[0001] L'invention se place dans le domaine des machines à couples pistons-cylindres destinées
à réaliser un échange d'énergie entre un fluide sous pression et un organe mécanique,
et plus particulièrement en vue de réaliser un compresseur d'air ou tout autre gaz,
sans exclure toutefois la réalisation d'un moteur actionné par l'énergie d'un fluide
généralement gazeux.
[0002] Les machines avec des pistons reliés à des organes d'énergie mécanique emploient
le plus souvent le système classique bielle-manivelle ou parfois un plateau qui oscille
autour d'une manivelle oblique en rotation autour d'un axe parallèle au couple piston-cylindre.
On connaît aussi des sytèmes à coulisses ou à cames. Tous ces systèmes introduisent
des efforts transversaux, c'est-à-dire radiaux sur les pistons relativement à leur
axe, ce qui est un facteur de frottement avec usure et création de poussière. Un guidage
rectiligne annule les efforts transversaux entre piston et cylindre, mais il nécessite
un graissage qui est une source de pollution, et il rend l'ensemble lourd et encombrant.
[0003] Il est aussi connu d'annuler l'obliquité d'une bielle relativement au piston, ainsi
que les efforts correspondants, par l'emploi d'un cylindre oscillant. Ceci crée cependant
des efforts d'inertie transversaux dûs à son oscillation, qui sont la source des mêmes
inconvénients que précités.
[0004] L'invention a pour but d'éviter tout frottement systématique entre cylindre et piston,
pour rendre minimale l'usure de ces éléments et permettre leur fonctionnement pendant
une longue durée, en particulier pour des machines non lubrifiées et sans joint d'étanchéité
entre piston et cylindre donc sans pollution par huile ou particules issues de l'usure
de ces éléments.
[0005] Cette réalisation par exemple pour la compression de gaz, même à de très hautes pressions,
est permise par un ajustage très précis des surfaces en regard cylindre et piston,
et sur une longueur importante du vis à vis entre ces deux éléments.
[0006] Par exemple, avec un jeu radial de 1 µm et une longueur utile de piston de 40 mm,
on peut réduire la fuite d'un gaz le long de ce jeu à une valeur de moins de 10% du
débit pompé.
[0007] Pour réaliser une machine à piston offrant ces avantages, il convient d'obtenir un
mouvement du piston dans le cylindre qui soit rectiligne dans les limites de ce très
faible jeu, et ce sans effort radial systématique. On doit donc relier le piston à
un organe mécanique qui comporte une pièce mobile animée du même mouvement rectiligne
alternatif, pièce elle-même liée au piston ou bien au cylindre si c'est celui-ci qui
est mobile. En effet toute liaison oblique telle qu'une bielle liée à une manivelle
crée sous l'effort du piston une réaction à composante radiale sur celui-ci.
[0008] On connaît divers systèmes mécaniques où une pièce est animée d'un mouvement alternatif
rectiligne ou quasi-rectiligne.
[0009] L'un des plus anciens est l'embiellage de WATT, dont un exemple est représenté aux
figures 3 et 4 décrites plus loin.
[0010] Un autre système connu est un engrenage dit de LA HIRE, constitué par une couronne
fixe dentée intérieurement avec un pignon satellite de dimension moitié et dont un
point sur le diamètre primitif décrit une droite qui passe par le centre de la couronne.
[0011] Pour entraîner un piston allongé et à très faible jeu relativement à un cylindre
il est donc possible de relier l'un ou l'autre de ces deux éléments à une pièce animée
d'un mouvement qui soit rectiligne dans les limites de ce jeu.
[0012] Mais si la liaison est rigide, il est nécessaire soit d'aligner l'organe mécanique
avec une tolérance de positionnement meilleure que le jeu piston-cylindre, ce qui
est en pratique irréalisable lorsque ce jeu est de quelques µm, d'autant que les dilatations
et les déformations en fonctionnement aggravent le problème, soit de laisser à l'organe
mécanique une liberté de positionnement transversale, mais alors sa masse se rajoute
à celle de l'élément entraîné, d'où des efforts radiaux dus à la pesanteur ou aux
vibrations, ce qui crée des frottements entre piston et cylindre.
