[0001] L'invention concerne un dispositif pour répartir la pression d'un ski, tel que notamment
un ski alpin, sur sa surface de glisse.
[0002] L'invention concerne également un ensemblé d'éléments de fixation de ski alpin avant
et arrière, ainsi qu'un ski alpin, équipés d'un tel dispositif.
[0003] Les skis qui sont utilisés pour la pratique du ski alpin sont constitués par des
planches relativement longues, sur lesquelles les chaussures du skieur sont retenues
par des éléments de fixation avant et arrière. La chaussure et les éléments de fixation
se trouvent approximativement dans la zone médiane du ski, qui est appelée couramment
le patin. Les skis présentent en eux-mêmes, au repos, une cambrure naturelle, par
laquelle le patin est surélevé naturellement par rapport à l'extrémité avant du ski,
ou spatule, et l'extrémité arrière du ski, ou talon. En outre, les skis présentent
une flexibilité, qui tient à leur structure interne. Lors de la pratique du ski, le
ski se déforme de manière élastique en réponse aux différentes sollicitations auxquelles
il est soumis de la part du skieur, mais aussi de la part du terrain sur lequel il
glisse.
[0004] La sollicitation principale à laquelle le ski est soumis est constituée par le poids
du skieur, et par la réaction à laquelle la surface de glisse soumet le ski.
[0005] Le ski est également sollicité par les éléments de fixation. Il est en effet connu
que les éléments de fixation pincent la chaussure selon une direction longitudinale.
La réaction à cette action de pincement est transmise par les éléments de fixation
au ski. Cette réaction, toutefois, présente une nature différente selon le mode d'assemblage
de l'élément de fixation arrière au ski. En effet, certains éléments de fixation arrière
sont assemblés directement au ski, alors que d'autres sont assemblés à l'élément de
fixation avant par un lien inextensible, tel qu'une lame métallique qui s'étend sous
la chaussure.
[0006] Le ski est également influencé par la position du skieur au-dessus de ses chaussures,
selon qu'il porte son poids vers l'avant ou vers l'arrière.
[0007] Il est connu que l'on peut modifier le comportement du ski sur la neige, notamment
sa facilité de déclenchement dans les virages, sa qualité de conduite en virage ou
en ligne droite, en influant sur la cambrure du ski, ou bien en jouant sur la répartition
longitudinale de la pression du ski sur la neige. En jouant sur cette répartition
de pression, il est connu que l'on peut rendre le ski plus ou moins pivotant ou plus
ou moins guidant, c'est-à-dire que l'on peut favoriser son aptitude à virer facilement,
et à présenter une grande stabilité de conduite. Pour les skis qui sont actuellement
commercialisés, la répartition de pression du ski sur la neige est déterminée principalement
par la structure interne du ski, et par le mode d'assemblage des éléments de fixation
au ski, c'est-à-dire avec ou sans lame de liaison entre les éléments avant et arrière.
La répartition de pression peut aussi être influencée par l'intensité de poussée que
l'on donne aux ressorts de recul qui détermine le pincement de la chaussure entre
ses éléments de fixation.
[0008] Il existe des dispositifs avec pièce rapportée qui permettent de modifier la répartition
de pression du ski sur la neige. Ainsi, la demande de brevet européen n° 183 586 décrit
une lame de matériau élastique de type lame à ressort rapportée au-dessus du ski,
entre les éléments de fixation et le ski. Cette lame présente, au niveau de ses extrémités
avant et arrière, des curseurs par lesquels transite verticalement une partie des
efforts auxquels le ski est soumis. Ce dispositif présente toutefois l'inconvénient
d'avoir des performances modestes pour un encombrement important. Il est adapté pour
le cas où les deux pieds du skieur sont en appui pour le même ski, pour éviter que
tout le poids du skieur soit concentré dans la zone du patin. Par contre, il est mal
adapté dans le cas d'une paire de skis traditionnels.
[0009] On connaît également, d'après la demande de brevet européen n° 409 749, un dispositif
constitué par une plaque surélevée par rapport à la surface supérieure du ski, maintenue
entre deux butées longitudinales. Des moyens élastiques d'amortissement sont intercalés
entre la plaque et les butées, et la précontrainte exercée sur ces moyens élastiques
est réglable. Les fixations sont montées, quant à elles, sur la plaque. Ce dispositif
donne de bons résultats, mais son inconvénient est que les éléments de fixation sont
solidaires de la plaque rapportée et non du ski lui-même. D'autres dispositifs du
même type sont décrits par exemple dans le brevet américain n° 2 560 693, et le brevet
allemand n° 22 59 375.
[0010] Pour ces dispositifs, il convient de remarquer que l'influence qu'ils exercent sur
la flexion du ski est de type statique, c'est-à-dire qu'elle ne tient pas compte de
la position du skieur sur ses skis au cours de la glisse.
[0011] Un des buts de l'invention est de proposer un dispositif qui permette de modifier,
de manière dynamique, la répartition de pression d'un ski sur sa surface de glisse,
c'est-à-dire qui tienne compte, au cours de la glisse, de la position du skieur sur
ses skis, et de l'effort de poussée verticale du skieur sur ses skis.
[0012] Un autre but de la présente invention est de proposer un dispositif qui donne par
ailleurs à la chaussure un effet de suspension au cours de la glisse.
[0013] Un autre but de l'invention est de proposer un dispositif qui permette de compenser
les augmentations momentanées de la pression qu'une partie du ski exerce sur la neige,
en reportant vers une autre partie du ski cette pression additionnelle.
[0014] Un autre but de l'invention est de proposer un dispositif qui présente par ailleurs
des qualités d'amortissement des extrémités du ski pour des vibrations verticales.
[0015] D'autres buts et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description
qui va suivre, cette description étant toutefois donnée à titre indicatif, et non
limitatif.
[0016] Le dispositif selon l'invention est défini dans la revendication 1.
[0017] Des formes de réalisation particulières sont présentées dans les revendications dépendantes
2 à 23.
[0018] L'invention sera mieux comprise en se référant à la description ci-dessous, ainsi
qu'aux dessins en annexe qui en font partie intégrante.
[0019] La figure 1 est une vue générale de côté d'un ski équipé d'éléments avant et arrière
de fixation, et d'un dispositif selon une mise en oeuvre non limitative de l'invention.
[0020] La figure 2 est une vue de dessus du ski représenté en figure 1.
[0021] La figure 3 représente, en vue de côté et en coupe partielle, le ski de la figure
1 dans la zone du patin.
[0022] La figure 4 représente, en vue de côté, et en coupe partielle, la partie avant du
ski de la figure 1.
[0023] La figure 5 est une vue de dessus, en coupe partielle, par un plan horizontal du
dispositif représenté en figure 4.
[0024] La figure 6 représente en perspective l'embase qui supporte l'élément de fixation
arrière.
[0025] La figure 7 est une vue en perspective éclatée au niveau du palpeur et des moyens
de liaison qui sont situés sous le palpeur.
[0026] La figure 8 est une vue de côté en coupe partielle au niveau de l'élément de fixation
arrière, dans sa position de repos.
[0027] La figure 9 est une vue semblable à la figure 8, le palpeur étant sollicité verticalement
vers le bas.
[0028] La figure 10 représente, en vue de côté, et en coupe partielle, les deux parties
de la latte avant, dans leur position de repos.
[0029] La figure 11 représente ces deux parties dans une position de travail.
[0030] La figure 12 est une vue de dessus de ces deux parties dans la position de travail.
[0031] La figure 13 illustre une variante de réalisation du dispositif représenté dans la
figure précédente.
[0032] La figure 14 est une vue partielle en perspective éclatée au niveau du palpeur et
des moyens de liaison sous le palpeur pour le dispositif représenté dans la figure
13.
[0033] Les figures 15 et 16 illustrent une variante de réalisation du mode de réalisation
précédent.
[0034] Les figures 17 à 19 illustrent des variantes de réalisation des moyens de liaison
entre le palpeur et les raidisseurs.
[0035] Dans la figure 1, on a représenté, pour illustrer l'invention, un ski 1 qui est équipé
notamment d'un élément de fixation avant 2, et d'un élément de fixation arrière 3.
