[0001] La présente invention concerne un procédé de fabrication de noyaux céramiques pour
fonderie à partir d'une pâte thermoplastique suivant le préambule de la revendication
1, qui est basé sur US-A-4 685 503.
[0002] L'utilisation de noyaux de fonderie d'un type dits "céramiques" est notamment connue
dans certaines applications qui imposent l'obtention d'un ensemble de caractéristiques
et de critères sévères de qualité comme la tenue aux hautes températures, l'absence
de réactivité, la stabilité dimensionnelle et de bonnes caractéristiques mécaniques.
Parmi ces applications présentant de telles exigences, on citera notamment les applications
aéronautiques et par exemple, l'obtention en fonderie d'aubes de turbine pour turboréacteurs.
Le perfectionnement des procédés de fonderie, évoluant de la fonderie équiaxe à la
fonderie par solidification dirigée ou monocristalline, a encore accru ces exigences
concernant les noyaux dont l'utilisation et la complexité sont imposées par la recherche
des hautes performances pour les pièces à obtenir, comme c'est le cas par exemple
pour les aubes creuses à refroidissement interne. Ces domaines d'application se rattachent
aux procédés de fonderie de précision, notamment au procédé connu sous la désignation
de fonderie à la cire perdue. Dans tous les cas l'utilisation du noyau intervient
pour la fabrication de pièces creuses.
[0003] Dans la méthode de fonderie dite à la cire perdue, on utilise un noyau en matériau
céramique qui est tenu dans le moule lors de la coulée de métal, la surface extérieure
du noyau formant la surface intérieure d'une cavité interne du produit fini obtenu
de cette façon. La précision et la stabilité dimensionnelle du noyau sont donc essentielles
pour satisfaire aux épaisseurs visées sur pièces métalliques coulées.
[0004] Des exemples de composition connues destinées à la préparation de tels noyaux sont
donnés par FR-A 2.371.257 et comportent essentiellement de la silice fondue, de la
farine de zircon et de la cristobalite qui est une forme de silice cristallisée, une
résine de silicone étant utilisée comme liant et des éléments additionnels en faibles
quantités tels que lubrifiant et catalyseur étant ajoutés. Le procédé de préparation
est également décrit.
[0005] De manière générale, les noyaux utilisés pour couler les pièces et aubes sont composés
de céramique à structure généralement poreuse : ces noyaux sont réalisés à partir
d'un mélange constitué d'une fraction réfractaire (sous forme de particules) et d'une
fraction organique plus ou moins complexe. Un autre exemple est décrit par EP-A 0
328 452. De manière connue en soi, la mise en forme des noyaux de fonderie, notamment
à partir de pâtes thermoplastiques, peut se faire par moulage en utilisant par exemple
une injection à la presse. Cette mise en forme est suivie d'une opération de déliantage
au cours de laquelle la fraction organique du noyau est éliminée par divers moyens
connus tels que sublimation ou dégradation thermique, suivant les matériaux utilisés.
Une structure poreuse en résulte. Un traitement thermique de cuisson du noyau permettant
de consolider la structure poreuse est alors appliqué à la fraction réfractaire. Ce
traitement introduit une modification dimensionnelle, sous forme d'un retrait qui
est souvent non isotrope dans le volume du noyau, par rapport à la forme initiale.
[0006] A ce stade, il peut être nécessaire de renforcer le noyau afin qu'il ne soit pas
endommagé dans le cycle suivant l'utilisation. Il est connu dans ce cas notamment
d'effectuer une imprégnation au moyen d'une résine organique.
[0007] A ce stade le noyau est prêt pour être utilisé c'est à dire qu'il doit supporter
le cycle de fabrication dit à la cire perdue suivant :
- injection du modèle cire autour du noyau
- réalisation du moule carapace
- élimination du modèle cire
- divers traitements thermiques : brûlage des résidus cire, frittage du moule carapace,
préchauffage, coulée de l'alliage, refroidissement de l'alliage
- élimination du noyau.
