[0001] La présente invention concerne un connecteur électrique pourvu d'une pluralité de
modules de connexion.
[0002] Par exemple, par les brevets français FR-A-2 115 556, FR-A-2 479 581, FR-A-2 489
609 et FR-A-2 501 428, on connaît déjà des connecteurs électriques comportant une
pluralité de modules de connexion emboîtables sur un support commun et traversés par
des organes de connexion susceptibles d'établir des liaisons électriques entre les
faces avant et arrière desdits modules, respectivement opposée à et dirigée vers ledit
support. Ces documents antérieurs décrivent différents moyens pour fixer chacun desdits
modules de connexion dans le logement correspondant dudit support commun, ainsi que
différents modes de réalisation pour lesdits organes de connexion (fiches mâles et
fiches femelles), qui de préférence sont montés de façon amovible (clipsage) à l'intérieur
de logements traversants, prévus à cet effet dans lesdits modules.
[0003] Par ailleurs, dans le commerce, on trouve, par exemple sous les références DMC-M
et DMC-MD de la Société française Compagnie DEUTSCH et sous les références SIM-N et
SIM-D de la Société française AIR LB, des connecteurs électriques comportant un porte-modules
et une chambre de câblage adjacents et réalisés en un alliage d'aluminium, ledit porte-modules
présentant une pluralité de logements, généralement quatre, dans lesquels peuvent
être introduits et maintenus, par exemple par clipsage, des modules de connexion,
tels que ceux décrits ci-dessus. Ces modules forment, pour ledit connecteur, du côté
opposé à ladite chambre de câblage, une face d'enfichage permettant de relier ledit
connecteur à un connecteur électrique complémentaire, semblable ou différent, mais
pourvu d'une face d'enfichage complémentaire, et, du côté dirigé vers ladite chambre
de câblage, une face de branchement pour les extrémités (généralement pourvues d'embouts
de branchement) de conducteurs électriques pénétrant dans ladite chambre de câblage
à travers la paroi de celle-ci, lesdits modules étant pourvus à cet effet d'organes
de connexion (tels que ceux décrits ci-dessus) les traversant pour assurer les liaisons
électriques entre ladite face d'enfichage et ladite face de branchement.
[0004] Dans ces connecteurs connus, les quatre modules sont alignés, de sorte que le porte-modules
et la chambre de câblage présentent une section allongée et aplatie. Par ailleurs,
comme cela est usuel, afin d'assurer le verrouillage de l'enfichage dudit connecteur
et de son connecteur complémentaire, ledit connecteur comporte une vis centrale traversante,
dont la tête de commande apparaît à l'extérieur de ladite chambre de câblage et qui
est susceptible de se visser dans une douille filetée complémentaire.
[0005] D'une façon générale, dans ces connecteurs connus, le porte-modules et la chambre
de câblage sont deux unités différentes, fixés l'un à l'autre par ladite vis de verrouillage
traversante et/ou des vis de pression latérales. De plus, la chambre de câblage est
constituée par un boîtier plat, obturé par une plaque de couvercle qui y est fixée
par vis. Il en résulte un nombre important de vis (une dizaine), de sorte que l'assemblage
d'un tel connecteur est long (de 7 à 15 minutes). De plus, ces vis sont de petites
dimensions et donc fragiles et elles risquent de détériorer les conducteurs internes
à ladite chambre de câblage.
[0006] Notamment lorsqu'ils sont destinés à faire partie des circuits électriques d'un aéronef,
ces connecteurs connus sont durcis, c'est-à-dire protégés contre les interférences
électromagnétiques, de nature nucléaire ou autre, ainsi que contre la foudre et contre
la contamination à partir d'un autre équipement embarqué. Ainsi, on évite les perturbations
et les dégradations, qui pourraient être occasionnées à l'aéronef par les causes précitées,
de telles perturbations et dégradations pouvant même entraîner la destruction dudit
aéronef.
[0007] Pour durcir un tel connecteur, on rend étanches, à l'aide de joints, ledit porte-modules
et ladite chambre de câblage, notamment entre les modules et leurs logements dans
le porte-modules et entre lesdits organes de connexion et leurs logements dans lesdits
modules, et on assure la continuité de masse entre les différentes pièces. La structure
desdits connecteurs connus ne permet pas une étanchéité et une continuité de masse
systématiques à chaque jonction.
