un autre mode d'exécution, la figure 4 étant une
vue de dessus partielle, tandis que la figure 5 est une vue partielle arrière en perspective.
[0016] Les figures 6 et 7 représentent une variante de l'invention, la figure 6 étant une
vue latérale de la figure 7 étant une vue de dessus.
[0017] Les figures 8 à 10 illustrent une variante d'exécution, la figure 8 étant une vue
latérale, la figure 9 étant une vue de dessus, tandis que la figure 10 est une vue
en coupe selon X-X.
[0018] La figure 11 est une vue latérale selon une variante de l'invention.
[0019] La figure 12 est une vue en coupe d'un détail selon un mode particulier.
[0020] Les figures 13 et 14 sont des vues respectivement de dessus et selon l'axe (A, AO)
d'un surf équipé du dispositif selon l'invention.
[0021] Le dispositif d'amortissement (1) selon l'invention est destiné à être relié à un
ski portant la référence générale (2). Ledit ski étant connu en soi, il ne sera pas
décrit dans les détails. Toutefois, rappelons qu'il est constitué par une poutre allongée
(3) ayant sa propre distribution d'épaisseur et de largeur, donc sa propre raideur.
Il comprend une partie centrale (4) appelée aussi zone de montage des fixations (5,
6) destinées à retenir la chaussure sur le ski, la fixation avant (5) étant communément
appelée butée, tandis que la fixation arrière (6) est appelée généralement talonnière.
L'extrémité avant (7) du ski (2) est relevée pour former la spatule (8), tandis que
l'extrémité arrière (9) l'est aussi pour former le talon (10) du ski. La poutre comprend
par ailleurs une surface inférieure de glissement (11) et une surface supérieure (12).
Notons que le contact de la surface inférieure (11) avec la neige se fait entre le
point de contact avant (13) et le point de contact arrière (14) correspondant aux
endroits où ladite surface inférieure commence à se relever.
[0022] Ledit dispositif d'amortissement portant la référence générale (1) est constitué
par une lame de flexion (15). Cette dernière est par exemple constituée par une bande
d'aluminium d'épaisseur "e" comprise entre 1 et 5 millimètres, de largeur "l" comprise
entre 10 et 60 millimètres et d'une longueur "L" comprise entre 100 et 1 200 millimètres.
Selon l'invention, la lame de flexion (15) est reliée au ski de façon mobile longitudinalement
par des moyens d'amortissement, de façon à pouvoir se déplacer en totalité et sur
toute sa longueur par rapport au ski. A cet effet, la première zone de liaison (16)
de ladite lame de flexion (15) est reliée au ski par des premiers moyens de liaison
(M1), tandis que la deuxième zone de liaison (17) de ladite lame (15) est reliée au
ski par deux deuxièmes moyens de liaison (M2). Selon une des caractéristiques de l'invention,
la deuxième zone de liaison (17) est espacée longitudinalement de la première zone
de liaison (16) d'une distance (D) moyenne, tandis que les premiers (M1) et les deuxièmes
(M2) moyens de liaison sont aussi des moyens d'amortissement.
[0023] Dans la configuration illustrée aux figures 1 à 5 et aux figures 11 à 14, le dispositif
d'amortissement est, à titre d'exemple, disposé à l'avant du ski ; ainsi, la lame
de flexion (15) s'étend longitudinalement sur une longueur "L" entre la butée avant
(5) et le point de contact avant (13).
[0024] Les figures 1 à 3 illustrent un premier mode d'exécution selon lequel les deux moyens
de liaison (M1, M2) sont souples. Ainsi, l'extrémité avant constituant la première
zone de liaison (16) de la lame de flexion (15), est liée à la surface supérieure
du ski par un premier moyen d'amortissement (M1) constituant les moyens de liaison
souple. Ainsi, on a disposé entre l'extrémité avant (16) de la lame de flexion (15)
et le ski, une interface (18) réalisée par une couche d'un matériau souple du type
élastique et notamment de type viscoélastique. Cette couche d'épaisseur "e1" est collée
ou soudée d'une part sous la surface inférieure (19) de la lame, et d'autre part sur
la surface supérieure (12) dudit ski (2). Elle peut avoir par exemple la même largeur
que la largeur "l" de la lame et une longueur "L1" comprise entre 2 et 15 centimètres.