Ces deux éléments de fixation 2 et 3 sont destinés à retenir les extrémités avant
et arrière d'une chaussure sur le ski. Le ski 1 est composé de deux éléments, une
embase inférieure 4, et une lame de raidissement supérieure 5. L'embase inférieure
4 présente une forme allongée, et c'est elle qui est au contact de la neige. Son extrémité
avant 6 est relevée pour former la spatule du ski. Son extrémité arrière 7 constitue
le talon du ski. Les éléments de fixation 2 et 3 sont solidarisés à l'embase dans
sa zone centrale 8, qui est également appelée le patin.
[0036] La lame de raidissement 5 présente également une forme allongée, et elle s'étend
au-dessus de l'embase 4. Selon la figure 2, la largeur de la lame de raidissement
5 est constante et inférieure à celle de l'embase 4. Ceci n'est pas limitatif, et
la lame de raidissement 5 pourrait présenter une largeur variable sur sa longueur.
L'épaisseur de la lame de raidissement 5 peut être également variable sur la longueur
de cette lame, et dans les figures, l'épaisseur de la lame de raidissement 5 est diminuée
dans la zone du patin. Ceci n'est pas non plus limitatif.
[0037] La lame de raidissement est réalisée en tout matériau approprié apte à transmettre
sur sa longueur une sollicitation de compression. De préférence, le matériau de la
lame est choisi pour que la lame présente aussi une élasticité en flexion dans un
plan vertical. Par exemple, elle est réalisée en matériau composite éventuellement
chargé de fibres.
[0038] La lame de raidissement 5 s'étend au-dessus de l'embase 4, depuis une zone qui est
située dans la partie avant du ski, c'est-à-dire entre la spatule 6 et le patin 8,
jusqu'à une zone située dans la partie arrière du ski, c'est-à-dire entre le talon
7 et le patin 8. La lame de raidissement 5 s'étend librement au-dessus de l'embase
dans sa zone centrale, et elle solidarisée à l'embase 4 au niveau de ses extrémités.
[0039] En se référant à la figure 1, la lame de raidissement 5 est solidarisée, à son extrémité
avant 10 et son extrémité arrière 12, à la surface supérieure de l'embase 4, ces zones
étant situées approximativement au quart avant et au quart arrière du ski.
[0040] Les extrémités de la lame 5 sont solidarisées à l'embase 4 par tout moyen approprié,
par exemple par vissage, par collage ou par soudure. Elles peuvent être également
solidarisées par des embouts liés à l'embase contre lesquels elles sont en butée.
Egalement, une couche de matériau présentant des caractéristiques amortissantes peut
être interposée entre les extrémités de la lame de raidissement et la surface supérieure
de l'embase.
[0041] Les éléments de fixation avant 2 et arrière 3 sont reliés solidairement à l'embase
4 du ski.
[0042] Les figures 3 à 5 montrent que l'élément de fixation avant 2 est monté sur une plaque
de base 13, qui présente en coupe transversale une forme de cavalier. Cette plaque
de base 13 chevauche la lame de raidissement 5, elle repose sur la surface supérieure
de l'embase 4 par ses bords latéraux. La plaque de base 13 présente, dans sa partie
inférieure, un évidement longitudinal 17 à l'intérieur duquel la lame de raidissement
5 peut coulisser librement selon une direction longitudinale.
[0043] Selon le mode de réalisation illustré, des vis 18 assurent la solidarisation de l'élément
de fixation avant 2 et de la plaque de base 13 à l'embase. Tout autre moyen approprié
pourrait cependant convenir aussi.
[0044] Les figures 3 et 6 montrent par ailleurs que l'élément de fixation arrière 3 est
monté sur le ski par l'intermédiaire d'une plaque de base 14 qui est solidarisée à
l'embase 4 par tout moyen approprié, et dans l'exemple illustré, par des vis 20 situées
sur les bords latéraux de la plaque de base. De même que la plaque de base avant,
la plaque de base arrière 14 présente un évidement longitudinal 21 à l'intérieur duquel
la lame de raidissement 5 est engagée selon une direction longitudinale, et peut coulisser
librement. Dans le mode de réalisation illustré dans la figure 6, l'élément 21 n'est
fermé, dans sa partie supérieure, que sur l'arrière par un tasseau transversal 22
qui relie les deux bords latéraux de l'embase 14.
[0045] Il convient de souligner que les plaques de base 13 et 14 assurent la liaison entre
les éléments de fixation 2 et 3 et l'embase 4 du ski, mais également ils ont pour
rôle de retenir verticalement la lame de raidissement 4 pour éviter son flambage,
et donc pour la maintenir à proximité de la surface supérieure de l'embase.
[0046] Egalement, il faut remarquer que les plaques de base 13 et 14 sont solidaires de
l'embase 4, et non de la lame 5. Les plaques d'appui associées aux éléments de fixation
2 et 3, sur lesquelles la chaussure repose, et les éléments de fixation eux-mêmes
qui retiennent la chaussure sont donc aussi reliés à l'embase du ski. On garde ainsi
de bonnes qualités de conduite du ski car les efforts entre l'embase et la chaussure
transitent directement sans passer par la lame 5.
[0047] Lors de la pratique du ski, la lame de raidissement 5 influence la flexion de l'embase
4 de différentes manières. Tout d'abord, la lame de raidissement 5, par sa partie
avant et sa partie arrière, ramène, dans la zone du patin, les sollicitations à la
flexion de l'extrémité avant ou l'extrémité arrière de l'embase. En d'autres termes,
si le ski est sollicité à la flexion vers le haut dans sa zone de la spatule, la partie
avant de la lame de raidissement 5 ramène, dans la zone du patin, cette sollicitation
à la flexion, qui peut se traduire sous la forme d'un coulissement longitudinal de
la lame par rapport à l'embase de faible amplitude ou d'une sollicitation en compression
ramenée par la lame. Il en est de même pour le talon.
[0048] Parallèlement, la lame 5 peut générer sur l'extrémité avant ou l'extrémité arrière
du ski des contraintes de flexion. Par exemple, une poussée longitudinale vers l'avant,
exercée sur la partie avant de la lame 5, est transmise à l'embase 4, dans sa zone
avant, sous la forme d'un moment de flexion qui tend à faire plonger vers la neige
l'extrémité avant du ski. Il en est de même pour une poussée longitudinale vers l'arrière
qui s'exercerait dans la partie arrière de la lame de raidissement 5, cette poussée
générerait un moment de flexion de l'extrémité arrière du ski qui tendrait à faire
plonger cette extrémité vers la neige. Le moment de flexion s'exerce principalement
sur le ski au niveau des extrémités 10 et 12 de la lame qui sont solidaires de l'embase
4.
[0049] Dans l'hypothèse où la lame de raidissement 5 se comporte selon une direction longitudinale
comme un ensemble monobloc, une sollicitation de flexion de l'embase, captée au niveau
d'une extrémité du ski, sera transmise à l'autre extrémité sous la forme d'un moment
de flexion. Ainsi, une sollicitation à la flexion vers le haut de la partie avant
du ski génère un moment de flexion vers le bas de la partie arrière. Inversement,
une sollicitation vers le haut de la partie arrière génère par réaction un moment
de flexion vers le bas de la spatule. Ces différentes sollicitations se déroulent
au cours de la glisse, ou bien à cause du relief que le ski rencontre sur son chemin,
ou bien à cause de la position du skieur sur ses skis. Une sollicitation à la flexion
d'une extrémité du ski s'accompagne le plus souvent d'une augmentation locale de la
pression qu'exerce le ski sur la neige au niveau de cette extrémité. Cette augmentation
locale de pression est reportée par la lame 5 vers l'autre extrémité du ski qu'elle
tend à faire plonger vers la neige. On augmente ainsi l'accroche sur la neige de la
partie du ski qui n'est pas sollicitée à la flexion, ce qui rééquilibre la répartition
de pression du ski sur la neige.
[0050] Dans le cas où la lame de raidissement 5 est constituée de deux parties qui ne constituent
pas un ensemble monobloc selon une direction longitudinale, les sollicitations captées
par chacune des parties sont ramenées dans la zone du patin ; inversement, il est
possible de générer, depuis la zone du patin, des forces de poussée longitudinale
sur la partie avant ou la partie arrière de la lame, qui génèrent à leur tour des
moments de flexion de l'extrémité avant ou de l'extrémité arrière de l'embase.