[0008] De plus, toujours dans le but de durcir les connecteurs connus, on prévoit des cheminées
de passage des faisceaux de conducteurs entre ladite chambre de câblage et l'extérieur
et on revêt lesdits faisceaux de conducteurs d'une tresse conductrice. On peut ainsi
assurer l'étanchéité entre l'extérieur et la chambre de câblage en prévoyant des joints
dans lesdites cheminées et assurer la continuité de masse entre les conducteurs et
le connecteur en reliant, par exemple à l'aide d'un collier métallique, lesdites tresses
des faisceaux de conducteurs aux cheminées correspondantes. De telles cheminées sont
de simples manchons cylindriques, à section circulaire ou ovale, en matière conductrice
qui font saillie à l'extérieur de ladite chambre de câblage et qui sont, soit rapportées
par vissage, soit d'une seule pièce avec ladite chambre de câblage.
[0009] Quel que soit leur mode de solidarisation à ladite chambre de câblage, on voit que
ces cheminées accroissent la rigidité propre des faisceaux de câbles, de sorte qu'elles
augmentent l'encombrement excessif à l'arrière de ladite chambre de câblage.
[0010] Lorsqu'elles sont fixées à la chambre de câblage à l'aide de vis, on voit que les
cheminées augmentent le temps de montage des connecteurs, déjà long comme mentionné
ci-dessus. De plus, pour assujettir correctement la tresse métallique d'un faisceau
de conducteurs sur la cheminée correspondante, il est préférable de démonter ladite
cheminée. Il est donc ensuite nécessaire de revisser ladite cheminée sur la chambre
de câblage, ce qui est une opération délicate et longue, par suite de la rigidité
et de l'encombrement des faisceaux de conducteurs pourvus de tresse conductrice et
des colliers permettant de serrer ladite tresse sur la cheminée. Il arrive d'ailleurs
souvent qu'au cours du remontage d'une cheminée sur la chambre de câblage, on détériore
la partie de la tresse conductrice recouvrant ladite cheminée.
[0011] Du fait qu'il n'est pas possible de brancher des conducteurs d'un même faisceau sur
tous les modules, il est nécessaire de prévoir plusieurs faisceaux et donc plusieurs
cheminées. Ceci entraîne que, pour un seul connecteur, il est indispensable d'effectuer
plusieurs assujettissements longs et délicats de tresses conductrices sur des cheminées,
et donc de prévoir un temps de montage important.
[0012] Enfin, ces cheminées étant constituées par un manchon monobloc, il est pratiquement
impossible d'automatiser le montage des embouts d'extrémité des conducteurs dans lesdits
modules.
[0013] La présente invention a pour objet de remédier à ces inconvénients des connecteurs
connus et de décrire un connecteur permettant de satisfaire aux normes les plus sévères
des réglementations internationales, notamment dans le domaine aéronautique, en ce
qui concerne la protection contre les perturbations électromagnétiques externes, ainsi
que de permettre un montage automatisé dudit connecteur sur des conducteurs électriques.
[0014] A cette fin, selon l'invention, le connecteur électrique comportant un porte-modules
et une chambre de câblage séparés mais adjacents, ledit porte-modules présentant une
pluralité de modules de connexion, qui forment, du côté opposé à ladite chambre de
câblage, une face d'enfichage permettant de relier ledit connecteur à un connecteur
électrique complémentaire, semblable ou différent, mais pourvu d'une face d'enfichage
complémentaire et, du côté dirigé vers ladite chambre de câblage, une face de branchement
pour les extrémités de conducteurs électriques pénétrant dans ladite chambre de câblage
par des cheminées solidaires de la paroi de celle-ci, lesdits modules étant pourvus
d'organes de connexion les traversant pour assurer les liaisons électriques entre
ladite face d'enfichage et ladite face de branchement, est remarquable :
- en ce que ladite chambre de câblage est constituée de deux coques assemblables entre
elles, ainsi que sur ledit porte-modules ;
- en ce que lesdites cheminées sont constituées de deux demi-cheminées assemblables
longitudinalement ; et
- en ce que lesdites cheminées sont maintenues solidaires de ladite chambre de câblage
par emprisonnement entre lesdites deux coques assemblées.
[0015] Ainsi, grâce à une telle structure, il est possible de disposer lesdites coques et
lesdites cheminées autour des conducteurs électriques, après le branchement de ceux-ci
sur ledit porte-modules, et d'effectuer facilement les opérations de liaison des tresses
conductrices sur les cheminées (sans avoir à enfiler celles-ci sur les conducteurs
avant le branchement sur le porte-modules) et de solidarisation desdites cheminées,
ainsi reliées auxdites tresses conductrices, sur lesdites coques.