La surface de la couche est comprise entre 200 et 6 000 mm
2. La forme de la couche peut être rectangulaire, mais peut prendre toute autre forme.
La fixation de la première interface (18) sous la lame (15) et sur la surface supérieure
(12) du ski est réalisée soit par une résine thermodurcissable du type epoxyde polyester,
vinylester ou polyuréthane, soit par un film thermoplastique ou tout autre moyen.
[0025] De même, l'extrémité arrière constituant la deuxième zone de liaison (17) de la lame
de flexion (15) est reliée au ski par un deuxième moyen d'amortissement (M2) semblable
au premier moyen. Ainsi, on a disposé entre l'extrémité arrière (17) de la lame de
flexion (15) et le ski, une interface (20) réalisée par une couche d'un matériau souple
du type élastique et notamment de type viscoélastique. Cette couche d'épaisseur "e2"
est collée ou soudée d'une part sous la surface inférieure (19) de la lame, et d'autre
part sur la surface supérieure (12) dudit ski (2). La surface de la couche est comprise
entre 200 et 6 000 mm
2. La forme de la couche peut être rectangulaire, mais peut prendre toute autre forme.
La fixation de l'interface (20) sous la lame (15) et sur la surface supérieure du
ski, est réalisée soit par une résine thermodurcissable du type epoxyde polyester,
vinylester ou polyuréthane, soit par un film thermoplastique ou tout autre moyen.
[0026] Les figures 1, 1a, 1b, 3, 3a et 3b illustrent schématiquement le fonctionnement de
l'amortissement. Les figures 1, 1a et 1b montrent le ski à l'état de repos. Dans cette
situation de repos, le point "a1" de l'extrémité avant (16) de la lame correspond
au point "b1" de la surface supérieure du ski. Au cours d'une flexion (figures 3,
3a, 3b), la lame de flexion (15) se déplace longitudinalement par rapport à la surface
supérieure du ski et l'on constate que le point "a1" s'est déplacé vers l'avant, d'une
distance "d1" par rapport au point "b1", tandis que le point "a2" s'est déplacé vers
l'arrière par rapport au point correspondant "b2", d'une distance "d2". Au cours de
ce déplacement, il y a cisaillement des couches de matériau souple, et donc amortissement.
Le choix du matériau de l'interface et de ses dimensions détermine les conditions
d'amortissement.
[0027] Les deux interfaces (18) et (20) pourraient être strictement identiques, mais elles
peuvent être avantageusement différentes. Elles pourraient par exemple avoir des dimensions
différentes et/ou être réalisées dans un matériau différent. Ainsi, l'épaisseur "e2"
de la deuxième interface (20) pourrait être différente, et par exemple supérieure
à l'épaisseur "e1" de la première interface (18), comme cela est illustré aux figures
1 à 3. De même, la première interface (18) pourrait être en matériau plus dur que
le matériau de la deuxième interface (20).
[0028] Selon une caractéristique de l'invention, la première interface (18) qui est située
dans la zone où il y a un maximum d'énergie de déformation par le troisième mode de
flexion et le premier mode de torsion, doit donc dissiper ces deux types de vibration,
et elle peut, à cet effet, être réalisée dans un matériau viscoélastique d'une dureté
d'environ 60 Shores A et avoir une épaisseur d'environ 0,5 millimètres. De même, la
deuxième interface (20) qui est située en arrière près de la zone centrale (2) du
ski, doit dissiper le premier mode de flexion et elle peut être réalisée dans un matériau
viscoélastique d'une dureté inférieure à 20 Shores A et avoir une épaisseur de 4 millimètres.
[0029] Selon une autre caractéristique de l'invention, la première interface (18) est située
dans la zone où il y a un maximum d'énergie de déformation par le deuxième mode de
flexion, et la deuxième interface (20) qui est située en arrière près de la zone centrale
(2) doit dissiper le premier mode de flexion. La lame de flexion (15) constituant
un élément de liaison entre les deux interfaces (18, 20), permettant d'obtenir un
déplacement relatif par rapport au ski, plus important de l'extrémité arrière (17)
de celle-ci, comme cela est illustré aux figures 3, 3a et 3b, où le déplacement "d2"
est supérieur au déplacement "d1".