[0051] Par ailleurs, les parties avant et arrière de la lame de raidissement 5 présentent
respectivement une flexibilité élastique dans le plan vertical et longitudinal défini
par le ski. Elles jouent donc également, sur les parties avant et arrière de l'embase
4, un rôle d'amortissement pour les vibrations verticales.
[0052] Le dispositif qui fait l'objet de la présente invention présente également un organe
palpeur, qui est en liaison avec la semelle de chaussure, et qui est apte à capter
au moins les sollicitations verticales vers le bas qu'exerce sur lui la semelle.
[0053] Le dispositif comprend par ailleurs des moyens de liaison entre l'organe palpeur
et la lame de raidissement 5, qui transforment les sollicitations verticales de la
chaussure en une ou deux forces de poussée longitudinale au niveau de la lame de raidissement
5, orientées vers l'extrémité avant et/ou l'extrémité arrière de celle-ci.
[0054] Ainsi, l'organe palpeur, les moyens de liaison et la lame de raidissement 5 sont
capables de générer des moments de flexion de l'extrémité avant et/ou l'extrémité
arrière du ski à partir des sollicitations verticales que la chaussure exerce sur
l'organe palpeur. Ceci vient se superposer à la fonction de transmission avant-arrière
qui a été décrite précédemment. De ce fait, un moment de flexion peut être généré
au niveau d'une extrémité du ski, ou bien par une sollicitation en flexion qui se
produit au niveau de l'autre extrémité, ou bien par une sollicitation verticale de
la chaussure.
[0055] Selon le mode de réalisation illustré dans les figures, l'organe palpeur est constitué
par la plaque d'appui 25, qui est associée à l'élément de fixation arrière 3, et sur
laquelle repose l'extrémité arrière de la semelle de chaussure.
[0056] D'une manière connue, le corps de l'élément de fixation arrière 3 est monté coulissant
le long d'une glissière 26, et la plaque d'appui 25, qui constitue l'organe palpeur,
prolonge la glissière 26 qui est par ailleurs reliée à la plaque de base 14, dans
sa partie arrière, par un axe d'articulation horizontal et transversal 28. La plaque
de base 14 présente en fait deux ailes longitudinales et verticales 29 et 30, entre
lesquelles passe la lame de raidissement 5, et entre lesquelles est située la plaque
de base 14. Ces ailes portent l'axe 28 dans leur partie arrière. La glissière 26,
et donc l'organe palpeur 25, ont un mouvement de rotation autour de l'axe 28 dans
le plan vertical et longitudinal médian défini par le ski. Par contre, l'axe 28 n'autorise
pas un mouvement de roulis du palpeur 25.
[0057] Les sollicitations verticales de la chaussure sont absorbées par le mouvement vertical
du palpeur 25 autour de l'axe 28. Les sollicitations transversales de roulis sont
par contre transmises directement à l'embase 4 du ski.
[0058] L'axe 28 n'est pas limitatif, et tout autre moyen d'assemblage de l'élément de fixation
3 qui assure un mouvement vertical de l'organe palpeur 25 peut convenir.
[0059] De préférence, le mouvement de rotation de la glissière 26 est limité vers le bas
et vers le haut. Les moyens de limitation sont représentés dans les figures par une
goupille horizontale et transversale 32, située dans la partie avant de la glissière
26. Les extrémités de la goupille 32 circulent dans des lumières orientées verticalement
33 et 34 qui sont portées respectivement par les ailes 29 et 30 de la plaque de base
14. Le mouvement de rotation est limité par la venue en butée des extrémités de la
goupille 32 dans la partie haute ou la partie basse des lumières 33 et 34.
[0060] Eventuellement, un ressort ou un bloc amortisseur peut être placé entre la glissière
26 et la plaque de base 14 pour rappeler la glissière vers le haut et contrarier ou
amortir son mouvement vers le bas.
[0061] Les moyens de liaison qui relient l'organe palpeur 25 à la lame de liaison 5 sont
notamment visibles dans la figure 7. Selon cette figure, la lame de raidissement 5
est en deux parties, c'est-à-dire une Patte avant 37 et une Patte arrière 38 qui se
rejoignent au niveau de l'organe palpeur 25.
[0062] Les moyens de liaison comprennent un basculeur 35 qui, vu de côté, présente approximativement
une forme de L avec une branche verticale 35a et une branche horizontale 35b. Le basculeur
35 est suspendu autour d'un axe 36 qui est situé dans la partie supérieure de sa branche
verticale 35a. L'axe 36 est lui-même porté, au niveau de ses extrémités, par les ailes
29 et 30 de la plaque de base 14, au niveau de deux trous oblongs 39 et 40 qui sont
orientés selon une direction horizontale et longitudinale. Egalement, l'axe 36 traverse
l'extrémité avant de la latte arrière 38 qui présente de préférence à ce niveau une
pièce d'embout 42. L'axe 36 assure ainsi la liaison entre la latte arrière et les
moyens de liaison.
[0063] Un axe 43 est par ailleurs situé dans la partie centrale du basculeur 35, c'est-à-dire
sous le niveau de l'axe 36, à la jonction des branches verticale et horizontale. L'axe
43 assure la liaison par articulation entre le basculeur 35 et l'extrémité arrière
de la latte avant 37.
[0064] Le basculeur 35 comprend également, au niveau de l'extrémité libre de sa branche
horizontale 35b, une zone d'appui 45 sur laquelle l'organe palpeur 25 vient reposer
selon une direction verticale par l'intermédiaire de la glissière 26. Dans l'exemple
illustré, la zone d'appui 45 est en deux parties qui sont situées de part et d'autre
de l'extrémité avant 42 de la latte arrière 38. La glissière vient reposer, selon
une direction verticale, sur les zones d'appui 45 par deux patins latéraux 46.
[0065] L'ensemble qui vient d'être décrit est dimensionné de telle façon que le basculement
de la glissière 26 puisse se produire, dans un plan vertical et longitudinal autour
de l'axe 28, sur une amplitude définie par l'axe 32 et les lumières 33 et 34 que les
extrémités de l'axe parcourent. Au cours de ce mouvement, les patins latéraux 46 de
la glissière 26 sont en appui sur les zones 45 du basculeur 35, et provoquent sa rotation
autour de son axe 36 qui est porté par les trous oblongs 39 et 40. Le mouvement de
rotation du basculeur 35, résultant d'un mouvement vers le bas de l'organe palpeur
25, provoque un éloignement relatif des lattes avant et arrière 37 et 38 selon une
direction longitudinale. Inversement, le rapprochement relatif des lattes 35 et 38
correspond à la rotation du basculeur en sens inverse, et à la remontée de l'organe
palpeur 25.
[0066] De préférence, au repos, c est-à-dire en position normale de ski, les lattes transmettent
au basculeur une précontrainte de compression qui tend à maintenir l'organe palpeur
25 en position haute.
[0067] Des moyens de butée limitent par ailleurs le rapprochement relatif des Pattes 37
et 38, c'est-à-dire assurent une solidarisation des lattes pour un mouvement longitudinal
dans le sens d'un rapprochement.
[0068] Ces moyens sont constitués dans le mode de réalisation illustré par les extrémités
de la goupille 32 et les lumières 33 et 34 de l'élément de fixation arrière.
[0069] En effet, lorsque la goupille 32 est en butée vers le haut dans les lumières 33 et
34, le mouvement de rotation du basculeur 35, dans le sens d'un rapprochement relatif
des lattes 37 et 38, est bloqué. Par contre, l'ensemble des deux lattes 37 et 38 et
le basculeur 35 peuvent encore se translater selon une direction longitudinale car
l'axe 36 du basculeur peut se déplacer dans les trous oblongs 39 et 40. Les deux Pattes
deviennent solidaires l'une de l'autre pour toute sollicitation longitudinale de rapprochement
relatif.
[0070] Ceci n'est pas limitatif, d'autres moyens pourraient convenir, par exemple, les extrémités
des lattes 37 et 38 pourraient être prévues pour venir en butée l'une contre l'autre
par contact direct.
[0071] L'axe 36, autour duquel le basculeur 35 est suspendu, est situé à une hauteur suffisante
par rapport à la surface supérieure de l'embase 4, pour que la rotation du basculeur
35 et les mouvements de translation des lattes avant et arrière 37 et 38 puissent
se faire sans interférence avec la surface supérieure de l'embase 4. En particulier,
les extrémités des lattes 35 et 38 sont légèrement surélevées par rapport à l'embase
4 à ce niveau.