[0013] Par le document WO 85/01336 on connait un système d'accouplement flottant entre un
poussoir à mouvement alternatif et le piston, coaxial à ce poussoir, d'une pompe du
type à plongeur. Le piston est solidaire d'une sphère introduite dans un embrèvement
usiné dans le poussoir, de façon que la seule liaison entre le poussoir mobile et
le piston portant la sphère soit une liaison longitudinale dans le sens de l'axe du
poussoir. Cette disposition compense tout désalignement du piston avec l'axe du poussoir.
[0014] Pour résoudre ce problème l'invention libère, dans des limites d'alignement et de
positionnement mécanique transversal de précision moyenne, l'élément entraîné d'avec
la pièce à mouvement rectiligne portée par l'organe mécanique. On peut fixer les limites
de positionnement transversal à quelques 1/10e de mm, et donc permettre un débattement
transversal de même valeur entre l'élément entraîné et la pièce de l'organe mécanique
à laquelle il est relié, sans que la composante radiale des efforts de l'élément mobile
devienne gênante.
[0015] L'invention se caractérise ainsi d'abord par l'emploi d'une articulation à rotule
ou une articulation équivalente ayant deux degrés de liberté angulaire entre l'un
des éléments d'un couple piston-cylindre et la pièce à mouvement rectiligne d'un organe
mécanique à laquelle il est relié. Cet emploi permet l'alignement de cet organe avec
le couple piston-cylindre sans créer d'effort oblique sur l'élément relié à lui. Au
lieu d'une rotule on peut employer par exemple une articulation de Cardan, à deux
axes croisés.
[0016] De préférence on utilise une telle articulation simultanément avec chacun des deux
éléments du couple, l'une avec la pièce à mouvement rectiligne, l'autre avec une pièce
fixe de la machine.
[0017] En second lieu l'invention se caractérise aussi soit par une bielle interposée entre
l'articulation précitée et la pièce à mouvement rectiligne, soit par une articulation
qui comporte deux degrés de liberté dans le sens d'un déplacement perpendiculaire
au mouvement, c'est à dire dans le sens transversal aux efforts. Ces déplacements
transversaux peuvent être assurés par une embase plane de l'articulation, qui s'appuie
sur une platine transversale ménagée sur l'élément correspondant, ou bien par des
billes interposées entre des surfaces de guidage linéaire coopérantes et perpendiculaires
au mouvement alternatif. Les déplacements transversaux sont avantageusement limités
à une valeur peu supérieure à la précision du positionnement de l'organe mécanique.
[0018] L'utilisation de rotules employées selon l'invention permet de disposer à l'intérieur
d'un piston de grand diamètre un conduit cylindrique borgne, c'est à dire fermé à
une extrémité, de petit diamètre, parallèle au piston et qui constitue le cylindre
d'un deuxième couple à volume variable, avec un circuit de transfert du fluide sous
pression à ce deuxième couple. Le piston de ce deuxième couple est alors relié à la
culasse du cylindre du premier couple par une rotule ou un dispositif équivalent,
ce qui permet une tolérance réalisable du parallélisme des éléments et de l'alignement
de leurs axes.
[0019] Pour bien faire comprendre la machine selon l'invention on en décrira ci-après, à
titre d'exemples sans caractère limitatif, deux formes d'exécution préférées en référence
au dessin schématique annexé dans lequel :
la figure 1 est une vue schématique en perspective, avec découpe et arrachement, d'un
compresseur appliquant l'invention ;
la figure 2 est une vue partielle en coupe montrant une rotule à deux degrés de liberté
angulaire et deux degrés de liberté transversale utilisée dans le compresseur de la
figure 1 ;
la figure 3 est une vue en plan d'une autre machine à piston conforme à l'invention
; et
la figure 4 en est une coupe selon la ligne IV-IV de la figure 3.