[0030] Bien entendu, la lame de flexion peut prendre toute forme voulue et notamment celle
qui est illustrée à titre d'exemple, aux figures 4 et 5. Dans cette variante, la lame
(15) se présente sous la forme d'un profilé ayant une nervure centrale s'étendant
sur une certaine longueur de la lame, de façon à éviter un flambage de la lame. A
l'extrémité avant de la lame, une zone élargie (160) est liée à la surface du ski
par une interface avant (180). La lame ou profilé peut être réalisée par injection
en matière plastique chargée. Le module du matériau ainsi que la section de la lame
sont choisis de façon à obtenir la raideur en compression voulue. Dans le cas d'utilisation
de matériaux à haut module, tel que l'acier ou le carbone, la lame peut être remplacée
par un simple jonc cylindrique ou rectangulaire de faible section, afin de ne pas
dépasser des valeurs en compression trop importantes.
[0031] Il va de soi que le dispositif d'amortissement (1) peut être disposé sur le ski,
ailleurs que sur l'avant, et notamment être disposé à l'arrière du ski, comme cela
est représenté aux figures 6 et 7 où les éléments similaires au mode de réalisation
précédent, portent les mêmes références. Ainsi, tout ce qui a été décrit pour le dispositif
placé à l'avant, illustré aux figures 1 à 5, est valable pour le dispositif placé
à l'arrière.
[0032] Il va de soi aussi que la lame de flexion pourrait s'étendre jusque dans la zone
centrale (4) du ski, comme cela est représenté aux figures 8 à 10. Dans ce cas, la
lame de flexion (15) passe librement sous la plaque de base (21) de la butée, dont
la face inférieure comprend un profil en creux (22) dont les dimensions sont supérieures
aux dimensions de ladite lame (15), pour en permettre le passage et le libre mouvement.
[0033] Dans le mode d'exécution décrit précédemment, les deux moyens de liaison et d'amortissement
(M1, M2) sont réalisés par une couche de matériau viscoélastique liée à la fois à
la lame et au ski par collage ou soudage, afin que l'amortissement soit obtenu par
le cisaillement de la couche élastique.
[0034] La figure 11 illustre un mode particulier où un troisième moyen d'amortissement (M3)
est disposé entre les modes (M1) et (M2), respectivement à distance moyenne "D1" de
(M1) et "D2" de (M2). Le moyen (M3) peut être de tout type, comme décrit précédemment,
c'est-à-dire de type à interface souple, à frottement sec ou visqueux.
[0035] La figure 12 illustre le cas d'un dispositif intégré dans la structure du ski. En
particulier, le ski est muni d'un logement interne longitudinal (40) et permet à la
lame de se déplacer librement lorsque le ski est sollicité. Le logement est recouvert
d'une couche interne de renfort (41) et d'un dessus de protection et décoration (42).
[0036] Les figures 13 et 14 illustrent l'utilisation du dispositif de l'invention sur un
surf des neiges (43). Dans ce cas particulier, il peut être avantageux d'orienter
le dispositif selon un axe (AA') qui présente un certain angle (α) par rapport à l'axe
longitudinal médian (BB') du surf. En effet, à la différence d'un ski alpin, le surf
est utilisé de façon asymétrique, le surfeur adopte une position de conduite qui l'amène
à exercer des efforts en direction des pointes de pied (en "front side") et en direction
des talons (en "back side") selon un axe (CC') correspondant sensiblement à l'axe
de symétrie des fixations (44, 45). Ainsi, il peut être avantageux d'orienter plus
ou moins le dispositif d'un angle (α) par rapport à l'axe longitudinal médian (BB')
du surf. Il va de soi que le dispositif pourrait avoir une autre disposition et notamment
celle illustrée en traits fins interrompus. Selon cette disposition, la lame de flexion
(15') n'est pas dans l'axe (BB') du surf des neiges (43) et s'étend sensiblement parallèlement
à cet axe.
[0037] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation ainsi décrits
et représentés à titre d'exemples, mais elle comprend aussi tous les équivalents techniques
ainsi que leurs combinaisons dans le cadre des revendications.
