[0001] La présente invention concerne des circuits pour supprimer les effets de rebonds
et les commutations parasites d'un contacteur et pour fournir un signal bien défini
représentatif de la position ouverte ou fermée du contacteur. L'invention convient
pour une utilisation dans des montres électroniques analogiques.
[0002] De nombreux contacteurs mécaniques sont incapables de commuter d'une position ouverte
à une position fermée sans rebonds. De plus, on sait que des commutations parasites
peuvent également se produire, sous l'effet soit d'un choc soit d'une réduction temporaire
de la force qui maintient le contacteur dans une de ces deux positions. De tels rebonds
ou commutations parasites affectent naturellement de façon néfaste la qualité du signal
produit par le contacteur.
[0003] Certains contacteurs utilisés dans les montres présentent les inconvénients qui viennent
d'être décrits. Un tel problème se présente par exemple avec des montres électroniques
analogiques comprenant un calendrier périphérique dont le circuit est prévu pour recevoir
un signal bi-journalier produit par le contacteur. Ce contacteur, généralement constitué
par une paire de lames flexibles, est activé deux fois par jour par une came disposée
sur le canon des heures. En fonctionnement normal, le temps de commutation entre l'instant
où les lames se touchent pour la première fois et l'instant où elles sont fermement
en contact l'une avec l'autre est de l'ordre d'une à deux minutes. Le contacteur demeure
ensuite fermé pendant idéalement environ trente minutes avant que les lames ne commencent
à s'écarter à nouveau. Le temps de commutation entre l'instant où les lames commencent
à s'écarter et l'instant où elles sont complètement séparées l'une de l'autre, est
d'une à deux minutes.
[0004] Pour économiser de la place et réduire le couple sur la came, on utilise de préférence
des lames flexibles qui ont une course réduite et qui nécessitent seulement l'application
d'une force limitée aussi bien pour produire le déplacement des lames que pour les
maintenir fermement en contact l'une avec l'autre. Ceci rend le contacteur particulièrement
sensible aux chocs qui peuvent produire des ouvertures où des fermetures accidentelles
du contacteur. De plus, des erreurs minimes dans les tolérances pour la came ou pour
les lames de contact, ou encore d'autres problèmes d'alignement mécanique peuvent
rendre la force exercée par la came sur les lames de contact temporairement insuffisante
pour maintenir les lames fermement en contact l'une avec l'autre. Il se peut également
que les lames, lors de leur séparation, ne se détachent pas complètement l'une de
l'autre et qu'une conductivité faible subsiste entre celles-ci (cette situation sera
ci-après appelée un mauvais contact). Des erreurs comme celles qui ont été mentionnées
plus haut peuvent également entraîner des variations dans le temps de commutation
des lames de contact.
[0005] On connaît des circuits destinés à remédier au moins partiellement aux problèmes
susmentionnés, de tels circuits sont appelés des circuits anti-rebonds. Un exemple
particulier d'un tel circuit comprend un monostable dont la sortie fournit un signal
d'une durée déterminée en réponse à une première ouverture ou fermeture du contacteur.
Grâce à cette construction, les rebonds du contacteur qui se produisent immédiatement
après le premier signal fourni par le contacteur n'ont pas d'effet sur le signal,
pour autant que la durée prédéterminée de celui-ci soit plus grande que le temps de
commutation du contacteur. Ce type de circuit convient pour des applications dans
lesquelles il est associé avec un contacteur qui a un temps de commutation sensiblement
constant, dans lequel les lames de contact restent fermement en contact l'une avec
l'autre durant le fonctionnement du contacteur, et qui n'est pas sensible aux chocs
extérieurs. Toutefois, dans d'autres applications un tel circuit peut produire des
signaux parasites.
[0006] En particulier, si par exemple le temps de commutation du contacteur varie et dépasse
la durée du signal fourni par le monostable, les rebonds produiront encore un ou plusieurs
signaux parasites. De tels signaux parasites seront également générés par le circuit
lorsque le contacteur se déplace entre l'une et l'autre de ces positions alors qu'il
est au repos, comme cela peut être le cas lors d'un choc accidentel d'une violence
suffisante. En outre, les problèmes qui pourraient être causés par la présence d'un
ou de plusieurs mauvais contacts durant le temps idéal de fermeture du contacteur
ne sont pas non plus résolus par ce circuit.