[0020] Le compresseur schématisé en figure 1 comporte un carter 1 cylindrique portant avec
étanchéité une culasse 2. L'alésage du carter, lequel est représenté coupé dans un
plan de symétrie, constitue un premier cylindre dans lequel se déplace un premier
piston 3 qui est lui-même alésé concentriquement pour constituer un deuxième cylindre
portant lui aussi avec étanchéité une deuxième culasse 4. Les périphéries de la culasse
4 et de la majeure partie du piston 3 sont ajustées au même diamètre et à très faible
jeu dans le cylindre 1. Les surfaces en vis à vis de ces éléments portent des traitements
de surface ou bien des matériaux aptes à permettre le frottement sans lubrification.
[0021] L'extrémité 5 du piston 3, à l'opposé de la deuxième culasse 4, comporte une entrée
de gaz 6, en relation avec l'intérieur du carter 1 et supporte deux articulations
à rotule telles que 7.
[0022] Un arrachement, figuré pour le premier piston 3 et la première culasse 4, permet
de voir la rotule 7, une bielle 8 articulée sur le piston 3 par cette rotule et une
seconde bielle 8' symétrique à la bielle 8 par rapport à l'axe du piston 3.
[0023] L'arrachement découvre en outre un deuxième piston 9 qui coopère avec l'alésage du
premier piston 3, pour constituer un deuxième étage de compression, de la même façon
que le piston 3 et l'alésage du carter 1 constituent un premier étage de compression,
et avec les mêmes ajustements à très faible jeu des surfaces en vis à vis de ces couples
d'éléments.
[0024] Le piston 9 est fixe, étant retenu par une rotule 10 articulée dans une paroi transversale
11 du carter 1. Cette paroi 11 comporte deux orifices tels que 12 pour permettre le
coulissement avec jeu, donc sans guidage, des bielles 8 et 8'. Celles-ci sont entraînées
au moyen d'un organe mécanique 13 qui comporte une pièce mobile 14 ayant un mouvement
rectiligne alternatif, et par l'intermédiaire d'un palonnier 15 d'équilibrage des
efforts des bielles, celles-ci lui étant reliées par des rotules 16 et 16' symétriques
par rapport au milieu du palonnier. Ce dernier est relié par une rotule 17 à la pièce
mobile 14. Ainsi le piston 3 est entraîné en mouvement alternatif sans transmission
d'effort radial donc avec le minimum de frottement et d'usure, conformément au but
de l'invention.
[0025] Le piston 3 comporte en outre deux conduits identiques 18 et 18' symétriques par
rapport à son axe, parallèles à celui-ci et chacun fermé du côté de l'extrémité 5.
Ces conduits constituent des cylindres recevant respectivement des pistons 19 et 19'
avec des ajustements à très faible jeu pour former ensemble un troisième étage de
compression. Les deux couples à volume variable qu'ils constituent sont reliés en
parallèle par un circuit d'admission de gaz 20 et par un circuit de refoulement 21,
ce dernier étant foré dans la culasse 2. Ainsi les pressions variables sont identiques
dans chacun de ces volumes, ce qui équilibre les efforts sur le piston 3. Les pistons
19 et 19' sont retenus sur la culasse fixe 2 par des rotules 22 et 22', avec deux
degrés de liberté angulaire et en outre deux degrés de liberté transversale, dont
un exemple de réalisation est dessiné en figure 2 et qui équipe aussi le piston 9
à sa retenue sur la paroi 11 par la rotule 10.
[0026] De ce fait les pistons 9, 19 et 19' sont alignés dans les cylindres en vis à vis
uniquement par leurs ajustements respectifs, leurs appuis sur les pièces fixes 11
et 2 prenant d'eux-même la position qui minimise les efforts radiaux entre pistons
et cylindres, même en cas d'usinage relativement médiocre entraînant une incertitude
sur les positions des rotules sur ces pièces fixes.
[0027] Un quatrième étage de compression existe en outre à l'intérieur du piston 9. A cet
effet la culasse 4 porte en son axe une rotule analogue aux trois précédentes, laquelle
retient un quatrième piston 23, de petit diamètre, lequel coopère avec un cylindre
ajusté qui est constitué par un alésage du piston fixe 9 de deuxième étage. Ce piston
23 est donc mobile comme le piston 3, et entraîné par lui.