[0016] De préférence, chaque demi-cheminée est pourvue d'une plaquette de base transversale,
lesdites plaquettes formant, après assemblage desdites demi-cheminées, des plaques
de base transversales pour lesdites cheminées et des fentes sont prévues dans l'épaisseur
de parois latérales desdites coques, par exemple dans l'épaisseur des parois arrière,
pour servir de logement auxdites plaques de base transversales.
[0017] Lesdites demi-cheminées peuvent présenter des sections de toutes formes appropriées,
par exemple semi-circulaire ou en U. Dans ce dernier cas, les profondeurs des U de
deux demi-cheminées coopérantes peuvent être identiques ou différentes, de sorte que
l'on peut obtenir toute ovalisation désirée pour les cheminées.
[0018] Avantageusement, afin d'accroître l'étanchéité desdites cheminées, lesdites demi-cheminées
s'assemblent le long d'un plan de joint longitudinal formé d'épaulements longitudinaux
coopérants. Ainsi, ledit plan de joint forme des chicanes transversales s'opposant
aux échanges entre l'extérieur et l'intérieur des cheminées.
[0019] Il est avantageux également que le bord libre desdites parois latérales desdites
coques comporte, à l'aplomb desdites fentes, des échancrures de forme correspondant
à la forme extérieure desdites cheminées, afin que ces échancrures épousent au plus
près lesdites cheminées.
[0020] Avantageusement, le porte-modules comporte, du côté de ladite chambre de câblage,
un cadre entourant ladite face de branchement et servant à la solidarisation desdites
coques sur ledit porte-modules. Ce cadre peut comporter un rebord périphérique saillant,
susceptible de coopérer avec des fentes d'assemblage prévues dans lesdites coques.
On obtient ainsi un emboîtement mécanique des coques sur le porte-modules.
[0021] Egalement à des fins de bonne étanchéité de la chambre de câblage, il est avantageux
que lesdites coques s'assemblent le long d'un plan de joint formé d'épaulements longitudinaux
coopérants, de façon à former des chicanes transversales.
[0022] On peut prévoir des vis pour au moins fixer lesdites coques assemblées l'une sur
l'autre.
[0023] Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être
réalisée. Sur ces figures, des références identiques désignent des éléments semblables.
[0024] La figure 1 montre, en perspective, deux connecteurs électriques complémentaires
connus, non branchés l'un à l'autre.
[0025] La figure 2 illustre, en vue de dessus, le dispositif de connexion connu constitué
par les deux connecteurs électriques connus de la figure 1, branchés l'un à l'autre
et montés sur une paroi.
[0026] La figure 3 est une vue de bout de la face arrière desdits connecteurs connus de
la figure 1.
[0027] Les figures 4 et 6 illustrent, en perspective, deux modes de réalisation connus pour
les cheminées de passage des conducteurs électriques.
[0028] Les figures 5 et 7 illustrent, respectivement, également en perspective, la connexion
de masse entre lesdites cheminées des figures 4 et 6 et les tresses métalliques entourant
les conducteurs électriques reliés auxdits connecteurs connus.
[0029] La figure 8 est une vue schématique latérale d'un connecteur conforme à la présente
invention.
[0030] Les figures 9, 10 et 11 illustrent des modes de réalisation de cheminées, conformément
à la présente invention.
[0031] Les figures 12 et 13 sont des vues éclatées, en perspective, des éléments principaux
de deux modes de réalisation du connecteur conforme à la présente invention.
[0032] Le dispositif de connexion électrique DCE connu, montré par les figures 1 et 2, comporte
deux connecteurs électriques complémentaires CE1 et CE2. Chaque connecteur électrique
CE1 ou CE2 comporte un porte-modules PM1 ou PM2, respectivement, et une chambre de
câblage CC1 ou CC2, respectivement, réalisés en une matière conductrice de l'électricité
(alliage d'aluminium par exemple).
[0033] Les chambres de câblage CC1 et CC2 forment chacune une unité, qui est rapportée au
connecteur électrique correspondant CE1 ou CE2 par emboîtement et qui y est fixée
par des vis latérales 1. Chaque chambre de câblage CC1 ou CC2 est formée par un boîtier
2 et une plaque de couvercle 3, fixée audit boîtier par une pluralité de vis 4.