[0008] US-A-4.685.503 décrit un procédé de fabrication d'un noyau de fonderie où après mélange
d'un matériau céramique réfractaire et d'un liant organique et moulage d'un noyau
à la forme désirée, le noyau est imprégné à partir d'une solution aqueuse d'un oxyde
d'alumine et phosphore avant d'effectuer un traitement thermique.
[0009] US-A-5.067.548 enseigne en outre un procédé de mise en forme de moule céramique de
fonderie comportant un moulage par injection d'éléments de moule et un chauffage à
basse température avant assemblage des éléments et traitement thermique à haute température.
[0010] Dans la mise en oeuvre de ces procédés connus des difficultés subsistent et les résultats
obtenus ne sont pas totalement satisfaisants. Des dispersions sur la géométrie du
noyau se répercutent sur la pièce terminée alors qu'une tolérance dimensionnelle de
l'ordre de ± 0,1 mm peut être exigée. Une amélioration des résultats impose d'obtenir
une stabilité dimensionnelle des noyaux qui reste délicate à maîtriser car la structure
du matériau évolue au cours des traitements thermiques successifs précédemment indiqués
: cuisson du noyau, échanges thermiques dans le moule carapace de fonderie.
[0011] En outre, les noyaux doivent présenter une bonne tenue mécanique et une résistance
suffisante pour supporter les contraintes mécaniques et thermomécaniques lors des
étapes du procédé à la cire perdue : injection du modèle cire autour du noyau, contraintes
thermomécaniques entre noyau et carapace au cours du décirage, brûlage, frittage et
lors de la coulée de l'alliage autour du noyau.
[0012] Les propriétés du noyau résultent de la cuisson mais selon les procédés connus, la
consolidation de la structure de la fraction réfractaire de noyau s'accompagne d'un
retrait. Ce phénomène entraîne les difficultés de mise au point des produits et matériels
de mise en forme du noyau tels que le moule d'injection et a des répercussions sur
la qualité des noyaux, l'amplitude des anisotropies de retrait s'ajoutant aux dispersions
dimensionnelles. L'invention vise à améliorer le procédé de fabrication des noyaux
céramiques en réduisant ces modifications dimensionnelles tout en en resserrant les
dispersions dimensionnelles et en conservant une tenue i mécanique adéquate.
[0013] Ces résultats améliorés sont obtenus grâce à un procédé de fabrication de noyaux
céramiques comportant les étapes connues en soi de mise en forme puis d'élimination
de la fraction organique du noyau, caractérisé en ce que le traitement thermique est
limité à une consolidation minimale de la structure de la fraction céramique du noyau,
procurant une résistance mécanique juste suffisante pour la manipulation des noyaux
et de manière à limiter le retrait à une valeur minimale et est suivi d'une étape
d'imprégnation de la structure poreuse du noyau au moyen d'une solution constituée
d'au moins un colloïde simple pris dans le groupe silice et alumine colloïdales et
d'ajouts éventuels comportant plusieurs sols en mélanges ou des mélanges de sols et
de sels, puis d'une étape d'élimination de la partie liquide du produit d'imprégnation.
[0014] L'élimination de la partie liquide du produit d'imprégnation peut être obtenue notamment
par séchage.
[0015] Dans certains cas, un traitement thermique complémentaire peut être nécessaire après
l'imprégnation pour assurer une stabilité dilatométrique du produit.
[0016] Il résulte du procédé conforme à l'invention que les résidus secs des produits d'imprégnation
forment des particules qui comblent partiellement la porosité du noyau et ont pour
effet de renforcer la résistance mécanique du noyau en le consolidant et de bloquer
à un faible niveau le retrait, sans modification notable lors des traitements thermiques
ultérieurs.