[0072] Par ailleurs, l'ensemble constitué par la latte avant 37, le basculeur 35 et la latte
arrière 38 peut se translater selon une direction longitudinale vers l'avant ou vers
l'arrière. Cette translation est permise étant donné que l'axe 36 est porté par les
ailes de l'embase 4, au niveau de trous oblongs 39 et 40.
[0073] Ainsi, la translation d'une Patte dans le sens d'un rapprochement de l'autre peut
provoquer ou bien la rotation du basculeur 35 autour de son axe 36, ou bien la translation
longitudinale du basculeur 35 et de l'autre latte, par translation de l'axe 36 dans
les trous oblongs 39 et 40, ou bien une combinaison de ces deux mouvements.
[0074] Les figures 8 et 9 illustrent le fonctionnement du dispositif qui vient d'être décrit.
[0075] Dans la figure 8, l'extrémité arrière de la chaussure n'exerce pas de sollicitation
verticale vers le bas sur le palpeur 25, ou plutôt la force verticale que la chaussure
exerce sur le palpeur 25 est inférieure à la précontrainte verticale vers le haut,
à laquelle le dispositif soumet le palpeur. L'axe 32 se trouve en butée vers le haut
dans les lumières 33 et 34 de la plaque de base 14. L'axe 36, autour duquel est suspendu
le basculeur 35, se trouve approximativement dans la partie centrale des trous oblongs
39 et 40 que présente la plaque de base 14.
[0076] Les lattes 37 et 38 sont solidaires l'une de l'autre pour une sollicitation de rapprochement
relatif.
[0077] Dans cette configuration, comme cela a été dit précédemment, si l'extrémité avant
du ski est soumise à une sollicitation en flexion, tout l'ensemble constitué par la
latte avant 37, le basculeur 35, et la latte arrière 38 se translate vers l'arrière.
Ceci a pour effet de générer, au niveau de l'extrémité arrière du ski, un moment de
flexion tendant à faire plonger cette extrémité arrière en direction de la neige.
L'inverse est également vrai, c'est-à-dire qu'une sollicitation en flexion de l'extrémité
arrière du ski tend à faire plonger l'extrémité avant vers l'avant. Lors d'une telle
translation vers l'avant ou l'arrière, le basculeur 35 se déplace selon une direction
longitudinale sous les patins 46.
[0078] Dans la figure 9, la chaussure exerce, sur le palpeur 25, une force verticale additionnelle
vers le bas schématisée par la flèche P. Cette force provoque le basculement vers
le bas du palpeur 25 et de la glissière 26, l'axe 32 circule dans les lumières 33
et 34. Le basculeur 35 est entraîné en rotation autour de l'axe 36, ce qui provoque
un éloignement relatif des lattes avant et arrière 37 et 38, ce que l'on a traduit
dans les figures par des poussées P1 orientée vers l'avant et P2 orientée vers l'arrière.
Ces poussées P1 et P2 génèrent respectivement des moments de flexion de l'extrémité
avant et de l'extrémité arrière du ski.
[0079] Dans cette position du système, comme précédemment, une sollicitation en flexion
de l'extrémité avant ou arrière du ski est transmise par les lattes 37 et 38 et le
basculeur 35 à l'autre extrémité du ski, sous la forme d'un moment de flexion qui
vient s'ajouter au moment de flexion engendré par la poussée P.
[0080] Une telle sollicitation peut aussi provoquer la rotation du basculeur dans le sens
d'un rapprochement des lattes 37 et 38, et par là, la remontée du palpeur 25.
[0081] Ainsi, l'augmentation de la pression d'une extrémité du ski sur la neige, due au
relief ou à la position du skieur, est absorbée et renvoyée vers l'autre extrémité
du ski qui est soumise à un moment de flexion additionnel tendant à faire plonger
cette extrémité vers la neige. Dans le cas où le skieur modifie sa position d'équilibre
sur ses skis, et en particulier, déplace vers l'arrière le point d'application de
la sollicitation verticale que la chaussure exerce sur ses appuis, la poussée P augmente,
ce qui génère un moment de flexion additionnel sur l'extrémité avant et l'extrémité
arrière du ski.
[0082] Lorsque le skieur reprend une position normale, c'est-à-dire que la sollicitation
P diminue, l'embase 4 et les lattes 37 et 38 ramènent le basculeur 35 dans sa position
initiale, ce qui repousse le palpeur 25 et la chaussure dans leur position haute.
[0083] Selon l'intensité de la poussée P exercée par la chaussure, le palpeur descend et
remonte. Ceci réalise une suspension élastique de la chaussure selon une direction
verticale. Par ailleurs, le palpeur 25 ne réagit pas à des sollicitations purement
latérales étant donné son articulation autour de l'axe 28. Ces sollicitations transitent
directement entre la chaussure et l'embase 4.
[0084] De préférence, la lame de raidissement 5 présente au repos une précontrainte de compression
de façon à pouvoir ramener le palpeur 25 vers le haut lorsque le skieur est en appui
normal sur son ski. Selon un mode préférentiel de réalisation, cette précontrainte
peut être établie ou bien annulée en fonction de la présence ou de l'absence de la
chaussure. Une telle construction est illustrée dans la figure 10 à 12. Selon cette
construction, la latte avant 37 présente, dans sa partie arrière, deux éléments articulés
à la manière d'une genouillère 48 et 49 qui s'étendent selon une direction longitudinale
de l'embase 4. Les deux éléments 48 et 49 sont respectivement articulés, au niveau
de leur extrémité libre, à la latte avant 37, au niveau d'un axe 50, et au basculeur
35, au niveau de l'axe 43 précédemment décrit. En outre, les deux éléments 48 et 49
sont articulés entre eux autour d'un axe horizontal et transversal 51. Dans l'un des
deux éléments, l'élément 49 dans le cas des figures, l'axe 51 est monté dans une lumière
52 orientée selon la direction longitudinale de l'élément. L'axe 51 peut donc coulisser
le long de cette lumière, et il est rappelé élastiquement vers l'extrémité de l'élément
par au moins un ressort 53.
[0085] En l'absence de chaussure, la genouillère const'tuée par les éléments 48 et 49 peut
être ouverte, ce qui supprime toute précontrainte dans la lame de raidissement 5.
Ceci est illustré dans la figure 10. Il se peut alors que le palpeur 25 se place de
lui-même en position basse si aucun moyen de rappel élastique propre ne le maintient
dans sa position haute.
[0086] Les figures 11 et 12 illustrent le cas où les éléments 48 et 49 de la genouillère
sont aplatis, ce qui déplace l'axe 51 dans la lumière 52 contre la force de rappel
du ressort 53. Le ressort de rappel génère alors une précontrainte de compression
dans la lame de raidissement 5.
[0087] Pour éviter que le ressort 53 se comprime de façon additionnelle lors de la pratique
du ski, il est prévu une butée pour accoupler, de façon solidaire, selon une direction
longitudinale, les éléments 48 et 49 de la genouillère. Dans le cas des figures, cette
butée est constituée par une vis micrométrique 55, qui est montée sur une traverse
de l'élément 49, et que l'on vient mettre en butée contre une languette longitudinale
56 de l'élément 48. Ainsi, toutes les sollicitations ou tous les efforts longitudinaux
seront transmis directement d'un élément de la genouillère à l'autre, sans solliciter
le ressort 53.
[0088] Lorsque la chaussure est de nouveau absente, la vis 55 est dévissée, puis la genouillère
peut être cassée pour libérer le ski de la précontrainte.
[0089] Les figures 13 et 14 illustrent une variante de réalisation. Selon cette variante,
la lame de raidissement 5 présente une latte avant 67 et une latte arrière 68, qui
sont réunies entre elles au niveau d'un basculeur 65 semblable au basculeur 35 précédent.