[0034] Chaque porte-modules PM1 ou PM2 présente une pluralité de logements dans lesquels
sont introduits et maintenus des modules de connexion MC1.1 à MC1.4 et MC2.1 à MC2.4,
respectivement. La fixation desdits modules dans les logements correspondants est
obtenue de toute manière connue, mais non représentée, par exemple par clipsage. Les
modules de connexion MC1.1 à MC1.4 du connecteur électrique CE1 forment, du côté opposé
à la chambre de câblage CC1, une face d'enfichage FE1 complémentaire de la face d'enfichage
FE2 formée, du côté opposé à la chambre de câblage CC2, par les modules de connexion
MC2.1 à MC2.4 du connecteur électrique CE2.
[0035] Du côté des chambres de câblage CC1 et CC2, lesdits modules de connexion MC1.1 à
MC1.4 et MC2.1 à MC2.4 forment des faces de branchement (non visibles sur les figures
1 et 2) pour les extrémités de conducteurs électriques 5.
[0036] Dans les connecteurs électriques CE1 et CE2, les modules de connexion MC1.1 à MC1.4
et MC2.1 à MC2.4 sont disposés en ligne, de sorte que chacun desdits connecteurs électriques
présente une forme aplatie, allongée dans le sens de l'alignement desdits modules
de connexion.
[0037] Les conducteurs électriques 5 pénètrent dans les chambres de câblage CC1 et CC2,
par la face arrière allongée correspondante 6 de celles-ci, opposée à la face d'enfichage
FE1 ou FE2, à travers des cheminées conductrices 7, fixées sur lesdites faces allongées
6.
[0038] Chaque module de connexion MC1.1 à MC1.4 et MC2.1 à MC2.4 est pourvu d'organes de
connexion 8, par exemple des broches de type mâle et femelle les traversant, destinés
à assurer la continuité électrique entre les faces de branchement (non visibles car
disposées du côté des chambres de câblage et auxquelles les extrémités des conducteurs
5 sont reliées) et les faces d'enfichage correspondantes FE1 et FE2, ainsi qu'entre
lesdites faces d'enfichage FE1 et FE2, lorsque lesdits connecteurs électriques CE1
et CE2 sont accouplés (voir la figure 2).
[0039] Pour verrouiller lesdits connecteurs électriques CE1 et CE2 en position accouplée,
on prévoit une vis traversante 9, prisonnière du connecteur électrique CE2 et pourvue
d'une tête de manoeuvre 10, susceptible de coopérer avec une douille filetée 11, solidaire
du connecteur électrique CE1.
[0040] Le porte-modules PM1 de ce dernier peut comporter une collerette 12, permettant de
le fixer sur une paroi 13 à l'aide de vis 14, à la périphérie d'une ouverture 15 dans
laquelle est engagé ledit connecteur électrique CE1.
[0041] Comme le montrent les figures 2 et 3, et plus distinctement les figures 4 à 7, les
cheminées 7 des connecteurs électriques connus CE1 et CE2 sont constituées par des
manchons 16 ou 17, à section cylindrique ou ovale, solidaires de plaques de base transversales
18, pouvant être fixées sur les faces arrière 6 des connecteurs électriques CE1 et
CE2, grâce à des vis 19. Dans le mode de réalisation de la figure 4, deux manchons
cylindriques 16, pouvant chacun être traversés par un faisceau de conducteurs 5 (par
exemple un câble), sont solidaires d'une plaque de base commune 18. Bien entendu,
chaque manchon cylindrique 16 peut être pourvu de sa propre plaque de base. Chaque
manchon cylindrique 16 traverse la plaque 18 et présente un prolongement 16' susceptible
de pénétrer à l'intérieur de passages 20, prévus dans lesdites faces arrière 6, pour
le passage des conducteurs 5 (voir la figure 7). Des trous 21 et 22 filetés sont respectivement
prévus dans les bases 18 et dans les faces arrière 6 pour lesdites vis de fixation
19.
[0042] Dans le mode de réalisation, également connu, de la figure 6, les deux manchons cylindriques
16 de la figure 4 sont remplacés par un manchon unique 17, à section ovale, pour le
passage de deux faisceaux de conducteurs 5, ledit manchon 17 étant prolongé, du côté
opposé de la plaque 18, par deux prolongements 16', comme ceux décrits précédemment.