[0017] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture
de la description qui va suivre d'exemples de modes de réalisation de l'invention,
en référence aux dessins annexés sur lesquels :
- la figure 1 représente les courbes de variation de températures lors d'essais de
pièces représentatives des noyaux de fonderie obtenus par un procédé conforme à l'invention,
- la figure 2 représente une courbe de variation des retraits en pourcentages en fonction
d'un cycle de température pour une pièce obtenue selon un procédé antérieur connu,
- la figure 3 représente les courbes de variation comparative des retraits en pourcentages
en fonction de la température pour diverses variantes du procédé de fabrication.
[0018] La mise au point du procédé de fabrication de noyaux céramiques pour fonderie de
précision a été effectuée à partir de tests expérimentaux. Des pièces représentatives
de noyaux sont ainsi réalisées suivant des techniques connues d'injection d'une pâte
céramique thermoplastique. Une première composition 1 comporte une charge minérale
céramique à base de silice fondue mélangée à de la farine de zircon et un liant organique
cireux à base de cire de synthèse.
[0019] Une deuxième composition Il en plus des composants de la première composition décrits
ci-dessus, comporte en outre dans la charge minérale une faible fraction de silice
cristallisée et un agent démoulant minéral.
[0020] Les pièces obtenues sont alors déliantées par chauffage vers 200°C, comme il est
connu en soi.
[0021] Un traitement thermique est ensuite appliqué aux pièces. Des résultats satisfaisants
sont obtenus après un traitement à 1100°C pendant 5 heures. Un préfrittage est ainsi
obtenu sans qu'il en résulte un retrait significatif et une tenue mécanique acceptable
est obtenue de manière à permettre une manipulation des noyaux sans risque de détérioration.
Au moins 30 % de porosité ouverte est observée. Selon les applications, la température
de traitement thermique est comprise entre 1000°C et 1150°C et la durée comprise entre
1 et 5 heures.
[0022] Pour réaliser l'imprégnation des pièces, plusieurs compositions ont été testées.
Un produit A est une suspension colloïdale aqueuse de particules de silice présentant
40 % en masse de silice. Après 24 heures d'imprégnation, environ 90 % de la porosité
ouverte est imprégnée. Après séchage en étuve à 70°C pendant 24 heures, un gain en
masse des pièces compris entre 8,7 % et 9,5% est observé. Une nette amélioration de
la tenue mécanique est constatée. Le séchage peut être effectué sous vide
[0023] Un second produit B a été testé consistant en une suspension colloïdale à 10 % en
masse d'alumine, obtenue en dispersant de la poudre de boehmite/AIOOH dans une solution
d'acide acétique à 0,7 %. Une imprégnation de 90 % des pores ouvertes est également
obtenue au bout de 24 heures. Après séchage et décomposition à haute température de
la boehmite en alumine, un gain de masse de 3% des pièces est obtenu.
[0024] Une réaction de formation de mullite se produit suivant :

[0025] Un troisième produit C est obtenu par mélange des deux précédents A et B. Pour l'obtenir,
la silice colloïdale est ajoutée dans la solution de boehmite dans l'acide acétique
à 0,7 %. L'imprégnation permet dans ce cas de remplir 80 à 90 % de la porosité ouverte
en 24 heures et le gain en masse des pièces est de 3 à 3,5 % après traitement thermique.
[0026] Un quatrième sol utilisé D est obtenu par mélange de silice colloïdale (produit A
ci-dessus) et d'une solution de nitrate d'aluminium.
[0027] Pour le produit D, comme pour le produit C, les mélanges sont réalisés de manière
à obtenir après séchage un mélange d'alumine et de silice dans la proportion stoechiométrique
de la mullite. le sol obtenu est chargé à 8 % de AI2 0
3 et 3,1 % de Si0
2. La solution très peu visqueuse permet dans ce cas une imprégnation des pores proche
de 100 % Après traitement thermique des pièces, effectué à 1150°C pendant 1 heure,
un gain en masse de 2,6 % est observé. Selon les applications, avant coulée du métal,
le noyau peut être soumis à un préchauffage, notamment à une température comprise
entre 1000°C et 1100°C et pendant une durée comprise entre 1 et 4 heures.