[0028] Les circuits reliant les quatre étages de compression sont susceptibles de diverses
variantes. Ici l'aspiration du premier étage se fait par l'orifice 6 avec un conduit
à l'intérieur du piston 3 pour alimenter un clapet d'aspiration 24 porté par celui-ci.
Le gaz comprimé est évacué par un clapet de refoulement 25 puis dans un circuit traversant
d'abord la culasse fixe 2, ensuite un échangeur thermique 26 et un filtre 27, pour
être introduit dans une canalisation 28 du piston fixe 9 jusqu'à un clapet d'aspiration
29 du deuxième étage. Sur la figure le piston 9 est découpé pour montrer cette canalisation
et ce clapet, ainsi que toute la longueur du piston mobile 23.
[0029] Le refoulement du deuxième étage traverse un clapet 30 porté par la culasse 4 mobile
puis un circuit traversant cette culasse puis le piston 3 pour rejoindre en 31 le
circuit 20 d'alimentation en parallèle des volumes variables du troisième étage, avec
pour chacun de ceux-ci des clapets d'aspiration 32 et 32' logés à l'intérieur du piston
3 dans les fonds des cylindres recevant les pistons 19 et 19'.
[0030] Les refoulements de ces volumes variables traversent ces pistons fixes 19 et 19',
qui sont forés sur toute leur longueur, avec de préférence de petits clapets de refoulement
à l'extrémité de ceux-ci et non figurés et éventuellement des clapets de sécurité
33 et 33' redondant les précédents à la sortie des rotules 22 et 22', elles-mêmes
forées pour communiquer avec le circuit de refoulement 21.
[0031] Ensuite le gaz traverse un échangeur thermique 34 et un filtre 35, est introduit
dans le piston fixe 9 et dans le volume variable du quatrième étage par un clapet
d'aspiration 36 au niveau du fond de l'alésage de ce piston. Le refoulement traverse
un clapet contigu 37 et il est évacué vers l'utilisation par la canalisation 38.
[0032] Un échange thermique supplémentaire existe en outre entre le deuxième et le troisième
étages, du fait du montage extérieur des canalisations 20 et 31. Etant animées du
mouvement alternatif et dans l'ambiance d'aspiration du premier étage, elles ont un
bon échange thermique avec cette ambiance. En outre on peut les doter d'ailettes et
les allonger selon besoin
[0033] A la figure 2 on a représenté une coupe diamétrale d'une rotule telle qu'utilisée
aux emplacements 22 et 22' de la figure 1. La rotule est maintenue entre la culasse
2 et une pièce de retenue 70 qui est appliquée contre celle-ci et retenue dans cette
position par des moyens non figurés, pouvant être des vis par exemple. Elle est constituée
par un empilement de pièces comprenant :
- une rondelles élastique 71 précontrainte par la pièce de retenue 70,
- une pièce d'appui 72 présentant une portée plane qui supporte la rondelle 71 et, sur
son autre face, une portée sphérique,
- une sphère 73 terminée par une partie cylindrique et emmanchée à force, ou bien avec
soudure ou collage, sur l'extrémité du piston 19 et recevant la portée sphérique de
la pièce d'appui 72,
- une pièce de poussée 74 recevant la sphère 73 par une portée sphérique,
- une rondelle plane antifriction 75 en contact avec une face plane de la pièce de poussée
74, cette rondelle pouvant toutefois être supprimée si le fond de la culasse 2 et
la pièce de poussée 74 sont compatibles en frottement.
[0034] Le fond de la culasse 2, perpendiculaire à l'axe du piston 19, est d'un diamètre
un peu supérieur à celui de la pièce de poussée 74, de sorte que celle-ci peut se
déplacer transversalement avec deux degrés de liberté et ainsi ajuster l'axe du piston
23 avec celui de l'autre élément du couple, c'est-à-dire le conduit 18.