[0043] Comme cela a été décrit ci-dessus et est représenté sur les figures 2, 5 et 7, afin
d'assurer la continuité de masse, les conducteurs électriques 5 sont entourés de tresses
conductrices 23, maintenues en contact électrique avec lesdites cheminées 7 par des
colliers de serrage 24, lesdites tresses conductrices 23 et lesdits colliers de serrage
24 devant, pour des raisons de commodité, être solidarisés desdites cheminées 7 avant
montage définitif de celles-ci sur lesdites chambres de câblage CC1 et CC2.
[0044] De la description qui précède, en regard des figures 1 à 7 (qui a omis volontairement,
car bien connus dans la technique, les différents joints d'étanchéité), on constate
qu'il est pratiquement impossible d'automatiser le montage des connecteurs électriques
CE1 et CE2 sur les extrémités de conducteurs, du fait même de la conception des chambres
de câblage CC1 et CC2 (nombre élevé des vis 4 pour fixer les plaques de couvercle
3 sur les boîtiers 2), de la conception des cheminées 7 (qui doivent être enfilées
sur les conducteurs 5) et du mode de fixation desdites cheminées 7 sur les connecteurs
CE1 et CE2 par vissage.
[0045] Pour remédier à cet inconvénient, le connecteur électrique CE selon l'invention (destiné
à remplacer l'un ou l'autre desdits connecteurs CE1 et CE2 connus décrits ci-dessus)
comporte essentiellement (voir la figure 8) :
- deux coques C1 et C2 destinées à former une chambre de câblage CC (comparable aux
chambres de câblage CC1 et CC2) et assemblables entre elles le long d'un plan de joint
PJ, ainsi que sur le porte-modules PM (comparable aux porte-modules PM1 et PM2), du
côté opposé à la face d'enfichage FE de celui-ci ;
- des cheminées CH destinées à remplacer les cheminées 7 et maintenues solidaires de
la chambre de câblage CC par emprisonnement entre les coques C1 et C2.
[0046] Selon une particularité importante de la présente invention, les cheminées conductrices
CH sont constituées de deux demi-cheminées 30 assemblables longitudinalement.
[0047] Dans l'exemple de réalisation illustré par les figures 9 et 10, chaque demi-cheminée
30 est constituée d'une partie en gouttière 31, associée à une partie de base 32.
Les deux parties en gouttière 31 des demi-cheminées 30 peuvent présenter une section
semi-circulaire ou (comme représenté) une section en forme de U. Dans ce dernier cas,
les U peuvent être identiques ou différents, en ce qui concerne leur profondeur. Les
parties de base 32 sont en forme de plaquettes rectangulaires entourant la partie
convexe desdites gouttières 31. Les deux demi-cheminées 30 sont assemblables longitudinalement
le long d'un plan de joint 33, qui, de préférence comme représenté, n'est pas plat,
mais comporte des épaulements coopérants 34 et 35 susceptibles de former des chicanes
transversales. Ainsi, on obtient une meilleure étanchéité des cheminées.
[0048] Sur la figure 9, la cheminée CH est représentée en vue en perspective éclatée, tandis
que, sur la figure 10, la cheminée CH est représentée en vue de bout, assemblée.
[0049] Dans cette position assemblée, les deux plaquettes 32 forment une plaque de base
36.
[0050] De nombreuses variantes de réalisation peuvent être prévues pour les cheminées conductrices
CH. Par exemple, sur la figure 11, on a représenté en perspective un exemple de système
à deux gouttières circulaires 40, chaque gouttière étant formée, comme précédemment,
de deux demi-gouttières assemblées longitudinalement le long de plans de joint 41.
Dans ce cas, la plaque de base 36 est formée de quatre parties de base 37 assemblées.
[0051] Dans l'exemple de réalisation du connecteur conforme à l'invention, illustré par
la figure 12, le porte-modules PM comporte un cadre 50 autour de sa face de branchement
FB, dans laquelle apparaissent les modules de connexion MC (semblables aux modules
MC1.1 à MC1.4 ou MC2.1 à MC2.4). Du côté dirigé vers le porte-modules PM, chacune
des coques C1 et C2 présente une portée 51 destinée à venir s'appliquer contre le
cadre 50.
[0052] Du côté opposé au porte-modules PM, chacune des coques C1 et C2 comporte une paroi
latérale arrière épaisse 52, les deux parois arrière 52 étant destinées à former,
pour le connecteur CE, une paroi arrière 53 comparable à la paroi arrière 6 décrite
ci-dessus en regard des figures 2 et 3. Dans l'épaisseur des parois latérales arrière
52 sont pratiquées des fentes 54, destinées à servir de logement à des plaques de
base 36 de cheminée CH. Les bords libres 55 des parois arrière 52 sont échancrés (en
56) à l'aplomb des fentes 54, afin d'être adaptés en forme aux gouttières 31.