[0028] Les tests effectués correspondant à la mise en oeuvre du procédé de fabrication de
noyaux céramiques conforme à l'invention ont permis d'enregistrer des résultats significatifs
et avantageux.
[0029] Des mesures par dilatomètrie au moyen d'un dilatomètre absolu permettent notamment
de relever le retrait des pièces en fonction de la température correspondant aux variations
dimensionnelles des pièces qui représentent un critère important de qualité dans l'utilisation
des noyaux en fonderie de précision.
[0030] Ainsi des pièces suivant la deuxième composition Il précédemment décrite ont été
soumises soit à un cycle thermique de montée en température à 1500°C qui correspond
à la température atteinte par les noyaux lors de la coulée de superalliages, comme
représenté par la courbe 1 de la figure 1, soit à un cycle thermique comportant un
palier intermédiaire de 5 heures à 1200°C, comme représenté par la courbe 2 de la
figure 1 qui représente la température en degrés en ordonnées et le temps en minutes
en abscisses.
[0031] La variation correspondante des retraits représentés en pourcentage en ordonnées
est montrée par la courbe 3 de la figure 2 pour une pièce de composition Il obtenue
suivant un procédé antérieur connu et soumise au cycle de la courbe 1 de la figure
1.
[0032] Les courbes de la figure 3 montrent les variations de retraits comparatives suivant
les imprégnations réalisées pour des pièces de composition Il :
- la courbe 4, sans infiltration
- la courbe 5 avec une infiltration par le produit A
- la courbe 6 avec une infiltration par le produit B
- la courbe 7 avec une infiltration par le produit D.
[0033] Les tests effectués et les résultats observés montrent que l'opération d'imprégnation
des pièces de compositions utilisées pour la fabrication de noyaux céramiques pour
fonderie de précision au moyen d'oxydes colloïdaux du type précurseurs de silice,
d'alumine ou de mullite assure un retrait mesuré sur les pièces 2 à 7 fois plus faible
à l'issue d'un traitement thermique à 1500°C que le résultat obtenu pour des pièces
non imprégnées suivant le procédé antérieur. Le support imprégné voit sa tenue mécanique
en flexion à froid augmentée de 50 à 70%, suivant l'imprégnant utilisé.
[0034] En outre, le procédé conforme à l'invention évite une fragilité trop importante des
noyaux. L'imprégnation après frittage au moyen d'une résine organique de type "colle"
antérieurement appliquée et qui entraîne des inconvénients de déformation des noyaux
lors de leur utilisation peut ainsi être évitée. Des propriétés mécaniques satisfaisantes
de tenue des noyaux sont obtenues grâce au procédé conforme à l'invention, notamment
en ce qui concerne une tenue aux chocs thermiques et la tenue mécanique à chaud, notamment
en flexion qui se trouve augmentée de 170% à 230%, suivant l'imprégnant utilisé.
1. Procédé de fabrication de noyaux céramiques pour fonderie de précision comportant
une étape connue en soi de mise en forme telle que par injection à chaud d'une pâte
thermoplastique composée d'une fraction céramique réfractaire et d'une fraction organique
dans un moule métallique, suivie d'une opération de déliantage au cours de laquelle
la fraction organique du noyau est éliminée dans des conditions connues en soi telles
que par sublimation ou dégradation thermique caractérisé en ce que le traitement thermique
subséquent est limité à une consolidation minimale de la structure de la fraction
céramique réfractaire du noyau, procurant une résistance mécanique juste suffisante
pour la manipulation du noyau et de manière à limiter le retrait à une valeur minimale
et est suivi d'une étape d'imprégnation de la structure poreuse du noyau au moyen
d'une solution constituée d'au moins un colloïde d'oxyde simple pris dans le groupe
silice et alumine colloïdales et d'ajouts éventuels comportant plusieurs sols en mélanges
ou des mélanges de sols et de sels, puis d'une étape d'élimination de la partie liquide
du produit d'imprégnation.