[0035] Dans cet exemple les différentes pièces sont percées axialement pour constituer un
canal de circulation du fluide pompé, canal qui peut conduire à un clapet antiretour.
[0036] Aux figures 3 et 4, on a représenté une machine avec un piston 40 qui peut coulisser
avec un jeu très faible dans un cylindre 41, lequel est maintenu dans un fourreau
42 entre un épaulement de ce fourreau et un écrou 43. Un raccord 44 porte les clapets
d'aspiration et de refoulement, non figurés, qui peuvent être contigus comme ceux
désignés en 36 et 37 sur la figure 1.
[0037] Le fourreau 42 est suspendu dans une console fixe 45 au moyen d'une suspension dite
de Cardan. Celle-ci comporte de façon connue un anneau mobile 46 relié au fourreau
par deux tourillons diamétralement opposés tels que 47 et à la console par deux autres
tourillons diamétralement opposés dans un plan perpendiculaire, tels que 48. Ce montage
équivaut à une rotule avec deux degrés de liberté angulaire pour le cylindre 41.
[0038] Le piston 40 porte une queue 49 enserrée dans une pince 50 avec des vis de serrage
51 et 52, la pince constituant un prolongement d'une tige 53. Un roulement à billes
54 coopère sans jeu longitudinal avec un trou 55 de la tige 53. Ce roulement est entraîné
par un embiellage de Watt d'un type connu, embiellage constitué ici d'une bielle 56
presque parallèle au mouvement longitudinal et dont chacune des extrémités est portée
par une manivelle 57 ou 58. Chacune de ces manivelles est articulée par un roulement
à billes à l'une des dites extrémités de la bielle 56 et par un autre roulement à
un axe fixe 59 ou 60, ces axes fixes étant de part et d'autre de la bielle 56, de
sorte que les déports des positions des extrémités mobiles des manivelles, relativement
à l'axe du mouvement rectiligne, se compensent au milieu de la bielle. En ce milieu
un téton 61 porte le roulement 54, lequel est ainsi animé d'un mouvement longitudinal
très sensiblement rectiligne. Ce mouvement est en échange d'énergie avec un organe
mécanique constitué ici d'une courroie 62 reliée à un moteur non figuré et qui entraîne
une poulie 63 portant un maneton excentré 64 pour actionner en oscillation alternative
la manivelle 58 par l'intermédiaire d'une bielle 65 articulée sur le maneton 64 et
sur le prolongement de la manivelle 58.
[0039] Le roulement 54 peut être monté sans jeu dans la tige 53, ce qui guide celle-ci avec
précision dans un mouvement rectiligne compatible avec celui du piston 40 dans le
cylindre 41, même en cas de mauvais alignement du fait du montage de Cardan du cylindre
41.
[0040] En variante la tige 53 peut actionner un second couple piston-cylindre au moyen d'une
seconde pince 66. Dans ce cas un second montage à Cardan supporte le second couple
et il définit avec précision l'axe du mouvement rectiligne alternatif des deux pistons.
Pour le rendre compatible avec celui du roulement 54, il est alors nécessaire soit
de rendre oblong dans le sens transversal le trou 55, comme indiqué sur la figure
3, soit de donner aux quatre tourillons de l'anneau 46 une possibilité de déplacement
selon leurs axes, qui sont perpendiculaires au mouvement rectiligne alternatif ce
qui donne alors au couple cylindre 40 - piston 41 deux degrés de liberté de déplacement
perpendiculaire à ce mouvement.
[0041] On comprendra que la description ci-dessus a été donnée à simple titre d'exemple,
sans caractère limitatif, et que des adjonctions ou des modifications constructives
pourraient y être apportées sans sortir du cadre de l'invention.