[0007] Un autre circuit, qui est moins sensible aux perturbations causées par les chocs
extérieurs est décrit dans la demande de brevet suisse No 4130/74. Ce circuit comprend
essentiellement un compteur, pouvant compter jusqu'à N, et qui, lorsqu'il est rempli,
fournit un signal en sortie. En plus, ce circuit comprend un générateur fournissant
un signal de fréquence fixe formé d'une succession d'impulsions. Lorsque le contacteur
est fermé, les impulsions sont fournies au compteur, alors que lorsque le contacteur
est ouvert, la succession des impulsions est interrompue et le compteur est remis
à zéro.
[0008] Lors de la fermeture ,du contacteur d'un tel circuit, le compteur est remis à zéro
chaque fois que le contacteur s'ouvre en raison de chocs ou de rebonds. La fréquence
des impulsions et le nombre N sont de plus choisis de façon que, durant cette période
d'instabilité du contacteur, le compteur n'ait pas le temps de recevoir N impulsions
consécutives. Ce n'est qu'après le dernier rebond, une fois que le contacteur est
fermé suffisamment fermement pour qu'il ne soit plus sensible aux chocs et aux rebonds,
que le compteur, ayant enfin reçu N impulsions consécutives, fournit un signal représentatif
de l'état fermé du contacteur. Signalons toutefois que les ouvertures répétées des
lames de contact en raison de chocs ou de mauvais contacts remettront continuellement
à zéro le compteur de sorte que le signal de fermeture risque de ne jamais être fourni.
[0009] Un autre circuit connu, comprenant un deuxième compteur et un deuxième générateur
d'impulsions, peut être utilisé pour supprimer les effets des ouvertures indésirées
des lames de contact. Par exemple, un tel circuit peut être conçu de façon qu'après
l'émission d'un signal indiquant la fermeture du contacteur, lorsque les lames de
contact se séparent à nouveau, elles doivent rester ouvertes durant N impulsions consécutives
avant que le circuit n'interprète l'état du contacteur comme étant ouvert. Ce circuit
peut, en principe, ainsi éliminer les effets d'ouverture brève des lames de contact
dus à des chocs produits après l'émission du signal de fermeture.
[0010] Toutefois, un mauvais contact peut se produire durant le temps pendant lequel le
contacteur est en principe fermé, et durer plus longtemps que les ouvertures brèves
produites par les chocs. Si les lames de contact sont ouvertes durant une période
suffisamment longue pour que le deuxième compteur reçoive N impulsions successives,
ce circuit interprétera cela comme un signal indiquant que le contacteur est ouvert.
Si, par la suite, les lames du contacteur se ferment à nouveau pour une période suffisamment
longue pour que le premier compteur reçoive N impulsions consécutives, un deuxième
signal parasite indiquant que le contacteur s'est à nouveau fermé sera fourni.
[0011] Un but de la présente invention est de fournir un circuit pour supprimer les effets
de rebonds et les commutations parasites d'un contacteur, qui remédie aux inconvénients
des contacteurs anti-rebonds connus.
[0012] Ainsi, la présente invention fournit un circuit pour supprimer les effets des rebonds
et des commutations parasites d'un contacteur sur un signal de commande produit par
le contacteur, ledit signal de commande étant soit dans un premier état correspondant
à la position ouverte dudit contacteur, soit dans un second état correspondant à la
position fermée dudit contacteur, ledit contacteur étant destiné à passer d'une desdites
positions à l'autre desdites positions et à rester dans ladite autre position durant
un temps prédéterminé, caractérisé en ce que ledit circuit comprend des moyens d'échantillonnage
pour échantillonner ledit signal de commande à une première fréquence d'échantillonnage
et fournissant un signal de sortie se trouvant soit dans ledit premier état soit dans
ledit second état, des moyens de détection pour déterminer un changement dudit signal
de sortie entre un desdits états et l'autre état, et des moyens de blocage de l'échantillonnage
pour empêcher lesdits moyens d'échantillonnage d'échantillonner ledit signal de commande
pour la durée dudit temps prédéterminé en réponse au changement dans l'état dudit
signal de sortie, pour que ledit signal de sortie reste dans ledit autre état pendant
ladite durée au moins.