[0053] Le frottement entre les plaques de base 36 et les parois des fentes 54 est apte à
assurer le contact électrique entre les cheminées CH et les coques C1 et C2.
[0054] On conçoit aisément que, grâce à la constitution du connecteur selon l'invention,
les coques C1 et C2 peuvent être assemblées entre elles, ainsi qu'au porte-modules
PM, en emprisonnant entre elles les cheminées CH. On prévoit par exemple des trous
filetés 57 et 58 dans le porte-modules PM et la coque C2 pour quelques vis (non représentées)
traversant des trous 59 et 60 de la coque C1 et destinées à fixer entre eux les divers
éléments PM, C1, C2 et CH.
[0055] Les parois arrière 52 des coques C1 et C2 peuvent être agencées pour ménager un passage
61, pour la vis d'assemblage transversale 9,10.
[0056] Dans la variante de réalisation de la figure 13, on retrouve pour l'essentiel les
éléments du connecteur de la figure 12. Cependant, dans ce cas, le cadre 50 comporte
un rebord périphérique saillant 62, de sorte que les portées 51 sont remplacées par
des fentes 63, ménagées dans les coques C1 et C2. De plus, il est prévu qu'au lieu
d'être plan, comme dans le mode de réalisation de la figure 12, le plan de joint PJ
comporte des épaulements d'emboîtement coopérants 64 à 67, respectivement prévus sur
lesdites coques C1 et C2.
[0057] Dans le connecteur de la figure 13, la vis correspondant aux trous 57 et 59, et donc
ces trous eux-mêmes, peuvent être supprimés.
[0058] Sur les figures 12 et 13, on n'a pas représenté les différents joints connus, permettant
d'assurer l'étanchéité du connecteur.
[0059] On conçoit aisément que, grâce à la structure du connecteur conforme à la présente
invention, il est possible d'automatiser le montage de celui-ci sur les extrémités
de conducteurs 5. En effet, le connecteur étant désassemblé, il est aisé de relier
lesdites extrémités de conducteurs sur les organes de connexion 8 du porte-modules
PM, du côté de la face de branchement FB, puis d'enfermer lesdits conducteurs dans
la chambre de câblage CC et d'assurer la liaison de masse entre les tresses conductrices
23 et les cheminées CH, en rapportant les cheminées CH et les coques C1 et C2 autour
desdits conducteurs.
[0060] Bien que, dans les modes de réalisation du connecteur conforme à l'invention, décrits
en regard des figures 8, 12 et 13, on ait supposé que les modules MC sont alignés,
il va de soi que la présente invention s'applique à toute disposition différente desdits
modules. Par exemple, ceux-ci peuvent être disposés en lignes et colonnes pour donner
audit connecteur une section au moins approximativement carrée.
1. Connecteur électrique (CE) comportant un porte-modules (PM) et une chambre de câblage
(CC) séparés mais adjacents, ledit porte-modules présentant une pluralité de modules
de connexion (MC), qui forment, du côté opposé à ladite chambre de câblage, une face
d'enfichage (FE) permettant de relier ledit connecteur à un connecteur électrique
complémentaire, semblable ou différent, mais pourvu d'une face d'enfichage complémentaire
et, du côté dirigé vers ladite chambre de câblage, une face de branchement (FB) pour
les extrémités de conducteurs électriques (5) pénétrant dans ladite chambre de câblage
par des cheminées (CH) solidaires de la paroi de celle-ci, lesdits modules étant pourvus
d'organes de connexion (8) les traversant pour assurer les liaisons électriques entre
ladite face d'enfichage et ladite face de branchement,
caractérisé :
- en ce que ladite chambre de câblage (CC) est constituée de deux coques (C1,C2) assemblables
entre elles, ainsi que sur ledit porte-modules (PM) ;
- en ce que lesdites cheminées (CH) sont constituées de deux demi-cheminées (30,40)
assemblables longitudinalement ; et
- en ce que lesdites cheminées (CH) sont maintenues solidaires de ladite chambre de
câblage par emprisonnement entre lesdites deux coques (C1,C2) assemblées.