1. Machine pour échanger de l'énergie entre d'une part un organe mécanique qui comporte
une pièce mobile (14,61) ayant un mouvement rectiligne alternatif et d'autre part
un piston (9) coopérant avec un cylindre (3) pour transférer un fluide sous pression,
avec une liaison de l'un d'eux avec la pièce mobile (14), et une liaison de l'autre
avec une pièce fixe (11), la liaison du piston (9) comportant une articulation (10)
à deux degrés de liberté angulaire, caractérisée en ce que la liaison du cylindre
(3) comporte aussi une articulation à deux degrés de liberté angulaire, telle qu'une
rotule (7,7',10,22,22',54,73) ou qu'une articulation de Cardan (46).
2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'une au moins des articulations
comporte en outre deux degrés de liberté de déplacement perpendiculaire au mouvement
rectiligne, au moyen de surfaces perpendiculaires à ce mouvement et en appui mutuel
glissant.
3. Machine selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que la
pièce mobile (14) fait partie d'un engrenage constitué par une couronne fixe dentée
intérieurement et coopérant avec un pignon satellite de dimension moitié.
4. Machine selon la revendications 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que la
pièce mobile (54) fait partie d'un embiellage de WATT.
5. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, avec un premier piston (3)
mobile dans un carter fixe (1) et comportant un alésage qui coopère avec un piston
fixe (9), caractérisée en ce que le premier piston (3) est entraîné par deux bielles
(8,8') qui lui sont reliées par deux rotules (7,7') et en ce que le piston fixe (9)
est relié par une rotule (10) à une paroi (11) fixée au carter (1).
6. Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce que les bielles (8, 8') sont
reliées par deux rotules (16,16') , par l'intermédiaire d'un palonnier (15), à une
pièce mobile (14) ayant un mouvement rectiligne.
7. Machine selon la revendication 5 ou la revendication 6, caractérisée en ce que le
premier piston (3) et le carter (1) constituent un étage de transfert de fluide sous
pression.
8. Machine selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisée par plusieurs
conduits identiques (18,18') dans le piston (3), reliés entre eux par des circuits
(20,21) et recevant chacun un piston (19,19') fixé par une rotule (22,22') reliée
à une culasse (2) portée par le carter fixe (1).
9. Machine selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisée en ce que le
piston fixe (9) comporte un alésage qui coopère avec un piston mobile (23) relié par
une rotule à une culasse (4) fixée au premier piston (3).
1. Maschine zum Austauschen von Energie zwischen einerseits einem mechanischen Organ,
welches ein bewegliches Teil (14,61) umfaßt, das eine geradlinige, alternierende Beweglichkeit
hat, und andererseits einen zum Transferieren eines Fluids unter Druck mit einem Zylinder
(3) zusammenarbeitenden Kolben (9), mit einer Verbindung eines von diesen mit dem
beweglichen Teil (14) und einer Verbindung des anderen mit einem festen Teil (11),
wobei die Verbindung des Kolbens (9) ein Gelenk (10) mit zwei Abwinkelungs-Freiheitsgraden
umfaßt,
dadurch gekennzeichnet,
daß die Verbindung des Zylinders (3) ebenfalls ein Gelenk mit zwei Abwinkelungs-Freiheitsgraden
umfaßt, wie ein Pfannengelenk (7, 7', 10, 22, 22', 54, 73) oder Kardangelenk (46).
2. Maschine nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß wenigstens eines der Gelenke
außerdem zwei Bewegungsfreiheitsgrade senkrecht zur geradlinigen Bewegung durch zu
dieser Bewegung senkrechte Flächen und eine gegenseitig wirkende Gleitlagerung umfaßt.
3. Maschine nach Anspruch 1 oder Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß der bewegliche
Teil (14) einen Teil eines Getriebes bildet, welches durch ein Innenzahn-Leitrad gebildet
ist, das mit einem Satellitenrad halber Dimension zusammenarbeitet.
4. Maschine nach Anspruch 1 oder Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß das bewegliche
Teil (54) einen Teil einer Watt'sehen Geradführung bildet.