[0013] Ainsi, un signal bien défini représentatif de la position du contacteur est fourni
qui a un état qui demeure constant au moins pour la durée du temps de fermeture théorique
du contacteur, et dont l'état n'est pas affecté par les ouvertures et les fermetures
des lames de contact dues à des chocs ou à des mauvais contacts durant ce temps de
fermeture théorique.
[0014] La description qui va suivre se réfère en plus de détail à diverses caractéristiques
du circuit pour supprimer les effets de rebonds et les commutations parasites d'un
contacteur selon la présente invention. De façon à faciliter la compréhension de l'invention,
on fera référence dans la description aux dessins annexés qui illustrent un mode de
réalisation préféré de l'invention. L'homme du métier comprendra que le circuit de
la présente invention ne se limite pas au mode de réalisation préféré illustré sur
les figures, dans lesquelles :
- la figure 1 est un schéma bloc d'un mode de réalisation du circuit conforme à la présente
invention;
- la figure 2 est le schéma d'un circuit correspondant au mode de réalisation du schéma
bloc de la figure 1; et
- la figure 3 décrit, sous forme de graphique, l'évolution au cours du temps des différents
signaux produits dans le circuit représenté à la figure 2.
[0015] En se reportant maintenant à la figure 1, on voit que le circuit 1, selon la présente
invention, comporte un contacteur mécanique 2, un circuit d'échantillonnage 3, un
détecteur de changement d'état 4 et un circuit d'évaluation du temps 5. Le contacteur
mécanique 2 comprend un lame fixe 2a et une lame mobile 2b qui, au repos, ne se touchent
pas. Le contacteur 2 est actionné par une came 8 qui est entraînée en rotation dans
un seul sens (référencé 9) par un arbre. La came comporte encore un doigt 10 qui,
durant son déplacement, actionne la lame 2b pour que celle-ci entre en contact avec
la lame 2a et provoque la fermeture du contacteur.
[0016] La lame 2a est reliée à la borne positive d'une alimentation, de manière que, lorsque
le contacteur 2 est dans sa position fermée, un signal logique C de niveau haut soit
fourni au circuit d'échantillonnage 3. Inversement, lorsque le contacteur 2 est dans
sa position ouverte, le signal C est à un niveau logique bas.
[0017] Le circuit d'échantillonnage 3 échantillonne le signal C avec une fréquence qui est
déterminée par un signal d'horloge CLKA, et fournit en sortie un signal de sortie
C
i dont le niveau logique correspond au niveau logique du signal C à l'instant de l'échantillonnage.
Ce signal C
i est reçu par l'entrée du détecteur de changement d'état 4.
[0018] Lorsque l'état du signal C
i demeure constant, le détecteur 4 fournit un signal de niveau logique bas au circuit
d'évaluation du temps 5. Dans ces conditions, le circuit d'évaluation du temps 5 fournit
un signal logique de niveau haut à l'une des entrées d'une porte ET 6. Le signal d'horloge
CLKA est fournit à l'autre entrée de la porte ET 6, de manière que le signal C soit
échantillonné par le circuit d'échantillonnage 3 à une fréquence déterminée par le
signal d'horloge CLKA.
[0019] La détection d'un changement dans l'état du signal C
i provoque l'émission, par le détecteur 4, d'un signal logique de niveau haut vers
le circuit d'évaluation du temps 5. Lorsque le circuit d'évaluation du temps 5 détecte
ce signal logique de niveau haut, un signal logique de niveau bas est fourni à l'une
des entrées de la porte ET 6, de manière à empêcher la transmission des impulsions
d'horloge CLKA vers le circuit d'échantillonnage 3 et ainsi de bloquer l'échantillonnage
du signal C.