2. Connecteur électrique selon la revendication 1,
caractérisé en ce que chaque demi-cheminée (30,40) est pourvue d'une plaquette de
base transversale (32,37), en ce que lesdites plaquettes forment, après assemblage
desdites demi-cheminées, des plaques de base transversales (36) pour lesdites cheminées
et en ce que des fentes sont prévues dans l'épaisseur de parois latérales (52) desdites
coques pour servir de logement auxdites plaques de base transversales (36).
3. Connecteur électrique selon la revendication 1 ou 2,
caractérisé en ce que chaque demi-cheminée (40) présente une section semi-circulaire.
4. Connecteur électrique selon la revendication 1 ou 2,
caractérisé en ce que chaque demi-cheminée (30) présente une section en U.
5. Connecteur électrique selon l'une des revendications 1 à 4,
caractérisé en ce que lesdites demi-cheminées s'assemblent le long d'un plan de joint
longitudinal (33,41) formé d'épaulements longitudinaux coopérants (34,35).
6. Connecteur électrique selon l'une des revendications 2 à 5,
caractérisé en ce que le bord libre (55) desdites parois latérales (52) desdites coques
comporte, à l'aplomb desdites fentes (54), des échancrures (56) de forme correspondant
à la forme extérieure desdites cheminées (CH).
7. Connecteur électrique selon l'une des revendications 1 à 6,
caractérisé en ce que ledit porte-modules (PM) comporte, du côté de ladite chambre
de câblage (CC), un cadre (50) entourant ladite face de branchement (FB) et servant
à la solidarisation desdites coques sur ledit porte-modules.
8. Connecteur électrique selon la revendication 7,
caractérisé en ce que ledit cadre (50) comporte un rebord périphérique saillant (62),
susceptible de coopérer avec des fentes d'assemblage (63) prévues dans lesdites coques
(C1,C2).
9. Connecteur électrique selon l'une des revendications 1 à 8,
caractérisé en ce que lesdites coques (C1,C2) s'assemblent le long d'un plan de joint
(PJ) formé d'épaulements longitudinaux coopérants (64 à 67).
10. Connecteur électrique selon l'une des revendications 1 à 9,
caractérisé en ce qu'au moins ses coques assemblées sont fixées l'une à l'autre par
des vis.
1. Elektrischer Verbinder (CE), der einen Modulträger (PM) und eine Kammer (CC) für die
Verdrahtung aufweist, die getrennt aber benachbart sind, wobei der Modulträger eine
Vielzahl von Verbindungsmodulen (MC) enthält, die auf der der Kammer für die Verdrahtung
entgegengesetzten Seite eine Steckseite (FE) bilden, die gestattet, den Verbinder
mit einem komplementären elektrischen Verbinder zu verbinden, der ähnlich oder unterschiedlich,
aber mit einer komplementären Steckseite versehen ist, die Verbindungsmodule ferner
auf der zur Kammer für die Verdrahtung gerichteten Seite eine Anschlußseite (FB) für
die Enden der elektrischen Leiter (5) bilden, die in die Kammer für die Verdrahtung
durch mit deren Wand verbundene Kanäle (CH) eindringen, und die Verbindungsmodule
mit sie durchquerenden Verbindungsorganen (8) versehen sind, um die elektrischen Verbindungen
zwischen der Steckseite und der Anschlußseite sicherzustellen, dadurch gekennzeichnet:
- daß die Kammer (CC) für die verdrahtung aus zwei zusammensetzbaren sowie am Modulträger
(PM) anbringbaren Schalen (C1, C2) besteht,
- daß die Kanäle (CH) aus zwei in Längsrichtung getrennten Halbkanälen (30, 40) zusammensetzbar
sind und
- daß die Kanäle (CH) durch Einschließen zwischen den beiden zusammengesetzten Schalen
(C1, C2) mit der Kammer für die Verdrahtung verbunden gehalten werden.
2. Elektrischer Verbinder nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß jeder Halbkanal
(30, 40) mit einem quer verlaufenden plattenförmigen Basisteil (32, 37) versehen ist,
daß diese Basisteile nach dem Zusammensetzen der Halbkanäle quer verlaufende Basisplatten
(36) für die Kanäle bilden und daß Spalte in der Dicke der Seitenwände (52) der Schalen
vorgesehen sind, die als Aufnahme für die quer verlaufenden Basisplatten (36) dienen.
3. Elektrischer Verbinder nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß jeder Halbkanal
(40) einen halbkreisförmigen Querschnitt aufweist.