Les Pattes 67 et 68 et le basculeur 65 sont articulés entre eux autour d'un même axe
63 qui est situé dans la partie centrale du basculeur. Ainsi, les deux lattes 67 et
68 sont solidaires l'une de l'autre pour tous les mouvements longitudinaux vers l'avant
ou vers l'arrière. Le basculeur 65 est, quant à lui, relié à la plaque de base 14
de l'élément de fixation arrière, au niveau d'un axe 66 dont les extrémités sont portées
par des orifices 69 et 70 de l'embase 14. Contrairement au cas précédent où le basculeur
35 pouvait avoir un mouvement de rotation et un mouvement de translation ; dans le
cas présent, le basculeur 65 n'a qu'un seul mouvement possible de rotation autour
de son axe 66.
[0090] Dans le cas de cette variante, les sollicitations verticales vers le bas de la chaussure
sur le palpeur 25 sont transmises à la lame de raidissement 5, sous la forme d'une
force de poussée orientée vers l'avant, qui s'exerce aussi bien sur la latte avant
que la latte arrière.
[0091] Parallèlement à cela, une sollicitation en flexion de l'extrémité avant du ski peut
être transmise à la latte arrière, dans la mesure où le palpeur 25 ne se trouve pas
en butée haute, c'est-à-dire où la goupille 32 n'est pas en butée dans les lumières
33 et 34 de la plaque de base 14. D'un autre côté, une sollicitation en flexion de
l'extrémité arrière du ski peut être transmise à la latte avant 67, mais elle provoque
un déplacement de l'axe 63 et un affaissement de l'organe palpeur 25.
[0092] Les figures 15 et 16 illustrent une variante de réalisation, selon laquelle les deux
lattes avant et arrière 67 et 68 ne sont accouplées de façon solidaire que pour un
mouvement de translation vers l'arrière de la Patte 67. Par exemple, ainsi que cela
est illustré, la Patte arrière 68 est en appui simple selon une direction longitudinale
vers l'avant, contre une pièce de liaison 70. C'est cette pièce de liaison 70 qui
est reliée au basculeur 65 et à la latte avant 67, autour de l'axe d'articulation
63. La figure 16 illustre le fonctionnement de cette variante dans le cas où le basculeur
65 est entraîné en rotation sous l'effet d'une poussée P'. La Patte avant 67 est entraînée
alors en translation vers l'avant. Par contre, la Patte arrière 68 est libre de suivre
ou non ce mouvement de translation selon la sollicitation de flexion à laquelle est
soumise l'extrémité arrière du ski. Dans ce cas, les moyens de liaison ne reportent
que vers l'extrémité avant du ski les sollicitations captées par l'organe palpeur
25. Par contre, lorsque le palpeur est en position haute, c'est-à-dire dans le cas
de la figure 15, une sollicitation en flexion qui s'exerce sur l'extrémité arrière
du ski est transmise à la latte avant 67, à partir du moment où la Patte arrière 68
est en butée contre la pièce de liaison 70.
[0093] Les figures 17 à 19 sont relatives à des variantes de réalisation des moyens de liaison
précédemment décrits.
[0094] Selon la figure 17, les moyens de liaison entre l'organe palpeur 25 et la lame de
raidissement 5 sont constitués par un dispositif à genouillère constitué de deux leviers
71 et 72, dont les extrémités libres sont respectivement articulées à l'extrémité
de chacune des Pattes avant et arrière. Le palpeur 25 est en appui au niveau de l'axe
d'articulation 73 qui est commun aux deux leviers 71 et 72. On comprend qu'une poussée
vers le bas du palpeur 25 sur la genouillère provoque un aplatissement de celle-ci,
d'où un éloignement relatif des deux Pattes avant et arrière 88 et 89. De préférence,
selon cette variante, les deux Pattes avant et arrière 88 et 89 sont en butée l'une
contre l'autre, selon une direction longitudinale, lorsque la genouillère est dans
sa position de repos qui correspond à la position haute du palpeur 25. Par exemple,
les extrémités des Pattes 88 et 89 peuvent être équipées de pièces de butée 90 et
91, qui viennent au contact l'une de l'autre, et qui portent par ailleurs les axes
d'articulation auquel les extrémités libres des leviers 71 et 72 sont reliées.
[0095] La figure 18 illustre une autre variante de réalisation, selon laquelle le dispositif
à genouillère est remplacé par une lamelle 92 bombée vers le haut, dont les extrémités
sont reliées à chacune des lattes avant et arrière. Le palpeur 25 est en appui contre
la lame bombée 92 dans la partie centrale de celle-ci. On comprend qu'une sollicitation
verticale vers le bas, exercée par le palpeur sur la lame 92, provoque un aplatissement
de celle-ci, c'est-à-dire un éloignement relatif des lattes avant et arrière 88 et
89.
[0096] La figure 19 représente une autre variante de réalisation, dans le cas où la lame
de raidissement est constituée d'une seule et même pièce. Dans ce cas, la lame de
raidissement porte un palier 93 auquel est articulé un levier oblique 95 orienté de
haut en bas, de l'arrière vers l'avant. L'extrémité libre du levier 95 est en appui
contre une butée longitudinale 96 que la glissière présente sous le palpeur 25. On
comprend qu'un mouvement vers le bas du palpeur 25 tend à faire pivoter le lever 95
vers le ski, ce qui force le palier 93 à se translater vers l'avant du ski.
[0097] Il va de soi que l'invention n'est pas limitée aux différents modes de réalisation
et aux variantes qui ont été décrites. D'autres modes de réalisation et variantes
pourraient en effet être adoptés par l'Homme du métier, sans pour autant sortir du
cadre de l'invention défini par les revendications.
[0098] En outre, l'organe palpeur 25 pourrait être associé à l'élément de fixation avant,
ou bien être indépendant de l'un ou l'autre des éléments de fixation. L'organe palpeur
pourrait être aussi indépendant des plaques d'appui avant et arrière sur lesquelles
la chaussure repose. Par exemple, il pourrait être placé au niveau de la partie centrale
de la chaussure entre ses appuis avant et arrière.
[0099] En particulier, la genouillère qui permet de mettre la lame 5 en précontrainte et
les variantes des moyens de liaison pourraient équiper l'un quelconque des modes de
réalisation qui ont été décrits.
1. Dispositif visant à modifier la répartition de pression d'un ski tel que notamment
un ski alpin sur sa surface de glisse, prévu pour être assemblé à la surface supérieure
d'un ski, le ski étant lui-même équipé de deux éléments de fixation (2, 3) destinés
à retenir une chaussure et situés dans la zone centrale du ski,
comprenant une lame de raidissement (5) qui s'étend librement au-dessus du ski,
et dont les deux extrémités (10, 12) sont prévues pour être respectivement reliées
au ski en avant et en arrière de la zone centrale (8), caractérisé par le fait
que chaque extrémité de la lame est prévue pour être assemblée solidairement au
ski,
et qu'il présente
- un organe palpeur (25) prévu pour être en liaison avec la semelle de chaussure,
apte à capter une poussée verticale (P) d'une extrémité de la chaussure en direction
du ski,
- des moyens de liaison (35, 36, 43, 65, 66, 63) entre l'organe palpeur (25) et la
lame de raidissement (5) pour transmettre à la lame de raidissement, sous la forme
d'au moins une force orientée selon la direction horizontale et longitudinale de la
lame en direction de l'une au moins de ses extrémités, une partie au moins de la poussée
verticale (P) de la chaussure vers le bas captée par l'organe palpeur.
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'organe palpeur
(25) est mobile selon une direction verticale, et que son mouvement vertical est limité
au moins vers le haut par une butée (32, 33, 34).
3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la lame de raidissement
(5) est composée de deux Pattes avant et arrière (37, 38) situées dans le prolongement
l'une de l'autre, qui sont par ailleurs mobiles l'une relativement à l'autre selon
une direction longitudinale.
4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les moyens de liaison
entre l'organe palpeur et la lame de raidissement comprennent un basculeur (35) à
deux branches qui présente deux axes d'articulation horizontaux et transversaux (36,
43) pour l'extrémité de chacune des lattes (37, 38), et qui présente par ailleurs
une zone d'appui (45) sur laquelle le palpeur (25) exerce la poussée verticale (P)
transmise par la chaussure, de telle façon qu'une poussée (P) de la chaussure verticale
vers le bas entraîne une rotation du basculeur dans le sens d'un éloignement relatif
des deux lattes (37, 38) de la lame (5).