[0020] Le circuit d'évaluation du temps 5 fournit ce signal logique de niveau bas à l'entrée
de la porte ET 6 pendant un laps de temps égal au temps de fermeture théorique du
contacteur 2. Ce laps de temps peut, par exemple, être déterminé par un compteur intégré
dans le circuit d'évaluation du temps 5. Ce compteur commence à compter à l'instant
où le signal logique haut produit par le détecteur 4 est initialement détecté et est
incrémenté avec une fréquence déterminée par un signal d'horloge CLKM. A la fin de
ce laps de temps prédéterminé, le circuit d'évaluation du temps 5 fournit à nouveau
un signal logique de niveau haut à ladite entrée de la porte ET 6, de manière à permettre
la transmission d'impulsions fournies par le signal de base de temps CLKA au circuit
d'échantillonnage 3 pour permettre la reprise de l'échantillonnage du signal C. L'état
du signal C
i est donc maintenu constant durant la période de fermeture théorique et le signal
n'est pas affecté par les ouvertures accidentelles des lames de contact 2a et 2b produites
par exemple par des chocs ou des mauvais contacts.
[0021] On va maintenant se référer à la figure 2 qui représente un mode particulier de réalisation
du circuit de la présente invention conforme au schéma bloc de la figure 1, et nous
ferons simultanément référence aux graphiques de l'évolution des signaux au cours
du temps représentés à la figure 3. La figure 2 représente un circuit 11 comprenant
le contacteur mécanique 2, le circuit d'échantillonnage 3, le détecteur de changement
d'état 4, le circuit d'évaluation de temps 5 et la porte ET 6 déjà décrite en référence
à la figure 1. Le circuit 11 comprend également un multiplexeur 12 et un deuxième
contacteur mécanique 13 actionné par une couronne 14.
[0022] Le contacteur 13 comprend une lame fixe 15 et une lame mobile 16 qui, au repos, ne
se touchent pas. Les lames de contact 15 et 16 sont amenées en contact l'une avec
l'autre lorsque la couronne 14 est placée dans sa position de mise à l'heure, et retournent
dans leur position ouverte lorsque la couronne 14 est remise dans sa position de fonctionnement
normal. La lame 15 est reliée à la borne positive d'une source de tension, de manière
que lorsque le contacteur 13 est dans sa position fermée, un signal logique de niveau
haut soit envoyé au multiplexeur 12, et que lorsque le contacteur 13 est dans sa position
ouverte, le signal envoyé soit de niveau logique bas.
[0023] Le circuit d'échantillonnage 3 comprend un bascule de type D référencée 17 dont l'entrée
D17 est reliée à la lame de contact 7 du contacteur 2. La bascule 17 a son entrée
de base de temps CL17 reliée à la sortie du miltiplexeur 12. Dans ces conditions,
c'est donc le signal fourni par le multiplexeur 12 qui détermine la fréquence avec
laquelle le signal fournit à l'entrée D17 de la bascule 17 est échantillonné. Un signal
d'horloge CLKB est relié à l'une des entrées I₁ du multiplexeur 12. Un autre signal
d'horloge qui est produit par la combinaison au niveau de la porte ET 6 du signal
d'horloge CLKA et du signal de commande d'échantillonnage CLENABLE est fourni à l'autre
entrée I₂ du multiplexeur 12. Lorsque le contacteur 13 est fermé, le signal logique
de niveau haut émis par le multiplexeur provoque la transmission du signal d'horloge
reçu par l'entrée I₁ vers le circuit d'échantillonnage 3. Inversement, lorsque le
contacteur 13 est ouvert, le signal reçu par l'entrée I₂ est envoyé au circuit d'échantillonnage
3.
[0024] Le détecteur de changement d'état 4 comprend une autre bascule de type D référencée
18 et une porte ou-exclusif (XOR) 19. La bascule 18 est reliée par son entrée D18
à la sortie Q17 de la bascule 17, et son entrée d'horloge CL18 est alimentée par le
signal d'horloge CLKA. La sortie Q18 de la bascule 18 est reliée à l'une des entrées
19a de la porte XOR 19. L'autre entrée 19b de la porte XOR 19 est reliée à l'entrée
D18 de la bascule 18.