1. Ski équipé d'un dispositif d'amortissement du type comprenant une pièce de flexion
reliée au ski par des moyens d'amortissement, la pièce de flexion étant une lame de
flexion (15) souple dont la raideur est négligeable par rapport au ski proprement
dit et étant reliée au ski de façon mobile, par au moins deux moyens d'amortissement
(111, 112) formant chacun un moyen de liaison souple de la lame de flexion sur le
ski (18, 20), constitué par une interface en matériau souple sollicitée au cisaillement
lors du déplacement relatif de la lame de flexion par rapport au ski ; lesdits moyens
d'amortissement étant espacés longitudinalement d'une certaine distance "D" ; le premier
moyen (111) étant situé dans la zone de maximum de déformation par le troisième mode
de flexion et le premier mode de torsion ou dans la zone de maximum de déformation
par le deuxième mode de flexion et le second moyen (112) étant situé dans la zone
de maximum de déformation par le premier mode de flexion.
2. Ski équipé d'un dispositif d'amortissement selon la revendication 1, caractérisé en
ce que la lame de flexion (15) est une lame ou un profilé ou un jonc métallique, en
aluminium, en acier ou en matériau composite.
3. Ski équipé d'un dispositif d'amortissement selon la revendication 2, caractérisé en
ce que la lame de flexion a une largeur (1) comprise entre 10 et 60 millimètres, une
épaisseur (e) comprise entre 1 et 5 millimètres et une longueur (L), comprise entre
100 et 1200 millimètres.
4. Ski équipé d'un dispositif d'amortissement selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé
en ce que l'interface (18) est une couche en matériau viscoélastique soudée ou collée
à la lame de flexion (15).
5. Ski équipé d'un dispositif d'amortissement selon la revendication 4, caractérisé en
ce que la couche en matériau viscoélastique a une surface comprise entre 200 et 6000
mm2 et une épaisseur "e1" comprise entre 0,5 et 4 millimètres.
6. Ski équipé d'un dispositif d'amortissement selon l'une quelconque des revendications
précédentes, caractérisé en ce que la lame (15) est reliée par un troisième moyen
d'amortissement (M3) disposé entre les deux moyens (M1,M2).
7. Ski équipé d'un dispositif d'amortissement selon l'une quelconque des revendications
précédentes, caractérisé en ce que la lame de flexion (15) est disposée et fixée à
la surface supérieure (12) du ski.
8. Ski équipé d'un dispositif d'amortissement selon l'une quelconque des revendications
1 à 6, caractérisé en ce que la lame de flexion (15) est disposée dans la structure
du ski.
9. Ski équipé d'un dispositif d'amortissement selon l'une quelconque des revendications
précédentes, caractérisé en ce qu'il s'agit d'un ski du type alpin.
1. Ski equipped with a shock absorbing device of the type comprising a flexion element
connected to the ski by shock absorbing means, the flexion element being a flexible
flexion blade (15) whose stiffness is negligible with respect to the ski itself, and
being movably connected to the ski by at least two shock absorbing means (111, 112)
each forming a flexible linkage means of the flexion blade on the ski (18, 20), constituted
by an interface made of a flexible material stressed in shearing during the relative
displacement of the flexion blade with respect to the ski; said shock absorbing means
being longitudinally spaced apart by a certain distance

D

; the first means (111) being located in the zone of maximum deformation by the third
flexional mode and the first torsional mode or in the zone of maximum deformation
by the second flexional mode, and the second means (112) being located in the zone
of maximum deformation by the first flexional mode.
2. Ski equipped with a shock absorbing device according to claim 1, characterized in
that the flexion blade (15) is a blade, a section, or a rod made of metal aluminum,
steel or composite material.
3. Ski equipped with a shock absorbing device according to claim 2, characterized in
that the flexion blade has a width (l) comprised between 10 and 60 millimeters, a
thickness (e) comprised between 1 and 5 millimeters, and a length (L) comprised between
100 and 1,200 millimeters.
4. Ski equipped with a shock absorbing device according to claim 1, 2, or 3, characterized
in that the interface (18) is a layer of viscoelastic material welded or adhered to
the flexion blade (15).