4. Elektrischer Verbinder nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß jeder Halbkanal
(30) einen U-förmigen Querschnitt aufweist.
5. Elektrischer Verbinder nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß
die Halbkanäle sich längs einer in Längsrichtung verlaufenden Verbindungsfläche (33,
41) zusammenfügen, die aus zusammenwirkenden, in Längsrichtung verlaufenden Schultern
(34, 35) gebildet ist.
6. Elektrischer Verbinder nach einem der Ansprüche 2 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß
der freie Rand (55) der Seitenwände (52) der Schalen lotrecht zu den Schlitzen (54)
bogenförmige Ausschnitte (56) in einer der Außenform der Kanäle (CH) entsprechenden
Gestalt aufweist.
7. Elektrischer Verbinder nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß
der Modulträger (PM) auf der Seite der Kammer (CC) für die Verdrahtung eine Einfassung
(50) aufweist, die die Anschlußseite (FB) umgibt und der Befestigung der Schalen am
Modulträger dient.
8. Elektrischer Verbinder nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, daß die Einfassung
(50) eine vorstehende Umfangsleiste (62) aufweist, die dazu geeignet ist, mit den
Montageschlitzen (63) zusammenzuwirken, die in den Schalen (C1, C2) vorgesehen sind.
9. Elektrischer Verbinder nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß
die Schalen (C1, C2) sich längs einer Verbindungsfläche (PJ) zusammensetzen lassen,
die aus zusammenwirkenden, in Längsrichtung verlaufenden Schultern (64 bis 67) gebildet
ist.
10. Elektrischer Verbinder nach einem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß
wenigstens seine zusammengesetzten Schalen mit Schrauben aneinander befestigt sind.
1. Electrical connector (CE) including a module carrier (PM) and a wiring chamber (CC)
which are separate but adjacent, said module carrier having a plurality of connection
modules (MC) which form, on the side opposite said wiring chamber, a plug-in face
(FE) enabling said connector to be connected to a complementary electrical connector,
which is similar or different, but which is provided with a complementary plug-in
face and, on the side facing said wiring chamber, a connection face (FB) for the ends
of electrical conductors (5) penetrating into said wiring chamber via ducts (CH) solidly
fastened to the wall thereof, said modules being provided with connection members
(8) passing through them in order to provide the electrical connections between said
plug-in face and said connection face, characterized:
- in that said wiring chamber (CC) consists of two shells (C1, C2) which can be joined
together, as well as to said module carrier (PM);
- in that said ducts (CH) consist of two half-ducts (30, 40) which can be joined longitudinally;
and
- in that said ducts (CH) are held solidly fastened to said wiring chamber by being
trapped between said two joined shells (C1, C2).
2. Electrical connector according to Claim 1, characterized in that each half-duct (30,
40) is provided with a transverse base platelet (32, 37), in that said platelets form,
after joining said half-ducts, transverse base plates (36) for said ducts and in that
slots are provided in the thickness of side walls (52) of said shells in order to
serve as a housing for said transverse base plates (36).
3. Electrical connector according to Claim 1 or 2, characterized in that each half-duct
(40) has a semicircular section.
4. Electrical connector according to Claim 1 or 2, characterized in that each half-duct
(30) has a U-shaped section.
5. Electrical connector according to one of Claims 1 to 4, characterized in that said
half-ducts are joined along a longitudinal junction plane (33, 41) formed by interacting
longitudinal shoulders (34, 35).
6. Electrical connector according to one of Claims 2 to 5, characterized in that the
free edge (55) of said side walls (52) of said shells includes, plumb with said slots
(54), cut-outs (56) of shape corresponding to the external shape of said ducts (CH).
7. Electrical connector according to one of Claims 1 to 6, characterized in that said
module carrier (PM) includes, on the side of said wiring chamber (CC), a frame (50)
surrounding said connection face (FB) and serving for the solid fastening of said
shells to said module carrier.
8. Electrical connector according to Claim 7, characterized in that said frame (50) includes
a projecting peripheral rim (62), capable of interacting with assembly slots (63)
provided in said shells (C1, C2).
9. Electrical connector according to one of Claims 1 to 8, characterized in that said
shells (C1, C2) are joined along a junction plane (PJ) formed by interacting longitudinal
shoulders (64 to 67).
10. Electrical connector according to one of Claims 1 to 9, characterized in that at least
its joined shells are fixed to each other by screws.