[0025] Lorsque, durant plusieurs cycles consécutifs, l'état du signal à l'entrée D18 de
la bascule 18 reste inchangé, l'entrée D18 et la sortie Q18 de la bascule 18 seront
toutes deux dans le même état logique. La porte XOR 19 fournira donc un signal logique
de niveau bas à sa sortie 19c. Toutefois, lorsque le signal à l'entrée D18 de la bascule
17 change entre deux cycles consécutifs du signal de base de temps CLKA, et passe
d'un niveau logique haut à un niveau logique bas (ou vice versa), la sortie 19c enverra,
durant l'un des cycles du signal de base de temps CLKA, une impulsion logique de niveau
haut au circuit d'évaluation du temps 5.
[0026] Le circuit d'évaluation du temps 5 comprend une bascule RS 20, un compteur 21 et
une porte OU 22. La bascule RS 20 a son entrée de reset R20 reliée à la sortie 19c
de la porte XOR 19, de manière à ce que l'impulsion de niveau logique haut émise par
le détecteur 4 produise un reset de la bascule RS 20 et provoque le passage de la
sortie Q20 à un niveau logique bas. Le signal CLENABLE est produit par la sortie Q20.
[0027] Le compteur 21 a une entrée de reset R21 qui, lorsqu'un signal logique de niveau
haut lui est fourni, remet le compteur 21 à zéro. Une entrée de base de temps CL21
est en outre prévue pour déterminer la fréquence avec laquelle le compteur 21 s'incrémente
lorsqu'il est en fonction. Le compteur 21 comprend également une sortie Q21 qui fournit
un signal logique de niveau haut à une entrée 22a de la porte OU 22 lorsque le compteur
21 a été incrémenté d'un nombre déterminé d'unités. La sortie du multiplexeur 12 fournit
un signal de base de temps CLKM à l'autre entrée 22b de la porte OU 22 et à l'entrée
de reset 21 du compteur 21. Lorsque soit la sortie Q21 soit le signal de base de temps
CLKM passe à un niveau haut, un signal de niveau logique haut est émis par la sortie
22c de la porte OU 22 vers l'entrée S20 de la bascule RS 20, ce qui entraîne le passage
du signal CLENABLE fourni par la sortie Q20 à un état logique haut.
[0028] Le fonctionnement du circuit 11 lors de la remise à l'heure sera maintenant décrit.
Lorsque la couronne 14 est placée dans sa position de mise à l'heure, le contacteur
13 se ferme et un signal logique de niveau haut est émis vers le multiplexeur. Le
signal d'horloge CLKB est ainsi fourni par la sortie du multiplexeur 12 à l'entrée
de base de temps CL17 de la bascule 17. Dans cette position, la couronne 14 peut être
tournée dans une direction pour provoquer la rotation de la came 8 dans le sens 9.
[0029] Conformément à ce qui a été expliqué ci-dessus, dans le mode de fonctionnement normal,
la came 8 tourne suffisamment lentement pour que le contacteur 8 reste idéalement
fermé pendant une durée de l'ordre de 30 minutes. Toutefois, dans le mode de mise
à l'heure, la rotation de la came est commandée par la couronne 14 et peut donc être
beaucoup plus rapide. Puisque dans ces conditions il est nécessaire d'avoir une grande
fréquence d'échantillonnage pour échantillonner le signal C produit par le contacteur
2, le signal d'horloge CLKB, qui détermine cette fréquence d'échantillonnage, doit
être de fréquence élevée, et peut être de l'ordre de 500 échantillonnages par seconde.