5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le basculeur (35)
est suspendu autour d'un axe d'articulation (36) dont les extrémités sont portées
par un élément (14) solidaire de l'embase (4) au niveau d'orifices oblongs (39, 40)
orientés selon une direction longitudinale, de telle façon que le basculeur (35) puisse
se translater selon une direction longitudinale.
6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que l'axe (36), auquel
le basculeur (35) est suspendu, est situé dans la partie supérieure du basculeur,
et que cet axe (36) est également l'axe d'articulation de la latte arrière (38) au
basculeur (35).
7. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les moyens de liaison
entre l'organe palpeur et la lame de raidissement comprennent un dispositif à genouillère
orienté selon une direction parallèle à celle de la lame de raidissement, constitué
de deux leviers (71, 72) articulés entre eux autour d'un axe longitudinal et transversal
(73), l'extrémité d'un levier étant reliée à une butée solidaire de l'une des lattes
de la lame de raidissement, l'extrémité de l'autre levier étant reliée à l'autre latte,
et le palpeur (25) venant en appui sur la partie centrale du dispositif à genouillère.
8. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les moyens de liaison
comprennent une lamelle (92) orientée selon une direction longitudinale, dont la partie
centrale est bombée vers le haut, dont une extrémité est reliée solidairement à l'une
des lattes de la lame, dont l'autre extrémité est reliée solidairement à l'autre latte,
et dont la partie centrale bombée reçoit les forces verticales vers le bas captées
par le palpeur (25).
9. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'organe palpeur
(25) repose en appui simple sur la partie des moyens de liaison (35, 71, 72, 73, 92)
qui transmet aux deux lattes (37, 38) la poussée (P) captée par l'organe palpeur (25).
10. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait qu'en l'absence de poussée
verticale de la chaussure sur le palpeur (25), les deux lattes (37, 38) de la lame
sont en appui longitudinal l'une contre l'autre au niveau de leur extrémité adjacente
de façon à transmettre, vers l'une des extrémités de la lame (5), les sollicitations
du ski à la flexion perçues par l'autre extrémité.
11. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la lame de raidissement
(5) se comporte selon une direction longitudinale comme un ensemble monobloc et que
les moyens de liaison (65, 66, 63) transforment la poussée verticale de la chaussure
en une force longitudinale orientée vers une extrémité unique de la lame de raidissement.
12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé par le fait que les moyens de liaison
entre l'organe palpeur et la lame de raidissement comprennent un basculeur (65) à
deux branches, articulé autour d'un axe horizontal et transversal (66) porté par un
élément (14) relié solidairement à l'embase (4), présentant par ailleurs un axe d'articulation
(63) avec la lame de raidissement (5) et une zone d'appui sur laquelle le palpeur
transmet la poussée verticale de la chaussure, de telle façon qu'une force verticale
vers le bas exercée sur le palpeur soit transmise par le basculeur à la lame de raidissement
sous la forme d'une force orientée selon la direction longitudinale de la lame orientée
vers l'avant.
13. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé par le fait que les moyens de liaison
entre l'organe palpeur (25) et la lame de raidissement (5) comprennent un lever incliné
(95) qui s'étend entre un palier (93) solidaire de la lame de raidissement (5) et
à une butée longitudinale (96) mobile verticalement avec le palpeur (25).
14. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la lame de raidissement
(5) est composée de deux lattes avant (67) et arrière (68), que les moyens de liaison
(65) sont connectés à la latte avant (67), et que la latte arrière (68) est reliée
au reste de la latte (5) par un appui simple selon une direction longitudinale vers
l'avant.
15. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par
le fait que la lame de raidissement (5) présente un dispositif de mise sous précontrainte
de compression.
16. Dispositif selon la revendication 15, caractérisé par le fait que l'une des lattes
(37) présente deux éléments (48, 49) articulés entre eux à la manière d'une genouillère
autour d'un axe horizontal et transversal (51) de telle façon qu'en présence de la
chaussure, la genouillère soit aplatie, ce qui génère une précontrainte initiale dans
les deux parties de la lame de raidissement, et qu'en l'absence de chaussure, la genouillère
se casse, ce qui libère la lame de raidissement de sa précontrainte.
17. Dispositif selon la revendication 18, caractérisé par le fait que l'axe d'articulation
(51) des deux éléments (48, 49) de la genouillère est monté coulissant le long de
l'un des éléments dans le sens d'un éloignement de l'autre élément contre la force
de rappel élastique d'au moins un ressort (53).
18. Dispositif selon la revendication 17, caractérisé par le fait qu'il présente un moyen
de rattrapage de jeu (55) qui met en butée, selon une direction longitudinale, les
deux éléments de la genouillère lorsqu'elle se trouve en position aplatie.
19. Ensemble d'éléments de fixation associés à un dispositif selon l'une quelconque des
revendications précédentes, comprenant un élément de fixation avant et un élément
de fixation arrière, chaque élément comprenant un corps, une plaque de base et une
plaque d'appui prévue pour recevoir l'appui d'une extrémité de la semelle de chaussure,
caractérisé par le fait que l'organe palpeur (25) est la plaque d'appui associée à
l'un des éléments de fixation.
20. Ensemble selon la revendication 19 où la plaque d'appui est associée à l'élément de
fixation arrière comprenant un corps monté coulissant le long d'une glissière (26),
caractérisé par le fait que la plaque d'appui qui constitue le palpeur est solidaire
de la glissière (26), et que la glissière (26) est articulée autour d'un axe horizontal
et transversal (28) par rapport à une plaque de base (14) prévue pour être reliée
solidairement au ski.
21. Ensemble selon la revendication 20, caractérisé par le fait que la plaque de base
(14) de l'élément de fixation arrière (3) présente un évidement longitudinal (21)
que traverse la lame de raidissement (5).
22. Ensemble selon la revendication 19, caractérisé par le fait que l'élément de fixation
avant (2) est monté sur une plaque de base avant (13) prévue pour être solidarisée
au ski, qui présente un évidement longitudinal (17) que traverse la lame de raidissement
(5).
23. Ski notamment destiné à la pratique du ski alpin caractérisé par le fait qu'il comprend
un dispositif pour modifier la répartition de pression de l'embase sur la neige selon
l'une quelconque des revendications précédentes.
1. Device intended to modify the pressure distribution of a ski, such as, especially,
an alpine ski adapted to be assembled on the upper surface of the ski, the ski, itself,
being equipped with two binding elements (2, 3) adapted to retain a boot and positioned
in the central zone of the ski,
- comprising a stiffening blade (5) that extends freely above the ski, and in which
the two ends (10, 12) are adapted to be respectively connected to the ski in front
of, and behind, the central zone (8), characterized by the fact that each end of the
blade is adapted to be fixedly connected to the ski, and that it has
- a sensor element (25) designed to be in connection with the sole of the boot and
adapted to capture a vertical thrust (P) of a boot tip in the direction of the ski,
- connection means (35, 36, 43, 65, 66, 63) between the sensor element (25) and the
stiffening blade (5) to transmit at least a portion of the downward vertical thrust
(P) of the boot captured by the sensor element to the stiffening blade, in the form
of at least one force oriented along the longitudinal and horizontal of the blade
in the direction of at least one of its ends.
2. Device according to claim 1, characterized by the fact that the sensor element (25)
is mobile along a vertical direction, and that its vertical movement is limited, at
least upwardly, by an abutment (32, 33, 34).
3. Device according to claim 1, characterized by the fact that the stiffening blade (5)
is comprised of two front and rear laths (37, 38) located in each other's extension,
that are, moreover, mobile with respect to one another along a longitudinal direction.
4. Device according to claim 3, characterized by the fact that the connection means between
the sensor element and the stiffening blade include a tipping element (35) with two
arms that has two horizontal and transverse journal axes (36, 43) for the end of each
of the laths (37, 38), and that has, moreover, a support zone (45) on which sensor
(25) exerts the vertical downward thrust (P) transmitted by the boot, such as a vertical
downward thrust (P) by the boot, causes the rotation of the tipping element in the
direction of a relative distancing of the two laths (37, 38) of the blade (5).
5. Device according to claim 4, characterized by the fact that the tipping element (35)
is suspended about a journal axis (36) whose ends are borne by an element (14) affixed
to base (4) at the level of oblong holes (39, 40) oriented along a longitudinal direction,
such that the tipping element (35) can get translated along a longitudinal direction.