5. Maschine nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 4, mit einem ersten beweglichen Kolben
(3) in einem feststehenden Gehäuse (1) und umfassend eine Bohrung, die mit einem fixierten
Kolben (9) zusammenarbeitet, dadurch gekennzeichnet, daß der erste Kolben (3) durch
zwei Pleuel (8, 8') angetrieben ist, die mit ihm durch zwei Pfannengelenke (7, 7')
verbunden sind, und daß der fixierte Kolben (9) über ein Pfannengelenk (10) mit einer
Wandung (11) verbunden ist, die am Gehäuse (1) fixiert ist.
6. Maschine nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß die Pleuel (8, 8') durch zwei
Pfannengelenke (16, 16') über eine Traverse (15) mit einem beweglichen Stück (14)
verbunden sind, welches eine geradlinige Bewegbarkeit hat.
7. Maschine nach Anspruch 5 oder Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß der erste Kolben
(3) und das Gehäuse (1) eine Stufe zur Transferierung von Fluid unter Druck bilden.
8. Maschine nach irgendeinem der Ansprüche 5 bis 7, gekennzeichnet durch mehrere identische
Führungen (18, 18') in dem Kolben (3), die miteinander durch Schleifen (20, 21) verbunden
sind und jeweils einen Kolben (19, 19') empfangen haben, der durch ein Pfannengelenk
(22, 22') fixiert ist, das mit einem Bodenstück (2) verbunden ist, das vom Gehäuse
(1) getragen wird.
9. Maschine nach irgendeinem der Ansprüche 5 bis 8, dadurch gekennzeichnet, daß der fixierte
Kolben (9) eine Bohrung umfaßt, die mit einem beweglichen Kolben (23) zusammenarbeitet,
der durch ein Pfannengelenk mit einem Bodenstück (4) verbunden ist, das am ersten
Kolben (3) fixiert ist.
1. Machine for exchanging energy between, on the one hand, a mechanical member which
includes a mobile component (14, 61) having a rectilinear reciprocating movement and,
on the other hand, a piston (9) co-operating with a cylinder (3) in order to transfer
a fluid under pressure, with a connection of one of them to the mobile component (14)
and a connection of the other to a fixed component (11), the connection of the piston
including a joint (10) with two degrees of angular freedom, characterised in that
the connection of the cylinder (3) also includes a joint with two degrees of angular
freedom, such as a ball joint (7, 7', 10, 22, 22', 54, 73) or a Cardan joint (46).
2. Machine as claimed in Claim 1, characterised in that at least one of the joints also
includes two degrees of freedom of displacement perpendicular to the rectilinear movement
by means of surfaces which are perpendicular to this movement and offer mutual sliding
support.
3. Machine as claimed in Claim 1 or Claim 2, characterised in that the mobile component
(14) forms part of a gearing consisting of a fixed ring gear which has internal teeth
and co-operates with a planet gear of half size.
4. Machine as claimed in Claim 1 or Claim 2, characterised in that the mobile component
(54) forms part of a Watt linkage.
5. Machine as claimed in any one of Claims 1 to 4, with a first piston (3) which is movable
in a fixed housing (1) and having a bore which co-operates with a fixed piston (9),
characterised in that the first piston (3) is driven by two connecting rods (8, 8')
which are connected by two ball joint (7, 7') and in that the fixed piston (9) is
connected by a ball joint (10) to a wall (11) fixed on the housing (1).
6. Machine as claimed in Claim 5, characterised in that the connecting rods (8, 8') are
connected by two ball joints (16, 16'), through the intermediary of a compensator
(15), to a mobile component (14) having a rectilinear movement.
7. Machine as claimed in Claim 5 or Claim 6, characterised in that the first piston (3)
and the housing (1) constitute a stage for transfer of fluid under pressure.
8. Machine as claimed in any one of Claims 5 to 7, characterised by a plurality of identical
channels (18, 18') in the piston (3), connected to one another by circuits (20, 21)
and each receiving a piston (19, 19') fixed by a ball joint (22, 22') connected to
a cylinder head (2) borne by the fixed housing (1).
9. Machine as claimed in any one of Claims 5 to 8, characterised in that the fixed piston
(9) includes a bore which co-operates with a mobile piston (23) connected by a ball
joint to a cylinder head (4) fixed on the first piston (3).