[0030] Lorsque la came 8 est dans la position représentée à la figure 2, le contacteur 2
est ouvert et un signal logique de niveau bas est fourni à l'entrée D17 de la bascule
17. Le niveau logique bas de ce signal C est lu par la bascule 17 lors de chaque flan
descendant du signal d'horloge CLKB et fourni à sa sortie Q17. Lorsque la came 8 est
tournée dans une position où son doigt 10 maintient les lames de contact 2a et 2b
ensemble, le signal C émis vers l'entrée D17 passe à son niveau haut. Lors du flan
descendant suivant du signal d'horloge CLKB, le signal logique de niveau haut est
lu par la bascule 17 et transmis par sa sortie Q17. La sortie Q17 fournit le signal
C
i qui est utilisé pour indiquer l'état du contacteur 2. Le détecteur 4 et le circuit
d'évaluation du temps 5 sont mis en marche par le changement dans l'état du signal
C, mais cette opération n'a pas d'effet sur le circuit d'échantillonnage 3. Le fonctionnement
du circuit 11 en mode normal de fonctionnement sera maintenant décrit. Lorsque la
couronne 14 est mise dans sa position de fonctionnement normal, le contacteur 13 s'ouvre,
ce qui entraîne l'alimentation du multiplexeur 12 par un signal logique de niveau
bas. Lorsque la came 8 est dans la position représentée à la figure 2, et que le contacteur
2 a été ouvert depuis un certain temps, le signal CLENABLE est haut. Le signal d'horloge
CLKA est, dans ces conditions, fourni par la sortie de la porte ET 6 et transmis par
le multiplexeur 12 à l'entrée de base de temps CL17, de manière à ce que le signal
C soit échantillonné à la fréquence du signal d'horloge CLKA.
[0031] Deux fois par vingt-quatre heures, la rotation de la came 8 provoque la fermeture
des lames du contacteur 2. Conformément à ce qui a été expliqué plus haut, cette transition
n'est pas nette mais comporte une série de rebonds espacés entre l'instant t₀ et l'instant
t₁, conformément à ce qui est représenté dans le graphe du signal C à la figure 3.
Cette série de rebonds peut durer d'une à deux minutes. Le signal C est échantillonné
lors des flans descendants de chacune des impulsions d'horloge CLKM, qui, à l'instant
t₀ et t₁ ont la même forme que les impulsions d'horloge CLKA.
[0032] Lorsque le signal C est échantillonné à l'instant t₂, le contacteur 2 a changé d'état
et par suite un signal de niveau logique haut est fourni à l'entrée D17. Au flan descendant
suivant du signal d'horloge CLKM (instant t₃), la sortie Q17, et donc le signal C
i, passent à leur niveau haut et un signal de niveau haut est donc fourni à l'entrée
19b de la porte XOR 19. Puisque la sortie Q18 ne passera pas à son niveau haut avant
le flan descendant suivant du signal d'horloge CLKA, la sortie 19c de la porte XOR
(référencée par l'indication EDGE sur la figure 2) passe également à son niveau haut
à l'instant t₃ et pour la durée d'une période d'horloge. Dans ces conditions, un signal
de niveau logique haut est fourni à l'entrée de reset R20 de façon à ce que le signal
CLENABLE passe à son niveau logique bas. La transmission du signal d'horloge CLKA
vers l'entrée de base de temps CL17 est ainsi bloquée à partir de l'instant t₃, de
manière que le signal CLKM reste à son niveau logique bas et que le signal C ne soit
plus échantillonné. Le signal C
i reste donc dans un état constant.
[0033] Le signal d'horloge CLKA peut avoir une période d'environ 1 minute, de manière que,
par exemple, un choc qui provoquerait la fermeture des lames 2a et 2b avant l'instant
t₀ n'ait que peu de chance de se produire à l'instant où le signal C est échantillonné.
Afin d'éliminer complètement ce risque, on peut envisager un autre mode de réalisation
du circuit d'échantillonnage 3 dans lequel il faudrait qu'au moins deux échantillons
consécutifs ou plus du signal C se trouvent dans le même état, pour s'assurer que
le contacteur 2 a bien changé d'état, avant que l'état du signal C
i ne soit changé lui aussi. Les circuits anti-rebonds de l'art antérieur qui ont été
décrits dans les pages d'introduction peuvent être utilisés dans d'autres modes de
réalisation du circuit d'échantillonnage 3 pour détecter les ouvertures et/ou fermetures
volontaires du contacteur 2.
[0034] Le temps pendant lequel le signal C demeure nonéchantillonné est déterminé par le
compteur 21 et peut correspondre au temps de fermeture théorique du contacteur 2.