2. Procédé de fabrication de noyaux céramiques selon la revendication 1 dans lequel
ladite opération de déliantage est séparée du traitement thermique de consolidation.
3. Procédé de fabrication de noyaux céramiques selon la revendication 1 dans lequel
le déliantage ou élimination de la fraction organique du noyau est obtenu au cours
dudit traitement thermique.
4. Procédé de fabrication de noyaux céramiques selon l'une quelconque des revendications
1 à 3 dans lequel l'élimination de la partie liquide du produit d'imprégnation est
effectué par séchage.
5. Procédé de fabrication de noyaux céramiques selon la revendication 4 dans lequel
ledit séchage est effectué sous vide.
6. Procédé de fabrication de noyaux céramiques selon la revendication 4 dans lequel
le séchage est effectué en étuve, à 70°C, pendant 24 heures.
7. Procédé de fabrication de noyaux céramiques selon l'une quelconque des revendications
1 à 6 dans lequel le traitement thermique est effectué à une température comprise
entre 1000°C et 1150°C, pendant une durée comprise entre 1 et 5 heures.
8. Procédé de fabrication de noyaux céramiques selon l'une quelconque des revendications
1 à 7 dans lequel la solution d'imprégnation utilisée est de la bochmite colloïdale
et la durée de l'imprégnation est de 24 heures.
9. Procédé de fabrication de noyaux céramiques selon l'une quelconque des revendications
1 à 8 dans lequel avant coulée du métal, le noyau est soumis à un préchauffage, ledit
traitement thermique assurant une réaction entre les résidus d'imprégnation et la
partie céramique réfractaire du noyau de manière à renforcer le noyau et à assurer
une bonne tenu mécanique aux hautes températures de coulée.
10. Procédé de fabrication de noyau céramiques selon la revendication 9 dans lequel
le préchauffage est effectué à une température comprise entre 1000°C et 1100°C, pendant
une durée comprise entre 1 et 4 heures.
1. A process for producing ceramic cores for precision casting comprising a shaping
step known cer se, such as by hot injection of a thermoplastic paste consisting of
a refractory ceramic fraction and an organic fraction into a metal mould followed
by a binder-removing step in which the organic core fraction is removed in conditions
known cer se such as by sublimation or heat degradation, characterised in that the
subsequent heat treatment is limited to a very reduced consolidation of the structure
of the refractory ceramic fraction of the core providing just sufficient mechanical
strength for the core to withstand handling and so as to reduce shrinkage to a minimum
and is followed by a step of impregnating the porous structure of the core with a
solution consisting of at least one single oxide colloid from the group consisting
of colloidal silica and colloidal alumina and of possible additions comprising a number
of mixed earths or mixtures of earths and salts, then by a step of removing the liquid
part from the impregnating product.
2. A process according to claim 1 wherein the binder-removing step is separate from
the consolidating heat treatment.
3. A process according to claim 1 wherein the binder-removing step or elimination
of the organic core fraction is performed during the heat treatment step.
4. A process according to any of claims 1 to 3 wherein the liquid part is removed
from the impregnating product by drying.
5. A process according to claim 4 wherein the drying is performed in vacuo.
6. A process according to claim 4 wherein the drying is performed by baking at 70°C
for 24 hours.
7. A process according to any of claims 1 to 6 wherein the heat treatment is performed
at a temperature between 1000°C and 1150°C for a period between 1 and 5 hours.
8. A process according to any of claims 1 to 7 wherein the impregnating solution used
is colloidal boehmite and the impregnation time is 24 hours.