6. Device according to claim 5, characterized by the fact that axis (36) at which tipping
element (35) is suspended, is located at the upper portion of the tipping element,
and that such axis (36) is also the journal axis of the rear lath (38) at the tipping
element (35).
7. Device according to claim 3, characterized by the fact that the connection means between
the sensor element and the stiffening blade comprise a knuckle joint device oriented
along a direction that is parallel to that of the stiffening blade, constituted of
two levers (71, 72) journaled with respect to each other about a transverse and longitudinal
axis (73), the end of one layer being connected to an abutment affixed to one of the
laths of the stiffening blade, the end of the other lever being connected to the other
lath, and sensor (25) coming to rest on the central portion of the knuckle joint device.
8. Device according to claim 3, characterized by the fact that the connection means comprise
a strip (92) oriented along a longitudinal direction, whose central portion is rounded
upwardly, one of whose ends is fixedly connected to one of the laths of the blade,
whose other end is fixedly connected to the other lath, and whose central convex portion
receives the downward vertical forces captured by the sensor (25).
9. Device according to claim 3, characterized by the fact that sensor element (25) rests
in simple support on that portion of the connection means (35, 71, 72, 73, 92) that
transmit the thrust (P) captured by the sensor element (25) to the two laths (37,
38).
10. Device according to claim 6, characterized by the fact that in the absence of a vertical
thrust of the boot on the sensor (25), both laths (37, 38) of the blade are in longitudinal
support against one another at the level of their adjacent end so as to transmit,
towards one of the ends of the blade (5), the flexional biases of the ski perceived
by the other end.
11. Device according to claim 1, characterized by the fact that the stiffening blade (5)
behaves like a monoblock assembly along a longitudinal direction and that the connection
means (65, 66, 63) transform the vertical thrust of the boot into a longitudinal force
oriented towards a single end of the stiffening blade.
12. Device according to claim 11, characterized by the fact that the connection means
between the sensor element and the stiffening blade comprise a tipping element (65)
with two arms, journaled about a transverse and horizontal axis (66) borne by an element
(14) fixedly connected to base (4), having moreover a journal axis (63) with a stiffening
blade (5) and a support zone on which the sensor transmits the vertical thrust of
the boot, such that a downward vertical force exerted on the sensor is transmitted
by the tipping element to the stiffening blade in the form of a force oriented along
the longitudinal direction of the blade oriented towards the front.
13. Device according to claim 11, characterized by the fiat that the connection means
between sensor element (25) and stiffening blade (5) comprise an inclined lever (95)
that extends between a bearing (93) affixed to stiffening blade (5) and to a longitudinal
abutment (96) vertically mobile with sensor (25).
14. Device according to claim 1, characterized by the fact that stiffening blade (5) is
constituted of two front (67) and rear (68) laths, that the connection means (65)
are connected to front lath (67), and that the rear lath (68) is connected to the
remainder of the lath (5) by a simple support along a frontward longitudinal direction.
15. Device according to any of the preceding claims, characterized by the fact that stiffening
blade (5) has a compression pre-stressing device.
16. Device according to claim 15, characterized by the fact that one of the lathe (37)
has two elements (48, 49) journaled with respect to each other in the manner of a
knuckle joint about a horizontal and transverse axis (51) in such a way that in the
presence of the boot, the knuckle joint is flattened, which generates an initial pre-stress
in both portions of the stiffening blade, and thus in the absence of the boot, the
knuckle joint is broken, which releases the stiffening blade from its pre-stress.
17. Device according to claim 18, characterized by the fact that the journal axis (51)
of the two elements (48, 49) of the knuckle joint are slidably mounted along one of
the elements in the direction of a distancing from the other element against the elastic
return force of at least one spring (53).
18. Device according to claim 17, characterized by the fact that it has a backlash elimination
means (55) that places the two elements of the knuckle joint in abutment along a longitudinal
direction when such knuckle joint is in a flattened position.
19. Assembly of binding elements connected to a device according to any of the preceding
claims, comprising a front binding element and a rear binding element, each element
comprising a body, a base plate, and a support element adapted to receive the support
of an end of the boot sole, characterized by the fact that the sensor element (25)
is the support element connected to one of the binding elements.
20. Assembly according to claim 19 where the support element is connected to the rear
binding element comprising a body mounted slidably along a slide (26) characterized
by the fact that the support element that constitutes the sensor is affixed to the
slide (26) and that such slide (26) is journaled about a horizontal and transverse
axis (28) with respect to a base plate (14) provided to be fixedly connected to the
ski.
21. Assembly according to claim 20, characterized by the fact that the base plate (14)
of the rear binding element (3) has a longitudinal recess (21) that crosses the stiffening
blade (5).
22. Assembly according to claim 19, characterized by the fact that the front binding element
(2) is mounted on a front base plate (13) provided to be affixed to the ski, that
has a longitudinal recess (17) that crosses the stiffening blade (5).
23. Ski, especially adapted for alpine skiing, characterized by the fact that it comprises
a device to modify the pressure distribution of the base on the snow as defined by
any of the preceding claims.
1. Vorrichtung zum Modifizieren der Druckverteilung eines Ski, wie zum Beispiel insbesondere
einem Alpinski, auf seiner Gleitoberfläche, wobei die Vorrichtung dazu vorgesehen
ist, auf die obere Oberfläche eines Ski montiert zu werden, wobei der Ski selbst mit
zwei Bindungselementen (2, 3) ausgerüstet ist, die dazu bestimmt sind, einen Schuh
zu halten und die sich in dem zentralen Bereich des Ski befinden, wobei die Vorrichtung
ein Versteifungsblatt (5) aufweist, das sich frei über dem Ski erstreckt und dessen
beide Enden (10, 12) so vorgesehen sind, daß sie jeweils vor und hinter dem zentralen
Bereich (8) mit dem Ski verbunden sind,
dadurch gekennzeichnet, daß jedes Ende des Blattes dazu vorgesehen ist, fest mit dem Ski montiert zu sein, und
daß die Vorrichtung aufweist:
- einen Fühler (25), der dazu vorgesehen ist, daß er in Verbindung mit der Sohle des
Schuhs ist und dazu geeignet ist, einen vertikalen Stoß (P) eines Endes des Schuhs
in Richtung des Ski zu erfassen,
- Verbindungseinrichtungen (35, 36, 43, 65, 66, 63) zwischen dem Fühler (25) und dem
Versteifungsblatt (5), um an das Versteifungsblatt zumindest einen Teil des vertikalen
Stoßes (P) des Schuhs in Richtung nach unten, der durch den Fühler erfaßt worden ist,
in Form von zumindest einer Kraft zu übertragen, die in die horizontale und longitudinale
Richtung des Blattes in Richtung zumindest eines seiner Enden gerichtet ist.
2. Vorrichtung gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der Fühler (25) beweglich
gemäß einer vertikalen Richtung ist und daß seine vertikale Bewegung zumindest in
Richtung nach oben durch einen Anschlag (32, 33, 34) beschränkt ist.
3. Vorrichtung gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das Versteifungsblatt (5)
aus zwei vorderen und hinteren Leisten (37, 38) zusammengesetzt ist, die sich in der
Verlängerung zueinander befinden und die außerdem relativ zueinander gemäß einer longitudinalen
Richtung beweglich sind.
4. Vorrichtung gemäß Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß die Verbindungseinrichtung
zwischen dem Fühler und dem Versteifungsblatt eine Kippvorrichtung (35) mit zwei Schenkein
aufweist, die zwei horizontale und transversale Gelenkachsen (36, 43) für das Ende
jeder der Leisten (37, 38) aufweist und die außerdem einen Abstützbereich (45) aufweist,
auf die der Fühler (25) den vertikalen Stoß (P), der durch den Schuh übertragen wird,
so ausübt, daß ein Stoß (P) des Schuhs vertikal in Richtung nach unten eine Rotation
der Kippvorrichtung in der Richtung einer relativen Entfernung der beiden Leisten
(37, 38) des Blattes (5) mit sich führt.
5. Vorrichtung gemäß Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß die Kippvorrichtung (35)
um eine Gelenkachse (36) aufgehängt ist, deren Enden durch ein Element (14) getragen
werden, das fest mit der Basis (4) auf der Ebene von länglichen Öffnungen (39, 40)
verbunden ist, die gemäß einer longitudinalen Richtung orientiert sind, so daß die
Kippvorrichtung (35) sich gemäß einer longitudinalen Richtung verschieben kann.