5. Ski equipped with a shock absorbing device according to claim 4, characterized in
that the layer of viscoelastic material has an area comprised between 200 and 6,000
mm
2 and a thickness

e1" comprised between 0,5 and 4 millimeters.
6. Ski equipped with a shock absorbing device according to any of the preceding claims,
characterized in that the blade (15) is connected by a third shock absorbing means
(M3) arranged between the two means (M1, M2).
7. Ski equipped with a shock absorbing device according to any of the preceding claims,
characterized in that the flexion blade (15) is arranged and fixed at the upper surface
(12) of the ski.
8. Ski equipped with a shock absorbing device according to any of claims 1-6, characterized
in that the flexion blade (15) is arranged in the ski structure.
9. Ski equipped with a shock absorbing device according to any of the preceding claims,
characterized in that this ski is an alpine ski.
1. Ski mit einer Dämpfungsvorrichtung vom Typ, der ein Durchbiegungsteil umfaßt, welches
mit dem Ski durch Dämpfungsmittel verbunden ist, wobei das Durchbiegungsteil ein nachgiebiges
Durchbiegungsblatt (15) aufweist, dessen Steifigkeit vernachlässigbar ist im Vergleich
zum eigentlichen Ski und verbunden ist mit dem Ski in einer beweglichen Weise durch
mindestens zwei Dämpfungsmittel (111, 112), welche jeweils ein nachgiebiges Verbindungsmittel
des Durchbiegungsblattes auf dem Ski (18, 20) bilden, bestehend aus einer Zwischenlage
aus nachgiebigem Material, die durch Scherkraft belastet wird bei der relativen Verschiebung
des Durchbiegungsblattes relativ zum Ski, wobei die Dämpfungsmittel longitudinal beabstandet
sind, um einen bestimmten Abstand "D"; wobei das erste Mittel (111) angeordnet ist
in einem Bereich der maximalen Deformation durch die dritte Durchbiegungsmode und
die erste Torsionsmode oder in einem Bereich der maximalen Deformation durch die zweite
Durchbiegungsmode und das zweite Mittel (112) angeordnet ist in einem Bereich der
maximalen Deformation durch die erste Durchbiegungsmode.
2. Ski mit einer Dämpfungsvorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das
Durchbiegungsblatt 15) ein Blatt oder ein Profilelement oder eine metallische Leiste
aus Aluminium, aus Stahl oder einem Kompositmaterial ist.
3. Ski mit einer Dämpfungsvorrichtung nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß das
Durchbiegungsblatt eine Breite (l) zwischen 10 und 60 mm, eine Dicke (e) zwischen
1 und 5 mm und eine Länge (L) zwischen 100 und 1200 mm aufweist.
4. Ski mit einer Dämpfungsvorrichtung nach Anspruch 1, 2 oder 3, dadurch gekennzeichnet,
daß die Zwischenlage (18) eine Schicht aus viskoelastischem Material ist, die an das
Durchbiegungsblatt (15) geschweißt oder geklebt ist.
5. Ski mit einer Dämpfungsvorrichtung nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß die
Schicht aus viskoelastischem Material eine Oberfläche aufweist zwischen 200 und 6000
mm2 und eine Dicke "e1" zwischen 0,5 und 4 mm.
6. Ski mit einer Dämpfungsvorrichtung nach einem beliebigen der vorangegangenen Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, daß das Blatt (15) durch ein drittes Dämpfungsmittel (M3),
das zwischen den zwei Mitteln (M1, M2) angeordnet ist, angebunden ist.
7. Ski mit einer Dämpfungsvorrichtung nach einem beliebigen der vorangegangenen Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, daß das Durchbiegungsblatt (15) auf der oberen Fläche (12)
des Ski angeordnet und befestigt ist.
8. Ski mit einer Dämpfungsvorrichtung nach einem beliebigen der Ansprüche 1 bis 6, dadurch
gekennzeichnet, daß das Durchbiegungsblatt (15) in der Struktur des Ski angeordnet
ist.
9. Ski mit einer Dämpfungsvorrichtung nach einem der vorangegangenen Ansprüche, dadurch
gekennzeichnet, daß es sich um einen Ski des Alpintyps handelt.