Dans le cas où le contacteur 2 est utilisé dans une montre électronique analogique
dans laquelle il est fermé par une came actionnée par le canon des heures de la montre,
ce temps devrait être situé entre 26 et 30 minutes. Lorsque le contacteur 2 est ouvert
et que le signal d'horloge CLKM a la même forme que le signal d'horloge CLKA, le compteur
21 est remis à zéro lors de chaque flan descendant du signal CLKM. Toutefois, l'état
logique bas du signal CLKM à partir de l'instant t₃ permet au compteur 21 de compter
un nombre prédéterminé de changement d'état du signal CLKM, tels que représentés aux
instants t₄ et t₅, et de fournir une impulsion logique de niveau haut à sa sortie
Q21 (référencée COUT sur la figure 2) lorsque ce nombre prédéterminé est atteint à
l'instant t₆. On remarquera que le signal C
i demeure constant au moins entre les instants t₃ et t₆, et qu'il n'est pas affecté
par les changements dans l'état du contacteur 2 causé par des chocs ou des impacts
ou de mauvais contacts, conformément à ce qui est indiqué par la référence 23 (figure
3), qui peuvent se produire pendant ce temps.
[0035] L'impulsion fournie par la sortie Q21 est envoyée par l'intermédiaire de la porte
OU 22 à l'entrée "set" S20 de la bascule RS 20, de façon à ce que le signal CLENABLE
fourni par la sortie Q20 repasse dans un état logique haut. Le signal d'horloge CLKA
peut maintenant être envoyé par l'intermédiaire de la porte ET 6 et du multiplexeur
12 à l'entrée de base de temps CL17, de manière qu'à partir de l'instant t₆ le signal
CLKM ait à nouveau la même forme que le signal de base de temps CLKA et que le signal
C soit donc à nouveau échantillonné lors de chaque flan descendant du signal CLKM.
[0036] A l'instant t₇, la came 8 a tourné d'un angle suffisant pour que les lames de contact
2a et 2b commencent à se séparer. Les rebonds entre les lames 2a et 2b continuent
à se produire jusqu'à l'instant t₈, après quoi les lames demeurent séparées en permanence.
Le temps qui s'écoule entre les instants t₇ et t₈ peut être de l'ordre d'une à deux
minutes. En conséquence, le signal C repasse dans son niveau logique bas. Lors du
premier flan descendant du signal CLKM, c'est-à-dire à l'instant t₉, ce signal bas
est lu par la bascule 17. Lors du flan descendant suivant du signal CLKM, à l'instant
t₁₀, le niveau bas du signal C est transféré à la sortie Q17, de manière que le signal
C
i passe également à son niveau bas.
[0037] Conformément à ce qui a été décrit plus haut, un changement dans l'état de la sortie
Q17 se traduit par une différence entre les états des deux entrées 19a et 19b de la
porte XOR 19 qui dure pendant un cycle du signal CLKA. En conséquence, une impulsion
de niveau logique haut est fournie à l'entrée de reset R20 de la bascule RS 20. Ceci
provoque le passage du signal CLENABLE à son niveau bas, et bloque à nouveau la réception
du signal CLKA par la bascule 17, et également l'échantillonnage du signal C durant
une période déterminée par le compteur 21. Lorsque le compteur 21 a compté un nombre
prédéterminé de changements d'état du signal CLKC, à l'instant t₁₁, la sortie Q21
produit une impulsion qui est envoyée à l'entrée set S20 pour faire repasser le signal
CLENABLE à son niveau logique haut et permettre la reprise de l'échantillonnage du
signal C.
[0038] Le changement dans l'état du signal C
i (figure 3) à l'instant t₁₀ résulte d'une ouverture intentionnelle du contacteur 2.
Toutefois, un tel changement peut aussi être provoqué par un mauvais contact après
l'instant t₆. La détection de ce mauvais contact provoquera l'interruption de l'échantillonnage
du signal C durant le temps prédéterminé, déterminé par le compteur 21, et ainsi le
signal C
i sera à son niveau bas durant cette période. Toutefois, le signal C
i a déjà fourni un signal bien défini représentatif de la fermeture du contacteur 2
entre l'instant t₃ et l'instant t₆ et cette commutation parasite n'aura donc pas d'effet
sur le circuit 11. De plus, la période allant de l'instant t₆ qui représente la fin
du temps de fermeture théorique du contacteur 2, et l'instant t₇ qui représente la
fin du temps de fermeture réel du contacteur 2, est suffisamment courte par rapport
au temps durant lequel le signal C cesse d'être échantillonné, pour empêcher le signal
C
i de passer à son niveau logique haut avant l'instant t₈.