6. Vorrichtung gemäß Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß die Achse (36), um die die
Kippvorrichtung (35) aufgehängt ist, sich in dem oberen Abschnitt der Kippvorrichtung
befindet und daß diese Achse (36) gleichfalls die Gelenkachse der hinteren Leiste
(38) der Kippvorrichtung (35) ist.
7. Vorrichtung gemäß Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß die Verbindungseinrichtungen
zwischen dem Fühler und dem Versteifungsblatt eine Kniegelenkvorrichtung aufweisen,
die gemäß einer Richtung parallel zu der des Versteifungsblattes orientiert ist und
die aus bei Hebeln (71, 72) gebildet ist, die untereinander um eine longitudinale
und transversale Achse (73) angelenkt sind, wobei das Ende eines Hebels mit einem
Anschlag verbunden ist, der fest mit einer der Leisten des Versteifungsblattes verbunden
ist, und wobei das Ende des anderen Hebels mit der anderen Leiste verbunden ist und
der Fühler (25) in Abstützung auf den zentralen Abschnitt der Kniegelenkvorrichtung
kommt.
8. Vorrichtung gemäß Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß die Verbindungseinrichtungen
ein Blatt (92) aufweisen, das gemäß einer longitudinalen Richtung ausgerichtet ist
und dessen zentraler Abschnitt in Richtung nach oben gewölbt ist, wobei dessen eines
Ende fest mit einer der Leisten des Blattes verbunden ist, wobei das andere Ende fest
mit der anderen Leiste verbunden ist und wobei der zentrale gewölbte Abschnitt die
vertikalen Kräfte in Richtung nach unten aufnimmt, die von dem Fühler (25) erfaßt
werden.
9. Vorrichtung gemäß Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß der Fühler (25) in Abstützung
einfach auf dem Abschnitt der Verbindungseinrichtungen (35, 71, 72, 73, 92) ruht,
die den Stoß (P), der durch den Fühler (25) erfaßt worden ist, an die beiden Leisten
(37, 38) überträgt.
10. Vorrichtung gemäß Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß bei Nichtvorhandensein eines
vertikalen Stoßes des Schuhs auf den Fühler (25) die beiden Leisten (37, 38) des Blattes
in longitudinaler Abstützung gegeneinander auf der Ebene ihrer benachbarten Enden
sind, um so in Richtung eines der Enden des Blattes (5) die Beanspruchungen des Ski
in der Durchbiegung zu übertragen, die von dem anderen Ende wahrgenommen werden.
11. Vorrichtung gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das Versteifungsblatt (5)
sich gemäß einer longitudinalen Richtung wie eine Monoblockeinheit verhält und daß
die Verbindungseinrichtungen (65, 66, 63) den vertikalen Stoß des Schuhs in eine longitudinale
Kraft, die in Richtung eines einzigen Endes des Versteifungsblattes gerichtet ist,
transformieren.
12. Vorrichtung gemäß Anspruch 11, dadurch gekennzeichnet, daß die Verbindungseinrichtungen
zwischen dem Fühler und dem Versteifungsblatt eine Kippvorrichtung (65) mit zwei Schenkein
aufweisen, die an einer horizontalen und transversalen Achse (66) angelenkt ist, die
durch ein Element (14) getragen ist, das fest mit der Basis (4) verbunden ist, außerdem
eine Gelenkachse (63) mit dem Versteifungsblatt (5) und eine Abstützzone aufweisen,
auf die der Fühler den vertikalen Stoß des Schuhs so überträgt, daß eine vertikale
Kraft in Richtung nach unten, die auf den Fühler ausgeübt wird, durch die Kippvorrichtung
auf das Versteifungsblatt in der Form einer Kraft übertragen wird, die gemäß der longitudinalen
Richtung des nach vorne gerichteten Blattes gerichtet ist.
13. Vorrichtung gemäß Anspruch 11, dadurch gekennzeichnet, daß die Verbindungseinrichtungen
zwischen dem Fühler (25) und dem Versteifungsblatt (5) einen geneigten Hebel (95)
aufweisen, der sich zwischen einem Lager (93), das fest mit dem Versteifungsblatt
(5) verbunden ist, und einem longitudinalen Anschlag (96) erstreckt, der vertikal
mit dem Fühler (25) beweglich ist.
14. Vorrichtung gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das Versteifungsblatt (5)
aus zwei vorderen (67) und hinteren (68) Leisten zusammengesetzt ist, daß die Verbindungseinrichtung
(65) mit der vorderen Leiste (67) verbunden ist, und daß die hintere Leiste (68) mit
dem Rest der Leiste (5) durch eine einfache Abstützung gemäß einer longitudinalen
Richtung in Richtung nach vorne verbunden ist.
15. Vorrichtung gemäß einem der vorangehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß das
Versteifungsblatt (5) eine Vorrichtung zum unter Vordruck setzen aufweist.
16. Vorrichtung gemaß Anspruch 15, dadurch gekennzeichnet, daß eine der Leisten (37) zwei
Elemente (48, 49) aufweist, die untereinander auf die Weise eines Kniegelenkes um
eine horizontale und transversale Achse (51) so angelenkt sind, daß bei Anwesenheit
des Schuhs das Kniegelenk flach ist, was eine anfängliche Vorspannung in den beiden
Teilen des Versteifungsblattes hervorruft, und daß bei Abwesenheit des Schuhs das
Kniegelenk knickt, Was das Versteifungsblatt aus seiner Vorspannung befreit.
17. Vorrichtung gemäß Anspruch 18, dadurch gekennzeichnet, daß die Gelenkachse (51) der
beiden Elemente (48, 49) des Kniegelenks gleitend längs dem einen der Elemente in
der Richtung einer Entfernung vom anderen Element gegen die elastische Rückholkraft
zumindest einer Feder (53) montiert ist.
18. Vorrichtung gemäß Anspruch 17, dadurch gekennzeichnet, daß sie eine Einrichtung zur
Spielverringerung (55) aufweist, die gemäß einer longitudinalen Richtung die beiden
Elemente des Kniegelenks in Anschlag bringt, wenn sie sich in flacher Position befinden.
19. Gesamtheit von Bindungselementen, die einer Vorrichtung gemäß einem der vorangehenden
Ansprüche zugeordnet sind, die ein vorderes Bindungselement und ein hinteres Bindungselement
aufweisen, wobei jedes Element einen Körper, eine Basisplatte und eine Abstützplatte
aufweist, die zum Aufnehmen der Abstützung eines Endes der Sohle des Schuhs vorgesehen
ist, dadurch gekennzeichnet, daß der Fühler (25) die Abstützplatte ist, die einem
der Bindungselemente zugeordnet ist.
20. Gesamtheit gemäß Anspruch 19, wobei die Abstützplatte dem hinteren Bindungselement
zugeordnet ist, das einen Körper aufweist, der längs einer Gleitschiene (26) gleitend
montiert ist, dadurch gekennzeichnet, daß die Abstützplatte, die den Fühler bildet,
fest mit der Gleitschiene (26) verbunden ist und daß die Gleitschiene (26) um eine
horizontale und transversale Achse (28) bezüglich einer Basisplatte (14) angelenkt
ist, die dazu vorgesehen ist, fest mit dem Ski verbunden zu sein.
21. Gesamtheit gemäß Anspruch 20, dadurch gekennzeichnet, daß die Basisplatte (14) des
hinteren Bindungselementes (3) eine longitudinale Aussparung (21) aufweist, die durch
das Versteifungsblatt (5) hindurch geht.
22. Gesamtheit gemäß Anspruch 19, dadurch gekennzeichnet, daß das vordere Bindungselement
(2) auf eine vordere Basisplatte (13) montiert ist, die dazu vorgesehen ist, fest
mit dem Ski verbunden zu sein und eine longitudinale Aussparung (17) aufweist, durch
die das Versteifungsblatt (5) hindurchgeht.
23. Ski, der insbesondere für das Alpinskifahren bestimmt ist, dadurch gekennzeichnet,
daß er eine Vorrichtung zum Verändern der Druckverteilung der Basis auf den Schnee
gemäß einem der vorangehenden Ansprüche aufweist.