9. A process according to any of claims 1 to 8 wherein before the casting of the metal
the core is preheated, the said heat treatment producing a reaction between the impregnation
residues and the refractory ceramic core part so as to strengthen the core and ensure
good mechanical behaviour at the high casting temperatures.
10. A process according to claim 9 wherein the preheating is performed at a temperature
between 1000°C and 1100°C for a period between 1 and 4 hours.
1. Verfahren zur Herstellung keramischer Kerne zur Präzisiongießerei, das den folgenden,
bekannten Schritt umfaßt, eine aus einem feuerfesten, keramischen Teil und einem organischen
Teil bestehende, thermoplastische Masse in einer Gießform durch Heißeinspritzung zu
formen und anschließend einen Aufschließungsprozess durchzuführen, in dessen Verlauf
der organische Teil des Kerns bei bekannten Bedingungen durch Sublimation oder thermische
Zersetzung entfernt wird, dadurch gekennzeichnet, daß
die nachfolgende thermische Behandlung auf eine minimale Konsolidierung der Struktur
des feuerfesten keramischen Teils des Kerns beschränkt wird, wobei eine ausreichende
mechanische Festigkeit erhalten wird, so daß der Kern handhabbar und die Schrumpfung
auf ein Minimum beschränkt wird, worauf die poröse Struktur des Kerns mit einer Lösung
aus einem kolloidalen Oxid, ausgewählt aus der Gruppe bestehend aus kolloidalem Siliziumdioxid
und kolloidalem Aluminiumoxid und optional Hilfsmitteln imprägniert wird, die Gemische
von Solen oder Gemische von Solen und Salzen umfassen, worauf der flüssige Teil des
imprägnierten Produkts entfernt wird.
2. Verfahren zur Herstellung keramischer Kerne nach Anspruch 1 wobei der Aufschließungsprozeß
von der thermischen Konsolidierungsbehandlung getrennt stattfindet.
3. Verfahren zur Herstellung keramischer Kerne nach Anspruch 1, wobei der Aufschluß
oder die Entfernung der organischen Fraktion des Kerns im Verlauf der thermischen
Behandlung erreicht wird.
4. Verfahren zur Herstellung keramischer Kerne nach einem der Ansprüche 1 bis 3 wobei
die Entfernung des flüssigen Teils des imprägnierten Produkts mittels Trocknung bewirkt
wird.
5. Verfahren zur Herstellung keramischer Kerne nach Anspruch 4, wobei die Trocknung
bei Unterdruck erfolgt.
6. Verfahren zur Herstellung keramischer Kerne nach Anspruch 4, wobei die Trocknung
im Ofen bei 70°C während 24 Std. bewirkt wird.
7. Verfahren zur Herstellung keramischer Kerne nach einem der Ansprüche 1 bis 6, wobei
die thermische Behandlung bei einer Temperatur zwischen 1000°C und 1150°C während
einer Zeitspanne zwischen 1 bis 5 Stunden bewirkt wird.
8. Verfahren zur Herstellung keramischer Kerne nach einem der Ansprüche 1 bis 7 wobei
die verwendete Imprägnierungslösung kolloidales Boehmit ist und die Dauer der Imprägnierung
24 Stunden beträgt.
9. Verfahren zur Herstellung keramischer Kerne nach einem der Ansprüche 1 bis 8, wobei
der Kern vor dem Gießen des Metalls vorgeheizt wird, wobei diese thermische Behandlung
eine Reaktion von Resten des Imprägnierungsmittels und des keramischen feuerfesten
Teils des Kerns ermöglicht, so daß der Kern verstärkt und eine gute mechanische Beständigkeit
bei den hohen Temperaturen des Gießvorgangs sichergestellt wird.
10. Verfahren zur Herstellung keramischer Kerne nach Anspruch 9, wobei das Vorheizen
bei einer Temperatur im Bereich von 1000°C bis 1100°C während einer Zeitspanne im
Bereich von 1 bis 4 Stunden durchgeführt wird.