[0039] De façon semblable, la fermeture prématurée du contacteur 2, avant l'instant t₆ n'a
pas d'effet sur le circuit 11 puisque l'état du signal C
i demeure dans son niveau haut pendant au moins le temps de fermeture théorique du
contacteur, 2 tel que déterminé par le compteur 21.
[0040] L'échantillonnage du signal C ne s'interrompt pas lorsqu'une montre utilisant le
circuit 11 est mise à l'heure. Toutefois, on notera que dans d'autres applications,
une interruption d'échantillonnage peut être désirable. Par exemple, le signal d'horloge
CLKB peut être relié à une entrée d'une autre porte ET, dont la sortie est reliée
à l'entrée I1 du multiplexeur 12. Un autre circuit d'évaluation du temps étant fourni
pour recevoir les impulsions produites par la sortie 19c du détecteur 4, et pour fournir
un signal de niveau logique bas à l'autre entrée de la porte ET supplémentaire de
façon à empêcher l'échantillonnage du signal C pour une autre durée prédéterminée.
Si le signal d'horloge CLKB a une période de 20 ms, cette période peut être de l'ordre
de 100 ms.
[0041] Finalement, on comprendra que d'autres modifications et/ou additions peuvent être
apportées au circuit sans sortir de l'objet de la présente invention tel que défini
par les revendications annexées.
1. Circuit pour supprimer les effets de rebonds et des commutations parasites d'un contacteur
(2) sur un signal de commande (C) produit par ledit contacteur (2), ledit signal de
commande (C) pouvant se trouver soit dans un premier état correspondant à la position
ouverte dudit contacteur (2) soit dans un second état correspondant à la position
fermée dudit contacteur (2), ledit contacteur (2) étant destiné à passer d'une desdites
positions à l'autre desdites positions et à rester dans ladite autre position durant
un temps prédéterminé, caractérisé en ce que ledit circuit comprend :
- des moyens d'échantillonnage (3) pour échantillonner ledit signal de commande (C)
à une première fréquence d'échantillonnage (CLKA) et pour fournir un signal de sortie
(Ci) se trouvant soit dans ledit premier état soit dans ledit second état,
- des moyens de détection (4) pour déterminer le passage dudit signal de sortie (Ci) de l'un desdits états à l'autre desdits états, et
- des moyens de blocage de l'échantillonnage (5) pour empêcher lesdits moyens d'échantillonnage
(3) d'échantillonner ledit signal de commande (C) pour la durée dudit temps prédéterminé
en réponse au changement dans l'état dudit signal de sortie (Ci), de telle sorte que ledit signal de sortie (Ci) reste dans ledit autre état pendant au moins ladite durée.
2. Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de détection
(4) déterminent les changements d'états dudit signal de sortie (Ci) en détectant la succession d'au moins deux échantillons consécutifs dudit signal
(C) qui sont dans ledit autre état.
3. Circuit selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ledit contacteur (2)
est commandé par une came rotative (8).
4. Circuit selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il est utilisé dans une montre
électronique analogique comprenant un arbre, ladite came (8) étant actionnée en rotation
par ledit arbre lorsque la montre fonctionne en mode de fonctionnement normal.
5. Circuit selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit arbre est un canon des
heures.
6. Circuit selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que ladite montre
comprend une couronne de mise à l'heure rotative (14) et en ce que ladite came (8)
est actionnée en rotation par ladite couronne (14) lorsque ladite montre est mise
à l'heure.
7. Circuit selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdits moyens de blocage
de l'échantillonnage (5) sont prévus pour ne pas fonctionner lorsque ladite montre
est en position de mise à l'heure, et en ce que lesdits moyens d'échantillonnage (3)
sont prévus pour échantillonner le signal de commande à une deuxième fréquence d'échantillonnage
(CLKB) lors de cette mise à l'heure.